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Le ministère de la Santé Publique (MSP), avec l'appui d'Enabel à travers le projet NTUSIGARINYUMA – Volet Santé , a organisé le 12 février 2026 une réunion nationale de coordination réunissant une trentaine de partenaires techniques et financiers, organisations nationales et internationales intervenant dans le domaine de la santé mentale au Burundi.Cette rencontre s'inscrit dans une dynamique de consolidation de la gouvernance sectorielle et visait à renforcer la complémentarité des interventions, prévenir la dispersion des efforts et promouvoir une meilleure harmonisation des approches dans un contexte de montée en puissance de l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d'améliorer la cartographie des interventions afin de limiter les duplications ; d'adopter un langage commun dans les activités de sensibilisation et de communication ; d'harmoniser les outils, méthodes et protocoles d'intervention afin de garantir la qualité et la cohérence des messages définis aux communautés et de renforcer les mécanismes de coordination technique sous le leadership du MSP. Les participants ont souligné que l'alignement stratégique constitue une condition essentielle pour optimiser les ressources disponibles et renforcer l'impact des actions menées sur le terrain. Accès aux médicaments psychotropes : un enjeu prioritaire La disponibilité et l'accessibilité des médicaments psychotropes ont constitué un point central des discussions. Les participants ont exprimé leurs préoccupations face aux ruptures d'approvisionnement et aux coûts supportés par les patients nécessitant un traitement prolongé. « La disponibilité et l'accessibilité de ces médicaments essentiels restent une priorité pour assurer une prise en charge continue et de qualité » a souligné le délégué du Ministre de la Santé. L'amélioration du circuit d'approvisionnement et le renforcement du cadre normatif apparaissent comme des leviers structurants pour consolider l'intégration de la santé mentale dans le système de santé. Des données probantes pour orienter les politiques. Les participants ont également abordé la validation prochaine des résultats de l'enquête nationale sur la santé mentale. Cette étude, première du genre au Burundi, fournira des données probantes essentielles pour orienter la planification stratégique, le plaidoyer et l'allocation des ressources dans les années à venir. Une mobilisation élargie pour la Journée mondiale de la santé mentale Les résultats de la célébration de la Journée mondiale de la Santé Mentale 2026 ont été évoqués. Ce moment a été l'occasion de rappeler la nécessité d'une mobilisation intense des partenaires lors de la prochaine célébration de la Journée mondiale de la santé mentale en 2026 afin d'amplifier la sensibilisation du public et d'assurer la visibilité des actions menées au niveau national. Un engagement collectif pour une santé mentale intégrée et durable Cette réunion marque une étape importante dans le renforcement du dialogue sectoriel et de la collaboration entre acteurs activant dans le domaine de la santé mentale. Elle réaffirme l'engagement du MSP, des partenaires et des organisations présentes en faveur d'une approche coordonnée, intégrée et durable de la santé mentale au Burundi.
Dans le cadre d’une mission de suivi de l’impact de la coopération belge, une délégation de la Direction générale de la Coopération au Développement (DGD) représentant les autorités belges, accompagnée de l’Ambassade de Belgique et d’Enabel au Burundi, a effectué une visite de terrain du 26 au 30 janvier 2026 afin de découvrir plusieurs réalisations soutenues par Enabel.La délégation s’est rendue à l’hôpital de Cibitoke, où elle a échangé avec l’équipe de direction et visité le bâtiment d’isolement. Celui-ci est actuellement utilisé pour la prise en charge des cas de rougeole et a été conçu pour répondre à des situations épidémiques, y compris liées à des virus à haut risque comme le virus de Marburg. La visite s’est poursuivie à l’atelier de maintenance des équipements biomédicaux, mis en place avec l’appui d’Enabel pour renforcer la durabilité du matériel médical. Par ailleurs, les projets d’Enabel contribuent à la formation du personnel de santé – médecins, infirmiers de laboratoire et anesthésistes – en chirurgie de district, une approche qui a permis de sauver la vie de 22 800 personnes depuis 2022 