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  • Les chambres froides hybrides, une innovation qui transforme durablement la filière pomme de terre en Guinée.

    Les chambres froides hybrides, une innovation qui transforme durablement la filière pomme de terre en Guinée.


    Soua Koly BILIVOGUI | 09/07/2026

    Grâce à des chambres froides hybrides fonctionnant à 98 % à l’énergie solaire et seulement 2 % au thermique, les producteurs disposent d’une solution fiable de stockage, même dans les zones isolées sans accès au réseau électrique. Cette technologie permet de réduire les pertes post-récolte, de garantir la disponibilité des semences et des pommes de terre toute l’année, d’augmenter les revenus des producteurs et de stabiliser les prix sur les marchés. Une réussite portée par les communautés elles-mêmes, qui témoigne du potentiel d’un modèle durable, rentable et réplicable


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    Guinea GIN23007

  • Au cœur des défis du cacao ivoirien : résilience et diversification chez Scoopanab

    Au cœur des défis du cacao ivoirien : résilience et diversification chez Scoopanab


    Samuel POOS | 09/07/2026

    Basée dans la région de Bangolo, la coopérative Scoopanab compte aujourd'hui plus de 4 000 membres. Entre la fluctuation des cours mondiaux, les nouvelles exigences européennes de traçabilité et les défis de la gestion quotidienne, la coopérative doit faire preuve d'une grande agilité. Entretien avec Olivier Soro Gnenema, son Président du Conseil d'Administration (PCA), sur la stratégie d'une structure en pleine mutation.La filière a connu des fluctuations extrêmes entre 2025 et 2026, avec un prix bord champ chutant drastiquement à 1 200 FCFA après avoir atteint 2 800 FCFA. Comment votre coopérative a-t-elle géré la trésorerie et le stock de ses membres pendant cette période de forte incertitude ? Notre stratégie a toujours été d’anticiper et de diversifier nos partenaires commerciaux. Lors des crises, les grands acheteurs gèlent parfois leurs achats en attendant que les prix baissent. C'est pourquoi nous avons fait le choix de travailler également avec de petits clients et des coopératives exportatrices moins connues. Contrairement aux grands groupes, ils ne nous préfinancent pas, mais ils ont un besoin constant d'honorer leurs contrats et sont toujours prêts à acheter notre production. De plus, nous avons bâti une relation de confiance solide avec nos producteurs. Lors des périodes difficiles, nous fonctionnons avec un système d'avance : nous payons une partie du cacao à la livraison, et nous réglons le solde dès que le client nous a payés. Cela nous a permis d'écouler nos stocks là où d'autres coopératives étaient bloquées. Le différentiel de prix avec les pays voisins n'a-t-il pas poussé certains producteurs à vendre ailleurs ? Le risque existe surtout via les pisteurs, ces intermédiaires informels entre producteurs et coopératives, plus enclins à profiter des écarts de prix transfrontaliers. Le producteur ivoirien recherche moins un prix élevé que le respect du prix annoncé. Pour sécuriser ses approvisionnements, la coopérative s'appuie sur un réseau de collecteurs suivis de près par un agent qui effectue des tournées régulières — moins pour exercer une pression que pour rendre visible le contrôle et dissuader les écarts entre le stock déclaré et le stock réel. La mise en œuvre de la norme ARS1000 et les exigences européennes (RDUE) imposent une traçabilité rigoureuse, ce qui représente un coût opérationnel important. Quelle est la charge de travail et le coût financier réel pour la coopérative, et comment financez-vous cet investissement de conformité ? C'est une situation très compliquée et ces exigences nous sont imposées. Sur le plan financier, la mise en conformité est extrêmement lourde. Pour certifier nos 4 000 membres, nous devons investir plus de 25 millions de francs CFA. Le problème fondamental est que nous ne bénéficions d'aucun financement pour cela. Nous sommes donc contraints de puiser dans les fonds destinés aux projets sociaux : l'argent qui devait servir à construire une école ou un forage sert aujourd'hui à financer la traçabilité. À court terme, nous ne voyons pas le retour sur investissement. L'une des craintes majeures de la nouvelle réglementation est l'exclusion des petits producteurs n'ayant pas de titres fonciers ou de moyens numériques. Quelle stratégie avez-vous mise en place pour éviter que vos membres les plus vulnérables ne soient exclus de la chaîne de valeur à cause de ces nouvelles exigences ? C'est l'un des points les plus délicats. Une partie des meilleurs producteurs de la zone n'a jamais utilisé de carte bancaire ni de distributeur automatique, et peine même à retenir un code de sécurité de téléphone. Beaucoup refusent que leur argent reste sur une carte. En pratique, la coopérative recharge la carte du producteur pour assurer la traçabilité du paiement, puis procède immédiatement au retrait pour lui remettre l'intégralité en espèces, parfois via des « box » de retrait d'argent installées à proximité des sites de collecte. Cette double manipulation ne risque-t-elle pas de pousser certains producteurs vers les pisteurs ?Oui, c'est une tension réelle : certains producteurs préfèrent livrer à un pisteur qui les paie directement en espèces plutôt que de se plier à ce circuit. Le niveau de maîtrise du numérique reste trop bas, y compris chez les collecteurs eux-mêmes - une séance de sensibilisation organisée avec une banque locale a révélé une méconnaissance complète, par exemple, du principe de date de valeur, certains producteurs s'étonnant de voir des frais prélevés après un retrait jugé trop précoce. La coopérative mise sur davantage de formation et prévoit d'équiper progressivement chaque site de bornes de retrait à proximité des producteurs. Combien de temps prend une opération de paiement dans ces conditions ? Cela dépend du montant. En dessous de 1 à 2 millions de francs CFA, le paiement direct reste possible. Au-delà, la coopérative limite volontairement les espèces en caisse à 5 millions de francs (pour des raisons de sécurité face au risque de braquage) et doit emmener le producteur