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Enabel à travers le projet d’Appui Complémentaire à la Formation Professionnelle et Technique (ACFPT) travaille avec différents partenaires pour faire évoluer le secteur de l’éducation par le biais du numérique. Le projet ACFPT qui appuie les Centres d’Enseignement des Métiers (CEM) a constaté qu’une partie importante des formateurs des filières autre que les TIC avaient encore des difficultés à maîtriser les compétences de base sur l’utilisation des outils numériques, il y avait donc un besoin de renforcement des compétences informatiques pour réussir le pari de la digitalisation dans les enseignements au Burundi. Dans cette optique, Enabel en partenariat avec HigherLife Foundation - HLF (une fondation du groupe Econet Burundi) a organisé des sessions de renforcement des capacités sur l’utilisation des outils, bureautiques et informatiques de base à l’endroit de 294 formateurs, dont 94 femmes, pour 17 CEM appuyés par le projet ACFPT. Ce 10 mars 2023 au CFP Karurama en province de Cibitoke marquait la cérémonie de clôture du protocole d’entente entre Enabel et HLF et remise des certificats aux participants à la 14e session de formation, en présence des représentants de ces deux organisations dont le représentant résident d’Enabel, l’ADG d’Econet ainsi que le directeur pays de HLF. Cette cérémonie a été agrémentée par des témoignages des participants qui ont bénéficié de ces renforcements ainsi qu’un petit aperçu des réalisations. « Chaque fois que je voyais l’ordinateur, j’étais très dépaysé, c’est comme si j’étais un siècle derrière les autres » a déclaré Charles, un des formateurs qui a participé au renforcement. « En tant que formatrice en couture, ces compétences vont beaucoup contribuer dans l’amélioration du contenu des cours, car je vais faire des recherches pour enrichir la matière à donner aux apprenants » a indiqué Goreth, responsable de la filière couture.Abou El Mahassine FASSI-FIHRI, représentant résident de Enabel au Burundi a indiqué qu’une compétence se travaille ; il a encouragé les formateurs à continuer à pratiquer et surtout à utiliser ces compétences nouvellement acquises pour améliorer la qualité des enseignements ; cela permettra à terme de former une jeunesse qualifiée qui pourra à son tour contribuer au développement socio-économique du Burundi. Pour rappel, Enabel avait mis en place dans ces centres appuyés par le projet ACFPT, des espaces multimédias équipés (ordinateurs, des vidéos projecteurs interactifs et des bibliothèques numériques avec des contenus adaptés aux métiers enseignés...) et dotés de connexion internet. Ces renforcements vont donc permettre une meilleure exploitation de ces espaces multimédias par les formateurs. Certes, c’est la fin du protocole d’entente entre Enabel et HLF, mais ce n’est pas la fin du partenariat ; des idées d’actions et des perspectives futures sont déjà en discussion entre les deux partenaires.
Alors que des actes de violences basées sur le genre commencent à être dénoncés par des femmes dans plusieurs ménages de la ville de Kinshasa, notamment dans la Commune de Limete, les personnes sourdes ou malentendantes quant à elles, envisagent rarement des actions de dénonciation des actes de violences dont elles sont victimes. Leur situation d’handicap constitue un obstacle à l’accès à l’information et à la communication avec des conséquences négatives sur la qualité de leur bien-être et des relations sociales. Ce qui fait d’elles des personnes vulnérables à même de subir des violences de tout genre y compris des violences sexuelles.Les personnes malentendantes constituent en RDC une minorité régulièrement exclue des activités communautaires, en raison de la méconnaissance du langage des signes utilisé par cette frange de la population pour communiquer. Peu scolarisées, avec un faible accès aux métiers et dans une grande précarité économique, elles sont fortement stigmatisées et particulièrement exposées aux pratiques sexuelles à risque. Il en résulte un faible accès à l’information sur l’importance de dénoncer et de la prise en charge des cas des violences basées sur le genre, particulièrement sur les violences sexuelles.Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, le Programme de Lutte contre les Violences Sexuelles d’Enabel (PLVS) est venu en appui à l’ONGD Soleil Levant à travers une grande activité de sensibilisation sur la lutte contre les violences sexuelles à l’intention de cette catégorie spécifique de femmes. Soleil Levant est une organisation locale très active dans les domaines du Genre, de l’agropastoral, de l’action sociale et de la santé communautaire en faveur des associations de femmes œuvrant à Kinshasa. Cette ONGD accompagne depuis 2015 des associations de femmes en les orientant vers l’entrepreneuriat pour leur autonomisation et prend en charge des malentendantes à qui elle apprend différents métiers pour qu’elles deviennent utiles dans la société. Près de 90 jeunes filles et femmes malentendantes ont pris part à cette séance de sensibilisation qui visait notamment à informer les participantes sur les différentes formes de violences basées sur le genre, sur l’importance de la dénonciation des cas de violences sexuelles dans leur milieu et sur les structures de prise en charge des victimes de violences sexuelles dans la Commune de Limete. Réunies au siège social de Soleil Levant à Kingabwa, ces femmes et jeunes filles ont profité de cette opportunité offerte par Enabel pour également exprimer à travers quelques témoignages, les stigmatisations dont elles sont victimes dans les communautés, l’exploitation et les pratiques sexuelles à risque auxquelles elles font face au quotidien. Une plus grande vulnérabilité « Les femmes malentendantes sont deux à trois fois plus susceptibles de faire l’objet de violences physiques, psychologiques et sexuelles que toutes les autres femmes en général » a déclaré Madame Elysée SIONA KWA NZAMBI, Présidente nationale de Soleil Levant. Elle a relevé le fait que la femme malentendante fait partie d’une catégorie particulière avec une double vulnérabilité. « Elle est stigmatisée et discriminée par la communauté et souvent par l’État qui se désintéressent de sa situation », a-t-elle ajouté. Cette situation fait que la survivante femme malentendante reste en marge de la plupart des programmes de sensibilisation sur les violences sexuelles et de prise en charge médicale dont elle peut bénéficier et reste fortement exposée aux violences sexuelles. Madame SIONA a particulièrement épinglé l’accès limité à l’information sur la prévention des violences sexuelles. Pour elle, la principale vulnérabilité de ces femmes est l’absence d’un outil de prévention visuelle des violences sexuelles adaptée en langue des signes. « La prise en compte de la situation des malentendantes et la mise en place d’interventions de prévention des violences sexuelles adaptées à cette cible est une réelle urgence et nécessite une attention particulière. », a-t-elle insisté. Les conséquences qui résultent de ce manque d’information pourraient donc être dramatiques pour elles.Sensibilisation sur les VBG Intervenant sur les questions de prévention des violences sexuelles, Madame