dans les hôpitaux accompagnés, dont celui de Cibitoke.La mission a également conduit la délégation au barrage d’irrigation de Nyamagana, qui produit 300 litres d’eau par seconde et permet l’irrigation de plus de 3 000 hectares de terres agricoles exploitées par 5 500 ménages dans la commune de Cibitoke. Deux prises d’eau supplémentaires ont par ailleurs été construites sur la rivière Muhira, permettant l’irrigation de 250 hectares additionnels. Ces aménagements, réalisés dans le cadre du programme PAIOSA, sont aujourd’hui pérennisés par le programme SySAD en cours. Quinze coopératives rizicoles sont accompagnées par ce projet, dont douze produisent du riz sous le label « Akeza K’Imbo », acheté notamment par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre de l'appui aux cantines scolaires, ainsi que par l’organisation ZOA pour soutenir les réfugiés congolais présents dans les camps au Burundi à la suite du conflit à l’est de la RDC.La visite s’est ensuite poursuivie à l’aéroport international de Bujumbura, bénéficiaire d’un partenariat avec le projet PAREX, qui appuie les institutions burundaises dans des domaines stratégiques. Des formations spécialisées destinées aux agents de l’aéroport seront prochainement organisées, au niveau national et international, afin de renforcer leurs compétences conformément aux normes internationales de navigation aérienne.Enfin, la délégation a visité le port de Bujumbura, récemment doté d’un plan directeur à horizon de 15 ans couvrant l’ensemble des ports du Burundi. Élaboré par des consultants du port d’Anvers avec le financement du projet PAREX, ce document stratégique a été officiellement remis à l’Autorité du lac Tanganyika. Une visite du site d’intervention du projet TAKIWAMA a également permis d’observer les contributions des projets en matière d’équipements, de capacités de laboratoire et de suivi de la qualité de la gestion des eaux usées de la ville de Bujumbura, au centre de gestion des eaux usées de Buterere.Cette mission a ainsi permis d’apprécier concrètement la portée des interventions menées par Enabel et de souligner l’importance de la coopération entre la Belgique et le Burundi au service du développement durable.
Le ministère de la Santé Publique (MSP), via l'Institut National de Santé Publique (INSP), a officiellement certifié une nouvelle promotion de 48 professionnels de la santé. Ce renforcement des capacités vise à rapprocher les soins chirurgicaux de la population et à réduire les transferts vers la capitale. Cette promotion se compose de profils complémentaires prêts à opérer en équipe dans un bloc opératoire. Il s'agit de 18 médecins généralistes, 15 infirmiers de bloc opératoire et 15 techniciens anesthésistes. Pour développer les compétences nécessaires aux réalités du terrain, ces lauréats ont suivi une formation intensive de sept mois (1 mois de formation théorique ; 5 mois de pratique intensive et 1 mois de coaching direct en milieu professionnel). Désormais déployés dans 18 hôpitaux de district, ils assurent la prise en charge d'interventions essentielles (complications obstétricales, traumatismes, urgences abdominales et interventions urologiques) qui, auparavant, nécessitaient un transfert coûteux vers Bujumbura. L'impact de cette initiative est double. Pour les patients des zones reculées, c'est la garantie d'un accès rapide à des soins de qualité. Pour les structures de santé, c'est un levier de croissance. Les équipes formées participent au renforcement de l'autonomie des hôpitaux de district et contribuent ainsi à améliorer les recettes hospitalières grâce à la réalisation de nouveaux actes chirurgicaux sur place. Ce programme bénéficie du soutien de la Belgique et de l'Union européenne à travers respectivement les projets NTUSIGARINYUMA et UE-PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO mis en œuvre par Enabel. Ces partenaires ont réaffirmé au cours de ces cérémonies leur engagement à contribuer à l'amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux les plus reculés du Burundi. Depuis 2022, cet effort conjoint a déjà permis de trois anciennes promotions de 65 équipes. Les résultats sont tangibles en termes d'amélioration des plateaux techniques et de boost des compétences des ressources humaines disponibles. Les hôpitaux de district ont déjà réalisé environ 29 800 interventions chirurgicales, transformant durablement le paysage sanitaire du Burundi.
