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  • À Mugila, la mobilisation citoyenne relance les travaux communautaires

    À Mugila, la mobilisation citoyenne relance les travaux communautaires


    Paola VANGU TSAKALA | 19/03/2026

    Une dynamique collective retrouvéeAu Sud-Ubangi, le Comité Communal/Local de Développement (CCD/CLD) de Mugila a insufflé une nouvelle dynamique aux travaux communautaires d'assainissement, grâce à l'appui technique du projet Participation citoyenne. Là où la mobilisation était autrefois quasi inexistante, les habitants se réapproprient désormais ces initiatives collectives. « Rassembler les habitants pour les travaux communautaires était un véritable défi avant. Aujourd'hui, chaque quartier mobilise environ 25 personnes lors des séances de salongo, organisées deux fois par semaine » , témoigne Demongawi Swange, chef du quartier Sukya. Une gouvernance locale renforcée Cet engagement collectif illustre l'émergence d'une gouvernance locale participative, portée par le comité. En favorisant l'implication directe des citoyens, le CCD/CLD renforce l'appropriation des actions de développement par la communauté elle-même. Au-delà de l'assainissement, un mieux-être partagé La mobilisation ne se limite plus à l'assainissement. Elle s'étend à des actions concrètes touchant au bien-être collectif, notamment le dégagement des voies et l'amélioration du cadre de vie. « Au-delà de l'assainissement, notre mobilisation s'étend à des actions concrètes qui améliorent le bien-être collectif, comme le dégagement des voies dans notre commune de Mugila » , explique Mireille Molenge, présidente du comité. Une communauté actrice de son développement À travers cette dynamique, Mugila s'engage résolument sur une voie de développement portée et construite par ses propres habitants. Une transformation qui illustre le potentiel de la participation citoyenne comme moteur de changement durable au niveau local.    


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    DR Congo COD22011

  • Sous la pluie d'Allada, la coopération belge tient ses promesses

    Sous la pluie d'Allada, la coopération belge tient ses promesses


    Reece-hermine ADANWENON | 18/03/2026

    Le mardi 10 mars 2026, Heidy Rombouts, Directrice Générale de la Coopération au Développement belge, accompagnée de l'Ambassade de la Belgique près le Bénin, Mme  Sandrine Platteau et du Directeur d'Enabel Bénin Olivier Krins, a effectué une visite de terrain dans la commune d'Allada. Objectif : voir de ses propres yeux ce que la coopération belge construite, avec les Béninois, pour les Béninois. Au Bénin, courant mois de mars, l a saison des pluies ne s'annonce pas. Elle arrive. Et ce mardi 10 mars, elle est tombée sur Allada avec cette insistance propre au Sud-Bénin. Mais rien n'a ralenti l'agenda. Ni les délégations. Ni les échanges. Car ce type de mission ne se fait pas en salle de réunion : il se fait au milieu des acteurs qui font, chaque jour, avancer les projets. Heidy Rombouts, en visite officielle au Bénin du 9 au 11 mars, portait ce jour-là un objectif clair : observer le réel, rencontrer les bénéficiaires, évaluer l'impact. Pas de présentation PowerPoint. Pas de salle de conférence climatisée. Du concret. Trois visites, trois preuves d'impact Au Port autonome de Cotonou, maillon stratégique de l'économie béninoise et de la connectivité régionale, elle a vu , les résultats qui parlent : modernisation, compétitivité, ambition environnementale, digitalisation et de la performance. Le partenariat entre le Bénin, la Belgique et l'Union européenne démontre toute sa valeur ajoutée. Le centre SONU : quand la formation sauve des vies  À Allada, elle a découvert comment l'appui à la santé sexuelle et reproductive sauve des vies, renforcer les compétences des prestataires et améliorer la qualité des soins.  Les résultats sont sans appel. En trois ans, plus de 1 500 prestataires de santé formés. Leurs compétences sont passées d'environ 55 % à 90 %. Et le taux de mortalité maternelle dans la zone sanitaire d'Allada est passé de 165,1 à 138,2 pour 100 000 naissances vivantes entre 2022 et 2025.  Ce modèle combinant e-learning, simulation pratique et mentorat par des sages-femmes expérimentées a été ultérieurement adopté comme politique nationale du Bénin. Il sera déployé dans les 34 zones sanitaires du pays, dont 5 portées supplémentaires par Enabel dans le cadre du programme P@SRIS (2023-2028, 12 millions d'euros). La délégation a également visité les Cabines d'écoute de la Plateforme Nationale des Usagers des Services de Santé (PNUSS) : 11 espaces confidentiels répartis dans 7 départements, 87 351 usagers accompagnés, 3 048 plaintes déposées dont plus de 80 % résolues en 72 heures. Un outil de redevabilité reconnu par le Ministère de la santé béninois.Elle a également visité Biophyto, une entreprise béninoise devenue une référence dans la production d'engrais organiques et de bio-pesticides. Derrière cette réussite, il y a une vision, un engagement entrepreneurial fort, mais aussi la cohérence d'un appui belge qui a su mobiliser plusieurs instruments complémentaires pour accompagner la croissance, l'emploi décent et l'expansion régionale d'une entreprise qui emploie aujourd'hui 90 salariés permanents, dont 85 % de femmes, et travaille avec environ 2 000 femmes collectrices.  Mais derrière les chiffres,  il y a une histoire humaine.  Celle de son Directeur Général, Gildas Zodomey, dont la famille a été endeuillée par l'ingestion de denrées contaminées aux pesticides chimiques. De ce drame personnel, il a construit un acte entrepreneurial : produire autrement, protéger la santé et les sols, offrir un avenir aux femmes rurales. La coopération belge a accompagné cette trajectoire à chaque étape : Enabel via le programme DEFIA (assistance technique, subventions, renforcement de capacités), le Business Partnership Facility de la Fondation Roi Baudouin (200 000 €), Kampani, le fonds d'investissement belge à impact (500 000 €)  et depuis 2026, BIO-Invest avec un financement de 2,75 millions d'euros. S'y ajoute un don de deux carbonisateurs via Finexpo, instrument des SPF Affaires étrangères. Un continuum d'appuis. Une logique de système. L'approche Team Belgium dans toute sa cohérence.   Cette mission nous rappelle avec force  que : la coopération au développement est utile lorsqu'elle est ancrée dans les réalités, portée par des partenariats solides et orientée vers des résultats durables pour les populations.


