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Écouter les femmes pour reconstruire le soin : une approche palliative au Bénin « Si la douleur était un animal, ce serait quoi ? ». C'est la question que nous avons posée à notre équipe avant de partir en mission. La réponse est venue sans hésitation : « Un scorpion petit, mais quand il pique, ça brûle tout ».Cette image (Image 1) nous a accompagnés tout au long de notre mission, alors que nous écoutions les récits de femmes vivantes avec le cancer au Bénin. Des femmes qui caractérisent une douleur si vive qu'elles supplient pour une amputation, une souffrance si constante qu'elle vole le sommeil, la force, l'identité. Au Bénin, les soins palliatifs ne sont pas synonymes de fin de vie. Ils représentent souvent la seule forme de soin accessible, une porte d'entrée vers un système de santé plus humain, plus digne. Ce que nous avons entenduDans le cadre d'une recherche-action participative menée avec le Programme National de Soins Palliatifs (PNSP) et en lien avec la Plateforme Nationale des Usagers des Services de Santé (PNUSS) , nous avons documenté les parcours des femmes vivantes avec un cancer. À travers des entretiens et la méthode Photovoice, elles ont partagé leurs mots, leurs images, leur réalité : douleurs, courage, isolement, mais aussi espoir et résilience. Une femme dans le Couffo a vécu huit années d'errance médicale, partie d'un simple mal au pouce. Elle a perdu deux doigts, son mari, puis l'usage de son bras avant d'apprendre qu'il s'agissait d'un cancer du sein. Une autre, après quatorze ans de consultations, a tout vendu pour se soigner sans jamais recevoir de diagnostic clair. « Rien que le fait que vous soyez venus m'écouter me réchauffer le cœur », nous a dit l'une d'elles. Une approche béninoise des soins palliatifs Au Bénin, les soins palliatifs sont bien plus qu'un accompagnement de fin de vie. Ils deviennent souvent le premier et unique soin accessible aux personnes atteintes de maladies graves, sans moyens financiers. Les équipes du PNSP apportent : - d' es médicaments antalgiques - morphine (quand disponibles), - une formation aux pansements et à l'autogestion, - un suivi psychosocial et émotionnel, - une présence continue, même dans les zones reculées. Le rôle d'Enabel : structurant et stratégique Depuis 2018, Enabel appuie le ministère de la Santé pour consolider cette approche : - Création d'un laboratoire national de production de morphine orale au CNHU-HKM ; - Mise en place du premier master en soins palliatifs à Parakou (avec l'AFD, 40 professionnels·les formés) ; - Déploiement d'équipes mobiles dans les zones à faible couverture - D ocumentation des parcours de patients pour nourrir les politiques publiques et le plaidoyer. Et le dépistage dans tout ça ?La prise en charge ne commence pas par la douleur. Elle commence par le dépistage précoce . Enabel soutient déjà activement le dépistage du cancer du col de l'utérus dans plusieurs zones du pays. Mais face à l'absence de solution viable pour le dépistage du cancer du sein, nous explorons des pistes innovantes. C'est là qu'intervient AfriMeDD , un projet que nous accompagnons, qui développe une méthode de dépistage précoce par l'olfaction canine . Une solution accessible, adaptée aux réalités rurales, et prometteuse pour rapprocher le diagnostic des communautés.Et maintenant ? Écouter, apprendre, agirCe travail est autant technique qu'humain. Avec le PNUSS , nous réfléchissons à mieux accompagner les patients dans le système, à renforcer les mécanismes de plaintes et à restaurer la confiance dans les services publics. Et à travers cette mission, nous avons réaffirmé une chose simple : Même quand on ne peut pas guérir, on peut toujours soigner.Une leçon de dignitéLa pauvreté n'est pas une fatalité. C'est une construction sociale que nos systèmes peuvent déconstruire. Les soins palliatifs nous montrent qu'on peut transformer un système non pas par la technologie, mais par la présence, l'écoute, la solidarité. Alors, la prochaine fois que l'on parle de « contextes à ressources faibles », rappelons-nous ceci : Ce ne sont pas des systèmes pauvres, ce sont des systèmes trop peu écoutés. Continuons d'écouter ! Continuons d'agir !
À Dessah (Allada), la construction de la dernière unité semi-industrielle soutenue par Enabel est achevée. L'entreprise AS Green Sarl dispose désormais d'une ligne capable de produire 10 000 canettes par jour, doublant ses capacités actuelles et sécurisant les débouchés de 600 producteurs. L'entreprise AS Green Sarl, promotrice de la marque FESTII, fait partie des transformateurs appuyés depuis plusieurs années par Enabel. Agrégatrice d'une importante grappe ananas, elle travaille avec deux grandes coopératives totalisant plus de 600 producteurs. Grâce à l'approche intégrée d'Enabel, la formalisation des relations d'affaires, le coaching, la facilitation du crédit, les infrastructures modernes, l'entreprise à franchise une nouvelle étape dans sa croissance. Après plusieurs contraintes liées à la recherche d'un site approprié, AS Green dispose désormais d'une infrastructure conforme aux normes agroalimentaires, déployée au cœur de la zone de production. Le pari est clair : rapprocher la transformation du gement de matière première pour gagner en efficacité, en qualité et en compétitivité. La nouvelle unité semi ‑ industrielle est équipée d'une ligne de conditionnement moderne capable de produire 10 000 canettes par jour, soit 4,5 tonnes d'ananas traitées quotidiennement plus du double des capacités actuelles de l'entreprise. Un changement d'échelle de rendu possible grâce au cofinancement d'Enabel via PARSAD, complété par un crédit bancaire mobilisé par la promotrice. Les étapes suivantes porteront sur l'installation de la ligne de production automatisée et la finalisation des aménagements complémentaires (clôture, espaces extérieurs, sanitaires). La mise en exploitation rapide de l'usine permettra d'augmenter l'offre de jus naturel sur le marché national et régional, tout en consolidant les débouchés des producteurs partenaires. En finalisant cette unité, PARSAD démontre l'importance de la continuité des investissements pour garantir la durabilité des transformations engagées dans la filière ananas. L'appui d'Enabel contribue directement à rendre les entreprises locales plus compétitives, à sécuriser les revenus des producteurs du cluster et à renforcer la présence de produits béninois de qualité sur les marchés sous ‑régionaux .