jusqu'à la banque la plus proche, parfois à 30 kilomètres, pour effectuer l'opération. Selon les cas, cela peut prendre entre une heure et une journée entière. Vous commercialisez déjà de l'anacarde (noix de cajou) et envisagez le café. Pourquoi cette diversification ? Près de 900 tonnes d'anacarde ont déjà été commercialisées l'an dernier, et le café est la prochaine étape envisagée, de manière progressive. La logique est avant tout une logique d'assurance : une mauvaise campagne de cacao, fréquente l'année suivant une forte production, peut être compensée par les autres cultures. L'anacarde, en particulier, valorise des sols devenus moins fertiles pour le cacao. Les producteurs cultivent par ailleurs systématiquement des cultures vivrières, notamment le manioc, mais souffrent d'un manque de débouchés ; un projet de transformation locale (à l'image de l'attiéké) doit permettre de leur garantir un prix d'achat plus rémunérateur. Justement, en matière de valorisation, comment évolue votre politique de certification et de transformation locale ? Les marges actuelles sur le cacao brut sont trop faibles. Nous visons la première transformation (poudre, pâte et masse de cacao) pour créer de la valeur ajoutée et vendre directement à de petits chocolatiers premium. Parallèlement, nous comptons valoriser les déchets de cacao via une bio-fabrique pour produire nos propres engrais et répulsifs biologiques, ce qui réduira nos coûts et protègera l'environnement. Bien que le gros de notre volume soit sous Rainforest Alliance (RA), nous privilégions de plus en plus Fairtrade. RA est devenu très coûteux à mettre en place et très contraignant avec ses audits incessants. Le système Fairtrade est plus souple et offre une prime très élevée, même si son marché est malheureusement très fermé. Enfin, nous avons entamé un processus de certification biologique avec un groupe pilote de 150 producteurs. En quoi le coaching en gestion financière du TDC vous est-il utile ? Avant cet accompagnement, la coopérative avait pour habitude de présenter ses chiffres de façon peu détaillée, voire de minimiser certaines informations. Le coaching a permis de mieux lire et présenter les états financiers, jusqu'à convaincre un bailleur d'accorder un prêt après l'envoi d'un auditeur depuis le Sénégal pour vérification. Nous en tirons une leçon claire : la transparence et la qualité de présentation des comptes ont davantage joué en sa faveur que la dissimulation, qui n'apportait selon elle aucun bénéfice réel. La coopérative est en plein développement, votre équipe est passée de 16 à 38 employés. Quels défis de gouvernance interne cette croissance entraîne-t-elle ?Le plus grand défi est la gestion de la trésorerie et le contrôle des flux. Dans le cacao, tout tourne autour des volumes et de l'argent liquide. Nous sommes actuellement à la recherche d'un logiciel de gestion intégré pour relier les pesées du magasinier directement à la comptabilité. Sans cela, les petits écarts s'accumulent : une année, nous avons constaté une perte inexpliquée de 54 tonnes sur l'ensemble de la campagne. Heureusement, le coaching du TDC nous a aidé à assainir et maîtriser nos données financières, ce qui nous a permis de décrocher un financement pour acheter des camions et construire un nouvel entrepôt centralisé. Comment intégrez-vous davantage de femmes dans l'organisation ?Le constat est nuancé : sur la vingtaine de postes créés, trois sont occupés par des femmes (deux formatrices et une caissière). Le frein principal n'est pas tant le manque de compétences disponibles localement que les contraintes familiales : plusieurs candidates recrutées pour des postes à responsabilité ont finalement renoncé, leur mari refusant qu'elles s'installent loin du foyer ou qu'elles travaillent les horaires irréguliers qu'impose la pleine campagne (déchargement tardif des camions notamment). Les femmes non mariées, en revanche, ne rencontrent pas ce type de difficulté. Quelles pistes envisagez-vous ? Dans notre coopérative, nous souhaitons intégrer davantage de femmes via des postes de stagiaires pour leur permettre de prendre confiance avant d'évoluer vers des responsabilités, et adapter les horaires de travail pendant les périodes de forte activité. Une autre piste évoquée est celle de la sensibilisation des maris eux-mêmes, par exemple via des dispositifs de théâtre-forum, pour faire valoir les bénéfices, y compris financiers, du travail des femmes pour le foyer. La question du genre pourrait aussi s'intégrer dans le plan de succession de la coopérative, en construisant des binômes de postes clés. La souveraineté numérique des données de géolocalisation est souvent un enjeu. Qui contrôle les données de traçabilité collectées sur le terrain ? Officiellement, la coopérative dispose des compétences pour gérer elle-même ces données, mais chaque exportateur impose sa propre application (Farmforce et d'autres solutions concurrentes se sont succédé). Une fois la cartographie des parcelles synchronisée, les données sont transmises à l'exportateur ; la coopérative en conserve une copie de son côté, mais ne peut jamais imposer son propre système aux exportateurs. Ce changement permanent d'application pose-t-il problème ? Beaucoup. Chaque migration oblige à refaire le travail de cartographie sur le terrain, ce qui finit par lasser les producteurs. Une tentative de financement d'un système propre à la coopérative, porté par un partenaire sur quatre ans, a finalement été abandonnée : le coût de mise à jour proposé par le prestataire (environ 4 francs CFA par kilo traité, soit près de 6 millions de francs par an pour environ 5 000 tonnes) dépassait largement la subvention initiale de 19 millions de francs face à un projet finalement chiffré à près de 30 millions. La coopérative a aussi jugé qu'un système propre à une seule coopérative ne serait de toute façon pas accepté par des exportateurs travaillant avec plusieurs structures. Pour Scoopanab, les défis actuels ne sont pas seulement des contraintes : ils sont aussi l'occasion de construire une coopérative plus solide, plus inclusive et mieux préparée aux transformations de la filière cacao. Propos recueillis par Samuel Poos le 16 juin 2026.