Francine SHAKO, Experte nationale en Prévention et prise en charge des VBG du PLVS/Enabel a brièvement parlé de l’intervention d’Enabel dans la Commune de Limete à travers le projet PLVS et a appelé les participantes à être vigilantes sur les questions des violences basées sur le genre. Le fait notamment de connaitre parfois des difficultés à trouver un partenaire ou à être indépendante, ne doit pas être un facteur pour admettre des abus sexuels. « Soyez des femmes fortes et courageuses. Même si le violeur est quelqu’un que vous connaissez : un enseignant, un parent ou un membre de la famille, vous avez le droit de dénoncer tout acte de violences sexuelles qui vous arrive dans la communauté, sans peur de représailles, et de le dénoncer à la police et vous rendre à l’hôpital pour les soins le plus tôt possible. »En expliquant aux participantes comment accéder aux services de prise en charge, l’Experte en prévention et prise en charge des VBG, a voulu encourager davantage les victimes identifiées parmi les femmes malentendantes à demander en cas de viol des soins médicaux et psychologiques gratuits à l’hôpital Saint-Joseph de la Commune de Limete, dans les 72 heures après l’agression pour une prise en charge efficace.Dans son intervention, Daniella Mbuyi, animatrice de l’AFJV (Association des Femmes et des jeunes pour la lutte contre les VBG), une structure partenaire du PLVS, est revenue sur le bien-fondé de la dénonciation des cas de violences sexuelles en vue de sanctionner les auteurs des viols et bénéficier d’un accompagnement judiciaire et juridique des partenaires du PLVS. Elle a également expliqué l’importance de tisser des liens avec les communautés et d'impliquer différents acteurs, tels que les relais communautaires, la police et les autorités communales. Des témoignages sur les violences sexuelles Au cours de cette sensibilisation, certaines femmes muettes et malentendantes ont pris le courage de témoigner sur le calvaire qu’elles vivent, sur leur vulnérabilité, sur les fréquents abus, viols ou violences conjugales qu’elles subissent, notamment de la part de leurs maris ou des personnes qui leur sont proches. « J’avais 15 ans quand j’ai été violée par trois kulunas. J’ai eu d’énormes déchirures, je ne savais pas à qui me confier ni comment me faire soigner. Étant donné que j’étais tombée enceinte, quand mes parents l’ont su, ils m’ont rejetée. Je suis allée vivre chez mon oncle. Et depuis lors mes parents sont décédés et mon oncle ne s’occupe plus de moi comme il faut, je traine dans la rue avec mon enfant » a déclaré *Jeanne, 19 ans.*« J’ai connu un viol alors que j’étais toute petite, j’étais tombée enceinte mais après la naissance du bébé, mes parents ont récupéré l’enfant et m’ont jetée dans la rue. Je ne fais que mendier. Aujourd’hui, j’ai quand même eu le courage de le dire », a déclaré *Bijou, 28 ans. Outre les témoignages, ces femmes et jeunes filles ont pris la résolution de dénoncer les cas de violences sous toutes formes. Par ailleurs, elles ont décidé de créer un groupe WhatsApp qu’elles vont administrer et qui sera composé uniquement des femmes muettes et malentendantes. Ce groupe servira de cadre pour maintenir une communication et un échange d’informations régulières entre elles en matière de lutte contre les violences sexuelles mais surtout pour la dénonciation des cas de violences sexuelles. Cette initiative est en lien avec le thème de la journée internationale de la femme de cette année qui prône un monde digital et numérique inclusif pour favoriser l’égalité des sexes. Doudou Kajangu
Enabel through Access to quality vaccines, medicines, and health technology in Rwanda – KWIGIRA Project, funded by the European Union has an objective to ensure access to quality vaccines, medicines and health technology in Rwanda by assisting Rwanda Foods and Drugs Authority (FDA) to protect public health and to reach Maturity Level 3 (ML3) of World Health Organisation (WHO) Global Benchmarking Tool (GBT) to be able to attract Rwanda pharmaceutical investments and protect public health. WHO maturity level 3 refers to a stable, effective, and well-functioning regulatory institution which is required to guarantee quality of products. Strengthening Rwanda FDA to attain WHO ML3 and beyond will facilitate the Government of Rwanda’s vision for vaccine and other essential health products manufacturing in the country and reduce on dependence of medical products imported, not only for Rwanda but also for the region. The outbreak of the COVID-19 pandemic and the underlying critical issue of access to vaccines has shown Africa’s vulnerability. The recent strategic initiative by the Government of Rwanda to establish a vaccines manufacturing plant is among the solutions to addressing this challenge. Beyond the health sector, the growing impact of climate change demands rapid responses in terms of climate-resilient agriculture to ensure food security. Biotechnology and its applications also span across other strategic sectors including food, water, environment and waste management industries. Thus, developing a pole of competence in Biotechnology appears to be one of the toolkits for strengthening higher learning training, research and innovation, and of positioning the country as a benchmark for the sub-region in the field of Biotechnology, in particular by promoting the generation and production of added value bio-products and bio-processes of economic importance. This programme, funded by the European Union, is tailored to national needs and societal demands, while improving professional skills in the field.Candidates are from the College of Medicine and Health Sciences, College of Agriculture and Veterinary Medicine and the College of Science and Technology. “Training is paramount in this project to ensure skilled Human Resources. The MSc and PhD in Biotechnology will strengthen Rwanda’s ambition in the vaccines, medicines and other bio-products manufacturing thus achieving the third Sustainable Development Goal “Good Health and Well-being” said Dirk Deprez, Resident Representative of Enabel in Rwanda. In August 2022, in partnership with Academie de recherche et d’enseignement superieur (ARES) a validation workshop was conducted in Kigali to validate the curriculum. This validation workshop brought together different stakeholders including the University of Rwanda (UR), Université Libre de Bruxelles, Université de Grenoble, University of Cameroun as well as University of New York – Abu Dhabi. The universities that are partnering with the University of Rwanda in this undertaking have a long-standing history of coordination and collaboration with the UR in the past. The MSc. provides a good opportunity to foster this relationship. The two partner universities also have excellent science and research programmes that will support the UR in achieving the vision of Rwanda to improve professional skills in field of Biotechnology and manufacturing of vaccines. The 2-year Program of master's in biotechnology is expected to be launched in 2023 after its accreditation from Rwanda's High Education Council. The first cohort of 25 Master’s and 5 PhD students in Biotechnology will be financed through the Kwigira Project.
