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  • Entrepreneuriat au Hodh El Chargui : 20 nouveaux formateurs désormais prêts à accompagner les porteurs de projets

    Entrepreneuriat au Hodh El Chargui : 20 nouveaux formateurs désormais prêts à accompagner les porteurs de projets


    Aminata KANE | 21/04/2026

    Néma – La région du Hodh El Chargui dispose désormais d’un nouveau vivier de compétences pour dynamiser son économie locale. La session de formation intensive, qui s’est tenue du 06 au 18 avril 2026, s'est clôturée avec succès, marquant une étape clé pour l'écosystème entrepreneurial du département.Pendant 12 jours, 20 professionnels issus de l'agence pour l'emploi, de centres de formation technique et d'organisations de la société civile ont été formés pour devenir des experts en accompagnement. L'objectif était de leur transmettre des outils pratiques pour aider les futurs entrepreneurs à structurer leurs idées, gérer leurs finances et assurer la rentabilité de leurs activités.Désormais opérationnels, ces formateurs sont prêts à intervenir sur le terrain pour encadrer les porteurs de projets locaux. Leur intégration prochaine dans le dispositif national de soutien à l'emploi garantit que cet accompagnement sera durable et accessible à tous les créateurs d'entreprises de la région


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    Mauritanië MRT24001

  • Mieux coordonner pour mieux soigner : le rôle des équipes cadres de moughataa

    Mieux coordonner pour mieux soigner : le rôle des équipes cadres de moughataa


    Aminata KANE | 21/04/2026

    En Mauritanie, l’organisation des services de santé au niveau local s’appuie sur les circonscriptions sanitaires, structurées à l’échelle des moughataas, subdivisions administratives de second niveau du pays. À cette échelle, les médecins-chefs jouent un rôle central dans la coordination de toutes les structures de santé et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Pendant longtemps, ces responsabilités reposaient essentiellement sur une seule personne, rendant difficile la supervision des structures sanitaires et la planification efficace des activités.« À Bababé, lorsque je suis arrivé comme médecin-chef, la moughataa était oubliée », souligne aujourd’hui le médecin-chef de Boghé, qui exerçait auparavant dans cette moughataa. « Plusieurs structures de santé étaient fermées et il n’y avait pas de coordination entre les équipes. » Pour répondre à ces défis et renforcer la gouvernance sanitaire au niveau opérationnel, le programme AI-PASS, financé par l’Union européenne en partenariat avec le Ministère de la Santé, accompagne la création et le renforcement des équipes cadres des circonscriptions sanitaires des moughataas (EC-CSM).Une réforme née du terrainLa réflexion autour des équipes cadres trouve son origine dans une analyse du système local de santé (analyse SYLOS) menée avec l’équipe projet, les acteurs du terrain depuis 2018, les médecins-chefs et les autorités sanitaires. Cette analyse, conduite dans le cadre des ateliers de la théorie du changement du programme AI-PASS en 2019, visait à mieux comprendre les défis organisationnels rencontrés au niveau des moughataas et à identifier des solutions pour améliorer la coordination des services de santé.Dans le cadre de cette démarche, plusieurs ateliers ont permis de partager les constats et de formuler des recommandations. Parmi les recommandations issues de cette analyse, tous les acteurs se sont accordés sur une priorité claire : renforcer les mécanismes de coordination et de supervision au niveau local.C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de créer des équipes cadres afin de passer d’un modèle centré sur une seule personne à une gouvernance plus collective et participitative.Cette approche a d’abord été expérimentée à partir de 2020 dans certaines zones pilotes, notamment à Bababé et à Dar Naim, désignés « Moughataas d’apprentissage ». Les premières équipes cadres y ont été mises en place et accompagnées dans l’organisation de leurs activités. Les résultats observés sur le terrain ont progressivement convaincu les autorités sanitaires de l’intérêt de ce modèle, conduisant à son adoption puis extension à l’échelle nationale. Ce modèle s’inscrit également dans une dynamique internationale, inspirée de l’approche district des systèmes de santé africains, reposant sur des équipes cadres de district sanitaire.Une reconnaissance institutionnelleLa création des équipes cadres a été officialisée en décembre 2021 avec l’adoption de l’arrêté ministériel fixant l’organisation et le fonctionnement du système régional de santé. Les équipes cadres sont composées de quatre membres autour du Médecin-chef chargés de suivre les principales dimensions du système de santé dans la circonscription : les soins de santé primaires, la gestion des médicaments et des ressources, l’analyse des données sanitaires et la gestion administrative et financière.À partir de 2022, les membres des équipes cadres ont été progressivement désignés et nommés dans les différentes moughataas du pays par le ministère de la Santé, contribuant à renforcer la gouvernance sanitaire locale et à améliorer la qualité de l’offre de soins.Un appui pour renforcer les capacités des équipesDans ce processus, le programme AI-PASS joue un rôle clé en accompagnant le renforcementdes capacités des équipes cadres et des acteurs du système de santé au niveau local.Pour Amadou Kane, expert en santé publique, Assistant Technique National impliqué dans cet accompagnement :« Les équipes cadres sont aujourd’hui mieux armées pour gérer les activités au niveau de la moughataa. Elles ont davantage de légitimité et peuvent assumer des responsabilités sur le terrain. Cela permet aussi de mieux faire le contrôle du respect des normes notamment lors des supervisions des activités des formations sanitaires ».Cet appui se traduit notamment par l’organisation de formations structurées autour de neuf modules portant sur des thématiques nécessaires au management des CSM. Ces formations permettent de clarifier les rôles de chaque membre et d’améliorer la coordination entre les services, tout en développant une approche multidisciplinaire des compétences techniques.L’appui du Projet AI - PASS a également permis de renforcer l’autonomie des équipes cadres de moughataa, notamment à travers l’équipement des salles de réunion, facilitant ainsi les cadres de concertation internes et les échanges avec les partenaires.Le médecin-chef de Boghé confirme ces évolutions sur le terrain :« Nous constatons aujourd’hui une nette amélioration. Les formations et les dotations en équipements et en véhicules ont renforcé nos capacités, mais cela n’est possible que grâce à la mise en place des équipes cadres, qui permettent une meilleure organisation et coordination».Une meilleure organisation des services de santéAI-PASS travaille directement avec les membres des équipes cadres afin d’accompagner leur fonctionnement, d’identifier les défis rencontrés et de renforcer leurs capacités à y répondre. Lors des supervisions trimestrielles, des réunions sont organisées avec les communautés afin d’identifier les principaux problèmes rencontrés par les populations et d’adapter les services de santé à leurs besoins.« Le fait d’écouter les équipes sur le terrain et les communautés nous aide à mieux adapter les solutions proposées et viser une meilleure offre », explique Mamadou Dialaw BA, expert en santé publique, Assistant Technique National.Le Médecin-chef de Boghé souligne également l’importance de cette approche participative, illustrée par des initiatives comme les échographies mobiles réalisées chaque week-end, qui rapprochent les services de santé des populations et améliorent le suivi dans les zones éloignées ne disposant pas d’équipements d’échographie.Cette approche communautaire contribue à renforcer le dialogue entre les structures de santé et les populations, tout en améliorant la qualité de la prise en charge.Une dynamique pour renforcer le système de santéAujourd’hui, les 63 moughataas du pays disposent d’une équipe cadre, marquant une avancée significative dans la structuration du système de santé mauritanien.En renforçant la coordination, la planification et la prise de décision au niveau local, ces équipes contribuent à une offre de soins plus cohérente, plus réactive et mieux adaptée aux besoins des populations.À travers le programme AI-PASS, Enabel poursuit cet accompagnement afin de renforcer durablement la gouvernance et les capacités du système de santé, avec pour finalité d’offrir des soins de qualité aux populations mauritaniennes dans une perspective de couverture santé universelle.Equipe Santé


