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  • En Mauritanie: Les Champs Écoles Paysans Intégrés (CEPI) : des premiers résultats prometteurs pour l'agriculture et la résilience des communautés

    En Mauritanie: Les Champs Écoles Paysans Intégrés (CEPI) : des premiers résultats prometteurs pour l'agriculture et la résilience des communautés


    Aminata KANE | 24/07/2026

    Les résultats préliminaires du suivi post-récolte (Post-Harvest Monitoring, PHM), réalisé par l'équipe du projet MIRECAM avec l'appui des techniciens prestataires chargés de l'encadrement de proximité des Champs Écoles Paysans Intégrés (CEPI), confirment les premières retombées positives de cette approche sur les 20 sites d'intervention du projet.Des rendements encourageants sur 38 hectaresÀ partir de mesures réalisées à l'aide de carrés de rendement, les équipes ont estimé la production sur une superficie totale de 38 hectares cultivés dans le cadre des CEPI. Les résultats font état de 95 tonnes de gombo, 237,5 tonnes de pastèque, 190 tonnes de melon et 1 425 tonnes de fourrage vert (Maralfalfa), soit une production globale estimée à 1 947,5 tonnes.Le fourrage vert représente à lui seul plus de 73 % de cette production. Une proportion qui illustre le double objectif de l'approche CEPI : renforcer la sécurité alimentaire des ménages tout en soutenant l'alimentation du cheptel, un enjeu central pour les communautés pastorales et agropastorales de la zone d'intervention.Un impact qui dépasse les chiffres de productionAu-delà des volumes récoltés, les CEPI démontrent leur efficacité comme outil de transfert de connaissances. Après avoir suivi des sessions de renforcement de leurs capacités techniques, les facilitateurs ont chacun déjà partagé les compétences acquises avec au moins dix personnes, issues à la fois des populations déplacées et des communautés hôtes.Une approche qui renforce la résilience ruraleCes premiers résultats confirment que l'approche des Champs Écoles Paysans Intégrés ne se limite pas à l'amélioration des rendements agricoles. En favorisant l'apprentissage collectif et la diffusion des bonnes pratiques entre populations déplacées et communautés hôtes, les CEPI contribuent également au renforcement de la cohésion sociale et de la résilience des communautés rurales face aux crises.


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    Mauritania MRT24001

  • Mieux comprendre le recours aux services de santé dans les zones d’action d’Enabel au Burundi

    Mieux comprendre le recours aux services de santé dans les zones d’action d’Enabel au Burundi