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    Benin BEN23008

  • Ukraine: Enabel launches an initiative support mental health of healthcare providers

    Ukraine: Enabel launches an initiative support mental health of healthcare providers


    Taisiia DRUZIUK | 18/03/2026

    Healthcare professionals face extremely high levels of stress. Since the start of the full-scale war in Ukraine, this pressure has grown even greater. Enabel in partnership with the Ministry of Health of Ukraine is launching an initiative to support the mental health of healthcare providers. The project takes a comprehensive approach: establishing psychological relief rooms and providing training on stress and burnout prevention. The first spaces will be established in five healthcare facilities in the Kyiv and Chernihiv regions that are being renovated and equipped with support from Belgium. These include Kyiv Regional Clinical Hospital, Pryluky Central City Hospital, Koriukivka District Hospital, Kyiv City Clinical Hospital No. 8, and Bila Tserkva City Hospital No. 2. To gain deeper insight into the real needs of staff in self-managing high level of stress, we organised a training for 60 healthcare workers from these facilities. Participants shared their ideas for creating psychologically safe spaces and explored different stress-management techniques. A separate session focused on developing standard operating procedures for the use of these spaces. Common requests voiced by healthcare providers included fair access to the rooms and the possibility to take a break without having to justify it to their supervisors and colleagues.The next steps in developing the initiative are setting up recovery spaces in selected hospitals and supervisory visits to these facilities.


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    Ukraine UKR24001

  • Au Mali, Enabel à travers le PTCS impulse une nouvelle dynamique maraîchère face au changement climatique

    Au Mali, Enabel à travers le PTCS impulse une nouvelle dynamique maraîchère face au changement climatique


    Geoffroy ZONGO | 16/03/2026

    Face aux effets de plus en plus visibles des changements climatiques sur les moyens de subsistance des populations rurales, les initiatives visant à renforcer la résilience communautaire se multiplient au Mali. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) – volet Mali, qui enregistre des avancées significatives dans la mise en œuvre de ses activités maraîchères au profit des communautés locales.   Dans plusieurs localités rurales, les actions entreprises commencent déjà à produire des résultats encourageants. Quatre périmètres maraîchers ont récemment été aménagés dans les villages de Babougou, Nadiobougou, Kènèkélé (commune rurale de Doumba) et Monzona (commune de Koula). Ces réalisations constituent une étape importante dans la stratégie de soutien aux populations vulnérables, confrontées à l’irrégularité des pluies, à la dégradation des sols et à la baisse des rendements agricoles.À la suite de la remise officielle de ces infrastructures aux communautés bénéficiaires, les premières activités de production ont démarré avec une forte mobilisation des exploitants·es. Sur le terrain, les résultats obtenus témoignent d’une dynamique positive et d’un engagement remarquable des populations concernées. Le parcellement des périmètres figure parmi les premières avancées enregistrées. Les espaces aménagés ont été entièrement morcelés, permettant l’attribution des parcelles à 150 bénéficiaires, dont 142 femmes et 8 hommes. Cette forte implication féminine souligne l’importance du maraîchage comme levier d’autonomisation économique des femmes rurales, tout en contribuant à la sécurité alimentaire des ménages.Par ailleurs, la confection des planches de culture a été réalisée par l’ensemble des bénéficiaires, marquant une étape essentielle dans la préparation de la campagne agricole. Les exploitants ont également procédé à la mise en place des premières pépinières, traduisant leur volonté d’assurer un démarrage rapide et efficace des activités. Les premières opérations de repiquage ont déjà commencé, notamment avec la culture d’échalotes, symbole du lancement effectif de la production maraîchère. Ces résultats encourageants laissent entrevoir de bonnes perspectives pour la première campagne agricole. Les communautés bénéficiaires espèrent non seulement améliorer leurs revenus, mais aussi diversifier leur alimentation et réduire leur vulnérabilité face aux aléas climatiques.Au-delà des résultats immédiats, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de développement durable et d’adaptation climatique. En soutenant la production maraîchère, le PTCS volet Mali contribue à renforcer les capacités locales, à promouvoir des pratiques agricoles adaptées au contexte sahélien et à améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales. Il convient de rappeler que le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) – volet Mali est financé par le Royaume de Belgique et mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de coopération internationale. L’objectif est de soutenir des solutions concrètes et durables face aux défis climatiques qui impactent fortement les communautés locales du Sahel. Alors que la campagne maraîchère débute sous des signes encourageants, les bénéficiaires et les parties prenantes du PTCS volet mali restent mobilisés pour accompagner cette dynamique et transformer ces premiers résultats en succès durables pour les communautés rurales maliennes.