Le Programme AMAGARA MU MURYANGOappuie l'ABREMA pour un meilleur accès aux médicaments de qualité.La qualité et l'accessibilité des produits pharmaceutiques en santé constituent un des piliers essentiels pour garantir des soins de santé efficaces et équitables à la population. Au Burundi, ce secteur stratégique fait face à plusieurs défis, notamment en matière de gestion logistique, de disponibilité des données et de régulation des médicaments. Enabel, à travers le Programme d'appui au système de santé (UE-PASS FBP 3) « AMAGARA MU MURYANGO » financé par l'Union européenne, apporte un appui stratégique et technique à l'ABREMA (Autorité burundaise de régulation des médicaments à usage humain et des aliments), afin de renforcer la gouvernance et l'efficacité du secteur pharmaceutique du pays. La gestion des médicaments au Burundi souffre notamment d'une insuffisance de centralisation et d'harmonisation des données d'information logistique à tous les niveaux du système de santé. Cette situation complique l'identification rapide des médicaments les plus essentiels, l'anticipation des besoins entraînant ainsi des ruptures fréquentes de stocks au détriment des patients. Pour répondre à ces défis, l'appui du UE-PASS FBP3 à l'ABREMA s'est articulé autour de plusieurs actions concrètes. Un total de 357 gestionnaires de pharmacie issus de 15 districts sanitaires, ont notamment d'une formation axée sur le Système de Gestion et d'Information Logistique (SGIL). Cette initiative visait à renforcer leurs capacités et à préparer l'introduction prochaine de l'eLMIS Medexis, un logiciel moderne de gestion électronique des médicaments. L'adoption de cet outil représente une avancée majeure vers une meilleure traçabilité, une planification plus efficace et une optimisation durable des stocks. Le Programme AMAGARA MU MURYANGO a également accompagné l'ABREMA dans la validation des documents stratégiques, notamment la finalisation des textes réglementaires relatifs à l'assurance qualité des produits de santé. Par ailleurs, un Manuel de procédures administratives, financières et comptables a été validé. Ce document constitue un levier fondamental pour instaurer une gouvernance institutionnelle transparente, efficace et conforme aux normes de bonne gestion au sein de l'ABREMA. En complément, un appui matériel substantiel a été apporté, notamment l'acquisition d'équipements informatiques modernes. Ce soutien logistique contribue à renforcer les capacités opérationnelles de l'ABREMA et à améliorer son rôle de régulation du secteur pharmaceutique.
La santé mentale constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, longtemps sous-estimé malgré son impact considérable sur le bien-être des individus, la cohésion sociale et le développement socio-économique. Au Burundi, la disponibilité de données fiables et représentatives sur la santé mentale demeure un défi important. C’est pour répondre à cette lacune que le Ministère de la Santé Publique, avec l’appui d’Enabel, l’Agence belge de coopération internationale, à travers le Programme PAREX, réalise la première Enquête nationale sur la santé mentale au Burundi (ESMB) du 04 au 21 décembre 2025. L’ESMB vise à produire des données exhaustives sur la prévalence des troubles mentaux, les facteurs de risque associés, ainsi que sur l’accessibilité et la qualité des services de santé mentale à l’échelle nationale. Elle couvre l’ensemble des provinces du pays et repose sur une méthodologie rigoureuse combinant des enquêtes auprès des ménages, des formations sanitaires et des acteurs clés du système de santé. Les résultats attendus permettront d’orienter les politiques publiques, de renforcer l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires et de mieux planifier les ressources humaines, financières et matérielles nécessaires. Au-delà de la collecte des données, la qualité et la crédibilité des résultats reposent sur le respect strict des exigences méthodologiques, éthiques et opérationnelles définies dans le protocole de l’enquête. C’est dans ce cadre qu’une mission conjointe de supervision de terrain a été menée par les équipes du ministère de la Santé Publique, à travers le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles, et d’Enabel, Programme Santé. Cette mission de suivi technique avait pour objectif d’apprécier la conformité du déroulement de la collecte des données avec le protocole validé, tant au niveau communautaire que dans les formations sanitaires. Les observations effectuées ont mis en évidence une bonne maîtrise des outils de collecte des données, le respect des procédures d’échantillonnage, ainsi qu’une application rigoureuse des principes éthiques, notamment l’obtention du consentement éclairé et la garantie de la confidentialité des informations recueillies. La population rencontrée s’est montrée globalement réceptive et coopérative, témoignant de l’intérêt porté à cette initiative nationale. La supervision a également permis d’identifier certains défis opérationnels, notamment liés à l’accessibilité de certaines zones, et de formuler des recommandations concrètes à l’attention des équipes d’enquête pour la poursuite de la collecte. Cet exercice de suivi conjoint illustre l’importance de la coordination, de la redevabilité et de l’apprentissage continu dans la mise en œuvre d’enquêtes nationales complexes. En soutenant cette première Enquête nationale sur la santé mentale, Enabel réaffirme son engagement pour le renforcement du système de santé et la promotion d’une prise de décision fondée sur des données probantes. Les résultats de cette enquête constitueront une base essentielle pour améliorer durablement la prise en charge de la santé mentale et contribuer au bien-être de la population burundaise.
