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  • École des Maris : la RDC pose les bases d'une approche nationale pour transformer durablement les normes sociales en faveur de la santé familiale

    École des Maris : la RDC pose les bases d'une approche nationale pour transformer durablement les normes sociales en faveur de la santé familiale


    Doudou-bienvenu KAJANGU | 10/07/2026

    Et si l’avenir de la santé familiale passait aussi par une implication accrue des hommes ? C’est le pari relevé par la République Démocratique du Congo à Kisantu, où, du 26 juin au 6 juillet 2026, experts nationaux, cadres du Ministère de la Santé Publique et Ministère du Genre, partenaires techniques et praticiens de terrain ont uni leurs expertises pour franchir une étape décisive dans la structuration de l’approche innovante « École des Maris ». Ces travaux ont constitué une avancée majeure dans la consolidation des documents techniques de cette approche, avec l’objectif de doter le pays d'un cadre national harmonisé pour promouvoir une implication durable des hommes dans la santé familiale et l’égalité de genre, en agissant sur les normes sociales qui influencent les comportements au sein des communautés.Dans de nombreuses communautés congolaises, les décisions relatives à la santé de la femme et de l'enfant ne reposent pas uniquement sur les connaissances ou la disponibilité des services. Elles sont aussi influencées par les normes sociales, les croyances et les rapports de pouvoir au sein des ménages. Qu'une femme consulte précocement pendant sa grossesse, qu'un couple adopte une méthode de planification familiale ou qu'une jeune femme accède à des services de santé adaptés dépend souvent du soutien de son conjoint ou son partenaire. C'est précisément pour agir sur ces déterminants sociaux que le Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR), avec l'appui d'Enabel à travers son projet Santé et Protection Sociale en Santé (SPSS) mis en œuvre dans la province de la Tshopo, accompagne le développement des documents de l’approche 'École des Maris’ adaptée au contexte congolais. De l'expérience pilote à une ambition nationaleDepuis août 2025, Enabel accompagne la Division Provinciale de la Santé de la Tshopo dans la mise en œuvre d'un projet pilote de quinze (15) mois à Isangi, plus précisément dans l'aire de santé de Yalikina. Inspirée d'expériences concluantes menées ailleurs en Afrique, l'approche 'Ecole des Maris' vise à faire des hommes des acteurs engagés de la santé familiale plutôt que de simples observateurs. Mais très vite, un constat s'est imposé : pour garantir la qualité, la cohérence et la pérennité de cette approche, la RDC devait disposer de ses propres référentiels, alignés sur les directives et les normes nationales du Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. La question de la réduction de la morbi-mortalité et néo natale, l’éducation et l’autonomisation de la femme, l’intégration de la masculinité positive dans la lutte contre les VBG, l’accompagnement des hommes par les femmes pour l’utilisation accrue  des services… font partie des composantes du PNSR qui prônent l’information des hommes sur ces questions en vue de leur implication. Un premier atelier organisé à Kinshasa, en octobre 2025, avait permis de produire les premières versions des documents techniques. Les échanges avaient également fait émerger plusieurs recommandations notamment celle de ne pas limiter l'approche aux hommes mariés, mais intégrer également les jeunes garçons afin d'agir plus tôt sur les représentations et les comportements. Dix jours pour construire des références nationalesPendant dix jours d'intenses travaux, des experts et autres partenaires techniques et praticiens de terrain ont passé en revue chaque contenu, confronté les expériences de terrain aux exigences des politiques nationales et enrichi les documents à partir des observations formulées lors du premier atelier. Deux documents stratégiques ont ainsi été consolidés : le Référentiel des métiers et des compétences et le Module national de formation destiné aux futurs facilitateurs. Ces documents ne sont pas de simples manuels. Ils définissent les compétences attendues, harmonisent les méthodes d'animation, structurent les contenus pédagogiques et garantissent que l'approche sera mise en œuvre selon les mêmes standards partout où elle sera déployée. Pour le PNSR, cette avancée constitue une étape essentielle vers l'institutionnalisation de l'approche et son intégration durable dans le système de santé. « En dotant le pays d'outils harmonisés et de qualité, nous nous donnons les moyens de garantir une mise en œuvre cohérente... C'est donc un pas décisif vers une plus grande implication des hommes dans la santé familiale », affirmait Madame Anne-Marie Tumba, Directeur national du PNSR, à l'ouverture de l'atelier. Une approche adaptée aux réalités congolaisesSi l’approche "École des Maris" s'inspire d'expériences africaines déjà éprouvées, la version développée pour la RDC introduit plusieurs évolutions majeures. La première est son inscription dans la stratégie nationale de promotion de la masculinité positive (SNPM+), qui encourage une implication constructive des hommes dans la santé, le bien-être familial et l'égalité entre les femmes et les hommes. « Ces outils répondent directement aux composantes de la Stratégie nationale, notamment la promotion d'une paternité responsable, le partage équitable des responsabilités familiales, la participation des femmes à la prise de décision et la mobilisation communautaire en faveur de la masculinité positive » a indiqué Jean Wita, expert national à la Cellule Technique Mixte de la Masculinité positive (CTM+). L'approche congolaise ne s'adresse plus uniquement aux hommes mariés. Elle intègre désormais les jeunes, y compris les adolescents, considérés comme les futurs maris et futurs pères, afin de favoriser très tôt des attitudes favorables à l'égalité et à la santé familiale. Autre innovation importante : certaines sessions pourront associer hommes et femmes dans un même processus de dialogue. L'objectif est de construire ensemble des relations plus équilibrées et de favoriser des décisions partagées au sein des ménages. Au-delà de la santé reproductive, cette approche est pensée comme un véritable outil de changement social et comportemental, capable d'accompagner les communautés face à de nombreux défis où les normes sociales constituent encore un frein. Des premiers résultats encourageants à Isangi Le choix d'accompagner cette démarche ne relève pas d'une simple expérimentation. À Isangi, où vivent entre 65 000 et 78 000 hommes mariés et où l'approche est testée depuis plusieurs mois, les premiers résultats sont particulièrement encourageants. S'appuyant sur les données disponibles, Dr Aloys Zongo, Chef de projet SPSS, souligne que « les équipes constatent une progression de l'utilisation des services de planification familiale dans la zone de santé, avec un taux de couverture passé d'environ 13 % à plus de 21 % ». Au centre de santé de Yalikina, « les performances enregistrées dépassent largement les moyennes observées auparavant », a-t-il précisé.  Mais les chiffres ne racontent qu'une partie de l'histoire. Sur le terrain, les témoignages des femmes mettent en évidence des changements parfois plus profonds : davantage de dialogue au sein du couple, un meilleur accompagnement des femmes enceintes lors des consultations prénatales, une implication accrue des hommes dans les décisions liées à la santé familiale et une évolution progressive des rapports entre partenaires. Ces changements renforcent la conviction que les normes sociales peuvent évoluer lorsque les communautés elles-mêmes deviennent actrices du changement. Pour garantir la pérennité et le succès durable de cette approche, le consultant Enabel Sylvain Bakouan, qui a élaboré les premières versions des documents, insiste sur l'importance d'une implication active des leaders communautaires et des partenaires locaux. Il souligne également la nécessité de mettre en place un processus rigoureux de sélection, de formation et d'accompagnement continu des facilitateurs appelés à assurer la mise en œuvre de l'approche sur le terrain. Une dynamique portée par les institutions nationales L'un des enseignements majeurs du projet pilote réside dans l'appropriation progressive de l'approche par les institutions nationales.Face aux premiers résultats observés, le PNSR a choisi de porter le processus d'élaboration des documents de référence afin de garantir leur conformité avec les politiques nationales pour l’amélioration durable des indicateurs de santé maternelle, néonatale et infantile et de la planification familiale. Cette implication institutionnelle ouvre désormais la voie à une utilisation harmonisée de l'approche par les différents partenaires techniques et financiers souhaitant intervenir dans ce domaine. C’est notamment le cas de Marie Stopes International (MSI) qui, aux côtés d'Enabel, s'inscrit déjà dans cette dynamique en s’impliquant dans l’élaboration des documents de référence. L'École des Maris devient ainsi progressivement un bien commun du système de santé congolais. Les prochaines étapesLa clôture de l'atelier de Kisantu marque le début d'une nouvelle étape. Les deux documents élaborés seront d'abord soumis aux dernières validations institutionnelles au Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Une fois approuvés, « ces outils constitueront le cadre de référence pour la formation des futurs facilitateurs, qui auront la responsabilité d'accompagner la mise en œuvre de l'approche selon des standards nationaux harmonisés », a annoncé Dr Moïse Alfred Mbila, cadre à la Division Formation et Supervision au PNSR et responsable technique de ce processus. Après leur validation officielle, le territoire d'Isangi, où l'approche est expérimentée depuis plusieurs mois, constituera le premier site de déploiement à utiliser ces nouveaux référentiels harmonisés. Cette phase permettra de consolider les acquis, d'identifier les bonnes pratiques et de tirer les enseignements nécessaires avant une éventuelle extension à plus grande échelle. Les résultats et leçons issus de cette expérience pilote permettront ainsi d'alimenter la réflexion sur les conditions d'un passage progressif à l'échelle dans d'autres zones d'intervention des projets Santé et Protection Sociale en Santé et Lutte contre les Violences Sexuelles et l'Impunité (SPSS-LVSI) de Enabel, ainsi que dans d'autres programmes soutenus par des partenaires techniques et financiers engagés dans la promotion de la santé familiale. Construire le changement avec les communautésLes transformations les plus durables ne reposent pas uniquement sur les infrastructures ou les équipements médicaux. Elles passent aussi par l'évolution des comportements, des relations entre les femmes et les hommes, et des normes qui influencent les décisions au quotidien. En accompagnant le développement d'une approche nationale fondée sur le dialogue, la responsabilisation des hommes et la participation des communautés, Enabel, aux côtés du Ministère de la Santé publique à travers le PNSR ou encore la Division Provinciale de la Santé de la Tshopo, contribue à créer les conditions d'un changement durable. Car lorsque les hommes deviennent pleinement partenaires de la santé des femmes, des enfants et des adolescents, c'est toute la communauté qui avance.Doudou KAJANGU 