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  • Au cœur de la maternité en Mauritanie : améliorer la qualité des soins pour les mères et les nouveau-nés

    Au cœur de la maternité en Mauritanie : améliorer la qualité des soins pour les mères et les nouveau-nés


    Aminata KANE | 21/04/2026

    Depuis 2024, Cheikh Tourad Abderrahmane, expert sectoriel national en santé publique, accompagne l’un des plus grands services de maternité de Nouakchott : le centre de santé de Sebkha. Son objectif est d’améliorer la qualité des soins dispensés aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés.Dans le cadre du programme AI-PASS III, Enabel appuie le ministère de la Santé afin de renforcer la santé maternelle et infantile à travers l’amélioration des soins primaires et de la qualité des services.« Sauver une mère, c’est donner deux vies Au sein de la maternité, la sage-femme Madina Diallo rappel de la responsabilité portée par les équipes : « Sauver une mère, c’est donner deux vies ». Un message qui reflète l’objectif d’Enabel d’assurer à chaque femme un accouchement sûr et digne.Réorganiser l’accueil et la présence des sage-femmes pour un accès plus juste aux soinsAu centre de santé de Sebkha, la situation observée en 2024 témoignait d’un besoin urgent d’organisation. Chaque matin, des trentaines de femmes enceintes arrivaient très tôt et attendaient plusieurs heures à l’entrée du centre, sous une forte chaleur et sans garantie d’être reçues par une sage-femme.« Les sage-femmes prenaient en charge les femmes qui semblaient souffrir le plus, et certaines étaient renvoyées chez elles faute de personnel disponible », explique Cheikh Tourad Abderrahmane, expert sectoriel national pour le programme AI-PASS III.Derrière ces difficultés se cachait un défi structurel, malgré l’engagement des équipes, l’organisation interne ne permettait pas d’assurer un accueil régulier et équitable. Avec l’appui d’Enabel, le médecin-chef de la Moughaata (département mauritanien) de Sebkha, Dr Mohamed Abdelvetah, a réorganisé la présence des sage-femmes, revu la planification et clarifié les rôles de chacun. Cette restructuration permet aujourd’hui d’assurer une présence plus régulière du personnel et d’améliorer l’accueil des patientes.Améliorer la qualité des pratiques obstétricales :le rôle clé du partogramme Au-delà de l’organisation interne, un autre enjeu majeur concernait la qualité du suivi du travail d’accouchement.L’évaluation menée par Enabel en 2023 a révélé que le partogramme pourtant essentiel au suivi obstétrical, n’était pas toujours utilisé correctement. Dans certains cas, il était rempli après l’accouchement, parfois partiellement, parfois pas du tout. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le partogramme est « l’enregistrement graphique des progrès du travail et des principales données sur l’état de la mère et du fœtus ». Cet outil rassemble, sur une seule page, toutes les informations clés du travail d’accouchement :progression de la dilatation, fréquence des contractions, état du fœtus, signes vitaux de la mère, et interventions réalisées. Utilisé en temps réel, il permet de détecter tôt les complications et d’assurer une prise en charge adaptée.Aujourd’hui, grâce à l’appui de Enabel et au travail continu de l’équipe dirigée par la responsable de la maternité, Mme Habsatou Sow, la situation a nettement évolué. Le rapport d’évaluation du premier semestre 2025 montre une amélioration majeure : 99 %des accouchements sont désormais suivis à l’aide d’un partogramme. Les éléments clés du suivi obstétrical, progression du travail, rupture de la poche des eaux, descente de la têtef œtale ou surveillance post-partum, sont désormais mieux documentés et systématiques.L’amélioration de la qualité des soins se reflète également après l’accouchement. Le suivi post-partum immédiat est désormais documenté dans 100 % des cas, contre 15 % lors de l’évaluation précédente en 2023. Cette évolution change concrètement l’expérience des femmes, elles ne quittent plus la maternité sans un dernier examen et un échange sur leur état et celui de leur nouveau-né.Ces avancées ouvrent la voie à une nouvelle étape : des formations ciblées pour harmoniser les pratiques et renforcer l’usage du partogramme en salle d’accouchement.Vers des maternités plus sûres et mieux organiséesLes changements observés au centre de santé de Sebkha dépassent la simple correction d’un outil ou l’ajustement d’un planning. Ils démontrent une transformation progressive de la manière dont les femmes sont accueillies, suivies et accompagnées. C’est une dynamique qui renforce la sécurité et crée un environnement où les mères et les nouveau-nés sont mieux protégés.Enabel, aux côtés du ministère de la Santé, poursuivra ce travail dans les prochains mois afin de consolider ces acquis et d’accompagner d’autres maternités du pays vers une meilleure qualité de soins.Equipe Santé


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    Mauritanië MRT23001

  • Du niveau central aux centres de santé : garantir l’accès aux médicaments essentiels en Mauritanie

    Du niveau central aux centres de santé : garantir l’accès aux médicaments essentiels en Mauritanie