Le paludisme demeure l'une des principales urgences de santé publique au Burundi. En 2024, l'incidence restait élevée, avec 458,3 cas pour 1 000 habitants et un taux de létalité hospitalière de 0,9 %. La maladie constitue toujours la première cause de morbidité et de mortalité dans le pays et les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes restent les populations les plus exposées. Face à cette situation, le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), avec l'appui du projet Malariya Pi mis en œuvre par Enabel, a organisé une réunion de coordination des partenaires engagés dans la lutte contre le paludisme. L'objectif de cette rencontre était clair : renforcer la cohérence des interventions, améliorer la priorisation des actions et maximiser l'impact des ressources disponibles, dans un contexte marqué par une transmission toujours élevée, des contraintes logistiques persistantes et une pression croissante sur les financements extérieurs. Les échanges ont permis de faire le point sur les principales stratégies en cours – distribution de moustiquaires imprégnées, pulvérisation intra-domiciliaire, vaccination antipaludique, chimio-prévention chez les femmes enceintes et les enfants – tout en soulignant la nécessité d'un meilleur ciblage et d'une coordination renforcée entre acteurs. Lors de la réunion, le représentant du Ministère de la Santé Publique a rappelé l'enjeu central de cette dynamique collective : « Cette réunion de coordination traduit la conviction partagée que le paludisme n'est pas une fatalité. Sa persistance dans notre pays appelle une réponse collective, rigoureuse et résolument orientée vers les résultats. Cette rencontre est l'occasion de renforcer l'impact du Programme National de Lutte contre le Paludisme », a déclaré le Dr Oscar Ntihabose, Directeur général chargé du programme de prévention et de sécurité sanitaire, représentant le Ministre de la Santé Publique. En utilisant ce cadre de concertation, Enabel contribue à faciliter l'alignement des partenaires autour des priorités nationales définies par le PNLP , dans une logique de renforcement durable du système de santé et d'amélioration de l'efficacité des interventions sur le terrain.
Le ministère de la Santé Publique franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de santé. À travers le Centre des Opérations d'Urgences de Santé Publique (COUSP) et en partenariat avec Enabel et Bluesquare, un atelier de restitution a été organisé en date du 05 décembre 2025 pour présenter une nouvelle plateforme de surveillance épidémiologique.Pilotée par le Secrétaire Permanent au Ministère, cette rencontre a réuni une trentaine de cadres et de partenaires au développement, marquant un pas décisif dans la gestion des épidémies avec l'appui financier du Royaume de Belgique. Cette nouvelle plateforme numérique a pour ambition de devenir un espace de suivi et de coordination des urgences sanitaires au Burundi. Elle répond à trois objectifs stratégiques : Harmoniser les outils de collecte pour que les données recueillies correspondent aux besoins réels du terrain. Assurer l'interopérabilité afin de connecter le nouveau système avec les outils existants, notamment le DHIS2 de routine Et enfin renforcer la collaboration pour faciliter le travail conjoint entre le Centre des opérations d'urgence de santé publique, le Laboratoire National de Référence (LNR) et la Direction du Système National d'Information Sanitaire (DSNIS). Dans son discours d'ouverture, le Dr Pierre Sinarinzi, Secrétaire Permanent, a souligné l'importance cruciale de cet outil : « La surveillance épidémiologique est le pilier de toute réponse efficace aux urgences sanitaires. Elle nous permet de détecter, de notifier et de répondre aux menaces épidémiques avec rapidité et précision. » Cette plateforme vient répondre aux défis du système de surveillance actuel notamment la « fragmentation des outils de collecte », le manque d'harmonisation et une numérisation encore insuffisante pour garantir des données exploitables en temps réel. Pour le Dr Etienne Mugisho, représentant d'Enabel, le projet PAREX a permis de « construire un pont » entre le système de santé classique et la gestion d'urgence. L'objectif final est clair : rendre le système de santé burundais plus résilient, capable de protéger chaque citoyen grâce à des données fiables et à une réponse rapide aux urgences sanitaires.