Dans les bas-fonds rizicoles du PDA4, une transformation silencieuse est en cours. Sur des parcelles autrefois épuisées par les intrants chimiques et affectées par les effets du changement climatique, de nouvelles pousses vertes apparaissent : celles du haricot mungo et du haricot blanc, deux légumineuses capables de régénérer les sols tout en générant un revenu additionnel pour les producteurs. Cette innovation agroécologique, introduite pour la première fois en 2022 dans le cadre du projet TAERA financé par l'Union européenne, est désormais portée à l'échelle par le PARSAD, avec l'appui technique du CCR-B et de Rikolto. Elle s'inscrit dans une ambition claire : rendre la production rizicole plus durable, plus rentable et plus résiliente. Pourquoi cette rotation ? une réponse à l'épuisement des sols L'utilisation excessive d'intrants chimiques et la pression climatique ont fragilisé les écosystèmes agricoles. Les rendements stagnent, la fertilité diminue et la biodiversité recule. Le recours à des légumineuses à cycle court, comme le haricot mungo (2,5 mois) et le haricot blanc (3 mois), constituent une alternative efficace pour fixer l'azote de manière naturelle, améliorant la structure des sols et réduisant la dépendance aux engrais. Pour faciliter l'adoption de cette pratique, le PARSAD s'appuie sur un pool de conseillers agricoles déployé dans les 24 sites de Champs ‑ Écoles Paysans (CEP). Six pilotes du CEP ont été retenus pour accueillir les légumineuses, avec un dispositif rigoureux : - diagnostic participatif préalable ; - sensibilisation sur les bénéfices agronomiques et économiques ; - installation des parcelles d'essai (2/3 haricot mungo, 1/3 haricot blanc sur 2 500 m²) ; - contractualisation avec les Unions Communales Agricoles ; - animation régulière des CEP selon un programme quinzaine ; - implication directe des 203 producteurs participants (dont 52 % de femmes et 14 % de jeunes). Alors que les premières récoltes de haricot mungo débutent, les effets qualitatifs sont déjà visibles : - baisse progressive des besoins en engrais chimiques ; - génération de revenus additionnels dès la première récolte ; - enrichissement des sols en azote et de leur structure ; - disponibilité d'aliments riches en protéines et fibres pour les ménages. Certaines observations, comme la croissance végétative très élevée du niébé à Agondokpo, confirment la richesse du sol en azote et guideront l'accompagnement technique à venir.Prochaines étapes : mesurer, comparer, améliorer. La suite du processus sera déterminante avec le suivi des trois cycles de récolte ; l'enfouissement de la biomasse pour améliorer la matière organique ; l'installation des parcelles de riz pour comparer les rendements avec et sans rotation ; la collecte de données pour un retour d'expérience solide ; et l'exploration d'un modèle d'irrigation d'appoint permettant de sécuriser et de diversifier les revenus face aux aléas climatiques. Avec cette rotation culturelle, PARSAD contribue à un double objectif : restaurer durablement la fertilité des sols et offrir de nouvelles opportunités économiques aux riziculteurs et rizicultrices. Une innovation simple, accessible et adaptée, qui ouvre la voie à une transition agroécologique ancrée dans les réalités locales.