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    Mali MLI21003

  • Affordable healthcare in Uganda is possible - A Community-Based Health Insurance member's story

    Affordable healthcare in Uganda is possible - A Community-Based Health Insurance member's story


    John CANDIGA | 16/03/2026

    What if accessing healthcare didn’t mean risking financial hardship?In this video, CBHI (Community-Based Health Insurance) member Mrs. Isabella Bagambaki shares how community health insurance has helped her family seek care without fear of high medical costs.By pooling small, affordable contributions, CBHI reduces out-of-pocket expenses, encourages early treatment, and protects households from falling into poverty due to illness.


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    Uganda UGA21003

  • Promoting affordable healthcare in communities through CBHI

    Promoting affordable healthcare in the communities of Uganda through CBHI


    John CANDIGA | 16/03/2026

    Universal health coverage starts at the community level, and Community-Based Health Insurance (CBHI) is making that possible.We highlight the actors driving the Community-Based Health Insurance (CBHI) uptake, including project staff, CBHI coordinators, and District Health Officers, working together to build trust, mobilise households, and expand access to health protection.When communities and local authorities work together, families gain confidence to enrol, access care, and stay protected, a vital step toward stronger health systems and inclusive social protection for all.


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    Uganda UGA21003

  • Burkina Faso – Pibaoré : Une émission radiophonique pour éclairer les populations sur la sécurisation foncière et la prévention des conflits

    Burkina Faso – Pibaoré : Une émission radiophonique pour éclairer les populations sur la sécurisation foncière et la prévention des conflits


    Geoffroy ZONGO | 16/03/2026

    Le samedi 28 février 2026, les ondes de Radio ZAMA FM, station émettant depuis Kaya et couvrant l’ensemble de la zone jusqu’à Pibaoré, ont vibré au rythme d’une émission spéciale consacrée à la sécurisation foncière rurale, à la prévention des conflits et au rôle de l’Attestation de Possession Foncière Rurale (APFR).Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Portefeuille Thématique Climat Sahel – Volet Burkina Faso (PTCS-BFA), mis en œuvre par Enabel et financé par le Royaume de Belgique. Modérée par le journaliste Wendata OUÉDRAOGO, l’émission a réuni autour de la table plusieurs acteurs clés, dont Nebnoma Norbert OUEDRAOGO, Chargé de projet – Gouvernance Locale à Enabel, intervenant comme représentant de l’agence belge de coopération internationale. L’Observatoire national du foncier au Burkina Faso (ONF‑BF), les autorités coutumières et un représentant des bénéficiaires ont également pris part à cette session d’échanges interactifs. Renforcer la compréhension des populations sur l’APFR et le foncier rural Dès l’ouverture, le journaliste a rappelé le contexte : la remise officielle, la veille, de 100 APFR à Kaya dans le cadre du PTCS‑BFA, un jalon majeur pour la sécurité foncière des communautés locales. Nebnoma Norbert OUEDRAOGO, représentant Enabel, a expliqué les fondements de l’engagement de l’agence : « Le PTCS‑BFA vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique en améliorant la gestion durable du foncier. La sécurisation foncière est un pilier essentiel pour prévenir les conflits et favoriser le développement local ». Il a mis en exergue le rôle d’Enabel : appui technique, accompagnement méthodologique, appui logistique aux procédures locales et facilitation de l’accès aux documents fonciers via le projet Soutien à la Décentralisation foncière, à la Prévention et à la Gestion des Conflits (SDF‑PGC), mis en œuvre par l’ONF‑BF.Démystifier les procédures d’obtention de l’APFR L’intervention du représentant de l’ONF‑BF Adama DEME s’est voulue pédagogique, rappelant les étapes du processus d’obtention de l’APFR : dépôt de la demande auprès de la commission foncière villageoise, réception de la demande au niveau du service foncier rurale, sortie terrain de l’agent domanial (prise de coordonné, réalisation de croquis), dépôt du dossier auprès des services de la direction régionales des impôts (RDPF et cadastre) pour requérir leur avis, publication foncière, constatation contradictoire (assortie de PV), paiement des coûts locaux par le demandeur, signature de l’APFR par le président du conseil de collectivité.   Il a également souligné l’importance de vulgariser les textes juridiques et de soutenir les populations dans des procédures souvent jugées longues ou complexes.Le rôle crucial des autorités locales et coutumières L’émission a mis en lumière les défis rencontrés par la mairie de Pibaoré en matière de gestion foncière : pression croissante sur les terres, méconnaissance des procédures administratives par les usagers, et nécessité d’une coordination étroite avec les acteurs coutumiers. Les chefs coutumiers, garants de la légitimité sociale en matière de foncier, ont rappelé leur implication décisive dans l’identification des détenteurs coutumiers, la validation communautaire des limites parcellaires et la prévention des litiges. Leur rôle, ont-ils souligné, est essentiel pour instaurer un climat de confiance et garantir la pérennité des initiatives foncières. Témoignages des bénéficiaires : une transformation concrète du quotidien Au fil de l’émission, un représentant des bénéficiaires a partagé son expérience, soulignant l’impact de l’APFR sur la sécurité et la sérénité de son exploitation agricole : « Obtenir l’APFR, c’est être enfin sûr que la terre que l’on cultive depuis des années nous appartient officiellement. Cela ouvre aussi des perspectives nouvelles : accès au crédit, investissement dans la terre, transmission à nos enfants. » Ce témoignage a permis d’illustrer la portée réelle des actions entreprises : la sécurisation foncière ne se limite pas à un document administratif, elle transforme durablement les perspectives économiques des ménages ruraux.Un outil puissant de prévention des conflits Tous les intervenants s’accordent sur le fait que la sécurisation foncière est un levier majeur de paix sociale dans les zones rurales du Burkina Faso. Les conflits liés à la terre y sont fréquents, et l’absence de documents officiels crée ambiguïtés, tensions et parfois violences. L’émission a rappelé que l’APFR, en clarifiant les droits, contribue directement à réduire les litiges et à renforcer la cohésion sociale. La séance d’échanges avec les auditeurs a d’ailleurs permis d’apporter des réponses précises aux préoccupations liées à ces tensions. Une émission interactive au service du développement local En clôturant l’émission, le journaliste a salué l’engagement du PTCS‑BFA et l’implication de tous les acteurs. Il a rappelé que cette initiative n’est qu’une composante d’un programme plus large visant à promouvoir un foncier sécurisé, inclusif et durable, condition indispensable à la résilience climatique et au développement rural. Grâce à cette émission, les populations de Kaya, Pibaoré et des villages environnants ont bénéficié d’un temps d’éclairage, de dialogue et d’information structuré, renforçant ainsi leur compréhension des enjeux fonciers et leur capacité à entreprendre des démarches pour sécuriser leurs terres.