Malgré des efforts importants — distribution de moustiquaires imprégnées, pulvérisation intra-domiciliaire, traitements adaptés — le paludisme demeure la première cause de mortalité au Burundi. À cette menace persistante s’ajoute un défi croissant : la résistance des parasites aux antipaludiques et celle des moustiques aux insecticides. Cette évolution réduit l’efficacité des interventions classiques et oblige les acteurs de santé à adapter leurs stratégies. Pour répondre à cette situation, Enabel, à travers le projet Malariya Pi, collabore avec l’Institut National de Santé Publique (INSP), le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT). Ensemble, ils réfléchissent à des approches permettant de renforcer la lutte contre le paludisme, notamment en améliorant la surveillance moléculaire, indispensable pour anticiper les résistances et ajuster les interventions. Cette initiative vise à appuyer la recherche scientifique, à moderniser les systèmes de surveillance et à préparer la mise en place d’un centre national de recherche sur le paludisme au Burundi. La mobilisation des partenaires techniques et financiers sera essentielle pour concrétiser ce projet stratégique. Conformément au pilier 3 de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, disposer de données fiables et actualisées est indispensable pour mener des actions fondées sur des preuves scientifiques. Les chiffres récents illustrent l’ampleur du problème. En 2023, près de 399 cas pour 1000 habitants ont été enregistrés. La maladie représentait environ 21 % des consultations médicales cette année-là, et était responsable de 59,4 % des décès hospitaliers en 2021. Les enfants de moins de cinq ans restent les plus exposés : sur les 4,8 millions de cas recensés en 2023, 46 % concernaient cette tranche d’âge. Face à ces enjeux, les spécialistes s’accordent : la surveillance moléculaire est un outil clé pour mieux comprendre l’évolution du paludisme, suivre les résistances et adapter les stratégies nationales de lutte.
Le monde connait de plus en plus la survenue de catastrophes et situations d'urgence. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) considère la santé mentale comme une priorité lors des catastrophes, vues les détresses psychologiques et troubles mentaux qu’elles peuvent entrainer. Il est préconisé des approches comme le soutien psychosocial, la formation des intervenants et l'intégration de la santé mentale dans les plans d'urgence. Dans un pays confronté aux effets combinés des conflits, des glissements de terrain, des inondations ou encore d’épidémies comme la COVID-19, les professionnels de santé sont souvent les premiers à être appelés pour intervenir auprès des personnes en détresse psychologique suite à des situations d’urgence. Pourtant, beaucoup ne disposent pas des outils nécessaires pour identifier, apaiser et orienter efficacement ces personnes. Pour répondre à ces défis, soixante médecins généralistes et infirmiers travaillant dans des zones particulièrement exposées ont suivi une formation en premiers secours psychologiques (PSP). Cette formation visait le renforcement des compétences du personnel de santé en matière de soutien psychosocial en situation d’urgence constitue un enjeu majeur.Organisée du 17 au 21 novembre 2025, cette session s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale 2025, placée sous le thème : « Accès aux services – La santé mentale dans les catastrophes et les situations d’urgence ». Les prestataires sélectionnés provenaient des hôpitaux de district des huit provinces suivantes : Kirundo, Cibitoke, Ruyigi, Cankuzo, Ngozi, Muyinga, Rutana et Rumonge. Selon l’OMS, la quasi-totalité des personnes qui ont vécu une situation d’urgence souffriront de troubles psychiques comme un sentiments d’anxiété, de tristesse, de désespoir, des troubles du sommeil, de la lassitude, de l’irritabilité, de la colère ou des douleurs. Dans la plupart des cas, ces troubles s’estomperont avec le temps. Cependant, pour certains les effets sur la santé mentale peuvent perdurer. Ainsi une personne sur cinq (22 %) ayant connu la guerre ou une autre situation de conflit il y a 10 ans ou moins souffrira de dépression, d’anxiété, de stress post-traumatique (PTSD), etc. Le Burundi a inscrit la santé mentale parmi les priorités nationales. Le Plan Stratégique Intégré de Lutte contre les Maladies Chroniques Non Transmissibles, en cohérence avec le Plan National de Développement Sanitaire, promeut l’intégration des soins de santé mentale au sein des soins de santé primaires. La formation dispensée visait ainsi à renforcer des capacités des soignantes de compétences pratiques pour reconnaître la détresse psychologique lors de situations de crise ; assurer un soutien immédiat des victimes, respectueux et répondant à leurs besoins et sécuriser la victime et faciliter son orientation vers les services appropriés. Cette action a été menée par le Ministère de la Santé Publique, à travers le PNILMCNT (Programme Intégré de Lutte contre les Maladies Chroniques Non Transmissibles), qui a la charge du développement des soins de santé mentale dans le pays, avec l’appui technique et financier d’Enabel, dans le cadre du projet NTUSIGARE INYUMA Santé.