Dans le pôle de développement agricole 4, une nouvelle étape vient d'être franchie pour impulser la transition agroécologique au Bénin. Le projet PARSAD, mis en œuvre par Enabel, a officialisé la signature de douze conventions de subvention avec des organisations professionnelles agricoles, des structures étatiques et des ONG belges. Une mise en partenariat qui marque un tournant stratégique : celui du « faire ‑ faire » et de la mobilisation ciblée d'expertises locales et internationales. Démarré en 2023, PARSAD ambitionne d'accompagner jeunes, femmes et acteurs économiques dans l'adoption de pratiques durables, la valorisation des métiers agricoles verts et l'intégration d'innovations numériques. La zone d'intervention couvrant les communes du PDA4, concentre une diversité d'acteurs agricoles engagés dans les filières soja, riz, manioc et igname. Pourtant, des défis majeurs demeurent : - capacités techniques limitées, - accès insuffisant aux équipements et financements, - coordination encore fragile autour de la transition agroécologique. Les conventions signées constituent une réponse structurée à ces enjeux : 4,39 millions d'euros mobilisés par le Royaume de Belgique pour renforcer durablement les filières et les moyens d'existence des populations. À travers la mise en œuvre de ces partenariats, PARSAD vise à : - renforcer les compétences techniques et institutionnelles des acteurs des filières, - diffuser des innovations agroécologiques adaptées, - améliorer la résilience économique des ménages ruraux, en particulier les femmes, - faciliter l'accès aux équipements modernes et innovants, - promouvoir des services financiers adaptés aux réalités des producteurs, - améliorer la coordination inter ‑ acteurs autour de la transition agroécologique. Les partenaires deviennent ainsi des facilitateurs, tandis que les acteurs du changement restent les véritables populations locales. Pour assurer l'atteinte des résultats, un mécanisme de surveillance est en cours de déploiement. Piloté par le comité technique du projet, il permettra d'évaluer l'avancement des conventions, d'ajuster les actions en temps utile et de garantir une parfaite synergie entre les partenaires. Une plateforme numérique de suivi est également en développement afin de centraliser les données, documenter les progrès et faciliter la prise de décision. Avec ces conventions, PARSAD entre dans une phase décisive : celle de l'action concertée et de la mise en œuvre opérationnelle. Les prochains mois révéleront les premières transformations, guidées par l'expertise des partenaires et l'engagement des communautés.
Au cœur du PDA4 (Pôle de Développement Agricole 4), une dynamique collective se renforce autour d'un enjeu majeur : faire de l'Agriculture Écologique et Biologique (AEB) un véritable moteur de développement durable. Face aux difficultés persistantes du sous‑secteur, faible structuration des acteurs, manque d'intégration dans la recherche et les formations, faible visibilité des produits, Enabel et ses partenaires ont mobilisé l'ensemble des parties prenantes pour une appropriation active de la SNDAEB 2023-2030 . Pendant deux sessions de travail, 104 acteurs départementaux et communaux ont été outilslés pour mieux exercer leurs rôles et accompagner la mise en œuvre de la stratégie. La diffusion de 1 500 brochures et 3 000 dépliants renforce cette dynamique d'information et d'engagement. Un résultat phare : un territoire mieux préparé à mettre en œuvre la SNDAEB L'initiative marque une étape essentielle : les acteurs du PDA4 disposent désormais d'une vision commune et d'un référentiel partagé pour renforcer l'AEB. Ils sont mieux outilslés pour soutenir les producteurs, impulser des actions locales et participer à la montée en puissance du sous - secteur. La prochaine étape s'annonce déterminante : l'internalisation de la SNDAEB au niveau communal, afin que chaque territoire devienne un maillon actif de la transformation agricole durable.
Dans le cadre du Projet d'Appui à une Agriculture Résiliente et aux Systèmes Alimentaires Durables (PARSAD), Enabel accompagne la mise en place de Zibaa Cash , un portefeuille électronique conçu pour améliorer la transparence, la sécurité et l'efficacité des transactions au sein des chaînes de valeur agricole. L'initiative répond à des défis structurels : faible bancarisation des producteurs, prédominance des paiements en espèces, outils de gestion limités pour les agrégateurs et absence de solutions numériques adaptées au contexte rural. Zibaa Cash vise à faciliter l'accès des producteurs et de leurs partenaires à des services financiers numériques fiables. Développée à partir d'une démarche participative, la solution intègre trois interfaces (web, mobile et USSD), permettant une utilisation accessible à l'ensemble des profils d'acteurs : producteurs organisés ou non, transformateurs, fournisseurs d'intrants et institutions de microfinance. Elle contribue à : - sécuriser les paiements en limitant les transactions en espèces, - renforcer la traçabilité des flux financiers, - améliorer le suivi des contrats, des avancées en entrants et des livraisons, - simplifier les paiements via le mobile banking et l'intégration des systèmes financiers locaux. Le développement de Zibaa Cash a reposé sur une immersion approfondie auprès des parties prenantes, suivie d'ateliers d'éco ‑ conception associé transformateurs, producteurs, fournisseurs et IMF. Cette approche collaborative a permis d'ajuster les interfaces aux pratiques réelles des utilisateurs et d'élaborer un modèle économique durable. La première version de la solution est désormais opérationnelle. Une phase pilote démarre dans trois clusters rizicoles accompagnés par le PARSAD. Elle s'appuie sur : - un dispositif d'appui de proximité, - des formations pratiques pour les utilisateurs, - l'enrôlement encadré par des animateurs locaux, - un suivi continu pour adapter la solution aux réalités de terrain. À l'issue de la phase pilote, une extension progressive est envisagée vers d'autres clusters et filières agricoles, avec l'intégration de nouveaux partenaires financiers. Zibaa Cash ambitionne ainsi de devenir un levier majeur d'inclusion financière numérique, au service d'une agriculture plus performante, sécurisée et transparente.