Le 14 mars 2023 a eu lieu le lancement du programme SECURALIM pour soutenir la production agro-pastorale et la sécurité alimentaire en Mauritanie. S.E.M. Gwilym Jones, Ambassadeur de l'Union européenne a procédé à la cérémonie officielle de lancement du programme SECURALIM - « Vers la souveraineté alimentaire! Renforcement de la production alimentaire et de la résilience des systèmes alimentaires durables », en compagnie de S.E.M. Mohamed Ould Abdallahi Ould Ethmane, Ministre de l’Elevage, et du Secrétaire Général du Ministère de l'agriculture, M. Ahmed Salem Ould El Arbi.Le programme SECURALIM sera mis en œuvre par Enabel via un financement de 12 millions d'euros de l'Union européenne pour une durée de 48 mois dans les régions du Hodh El Chargui, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Guidimakha et le long du fleuve Sénégal dans les régions du Gorgol, du Trarza et du Brakna. L'objectif du programme SECURALIM est d'obtenir des résultats concrets et durables dès cette année, grâce à des interventions permettant d’améliorer la qualité des semences, de réhabiliter des infrastructures de production critiques, et de protéger les cultures. L’augmentation de la production alimentaire qui en résultera bénéficiera aux ménages mauritaniens dont l’accès à des aliments abordables et de qualité sera facilité ».L’appui déployé bénéficiera tant aux professionnels de l’agroalimentaires tels que les producteurs agricoles, les éleveurs et leurs organisations respectives, les transformateurs, les commerçants, les fournisseurs d’intrant, qu’aux PME, aux collectivité et aux populations locales.
À l’occasion de la célébration de la journée internationale des Droits des Femmes, Debbo-Consulting en partenariat avec Enabel, Mercy Corps et d’autres partenaires, a organisé le "Women Owned Business Week".L’objectif de cette semaine, était de mettre en avant des femmes qui investissent dans différents secteurs, permettre aux femmes de s’approprier les questions d’investissement, montrer des modèles pour inspirer d’autres femmes, appuyer la mise en réseau des femmes entrepreneuses.C’est ainsi, que deux activités ont été organisées, une communication virtuelle 7jours/ 7 femmes, qui a reçu une couverture d' environ 55.000 vues sur les réseaux sociaux.Un workshop sur le thème: « Que faire face aux défis rencontrés par les femmes mauritaniennes dans le climat des affaires ? »Cette rencontre a réuni plus de 80 personnes au Premium Suites Marrakch de Nouakchott, en présence de : l’Agence de Promotion des Investissement en Mauritanie, la Direction de l’Innovation/Ministère de la Transformation Numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration, Nations-Unies, USAID, SAFIRE, BIT, Kosmos Energy, Bureau Club des entrepreneures, des membres de la société civile et du secteur privé.Aziza Sega, la directrice des Caprices d’Aziza, a présenté sa nouvelle collection Made in Mauritania, en compagnie de Dakobera et de Soul-Craft.Un moment d'échanges fructueux qui a mis en avant la force et le courage des Femmes.