    Aminata KANE | 21/04/2026

    En Mauritanie, l’accès régulier à des médicaments essentiels de qualité est un défi majeur. Le programme AI-PASS d’Enabel agit à travers un double ancrage institutionnel et opérationnel, mobilisant les acteurs centraux et de terrain, tant dans la région rurale du Brakna qu’à Nouakchott, afin d’améliorer la planification et la disponibilité des médicaments dans les structures de santé publiques.En 2018, la disponibilité moyenne des médicaments essentiels n’était que de 22 % dans les établissements de santé publics (Enquête SARA, Mauritanie, 2018, Ministère de la Santé / OMS.). D'ici 2030, le pays vise une nette progression : atteindre un taux de disponibilité de 70 % (Plan National de Développement Sanitaire 2022-2030).Problèmes de gestion et défis structurelsAvant l’appui du programme AI-PASS, la plupart des structures de santé, qu’elles soient rurales ou urbaines, ne disposaient pas d’outils adaptés pour assurer le suivi des stocks de médicaments. Les commandes étaient souvent effectuées sans normes de gestion, entraînant à la fois des ruptures de stock de médicaments essentiels et une accumulation de produits périmés.Au-delà des difficultés opérationnelles, ces dysfonctionnements reflétaient également des limites structurelles dans la gouvernance du médicament et la coordination entre les différents niveaux du système de santé.À Sebkha, par exemple, le taux de médicaments périmés atteignait 8,2 % en 2024, alors que l’objectif recommandé est inférieur à 3 % (rapports mensuels des assistants du secteur pharmaceutique). Cette situation montre que, malgré les premiers efforts engagés depuis 2023, des améliorations restent nécessaires pour renforcer les pratiques de gestion, améliorer le suivi des stocks et harmoniser les méthodes de travail dans tout le pays.Des outils et un accompagnement continu pour des résultats durablesPour répondre à ces défis, Enabel a soutenu le ministère de la Santé dans la mise en place de 19 outils de gestion du médicament, dont les fiches de consommation journalière, les fiches de stock et les inventaires mensuels, désormais utilisés dans plusieurs régions. L’introduction de ces outils a rendu nécessaire la mise en place de formations continues, organisées depuis 2023 au profit des équipes cadres de Moughataa (département mauritanien) et des gestionnaires de pharmacies.Grâce à cette approche de formation en cascade, les chefs de services sont aujourd’hui en mesure de former les équipes des structures de santé, permettant une appropriation durable des bonnes pratiques. Enabel a également soutenu les structures de santé à travers un accompagnement quotidien et de proximité et à travers la dotation en médicaments essentiels afin d’assurer un stock minimal dans chaque structure de santé appuyé, ainsi qu’en matériel nécessaire à leur gestion.L’ensemble de ces actions a permis d’améliorer la gestion quotidienne des stocks : les équipes suivent désormais les entrées, les sorties et les inventaires à l’aide d’outils adaptés. Dans le Brakna, par exemple, le taux de disponibilité des médicaments essentiels est passé de 50 %en 2023 à 72 % en 2025 dans les centres appuyés (rapport annuel du projet).« La formation nous a appris à calculer nos besoins, à tenir les fiches et à éviter les mélanges entre lesregistres », explique Oumou, gestionnaire de la pharmacie du centre de santé de Dar Naim.Un double ancrage pour renforcer le niveau centralLes progrès observés dans les structures de santé ne peuvent être durables que si le niveau central met pleinement en œuvre la politique pharmaceutique nationale et si les acteurs du secteur jouent leur rôle. C’est pourquoi, dans le cadre du programme AI-PASS, Enabel appuie à la fois les structures de santé et les institutions nationales pour consolider la chaîne d’approvisionnement.À ce titre, plusieurs appuis structurants, techniques et matériels, ont été apportés à la CAMEC, acteur clé de l’approvisionnement en médicaments essentiels. L’agence dispose désormais de son premier plan stratégique quinquennal (2024-2029), visant à garantir la disponibilité continue de produits de santé de qualité et à prix abordable. L’appui du programme a également permis la mise à jour du manuel de procédures, l’initiation d’une démarche qualité, et surtout, le lancement en 2025 du premier appel d’offres international de préqualification, une étape décisive vers un système plus fiable et conforme aux standards internationaux.En parallèle, Enabel soutient la Direction de l'Approvisionnement en Médicaments et en produits de Santé (DAMPS) du ministère de la Santé pour l’évaluation des demandes d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) selon le format international CTD, contribuant à accroître le nombre de molécules enregistrées en Mauritanie. Une plateforme électronique de suivi des approvisionnements a également été mise en place pour améliorer la visibilité des stocks à la CAMEC, chez les grossistes et dans les principaux hôpitaux.Enfin, afin de rapprocher les médicaments essentiels des structures sanitaires, un modèle pilote d’approvisionnement et de distribution jusqu’au dernier kilomètre est en cours de préparation.Vers une gestion pharmaceutique durableLes prochaines étapes visent à consolider les compétences acquises et à institutionnaliser la formation continue pour l’ensemble du personnel impliqué. Ce défi partagé entre le niveau opérationnel et le niveau institutionnel, nécessite des efforts coordonnés afin de garantir la disponibilité continue des médicaments essentiels de bonne qualité et abordable.Le programme AI-PASS poursuit les activités d’appui auprès de la Centrale d’Achat des Médicaments pour réduire les ruptures de stock en médicaments et produits de santé à l’échelle nationale. Cette initiative illustre l’engagement conjoint d’Enabel et du ministère de la Santé à garantir un accès équitable et durable aux médicaments essentiels pour tous.Equipe Santé