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    DR Congo COD22009

  • De l'absence à l'action : comment la Mauritanie a bâti sa stratégie nationale de santé mentale

    De l'absence à l'action : comment la Mauritanie a bâti sa stratégie nationale de santé mentale


    Aminata KANE | 10/07/2026

    Le 3 juillet 2026, le Ministère de la Santé a validé la première Stratégie nationale intégrée et multisectorielle de santé mentale et de lutte contre les addictions (2026-2030), avec l'appui de l'ensemble des partenaires techniques et financiers. Huit ans après le tout premier diagnostic ayant révélé l'absence totale de la santé mentale dans l'offre de soins primaires, la Mauritanie se dote d'un cadre national pour la prévention, le dépistage précoce, le traitement des affections mentales et la lutte contre les addictions.Le contexte : une absence chiffréeEn 2018, au démarrage du projet AI-PASS, l’Analyse SYLOS — premier état des lieux de l’organisation du système local de santé — dresse un diagnostic sans appel : la santé mentale est absente de l’offre de soins des structures de santé de niveau primaire.Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel et Memisa, AI-PASS vise à contribuer à la couverture santé universelle : permettre à toutes et tous d’accéder à des soins complets et de qualité, sans risque de dépenses catastrophiques appauvrissantes. Combler ce vide supposait d’appuyer l’offre de soins, mais aussi, en parallèle, de renforcer la gouvernance du système de santé.Le chemin parcouru (2018-2026)2018 — Renforcer le management, d’abord. Une équipe managériale expérimentale se met en place autour du médecin-chef de Moughataa (district) : l’équipe cadre de Moughataa (ECM). L’approche sera officiellement adoptée par le Ministère de la Santé en décembre 2021.Novembre 2023 — Apprendre de la Guinée. Durant la phase II d’AI-PASS, Memisa organise un voyage d’étude en Guinée auprès de son partenaire Fraternité Médicale Guinée (FMG), qui avait réussi à intégrer la santé mentale dans l’offre de soins de première ligne. L’équipe mobilisée réunit le Ministère de la Santé (niveaux central et opérationnel), l’APSDN, Enabel et Memisa, avec un objectif : comprendre comment cette intégration a été réalisée ailleurs.La naissance du PNSMLA. Le Programme national de santé mentale et de lutte contre les addictions (PNSMLA) s’installe progressivement au niveau central, entouré d’un groupe technique de partenaires — dont Enabel et Memisa — avec un objectif commun : élaborer une stratégie la plus intégrée possible.Le diagnostic, confié à Enabel et Memisa. Dans la répartition des tâches entre partenaires, l’analyse situationnelle de la santé mentale en Mauritanie est confiée à Enabel et Memisa, dans le cadre d’AI-PASS. Memisa et Enabel Mauritanie mobilisent chacun un expert : le Dr Erick Mukala (PhD), fort d’une grande expérience dans l’intégration des soins de santé mentale en première ligne en RDC, et le Dr Achour Ait Mohand, expert en santé mentale d’Enabel Burundi — appuyés par l’équipe locale d’Enabel, les assistants techniques nationaux Mohamed El Oumrani et Amadou Kane. L’équipe s’intéresse au milieu urbain comme au milieu rural, ainsi qu’aux travaux menés par d’autres partenaires, tels que la Croix-Rouge française et Terre des hommes-Lausanne, dans leurs zones d’intervention respectives.Novembre 2025 — Un socle pour la stratégie. L’analyse situationnelle réalisée par AI-PASS devient le socle sur lequel s’appuie le PNSMLA. Les constats effectués permettent au programme et à ses partenaires d’identifier où il est pertinent d’intervenir.Avril 2026 — Co-animer l’atelier stratégique. À la demande du programme, Enabel et Memisa remobilisent leurs experts pour co-animer l’atelier d’élaboration de la stratégie.3 juillet 2026 — La validation. La stratégie est officiellement validée par le Ministre de la Santé, en présence de l’ensemble des partenaires techniques et financiers mobilisés depuis 2018 autour de ce chantier.Ce résultat a été rendu possible grâce au partage d'expertise entre les équipes d'Enabel en Mauritanie et au Burundi. Une mention spéciale au Dr Ernest Denerville, qui a identifié la zone d'apprentissage, mené la mission en Guinée et facilité l'identification de l'expert recruté par Memisa.Résultats et portéeHuit années de travail collectif — diagnostic, apprentissage entre pairs, renforcement de la gouvernance, co-construction — aboutissent à un document unique : la première stratégie nationale mauritanienne couvrant à la fois la prévention, le dépistage précoce, le traitement des affections mentales et la lutte contre les addictions, avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers autour de la table.FACTEURS DE SUCCÈS1.    Un engagement multi-acteurs soutenu dans la durée, du diagnostic de 2018 à la validation de 2026.2.    Un apprentissage entre pairs à l’échelle régionale : la mission d’étude en Guinée a permis de s’appuyer sur une intégration déjà testée ailleurs.3.    Le partage d’expertise entre les équipes Enabel de deux pays (Mauritanie et Burundi), qui a renforcé la qualité du diagnostic et de l’atelier stratégique.4.    Une approche combinée : appuyer l’offre de soins tout en renforçant, en parallèle, la gouvernance du système de santé.PERSPECTIVESLa stratégie 2026-2030 doit désormais être opérationnalisée : déclinaison en plans d’action, mobilisation des ressources et poursuite de l’appui d’Enabel et de Memisa aux côtés du Ministère de la Santé et du PNSMLA.Une mention spéciale revient au Dr Ernest Denerville, qui a identifié la zone d’apprentissage, mené la mission en Guinée et facilité l’identification de l’expert recruté par Memisa.Bravo à toutes les équipes et partenaires mobilisés !


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    Mauritanië MRT23001

  • Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi

    Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi


    Jean BIRONKWA | 10/07/2026

    Accompagner la transformation numérique du système de santé burundais, renforcer les compétences des professionnels et promouvoir une utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA) partie de l'engagement d'Enabel au Burundi. C'est dans cette dynamique que le Projet d'appui à l'Institut National de Santé Publique (INSP), financé par l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel, a appuyé l'organisation d'un atelier consacré à la santé numérique et à l'intelligence artificielle. Organisée en partenariat avec l'Association Burundaise d'Informatique Médicale (ABIM) et l'Institut National de Santé Publique (INSP), cette rencontre a réuni des enseignants, des chercheurs ainsi que des professionnels issus du ministère de la Santé publique, du ministère en charge du numérique et des facultés de médecine. À travers cet atelier, Enabel a contribué au renforcement des capacités des acteurs du secteur en favorisant une meilleure compréhension des politiques, des stratégies et du cadre réglementaire qui encadrent la santé numérique au Burundi. Les échanges ont également permis d'approfondir les enjeux juridiques, éthiques et techniques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les services de santé. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où le Burundi enregistre des avancées importantes dans la numérisation de son système de santé. Grâce aux efforts conjoints du Gouvernement du Burundi, de l'Union européenne, d'Enabel et d'autres partenaires techniques et financiers, plus de 80 % des hôpitaux publics du pays sont aujourd'hui informatisés dans le cadre du plan national de développement de l'informatique sanitaire. Cette transformation ouvre de nouvelles perspectives pour améliorer la qualité des soins, tout en renforçant les exigences en matière de protection des données de santé, de cybersécurité et de gouvernance des technologies numériques. Le président de l'ABIM, le Dr Franck Nziza, a salué cette initiative comme un espace de dialogue, de partage d'expériences et de renforcement des capacités, permettant aux différents acteurs de construire une vision commune de la santé numérique et de l'intelligence artificielle adaptée au contexte burundais. Le responsable du Projet d'appui à l'INSP chez Enabel, le Dr Révérien Niyongabo, a rappelé que l'innovation technologique doit toujours rester au service des professionnels de santé et des patients. « L'intelligence artificielle et les logiciels médicaux sont des assistants, des outils d'aide à la décision. Rien ne pourra remplacer l'intuition, l'empathie, l'expérience et le jugement clinique d'un médecin ou d'un infirmier burundais au chevet de son patient » , a-t-il souligné. En soutenant ce type d'initiatives, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Burundi dans le développement d'un système de santé moderne, innovant et résilient, où la transformation numérique et l'intelligence artificielle contribuent à améliorer durablement la qualité des soins au bénéfice de toute la population