Many African countries, including Rwanda, face a growing waste management challenge due to economic growth, increasing population and rising urbanisation. According to Rwanda National circular economy - Action plan and roadmap by the Ministry of Environment (MOE) and UNDP, in Rwanda, solid waste generation is expected to rise by 14% increase between 2020 and 2035. Efforts, especially related to plastics, have brought great success and resulted in Rwanda having the reputation of being the cleanest African country. While the waste sector is an important sector to enable the circular economy, besides solving pressing waste challenges, the concept also provides various opportunities to transform other economically relevant sectors while generating jobs, offering a more sustainable and interdependent economy and reducing greenhouse gas emissions. Rwanda is one of the African countries that is relatively advanced on its circular economy journey. For over a decade, it has taken a proactive approach and put environment and climate change at the heart of all the country’s policies, programmes and plans as seen by its Vision 2020 initiative which aimed to integrate green growth and climate resilience strategies. Rwanda had a pioneering role in the co-founding of the African Circular Economy Alliance first launched at the World Economic Forum in Kigali in 2016. It also has a track record of being a test location for trialing innovative approaches before launching in other parts of Africa, as demonstrated by drone and smart city initiatives. From 8-10 March 2023, Enabel’s Urban Economic Development initiative (UEDI) and the National Industrial Research and Development Agency (NIRDA) in collaboration with the Ministry of Environment (MOE), VITO&OVO and other partners organized a 3-day boost camp to train and coach 10 selected local construction companies on circular economy approaches in construction sector in Rwanda under incubation. It was also an occasion for students from universities to share experiences among themselves and fetch relevant skills from the coaches. Robin Thiers 1st secretary in development embassy Belgium said 'Rwanda Population in cities is increasing with high construction boom in urban area. We are proud to work with Rwandan government to promote urban planning and sustainable organization as one of the main pillars of Belgian Cooperation'. ‘The project is about much more than circularity alone' said Dirk Deprez, Resident Representative of Enabel in Rwanda. 'With this, we want to contribute to Rwanda's urbanisation ambitions and the creation of jobs in a green and circular economy' he noted.'Applying circular principles to buildings means looking at the full life cycle of a building, including its design, construction and deconstruction and the materials used. Promoting circularity in construction offers many opportunities including increasing employment, reducing transportations costs and emissions, thus reducing pressure on our natural resources' stated Christian TWAHIRWA, Head of Knowledge Management and Operational Monitoring at NIRDA.Participants to the boost camp affirm they expected much from the programme: 'We were very keen to participate in this circular economy project, this will allow us to further expand our network and we can also get more access to finance.' said Eric Nshimiyimana, RCGF Managing Director. “Our activities are environmentally friendly we use only wood cuttings, maize leftover no single tree used to burn bricks. Carbon emission reduces from 90-98%, the broken bricks are then recycled to make roofing” said Immaculée MUKAMUSONI Managing Director, Kigali Bricks ltd. As part of wider initiatives by Enabel, VITO has lots of experiences in projects around circular economy and specifically around circular construction. VITO and OVO delegation aimed at ensuring exchange learning of entrepreneurs between Belgium and Rwanda, to establish guidelines to promote circularity.
Plongée dans l'oasis de TataDans la province de Tata dans la région marocaine de Souss-Massa, la coopérative de services féminine « Tiguisselt » fait beaucoup parler d’elle. Véritable tremplin d’émancipation féminine et vecteur de croissance de l’économie locale, Sarah Siouad, sa présidente et co-fondatrice, nous raconte son histoire. Un départ socialTout commence en 2015 lorsque Sarah, ensemble avec 13 autres femmes du douar de Tiguisselt, créent une association sociale qui propose également des services liés à l’agriculture. Les 14 femmes, âgées de 26 et 50 ans, ont des profils très variés - allant d’analphabètes à étudiantes universitaires. Désireuses d’améliorer la qualité de vie au sein du douar, elles décident de créer l’« Association Initiative et Renaissance Douar Tiguisselt ». Elles réalisent plusieurs actions sociales telles que la distribution de paniers de Ramadan, de vêtements ou de fournitures scolaires, ainsi que l’animation d’activités ludiques au profit des enfants du douar. En plus de ces activités, l’association propose des prestations de services d’entretien des palmeraies telles que le nettoyage des champs, le nettoyage des touffes et la récolte.D'une association vers une coopérativeEn 2018, avec l’appui du projet PAGIE, elles décident d’adopter un nouveau statut en phase avec leurs ambitions. « Passer au statut de coopérative nous permet d’apprendre et de nous autonomiser financièrement sans sacrifier le volet humain dans nos interventions » explique Sarah SIOUAD, présidente de la coopérative. Durant la première année, les femmes de la coopérative travaillent uniquement avec les agriculteurs du douar. Petit à petit, elles agrandissent leurs activités aux oasis avoisinantes. Depuis 2021, elles engagent ponctuellement du personnel externe pour les soutenir, créant ainsi de l'emploi au sein de leur communauté. Des ambitions grandissantesPortées par le succès de leurs activités, la coopérative ambitionne désormais de concevoir des services de valorisation des déchets du palmier (transformation en aliment de bétail, ou même vanneries et tapis) pour multiplier les sources de revenus de ses membres. Toutefois, pour ceci, un local est nécessaire. « Nous sommes actuellement à la recherche de partenariat et de financement pour construire notre propre local. Il y a 4 ans, je n’aurais jamais imaginé prendre de telles mesures. Les compétences que nous avons acquises grâce à l’accompagnement et les formations organisées dans le cadre du PAGIE nous permettent d’entreprendre de telles démarches aujourd’hui. » Qualité de vie amélioréeSelon Sarah, la plus grande réussite de la coopérative est l’autonomisation et l’amélioration de la qualité de vie de ses adhérentes. « La coopérative contribue à assurer un revenu stable aux adhérentes. Aujourd’hui, elles sont autonomes et peuvent subvenir aux besoins de leurs familles. Nos 4 adhérentes étudiantes utilisent ce revenu pour financer leurs études universitaires. De plus, je constate que les femmes sont plus assertives qu’avant. Elles participent aux formations, elles sortent du douar, elles vont voir les administrations d’elles-mêmes, elles s’autonomisent. » Un futur prometteur Malgré les difficultés, Sarah entrevoit aujourd’hui l’avenir d’un bon œil. « La mentalité au sein du douar est en train d’évoluer petit à petit. Depuis peu, nous recevons même des demandes d’adhésion d’autres femmes du douar. L’entreprenariat féminin devient de plus en plus accessible, nous sommes sur la bonne voie ! »Le projet PAGIE en quelques motsLe PAGIE « Projet d’Appui aux Groupements d’intérêt Économique pour le développement de la filière dattes au niveau des Oasis Marocaines » est une intervention de coopération bilatérale belgo-marocaine qui vise l’amélioration durable des conditions de vie des petit·e·s producteurs et productrices de dattes dans les zones oasiennes. Le projet est mis en œuvre par l’ANDZOA, Enabel, l’ORMVAO, l’ORMVAT, l’ONCA, et l’ADA. Le projet a débuté en 2016 et se clôturera en 2023.