« Avant, je ne savais pas comment transformer mes idées en projet. Aujourd'hui, je me vois comme une entrepreneure capable de nourrir ma communauté autrement. », a confié Agnès, 24 ans, formée en transformation agroalimentaire à Lokossa. Sous le grand manguier de la cour du centre de formation de Lokossa, une dizaine de jeunes écoutent attentivement leur formateur expliquer la fabrication d'aliments bio pour volailles. Agnès, sourire aux lèvres, prend des notes avec application. Comme elle, ils sont 200 jeunes issus des six communes de la Réserve de biosphère du Mono à savoir Grand-Popo, Comè, Houéyogbé, Athiémè, Lokossa et Djakotomey à avoir choisi d'apprendre un métier orienté vers la transition agroécologique et les systèmes alimentaires durables.Une jeunesse en action pour un avenir vert Grâce au Projet Delta Mono , financé par l'Union européenne et la Coopération luxembourgeoise, et mis en œuvre par Enabel, ces jeunes bénéficient d'un accompagnement complet : formation, encadrement et appui à l'insertion professionnelle . L'initiative, portée localement par le GEL Sud Bénin vise à créer des opportunités économiques durables tout en préservant les écosystèmes uniques de la Bouche du Roy, du lac Tôho, de la forêt de Naglanou et de la mare d'Adjamè. Parmi les 512 candidatures reçues après une large campagne de sensibilisation avec les cellules communales, les associations de gestion des aires de conservation et les radios locales , les 200 jeunes retenus suivent une formation dans six filières porteuses : aviculture, pisciculture, apiculture, transformation agroalimentaire, production d'intrants organiques et achatiniculture (élevage d'escargots) Former pour transformer Depuis décembre 2024, les participants alternent cours théoriques, travaux pratiques et étapes en entreprise . Chaque étape du parcours est pensée pour renforcer à la fois les compétences techniques et les « compétences de vie » : confiance en soi, travail en équipe, gestion du temps, esprit d'initiative. À l'issue du programme, les jeunes obtiennent une attestation de compétence , première clé vers l'emploi ou l'auto-emploi… Mais la formation ne s'arrête pas là. Ceux qui souhaitent créer leur propre activité reçoivent un kit d'amorçage en équipements ou intrants pour lancer leur micro-entreprise. Les autres sont accompagnés vers l'emploi salarié via les Unités Locales de Promotion de l'emploi et les réseaux d'entreprises partenaires . « Notre ambition est claire : donner à ces jeunes les moyens de bâtir une économie locale résiliente, respectueuse de l'environnement et créatrice de valeur. », explique Gery NIEUWENHUYEN, Projetc Manager du projet Delta Mono.Un souffle nouveau pour les territoires ruraux Derrière les chiffres, ce sont des visages, des espoirs, des familles qui retrouvent confiance en l'avenir. En formant plus de 45 % de femmes parmi les bénéficiaires, le projet favorise aussi l'inclusion économique des jeunes filles rurales , souvent éloignées des circuits de formation classique. Le pari est simple : quand la jeunesse aux outils, la terre redevient promesse . Les initiatives comme Delta Mono montrent qu'un autre modèle agricole est possible plus durable, plus équitable et plus humain. Agir ensemble Enabel et ses partenaires poursuivent leur engagement aux côtés du gouvernement béninois pour renforcer les compétences locales, stimuler l'entrepreneuriat vert et construire des filières agroécologiques inclusives.
Longtemps perçus comme des bastions masculins, les métiers de la mer et du port s'ouvrent à une nouvelle génération au Bénin. Sous l'impulsion du projet PASPort II d'Enabel, une délégation béninoise est allée puiser l'inspiration en Côte d'Ivoire pour transformer durablement l'accès des jeunes filles aux carrières maritimes.Le constat : un horizon à élargirDans l'imaginaire collectif, le port est souvent associé à la force physique et à un univers exclusivement masculin. Pourtant, au Port Autonome de Cotonou comme ailleurs, les opportunités sont vastes et les compétences n'ont pas de genre. Le défi pour le Bénin ? Briser les plafonds de verre et construire une politique nationale capable d'attirer, de former et d'insérer les jeunes filles dans ces métiers stratégiques.L'approche : apprendre des meilleurs pour tracer sa propre voieC'est dans cet esprit que le projet PASPort II, en collaboration avec le programme ProPORT, a facilité une immersion stratégique à Abidjan. L'objectif était clair : s'imprégner de l'expérience ivoirienne pour co-construire un modèle béninois de promotion des métiers bleus.Experts métiers, responsables RH et acteurs de la formation ont ainsi sillonné les institutions clés d'Abidjan : du Port Autonome d'Abidjan (PAA) à l'Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM).La rencontre : des visages derrière les fonctionsLe moment fort de cette mission fut sans doute la rencontre avec des pionnières qui prouvent que l'excellence n'a pas de frontières. À l'image du lieutenant-colonel Isabelle Akahi, première femme capitaine au long cours en Côte d'Ivoire, ces professionnelles ont partagé leur parcours, transformant des concepts abstraits en modèles de réussite concrets."Voir une femme commandant un navire ou diriger des opérations portuaires n'est plus un rêve, c'est une réalité que nous voulons importer au Bénin."L'impact : des modèles concrets pour le BéninPlus qu'une simple visite, ce voyage a permis de rapporter des outils précieux pour la future politique nationale du Bénin :• La formation double : Un modèle "école de la deuxième chance" où 75% du temps se passe en entreprise, garantissant une insertion immédiate.• Le parrainage : Un mécanisme où les entreprises maritimes accompagnent directement les jeunes filles dès le début de leur formation.• Partenariats Sud-Sud : Des ébauches d'accords solides avec les institutions ivoiriennes pour co-créer des référentiels de formation adaptés.Prochain arrêt : un océan d'opportunitésCette expérience ivoirienne n'est qu'une étape. Forte de ces enseignements, la délégation béninoise s'apprête désormais à explorer les modèles marocains pour finaliser une politique de promotion des métiers portuaires innovants et inclusifs.