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    Burundi BDI24001

  • Building partnerships that connect skilled youth to jobs

    Building partnerships that connect skilled youth to jobs


    Mkama MWIJARUBI | 10/07/2026

    A graduation ceremony is usually a celebration of certificates and academic achievement. At the Vocational Education and Training Authority (VETA) Kasulu Centre in Tanzania's Kigoma Region, however, the audience told a different story. Alongside proud parents and government leaders sat employers from local industries, ready not only to applaud graduates but also to recruit them. It was an uncommon but encouraging sight—a clear sign that collaboration between training institutions, government and the private sector is transforming how young people transition from learning to work. The event showcased the results of the Wezesha Binti Project, implemented by Enabel and funded by the Belgian Ministry of Foreign Affairs. Beyond celebrating project achievements, it demonstrated how sustained partnerships can address one of the biggest challenges facing youth employment programmes: ensuring that training leads to real opportunities. Turning skills into jobs Across Africa, many young people complete vocational training only to discover that employers are looking for different skills, while businesses struggle to find qualified workers. This mismatch between training and labour market needs remains one of the key drivers of youth unemployment, particularly for young women who often face additional social and economic barriers.   Rather than treating vocational training as a standalone intervention, the Wezesha Binti Project invests in building relationships among local government authorities, vocational training providers and employers. Together, they identified occupations with growing demand, created opportunities for workplace learning, and ensured that employers became active partners in preparing young people for employment. "Our role has been to bring everyone around the same table," explains Christine Rwankote, Project Manager for Wezesha Binti. "We have worked with private companies to create industrial attachment opportunities, while engaging government and employers to support internships and employment pathways for graduates." A region of growing opportunity Kigoma is rapidly emerging as an economic gateway in western Tanzania. Its strategic location bordering Burundi and the Democratic Republic of the Congo, and the ongoing Standard Gauge Railway project, is creating new opportunities in transport, logistics, construction and manufacturing. The region hosts more than 1,100 industries, most of them micro and small enterprises, alongside a growing number of medium-sized businesses. These developments are increasing demand for skilled workers who are ready to contribute. Recognising this opportunity, the Enabel, through the Wezesha Binti project, works to align vocational training with local labour market needs. Young people received technical training alongside work readiness and life skills that employers consistently identify as essential, including communication, teamwork, and professionalism and problem-solving. Dreams realised through partnership For graduates like Renatha Augustino, the programme has opened doors that once seemed impossible. After completing lower secondary school, financial circumstances prevented her from continuing her education. While she earned an income by styling hair, her real passion was motor vehicle mechanics—a career choice many people questioned because she was a young woman. Today, Renatha proudly holds skills in both professions. "I now have two professions," she says with a smile. "I can style hair, repair vehicles and even drive them. The confidence I have gained is something I never imagined." Her classmate Jackline Paschal shares a similar story. After leaving school following pregnancy, she supported herself through tailoring while apprenticing at a local garage whenever time allowed. Formal vocational training gave her the technical skills and nationally recognised qualifications needed to pursue her ambition with confidence.   Their stories illustrate how opportunity expands when training is matched with employer engagement and practical workplace experience. Employers become partners The graduation ceremony reflected just how far these partnerships have developed. This was evident not only in the participation of employers but also in the results achieved through the collaboration. The numbers behind the collaboration are equally encouraging. In June 2026, 104 trainees—75 women and 29 men—graduated from VETA Kasulu after completing six months of training in motor vehicle mechanics, electrical installation, plumbing, and batik and soap making. The project also supported 32 employees from Kasulu Sugar Company to obtain nationally recognised RPL certification, strengthening both individual career prospects and company productivity. As one of the project's industry partners, Kasulu Sugar celebrated not only the graduation of trainees but also the certification of its employee’s success of employees who completed the Recognition of Prior Learning (RPL) programme, receiving nationally recognised certification as plant operators. The company also announced that it would retain all five motor vehicle mechanics trainees who had completed industrial attachment at the company, together with two plumbing graduates. "We are proud to be part of this collaboration," said the company's Human Resources Manager. "Our employees gained formal certification while we provided trainees with practical workplace experience. Both the company and the learners have benefited." Government leaders also pledged continued support. Speaking during the ceremony, the Kasulu District Commissioner committed to prioritising skilled youth entrepreneur groups for district economic empowerment loans, recognising that access to finance is another important step towards sustainable livelihoods. The project also facilitated pathways for 50 graduates to access employment opportunities for graduates linked to the Standard Gauge Railway project, while previous internship partnerships with Upendo Honey have already resulted in graduates securing permanent positions after demonstrating strong workplace performance. Lessons for youth employment programmes By engaging employers during programme design, aligning training with labour market demand, investing in workplace learning and maintaining strong collaboration with government and training institutions, young people are far more likely to make a successful transition into employment or entrepreneurship. The graduation at VETA Kasulu was therefore more than an end-of-course celebration. It demonstrated how collaboration between government, vocational training institutions and employers can help young people move more quickly from training into employment or entrepreneurship. As Kigoma's economy continues to grow, strengthening these partnerships will remain essential in ensuring that more young people acquire the skills, experience and opportunities needed to build sustainable livelihoods.  ends 


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    Tanzania TZA22003

  • From Kigoma to the Nation: Enabel's Teacher Training Initiative Set to Benefit Thousands of Educators and Learners across Tanzania

    From Kigoma to the Nation: Enabel's Teacher Training Initiative Set to Benefit Thousands of Educators and Learners across Tanzania