La ville d’Uvira (Sud-Kivu) fait face à une urbanisation intense et anarchique, conséquence d’une démographique galopante et d’une administration publique naissante et sous-financée ; en effet, Uvira a été désignée au statut de ville en 2019. Le projet Latawama finance l’élaboration du schéma directeur de gestion des déchets solides de la ville d’Uvira afin de mettre en place à moyen et long terme (2030-2050) une gestion efficace et durable des déchets solides en y développant l’économie circulaire. Le défi est exceptionnel tant les prérequis, les investissements en termes d’organisation, d’équipements, de ressources humaines, d’éducation, de financements sont nombreux. Ce 8 mars 2023, l’équipe technique mandatée par Enabel, le Bureau d’Ingénieurs-Conseils belge ALMADIUS, a présenté le diagnostic de la situation actuelle et les scénarii à envisager pour doter la ville d’un système de gestion des déchets et la valorisation des déchets à trier. Une large assemblée constituée, notamment, du Maire de la Ville, Kiza Muhato, des services municipaux et provinciaux, des représentant des ONG, de la société civile, des chercheurs du Centre de Recherche en Hydrobiologie, de l’ALT … ont assisté à la présentation des éléments clés du schéma directeur de gestion des déchets, pris part au débat et ont formulé diverses recommandations. L’esprit de ce schéma directeur consistera, dans une première étape, à collecter les déchets solides vers un Centre d’enfouissement technique à créer en dehors de la ville, d’initier le processus de tri et de valorisation des déchets organiques, plastiques, métaux, papiers, … Divers projets pilotes de valorisation seront envisagés : compostage des déchets organiques, bio-méthanisation, valorisations des déchets alimentaires des marchés vers l’élevage (poules, …), gestion des fractions de plastiques. L’appui administratif, technique, organisationnel vers la Mairie et la société civile, l’éducation environnementale et la mise en place d’un système de financement tenant compte de la capacité à payer des populations seront fondamentaux. « Le schéma directeur des déchets solides constitue un document stratégique et technique qui va permettre à la mairie de solliciter les bailleurs de fonds afin de financer les investissements nécessaires pour garantir la salubrité publique, l’amélioration des conditions de vie des populations et la protection du lac Tanganyika », a indiqué le responsable du projet Latawama, Monsieur Didier Cadelli. Kiza MUHATO, Maire de la Ville le confirme « Nous allons nous approprier de ce travail, car l’hygiène et l’assainissement de la ville sont à notre responsabilité. Ce schéma directeur sera pour nous un outil de planification qui nous montre comment nous devons nous y prendre, collecter et gérer les déchets qui sont en train de polluer le lac Tanganyika ». Le projet Latawama, financé par l’Union européenne, est mis en œuvre par Enabel et l’Autorité du Lac Tanganyika.
Dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement de la Justice pour lutter contre l’Impunité (PARJI), financé par l’Union européenne, Enabel a organisé ce 7 mars 2023 à Ouagadougou, un atelier de validation des versions en langues nationales du lexique des termes juridiques usuels . Les 4 langues nationales sont: Dioula, Fulfuldé, Gourmantchéma et Mooré.Une des barrières importantes à l’accès à la justice au Burkina Faso est celle de la langue parlée dans les structures de justice. En effet, il est important que chaque communauté puisse avoir accès à la justice dans sa langue parlée ou, à défaut, d’avoir accès à des interprètes/traducteurs qualifiés. Conscient de cette nécessité, le PARJI accompagne depuis plus d’un an le Ministère de la Justice et des Droits Humains, chargé des Relations avec les Institutions (MJDHRI) et l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) en vue de la création et de l’opérationnalisation d’une filière de formation initiale des interprètes judiciaires. La rentrée de la première promotion a eu lieu en date du 9 mars 2023. En parallèle, et afin de faciliter le travail des interprètes déjà affectés aux Cours et Tribunaux et qui assurent la traduction des termes et expressions juridiques en cours d’audience, le PARJI a soutenu un travail de traduction du lexique juridique en langue française dans les langues nationales les plus usitées, à savoir le Dioula, le Fulfuldé, le Gourmantchéma et le Mooré. L’'atelier de ce 7 mars avait pour objectif la validation formelle de ces lexiques en langues nationales. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Madame KAFANDO/GANAME Haoua, Secrétaire générale du MJDHRI. Elle avait à ses côtés Monsieur KABORE Mitibkièta Moussa, Directeur Général de la Justice Civile, Commerciale, Administrative et Sociale par intérim et Monsieur OUATTARA D. Patrick, Intervention Officer à Enabel. Après avoir validé les lexiques, les participants ont formulé le vœu qu’ils soient largement diffusés, au profit des interprètes judiciaires et plus largement, à toute personne qui souhaite comprendre la justice.