Une délégation béninoise a pris part, du 9 au 11 avril 2025 à Abidjan , aux E‑Waste Days , une rencontre régionale consacrée aux stratégies de valorisation des déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E). L'événement a réuni plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, dont le Ghana, le Togo, le Sénégal et la Côte d'Ivoire, afin d'accélérer la coopération sous-régionale sur la gestion de ces déchets découverts comme dangereux par les conventions internationales.Un enjeu environnemental croissantAvec 2,01 milliards de tonnes de déchets urbains solides produits chaque année dans le monde , dont 33 % mal ou non traités, la pression environnementale liée au D3E s'intensifie. En Afrique subsaharienne, l'importation d'équipements d'occasion ou de faible durabilité accentue la production de déchets électroniques, souvent gérés de manière informelle, au détriment de la santé humaine et de l'environnement. Face à cette situation, le projet PASPort II , engagé dans la prévention des risques liés aux activités portuaires, s'intéresse particulièrement à ces flux. Il s'est donc associé à la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS) pour encourager une meilleure maîtrise des D3E au Bénin.Une participation béninoiseLa délégation béninoise, composée de la SGDS , du Laboratoire des Sciences et Techniques de l'Eau et de l'Environnement (LSTEE) et d' Enabel , a pris partie aux ateliers de réflexion, aux échanges techniques et aux visites de terrain permettant d'examiner l'expérience ivoirienne en matière de gestion des D3E. Ces travaux ont permis d'identifier des pistes concrètes pour adapter les meilleures pratiques au contexte béninois.Un plan d'action pour structurer la filière au BéninÀ l'issue de la rencontre, trois priorités ont été retenues :Structurer les familles d'acteurs de la filière D3E , avec un programme de renforcement des capacités.Élaborer un cadre juridique dédié , comprenant un décret national et ses arrêtés d'application.Mettre en place un mécanisme de gestion intégrée confié à la SGDS pour une collecte fiable des données et une meilleure traçabilité des déchets électroniques.
Dans la salle de conférence de l'Autorité Nationale Chargée de l'Action de l'État en Mer (ANCAEM), les uniformes bleu marine côtoient les vestons sombres des diplomates. Les regards sont tournés vers neuf agents qui s'avancent, fiers, émus, dans un silence solennel. Après trois années d'efforts, ils reçoivent enfin leurs diplômes de Master II en Sécurité Maritime obtenus à l'ISMI d'Abidjan grâce au soutien d'Enabel. Le moment est symbolique : derrière ces diplômes, c'est toute une stratégie nationale de sûreté maritime que l'on consolide.Un partenariat construit sur la montée en compétenceL'ANCAEM, créée en 2014 pour coordonner l'Action de l'État en Mer, joue un rôle majeur dans la sécurité des espaces maritimes béninois. Ou, pendant longtemps, un défi persistait : les administrations impliquées dans la lutte contre la piraterie, les trafics ou la gestion des crises maritimes manquaient de formations spécialisées et harmonisées. Avec le projet PASPort, Enabel a engagé une réponse structurante : anciens des agents des administrations clés, renforcer leur compréhension des enjeux maritimes, créer une base solide de compétences pour coordonner efficacement les opérations en mer. La cérémonie de remise officielle vient consacrer ces investissements humains essentiels.Trois actes forts pour lancer l'appui du projet ProPORT. La cérémonie ne se limite pas à honorer les récipiendaires. Elle marque officiellement le lancement des activités d'appui d'Enabel via le projet ProPORT financé par l'Union Européenne à l'ANCAEM pour la période 2024-2028.Trois moments majeurs ont rythmé la célébration :La remise des diplômes dans une atmosphère solennelle aux neuf agents par le Préfet Maritime, l'Ambassadeur de l'Union Européenne, l'Ambassadeur du Royaume de Belgique et le Directeur d'Enabel au Bénin. Les récipiendaires, émus ont exprimé leur reconnaissance ; le Préfet Maritime a salué l'impact de ces compétences nouvelles pour relever les défis maritimes du Bénin.La signature officielle de la nouvelle convention de subside (2024-2028) : La nouvelle convention marque une montée en puissance : renforcement des capacités, structuration de l'ANCAEM, meilleure coordination interinstitutionnelle et modernisation du pilotage de l'AEM . L'Union Européenne réaffirme son engagement pour la sûreté maritime ; Enabel s'engage pour un suivi opérationnel renforcé.Le lancement de la mission de description des postes et la remise de l'Ordre de Service au cabinet YONS chargé d'élaborer les fiches de postes de l'ANCAEM. Une étape cruciale pour clarifier les rôles, les responsabilités et l'organigramme, et ainsi professionnaliser encore davantage l'institution. Et, pour soutenir les missions quotidiennes, un véhicule Hilux et deux motos financées par l'UE ont été bien remis.Ces trois actions portent les bases d'une transformation organisationnelle profonde. Grâce à l'appui de ProPORT, l'ANCAEM pourra désormais disposer d'équipes mieux spécialisées, clarifier sa chaîne de commandement, renforcer sa présence opérationnelle en mer et améliorer la coordination entre administrations maritimes et portuaires. Avec ce triple événement, le Bénin confirme son engagement pour une gouvernance maritime moderne, structurée et efficace. Enabel, aux côtés de l'Union Européenne, reste un partenaire clé de cette montée en puissance stratégique au service de la sécurité maritime nationale.