    Mkama MWIJARUBI | 10/07/2026

     When Rozalia Alfred Mtawala from Mkongoro Secondary School in Kigoma logged onto Tanzania's online teacher learning platform, MEWAKA, she gained access to training materials that would soon reach far beyond her classroom. More importantly, she became part of a chain of change that is reshaping how teaching happens across the country. "Now that I have learned and joined the MEWAKA platform, I can continue updating myself and I will definitely share this opportunity with teachers who have not been able to access the training," she says. Rozalia is among more than 500 teachers from 25 secondary schools in Kigoma Region who have benefited from pedagogical training supported by Enabel Tanzania through the Wezesha Binti Project. What distinguishes this initiative from typical one-off training programs is its design for scale and sustainability. The lessons learned in Kigoma are now embedded in a national system that is fundamentally changing how teachers teach across Tanzania. How Change Spreads Through a System Kigoma has long faced educational challenges that reflect broader systemic issues in the region. A shortage of teachers, limited capacity in teaching methodologies, English language skills, and ICT proficiency have contributed to low performance in national examinations. The shortage of computers, electricity, and internet connectivity has further limited access to modern teaching resources. For girls, these barriers are compounded by social and cultural factors that disrupt their education. In some areas, one out of every three students who begin lower secondary education does not complete it. The Enabel addressed these challenges by investing in teacher capacity building, but with a critical difference: the training was designed to be shared. Teachers learned practical, learner-centered teaching approaches that could be adapted to their contexts and passed on to colleagues. This created the conditions for systemic change rather than isolated improvement. When teachers like Datius Rwehumbiza and Elifuraha Singo completed the training, they didn't simply apply new methods in their own classrooms. They became advocates for change within their schools and networks. "I believe the methods we learned will be a catalyst for solving the teaching challenges we have in schools," says Elifuraha. "Many teachers still use teacher-centered methods. This training has enabled us to understand how to use learner-centered approaches effectively." This is how systemic change begins: through teachers who experience better methods and actively share them with colleagues. From Regional Initiative to National Infrastructure The real multiplication of impact came through institutional partnership. Enabel Tanzania collaborated with the Tanzania Institute of Education (TIE) and the School of Education Development at the University of Dar es Salaam to formalize and scale the training modules. The pedagogical approaches developed and tested in Kigoma were documented, refined, and integrated into TIE's online library. This transformation from a regional project to a national resource marks a critical shift. Teachers across Tanzania now have access to the same high-quality training materials that were piloted in Kigoma, accessible through MEWAKA. "This collaboration is evidence of the joint efforts by TIE, the University of Dar es Salaam, and Enabel to contribute to improving the quality of education in Tanzania," says Angela Kabatabaro, Deputy Director General of TIE. The infrastructure for access has been carefully designed to reach teachers where they are. Through a partnership with Airtel, teachers can access the platform and browse learning materials without consuming mobile data via a zero-rating package. This removes a significant barrier for educators in resource-constrained areas. Systemic Change Accelerated by Curriculum Reform The timing of this initiative aligns with a critical moment in Tanzania's education system. The launch of the new 2025 curriculum represents a formal shift away from traditional lecture-based teaching toward learner-centered approaches that emphasize active participation and critical thinking. The modules developed through the Wezesha Binti Project directly support this transition. They cover Life Skills and Health Education for Adolescents, Gender-Responsive Pedagogy, Environmental and Climate Change Education, and learner-centered methodologies. Rather than teachers struggling to implement a new curriculum without guidance, they now have access to proven approaches and practical strategies. Datius Rwehumbiza describes the platform's value: "I will use MEWAKA to continue updating my knowledge. It is a useful platform for a serious teacher to refresh skills and get new ideas that improve classroom delivery." The convergence of teacher training, institutional infrastructure, and curriculum reform creates the conditions for systemic change. Teachers are not being asked to change in isolation; they are being equipped with tools, resources, and peer networks that make the change sustainable.Extending Change beyond the Classroom The project's impact extends beyond teachers. For the first time, more than 70 non-teaching staff, including school nurses, counselors, and security personnel, participated in training on values education and life skills. This whole-school approach recognizes that systemic change requires all school staff to understand and support learner-centered practices. These staff members play a critical role in student wellbeing and are often the first to identify vulnerable learners who need support. By including them in the training, the project ensures that the shift toward learner-centered approaches is embedded across the entire school system.    A Model for Scaling Educational Change What began as an intervention to improve education outcomes in Kigoma has evolved into a model for how systemic change can be achieved in education systems. The key elements are clear: invest in teacher capacity building, design for sharing and peer- learning, formalize successful approaches through institutional partnerships, align with broader system reforms, and remove barriers to access.By supporting the development of professional learning modules and making them freely accessible through TIE's online library, Enabel and its partners have created infrastructure for change that extends far beyond the initial 25 schools in Kigoma. The lessons learned in one region are now shaping how thousands of teachers teach across Tanzania, with the potential to reach millions of learners. The ripple effect of this initiative will continue to expand as more teachers access the platform, adapt the methods to their contexts, and share them with colleagues. This is how systemic change takes hold: not through mandates, but through teachers equipped with better tools, supported by institutional infrastructure, and connected to a network of peers doing the same work. ends


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    Tanzania TZA22003

  • Les chambres froides hybrides, une innovation qui transforme durablement la filière pomme de terre en Guinée.

    Les chambres froides hybrides, une innovation qui transforme durablement la filière pomme de terre en Guinée.


    Soua Koly BILIVOGUI | 09/07/2026

    Grâce à des chambres froides hybrides fonctionnant à 98 % à l’énergie solaire et seulement 2 % au thermique, les producteurs disposent d’une solution fiable de stockage, même dans les zones isolées sans accès au réseau électrique. Cette technologie permet de réduire les pertes post-récolte, de garantir la disponibilité des semences et des pommes de terre toute l’année, d’augmenter les revenus des producteurs et de stabiliser les prix sur les marchés. Une réussite portée par les communautés elles-mêmes, qui témoigne du potentiel d’un modèle durable, rentable et réplicable


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    Guinee GIN23007

  • Au cœur des défis du cacao ivoirien : résilience et diversification chez Scoopanab

    Au cœur des défis du cacao ivoirien : résilience et diversification chez Scoopanab