Le Ministère de la santé Publique et de la lutte contre le Sida en partenariat avec Enabel via le Programme d’appui au système de santé à travers l’outil de financement Basé sur la Performance/AMAGARA MU MURYANGO financé par l’Union Européenne a organisé un atelier de consolidation et d’harmonisation des plans d'amélioration de la qualité des soins de 6 hôpitaux de districts audités cliniquement. Cette activité pilotée par la Direction Générale de l’Offre de soins (DGOSA) avec l’appui technique et financier du Programme AMAGARA MU MURYANGO avait pour objectif de mettre en place un plan d’amélioration post-audit clinique pour mener des actions concrètes afin de corriger les insuffisances constatées. Elle a été organisée à Gitega du 22 au 24 février 2023. L’audit clinique est une méthode d’évaluation des pratiques professionnelles par rapport au référentiel des normes de qualité afin de dégager les écarts sur base des indicateurs bien identifiés en vue de les améliorer. Ce mécanisme a été introduit dans le système de santé au Burundi en Août 2020 sur la base du document du Plan National de développement Sanitaire 2019-2023. Les auditeurs formés procèdent à la vérification de la gestion des infrastructures, des équipements, des médicaments, des ressources humaines et l’analyse du processus de prise en charge du patient en consultation externe et en hospitalisation sur base du référentiel des normes de qualité et de certains protocoles. Après l’audit, un rapport est produit et partagé directement avec les responsables et le personnel de l’hôpital de district audité afin de procéder à la mise en place d’un plan annuel d’amélioration contenant des actions concrètes à réaliser sur fonds propres de l’hôpital et de certains appuis des bailleurs dont Enabel /PASS-FBP-3. Au total 24 participants issus de ces hôpitaux récemment audités (HD Bubanza, HD Buhiga, HD Fota, HD Gahombo, HD Kibumbu et HD Matana) se sont rencontrés pour analyser les insuffisances dégagées et faire une proposition d’une série d’actions de corrections de ces insuffisances pour améliorer la qualité des soins dans ces hôpitaux de district et un calendrier de suivi de chaque hôpital a été établi sur une période d’une année. Les participants à l’atelier ont constaté que le mécanisme d’audit clinique est un élément important qui peut faciliter aux hôpitaux l'accès à la Couverture Sanitaire Universel par leur accréditation. Le Directeur de l’hôpital de FOTA, un des hôpitaux audités, estime que cet exercice leur a permis de dégager les écarts entre la pratique réelle observée et la pratique recommandée.La consolidation des plans d’amélioration permettra sans doute de répondre à ces faiblesses et serviront à mieux préparer nos plans d’actions annuels, a-t-il souligné. Depuis 2020, le MPSLS avec l’appui du programme/PASS-FBP-3 a réalisé des audits dans 19 hôpitaux de district et cela a contribué à l’amélioration de la gestion des infrastructures, des ressources humaines, des équipements, des médicaments, de la prise en charge des cas de paludisme grave et de la malnutrition aigüe sévère, le respect des protocoles sans oublier l’amélioration du processus d’accueil et d’orientation des patients.
Du 22 janvier au 1er février 2023, une délégation de 25 entrepreneurs.es, venue du Bénin, s’est rendue en Belgique pour aller à la rencontre des acteurs de l’écosystème belge.Cette mission d’apprentissage, la 3ème après le Sénégal et le Rwanda, est la dernière étape du programme de mobilité mise en place par le projet DigiBoost financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par Enabel.Ce programme de mobilité a jusqu'à présent permis les résultats suivants:- les structures d’appui à l’entrepreneuriat innovant ont développé les relations avec leurs homologues à l’international;- la communauté Women In Tech au Bénin a identifié des synergies d’action avec des communautés sœurs à l’international;- les participants dans l’ensemble ont dépassé leurs limites grâce à ces voyages à l’étranger où ils ont pu vivre une expérience d’apprentissage inoubliable.
La première phase d’IDARATHON 2, lancée en novembre 2022, s’achève avec le sacre de 3 des 12 projets innovants imaginés par les représentants de l’Administration marocaine aux niveaux central et local. Après un appui soutenu par des coachs experts et l’utilisation d’outils et méthodes agiles, les projets gagnants seront accompagnés encore plusieurs mois afin d’être adoptés et implémentés dans plusieurs Administrations. Revivez avec nous ces derniers mois en mots et en images. IDARATHON ? Quelles nouveautés pour la seconde édition ?« IDARATHON » - contraction des termes IDARA (« administration » en arabe) et HACKATHON - est une compétition imaginée dans le cadre du programme e-TAMKEEN. Les fonctionnaires du Maroc y sont amenés à innover pour imaginer des solutions digitales aux challenges de l'Administration Publique. La première édition d’IDARATHON, organisée en 2020, a donné lieu à la création de 6 idées de projets innovants. Elle s’est adressée aux 14 départements partenaires du programme e-TAMKEEN et a permis de former plus de 100 fonctionnaires sur l’importance du digital, de l’innovation et de la créativité au sein du secteur public. En 2022, IDARATHON est revenu pour sa seconde édition, avec de grandes nouveautés. D’abord, cette année, la compétition était ouverte à tous les ministères du Maroc, sans exception. Ensuite, l’accent a été mis sur la concrétisation des trois projets vainqueurs. Pour ce faire, un dispositif d’accompagnement des équipes de bout en bout - depuis l’idéation jusqu’au développement technique - a été conçu, en plus de l'introduction de nouveaux acteurs : les Challenge Owners. Ces derniers sont des personnes clés dans les différents ministères qui, par leurs connaissances et leurs positions hiérarchiques, sont en mesure d’orienter les projets et de les porter au sein de leurs administrations respectives. Enfin, pour suivre l’actualité en perpétuelle mutation, les challenges ont été redéfinis cette année en concertation avec le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, qui porte avec Enabel ce grand évènement. Ainsi, les équipes idarathonniennes ont été amenées à réfléchir sur les services e-Gov au profit des usagers (citoyens, entreprises et société civile), l’inclusion numérique pour améliorer l’usage des services de l’Administration, ainsi que la gouvernance et la gestion de la data au sein de l’Administration (En savoir plus). Un lancement préparé avec minutieAprès plusieurs mois de collaboration entre les partenaires d’e-TAMKEEN, IDARATHON 2 a été officiellement lancé le 2 décembre 2022 à l’occasion d’une cérémonie présidée par la Ministre déléguée auprès du gouvernement de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Dr. Ghita