Dans le cadre de sa démarche Responsabilité Sociale d'Entreprise (RSE) et à la suite de sa récente certification ECOPORT, le Port Autonome de Cotonou (PAC) franchit une étape majeure : la réalisation de son premier Bilan Carbone global. Avec l'appui du projet PASPort II financé par la Belgique et mis en œuvre par Enabel, le PAC dispose désormais d'un outil stratégique pour mesurer son empreinte climatique et engager des actions concrètes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un exercice structurant pour un port en pleine modernisation Face à l'ampleur des travaux d'infrastructures et aux exigences de performance environnementale, le PAC a souhaité aller au ‑ au-delà des bilans sectoriels réalisés en 2023. Le défi consistait à produire, pour la première fois, un inventaire carbone complet, couvrant 19 entités opérationnelles à l'intérieur du bassin portuaire : services du PAC, concessionnaires, manutentionnaires, opérateurs logistiques, etc. QHSE du PAC, le projet PASPort II et deux consultants béninois chargés de la collecte de données auprès des différentes entités. Malgré les contraintes liées à la disponibilité des informations, la démarche s'est déroulée dans les délais, avec une forte implication des acteurs portuaires. Trois résultats majeurs se dégagent :Un premier Bilan Carbone global du Port : Le calcul effectué selon la méthode internationale GHG Protocol révèle une émission totale de 1 847 300 tonnes équivalent CO₂, incluant les scopes 1, 2 et 3. Les mouvements des navires représentent à eux seuls 38 % des émissions, témoignant de l'importance d'actions ciblées dans ce domaine.Cinq ateliers collaboratifs pour co ‑ construire un plan de réduction : Les 19 entités concernées ont participé à des sessions de travail visant à identifier des pistes d'amélioration : l'optimisation énergétique, la réduction des déplacements internes, une meilleure gestion des déchets, l'amélioration de l'efficacité logistique et les actions de compensation carbone.Renforcement des capacités internes : L'équipe QHSE a été formée à l'ensemble du processus : collecte de données, analyse, consolidation et interprétation des résultats. Cette montée en compétence est un levier durable pour assurer des bilans futurs et piloter les engagements climatiques du Port.Les étapes à venir sont déterminantes et cohérentes à la validation et la réception du rapport final, la mise en œuvre progressive des recommandations, la formation complémentaire pour institutionnaliser la et la publication du Bilan Carbone dans le rapport annuel 2025 du PAC, une initiative rare dans la région et signée d'un port résolution engagé. En réalisant son premier Bilan Carbone, le Port de Cotonou se positionne comme un acteur portuaire moderne, responsable et tourné vers une logistique plus durable. L'appui d'Enabel, à travers PASPort II, contribue à inscrire la performance environnementale au cœur de sa transformation.
Dans les carrières de sable, devant les cimenteries, sur les parkings de poids lourds et jusque dans les ports côtiers de la sous - région, un même message circule : le Bénin s'apprête à franchir un cap décisif dans la gestion du fret routier. Avec l'appui d'Enabel à travers les projets PASPort et ProPORT, l'Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) mène une grande campagne de sensibilisation pour préparer les acteurs à l'utilisation du Système électronique de Gestion du Fret Routier (SYGFR). Le transport routier reste un maillon essentiel du corridor béninois, mais l'organisation actuelle du fret montre ses limites : procédures manuelles, faible traçabilité, retards, insatisfactions des transporteurs et des clients du Port de Cotonou. Le SYGFR a été conçu pour numériser l'ensemble du processus : émission des lettres de voiture, gestion des autorisations de transport, enregistrement des transporteurs et conducteurs, le tout conformément au cadre réglementaire national. L'objectif : plus de transparence, plus d'efficacité et une meilleure compétitivité logistique. Une campagne nationale et régionale pour une adoption massive La première phase de sensibilisation à couvert l'ensemble des départements du Bénin. Une équipe conjointe ANaTT, syndicats de transporteurs, CCI-Bénin et Enabel a rencontré les acteurs directement sur les sites générateurs de fret : carrières, unités industrielles, centres de chargement. Ces échanges ont permis de présenter les fonctionnalités du SYGFR, d'expliquer ses bénéfices et d'écouter les préoccupations des utilisateurs finaux. À l'échelle régionale, une première étape s'est tenue à Lomé, réunissant transporteurs, autorités portuaires, chambres consulaires et représentants du ministère togolais en charge du transport. Cette coopération vise à harmoniser les pratiques le long du corridor et à faciliter l'interconnexion logistique entre États voisins. La campagne marque un résultat phare : une compréhension accrue du système et une adhésion progressive des acteurs du fret domestique et du transit. Elle prépare ainsi le lancement du module opérationnel du SYGFR, prévu pour juillet 2025. Prochaines étapes : la poursuite de la sensibilisation au niveau départemental, l'organisation des étapes Ghana et Côte d'Ivoire, le lancement de la lettre de voiture internationale, étape clé pour la fluidité du transport transfrontalier. À travers cette initiative structurante, Enabel accompagne le Bénin dans la modernisation de son écosystème logistique, pour un transport routier plus transparent, plus efficace et entièrement digitalisé.
La Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence ont publié, le 22 septembre 2025, l'édition 2020-2024 du Container Port Performance Index (CPPI), référence mondiale qui évalue la performance des ports à conteneurs à partir du temps total passé par les navires au port (attente à l'ancre, temps à quai), rapporté/normalisé au volume de mouvements de conteneurs. Dans cette édition, le Port de Cotonou figure parmi les ports ayant enregistré les gains d'efficacité les plus marquants au monde : son score CPPI passe à - 16,5 en 2024, soit une de 226,7 points par rapport à 2023 (ce qui correspond à un score 2023 implicite d'environ - 243,2). Le port est classé 303 ᵉ au niveau mondial en 2024, ce qui souligne à la fois la progression nette réalisée et les marges de progrès restantes pour rejoindre le peloton de tête. À retenir : ce classement « annuel » favorise mécaniquement les ports qui reviennent de très loin les ports déjà très performants ont moins de « points » à gagner d'une année sur l'autre. L'essentiel, pour Cotonou, est que la tendance s'inverse fortement et que la performance se rapproche progressivement des standards des ports les plus efficaces. Le rapport rappelle que, si certains facteurs échappent au contrôle direct d'un port (géographie, possibilité du trafic maritime, perturbations globales), de nombreux déterminants opérationnels peuvent être actionnés. Les progrès de performance observés dans le CPPI sont associés notamment à : la performance au poste à quai : meilleure planification d'escales, optimisation de l'allocation des postes et des ressources, productivité des grues, réduction des arrêts et des déséquilibres (« grue longue »), fluidité entre quai et parc. la performance « côté mer » : réduction des temps d'attente à l'ancre via une planification plus fiable, la coordination des services nautiques et l'optimisation des escales (logiques « juste à temps arrivée »).la digitalisation et les systèmes temps réel : outils de planification/coordination, données partagées, visibilité opérationnelle, réduction des frictions et des erreurs, meilleure prédictibilité. Les opérations 24/7 et la coordination inter-acteurs, en particulier avec les douanes et les partenaires logistiques, pour réduire les temps non productifs.Une dynamique à consolider Cette progression confirme qu'une rapide est possible lorsque les conditions opérationnelles, la coordination et les outils de pilotage s'alignent. La prochaine étape est claire : maintenir la trajectoire, renforcer la prévisibilité, et inscrire la performance dans la durée afin de gagner, année après année, des places dans le classement global. Enabel se réjouit d'avoir contribué à ces avancées à travers ses projets PASPort Phase 1 (2013-2023 et 2 (2023-2028), ProPORT (Union Européenne, 2024-2028) et réaffirme son engagement aux côtés des acteurs portuaires et institutionnels pour soutenir les réformes et solutions qui améliorent la fluidité logistique, la compétitivité du corridor et la qualité de service aux usagers.
The entrepreneurship ecosystem in Tanzania is rapidly growing. In 2021 the Global Innovation Index 2021, ranked Tanzania as the 5th innovation ecosystem in Sub-Saharan Africa by, exemplified by a rapidly increasing number of start-ups and hubs. However, limited tools, skills and resources hold these developments from trickling down to small and medium enterprises and fuel growth. Many enterprises still only hope to make use of the digital tools. An assessment by Westerwelle Start-up Haus, a digital skills organisation in Tanzania, found that more than 80 percent face business-related skills challenges such as managing finances, sales and marketing to acquire new customers, and setting business goals. The same assessment found that businesses had technical digital skills challenges learning new digital skills, improving quality, and using digital tools. The major reasons behind the skill gap lack of programs that support entrepreneurs to digitalize and insufficient support for the local ecosystem of digital experts and creatives that empower SMEs with digitalization. The analysis of Mwanza shows there is a big gap for digital upskilling for entrepreneurs so that they may utilize digital tools and opportunities to grow their businesses. The entrepreneurs also need upskilling on business topics to better understand their financial and operational management and acquire new customers. Solution Under SASA, a program funded by the European Union in Tanzania, Enabel enlisted the partnership of Digital Opportunity Trust, Ennovate Ventures and Westerwelle Start-up Haus to fill the gap by developing program that support entrepreneurs to digitize, and upskill them in business topics that facilite their familiarity with digital tools. Ennovate Ventures worked in Mwanza, while Digital Opportunity Trust and Westerwelle Start-up Haus are working in Pemba and Mwanza. Each partner had a particular focus and method. Digital Opportunity Trust (DOT) focused on developing youth as digital ambassadors (Balozis in Kiswahili), with confidence and knowledge in digital skills, business digitization and market linkages. Overall the Digital Balozi’s will impact at least 300 young women and men, aged 18 to 35 years who own and operate micro and small businesses in their communities in transforming and scaling their enterprises through digital and green innovation in Mwanza, Pemba, and Tanga. Inclu-cities project digital program put youth at the centre of community change by equipping youth and women entrepreneurs who run micro or small businesses in Mwanza, Tanga, and Pemba with basic digital, green, and financial literacy skills. After their training, the first batch of digital ambassadors (Balozis) was contracted in September 2025 and has since been working in Mwanza, Tanga and Pemba. The Balozis linked with SASA program coordinators and other Inclu-cities project implementing partners in Tanga, Pemba and Mwanza Digital skills focused on could be data management and interpretation, digital communications including design, digital marketing, application design, basic