    Samuel POOS | 09/07/2026

    Basée dans la région de Bangolo, la coopérative Scoopanab compte aujourd'hui plus de 4 000 membres. Entre la fluctuation des cours mondiaux, les nouvelles exigences européennes de traçabilité et les défis de la gestion quotidienne, la coopérative doit faire preuve d'une grande agilité. Entretien avec Olivier Soro Gnenema, son Président du Conseil d'Administration (PCA), sur la stratégie d'une structure en pleine mutation.La filière a connu des fluctuations extrêmes entre 2025 et 2026, avec un prix bord champ chutant drastiquement à 1 200 FCFA après avoir atteint 2 800 FCFA. Comment votre coopérative a-t-elle géré la trésorerie et le stock de ses membres pendant cette période de forte incertitude ? Notre stratégie a toujours été d’anticiper et de diversifier nos partenaires commerciaux. Lors des crises, les grands acheteurs gèlent parfois leurs achats en attendant que les prix baissent. C'est pourquoi nous avons fait le choix de travailler également avec de petits clients et des coopératives exportatrices moins connues. Contrairement aux grands groupes, ils ne nous préfinancent pas, mais ils ont un besoin constant d'honorer leurs contrats et sont toujours prêts à acheter notre production. De plus, nous avons bâti une relation de confiance solide avec nos producteurs. Lors des périodes difficiles, nous fonctionnons avec un système d'avance : nous payons une partie du cacao à la livraison, et nous réglons le solde dès que le client nous a payés. Cela nous a permis d'écouler nos stocks là où d'autres coopératives étaient bloquées. Le différentiel de prix avec les pays voisins n'a-t-il pas poussé certains producteurs à vendre ailleurs ? Le risque existe surtout via les pisteurs, ces intermédiaires informels entre producteurs et coopératives, plus enclins à profiter des écarts de prix transfrontaliers. Le producteur ivoirien recherche moins un prix élevé que le respect du prix annoncé. Pour sécuriser ses approvisionnements, la coopérative s'appuie sur un réseau de collecteurs suivis de près par un agent qui effectue des tournées régulières — moins pour exercer une pression que pour rendre visible le contrôle et dissuader les écarts entre le stock déclaré et le stock réel. La mise en œuvre de la norme ARS1000 et les exigences européennes (RDUE) imposent une traçabilité rigoureuse, ce qui représente un coût opérationnel important. Quelle est la charge de travail et le coût financier réel pour la coopérative, et comment financez-vous cet investissement de conformité ? C'est une situation très compliquée et ces exigences nous sont imposées. Sur le plan financier, la mise en conformité est extrêmement lourde. Pour certifier nos 4 000 membres, nous devons investir plus de 25 millions de francs CFA. Le problème fondamental est que nous ne bénéficions d'aucun financement pour cela. Nous sommes donc contraints de puiser dans les fonds destinés aux projets sociaux : l'argent qui devait servir à construire une école ou un forage sert aujourd'hui à financer la traçabilité. À court terme, nous ne voyons pas le retour sur investissement. L'une des craintes majeures de la nouvelle réglementation est l'exclusion des petits producteurs n'ayant pas de titres fonciers ou de moyens numériques. Quelle stratégie avez-vous mise en place pour éviter que vos membres les plus vulnérables ne soient exclus de la chaîne de valeur à cause de ces nouvelles exigences ? C'est l'un des points les plus délicats. Une partie des meilleurs producteurs de la zone n'a jamais utilisé de carte bancaire ni de distributeur automatique, et peine même à retenir un code de sécurité de téléphone. Beaucoup refusent que leur argent reste sur une carte. En pratique, la coopérative recharge la carte du producteur pour assurer la traçabilité du paiement, puis procède immédiatement au retrait pour lui remettre l'intégralité en espèces, parfois via des « box » de retrait d'argent installées à proximité des sites de collecte. Cette double manipulation ne risque-t-elle pas de pousser certains producteurs vers les pisteurs ?Oui, c'est une tension réelle : certains producteurs préfèrent livrer à un pisteur qui les paie directement en espèces plutôt que de se plier à ce circuit. Le niveau de maîtrise du numérique reste trop bas, y compris chez les collecteurs eux-mêmes - une séance de sensibilisation organisée avec une banque locale a révélé une méconnaissance complète, par exemple, du principe de date de valeur, certains producteurs s'étonnant de voir des frais prélevés après un retrait jugé trop précoce. La coopérative mise sur davantage de formation et prévoit d'équiper progressivement chaque site de bornes de retrait à proximité des producteurs. Combien de temps prend une opération de paiement dans ces conditions ? Cela dépend du montant. En dessous de 1 à 2 millions de francs CFA, le paiement direct reste possible. Au-delà, la coopérative limite volontairement les espèces en caisse à 5 millions de francs (pour des raisons de sécurité face au risque de braquage) et doit emmener le producteur jusqu'à la banque la plus proche, parfois à 30 kilomètres, pour effectuer l'opération. Selon les cas, cela peut prendre entre une heure et une journée entière. Vous commercialisez déjà de l'anacarde (noix de cajou) et envisagez le café. Pourquoi cette diversification ? Près de 900 tonnes d'anacarde ont déjà été commercialisées l'an dernier, et le café est la prochaine étape envisagée, de manière progressive. La logique est avant tout une logique d'assurance : une mauvaise campagne de cacao, fréquente l'année suivant une forte production, peut être compensée par les autres cultures. L'anacarde, en particulier, valorise des sols devenus moins fertiles pour le cacao. Les producteurs cultivent par ailleurs systématiquement des cultures vivrières, notamment le manioc, mais souffrent d'un manque de débouchés ; un projet de transformation locale (à l'image de l'attiéké) doit permettre de leur garantir un prix d'achat plus rémunérateur. Justement, en matière de valorisation, comment évolue votre politique de certification et de transformation locale ? Les marges actuelles sur le cacao brut sont trop faibles. Nous visons la première transformation (poudre, pâte et masse de cacao) pour créer de la valeur ajoutée et vendre directement à de petits chocolatiers premium. Parallèlement, nous comptons valoriser les déchets de cacao via une bio-fabrique pour produire nos propres engrais et répulsifs biologiques, ce qui réduira nos coûts et protègera l'environnement. Bien que le gros de notre volume soit sous Rainforest Alliance (RA), nous privilégions de plus en plus Fairtrade. RA est devenu très coûteux à mettre en place et très contraignant avec ses audits incessants. Le système Fairtrade est plus souple et offre une prime très élevée, même si son marché est malheureusement très fermé. Enfin, nous avons entamé un processus de certification biologique avec un groupe pilote de 150 producteurs. En quoi le coaching en gestion financière du TDC vous est-il utile ? Avant cet accompagnement, la coopérative avait pour habitude de présenter ses chiffres de façon peu détaillée, voire de minimiser certaines informations. Le coaching a permis de mieux lire et présenter les états financiers, jusqu'à convaincre un bailleur d'accorder un prêt après l'envoi d'un auditeur depuis le Sénégal pour vérification. Nous en tirons une leçon claire : la transparence et la qualité de présentation des comptes ont davantage joué en sa faveur que la dissimulation, qui n'apportait selon elle aucun bénéfice réel. La coopérative est en plein développement, votre équipe est passée de 16 à 38 employés. Quels défis de gouvernance interne cette croissance entraîne-t-elle ?Le plus grand défi est la gestion de la trésorerie et le contrôle des flux. Dans le cacao, tout tourne autour des volumes et de l'argent liquide. Nous sommes actuellement à la recherche d'un logiciel de gestion intégré pour relier les pesées du magasinier directement à la comptabilité. Sans cela, les petits écarts s'accumulent : une année, nous avons constaté une perte inexpliquée de 54 tonnes sur l'ensemble de la campagne. Heureusement, le coaching du TDC nous a aidé à assainir et maîtriser nos données financières, ce qui nous a permis de décrocher un financement pour acheter des camions et construire un nouvel entrepôt centralisé. Comment intégrez-vous davantage de femmes dans l'organisation ?Le constat est nuancé : sur la vingtaine de postes créés, trois sont occupés par des femmes (deux formatrices et une caissière). Le frein principal n'est pas tant le manque de compétences disponibles localement que les contraintes familiales : plusieurs candidates recrutées pour des postes à responsabilité ont finalement renoncé, leur mari refusant qu'elles s'installent loin du foyer ou qu'elles travaillent les horaires irréguliers qu'impose la pleine campagne (déchargement tardif des camions notamment). Les femmes non mariées, en revanche, ne rencontrent pas ce type de difficulté. Quelles pistes envisagez-vous ? Dans notre coopérative, nous souhaitons intégrer davantage de femmes via des postes de stagiaires pour leur permettre de prendre confiance avant d'évoluer vers des responsabilités, et adapter les horaires de travail pendant les périodes de forte activité. Une autre piste évoquée est celle de la sensibilisation des maris eux-mêmes, par exemple via des dispositifs de théâtre-forum, pour faire valoir les bénéfices, y compris financiers, du travail des femmes pour le foyer. La question du genre pourrait aussi s'intégrer dans le plan de succession de la coopérative, en construisant des binômes de postes clés. La souveraineté numérique des données de géolocalisation est souvent un enjeu. Qui contrôle les données de traçabilité collectées sur le terrain ? Officiellement, la coopérative dispose des compétences pour gérer elle-même ces données, mais chaque exportateur impose sa propre application (Farmforce et d'autres solutions concurrentes se sont succédé). Une fois la cartographie des parcelles synchronisée, les données sont transmises à l'exportateur ; la coopérative en conserve une copie de son côté, mais ne peut jamais imposer son propre système aux exportateurs. Ce changement permanent d'application pose-t-il problème ? Beaucoup. Chaque migration oblige à refaire le travail de cartographie sur le terrain, ce qui finit par lasser les producteurs. Une tentative de financement d'un système propre à la coopérative, porté par un partenaire sur quatre ans, a finalement été abandonnée : le coût de mise à jour proposé par le prestataire (environ 4 francs CFA par kilo traité, soit près de 6 millions de francs par an pour environ 5 000 tonnes) dépassait largement la subvention initiale de 19 millions de francs face à un projet finalement chiffré à près de 30 millions. La coopérative a aussi jugé qu'un système propre à une seule coopérative ne serait de toute façon pas accepté par des exportateurs travaillant avec plusieurs structures. Pour Scoopanab, les défis actuels ne sont pas seulement des contraintes : ils sont aussi l'occasion de construire une coopérative plus solide, plus inclusive et mieux préparée aux transformations de la filière cacao. Propos recueillis par Samuel Poos le 16 juin 2026.


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    België BEL22010

  • Données sanitaires : Enabel accompagne le Burkina Faso dans la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique du SNIS 2026-2030

    Données sanitaires : Enabel accompagne le Burkina Faso dans la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique du SNIS 2026-2030


    Geoffroy ZONGO | 08/07/2026

    Ouagadougou, le 3 juillet 2026 – Disposer de données sanitaires fiables, sécurisées et accessibles constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour améliorer la performance des systèmes de santé. C'est dans cette dynamique que le ministère de la Santé, à travers la Direction des statistiques sectorielles et de l'évaluation (DSSE), a organisé la première session 2026 du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires (CQSDS), couplée à un atelier de dissémination du Plan stratégique du Système national d'information sanitaire (PS-SNIS) 2026-2030. Cette rencontre a bénéficié de l'appui financier d'Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, à travers le Programme Accès et Redevabilité en DSSR – Afrique de l'Ouest (PARD-AO). Réunissant plus de 80 représentants du ministère de la Santé, des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations spécialisées, cette rencontre a constitué une étape importante pour lancer la mise en œuvre du nouveau plan stratégique et mobiliser l'ensemble des acteurs autour d'une vision commune : faire des données un véritable levier de décision et d'amélioration des politiques publiques de santé. Le PS-SNIS 2026-2030 fixe les orientations qui guideront le renforcement du système national d'information sanitaire au cours des cinq prochaines années. Il met l'accent sur l'amélioration de la qualité et de la sécurité des données, le développement de systèmes interopérables, l'accélération de la transformation numérique ainsi que l'utilisation accrue des données probantes pour éclairer les décisions stratégiques. Présidant la cérémonie d'ouverture, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebeogo, a souligné que la qualité des données constitue un pilier essentiel d'un système de santé performant. Il a invité l'ensemble des parties prenantes à s'approprier le nouveau plan stratégique et à renforcer la coordination des interventions au service des priorités nationales. Les travaux ont également permis d'examiner les défis liés à la qualité, à la sécurité et à l'utilisation des données sanitaires, tout en identifiant des pistes de renforcement du rôle du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires pour assurer un suivi efficace de la mise en œuvre du PS-SNIS. Au nom d'Enabel, Célestin COMPAORÉ, Project Manager du programme régional PARD-AO et représentant des partenaires techniques et financiers du Système national d'information sanitaire (SNIS), a réaffirmé l'engagement des  partenaires techniques et financiers du SNIS  à accompagner le Burkina Faso dans la modernisation de son système d'information sanitaire. « Des données de qualité sont indispensables pour prendre des décisions éclairées, mieux orienter les investissements et améliorer durablement les services de santé au bénéfice des populations. » À travers le Programme Accès et Redevabilité en DSSR – Afrique de l'Ouest (PARD-AO), Enabel accompagne les pays partenaires dans le renforcement de la gouvernance des données sanitaires. En soutenant des systèmes d'information plus performants, sécurisés et interopérables, le programme contribue à une prise de décision fondée sur des données probantes et au renforcement durable des systèmes de santé en Afrique de l'Ouest. Cette initiative illustre l'engagement conjoint du gouvernement burkinabè et de ses partenaires à faire des données de qualité un moteur de performance, de transparence et d'amélioration continue des services de santé au bénéfice des populations.