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    Mauritanië MRT23001

  • AI-PASS : accompagner la transformation du système de santé en Mauritanie

    AI-PASS : accompagner la transformation du système de santé en Mauritanie


    Aminata KANE | 21/04/2026

    En Mauritanie, l’accès à des soins de santé de qualité demeure un défi majeur pour une grande partie de la population. Les inégalités territoriales, le manque de ressources humaines, les difficultés d’organisation des services et une couverture santé encore limitée compliquent la prise en charge des patients, en particulier dans les régions les plus éloignées ainsi que dans les zones urbaines densément peuplées. Ces contraintes pèsent directement sur la qualité et la continuité des soins, mais aussi sur la confiance des populations envers le système de santé.C’est dans ce contexte que s’inscrit l’intervention d’Enabel, à travers le volet d’appui institutionnel du Programme d’Appui au Secteur de la Santé (AI-PASS). Financé par l’Union européenne et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de la Santé, AI-PASS intervient depuis 2017 avec un objectif clair : améliorer la qualité des soins et rendre l’accès aux soins de santé primaires plus équitable.À ce jour, AI-PASS représente un budget cumulé de plus de 22,4 millions d’euros et un appui déployé dans 136 structures de santé, principalement dans les régions de Nouakchott et de Brakna.La couverture santé au centre de l’interventionLa mise en place progressive d’un système de protection sociale en santé constitue l’un des piliers structurants de l’intervention d’ AI-PASS. En Mauritanie, une grande partie de la population reste encore exposée à des dépenses de santé élevées, limitant l’accès aux soins et aggravant les inégalités.Dans ce cadre, AI-PASS accompagne depuis 2017 la réflexion et les travaux préparatoires ayant conduit à la création de la Caisse Nationale d’Assurance de Solidarité en Santé (CNASS) en 2022, puis à l’engagement de sa mise en œuvre opérationnelle à partir de 2023.L’appui à la CNASS vise à renforcer les mécanismes de gouvernance et de financement nécessaires à une couverture plus efficace et plus équitable. En accompagnant la structuration des outils de gestion, de suivi et de pilotage, y compris les composantes numériques, AI-PASS contribue à améliorer la fiabilité des données, la transparence des processus et la capacité de la CNASS à gérer l’assurance maladie dans une logique de pilotage et de redevabilité.Ces efforts ont permis l’enregistrement de plus de 220 000 adhérents dans 6 wilayas (régions mauritaniennes) sur les 15 que compte le pays, marquant ainsi une avancée concrète vers la mise en œuvre effective d’un dispositif de couverture santé solidaire (rapport final AI-PASS2).L’élargissement de la couverture santé ne peut être bénéfique que si l’offre de soins est de qualité, accessible et fonctionnelle : sans ressources humaines, médicaments, équipements et systèmes performants, la couverture seule ne suffit pas.Des leviers concrets pour renforcer la qualité et la performance du système de santéDans cette logique, AI-PASS couvre l’ensemble des volets d’intervention du système de santé en agissant sur la gouvernance, les ressources humaines, la qualité des prestations de soins, le financement du secteur et l’accès aux médicaments et produits de santé essentiels.Afin de favoriser une prise en charge de qualité, centrée sur les patients et adaptée aux besoins des territoires et des communautés, AI-PASS contribue à renforcer le fonctionnement des structures de santé accompagnées, notamment en développant les capacités des équipes cadres et des prestataires, en dotant les structures d’équipements et d’outils essentiels, et en améliorant les infrastructures ainsi que les moyens logistiques.L’intervention soutient également la gestion des médicaments et produits de santé essentiels, un enjeu central dans un contexte marqué par des ruptures de stock fréquentes. Le renforcement du cadre institutionnel du secteur pharmaceutique, ainsi que la mise à jour de la Liste Nationale des Médicaments Essentiels en 2024, contribuent à une offre de soins plus cohérente et à des pratiques de prescription plus rationnelles et équitables à l’échelle nationale.Par ailleurs, afin de consolider la gouvernance et le pilotage du système de santé, AI-PASS a soutenu, aux côtés des autorités nationales, des cadres stratégiques et financiers clés, tels que le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2022–2030, la stratégie nationale de financement de la santé, les Comptes nationaux de la santé ainsi que les revues nationales de la santé, contribuant ainsi au renforcement des mécanismes de planification et de redevabilité du secteur.Enfin, la digitalisation est abordée comme un levier transversal de modernisation et d’amélioration de la prestation des services de santé. L’intervention se concentre sur la structuration de la gouvernance de la santé digitale, le renforcement des capacités institutionnelles et la préparation des cadres techniques nécessaires à l’intégration progressive des systèmes d’information. Cette approche progressive vise à assurer la cohérence, l’interopérabilité et la pérennité des solutions numériques, tout en soutenant les réformes du système de santé et la couverture sanitaire universelle.Comment Enabel agit pour un système de santé durable et équitableAu-delà des appuis opérationnels, AI-PASS vise à structurer les fondations du système de santé en intervenant sur les cadres institutionnels, les règles de gouvernance locales et nationales. Cette approche permet d’agir sur les causes structurelles des dysfonctionnements, plutôt que de se limiter à des solutions ponctuelles qui ne seraient pas durables dans le temps.Concrètement, les équipes d’Enabel travaillent en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et les structures de santé pour identifier les défis, tester des solutions et accompagner leur mise en œuvre. Cette approche repose sur un double ancrage : un travail au niveau central, axé sur les fonctions normatives et de régulation du système de santé, et un accompagnement au niveau opérationnel, au plus près des structures appuyées et des professionnels qui délivrent les soins.AI-PASS s’inscrit dans une logique d’accompagnement de long terme, en soutenant le renforcement des capacités et l’appropriation des réformes par les administrations nationales. À travers cet appui, l’équipe d’Enabel contribue à une évolution équitable et durable du système de santé mauritanien.Equipe Santé


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    Mauritanië MRT23001

  • Transformation agricole et protection de l'environnement en marche sur les collines du Burundi

    Allier agriculture et protection de l’environnement sur les collines du Burundi


    Jonas Eric UWIZERA | 20/04/2026

    Dans le cadre de nos projets PACECOR et NaturAfrica, financés par l’Union européenne au Burundi et mis en œuvre par Enabel, une formation des facilitateurs des Champs Écoles Paysans Intégrés (CEPI) a été conduite de septembre 2025 à avril 2026. Cette approche d’apprentissage innovante, basée sur l’expérimentation, l’analyse et la résolution des problèmes sur le terrain, a été clôturée par une cérémonie de certification associant le Ministère de l'Environnement, Agriculture et Elevage et l'Union européenne.Au total, 37 facilitateurs locaux et 7 maîtres formateurs de niveau national ont reçu leurs attestations de participation ce 16 avril à Mabayi en commune Mugina de la province Bujumbura par la remise des certificats. Les mieux évalués ont reçu des vélos, en guise d'encouragement et de facilité de déplacement lors de leur travail d'accompagnement des producteurs agricoles.Quel est le rôle des facilitateurs ? Ces facilitateurs vont jouer un rôle clé dans l’encadrement des Champs Écoles Paysans Intégrés, avec des résultats directs sur l’amélioration des pratiques agricoles et la protection de l'environnement, avec pour impact une augmentation de la production et de la biodiversité sur les collines ainsi que l'amélioration des conditions de vie des communautés. Concrètement, ces facilitateurs mettent en oeuvre les techniques et pratiques agroécologiques dont le creusement et la stabilisation des fossés antiérosifs avec des haies vives agroforestières sur les collines, l'application de la fumure organique, la mise en place des fosses à compost, l'usage de biopesticides pour la protection des plantes contre les maladies et les ravageurs, l'accès aux semences sélectionnées et la cohésion des groupements CEPI. Un engagement apprécié par les partenaires La dynamique CEPI d'encadrement agricole et protection environnementale, a été saluée par l’Union européenne, représentée par Pascal LEDROIT, qui a réaffirmé l’engagement de la Délégation de l'Union européenne aux côtés du Burundi à travers différents projets dont le PACECOR, pour des résultats concrets et durables en matière de développement. Pour lui, « Investir dans la formation, l’encadrement, la recherche et les filières durables, c’est investir dans la stabilité et la prospérité du Burundi ». Le Directeur général responsable du Programme Environnement et Gestion Durable des Terres, Monsieur Clément NDIKUMASABO, a également souligné l'importance de l'encadrement agricole tout en saluant les appuis des partenaires dont l'Union européenne et la Belgique à travers Enabel dans la transformation du secteur agricole burundais. Les 37 facilitateurs formés vont vulgariser l’approche Champ école paysan intégré, une approche qui s'inspire de la politique nationale de mise en place des centres de rayonnement agricole au Burundi.