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    Belgium BEL22010

  • Données sanitaires : Enabel accompagne le Burkina Faso dans la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique du SNIS 2026-2030

    Données sanitaires : Enabel accompagne le Burkina Faso dans la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique du SNIS 2026-2030


    Geoffroy ZONGO | 08/07/2026

    Ouagadougou, le 3 juillet 2026 – Disposer de données sanitaires fiables, sécurisées et accessibles constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour améliorer la performance des systèmes de santé. C'est dans cette dynamique que le ministère de la Santé, à travers la Direction des statistiques sectorielles et de l'évaluation (DSSE), a organisé la première session 2026 du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires (CQSDS), couplée à un atelier de dissémination du Plan stratégique du Système national d'information sanitaire (PS-SNIS) 2026-2030. Cette rencontre a bénéficié de l'appui financier d'Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, à travers le Programme Accès et Redevabilité en DSSR – Afrique de l'Ouest (PARD-AO). Réunissant plus de 80 représentants du ministère de la Santé, des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations spécialisées, cette rencontre a constitué une étape importante pour lancer la mise en œuvre du nouveau plan stratégique et mobiliser l'ensemble des acteurs autour d'une vision commune : faire des données un véritable levier de décision et d'amélioration des politiques publiques de santé. Le PS-SNIS 2026-2030 fixe les orientations qui guideront le renforcement du système national d'information sanitaire au cours des cinq prochaines années. Il met l'accent sur l'amélioration de la qualité et de la sécurité des données, le développement de systèmes interopérables, l'accélération de la transformation numérique ainsi que l'utilisation accrue des données probantes pour éclairer les décisions stratégiques. Présidant la cérémonie d'ouverture, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebeogo, a souligné que la qualité des données constitue un pilier essentiel d'un système de santé performant. Il a invité l'ensemble des parties prenantes à s'approprier le nouveau plan stratégique et à renforcer la coordination des interventions au service des priorités nationales. Les travaux ont également permis d'examiner les défis liés à la qualité, à la sécurité et à l'utilisation des données sanitaires, tout en identifiant des pistes de renforcement du rôle du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires pour assurer un suivi efficace de la mise en œuvre du PS-SNIS. Au nom d'Enabel, Célestin COMPAORÉ, Project Manager du programme régional PARD-AO et représentant des partenaires techniques et financiers du Système national d'information sanitaire (SNIS), a réaffirmé l'engagement des  partenaires techniques et financiers du SNIS  à accompagner le Burkina Faso dans la modernisation de son système d'information sanitaire. « Des données de qualité sont indispensables pour prendre des décisions éclairées, mieux orienter les investissements et améliorer durablement les services de santé au bénéfice des populations. » À travers le Programme Accès et Redevabilité en DSSR – Afrique de l'Ouest (PARD-AO), Enabel accompagne les pays partenaires dans le renforcement de la gouvernance des données sanitaires. En soutenant des systèmes d'information plus performants, sécurisés et interopérables, le programme contribue à une prise de décision fondée sur des données probantes et au renforcement durable des systèmes de santé en Afrique de l'Ouest. Cette initiative illustre l'engagement conjoint du gouvernement burkinabè et de ses partenaires à faire des données de qualité un moteur de performance, de transparence et d'amélioration continue des services de santé au bénéfice des populations.


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    Burkina Faso BFA24001

  • À Koupéla, Enabel fait le pari de l'innovation et de la recherche pour renforcer la résilience climatique au Sahel

    À Koupéla, Enabel fait le pari de l'innovation et de la recherche pour renforcer la résilience climatique au Sahel


    Wendpouiré Julien NANA | 08/07/2026

    Le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) d'Enabel a organisé, les 23 et 24 juin 2026 à Koupéla, un atelier de restitution des résultats de la Plateforme d'innovation (PI) de Koupéla et des travaux de recherche menés par des étudiants de Master 2 et de doctorat bénéficiaires du programme Climat. Réunissant Enabel, chercheurs, organisations de la société civile, services techniques de l'État, collectivités territoriales, partenaires de mise en œuvre et les étudiants boursiers, cette rencontre visait à partager les innovations développées sur le terrain, à valoriser les résultats de la recherche scientifique et à identifier les meilleures stratégies pour renforcer leur diffusion au profit des communautés sahéliennes confrontées aux effets des changements climatiques. Une réponse aux défis climatiques du SahelLa région du Sahel demeure l'une des plus exposées aux effets des changements climatiques. La baisse de la fertilité des sols, la dégradation des terres, la raréfaction des ressources en eau et l'irrégularité des précipitations fragilisent les systèmes de production agricole et les moyens d'existence des populations.Pour répondre à ces défis, Enabel met en œuvre le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS), dont l'ambition est de renforcer la résilience des communautés en favorisant l'accès à des pratiques agroécologiques innovantes et à des solutions durables de gestion des ressources naturelles. Dans cette dynamique, le PTCS Burkina Faso et le PTCS régional ont accompagné la création de trois plateformes d'innovation et de trois centres d'innovation agroécologiques implantés à Koupéla, Méguet et Boulsa, afin de rapprocher la recherche scientifique des réalités du terrain. Les plateformes d'innovation, des laboratoires à ciel ouvertContrairement aux approches classiques où les innovations sont conçues en laboratoire avant d'être transférées aux producteurs, les plateformes d'innovation reposent sur un principe de co-création. Chercheurs, producteurs, services techniques, collectivités territoriales et organisations de la société civile travaillent ensemble pour identifier les contraintes rencontrées sur le terrain, expérimenter différentes solutions et retenir celles qui répondent le mieux aux réalités locales.Au Burkina Faso, cette dynamique est portée par l'Association Beo-Neeré Agroécologie (ABNA) partenaire d'Enabel chargé de l'animation des plateformes et de la pérennisation des actions engagées. Selon Sienou Ousséni, coordonnateur général adjoint de l'ABNA, cette démarche participative facilite considérablement l'appropriation des innovations : « Les solutions ont été conçues avec les producteurs. Notre rôle a consisté à les améliorer grâce à l'expertise technique et scientifique. Cette co-création facilite naturellement leur adoption. » Les plateformes disposent aujourd'hui de sites d'expérimentation aménagés, comprenant des parcelles agroécologiques de plusieurs hectares, des forages et des dispositifs de stockage d'eau destinés à tester les différentes innovations dans des conditions proches de celles rencontrées par les producteurs. Plus de 800 producteurs déjà touchésLes premiers résultats du projet témoignent déjà de l'intérêt suscité par cette approche. Grâce aux démonstrations organisées sur les centres d'innovation, plus de 800 producteurs issus d'une soixantaine de villages ont été sensibilisés aux pratiques agroécologiques développées dans le cadre du PTCS. Des producteurs relais ont également été identifiés afin d'assurer la diffusion des innovations au sein de leurs communautés et d'amplifier leur adoption. Pour les responsables de l'ABNA, ces résultats montrent que les communautés s'approprient progressivement les pratiques proposées, notamment parce qu'elles répondent directement aux contraintes qu'elles rencontrent dans leurs exploitations agricoles.Quand la recherche scientifique sort des laboratoiresL'une des particularités du PTCS est d'avoir associé étroitement les universités à cette dynamique d'innovation. Enabel a ainsi financé six bourses d'études, dont trois en doctorat et trois en Master 2, afin de permettre à de jeunes chercheurs burkinabè de produire des connaissances scientifiques directement utiles aux communautés rurales. Les travaux sont conduits au sein même des centres d'innovation agroécologiques, où les chercheurs expérimentent leurs solutions dans des conditions réelles de production. Les recherches portent notamment sur la restauration de la fertilité des sols et au traitement biologique des cultures, grâce au Faidherbia albida ; les alternatives naturelles contre les maladies fongiques du soja ; les solutions durables d’imperméabilisation des bassins de collecte des eaux de ruissellement ; les effets des biofertilisants sur les cultures maraîchères ; les composts enrichis destinés à améliorer durablement les sols ; l’évaluation de variétés de maïs adaptées aux conditions agroclimatiques locales. Des jeunes chercheurs au service des communautésAu-delà de leur portée scientifique, les travaux présentés lors de l'atelier répondent à des préoccupations concrètes des producteurs confrontés aux effets des changements climatiques. Doctorant à l'Université Joseph KI-ZERBO, Boubacar Sinaré a présenté une recherche consacrée à l'utilisation de composts enrichis à la Litière Forestière Fermentée (LiFoFer)  pour améliorer la productivité du niébé et restaurer la fertilité des sols. Ses résultats montrent que les composts enrichis améliorent non seulement les rendements, mais contribuent également à redonner vie aux sols dégradés. Pour le jeune chercheur, ces résultats ouvrent également des perspectives économiques. « Cette innovation peut contribuer à restaurer les terres dégradées, améliorer les revenus des producteurs et favoriser l'émergence d'activités locales de production et de commercialisation de composts enrichis à la Litière Forestière Fermentée (LiFoFer) », explique-t-il.De son côté, Minata Sanou, doctorante à l'Université Joseph KI-ZERBO, s'est intéressée au rôle de Faidherbia albida dans les systèmes agroforestiers. Ses recherches mettent en évidence les nombreux bénéfices de cette espèce, aussi bien pour la fertilité des sols que pour l'alimentation du bétail, les usages médicinaux, les revenus des ménages et la préservation des écosystèmes. Elle alerte toutefois sur la faible régénération naturelle de l'espèce et plaide pour son intégration accrue dans les systèmes de production afin de renforcer durablement la résilience des exploitations agricoles.Les chercheurs ont insisté sur le fait que ces travaux n'ont pas vocation à rester dans les laboratoires. Ils constituent des solutions directement mobilisables par les producteurs, les organisations de développement et les services techniques pour accompagner la transition vers une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques.Faire vivre les innovations au-delà du projetPour Inoussa Sankara, Chef de projet du PTCS volet Burkina, la réussite du programme ne se mesure pas uniquement aux résultats obtenus pendant sa mise en œuvre, mais surtout à la capacité des acteurs locaux à poursuivre cette dynamique après le retrait du projet.Il souligne que les plateformes d'innovation ont été conçues dès l'origine comme des mécanismes durables, portés par des organisations locales capables d'assurer la continuité des expérimentations, de diffuser les connaissances acquises et d'accompagner les producteurs dans l'adoption des innovations. Le soutien accordé aux étudiants répond à la même logique : rapprocher durablement la recherche scientifique des besoins exprimés sur le terrain afin que les solutions développées soient à la fois scientifiquement éprouvées et facilement applicables par les communautés. Capitaliser aujourd'hui pour mieux diffuser demainAu-delà du partage des résultats, l’atelier a permis aux participants d’échanger sur les enseignements tirés des plateformes d’innovation, d’identifier les innovations présentant le plus fort potentiel de diffusion et de formuler des recommandations pour renforcer leur mise à l’échelle. Les échanges ont notamment porté sur la production de fiches techniques de capitalisation, le renforcement des producteurs relais, la poursuite des collaborations entre chercheurs et organisations de développement ainsi que la valorisation scientifique des travaux réalisés. En rapprochant les chercheurs, les producteurs, les organisations de la société civile et les institutions publiques, le Portefeuille Thématique Climat Sahel démontre que la lutte contre les changements climatiques passe autant par la production de connaissances que par leur appropriation sur le terrain. À travers cette démarche, Enabel contribue à faire émerger des solutions agroécologiques durables, adaptées aux réalités du Sahel et capables d’améliorer durablement les conditions de vie des communautés rurales.