Mezzour, Son Excellence Madame l’Ambassadeur du Royaume de Belgique au Maroc, Véronique Petit, et Madame la Représentante Résidente d’Enabel au Maroc, Tunisie et Mauritanie Evelien Masschelein (Revoir la cérémonie de lancement). Les activités avaient toutefois démarré avant ce moment fort. En effet, les premiers Challenge Owners ont été mobilisés dès novembre, durant deux ateliers, afin de clarifier leurs rôles dans le cadre de la compétition et de préparer au mieux le portage institutionnel des futures solutions. En parallèle, les membres du Réseau des Communicants de l’Administration Marocaine se sont impliqués avec beaucoup d’entrain pour appuyer la promotion d’IDARATHON, au sein-même des ministères et vis-à-vis des acteurs extérieurs. Grâce à ce soutien, les candidatures pour la deuxième édition de ce hackathon inédit ont pu être lancées rapidement. Au total, plateforme idarathon.ma a comptabilisé près de 200 inscriptions de fonctionnaires qui ont pu assister aux webinaires d’inspirations. Ces ateliers en ligne ont servi d'entrée en matière grâce à une réflexion collective sur les challenges choisis et sur l’innovation publique, en plus de l’introduction de notions clés et d’outils agiles utiles pour la création de projets. Le hackathon, un premier moment phare d’IDARATHON, suivi d’un coaching intensif Dans IDARATHON, la première étape clé est bien entendu le hackathon. Pour cette édition, la compétition s’est déroulée à Rabat du 13 au 15 décembre 2022, en présence des 48 candidats et 49 candidates retenus. Durant cette expérience humaine riche, pas moins de 12 équipes se sont constituées de manière intra- et interministérielle et en alliant des profils très variés, des fonctions relatives aux systèmes d’informations aux ressources humaines en passant par la communication et la formation. Accompagnés par des coachs experts, les idarathonnien.ne.s ont défini des problématiques et utilisé des méthodes d’empathie et d’idéation pour concevoir des projets innovants. En fin de hackathon, leurs idées et hypothèses ont également été mises au défi face à des utilisateurs potentiels, représentés physiquement par des citoyens fonctionnaires, employés agricoles ou encore étudiants. Mais ce qui fait la spécificité d’IDARATHON vis-à-vis des hackathons traditionnels, c’est l’accompagnement des équipes sur le long terme. En effet, le moment de compétition a été suivi de plusieurs sessions de coaching en ligne et en présentiel afin d’améliorer la pertinence des projets et d’affiner la démarche d’itération terrain. Les membres des groupes s’y sont accordé sur un modèle innovant, un schéma de portage et un business case, avant de se lancer sur le prototypage de leurs outils. De plus, toujours pour augmenter les chances de concrétisation des projets, une séance de « match-making » en présence des équipes et des Challenge Owners s’est tenue parallèle. L'objectif était d’impliquer les niveaux stratégiques des Administrations publiques, avant même la sélection des projets gagnants. In fine, cette quantité d’heures de travail a été d'une grande utilité pour la présentation des projets devant le jury le jour de la cérémonie de remise des prix. Dans cet esprit, la dernière étape a consisté en un bootcamp de deux jours haut en couleur pour marquer la finalisation des prototypes et la préparation des pitchs. La consécration des projets gagnants pour clôturer la première phase d’IDARATHON Fin prêts, 24 idarathonniens et idarathonniennes, au nombre de deux par équipes, se sont rassemblés la matinée du 17 février 2023 pour défendre leurs idées et prototypes devant un jury morocco-belge composé de 7 personnalités de haut-rang : Patrick Gaudissart, Operations Manager pour Enabel ; Sarrah Cherif D’Ouezzan, Head of StarGate ; Francis Lemoine, Chargé de programme pour la Délégation de l’Union Européenne au Maroc ; Lamiaa Benmakhlouf, Directrice Générale du Technopark/MITC ; Hicham Chiguer, Président de l’AUSIM ; Khouloud Abejja, Directrice Transformation Digitale à l’Agence de Développement du Digital ; Ibrahim Ouassari, Directeur et Fondateur de Molengeek. Le jury a longuement délibéré sur bases de critères établis tels que l’innovation, l’impact le prototype, ainsi que les potentialités de portage institutionnel et d’intrapreneuriat. A l’issue de ces discussions, malgré un résultat très serré, trois équipes se sont démarquées. Celles-ci ont été primées lors de la cérémonie organisée dès l’après-midi, sous la présidence du Directeur Général d’Enabel, Monsieur Jean Van Wetter, et de Madame la Secrétaire Générale du Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Sarah Lamrani (Revoir la cérémonie de remise des prix). Ce moment riche en émotions a sacré l’équipe SEER grande gagnante de la seconde édition d’IDARATHON. Sa solution innovante : une application mobile multi-langue reposant sur la commande vocale pour offrant un accès simple aux services administratifs pour les citoyens en fracture numérique (Projet SEER). La seconde place a été remportée à Agri-Innov’, une solution digitale interactive qui permet aux ouvriers agricoles qualifiés de consulter les offres d’emplois et déposer leurs dossiers de candidatures (Projet AGRI'Innov). Le troisième prix a été attribué à l’équipe OTOTI9A qui a proposé une plateforme en ligne consolidant les informations techniques et administratives des véhicules d’occasion en vente au Maroc (Projet OTOTI9A). IDARATHON, ce n’est pas terminé : la phase 2 est lancée dès maintenant En tant que vainqueurs d’IDARATHON 2, les équipes SEER, Agri-Innov' et OTOTI9A, prendront part entière à la seconde phase de l’accompagnement. Elles seront appuyées par des experts du digital pour développer les solutions imaginées. De sorte qu’elles enrichissent encore leurs solutions et assurent la concrétisation de celles-ci, elles prendront part en outre à des visites d’inspiration auprès d’acteurs phares de l’écosystème digital et innovant du Maroc. Des prix plus spécifiques ont également été attitrés aux vainqueurs et seront déployés dans cette deuxième phase. Dès lors, SEER - en tant qu’équipe gagnante - participera à une formation intensive et un voyage d’études en Belgique. Les équipes Agri-Innov' et OTOTI9A quant à elles suivront des formations certifiantes en méthodologie Agile-SCRUM. Les autres solutions ne seront pas laissées pour compte, elles entrent dès à présent dans la banque de projets IDARATHON, qui pourront être portés par les administrations inspirées. Tous les idarathonnien.ne.s, formés à nombres de méthodes et outils, incarneront des ambassadeurs de l’innovation publique pour leurs départements au sein desquels ils pourront développer un mindset de changement et d’amélioration pour un service optimal aux citoyens.