    Jean BIRONKWA | 24/07/2026

    Pourquoi certains services de santé sont-ils largement utilisés alors que d’autres restent peu connus ou peu fréquentés ? Une étude menée dans les zones d’action de Enabel au Burundi apporte des éléments de réponse à partir des connaissances, des pratiques et des expériences des communautés. Réalisée dans 13 communes de sept districts sanitaires des anciennes provinces de Cibitoke et Kirundo, l’étude a combiné une enquête auprès de 1590 ménages, 14 discussions de groupe et 45 entretiens avec des prestataires de soins, des agents de santé communautaires, des responsables institutionnels, des leaders religieux et des partenaires du secteur de la santé. L'objectif n'était pas seulement de mesurer l'utilisation des services, mais surtout de comprendre pourquoi certaines actions fonctionnent mieux que d'autres. Les centres de santé, premier recours face à la maladie Dans les trois mois précédant l’enquête, 71,1 % des ménages avaient compté au moins une personne malade. Le paludisme était la maladie la plus fréquemment citée (52,9 %). Face à la maladie, 65,1 % des ménages ayant signalé au moins une personne malade avaient consulté un centre de santé, tandis que plus d’un ménage sur trois n’y avait pas eu recours. L’automédication arrivait en deuxième position parmi les types de recours, avec des proportions variant de 11,7 % à 23,4 % selon les situations analysées. Ces résultats varient selon les districts : à Cibitoke, par exemple, 76,5 % des ménages avaient connu un épisode de maladie, mais seulement 51,1 % avaient consulté un centre de santé, ce qui montre qu’un besoin de soins ne se traduit pas toujours par un recours effectif aux services. Des obstacles économiques, organisationnels et socioculturels Plusieurs obstacles influencent le recours aux soins sont rapportés : la pauvreté (73,8 %), le manque d’argent ou le coût des soins (43,8 %), les ruptures de médicaments (29,2 %) et l’influence des croyances traditionnelles ou religieuses (21,4 %). Les frais de transport, les délais d’attente et la qualité de l’accueil jouent aussi un rôle important. Le recours aux soins dépend ainsi à la fois des conditions économiques, du fonctionnement des services, des normes socioculturelles et de l’expérience vécue par les communautés. Une expérience des soins globalement positive, mais fragilisée Parmi les personnes ayant utilisé les services, 78,4 % se déclaraient satisfaites ou très satisfaites. Cette appréciation coexistait avec des motifs d’insatisfaction : manque de médicaments, délais d’attente, attitude de certains membres du personnel, insuffisance des examens disponibles et qualité perçue des soins. Les communautés ont également souligné les dépenses liées au transport ou à l'achat de médicaments en pharmacie privée, ainsi que l'importance de l'accueil et du respect dans leur décision de revenir vers un service de santé. Des écarts importants entre connaissance et utilisation L’étude révèle des situations très différentes selon les domaines de santé. Certains services sont bien intégrés : 85,9% des femmes avaient effectué au moins quatre consultations prénatales et 92,4% avaient accouché dans une formation sanitaire. D’autres étapes du parcours de soins restent fragiles : seules 25 % des femmes avaient bénéficié d’une consultation postnatale, et 9,5 % des répondants seulement pouvaient citer au moins cinq signes de danger pendant la grossesse. La planification familiale illustre aussi cet écart : 96,8 % des répondants en connaissaient l’existence, mais seulement 37,3 % des répondants mariés utilisaient une méthode de contraception (29,5 % à Cibitoke contre 44,5 % à Kirundo), freinées par la crainte des effets secondaires, les convictions religieuses, l’opposition du conjoint. Les services de santé sexuelle et reproductive pour adolescents et aux jeunes restaient peu visibles : seuls 40,1 % des répondants en connaissaient l’existence. La santé mentale, un besoin visible mais des services encore peu identifiés Près d’une personne sur deux déclarait connaître dans son entourage une personne souffrant d’un trouble mental. Pourtant, seuls 8,3 % savaient qu’une prise en charge existait dans leur centre de santé, et 4,7 % avaient déjà consulté un professionnel. Les représentations traditionnelles restent présentes : 37,8 % associent les troubles mentaux à la sorcellerie, 16,6 % aux mauvais esprits, même si 56,3 % savaient qu’un traitement médical existe. Des agents de santé communautaires reconnus Les agents de santé communautaires sont un point d’appui essentiel du système de santé : 91 % des répondants connaissaient leur rôle et 89,2 % se déclaraient satisfaits de leur travail. Pourtant, 61,5 % n’avaient participé à aucune séance de sensibilisation au cours des trois mois précédents. À travers ces résultats, l’enquête documente les écarts entre les services proposés, leur connaissance par la population et leur utilisation effective. Elle apporte ainsi au ministère de la Santé publique, à ses partenaires et à Enabel une base concrète pour adapter les actions aux réalités vécues par les communautés. Contacts : Dr Jacques NAHIMANA : jacques.nahimana@enabel.be Dr Joséphine NKUADIO TULANDA : josephine.nkuadio@enabel.be


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    Burundi BDI23005

  • Community-based preparedness and resilience in action: the cases of Mossuril and Namacurra

    Community-based preparedness and resilience in action: the cases of Mossuril and Namacurra