Le Ministère de la Santé Publique, a officiellement lancé un nouveau projet d’appui à l’Institut National de Santé Publique (INSP) visant à améliorer son expertise, ses connaissances et ses compétences en matière de santé publique afin de contribuer efficacement à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population burundaise. Financé par l’Union européenne, ce projet représente un engagement financier de 4,2 millions d’euros et s'étendra sur une durée de quatre ans. La mise en œuvre sera assurée par l’Agence belge de coopération internationale, Enabel, partenaire de confiance du Burundi et de l'UE. Selon le Dr NTIHABOSE Oscar ; Directeur Général responsable de programme prévention et sécurité sanitaire qui a représenté le Ministre de la Santé Publique, le pays souhaite avoir un INSP renforcé, autonome, capable d'assumer pleinement ses fonctions essentielles de santé publique, conformément aux normes internationales et aux exigences de l’Africa CDC (Centre Africain de Contrôle et de Prévention des Maladies). Le projet répond directement aux insuffisances identifiées, notamment, le manque de personnel qualifié qui reste critique dans de nombreuses régions du pays, impactant directement la qualité des soins, le besoin urgent de renforcer les compétences nationales en recherche scientifique, sans oublier une nécessité d'investir dans des systèmes d’information robustes et fiables pour une meilleure prise de décision. Face à ces défis, le nouveau projet se concentrera sur le renforcement des capacités de l’INSP afin qu'il puisse accomplir les 10 fonctions essentielles des Instituts Nationaux de Santé Publique. Dans le domaine de la santé, la prise de décision doit être basée sur des évidences scientifiques," a souligné la Direction générale de l’INSP. Selon le DG de l’INSP, le projet permettra à cette institution de réaliser des recherches cruciales pour éclairer et guider les politiques sanitaires nationales. Le Représentant d’Enabel a vu dans ce nouveau projet la preuve de la confiance accordée par les autorités nationales du Burundi et l’Union européenne. Ce partenariat est reconnu pour sa qualité et sa contribution à la vision de développement du Burundi. L’Union Européenne a tenu à rappeler qu’elle se tient aux côtés de l’INSP depuis plus de dix ans, citant notamment sa contribution à la mise en place du premier master en sciences de la santé publique à l’INSP. L’Union européenne a noté que le fait d’investir dans la formation et le renforcement des compétences est crucial pour améliorer la qualité de vie des communautés."
Le projet d’appui au secteur de la justice au Burundi (PASJU), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, poursuit sa mission de renforcer l’État de droit et de promouvoir les droits humains. Dans ce cadre, le Centre de Formation Professionnelle de la Justice (CFPJ) joue un rôle clé dans la formation des acteurs de la chaîne pénale. Afin de renouveler et d'élargir les compétences du pool de formateurs — aujourd’hui réduit à 38 personnes — 21 nouveaux formateurs ont été recrutés et formés en octobre 2025. Deux sessions intensives ont été organisées par des experts de l’Institut de Formation Judiciaire (IFJ/IGO) de la Belgique : la première sur les techniques de formation pédagogique, la seconde sur la rédaction de modules et autres supports pédagogiques. Ces sessions ont permis aux participants de maîtriser l’andragogie « Cette formation nous donne les outils pour former efficacement tous les acteurs judiciaires, en tenant compte de la spécificité du secteur et de la sensibilité au genre », souligne l’un des nouveaux formateurs. Le renforcement de ces compétences est stratégique pour améliorer la gouvernance judiciaire : une justice plus rapide, impartiale, numérique et proche des citoyens. Le projet PASJU contribue également à la mise en œuvre de référentiels métiers et de plans de formation continue pour le personnel pénitentiaire, garantissant ainsi une acquisition de compétences durables. Grâce à cette initiative, le Burundi dispose désormais d’un pool de 59 formateurs renforcé et modernisé, prêt à former une nouvelle génération d’acteurs judiciaires compétents et engagés pour un système judiciaire plus efficace et respectueux des droits humains.