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    Burkina Faso BFA21001

  • En Mauritanie : le Comité technique d'évaluation des dossiers d'AMM renforce ses compétences

    En Mauritanie : le Comité technique d'évaluation des dossiers d'AMM renforce ses compétences


    Aminata KANE | 07/07/2026

    Nouakchott, juillet 2026 — Garantir aux populations mauritaniennes l'accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité : c'est l'objectif que poursuit, depuis 2021, le projet AI PASS, mis en œuvre par Enabel et financé par l'Union européenne, aux côtés du ministère de la Santé.Une formation pour consolider un maillon clé du système pharmaceutiqueAvant qu'un médicament ne puisse être commercialisé, distribué ou même cédé gratuitement sur le territoire national, il doit obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), délivrée par le ministère de la Santé après avis de la Commission nationale d'enregistrement des médicaments. Cette autorisation repose sur un examen rigoureux des dossiers, confié à un Comité technique d'évaluation.C'est précisément pour renforcer les compétences de ce Comité que le projet AI PASS organise régulièrement des sessions de formation et d'évaluation. La plus récente s'est tenue du 25 juin au 11 juillet 2026, à l'hôtel La Medina de Nouakchott, réunissant une trentaine de pharmaciens et techniciens membres du Comité.Le format CTD au cœur de la formationCette session a porté sur l'évaluation des dossiers selon le format CTD (Common Technical Document), norme internationale que la Mauritanie a adoptée fin 2019 pour harmoniser ses procédures d'enregistrement des médicaments avec les standards internationaux.La formation a été animée par Dr Nati Safiatou Traoré, experte de QUAMED, association belge à but non lucratif, accréditée ISO 9001:2015 et fondée en 2010, dont la mission est de promouvoir l'accès universel à des produits médicaux de qualité.Des résultats concrets pour la disponibilité des médicamentsAu-delà du renforcement des compétences individuelles, ces sessions d'évaluation portent leurs fruits à l'échelle du système : elles ont contribué à augmenter le nombre de médicaments enregistrés en Mauritanie, améliorant ainsi leur disponibilité sur le marché national.Cette activité illustre l'engagement continu du projet AI PASS à renforcer le système d'approvisionnement pharmaceutique mauritanien, pour une meilleure garantie de la qualité, de l'efficacité et de la sécurité des médicaments mis à la disposition de la population.Le projet AI PASS est mis en œuvre par Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, avec le soutien financier de l'Union européenne, en appui au ministère de la Santé de Mauritanie.