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    Burundi BDI22002

  • Des faitières et incubateurs appuyés par le projet AMIS en immersion au Bénin

    Des faitières et incubateurs appuyés par le projet AMIS en immersion au Bénin


    Jacques LENO | 14/04/2026

    Du 6 au 12 avril 2026, les faitières et incubateurs guinéens accompagnés par le projet AMIS ont pris part à une mission d’échange de bonnes pratiques au Bénin. Conduite par Enabel, en collaboration avec ses partenaires opérationnels, cette mission visait à renforcer les capacités de ces acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial guinéen (évoluant principalement à Kindia, Mamou et Conakry), à travers le partage d’expériences, l’apprentissage de bonnes pratiques et l’exploration de modèles innovants de structuration et d’accompagnement des initiatives entrepreneuriales.Résultats obtenus : ·      Cette immersion a permis d’approfondir les connaissances dans les filières avicole, apicole, agricole et maraîchère, à travers des visites de structures de référence telles que le Centre Songhaï, la Fondation TOBE, et des unités de transformation à Cotonou et Ouidah. ·      Les échanges ont mis en lumière l’importance d’une approche intégrée des filières, du suivi technique, de la transformation locale et de la structuration des chaînes de valeurProchaine étape : adapter et capitaliser ces bonnes pratiques pour favoriser l’insertion des jeunes en Guinée.    


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    Guinee GIN23002

  • Du global au local : quand les OSC expérimentent des solutions concrètes face aux changements climatiques

    Burkina Faso: des solutions locales et concrètes face au changement climatique


    Wendpouiré Julien NANA | 14/04/2026

    Du global au local : quand les OSC expérimentent des solutions concrètes face aux changements climatiquesLes changements climatiques constituent aujourd’hui un défi mondial, aux répercussions de plus en plus visibles sur les territoires. Si les réponses s’organisent à l’échelle internationale et nationale, c’est bien au niveau local que leurs impacts se font le plus ressentir - et que des solutions concrètes doivent émerger.Dans ce contexte, les organisations de la société civile (OSC) apparaissent comme des acteurs clés pour accompagner les communautés vers des pratiques plus résilientes et durables. À travers le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS), Enabel fait le pari de renforcer leur rôle en les outillant pour passer de la sensibilisation à l’action.Les 26 et 27 mai 2026, les communes d’Andemtenga et de Kando ont ainsi accueilli des ateliers d’information et de sensibilisation, marquant une étape importante dans la mise en œuvre de micro-projets portés par ces organisations.Une démarche structurée pour renforcer le leadership des OSCL’initiative s’inscrit dans un processus progressif engagé depuis novembre 2024. Celui-ci a débuté par une cartographie des OSC actives dans le domaine du changement climatique, suivie d’un diagnostic organisationnel visant à évaluer leur capacité d’intervention.Au total, 50 organisations ont été sélectionnées et formées sur des thématiques clés telles que le leadership, la communication et le plaidoyer. « L’objectif est d’amener ces OSC à influencer positivement les décisions locales et les comportements des communautés en faveur des bonnes pratiques de lutte contre le changement climatiques », explique OUEDRAOGO Norbert, chargé de projet au sein du PTCS.Conscient que la formation seule ne suffit pas, le programme a intégré une phase pratique. Les OSC ont été regroupées en « grappes » communales et invitées à proposer des micro-projets. Sur neuf propositions, cinq ont été retenues et financées à hauteur de 5 millions de FCFA chacune, soit un appui global de 25 millions de FCFA. Ces projets couvrent des thématiques variées, notamment les semences communautaires résilientes, les plantations familiales d’arbres, la restauration des sols et la gestion des déchets.À Andemtenga : produire et diffuser des semences adaptées aux réalités climatiquesDans la commune d’Andemtenga, l’Union départementale des coopératives de producteurs de céréales s’est engagée dans un projet de production de semences communautaires adaptées aux conditions climatiques locales. Pour son président, Yaméogo Amado cette initiative repose sur un travail de longue haleine mené avec les producteurs et les chercheurs : « Nous avons expérimenté différentes variétés pendant plusieurs années pour identifier celles qui donnent de bons rendements, même avec les perturbations climatiques. » Ces semences, sélectionnées pour leur capacité d’adaptation et leur double usage (alimentaire et fourrager), représentent aujourd’hui une réponse concrète aux défis posés par les changements climatiques, notamment en matière de sécurité alimentaire.L’enjeu est désormais de les produire à plus grande échelle et d’en assurer la vulgarisation auprès des producteurs. Une dynamique saluée par les autorités locales. Le Président de la délégation spéciale d’Andemtenga, Wahab Sawadogo, souligne : « C’est une très belle initiative qui vient à point nommé, au regard des effets du changement climatique auxquels nous faisons face actuellement. » Il met également en avant son impact attendu : « Cet appui va contribuer à la production et à la vulgarisation de semences adaptées au profit des agriculteurs de notre commune. »À Kando : responsabiliser les ménages pour améliorer le taux de  survie des plantsDans la commune de Kando, l’association Wend Gunda, à travers la grappe Pouytenga-Kando, s’attaque à une problématique récurrente : le faible taux de survie des plants issus des campagnes de reboisement. Selon son président, Kayaba Ferdinand, le constat est sans appel : « Lors des reboisements collectifs, il y a beaucoup d’engouement au moment de planter, mais très peu de suivi par la suite. Finalement, les plants ne survivent pas. » Pour y remédier, le projet propose une approche alternative fondée sur la responsabilisation des ménages, en confiant les plants à des familles bénéficiaires qui en assurent l’entretien dans leur propre environnement.Une approche jugée pertinente par les autorités communales. Le Président de la délégation spéciale de Kando, Arana Paré, souligne : « Cette initiative est bien pensée. Elle permettra d’améliorer significativement le taux de survie des plants, car les familles pourront en assurer le suivi au quotidien. » Il rappelle également l’importance de l’accompagnement des partenaires : « Nous saluons cet appui d’Enabel, qui vient renforcer les actions de développement dans notre commune. » Et réaffirme l’engagement de la collectivité : « Nous sommes prêts à accompagner ces initiatives afin d’atteindre les résultats attendus, car ces résultats sont ceux de toute la commune. »En plus des deux micro-projets mis en œuvre par des OSC à Andemtenga et Kando, trois autres sont mis en œuvre à Meguet, Boulsa et Dargo respectivement sur les thématiques de restauration de terres dégradées par les demi-lunes multifonctions, la gestion des déchets, la préservation des forêts villageoises.Les OSC, des relais stratégiques entre communautés et autoritésAu-delà des solutions techniques, ces initiatives mettent en lumière le rôle stratégique des OSC dans les dynamiques locales. À travers les ateliers organisés à Andemtenga et Kando, elles ont su mobiliser un large éventail d’acteurs : autorités administratives, services techniques, leaders communautaires et populations.Cette capacité à fédérer, positionne les OSC comme des relais essentiels entre les communautés et les instances de décision. Elles contribuent ainsi à la fois à la sensibilisation des populations et au plaidoyer auprès des autorités pour l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques locales.Une approche basée sur la recherche-action et l’apprentissageL’un des aspects innovants du programme réside dans son approche de recherche-action. Tout au long de la mise en œuvre des différents projets, les expériences sont documentées à travers une démarche de recherche action, afin d’évaluer l’impact réel des OSC sur le terrain Les échecs ainsi que les points d’amélioration de ces OSC seront également documentés. L’objectif est notamment de mesurer leur capacité à influencer les comportements des communautés, à porter un plaidoyer efficace et à contribuer à l’intégration des enjeux climatiques dans les plans communaux de développement.À terme, cette capitalisation permettra de disposer de données probantes pour orienter les futures interventions et renforcer le rôle des OSC dans la gouvernance climatique locale.Des solutions locales pour répondre à un défi globalÀ Andemtenga comme à Kando ainsi que dans les trois autres communes, les initiatives portées par les OSC illustrent une dynamique prometteuse : celle de solutions locales, adaptées et co-construites avec les communautés. Qu’il s’agisse de semences résilientes, de nouvelles approches de reboisement, de la préservation des forêts villageoises ou de la gestion des déchets, ces expériences démontrent qu’il est possible d’agir concrètement face aux changements climatiques en s’appuyant sur les acteurs locaux.Dans un contexte global marqué par l’urgence climatique, ces actions rappellent que les réponses les plus durables sont souvent celles qui prennent racine au plus près des réalités du terrain, - avec l’engagement des communautés, l’implication des autorités et l’accompagnement de partenaires comme Enabel.