Le 8 mars 2023 s’est déroulée, dans l’enceinte de la Direction Régionale de Promotion de la Femme et de la Protection de l’enfant de Dosso, la célébration de la journée Internationale de la Femme.Initiée par la Direction départementale de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant, avec l’appui d’Enabel à travers le projet éducation, Sarraounia 2, la cérémonie a été présidée par le Préfet du Département de Dosso.Après les civilités, les activités suivantes en lien avec le thème de la journée ont édifié les participants :- Historique du 8 mars ; - Exposé sur le E-commerce ; - Partage d’information sur le projet Sarraounia 2 ; - Exposé sur la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes ; - Visite de la case multimédia située au sein de la direction. Ce centre ouvert aux femmes et filles pour l’initiation à l’outil informatique reste inactif à cause de sa non fréquentation, l’occasion a été saisi pour sensibiliser les femmes et les filles sur l’intérêt de l’apprentissage et de l’utilisation des technologies numériques. - Visite par les femmes d’un site d’extraction d’huile d’arachide gérée par une promotrice avec des moyens modernes. Un appui de 5 sacs d’arachide a été remis à la promotrice du site à titre d’encouragement. Cette cérémonie a été l’occasion de sensibiliser les participants Sur les perspectives qu’offrent les technologies numériques pour l’autonomisation des femmes.
Ayodélé Ognin est une spécialiste de l’entrepreneuriat dans les secteurs finances et numérique. Membre-fondateur de la Communauté Women In Tech (WIT) mis en place avec l’accompagnement du projet DigiBoost financé par l'Union européenne et exécuté par Enabel, Ayodélé est une femme impactante.Présidente de Women Impact Network (WIN), une structure d’accompagnement des entrepreneurs qu’elle a créé depuis 2015, Ayodé Ognin grâce à ces actions a déjà accompagné près de 30.000 femmes et jeunes en Afrique.Au Bénin, spécifiquement, elle a formé près de 5.800 femmes à l’entrepreneuriat et aux métiers du numérique. Aujourd’hui, 8 mars 2023, journée consacrée aux droits des Femmes (JIF2023), avec le thème « Pour un monde digital inclusif : innovation et technologies pour l’égalité des sexes », nous mettons les projecteurs sur cette femme d’impact que rien n’arrête. Dans cette interview, Ayodélé Ognin, se dévoile, elle nous parle de son leitmotiv, de ses choix et ces visions pour les femmes entrepreneures de l’Afrique et plus particulièrement de son pays d’origine le Bénin. Pour elle, aujourd’hui, avoir un monde digital inclusif ce n’est plus une utopie, mais un rêve qui se réalise.
‘Fatenah Arbsh 23-year-old has a lot to teach us about determination. She and her 8 siblings left Syria in 2012, arriving in Jordan with little more than the clothes on their backs.Amman – Wanting to help her family to make ends meet, the 12-year-old refugee who had just arrived to Jordan back in 2012 after the Syrian war, always thought of different means to generate money and help her family. Despite her young age, she always had the mindset of an entrepreneur. For a few years, Fatenah played catch-up between school and the world of work. She repeated the 9th grade twice, but this was not the end for her.“I started to search for jobs when I was only 16. My first real work encounter was at a beauty salon near the neighbourhood, but that didn’t last long as I knew there’s something better out there”, Fatenah said, adding, “I wanted to open up my own salon one day”. The moment she learned about the Qudra – Enabel scholarships advertised back in January 2022 through the official Facebook page of National Company for Employment and Training – Enabel’s national implementing partner, Fatenah accessed the link, applied, and got a call back within a week.The scholarship Fatenah had been accepted in, is offered as part of the Enabel project “Skills Development for Employment of Syrian Refugees and Vulnerable Jordanian Youth” co-financed from the European Union Regional Trust Fund "Madad", the German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ), and the Spanish Agency for International Development Cooperation. “It really felt amazing when I got accepted in the makeup course” Fatenah said, and added “I like to go to school and learn. I have been excluded from that feeling in my early years, and attending such courses gives me the motive to become better, as well, contributes to pave my way towards professionalism and intellectuality”. During this Enabel project, more than 2000 Technical and Vocational Education and Training (TVET) scholarships have been offered to vulnerable Jordanians and Syrian refugee youth in Jordan. Enabel and the EU have been working to support access to meaningful, accredited post-basic education in a series of nighty eight disciplines, i.e., dough making, beauty and make up, sweets making, etc., where more than 55% female beneficiaries had enrolled in the provision of those scholarships. By May 2023, more than 2000 will be the number of students who had received their graduate diplomas under the Enabel project.“I knew I needed to upscale my skill-set prior to starting a business on my own. Many naysayers whispered that potential risks may be involved in the process and that I should not even try, but such words did not knock me down”, Fatenah shared.Given her former work experience in the domain, Fatenah elaborated on how the course has taught her new hacks and techniques in the beauty industry. When the 4-month course ended in June, Fatenah mobilised her resources to open a salon at her own home. “During the course, I learned about the importance of facial cleaning, manicure and pedicure, and spa treatment essentials, but importantly, how to manage a small business. Today, I apply those hacks in my own salon”, Fatenah said.While deciding to choose marriage over her education back in 2018, Fatenah vowed to learn from her setbacks and pursue educational programmes whenever the opportunity represents itself again. “My husband has been supportive since day one. He is the one to inspire me to renovate a small room in our home. Few months after graduation from the Qudra – Enabel scholarship, at 23 I had my salon decorated and ready to cater to women around my neighbourhood!”. Fatenah enthusiastically expressed. Knowing the limited job opportunities out there in the market, Fatenah asked 2 of her colleagues to extend a helping hand at her new salon. Not so long after, they became permanent workers there, Fatenah told us. Reflecting on what it means to pursue an independent business, Fatenah has a message for those searching for direction: “If you have lost hope in life, you must find it again. This programme brought ambition back into my life and gave me new perspective. When I think of the future, I feel that everything is going to be ok, and so should all of you!”