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    Burkina Faso BFA24001

  • À Koupéla, Enabel fait le pari de l'innovation et de la recherche pour renforcer la résilience climatique au Sahel

    À Koupéla, Enabel fait le pari de l'innovation et de la recherche pour renforcer la résilience climatique au Sahel


    Wendpouiré Julien NANA | 08/07/2026

    Le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) d'Enabel a organisé, les 23 et 24 juin 2026 à Koupéla, un atelier de restitution des résultats de la Plateforme d'innovation (PI) de Koupéla et des travaux de recherche menés par des étudiants de Master 2 et de doctorat bénéficiaires du programme Climat. Réunissant Enabel, chercheurs, organisations de la société civile, services techniques de l'État, collectivités territoriales, partenaires de mise en œuvre et les étudiants boursiers, cette rencontre visait à partager les innovations développées sur le terrain, à valoriser les résultats de la recherche scientifique et à identifier les meilleures stratégies pour renforcer leur diffusion au profit des communautés sahéliennes confrontées aux effets des changements climatiques. Une réponse aux défis climatiques du SahelLa région du Sahel demeure l'une des plus exposées aux effets des changements climatiques. La baisse de la fertilité des sols, la dégradation des terres, la raréfaction des ressources en eau et l'irrégularité des précipitations fragilisent les systèmes de production agricole et les moyens d'existence des populations.Pour répondre à ces défis, Enabel met en œuvre le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS), dont l'ambition est de renforcer la résilience des communautés en favorisant l'accès à des pratiques agroécologiques innovantes et à des solutions durables de gestion des ressources naturelles. Dans cette dynamique, le PTCS Burkina Faso et le PTCS régional ont accompagné la création de trois plateformes d'innovation et de trois centres d'innovation agroécologiques implantés à Koupéla, Méguet et Boulsa, afin de rapprocher la recherche scientifique des réalités du terrain. Les plateformes d'innovation, des laboratoires à ciel ouvertContrairement aux approches classiques où les innovations sont conçues en laboratoire avant d'être transférées aux producteurs, les plateformes d'innovation reposent sur un principe de co-création. Chercheurs, producteurs, services techniques, collectivités territoriales et organisations de la société civile travaillent ensemble pour identifier les contraintes rencontrées sur le terrain, expérimenter différentes solutions et retenir celles qui répondent le mieux aux réalités locales.Au Burkina Faso, cette dynamique est portée par l'Association Beo-Neeré Agroécologie (ABNA) partenaire d'Enabel chargé de l'animation des plateformes et de la pérennisation des actions engagées. Selon Sienou Ousséni, coordonnateur général adjoint de l'ABNA, cette démarche participative facilite considérablement l'appropriation des innovations : « Les solutions ont été conçues avec les producteurs. Notre rôle a consisté à les améliorer grâce à l'expertise technique et scientifique. Cette co-création facilite naturellement leur adoption. » Les plateformes disposent aujourd'hui de sites d'expérimentation aménagés, comprenant des parcelles agroécologiques de plusieurs hectares, des forages et des dispositifs de stockage d'eau destinés à tester les différentes innovations dans des conditions proches de celles rencontrées par les producteurs. Plus de 800 producteurs déjà touchésLes premiers résultats du projet témoignent déjà de l'intérêt suscité par cette approche. Grâce aux démonstrations organisées sur les centres d'innovation, plus de 800 producteurs issus d'une soixantaine de villages ont été sensibilisés aux pratiques agroécologiques développées dans le cadre du PTCS. Des producteurs relais ont également été identifiés afin d'assurer la diffusion des innovations au sein de leurs communautés et d'amplifier leur adoption. Pour les responsables de l'ABNA, ces résultats montrent que les communautés s'approprient progressivement les pratiques proposées, notamment parce qu'elles répondent directement aux contraintes qu'elles rencontrent dans leurs exploitations agricoles.Quand la recherche scientifique sort des laboratoiresL'une des particularités du PTCS est d'avoir associé étroitement les universités à cette dynamique d'innovation. Enabel a ainsi financé six bourses d'études, dont trois en doctorat et trois en Master 2, afin de permettre à de jeunes chercheurs burkinabè de produire des connaissances scientifiques directement utiles aux communautés rurales. Les travaux sont conduits au sein même des centres d'innovation agroécologiques, où les chercheurs expérimentent leurs solutions dans des conditions réelles de production. Les recherches portent notamment sur la restauration de la fertilité des sols et au traitement biologique des cultures, grâce au Faidherbia albida ; les alternatives naturelles contre les maladies fongiques du soja ; les solutions durables d’imperméabilisation des bassins de collecte des eaux de ruissellement ; les effets des biofertilisants sur les cultures maraîchères ; les composts enrichis destinés à améliorer durablement les sols ; l’évaluation de variétés de maïs adaptées aux conditions agroclimatiques locales. Des jeunes chercheurs au service des communautésAu-delà de leur portée scientifique, les travaux présentés lors de l'atelier répondent à des préoccupations concrètes des producteurs confrontés aux effets des changements climatiques. Doctorant à l'Université Joseph KI-ZERBO, Boubacar Sinaré a présenté une recherche consacrée à l'utilisation de composts enrichis à la Litière Forestière Fermentée (LiFoFer)  pour améliorer la productivité du niébé et restaurer la fertilité des sols. Ses résultats montrent que les composts enrichis améliorent non seulement les rendements, mais contribuent également à redonner vie aux sols dégradés. Pour le jeune chercheur, ces résultats ouvrent également des perspectives économiques. « Cette innovation peut contribuer à restaurer les terres dégradées, améliorer les revenus des producteurs et favoriser l'émergence d'activités locales de production et de commercialisation de composts enrichis à la Litière Forestière Fermentée (LiFoFer) », explique-t-il.De son côté, Minata Sanou, doctorante à l'Université Joseph KI-ZERBO, s'est intéressée au rôle de Faidherbia albida dans les systèmes agroforestiers. Ses recherches mettent en évidence les nombreux bénéfices de cette espèce, aussi bien pour la fertilité des sols que pour l'alimentation du bétail, les usages médicinaux, les revenus des ménages et la préservation des écosystèmes. Elle alerte toutefois sur la faible régénération naturelle de l'espèce et plaide pour son intégration accrue dans les systèmes de production afin de renforcer durablement la résilience des exploitations agricoles.Les chercheurs ont insisté sur le fait que ces travaux n'ont pas vocation à rester dans les laboratoires. Ils constituent des solutions directement mobilisables par les producteurs, les organisations de développement et les services techniques pour accompagner la transition vers une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques.Faire vivre les innovations au-delà du projetPour Inoussa Sankara, Chef de projet du PTCS volet Burkina, la réussite du programme ne se mesure pas uniquement aux résultats obtenus pendant sa mise en œuvre, mais surtout à la capacité des acteurs locaux à poursuivre cette dynamique après le retrait du projet.Il souligne que les plateformes d'innovation ont été conçues dès l'origine comme des mécanismes durables, portés par des organisations locales capables d'assurer la continuité des expérimentations, de diffuser les connaissances acquises et d'accompagner les producteurs dans l'adoption des innovations. Le soutien accordé aux étudiants répond à la même logique : rapprocher durablement la recherche scientifique des besoins exprimés sur le terrain afin que les solutions développées soient à la fois scientifiquement éprouvées et facilement applicables par les communautés. Capitaliser aujourd'hui pour mieux diffuser demainAu-delà du partage des résultats, l’atelier a permis aux participants d’échanger sur les enseignements tirés des plateformes d’innovation, d’identifier les innovations présentant le plus fort potentiel de diffusion et de formuler des recommandations pour renforcer leur mise à l’échelle. Les échanges ont notamment porté sur la production de fiches techniques de capitalisation, le renforcement des producteurs relais, la poursuite des collaborations entre chercheurs et organisations de développement ainsi que la valorisation scientifique des travaux réalisés. En rapprochant les chercheurs, les producteurs, les organisations de la société civile et les institutions publiques, le Portefeuille Thématique Climat Sahel démontre que la lutte contre les changements climatiques passe autant par la production de connaissances que par leur appropriation sur le terrain. À travers cette démarche, Enabel contribue à faire émerger des solutions agroécologiques durables, adaptées aux réalités du Sahel et capables d’améliorer durablement les conditions de vie des communautés rurales.