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    Burkina Faso BFA21001

  • Les Hautes Écoles belges mobilisées pour des parcours de compétences et de mobilité dans le secteur des soins

    Les Hautes Écoles belges mobilisées pour des parcours de compétences et de mobilité dans le secteur des soins


    Amal JABOUK | 14/04/2026

    Face aux pénuries de professionnels de santé au Maroc et en Belgique, le projet GSP-Soins développe des parcours intégrés de formation, d’employabilité et, pour certains profils, de mobilité professionnelle. L’objectif : investir durablement dans les compétences, au bénéfice des talents et des systèmes de soins des deux pays. Les 25 et 27 mars 2026 à Bruxelles, des ateliers de co-construction ont réuni des Hautes Écoles belges afin de travailler sur des enjeux opérationnels concrets : contraintes administratives, défis pédagogiques, financement et adaptation aux réalités du terrain. Ces échanges ont permis d’identifier des solutions pour développer des parcours innovants combinant formation et emploi, tout en sécurisant l’insertion professionnelle des bénéficiaires. Ces travaux marquent une étape clé vers la phase opérationnelle du projet et confirment une ambition partagée : construire un modèle de coopération équilibré, durable et aligné sur les priorités des deux pays. Le projet se positionne ainsi comme un levier de transformation des systèmes emploi–formation, où la mobilité soutient le développement des compétences. À terme, ce modèle a vocation à être pérennisé et étendu à d’autres secteurs. 


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    Marokko MAR24002

  • Enabel renforce la dynamique de développement local lors du premier Cadre de concertation provincial 2026 du Mouhoun

    Enabel renforce la dynamique de développement local lors du premier Cadre de concertation provincial 2026 du Mouhoun


    Geoffroy ZONGO | 10/04/2026

    La province du Mouhoun a tenu, le 2 avril 2026 à Dédougou, la première session du Cadre de concertation provincial (CCP), un espace stratégique de dialogue dédié à la coordination des actions de développement. La rencontre, présidée par le Secrétaire général de la province, Boureima Ouédraogo, représentant le Haut-commissaire, a réuni un large éventail d’acteurs : services techniques déconcentrés, collectivités territoriales, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, ainsi que des projets et programmes intervenant dans la province. Cette session, essentielle pour une gouvernance locale efficace, a été entièrement financée par Enabel dans le cadre des projets Lasso Santé et Lasso WASH, mis en œuvre avec l’appui financier de l’Union européenne. Cette contribution illustre l’importance de l’agence belge dans l’accompagnement de la dynamique de développement de la province.Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général Boureima Ouédraogo a salué la mobilisation des participants et a rappelé l’importance d’une action synergique : « Cette session est un cadre qui favorisera l’harmonisation des interventions et créera un impact réel et positif sur le bien-être des populations ». Il a exprimé sa gratitude à Enabel pour son soutien financier constant, qui a permis la tenue effective de cette rencontre provinciale. Enabel, à travers son chargé de projet Ibrahim M’Bara, a réaffirmé la pertinence de ce cadre de concertation, estimant qu’il constitue un outil essentiel d’harmonisation des interventions sur le terrain. « Ce cadre nous permet de coordonner nos activités, d’éviter les doublons et d’impacter positivement les communautés », a-t-il indiqué. L’intervention d’Enabel dans la province se matérialise principalement à travers les projets Lasso Santé et Lasso WASH, financés par l’Union européenne, qui contribuent au renforcement des services sociaux de base, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.Le bilan de ces projets, présenté au cours des échanges, met en lumière des acquis significatifs : renforcement des capacités des acteurs locaux, dotations en équipements et infrastructures, supervisions techniques, réalisations d’ouvrages d’eau et d’assainissement et actions communautaires structurantes. Ces interventions ont permis d’améliorer l’accès des populations, surtout les plus vulnérables, à des services essentiels. La session a également été marquée par plusieurs communications clés, dont la présentation du bilan 2025 et de la programmation 2026 des Plans annuels d’investissement communaux (PAIC), le point sur la campagne agricole 2025‑2026, ainsi que la présentation   du Lycée professionnel régional Nazi Boni de Dédougou et des opportunités de formation qu’il offre. Les participants ont formulé des recommandations visant à améliorer la coordination des interventions, renforcer la cohésion entre acteurs et optimiser l’impact des initiatives de développement. La tenue régulière du CCP apparaît ainsi comme un levier majeur de gouvernance participative et de développement durable dans la province du Mouhoun.À travers son appui financier et sa participation active, Enabel confirme son rôle de partenaire stratégique, engagé aux côtés des autorités locales pour une meilleure planification territoriale, une coordination renforcée et une amélioration durable des conditions de vie des populations.