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    Burkina Faso BFA21001

  • Quand la musique stimule la citoyenneté à Lubumbashi : Café Jazz Kwetu en action

    Quand la musique stimule la citoyenneté à Lubumbashi : Café Jazz Kwetu en action


    Paola VANGU TSAKALA | 12/03/2026

    Former les jeunes pour une gouvernance participative Le projet Café Jazz Kwetu a permis de former plus de 60 jeunes de la Commune Annexe de Lubumbashi à la gestion participative. Ces participants ont appris à identifier les défis locaux et à les transformer en outils artistiques pour sensibiliser la population aux enjeux de leur communauté. L'arbre à problème :un outil d'analyse et de créativité Les jeunes ont utilisé l'arbre à problème , une méthode d'analyse qui facilite la compréhension des défis communautaires. En s'appuyant sur ces problèmes à des récits locaux, ils ont pu concevoir des œuvres artistiques et pédagogiques efficaces pour promouvoir la gouvernance et la participation citoyenne . Les points focaux formés en janvier 2026 disposent désormais des compétences nécessaires pour mobiliser la communauté et gérer des projets culturels, garantissant la continuité et la pérennité de l'action. Renforcement du lien social et éducation citoyenne Portée par le projet Participation Citoyenne et Gouvernance Locale et l'ASBL Manus, cette initiative a renforcé le dialogue inclusif et le lien social. Elle a également permis de sensibiliser les enfants dans les écoles à la citoyenneté responsable, contribuant ainsi à une gouvernance participative tangible au niveau local.


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    DR Congo COD22019

  • Mentorat des jeunes filles à la Tshopo: une génération de futures leaders en marche

    Mentorat des jeunes filles à la Tshopo: une génération de futures leaders en marche


    Paola VANGU TSAKALA | 12/03/2026

    Un accompagnement qui transforme les trajectoires  Les séances d'encadrement du projet de mentorat des jeunes filles, mises en œuvre dans le cadre du projet GIFT, ont profondément transformé le quotidien de 150 adolescentes issues de quatre écoles techniques et agricoles de la Tshopo.  Grâce à l'engagement volontaire de plus de 30 mentors, un espace de confiance unique s'est construit. Les échanges ont progressivement dépassé les seules questions de résultats scolaires pour aborder l'ambition personnelle, le leadership et la projection professionnelle. L'impact immédiat se reflète dans la nouvelle assurance et la détermination affichées par ces jeunes filles.  L'accompagnement personnalisé, assuré sous différentes formes en présentiel, en proximité et en ligne a suscité de véritables déclics. Les participants ont pu bénéficier de conseils, de partage d'expériences et d'orientations concrètes pour construire leur avenir. « Aujourd'hui, je sais que je peux devenir une grande entrepreneure agricole », témoigne l'élève Selemani, illustrant l'effet transformateur de cette initiative. S'identifier à des modèles pour tracer son propre chemin Au-delà d'un simple accompagnement ponctuel, le mentorat a permis aux jeunes filles de s'identifier à des modèles inspirants et d'imaginer de nouvelles trajectoires professionnelles. Cette dynamique a renforcé leur confiance en elles et leur capacité à envisager un avenir ambitieux dans des secteurs porteurs. Un héritage durable pour la promotion du leadership féminin Porté par le ministère provincial de l'Éducation et la Division provinciale du Genre, la capitalisation du projet a débouché sur des résultats structurants. Deux réseaux ont ainsi été créés : un réseau de mentorat , placé sous la direction du ministère en charge de l'Éducation ; un réseau de promotion du leadership féminin , coordonné par la Division provinciale du Genre. Ces mécanismes institutionnels permettent de pérenniser la dynamique engagée et de continuer à accompagner les jeunes filles de la région vers l'autonomisation et le leadership.   