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    Mauritania MRT23001

  • First Policy Dialogue on Active Labour Market Policies Convenes in Amman

    First Policy Dialogue on Active Labour Market Policies Convenes in Amman


    Yara ABDALLAH | 07/07/2026

    Under the patronage of the Ministry of Labour, Enabel—the Belgian agency for international cooperation—convened the first policy dialogue in a series on Active Labour Market Policies, bringing together key stakeholders to rethink employability in the face of growing economic uncertainty. Held under the European Union-funded Employment and Livelihood Programme (ELP), the dialogue—titled “Employability in an Age of Shocks”—aimed to reassess what “employability” means in a context shaped by economic volatility, regional instability, and increasingly non-linear labour market pathways.Attended by the Minister of Transportation, acting Minister of Labour, H.E Dr. Nidal al Katameen, and H.E. Dr. Abdulhaleem Doghan, Secretary-General of the Ministry of Labour, the event opened with remarks by H.E. Mr. Pierre-Christophe Chatzisavas, Ambassador of the European Union to Jordan; H.E. Mr. Serge Dickschen, Ambassador of the Kingdom of Belgium to Jordan; and Ms. Heidi De Pauw, Country Director of Enabel in Jordan and Palestine. Speakers underscored the need for more adaptive, forward-looking approaches to skills development and employment policies. H.E Mr. Chatzisavas said that “The European Union has placed skills in a life-long learning perspective and employability at the centre of its policy agenda, both internally and in its cooperation with partner countries such as Jordan. In a labour market facing growing pressure from regional instability, recurring economic shocks, and deep structural changes, training systems should equip young people with transferable skills, adaptability and the confidence to continue learning throughout their lives.”Meanwhile, H.E Mr. Dickschen, added: “We’re proud that Belgium, through its development agency Enabel, and in close collaboration with our Jordanian partners, contributes in a meaningful way to the employability of Jordanians and Syrian refugees. Enabel’s rich experience in vocational training must help closing the gap between education and skills on the one hand and the demands of the labour market on the other hand.”“Today’s labour markets no longer follow predictable paths. If we want to support young people effectively, we must shift from preparing them for a single job to equipping them with the skills, resilience, and adaptability needed to navigate constant change,” said Ms. Heidi de Pauw, Country Director of Enabel in Jordan and Palestine.A central highlight of the dialogue was the strategic panel discussion “What Does ‘Job-Ready’ Mean When the Economy Is Not Stable?” Which explored how instability is reshaping employer expectations and challenging traditional education-to-employment models. Discussions highlighted a persistent mismatch between linear policy assumptions and a labour market increasingly defined by frequent transitions, short-term roles, and shifting career paths.Participants engaged in parallel breakout sessions under the theme “Redefining ‘Job-Ready’ in Unstable Labour Markets.” These sessions examined how employers assess readiness under uncertainty and identified the skills and behaviors that enable individuals to remain employable across multiple transitions. Emphasis was placed on transferable skills, learning-to-learn capacities, and real-world exposure.Key insights were consolidated during a collective synthesis session, where participants identified shared priorities and policy-relevant messages. The dialogue concluded with agreement on the development of a Policy Insight Brief titled “Employability Under Uncertainty – Implications for Skills Systems in Jordan,” which will capture the outcomes and inform future policy discussions. As the first in a series of four dialogues, this event marks an important step toward strengthening evidence-based policymaking and fostering collaboration to better align skills systems with the realities of a rapidly changing labour market.


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    Jordan JOR23001

  • انعقاد أول حوار للسياسات حول سياسات سوق العمل النشطة في عمّان

    انعقاد أول حوار للسياسات حول سياسات سوق العمل النشطة في عمّان


    Yara ABDALLAH | 07/07/2026

    تحت رعاية وزارة العمل، نظّمت الوكالة البلجيكية للتعاون الدولي أول حوار سياسات ضمن سلسلة حول سياسات سوق العمل النشطة، حيث جمع الحدث أصحاب المصلحة الرئيسيين لإعادة التفكير في قابلية التوظيف في ظل تزايد حالة عدم اليقين الاقتصادي.وعُقد الحوار في إطار برنامج التوظيف وسبل العيش المموّل من الاتحاد الأوروبي ، وجاء بعنوان "قابلية التوظيف في عصر الصدمات"، وهدف إلى إعادة تقييم مفهوم "قابلية التوظيف" في سياق يتسم بتقلبات اقتصادية وعدم استقرار إقليمي ومسارات سوق عمل أصبحت أكثر تعقيدًا وغير خطية.بحضور وزير النقل، وزير العمل بالوكالة معالي الأستاذ الدكتور نضال القطامين، وعطوفة الدكتور عبد الحليم دوجان أمين عام وزارة العمل، افتُتح الحدث بكلمات من سعادة السيد بيير-كريستوف شاتزيسافاس، سفير الاتحاد الأوروبي لدى الأردن؛ وسعادة السيد سيرج ديكسشن، سفير مملكة بلجيكا لدى الأردن، والسيدة هايدي دي باو، المديرة القطرية للوكالة البلجيكية في الأردن وفلسطين. وقد شدد المتحدثون والمتحدثات على الحاجة إلى تبني نهج أكثر تكيفًا وتطلعًا للمستقبل في مجالات تطوير المهارات وسياسات التوظيف.وأكد سعادة السيد شاتزيسافاس على أن "الاتحاد الأوروبي وضع مسألة المهارات -في إطار التعلم مدى الحياة وتعزيز القابلية للتوظيف- في صلب أجندة سياساته، سواء على الصعيد الداخلي أو في سياق تعاونه مع الدول الشريكة مثل الأردن. وفي ظل سوق عمل يواجه ضغوطاً متزايدة ناجمة عن عدم الاستقرار الإقليمي، والصدمات الاقتصادية المتكررة، والتحولات الهيكلية العميقة، يتعين على أنظمة التدريب تزويد الشباب بمهارات قابلة للنقل، والقدرة على التكيف، والثقة لمواصلة التعلم طوال حياتهم."من جهته، أعرب سعادة السيد ديكسشن عن فخرهم بأن بلجيكا - من خلال الوكالة البلجيكية "إينابل" (Enabel) وبالتعاون الوثيق مع شركائنا الأردنيين - تساهم بشكل ملموس في تعزيز فرص العمل للأردنيين واللاجئين السوريين؛ إذ من شأن الخبرة الواسعة التي تتمتع بها الوكالة في مجال التدريب المهني أن تساعد في ردم الفجوة بين التعليم والمهارات من جهة، ومتطلبات سوق العمل من جهة أخرى."وقالت السيدة هايدي دي باو، المديرة القطرية للوكالة البلجيكية في الأردن وفلسطين:"لم تعد أسواق العمل اليوم تسير وفق مسارات يمكن التنبؤ بها. وإذا أردنا دعم الشباب بشكل فعّال، فعلينا الانتقال من إعدادهم لوظيفة واحدة إلى تزويدهم بالمهارات والمرونة والقدرة على التكيف اللازمة للتعامل مع التغير المستمر."وكان من أبرز محطات الحوار الجلسة النقاشية الاستراتيجية بعنوان "ماذا يعني أن يكون الشخص جاهزًا للعمل عندما يكون الاقتصاد غير مستقر؟"، حيث تناولت تأثير عدم الاستقرار على توقعات أصحاب العمل، والتحديات التي تواجه النماذج التقليدية للانتقال من التعليم إلى العمل. وسلطت النقاشات الضوء على وجود فجوة مستمرة بين افتراضات السياسات الخطية وسوق عمل يتسم بشكل متزايد بالانتقالات المتكررة، والوظائف قصيرة الأجل، وتغير المسارات المهنية.وشارك الحضور في جلسات عمل متوازية ضمن محور "إعادة تعريف الجاهزية للعمل في أسواق عمل غير مستقرة"، حيث بحثت هذه الجلسات كيفية تقييم أصحاب العمل للجاهزية في ظل عدم اليقين، وحددت المهارات والسلوكيات التي تمكّن الأفراد من الحفاظ على قابليتهم للتوظيف عبر انتقالات متعددة. وتم التأكيد على أهمية المهارات القابلة للنقل، والقدرة على التعلم المستمر، والخبرة العملية الواقعية.وتم تجميع أبرز المخرجات خلال جلسة ختامية مشتركة، حيث حدد المشاركون أولويات مشتركة ورسائل سياسات ذات صلة. واُختُتم الحوار بالاتفاق على إعداد موجز سياسات بعنوان "قابلية التوظيف في ظل عدم اليقين – تداعيات على أنظمة المهارات في الأردن"، والذي سيوثق نتائج الحوار ويدعم النقاشات السياسية المستقبلية.وباعتباره الأول ضمن سلسلة من أربع حوارات، يشكل هذا الحدث خطوة مهمة نحو تعزيز صنع السياسات القائمة على الأدلة، وتعزيز التعاون لمواءمة أنظمة المهارات بشكل أفضل مع واقع سوق عمل سريع التغير.