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    Burkina Faso BFA23002

  •  Enabel in Jordan launches Employment and Livelihood Program (ELP) with Support from the European Union

    Enabel in Jordan launches Employment and Livelihood Program (ELP) with Support from the European Union


    Yara ABDALLAH | 07/04/2026

    On July 1st, 2025, and under the esteemed patronage of His Excellency Prof. Thafer Assaraira, Chairman of the Accreditation and Quality Assurance Commission and His Excellency Mr. Serge Dickschen, Ambassador of the Kingdom of Belgium to the Hashemite Kingdom of Jordan, Enabel has convened a diverse group of local and international partners, stakeholders, and community representatives to officially inaugurate the Employment and Livelihood Program (ELP). Funded by the European Union and implemented by Enabel, the €6.5 million program is delivered through local and international partners including: Accreditation and Quality Assurance Commission (AQAC) Leaders International Partners for Good Expectation State The program aims to promote socio-economic empowerment by improving access to decent employment and entrepreneurship opportunities for youth in Jordan, with a strong focus on women and Syrian refugees. Enabel’s Country Director in Jordan and Palestine, Ms. Heidi De Pauw, said: “The program represents more than just employment support- it is a commitment to dignity, opportunity, and participatory approaches. By investing in the potential of young Jordanians, women, and Syrian refugees, we are laying the foundation for a more resilient and equitable future.” This high-level event served as a platform to discuss innovative strategies for: Employment creation Skills development Livelihood sustainability in vulnerable communities It also highlighted the crucial role of partnerships in building inclusive economic opportunities. The event featured three key panels: "Equipping Youth, Syrian Refugees, and Women in Jordan with Demand-Driven Skills to Access Inclusive and Decent Employment Opportunities" This panel explored how to align skills training with real labor market needs, questioning whether current approaches are enough to ensure quality, sustainable jobs for vulnerable groups. "Supporting New and Existing Microbusinesses Towards More Resilient and Sustainable Outcomes"This session focused on practical strategies for enabling entrepreneurship and strengthening microbusinesses as engines of job creation and empowerment. "From Evidence to Action – Enabling Syrian Refugee Economic Participation" This panel examined how research and data can inform more effective policies and programs, moving from analysis to concrete steps that expand economic opportunities for Syrian refugees and host communities alike. Duccio Ferraro, Project Manager, emphasized: “With a budget of €6.5 million over 50 months, the Employment and Livelihood Programme is empowering youth, Syrian refugees, and women in Jordan by increasing access to decent employment and micro-business opportunities.” Key targets include: - 750 participants in work-based learning - 50 master trainers & 150 coaches trained - 225+ beneficiaries supported into employment/self-employment - 30 new microbusinesses created - 70 existing microbusinesses supported - 50 entrepreneurs receive seed funding - 700 youth certified through Recognition of Prior Learning These efforts are guided by in-depth action research to provide concrete data and insights on economic participation. The launch marks a significant step forward in supporting Jordan’s efforts to foster inclusive economic development, particularly for youth and marginalized populations. Enabel extends its sincere gratitude to all participants, speakers, and partners who contributed to the success of this event.


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    Jordanië JOR23001

  • ELP Factsheet

    ELP Factsheet


    Yara ABDALLAH | 07/04/2026

    The Employment and Livelihood Programme (ELP): Socio economic Empowerment of Youth, Syrian Refugees and Women in Jordan is an EU funded action implemented by Enabel to strengthen economic inclusion and resilience among youth vulnerable groups in Jordan including youth, women, and Syrian refugees. Launched in September 2023 and running for 50 months until November 2027, the programme aims to expand access to decent employment and entrepreneurship opportunities for Jordanian youth, Syrian refugees, and women.


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    Jordanië JOR23001

  • The lasting impact: how TDC's partnership catalysed ARCASY’s independent success in the Bolivian Amazon

    The lasting impact: how TDC's partnership catalysed ARCASY’s independent success in the Bolivian Amazon


    Samuel POOS | 07/04/2026

    The TDC has been supporting producer cooperatives for several years now. It is therefore interesting to see what has become of some of them following our support. When a development project ends, does the impact endure ? For ARCASY, the Yuracaré wild cocoa harvesters' association in the Bolivian Amazon, the answer is a resounding yes.The Yuracaré indigenous people have harvested wild cocoa (cacao sylvestre) for generations. But in 2014, when the TDC began its partnership with their cooperative ARCASY, that tradition had never been turned into a sustainable livelihood - and the Amazon forest around them was under pressure.Between 2014 and 2017, the TDC provided targeted, phase-based support to help ARCASY transition from informal gathering to an export-ready cooperative. The intervention funded professional governance, phenotypic characterisation of cacao variants, set up collection centres, processing infrastructure, traceability systems, and market access via Biofach.By 2017, harvesters' incomes had risen by 15% and ARCASY's turnover had jumped by 76%. Six additional communities achieved FairWild certification. And crucially, the forest was still standing, because harvesting wild cocoa had become more valuable than clearing it. What has ARCASY become since then?The cooperative has not only sustained its operations but scaled them independently: - In 2023: first export of organic wild cocoa to Denmark.- Supply partnership with Breick, Bolivia's leading chocolatier, secured.- In 2025-2026: gold and silver medals at the Cacao of Excellence awards in the Netherlands.- In 2025: Bolivia's government granted "Cacao Nativo Yuracaré" an official Denomination of Origin, protecting the product's identity.Why was TDC's support pivotal ? The intervention provided the critical catalyst. By professionalising management, embedding rigorous traceability, and opening early access to European niche markets, TDC helped build the foundational architecture that allowed ARCASY to attract further institutional backing, command premium prices, ant transition to full operational autonomy. ARCASY's model is now a self-sustaining one where forest conservation, indigenous livelihoods, and ethical trade reinforce one another.