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    DR Congo COD21003

  • Visite au Commissariat à la Sécurité Alimentaire : vers une approche renforcée de résilience en Mauritanie

    Visite au Commissariat à la Sécurité Alimentaire : vers une approche renforcée de résilience en Mauritanie


    Aminata KANE | 06/03/2026

    Le 17 février 2026, une délégation d’Enabel conduite par le Directeur Pays Laurent Delouvroy, accompagnée de Fodé Niang, Project Manager, Guedie Kane, Conseiller stratégique et Mohamed Bechir, expert nutrition, a été reçue à Nouakchott par Mme Fatimetou Mint Khattry, Commissaire à la Sécurité Alimentaire (CSA). Cette rencontre a permis d’échanger sur les priorités nationales en matière de sécurité alimentaire et sur les perspectives de collaboration autour du renforcement de la résilience des populations.Au cours des discussions, la Commissaire a présenté l’évolution stratégique du CSA, marquée par une transition progressive d’un modèle centré sur l’urgence humanitaire vers une approche orientée vers le développement durable. Cette nouvelle dynamique met l’accent sur le financement d’activités génératrices de revenus, le développement d’infrastructures de stockage et l’accompagnement des communautés vers une plus grande autonomie face aux chocs climatiques et économiques.Les échanges ont également mis en lumière l’importance stratégique du Hodh Ech Chargui, région particulièrement exposée aux défis liés à la vulnérabilité climatique et à l’accueil de populations réfugiées. Dans cette zone du sud-est du pays, les initiatives de résilience occupent une place centrale afin de soutenir à la fois les communautés locales et les populations hôtes, en cohérence avec les priorités nationales et les interventions des partenaires.


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    Mauritania 2478MRT

  • Des cadres de concertation régionaux pour structurer les filières alimentaires en Mauritanie

    Des cadres de concertation régionaux pour structurer les filières alimentaires en Mauritanie


    Aminata KANE | 05/03/2026

    Financé par l’Union européenne, le projet SYSALIM mis en œuvre par Enabel accompagne la Mauritanie dans le renforcement de systèmes alimentaires durables et inclusifs, en soutenant l’organisation et la gouvernance des filières agricoles et pastorales dans plusieurs wilayas du pays.Au cœur de cette approche : la mise en place et la redynamisation de cadres de concertation régionaux, espaces de dialogue qui réunissent producteurs, services techniques de l’État, organisations professionnelles, ONG et partenaires techniques afin de mieux coordonner les actions et renforcer les chaînes de valeur locales.Une dynamique régionale de structuration des filièresDepuis le début de l’année 2026, plusieurs ateliers ont permis d’installer ou de redynamiser ces cadres de concertation dans différentes régions :Au Gorgol, des ateliers organisés du 13 au 16 janvier 2026 ont permis de mettre en place le cadre de concertation de la filière lait et fourrage, en présence du délégué régional de l’élevage, des inspecteurs techniques, ainsi que des ONG partenaires telles que AMAD, ACF et ACSADE, aux côtés des partenaires AgriDev et GNAP.Toujours au Gorgol, un second atelier tenu du 17 au 20 janvier 2026 a permis de structurer le cadre de concertation de la filière céréales traditionnelles.Au Guidimakha, un atelier a été consacré à la redynamisation du cadre de concertation de la filière céréalière, afin de renforcer la coordination entre les acteurs et d’identifier les priorités d’action.En Assaba, les acteurs du cadre de concertation maraîcher se mobilisent déjà sur le terrain, alors que la récolte a bien commencé dans la région.À travers ces espaces de dialogue, les acteurs des filières travaillent ensemble à identifier les contraintes, planifier des actions collectives et renforcer la gouvernance territoriale des systèmes alimentaires.Des cadres qui passent à l’actionAu-delà de leur rôle de coordination, ces cadres deviennent progressivement de véritables moteurs d’initiatives locales.Dans le Hodh El Chargui, le cadre de concertation de la filière maraîchère a ainsi mis en œuvre l’une des premières actions de son plan d’action : l’organisation d’une foire d’exposition de la production locale de légumes au début du mois de Ramadan.Cet événement a offert aux producteurs maraîchers de la wilaya une vitrine pour présenter leurs capacités de production et leur compétitivité sur le marché local, tout en répondant à la demande croissante en produits frais, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.L’initiative a été saluée par les autorités locales : le Gouverneur de la région, accompagné de l’administration territoriale, s’est rendu sur place pour encourager les producteurs et féliciter le bureau du cadre de concertation pour cette mobilisation collective.Vers des systèmes alimentaires plus résilientsEn soutenant ces cadres de concertation régionaux, le projet SYSALIM contribue à renforcer la gouvernance locale des filières agricoles et pastorales, à favoriser la prise de décision collective et à créer des opportunités économiques pour les producteurs.Ces dynamiques locales constituent un levier essentiel pour accompagner la Mauritanie vers des systèmes alimentaires plus structurés, plus inclusifs et plus résilients, au bénéfice des populations.