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    Jordan JOR23001

  • New Partnerships Sought to Unlock Nacala Corridor Opportunities

    New Partnerships Sought to Unlock Nacala Corridor Opportunities


    Velsoma CUMBANA | 06/07/2026

    At the Mozambique-EU Business Forum, stakeholders called for coordinated action to transform the Nacala Corridor into a platform for sustainable investment, economic growth and regional integration. Maputo, 9 June 2026 – Government representatives, investors, development partners and private sector actors gathered today at the Mozambique-EU Business Forum to discuss how coordinated investments and new partnerships can unlock the economic potential of the Nacala Corridor and accelerate sustainable development across northern Mozambique and the wider region. The session, co-hosted by Mozambique and Belgium, focused on how coordinated corridor development can attract investment, strengthen value chains and create economic opportunities across sectors including agriculture, logistics, mining, energy and tourism. While the Nacala Corridor offers significant opportunities for investment and growth, participants noted that many communities in the region continue to face development challenges. The discussion focused on how investments can generate both economic returns and positive social impact. Opening the session, the Government of Mozambique reaffirmed its commitment to advancing an integrated vision for the corridor, one that goes beyond transport infrastructure and positions the Nacala Corridor as a platform for economic transformation, regional integration and private sector development. “The opportunities are significant. It is now our responsibility to work together to transform them into viable projects, sustainable investment, employment, economic growth and real benefits for the population,” said Angelo Nhalidede, National Director of Economic Policy and Development at the Ministry of Planning and Development. Turning vision into implementation requires effective coordination. Hendro Nhavene, Head of the Project Implementation Unit for PEDEC-Nacala, explained how the unit helps align investments and interventions with the Nacala Corridor Economic Development Strategy and broader government priorities. “We have a steering committee with different government entities that meets at least twice a year for coordination and alignment across sectors and stakeholders,” said Nhavene. He noted that PEDEC-Nacala serves as a gateway for investors and development partners seeking to engage in the corridor, helping connect them with relevant government institutions while ensuring that proposed initiatives complement ongoing efforts and national priorities. “Whether you are looking for a project in agriculture, logistics or environment, instead of going to different entities, we can provide you with relevant information,” he added. The vision of the other sidePrivate sector perspectives reinforced both the opportunities and challenges associated with operating along the corridor. Agricultural exporter Jacaranda shared how improved connectivity has facilitated access to international markets, while noting that access to finance and climate-related shocks remain significant barriers to growth and resilience. International partners also shared lessons from their experience supporting corridor development. JICA highlighted the importance of long-term planning and integrated development approaches, noting that sustainable economic transformation depends on combining infrastructure investments with reliable energy, education and local development. Port of Antwerp-Bruges International echoed these lessons, drawing on its partnership with Enabel in Benin, where knowledge transfer, institutional strengthening and capacity development helped build sustainable local management capabilities. Building on this experience, preparations are underway to support similar cooperation initiatives in Mozambique through European Union financing. Participants concluded that the future success of the Nacala Corridor will depend on its ability to function not only as transport infrastructure, but also as a platform that connects businesses, communities, institutions and markets. Priorities identified during the discussion included improving connectivity between production areas and transport networks, reducing logistics costs, strengthening the enabling environment for investment and promoting coordinated implementation across sectors. The session was part of the MOZ-EU Business Forum, which brought together public and private sector stakeholders to strengthen economic cooperation and promote sustainable investment between Mozambique and Europe.