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    Burkina Faso BFA21001

  • En Mauritanie : le Comité technique d'évaluation des dossiers d'AMM renforce ses compétences

    En Mauritanie : le Comité technique d'évaluation des dossiers d'AMM renforce ses compétences


    Aminata KANE | 07/07/2026

    Nouakchott, juillet 2026 — Garantir aux populations mauritaniennes l'accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité : c'est l'objectif que poursuit, depuis 2021, le projet AI PASS, mis en œuvre par Enabel et financé par l'Union européenne, aux côtés du ministère de la Santé.Une formation pour consolider un maillon clé du système pharmaceutiqueAvant qu'un médicament ne puisse être commercialisé, distribué ou même cédé gratuitement sur le territoire national, il doit obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), délivrée par le ministère de la Santé après avis de la Commission nationale d'enregistrement des médicaments. Cette autorisation repose sur un examen rigoureux des dossiers, confié à un Comité technique d'évaluation.C'est précisément pour renforcer les compétences de ce Comité que le projet AI PASS organise régulièrement des sessions de formation et d'évaluation. La plus récente s'est tenue du 25 juin au 11 juillet 2026, à l'hôtel La Medina de Nouakchott, réunissant une trentaine de pharmaciens et techniciens membres du Comité.Le format CTD au cœur de la formationCette session a porté sur l'évaluation des dossiers selon le format CTD (Common Technical Document), norme internationale que la Mauritanie a adoptée fin 2019 pour harmoniser ses procédures d'enregistrement des médicaments avec les standards internationaux.La formation a été animée par Dr Nati Safiatou Traoré, experte de QUAMED, association belge à but non lucratif, accréditée ISO 9001:2015 et fondée en 2010, dont la mission est de promouvoir l'accès universel à des produits médicaux de qualité.Des résultats concrets pour la disponibilité des médicamentsAu-delà du renforcement des compétences individuelles, ces sessions d'évaluation portent leurs fruits à l'échelle du système : elles ont contribué à augmenter le nombre de médicaments enregistrés en Mauritanie, améliorant ainsi leur disponibilité sur le marché national.Cette activité illustre l'engagement continu du projet AI PASS à renforcer le système d'approvisionnement pharmaceutique mauritanien, pour une meilleure garantie de la qualité, de l'efficacité et de la sécurité des médicaments mis à la disposition de la population.Le projet AI PASS est mis en œuvre par Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, avec le soutien financier de l'Union européenne, en appui au ministère de la Santé de Mauritanie.


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    Mauritanië MRT23001

  • First Policy Dialogue on Active Labour Market Policies Convenes in Amman

    First Policy Dialogue on Active Labour Market Policies Convenes in Amman


    Yara ABDALLAH | 07/07/2026

    Under the patronage of the Ministry of Labour, Enabel—the Belgian agency for international cooperation—convened the first policy dialogue in a series on Active Labour Market Policies, bringing together key stakeholders to rethink employability in the face of growing economic uncertainty. Held under the European Union-funded Employment and Livelihood Programme (ELP), the dialogue—titled “Employability in an Age of Shocks”—aimed to reassess what “employability” means in a context shaped by economic volatility, regional instability, and increasingly non-linear labour market pathways.Attended by the Minister of Transportation, acting Minister of Labour, H.E Dr. Nidal al Katameen, and H.E. Dr. Abdulhaleem Doghan, Secretary-General of the Ministry of Labour, the event opened with remarks by H.E. Mr. Pierre-Christophe Chatzisavas, Ambassador of the European Union to Jordan; H.E. Mr. Serge Dickschen, Ambassador of the Kingdom of Belgium to Jordan; and Ms. Heidi De Pauw, Country Director of Enabel in Jordan and Palestine. Speakers underscored the need for more adaptive, forward-looking approaches to skills development and employment policies. H.E Mr. Chatzisavas said that “The European Union has placed skills in a life-long learning perspective and employability at the centre of its policy agenda, both internally and in its cooperation with partner countries such as Jordan. In a labour market facing growing pressure from regional instability, recurring economic shocks, and deep structural changes, training systems should equip young people with transferable skills, adaptability and the confidence to continue learning throughout their lives.”Meanwhile, H.E Mr. Dickschen, added: “We’re proud that Belgium, through its development agency Enabel, and in close collaboration with our Jordanian partners, contributes in a meaningful way to the employability of Jordanians and Syrian refugees. Enabel’s rich experience in vocational training must help closing the gap between education and skills on the one hand and the demands of the labour market on the other hand.”“Today’s labour markets no longer follow predictable paths. If we want to support young people effectively, we must shift from preparing them for a single job to equipping them with the skills, resilience, and adaptability needed to navigate constant change,” said Ms. Heidi de Pauw, Country Director of Enabel in Jordan and Palestine.A central highlight of the dialogue was the strategic panel discussion “What Does ‘Job-Ready’ Mean When the Economy Is Not Stable?” Which explored how instability is reshaping employer expectations and challenging traditional education-to-employment models. Discussions highlighted a persistent mismatch between linear policy assumptions and a labour market increasingly defined by frequent transitions, short-term roles, and shifting career paths.Participants engaged in parallel breakout sessions under the theme “Redefining ‘Job-Ready’ in Unstable Labour Markets.” These sessions examined how employers assess readiness under uncertainty and identified the skills and behaviors that enable individuals to remain employable across multiple transitions. Emphasis was placed on transferable skills, learning-to-learn capacities, and real-world exposure.Key insights were consolidated during a collective synthesis session, where participants identified shared priorities and policy-relevant messages. The dialogue concluded with agreement on the development of a Policy Insight Brief titled “Employability Under Uncertainty – Implications for Skills Systems in Jordan,” which will capture the outcomes and inform future policy discussions. As the first in a series of four dialogues, this event marks an important step toward strengthening evidence-based policymaking and fostering collaboration to better align skills systems with the realities of a rapidly changing labour market.