SME cybersecurity awareness etc. Interlinked green skills could be skills related to the circular economy such as hardware reparations, recycling and solar or other types of green power. Targeting Youth (aged 18 to 35 years old) and women entrepreneurs operating micro or small businesses, the Balozi, recruited trainees through local networks of INCLU-CTIES implementing partners and local governments in Mwanza, Tanga and Pemba. “Cross partnerships with co-implementers of INCLU-CITIES is key to building an ecosystem of support and cross pollinating the impact of the program,” said Enabel Tanzania Digital Expert, Joachim Mangilima. The 10 Digital Balozi have been deployed in their respective regions where they work as pairs in program delivery. facilitation, digital business, financial literacy, 21st century and Green Skills. Deep local partnership Starting at the LGA level, digital balozis have been linked with different organisations that support their role. In Mwanza, John Christopher and Anna Paul, the pair of Digital Ambassadors secured space to run the training at the premises of the local government, at the American Corner auditorium in a famous shopping mall. Another premise was made available at a community youth centre—Fadhili Teens. Partnerships with private sector actors and local organisations — including TWCC, ZEEA, ZNCC, UMATI Pemba, Gift of Hope, PYD, Nyasaka Local Government Office, American Corner, and Fadhili Teens — played a pivotal role in mobilisation, access to facilities, and strengthening delivery. In Pemba, the Tanzania Women Chamber of Commerce (TWCC), Zanzibar Economic Empowerment Agency (ZEEA), UMATI, a youth health organisation and a community group, Gift of Hope, offered space in their premises for the youngsters to conduct classes. “We are very flexible in terms of spaces we use for our trainings,” says John Christopher, Digital Balozi in Mwanza. He and his fellow Anna Paul, have conducted classes at posh American Corner, the government office in Nyasaka community and at a space offered by a mosque. These partnerships have enabled Digital Balozis to establish strong community linkages and deliver interventions more effectively. Private sector actors and ecosystem partners such as Tanzania Women’s Chamber of Commerce (TWCC), the Zanzibar Economic Empowerment Agency (ZEEA), have been actively involved in supporting training delivery and shaping tools and methodologies that align with market needs. Trainees came because they needed the knowledge and skills. No one received any facilitation or even communing fare to participate in the trainings. As of the first week of December 2025 ten digital balozi had a total of 220 participants are actively taking part in the training sessions 173 females and 47 males. Female participants represented 78% of the total, aligning strongly with DOT’s gender inclusion model, which aims for a 70:30 female-to-male ratio. Consolata Tedeo Peter, a youth entrepreneur, selling hair extensions and spices is one of the DOT trainees in Mwanza. The training on digital business and online marketing made a difference to her hair extensions and spices business online and on location. She confesses that she have reached more clients through WhatsApp, Instagram and Tiktok and Facebook. “Initially, I posted occasionally on Whatsapp only. I used to just upload a post without detailed planning and purpose. But, now using the knowledge I learned in this training my viewers on Instagram for instance, have increased from 1000 to 6000,” she says. Instead of just posting, now Consolata plans the information that she wants to share, and she added scheduled tutorials to educate people about how they can benefit from products that she sells. “As my business is gradually growing, I’m no longer pressured to apply for jobs,” she says curtly. She completed her undergraduate training in Education three years ago. Ends
Le paludisme demeure l'une des principales urgences de santé publique au Burundi. En 2024, l'incidence restait élevée, avec 458,3 cas pour 1 000 habitants et un taux de létalité hospitalière de 0,9 %. La maladie constitue toujours la première cause de morbidité et de mortalité dans le pays et les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes restent les populations les plus exposées. Face à cette situation, le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), avec l'appui du projet Malariya Pi mis en œuvre par Enabel, a organisé une réunion de coordination des partenaires engagés dans la lutte contre le paludisme. L'objectif de cette rencontre était clair : renforcer la cohérence des interventions, améliorer la priorisation des actions et maximiser l'impact des ressources disponibles, dans un contexte marqué par une transmission toujours élevée, des contraintes logistiques persistantes et une pression croissante sur les financements extérieurs. Les échanges ont permis de faire le point sur les principales stratégies en cours – distribution de moustiquaires imprégnées, pulvérisation intra-domiciliaire, vaccination antipaludique, chimio-prévention chez les femmes enceintes et les enfants – tout en soulignant la nécessité d'un meilleur ciblage et d'une coordination renforcée entre acteurs. Lors de la réunion, le représentant du Ministère de la Santé Publique a rappelé l'enjeu central de cette dynamique collective : « Cette réunion de coordination traduit la conviction partagée que le paludisme n'est pas une fatalité. Sa persistance dans notre pays appelle une réponse collective, rigoureuse et résolument orientée vers les résultats. Cette rencontre est l'occasion de renforcer l'impact du Programme National de Lutte contre le Paludisme », a déclaré le Dr Oscar Ntihabose, Directeur général chargé du programme de prévention et de sécurité sanitaire, représentant le Ministre de la Santé Publique. En utilisant ce cadre de concertation, Enabel contribue à faciliter l'alignement des partenaires autour des priorités nationales définies par le PNLP , dans une logique de renforcement durable du système de santé et d'amélioration de l'efficacité des interventions sur le terrain.