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    Mozambique 2508MOZ

  • Les COFOVs s’engagent pour une gouvernance foncière durable et une transition agroécologique réussie

    Les COFOVs s’engagent pour une gouvernance foncière durable et une transition agroécologique réussie


    Geoffroy ZONGO | 06/07/2026

    À la suite de leur institutionnalisation en janvier 2026, les Commissions Foncières Villageoises (COFOVs) des communes d’intervention du Portefeuille Thématique Climat Sahel, volet Mali (PTCS Mali) ont franchi une étape déterminante avec le renforcement des capacités de leurs membres. À travers des sessions interactives et structurées, ces derniers se sont approprié des outils essentiels de sécurisation foncière, les dispositions de la Loi Foncière Agricole ainsi que les principes de bonne gouvernance locale, tout en harmonisant leurs pratiques et leurs modalités d’intervention.Cette dynamique ne s’est pas limitée à cette étape. Du 09 au 29 avril 2026, les membres des COFOVs ont bénéficié d’un renforcement de capacités en agroécologie paysanne, une approche durable au cœur des défis climatiques actuels. Les échanges autour du terroir, des impacts du changement climatique et des principes du manifeste agroécologique du Mali ont suscité un fort engagement et une mobilisation active des participants.Cet engagement s’est concrétisé sur le terrain à travers l’organisation, du 07 au 17 mai 2026, de formations pratiques axées sur la production de fumure organique et de biopesticides à partir de ressources locales. Ces solutions, à la fois accessibles et respectueuses de l’environnement, contribuent à l’amélioration durable des systèmes de production tout en préservant la santé des producteurs.Aujourd’hui, les membres des COFOVs affirment leur volonté de devenir des acteurs clés du changement, en promouvant une agriculture durable et en renforçant la sécurité foncière des communautés rurales.


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    Mali MLI21003

  • Niger : des clubs de lecture pour booster la réussite scolaire

    Niger : des clubs de lecture pour booster la réussite scolaire


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 06/07/2026

    Dans la région de Dosso, cinq collèges pilotes construits et équipés par Enabel dans le cadre du projet Sarraounia 2 ont mis en place des clubs de lecture pour stimuler l’apprentissage des élèves.Animés par l’Association Nigérienne des Éducateurs pour le Développement (ANED), ces clubs regroupent 100 élèves volontaires dans les CEG de Doula, Zoumbou, Goumandey Seyni, Yelou et Gawassa.Grâce aux bibliothèques installées dans chaque établissement, les élèves développent leur goût de la lecture, améliorent leurs compétences en français et renforcent leur esprit critique, contribuant ainsi à de meilleures performances scolaires.


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    Niger NER22002

  • Niger : une innovation digitale pour mieux gérer l’assurance maladie départementale

    Niger : une innovation digitale pour mieux gérer l’assurance maladie départementale


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 06/07/2026

    Une avancée majeure pour la santé Dans les districts sanitaires de Gaya, Gothèye et Dioundiou, le projet PASS-Sutura renforce depuis 2022 la protection sociale en santé. Son objectif : réduire les dépenses de santé élevées pour les populations et améliorer l’accès à des soins de qualité. Pour y parvenir, plusieurs actions sont menées, notamment l’amélioration des équipements, le renforcement des compétences des soignants et la prise en charge des priorités de santé comme la santé maternelle et infantile, les maladies non transmissibles ou encore le paludisme. Le pari de la digitalisation Au cœur de cette dynamique, la digitalisation joue un rôle clé. Le logiciel open source OpenIMIS a été introduit pour gérer l’assurance maladie départementale. Progressivement, il a été amélioré et connecté à d’autres systèmes comme DHIS2 et OpenClinic, facilitant ainsi la gestion des données de santé et le suivi des patients. Un défi : mieux gérer les finances Malgré ces avancées, la gestion financière restait un défi majeur, notamment pour le suivi des cotisations et le paiement des prestataires de soins. L’absence d’interopérabilité avec les logiciels comptables existants compliquait la traçabilité et la transparence des opérations. Une solution innovante : OpenIMIS connecté à Odoo Pour répondre à ce défi, une solution innovante a été mise en place : l’intégration d’OpenIMIS avec Odoo, un logiciel comptable open source. Déployée entre novembre 2025 et mai 2026 avec l’appui de partenaires techniques, cette approche est une première en Afrique. Grâce à cette interconnexion, les paiements sont désormais enregistrés automatiquement et les écritures comptables générées après validation des prestations. Résultat : moins d’erreurs, plus de rapidité et une meilleure transparence dans la gestion des ressources. Former pour garantir la réussite Pour assurer le bon fonctionnement du système, une formation a été organisée en juin 2026 au profit des acteurs clés du système de santé. Elle a permis de renforcer les compétences en utilisation d’Odoo et en gestion de l’interopérabilité, garantissant ainsi une meilleure appropriation des outils. Une innovation au service des plus vulnérables Autre avancée importante : l’intégration de la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Désormais, ces bénéficiaires sont identifiés et suivis dans le système, permettant une meilleure traçabilité des services et des coûts. Vers plus de transparence et d’équité Avec l’intégration d’OpenIMIS et d’Odoo, le Niger franchit une étape importante vers une gestion plus transparente et efficace de l’assurance maladie. Cette innovation contribue non seulement à renforcer la confiance dans le système de santé, mais aussi à garantir un accès plus équitable aux soins pour les populations.


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    Niger NER22001

  •  SECURALIM : consolider les acquis pour la souveraineté alimentaire en Mauritanie

    SECURALIM : consolider les acquis pour la souveraineté alimentaire en Mauritanie


    Aminata KANE | 03/07/2026

    Face à la crise alimentaire mondiale aggravée par la guerre en Ukraine, l'Union européenne et Enabel soutiennent en Mauritanie le projet SECURALIM (12 M€, 2023-2027) dans 7 wilayas du sud et du centre-sud du pays — une région qui joue aussi un rôle important d'accueil des réfugiés.  L'évaluation indépendante à mi-parcours le confirme : les résultats les plus solides apparaissent quand accès à l'eau, semences de qualité et conseil agricole sont combinés. Ententes foncières conclues dans les 7 wilayas, production fourragère multipliée par plus de 17, plus de 4 600 exploitations appuyées : les bases sont posées, la dernière phase doit désormais consolider ces acquis.  Une réalisation Enabel en Mauritanie, avec le soutien de l'Union européenne.


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    Mauritania MRT22001

  • Niger : un atelier régional pour renforcer le partage de données sur les terres et le climat

    Niger : un atelier régional pour renforcer le partage de données sur les terres et le climat


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 03/07/2026

    Du 1er au 3 juillet 2026, Niamey accueille, à la salle de réunion du CCRAOS–AGRHYMET (Centre Climatique Régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Sahel), un atelier régional dédié à l’élaboration d’un plan opérationnel de partage de données et d’informations sur la gestion durable des terres et le changement climatique.Organisé par le Portefeuille thématique climat – volet régional (PTCS -VR) , cet atelier rassemble des acteurs clés de la région afin de renforcer la coordination, améliorer l’accès aux données et soutenir la prise de décision en faveur de la résilience environnementale.Les échanges portent notamment sur l’adoption d’une plateforme régionale de gestion des connaissances, la définition de son mécanisme d’animation ainsi que la validation d’un protocole de partage de données structurant pour le réseau régional en construction.