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    Mauritania MRT23002

  • Renforcement des services vétérinaires au Hodh Chargui : Enabel appuie la santé animale et la résilience pastorale à travers le projet MIRECAM

    Renforcement des services vétérinaires au Hodh Chargui : Enabel appuie la santé animale et la résilience pastorale à travers le projet MIRECAM


    Aminata KANE | 05/03/2026

    Le 24 février, Enabel, à travers le projet MIRECAM financé par l’Union européenne, a procédé à la remise d’un important lot de matériel vétérinaire et d’équipements à la Délégation régionale du Ministère de l’Élevage du Hodh Chargui.Cette dotation comprend notamment des équipements de chaîne du froid, du matériel destiné aux campagnes de vaccination, des produits déparasitants ainsi que des antibiotiques. Une attention particulière a été accordée aux postes de santé vétérinaires situés le long de la bande frontalière, afin de renforcer les opérations de déparasitage des animaux entrants et de prévenir les risques de contamination transfrontalière.Les équipements bénéficieront également aux inspecteurs de l’élevage des cinq départements d’actions du projet ainsi qu’à vingt (20) auxiliaires d’élevage formés dans le cadre du partenariat entre le projet MIRECAM et la Délégation régionale de l’Élevage. À travers cette action, Enabel renforce concrètement les capacités opérationnelles des services vétérinaires régionaux et contribue à l’amélioration durable de la santé animale.Au-delà de l’appui institutionnel, cette dotation bénéficie directement aux communautés d’éleveurs, en particulier aux éleveurs déplacés et réfugiés ainsi qu’aux communautés hôtes. Cette approche inclusive vise à soutenir la résilience des moyens d’existence pastoraux, à sécuriser les systèmes d’élevage et à renforcer la cohésion sociale dans la région.La cérémonie de remise s’est tenue en présence des représentants du Wali, du Conseil régional, de la Cellule de coordination des projets et programmes de développement du Hodh Chargui, ainsi que des responsables et cadres de la Délégation régionale du Ministère de l’Élevage.À travers cette initiative, Enabel, avec l’appui financier de l’Union européenne, réaffirme son engagement en faveur du renforcement du secteur de l’élevage — pilier essentiel de l’économie locale — et de la promotion d’un développement durable, inclusif et résilient au Hodh Chargui.


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    Mauritania MRT24001

  • En Mauritanie: des producteurs au cœur de l’innovation pour renforcer les systèmes alimentaires

    En Mauritanie: des producteurs au cœur de l’innovation pour renforcer les systèmes alimentaires


    Aminata KANE | 05/03/2026

    Du 9 au 14 février 2026, la ville de Sélibabi, dans la wilaya du Guidimakha, a accueilli un atelier multi-acteurs organisé dans le cadre du projet SYSALIM (Systèmes alimentaires durables et inclusifs pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle) financé par l'Union européenne et mis en oeuvre par Enabel.Pendant six jours, producteurs, services techniques, collectivités territoriales, organisations professionnelles et institutions de recherche se sont réunis pour identifier les besoins prioritaires des acteurs ruraux et les innovations capables de transformer durablement les systèmes alimentaires locaux.Au cœur des discussions : trois filières essentielles pour les moyens d’existence des communautés rurales — le maraîchage, le lait et le fourrage, ainsi que les céréales traditionnelles.Les échanges ont permis de mettre en évidence les défis majeurs auxquels les producteurs sont confrontés : accès limité aux intrants agricoles, difficultés de financement, faible transformation des produits, manque d’équipements et impacts croissants du changement climatique.Grâce à une approche participative combinant ateliers par filière, focus groups avec les producteurs et exercices de priorisation des innovations, les participants ont pu identifier des solutions concrètes et adaptées au contexte local.Dans la filière maraîchage, les innovations prioritaires concernent notamment les systèmes d’irrigation économes en eau, les semences adaptées au climat et l’accès au microcrédit agricole.Pour la filière lait et fourrage, les acteurs ont souligné l’importance de renforcer la production fourragère, améliorer la conservation du lait et soutenir les unités locales de transformation.Du côté des céréales traditionnelles, l’accent est mis sur les variétés résilientes de mil et de sorgho, la gestion durable des sols et les solutions de stockage post-récolte.Les discussions ont également bénéficié de l’appui scientifique d’institutions de référence telles que le Centre National de Recherche Agronomique et de Développement Agricole, l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique de Rosso et l’École Nationale de Formation et de Vulgarisation Agricole de Kaédi.Au-delà de l’identification des contraintes, l’atelier a mis en évidence la forte motivation des producteurs à adopter des innovations, notamment lorsque celles-ci sont accompagnées par des mécanismes de financement adaptés et un appui technique continu.Les résultats de cet atelier constituent désormais une base stratégique pour orienter les actions futures du projet SYSALIM, avec la mise en place de sites pilotes d’innovation, le renforcement des chaînes de valeur locales et une intégration accrue des femmes et des jeunes dans les dynamiques agricoles.Cette dynamique collective ouvre ainsi des perspectives prometteuses pour renforcer durablement la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales en Mauritanie.