La troisième édition du Concours national des métiers Umwuga Award s’est clôturée dans une ambiance vibrante d’émotion et de fierté. L’événement, coorganisé par l’Ambassade de Belgique via Enabel, le Ministère de l’Éducation national et de la Recherche scientifique, l’Union européenne et la Chambre fédérale du Commerce et d’industrie du Burundi CFCIB, a une fois de plus mis en lumière le talent, la créativité et la détermination de la jeunesse burundaise engagée dans les métiers techniques et artisanaux. Pour le Chef de coopération à l’Ambassade de Belgique au Burundi, ce concours « participe à une mission bien plus vaste : celle de faire de la formation professionnelle un choix d’excellence ». Il a souligné que cette démarche « appelle à un changement de mentalité » et que le concours y contribue pleinement, en rapprochant les jeunes du monde de l’entreprise et en valorisant les métiers. S’adressant aux finalistes, il a félicité leur parcours exemplaire : « Vous étiez plus d’un millier au départ… et aujourd’hui, vous n’êtes que 56 à être arrivés jusqu’ici. Vous êtes les meilleurs parmi les meilleurs. Être ici, c’est porter un message d’espoir. C’est la preuve que le talent, lorsqu’il est soutenu et encouragé, peut transformer des vies».De son côté, la Team leader gouvernance et services de base à la délégation de l'Union européenne au Burundi a rappelé que ce concours « est un catalyseur qui permet d’identifier et d’encourager les talents, véritables moteurs du développement socio-économique du Burundi ». Appelant à une synergie entre les partenaires, elle a insisté : « Le rôle du secteur privé est crucial : transformer ces jeunes talents en puissants moteurs du développement économique. » Le Secrétaire permanent du Ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique a, quant à lui, réaffirmé l’engagement du gouvernement : « Le Burundi va continuer à appuyer le secteur des métiers. Même ceux qui n’ont pas gagné ont déjà remporté une victoire, celle de se perfectionner et de progresser ». Pour une seconde fois, les entreprises se sont engagées à donner des stages professionnels à certains lauréats du concours selon les métiers qui les intérèssent; il y en a aussi qui ont promis des emplois directs.Ainsi, cette édition du Umwuga Award se conclut sur une conviction partagée par tous les partenaires : former, encourager et valoriser les jeunes talents, c’est investir dans un avenir durable et prospère pour le Burundi.
Le Burundi a célébré la Journée mondiale de la santé mentale le 24 octobre 2025 à Gitaza, une localité située à 23 km de la ville de Bujumbura, et qui a été victime ces dernières années des inondations et des glissements de terrain qui ont entrainé un déplacement des populations. La cérémonie de célébration qui s’est déroulée sous la présidence de Madame la Ministre de la Santé Publique a connu une forte affluence de la population locale et la présence des hauts cadres du ministère, des partenaires techniques et financiers et les ONG intervenant dans le domaine de la santé mentale. Cet évènement a mis en avant le thème retenu par l’OMS : « Accès aux services – la santé mentale dans les catastrophes et les urgences » et a représenté une opportunité de sensibiliser la population et les principaux acteurs sur cette thématique. Mme la Ministre de la Santé, Dr. Lydwine BARADAHANA a rappelé que la santé mentale est un défi mondial et au Burundi, malgré le manque de statistiques précises, le nombre croissant de cas prouve que c'est une priorité nationale. Elle a réaffirmé son engagement pour le renforcement des soins de santé mentale et a affirmé que la santé mentale est un droit pour tous, particulièrement pour les victimes de catastrophes. Dans ce cadre, le MSP procède à l’intégration des soins de santé mentale dans les Soins de Santé Primaires pour les rendre accessibles à tous. Enabel, à travers le Projet Santé « Ntusigare Inyuma », a apporté un appui technique et financier à cette initiative, saisissant ainsi l’opportunité de contribuer à la promotion de l’accès équitable aux services de santé mentale au Burundi, la sensibilisation de la population et les acteurs clés à l’importance du soutien psychosocial dans les situations d’urgence, le renforcement des capacités des prestataires de soins à la prise en charge psychologique des personnes affectées par les crises. La Journée mondiale de la santé mentale, qui a lieu tous les 10 du mois d’octobre de chaque année, est toujours une occasion pour sensibiliser sur l’importance de la santé mentale pour le bien-être de l’individu et de la société et nous rappeler avec force qu'il n'y a pas de santé sans santé mentale. Le thème de cette année met l'accent sur la nécessité de répondre aux besoins en matière de santé mentale et psychosociale des personnes touchées par les catastrophes et les situations d'urgence. Les situations d’urgence telles que les catastrophes naturelles, les conflits et les urgences de santé publique provoquent une détresse émotionnelle et autres troubles psychiques qui, dans la plupart des cas, s’estomperont avec le temps. Cependant, selon l’Organisation mondiale de la Santé, 22 % des cas (soit une personne sur cinq) ayant connu ces situations dans les 10 dernières années souffriront de troubles mentaux comme la dépression, l’anxiété, le stress post-traumatique (PTSD), les troubles bipolaires ou la schizophrénie. L'expérience d’une catastrophe augmente également le risque de consommation problématique de drogues, en particulier chez les personnes des problèmes préexistants. Soutenir le bien-être mental des individus pendant ces crises est important car seule manière de donner aux gens la force de faire face, l'espace nécessaire pour guérir, se rétablir et se reconstruire, non seulement en tant qu'individus, mais aussi en tant que communautés.