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    België BEL22010

  • Quand l’innovation locale devient un levier concret de transformation agricole en Mauritanie

    Quand l’innovation locale devient un levier concret de transformation agricole en Mauritanie


    Aminata KANE | 06/04/2026

    Et si les solutions les plus durables venaient directement du terrain ?Avec le projet SECURALIM, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, nous accompagnons une transition agricole ancrée dans les réalités locales, en misant sur des solutions simples, accessibles… et surtout reproductibles.L’irrigation de complément en est un parfait exemple.Une innovation adaptée au contexte sahélien qui permet de sécuriser les productions, stabiliser les rendements et réduire les risques climatiques.Mais derrière cette approche, il y a surtout des histoires humaines. À Garack, la coopérative Ndaw-Barkél incarne cette dynamique.Accompagnée par SECURALIM, elle a bénéficié : d’un appui technique de proximité de semences de tomate de qualité et de la formation d’un facilitateur fourrager au sein même de la coopérativeRésultat : une montée en compétences locale, une meilleure organisation et des productions mieux valorisées. Et à l’échelle du projet, l’impact est déjà visible :+ 6 200 hectares sécurisés en accès à l’eau1 814 producteurs engagés dans des pratiques agroécologiques4 612 exploitants accompagnés 2 076 tonnes de semences de qualité diffusées 1 750 producteurs connectés à des marchés 4 barrages réhabilités & 4 magasins de stockage construitsEt parce que l’innovation doit être durable, elle est aussi locale : techniciens et artisans collaborent pour concevoir du matériel adapté, accessible et reproductible.Au final ?Des solutions pensées avec les producteurs, pour les producteurs.Et une conviction forte : l’innovation la plus puissante est celle qui prend racine localement.


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    Mauritanië MRT22001

  • JME 2026 : Enabel et ses partenaires renforcent l’accès équitable à l’eau dans la région du Bankui

    JME 2026 : Enabel et ses partenaires renforcent l’accès équitable à l’eau dans la région du Bankui


    Geoffroy ZONGO | 06/04/2026

    Boromo, 26 mars 2026 – Enabel et ses partenaires institutionnels, notamment la Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (DRAERAH) de la région du Bankui, ont célébré le jeudi 26 mars la Journée Mondiale de l’Eau (JME) en différé à Boromo. Placée sous le thème international « L’eau, source d’égalité », la commémoration a rassemblé autorités régionales, acteurs·ices locaux, organisations partenaires et populations venues réfléchir et s’engager pour un accès plus juste à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Une mobilisation forte autour d’un enjeu vital Accueillant les participants, le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de Boromo, Isaïe Bamogo, a rappelé la portée symbolique mais aussi stratégique de cette journée. Selon lui, « l’eau n’est pas seulement une ressource vitale, mais un véritable levier de développement économique et social ». Il a insisté sur la nécessité de promouvoir une gestion inclusive et équitable, mettant particulièrement en lumière le rôle crucial des femmes et des filles dans la gouvernance locale de l’eau. La cérémonie a été ponctuée de visites guidées des infrastructures financées par l’Union européenne à travers les projets Lasso WASH et Lasso Santé, mis en œuvre par Enabel. Ces visites ont permis aux autorités et à la population d’apprécier l’étendue des investissements : réhabilitation et extension du réseau d’eau potable de Boromo, construction de bornes fontaines, amélioration des infrastructures sanitaires et promotion de pratiques d’hygiène innovantes, notamment via une approche Nudge dans les établissements scolaires et les formations Sanitaires. Des actions concrètes pour réduire les inégalités Dans son allocution, Julie VAN DER SMISSEN, Programme Manager d’Enabel au Burkina Faso, a réaffirmé l’engagement de l’Agence belge à œuvrer pour un accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement. Elle a rappelé que là où l’eau manque, les inégalités se creusent : « entre zones urbaines et rurales, entre hommes et femmes, entre les plus favorisés et les plus vulnérables ». Grâce au financement du Royaume de Belgique et de l’Union européenne, Enabel mène des actions structurantes, allant de la réalisation d’infrastructures d’eau potable à l’amélioration des services d’assainissement, en passant par le renforcement des capacités des acteurs locaux et la promotion des bonnes pratiques d’hygiène. La responsable a par ailleurs insisté sur l’importance de la gouvernance locale dans la pérennisation des acquis : associations d’usagers, comités de gestion, clubs scolaires, et surtout une participation active des femmes dans les instances décisionnelles. Ces efforts s’inscrivent dans les objectifs fixés par les projets Lasso, qui ambitionnent d’améliorer durablement la résilience, la qualité et l’inclusivité des services de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans la région du Bankui. Ces projets ciblent particulièrement les populations vulnérables, notamment les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées internes. Un engagement partagé pour une gestion durable Au nom du Gouverneur de la région du Bankui, le Haut-commissaire du Mouhoun, Bassouleymane OUATTARA, a rappelé l'ambition du gouvernement : permettre à tous les Burkinabè d'accéder équitablement à l’eau potable. Il a salué les réformes conduites au sein de l’ONEA pour renforcer l’efficacité du service public de l’eau et encouragé chaque acteur à devenir un « VDP de l’eau », militant pour une ressource disponible en quantité et en qualité suffisante. Au nom du Gouverneur, il s’est par ailleurs engagé à garantir une gouvernance efficace et inclusive des infrastructures réalisées grâce aux partenaires. Il a promis la mise en place de mécanismes adéquats d’entretien et de suivi afin d'assurer la durabilité des ouvrages et leur contribution continue au bien-être des populations. De son côté, Enabel a renouvelé son engagement à poursuivre la mise en œuvre d’actions structurantes visant à réduire les inégalités d’accès à l’eau et à améliorer durablement les conditions de vie des communautés locales. Une journée d’apprentissage, de plaidoyer et de sensibilisation La commémoration a également été marquée par des animations culturelles, des mises en scène pédagogiques d’élèves sur le thème de l’eau et de l’égalité, ainsi que par l'installation de stands informatifs animés par la DRAERAH, l’ONEA, WaterAid. Ces activités ont permis de sensibiliser la population sur les liens entre eau, santé, sécurité, opportunités et dignité humaine. Les résultats attendus de cette journée étaient multiples : renforcer la sensibilisation sur les enjeux de l’eau, promouvoir l’égalité de genre, consolider la coordination entre acteurs et susciter des engagements concrets. La forte mobilisation observée à Boromo a démontré la pertinence de cette démarche collective et participative.


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    Burkina Faso BFA23001