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    Mauritania MRT23002

  • Enabel × ETF: lessons from a study visit on vocational excellence

    Enabel × ETF: insights from a study visit on vocational excellence


    Taisiia DRUZIUK | 03/03/2026

    In February, Enabel teamed up with the European Training Foundation to host a week-long peer-to-peer exchange at ETF’s headquarters in Turin.The tour under Enabel's BE-Relieve Ukraine programme centered around Centers of Vocational Excellence (CoVEs) – an EU approach that connects VET providers, employers, local authorities, and other partners to deliver high-quality skills and drive regional development.35 participants – including representatives from Ukraine’s Ministry of Education and Science, vocational school directors, regional and city administrations – explored how to tailor these practices to the Ukrainian context.The programme, designed by the ETF, featured hands-on workshops and visits to Italian CoVEs, covering governance, entrepreneurship, digital and green skills integration, and performance evaluation tools like ISATCOVE.At Enabel's request, three participants shared what stood out to them and which practices they felt were worth taking back home. Through our partnership with the Ministry of Education and Science, we continue to support Ukraine’s VET system, helping schools align with EU standards, respond to regional labour market needs, and contribute to the country’s reconstruction. Thank you to our partners at ETF for their invaluable expertise and hospitality._____Insights from Italian CoVEsOleksandra Khomyk Director, Department of Economic Development, Chernihiv Regional Military AdministrationOur visit to ITS Academy highlighted the critical role of innovation. What this institution is doing goes beyond the typical scope of vocational education in Ukraine, focusing on high-tech industries and collaboration between academia and the private sector. ENGIM emphasizes business involvement in training, Piazza dei Mestieri cultivates excellence through creativity and practical skills, and Cometa Formazione promotes an inclusive, human-centered learning environment – also with a strong focus on creativity.The main takeaway: in vocational education, people are central – both learners and educators.Learning with heartLiudmyla PanasiukDirector, Kolky Vocational Education CenterThe visit to Cometa Formazione left the strongest impression on me. The institution truly has a soul – everything it does is designed for the students.Their model of individualized learning, which adapts to each student’s abilities and needs, stood out. This student-centered approach, emphasizing support and holistic development, is a model worth replicating in Ukraine’s Centers of Excellence.From theory to practiceOleksandr SavchukDirector, Kvasyliv Engineering and Technology Vocational CollegeIn Turin, I gained a clearer understanding of how a Center of Vocational Excellence can operate as a skills hub, engage effectively with businesses and communities, and integrate education with entrepreneurial and social initiatives.Key insights include:A CoVE succeeds only through systematic collaboration with employers, shifting from a traditional “training institution” to an active regional partner.ISATCOVE self-assessment should be continuous, forming the basis for management decisions and strategic planning.The training on the international self-assessment tool ISATCOVE was particularly valuable. It was highly practical and clarified how self-assessment can become a genuine tool for institutional development, rather than a formal procedure.Group work analyzing real-life cases provided concrete insights and ideas for improving institutional operations.Win-win partnershipsOleksandra Khomyk Director, Department of Economic Development, Chernihiv Regional Military AdministrationMy vision for Ukraine’s Centers of Vocational Excellence has been reinforced and enriched through concrete examples. The system should be built on sustainable partnerships, aligned with business needs and community priorities. Centers should play a pivotal role in regional socio-economic ecosystems, driving innovation and professional excellence. Businesses must actively participate in workforce development – not just providing technical support, but sharing the experience, skills, and knowledge they require. I hope that the Chernihiv Regional Council on Employment and Skills Development, established with the support of Enabel, will foster productive dialogue and partnerships, help define the mission and values of the Centers of Excellence, and identify key priorities for workforce training. We need to ensure that vocational education actively strengthens the region’s economic potential. At the same time, we must break the stereotype that vocational education is less prestigious. What we observed in Turin provides a clear understanding of how this can be achieved.Next steps following the study visitLiudmyla PanasiukDirector, Kolky Vocational Education CenterImplement ISATCOVE self-assessment toolsUse for internal quality monitoring, evaluating management processes, and preparing for certification according to excellence standards.Develop CoVEs through public-private partnershipsStrengthen collaboration with businesses to update facilities and equipment, co-create training programs, and expand dual-education opportunities.Promote equity and social inclusionIncrease access for vulnerable groups, enhance barrier-free environments, and provide tailored support for individual learners.


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    Ukraine UKR24001

  • Gouvernance communautaire : quand des cellules villageoises transforment, prolongent et sécurisent la durabilité des infrastructures

    Gouvernance communautaire : quand des cellules villageoises transforment, prolongent et sécurisent la durabilité des infrastructures