Quinze équipes composées de médecins généralistes, d’infirmiers du bloc opératoire et de techniciens anesthésistes formées pour la chirurgie de district Dans le cadre du renforcement des compétences techniques en chirurgie de district, 15 équipes pluridisciplinaires issues de 14 hôpitaux de district ont achevé avec succès une formation intensive de six mois, menée d’avril à septembre 2025. Ces équipes sont composées de médecins généralistes, d’infirmiers de bloc opératoire et de techniciens anesthésistes.La formation a couvert trois domaines clés : la chirurgie de base, la gynécologie obstétrique et l’urologie. Les sessions pratiques ont été organisées sur trois sites hospitaliers : Rumonge, Ngozi et l’hôpital Natwe Turashoboye de Karusi. Cette promotion est la troisième depuis le lancement du programme de renforcement des compétences en chirurgie de district. Avec ces 15 nouvelles équipes, 65 équipes au total ont désormais bénéficié de ce renforcement de compétences, réparties dans 42 hôpitaux de district à travers le pays, notamment dans les zones dépourvues de médecins spécialistes. L’initiative est portée par le Ministère de la Santé Publique, via l’Institut National de Santé Publique (INSP), avec le soutien financier de l’Union européenne et du Royaume de Belgique, à travers les projets UE-PASS FBP 3 / AMAGARA MU MURYANGO et NTUSIGARINYUMA Volet Santé, mis en œuvre par Enabel. Le Dr Moss BAMTAMA, Médecin Directeur de l’Hôpital de District de Rumonge, a souligné l’impact concret de cette formation sur la communauté locale : plus de 400 interventions chirurgicales générales ont été réalisées durant la période de formation, et plus de 100 césariennes par mois ont été prises en charge, réduisant ainsi les transferts vers Bujumbura. Le Professeur BANDEREMBAKO Paul, l’un des formateurs, a rappelé l’importance stratégique du programme :« Il est essentiel de renforcer les compétences en chirurgie pour les équipes soignantes de district, afin de rendre disponible des services et soins de santé de qualité pour répondre aux défis posés par la rareté des médecins spécialistes dans les coins les plus reculés du pays. »
L’élimination du paludisme au Niger franchit une nouvelle étape. Le Centre Hospitalier Régional (CHR) et le Centre Mère et Enfant (CSME) de Dosso viennent de recevoir deux analyseurs hématologiques de dernière génération, le Sysmex XN-31, grâce au projet « Renforcement du système de santé axé sur le paludisme au Niger », financé par la Fondation Gates et Enabel, en collaboration avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). Ces équipements constituent une avancée majeure pour le diagnostic et la prise en charge des patients. Capables de traiter jusqu’à 500 échantillons par jour, ils offrent en quelques minutes des résultats fiables, tout en combinant la détection des parasites du paludisme et une numération sanguine complète. Un gain de temps précieux pour les soignants, qui pourront désormais poser des diagnostics plus précis et agir plus rapidement. Pour la population de Dosso et des environs, cela signifie un accès à des soins de meilleure qualité et une réduction de la mortalité liée à cette maladie qui demeure l’un des principaux défis de santé publique au Niger. En renforçant les capacités techniques de ses hôpitaux de référence, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large : bâtir un système de santé plus résilient et accompagner le pays vers un avenir sans paludisme.