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    Jordanië JOR23001

  • انعقاد أول حوار للسياسات حول سياسات سوق العمل النشطة في عمّان

    انعقاد أول حوار للسياسات حول سياسات سوق العمل النشطة في عمّان


    Yara ABDALLAH | 07/07/2026

    تحت رعاية وزارة العمل، نظّمت الوكالة البلجيكية للتعاون الدولي أول حوار سياسات ضمن سلسلة حول سياسات سوق العمل النشطة، حيث جمع الحدث أصحاب المصلحة الرئيسيين لإعادة التفكير في قابلية التوظيف في ظل تزايد حالة عدم اليقين الاقتصادي.وعُقد الحوار في إطار برنامج التوظيف وسبل العيش المموّل من الاتحاد الأوروبي ، وجاء بعنوان "قابلية التوظيف في عصر الصدمات"، وهدف إلى إعادة تقييم مفهوم "قابلية التوظيف" في سياق يتسم بتقلبات اقتصادية وعدم استقرار إقليمي ومسارات سوق عمل أصبحت أكثر تعقيدًا وغير خطية.بحضور وزير النقل، وزير العمل بالوكالة معالي الأستاذ الدكتور نضال القطامين، وعطوفة الدكتور عبد الحليم دوجان أمين عام وزارة العمل، افتُتح الحدث بكلمات من سعادة السيد بيير-كريستوف شاتزيسافاس، سفير الاتحاد الأوروبي لدى الأردن؛ وسعادة السيد سيرج ديكسشن، سفير مملكة بلجيكا لدى الأردن، والسيدة هايدي دي باو، المديرة القطرية للوكالة البلجيكية في الأردن وفلسطين. وقد شدد المتحدثون والمتحدثات على الحاجة إلى تبني نهج أكثر تكيفًا وتطلعًا للمستقبل في مجالات تطوير المهارات وسياسات التوظيف.وأكد سعادة السيد شاتزيسافاس على أن "الاتحاد الأوروبي وضع مسألة المهارات -في إطار التعلم مدى الحياة وتعزيز القابلية للتوظيف- في صلب أجندة سياساته، سواء على الصعيد الداخلي أو في سياق تعاونه مع الدول الشريكة مثل الأردن. وفي ظل سوق عمل يواجه ضغوطاً متزايدة ناجمة عن عدم الاستقرار الإقليمي، والصدمات الاقتصادية المتكررة، والتحولات الهيكلية العميقة، يتعين على أنظمة التدريب تزويد الشباب بمهارات قابلة للنقل، والقدرة على التكيف، والثقة لمواصلة التعلم طوال حياتهم."من جهته، أعرب سعادة السيد ديكسشن عن فخرهم بأن بلجيكا - من خلال الوكالة البلجيكية "إينابل" (Enabel) وبالتعاون الوثيق مع شركائنا الأردنيين - تساهم بشكل ملموس في تعزيز فرص العمل للأردنيين واللاجئين السوريين؛ إذ من شأن الخبرة الواسعة التي تتمتع بها الوكالة في مجال التدريب المهني أن تساعد في ردم الفجوة بين التعليم والمهارات من جهة، ومتطلبات سوق العمل من جهة أخرى."وقالت السيدة هايدي دي باو، المديرة القطرية للوكالة البلجيكية في الأردن وفلسطين:"لم تعد أسواق العمل اليوم تسير وفق مسارات يمكن التنبؤ بها. وإذا أردنا دعم الشباب بشكل فعّال، فعلينا الانتقال من إعدادهم لوظيفة واحدة إلى تزويدهم بالمهارات والمرونة والقدرة على التكيف اللازمة للتعامل مع التغير المستمر."وكان من أبرز محطات الحوار الجلسة النقاشية الاستراتيجية بعنوان "ماذا يعني أن يكون الشخص جاهزًا للعمل عندما يكون الاقتصاد غير مستقر؟"، حيث تناولت تأثير عدم الاستقرار على توقعات أصحاب العمل، والتحديات التي تواجه النماذج التقليدية للانتقال من التعليم إلى العمل. وسلطت النقاشات الضوء على وجود فجوة مستمرة بين افتراضات السياسات الخطية وسوق عمل يتسم بشكل متزايد بالانتقالات المتكررة، والوظائف قصيرة الأجل، وتغير المسارات المهنية.وشارك الحضور في جلسات عمل متوازية ضمن محور "إعادة تعريف الجاهزية للعمل في أسواق عمل غير مستقرة"، حيث بحثت هذه الجلسات كيفية تقييم أصحاب العمل للجاهزية في ظل عدم اليقين، وحددت المهارات والسلوكيات التي تمكّن الأفراد من الحفاظ على قابليتهم للتوظيف عبر انتقالات متعددة. وتم التأكيد على أهمية المهارات القابلة للنقل، والقدرة على التعلم المستمر، والخبرة العملية الواقعية.وتم تجميع أبرز المخرجات خلال جلسة ختامية مشتركة، حيث حدد المشاركون أولويات مشتركة ورسائل سياسات ذات صلة. واُختُتم الحوار بالاتفاق على إعداد موجز سياسات بعنوان "قابلية التوظيف في ظل عدم اليقين – تداعيات على أنظمة المهارات في الأردن"، والذي سيوثق نتائج الحوار ويدعم النقاشات السياسية المستقبلية.وباعتباره الأول ضمن سلسلة من أربع حوارات، يشكل هذا الحدث خطوة مهمة نحو تعزيز صنع السياسات القائمة على الأدلة، وتعزيز التعاون لمواءمة أنظمة المهارات بشكل أفضل مع واقع سوق عمل سريع التغير.


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    Jordanië JOR23001

  • New Partnerships Sought to Unlock Nacala Corridor Opportunities

    New Partnerships Sought to Unlock Nacala Corridor Opportunities


    Velsoma CUMBANA | 06/07/2026

    At the Mozambique-EU Business Forum, stakeholders called for coordinated action to transform the Nacala Corridor into a platform for sustainable investment, economic growth and regional integration. Maputo, 9 June 2026 – Government representatives, investors, development partners and private sector actors gathered today at the Mozambique-EU Business Forum to discuss how coordinated investments and new partnerships can unlock the economic potential of the Nacala Corridor and accelerate sustainable development across northern Mozambique and the wider region. The session, co-hosted by Mozambique and Belgium, focused on how coordinated corridor development can attract investment, strengthen value chains and create economic opportunities across sectors including agriculture, logistics, mining, energy and tourism. While the Nacala Corridor offers significant opportunities for investment and growth, participants noted that many communities in the region continue to face development challenges. The discussion focused on how investments can generate both economic returns and positive social impact. Opening the session, the Government of Mozambique reaffirmed its commitment to advancing an integrated vision for the corridor, one that goes beyond transport infrastructure and positions the Nacala Corridor as a platform for economic transformation, regional integration and private sector development. “The opportunities are significant. It is now our responsibility to work together to transform them into viable projects, sustainable investment, employment, economic growth and real benefits for the population,” said Angelo Nhalidede, National Director of Economic Policy and Development at the Ministry of Planning and Development. Turning vision into implementation requires effective coordination. Hendro Nhavene, Head of the Project Implementation Unit for PEDEC-Nacala, explained how the unit helps align investments and interventions with the Nacala Corridor Economic Development Strategy and broader government priorities. “We have a steering committee with different government entities that meets at least twice a year for coordination and alignment across sectors and stakeholders,” said Nhavene. He noted that PEDEC-Nacala serves as a gateway for investors and development partners seeking to engage in the corridor, helping connect them with relevant government institutions while ensuring that proposed initiatives complement ongoing efforts and national priorities. “Whether you are looking for a project in agriculture, logistics or environment, instead of going to different entities, we can provide you with relevant information,” he added. The vision of the other sidePrivate sector perspectives reinforced both the opportunities and challenges associated with operating along the corridor. Agricultural exporter Jacaranda shared how improved connectivity has facilitated access to international markets, while noting that access to finance and climate-related shocks remain significant barriers to growth and resilience. International partners also shared lessons from their experience supporting corridor development. JICA highlighted the importance of long-term planning and integrated development approaches, noting that sustainable economic transformation depends on combining infrastructure investments with reliable energy, education and local development. Port of Antwerp-Bruges International echoed these lessons, drawing on its partnership with Enabel in Benin, where knowledge transfer, institutional strengthening and capacity development helped build sustainable local management capabilities. Building on this experience, preparations are underway to support similar cooperation initiatives in Mozambique through European Union financing. Participants concluded that the future success of the Nacala Corridor will depend on its ability to function not only as transport infrastructure, but also as a platform that connects businesses, communities, institutions and markets. Priorities identified during the discussion included improving connectivity between production areas and transport networks, reducing logistics costs, strengthening the enabling environment for investment and promoting coordinated implementation across sectors. The session was part of the MOZ-EU Business Forum, which brought together public and private sector stakeholders to strengthen economic cooperation and promote sustainable investment between Mozambique and Europe.


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    Mozambique 2508MOZ

  • Les COFOVs s’engagent pour une gouvernance foncière durable et une transition agroécologique réussie

    Les COFOVs s’engagent pour une gouvernance foncière durable et une transition agroécologique réussie


    Geoffroy ZONGO | 06/07/2026

    À la suite de leur institutionnalisation en janvier 2026, les Commissions Foncières Villageoises (COFOVs) des communes d’intervention du Portefeuille Thématique Climat Sahel, volet Mali (PTCS Mali) ont franchi une étape déterminante avec le renforcement des capacités de leurs membres. À travers des sessions interactives et structurées, ces derniers se sont approprié des outils essentiels de sécurisation foncière, les dispositions de la Loi Foncière Agricole ainsi que les principes de bonne gouvernance locale, tout en harmonisant leurs pratiques et leurs modalités d’intervention.Cette dynamique ne s’est pas limitée à cette étape. Du 09 au 29 avril 2026, les membres des COFOVs ont bénéficié d’un renforcement de capacités en agroécologie paysanne, une approche durable au cœur des défis climatiques actuels. Les échanges autour du terroir, des impacts du changement climatique et des principes du manifeste agroécologique du Mali ont suscité un fort engagement et une mobilisation active des participants.Cet engagement s’est concrétisé sur le terrain à travers l’organisation, du 07 au 17 mai 2026, de formations pratiques axées sur la production de fumure organique et de biopesticides à partir de ressources locales. Ces solutions, à la fois accessibles et respectueuses de l’environnement, contribuent à l’amélioration durable des systèmes de production tout en préservant la santé des producteurs.Aujourd’hui, les membres des COFOVs affirment leur volonté de devenir des acteurs clés du changement, en promouvant une agriculture durable et en renforçant la sécurité foncière des communautés rurales.


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    Mali MLI21003

  • Niger : des clubs de lecture pour booster la réussite scolaire

    Niger : des clubs de lecture pour booster la réussite scolaire


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 06/07/2026

    Dans la région de Dosso, cinq collèges pilotes construits et équipés par Enabel dans le cadre du projet Sarraounia 2 ont mis en place des clubs de lecture pour stimuler l’apprentissage des élèves.Animés par l’Association Nigérienne des Éducateurs pour le Développement (ANED), ces clubs regroupent 100 élèves volontaires dans les CEG de Doula, Zoumbou, Goumandey Seyni, Yelou et Gawassa.Grâce aux bibliothèques installées dans chaque établissement, les élèves développent leur goût de la lecture, améliorent leurs compétences en français et renforcent leur esprit critique, contribuant ainsi à de meilleures performances scolaires.


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    Niger NER22002