    Wendpouiré Julien NANA | 02/03/2026

    Dans de nombreuses communes rurales, des infrastructures pourtant coûteuses se dégradent prématurément, faute d’appropriation locale. Dans la région des Koulsé, ex Centre-Nord du Burkina Faso, le projet OKD, cofinancé par l’Union européenne et l’Allemagne et mis en œuvre par Enabel et la GIZ, expérimente une réponse concrète : impliquer directement les communautés dans la gouvernance et l’entretien des pistes rurales, à travers des comités villageois structurés et outillés.Des « éléphants blancs » à une gouvernance partagéeL’échec silencieux des infrastructures a donné le nom « d’éléphants blancs » pour désigner des infrastructures financées à grands frais mais qui, quelques années après leur réception, deviennent inutilisables ou peu exploitées. Marchés, gares routières, boutiques de rue ou pistes rurales : les exemples abondent dans de nombreuses communes. Cette situation, rarement liée à un manque de ressources financières, trouve plutôt son origine dans une déconnexion entre la conception des infrastructures et les réalités locales. Pensés de manière descendante, souvent loin du terrain, ces équipements souffrent d’un déficit d’appropriation communautaire et d’un manque de mécanismes locaux d’entretien. Les conséquences sont visibles : dégradations rapides, abandon progressif et gaspillage d’investissements publics.Miser sur l’intelligence collective pour des infrastructures durablesC’est pour répondre à ce défi qu’Enabel, à travers le projet « Renforcement de la résilience socio-économique dans la région du Centre-Nord (axe OKD) », a fait le choix d’une approche fondée sur une gouvernance communautaire. Cette approche s’est voulue une démarche de mobilisation de l’intelligence collective de toutes les forces vives pour co-construire le développement des territoires. Elle était fondée sur une implication des communautés, les titulaires de droits, à toutes les phases du processus de réalisation des infrastructures.   Le processus a débuté par une cartographie des acteurs, qui s’est poursuivi par des rencontre d’identification des besoins puis de planification entre les municipalités et les populations. Le processus s’est poursuivi par la réalisation des infrastructures avec la méthode Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO). Cette technologie de construction maximise les possibilités d’emploi de la main-d’œuvre (qualifiée et non qualifiée) avec le soutien d’équipements légers et l’utilisation de matériaux disponibles localement, tout en maintenant la compétitivité de coûts et des normes de qualité. À la suite de la réalisation des pistes, pour permettre une meilleure appariation des pistes don’t elle a contribué à réaliser et pour assurer leur durabilité, les communautés ont été appuyer à la mise en place de comités villageois de pistes (CVP). Ces CVP sont des organisations de gouvernance communautaire qui réunissent tous les habitants des villages/secteurs traversés par les pistes sans distinction d’âge, de genre ou de statut social. Au sein de ces CVP un bureau opérationnel de 10 membres représentatif des toutes les couches (femmes, hommes, jeunes, personnes en situation de handicaps, etc.) organise, sensibilise motive et suit régulièrement l’état des pistes et mobilise les membres pour l’entretien régulier des pistes.Des formations pratiques et des équipements, directement sur le terrainPour faire des CVP de véritables acteurs opérationnels, leurs membres ont bénéficié de formations pratiques, organisées directement sur les pistes. Ces formations ont porté sur trois volets essentiels de l’entretien routier communautaire.Le premier concerne la construction de murets et de diguettes, destinés à canaliser et ralentir les eaux de ruissellement, principales causes de formation de rigoles et de coupures de pistes. Des gestes simples, mais déterminants pour prévenir les dégradations prématurées.Le deuxième volet porte sur la mise en place et l’entretien des cordons pierreux. Les participants ont appris à repositionner correctement les moellons déplacés par les pluies, contribuant ainsi à la protection de la couche de roulement et à la stabilisation des flancs des pistes.Enfin, les CVP ont été formés au traitement des nids-de-poule, une opération clé pour maintenir la praticabilité des voies. Les exercices pratiques ont couvert toutes les étapes techniques : épandage du matériau, étalage, arrosage et compactage, jusqu’à l’obtention d’une surface robuste et durable.Au-delà du transfert de compétences, les CVP ont également reçu une dotation en équipements d’entretien : pelles, brouettes, râteaux, haches, gilets de visibilité et autres outils. Cette dotation permet aux communautés d’agir de manière autonome, sans dépendre systématiquement d’une intervention extérieure des services techniques communaux.Une approche appréciée par les acteursPour les communautés, cette démarche participative n’est pas seulement un transfert de compétences : c’est un symbole fort de responsabilisation locale.Pour les bénéficiaires, cette démarche va bien au-delà d’un simple appui technique. « C’est la première fois qu’on nous implique directement dans l’entretien des pistes. Ces actions d’Enabel nous donnent confiance et nous permettent d’agir nous-mêmes pour préserver notre piste », confie Ouédraogo Zenbao, membre du CVP du village de Sabouri-Natenga, commune de Korsimoro. Le même sentiment est partagé à Boussouma. « Avant, nous pensions que l’entretien des pistes relevait uniquement des techniciens. Nous observions impuissants leur dégradation. Aujourd’hui, nous avons les outils, les techniques et l’organisation nécessaires pour intervenir et donner plus de chances de survie à nos pistes », explique Gango Hamado, membre du CVP de Lougouma.Un Modèle possiblement réplicable L’accompagnement des CVP illustre une dynamique de gouvernance locale participative portée par le projet OKD. En impliquant directement les communautés dans l’entretien des infrastructures, les communes renforcent ainsi l’appropriation et la responsabilisation citoyenne, la protection des investissements publics et accroissent la résilience de leur territoire.Ce modèle, basé sur l’engagement communautaire et l’approche par les compétences, pourrait inspirer d’autres collectivités des Koulsé et au-delà.


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    Burkina Faso BFA22002