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    Niger NER21004

  • APPLY NOW: Circular Economy Training of Trainers (ToT) Programme for Business Support Organisations (BSOs) in East Africa

    APPLY NOW: Circular Economy Training of Trainers Programme for Business Support Organisations (BSOs) in East Africa


    Nicoletta FAVARETTO | 02/07/2026

    Expression of Interest – Circular Economy Training of Trainers (ToT) Programme for Business Support Organisations (BSOs) in East Africa Are you a Business Support Organisation (BSO) interested in strengthening your capacity to support the transition to a circular economy? Apply to our training of trainers programme! Join our information session on 15 July 2026 at 09:30 CEST / 10:30 East Africa Time (EAT) to learn more about the Circular Economy Training of Trainers (ToT) Programme for BSOs, the first co-hort in East Africa  (Kenya, Tanzania, Uganda, Ethiopia) and the application process. The programme is organised under the EU Circular Economy Resource Centre (EU CERC) Business Lab and implemented by Circle Economy Foundation. About the Programme  The Training of Trainers (ToT) Programme is designed for practitioners from Business Support Organisations who are looking to strengthen circular economy knowledge and application within their organisations and business networks. Participants may either: Work directly with businesses and MSMEs to support the development and implementation of circular economy strategies and business models; or Focus on strengthening internal organisational capacity to deliver training, facilitate learning, and cascade circular economy knowledge across their networks. The programme combines online training, expert insights from European circular economy initiatives, peer learning, practical tools, case studies, and follow-up support through webinars and Communities of Practice. What participants will gain Selected participants will: Build a strong understanding of circular economy principles and sector-specific applications; Develop either a business-focused support programme or an internal capacity-building plan, depending on their chosen pathway; Gain access to practical tools, methods, and frameworks to help businesses identify and implement circular opportunities;Strengthen their ability to deliver, replicate, and cascade circular economy knowledge within their organisations and networks; Exchange experiences and learn from peers across the region; Receive continued support through follow-up webinars and a Community of Practice.Programme Structure  The programme will include: A short online orientation session and preparatory activities (August 2026); Two consecutive online training days (September 2026); Four follow-up support sessions over the subsequent months. Participants will be assigned to one of two pathways: Practitioner – Business Pathway For organisations seeking to support businesses and MSMEs in developing and applying circular economy business models and identifying practical circular opportunities. Internal Hub Capacity Pathway For organisations seeking to strengthen internal circular economy knowledge-sharing, facilitation, and training capacity, enabling them to deliver and cascade learning across their networks. Selection Process  Participation is competitive and subject to a selection process based on: Alignment with policy and ecosystem priorities Circular economy ambition and vision Inclusivity and stakeholder engagement Capacity to implement and scale Expected long-term ecosystem impact Approximately 15 participants will be selected for the programme with 2 to 3 participants coming from each BSO (representing approximately 7–8 BSOs selected for the programme). Information Session15 July 2026 at 09:30 CEST / 10:30 EAT Join the webinar to learn more about the programme, eligibility criteria, selection process, and participant expectations. Register here: https://events.teams.microsoft.com/event/a74d2bfe-ebcd-4852-9c28-f9a6939ac5da@8552ee09-2fab-421d-9ef7-664207bcf596 Submit Your Expression of Interest Interested organisations are invited to submit their Expression of Interest through the application form no later than: 24 July 2026, 15:00 Brussels time (CEST) We look forward to receiving your application and supporting the growth of circular economy expertise across East Africa.    


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    Belgium BEL23009

  • Quand les femmes de la Tshopo cultivent des opportunités face au changement climatique

    Quand les femmes de la Tshopo cultivent des opportunités face au changement climatique


    Paola VANGU TSAKALA | 02/07/2026

    À Kisangani, le Forum et la Foire agricole sur l'entrepreneuriat agricole ont démontré qu'au-delà des défis climatiques, les femmes rurales développent des solutions concrètes pour renforcer la sécurité alimentaire, créer des revenus et dynamiser les économies locales.  Sur les étals de la foire agricole, chaque produit racontait une histoire de résilience. Farine de manioc, poivrons, oignons, épices, fruits transformés ou produits maraîchers : derrière ces productions exposées se découvrent des femmes entrepreneures lieux des sept territoires de la province de la Tshopo, déterminés à transformer les contraintes du changement climatique en opportunités.   Pendant quatre jours, le Forum et la Foire agricole sur l'entrepreneuriat agricole ont réuni des productrices, des partenaires, des acheteurs et des acteurs du secteur agricole autour d'un objectif commun : renforcer l'entrepreneuriat féminin comme levier de développement durable. Au-delà de la mise en valeur de leurs produits, les participants ont pu développer leur réseau professionnel, partager leurs expériences, découvrir de nouvelles techniques de production et identifier des solutions pour adapter leurs activités à un climat de plus en plus imprévisible.   Pour nombre d'entre elles, cette rencontre a constitué une opportunité de mieux faire connaître leurs produits, d'accéder à de nouveaux marchés et de créer des perspectives de croissance pour leurs exploitations. L'initiative a également mis en évidence le rôle central des femmes dans la transformation des systèmes alimentaires locaux. Actrices incontournables de la production agricole, elles contribuent chaque jour à la sécurité alimentaire, à la création d'emplois et à la résilience économique de leurs communautés.   Face aux effets croissants du changement climatique, elles démontrent que les solutions existent déjà sur le terrain. En adaptant leurs pratiques agricoles, en diversifiant leurs productions et en développant des activités génératrices de revenus, elles participent activement à la construction d'une agriculture plus résiliente. Organisé du 26 au 29 juin par le Collectif des femmes et la Fondation Gisèle Mombele, avec l'appui du projet Agriculture familiale et entrepreneuriat agricole et rural d'Enabel Tshopo, le Forum illustre une conviction forte : investir dans l'entrepreneuriat féminin, c'est renforcer la résilience climatique, stimuler les économies locales et donner aux femmes les moyens d'être pleinement actrices du développement de leur province. Parce qu'au-delà des récoltes, ce sont des parcours de vie, des familles et des communautés entières qui se transforment.


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    DR Congo COD22010