    Velsoma CUMBANA | 23/07/2026

    What does it actually mean to build resilience with communities, rather than for them? In northern and central Mozambique, two districts are putting that question to work. Community-based preparedness and resilience are one of those phrases repeated so often in the development sector that we rarely stop to think what it truly means. Simple in its formulation but pointing to something concrete: the idea that the people who live with risk every day are also the ones best placed to understand it, plan for it, and act on it. In April 2026, local government officials, sectoral technicians, and community representatives from different sectors: education, planning, health, agriculture, and finance convened in the Namacurra and Mossuril districts (Zambézia and Nampula provinces respectively) to validate their Disaster Risk Reduction Action Plans (DRRAP). This collaboration represents a pivotal step towards empowering local communities that face climate-related hazards in a country recognised as one of the most vulnerable. Where the process started The foundation of community-based preparedness is that before proposing solutions, the community must actively participate in defining the problems they face. In both districts, structured dialogues allowed community members to identify and map their risks, assess existing capacities, and outline their priorities for disaster risk reduction and resilience building. Those insights were integrated into district technical planning, cross-referenced with data, and refined through workshops facilitated in partnership with the National Institute for Disaster Risk Management (INGD). The validation workshops served as the final confirmation that the plans reflected community contributions and local realities. Three Pillars of Practice Achieving meaningful resilience requires a multifaceted approach. In Mossuril and Namacurra, this effort is anchored on three interconnected pillars: Climate‑resilient multi‑purpose shelters  In many coastal and inland districts of Mozambique, schools frequently serve as evacuation centers. However, these structures often lack the necessary design and construction features to withstand high winds or flooding. To address these challenges, the first pillar focuses on transforming schools into multi-use resilient shelters. This transformation includes upgrading facilities to ensure safe sleeping arrangements, privacy, and functional sex-segregated WASH facilities. It also involves integrating menstrual hygiene provisions, proper lighting, and accessibility features such as ramps, adapted toilets, and handrails.  By reinforcing and enhancing these facilities, they can function both as centers of learning and emergency shelters, without compromising either role.  Alongside the physical work, this initiative empowers the school-based local risk management committees. These committees will be trained to activate, manage, and deactivate shelter spaces, following a well-defined protocol. Each shelter is equipped with an emergency kit, and a management model is established, led by the public sector and supported by community contributions wherever feasible. Readiness is tested through shelter activation simulations, ensuring practical preparedness. Community‑based early warning system and livelihoods protection Local farmers and fishers possess invaluable environmental knowledge that can save lives. However, existing early warning and response structures, including the Local Committee for Disaster Risk Management (CLGRD), the community fishing council, and extension services, are often under-resourced and poorly integrated. This limitation hinders effective disaster risk management, particularly for vulnerable groups. Additionally, insufficient protection of livelihood assets, such as farm fields, small livestock, fishing boats, and gear, is a significant issue, as these are often not covered by practical preparedness and response protocols. This disproportionately affects women and female-headed households, who frequently have fewer resources, limited access to recovery support, and greater responsibility for household food security and care work.  To address these challenges, the second pillar enhances community knowledge by introducing structured hydrometeorological information tailored to local needs. Improving local monitoring networks and linking them with official hydrometeorological data enables communities to better prepare and respond to emergencies. Resilient housing Many community houses are not designed or reinforced to withstand cyclones or floods, leaving vulnerable households highly exposed to extreme weather events. The third pillar aims to promote the development of housing models that can endure severe weather conditions. By utilising local skills and materials, the objective is to create adaptable solutions that communities can scale according to their unique contexts and financial capacities. Enhancing the technical skills of local artisans and engaging local authorities and influential figures is crucial. Building this capacity can foster a supportive environment for the widespread adoption of these resilient housing models, ensuring that communities are better equipped to face climate-related challenges and effectively safeguard their homes.  Inclusion beyond a checkbox People do not experience disasters in the same way. Women and girls, persons with disabilities, older persons, and youth each face specific barriers – not only during a crisis, but in the systems meant to support them. A woman who does not own a phone, who carries the household’s care responsibilities, or who is less likely to attend a community meeting may never receive a warning in time.  These realities shaped the questions asked at every stage of the process:  How do we ensure women and young people are active members of risk management committees, not just present in the room? How does early warning information reach people who face barriers to accessing or acting on it? How are schools, when used as temporary shelters, designed to be safe, accessible, and dignified for everyone, with gender-segregated spaces, inclusive sanitation, and protection from violence and discrimination? These are not easy questions. But the action plan names them explicitly, which means they will be part of the implementation, and part of the accountability. What We Learned from the Process? The process made one point very clear: budgets are not just technical tools. They are the bridge between DRR priorities on paper and real, tangible action in communities. Without dedicated planning and budgeting at district level, Disaster Risk Reduction (DRR) remains a set of good intentions rather than a concrete, operational commitment. The actions proposed in Mossuril and Namacurra are a practical pathway to strengthen and institutionalize DRR planning and budgeting within district governance. By integrating DRR into regular development and investment plans, districts can build continuity, local ownership, and long-term sustainability. Another central lesson is that community resilience cannot be built by a single institution, actor or sector. Effective DRR is inherently collaborative. It depends on coordinated efforts by communities, local authorities, civil society organizations and development partners, bringing together local knowledge, technical expertise and institutional support. What comes next With the plans validated and roles clearly defined, Enabel will launch a call for proposals to support the implementation of the agreed priorities. All activities are expected to be completed within 20 months from January 2026. The first communities to benefit will be Cabaceira Pequena in Mossuril, and Namatida-rio  in Namacurra – localities selected by the districts themselves through a jointly agreed technical process. At its best, community-based preparedness and resilience is not a toolkit or a checklist. It is a stance: a decision to treat people who live with risk every day as experts in their own situation, and to design systems that amplify their knowledge and capacity, rather than replace them. In Mossuril and Namacurra, that stance has produced two concrete district action plans. The real test begins now: turning those plans into action. 


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    Mozambique MOZ22005

  • Renforcer les nouvelles équipes cadres de province pour accompagner la réforme administrative du système de santé

    Renforcer les nouvelles équipes cadres de province pour accompagner la réforme administrative du système de santé


    Jean BIRONKWA | 23/07/2026

    À la suite de la réforme administrative de 2025, le Burundi a engagé une profonde réorganisation de son système de santé afin d'améliorer sa gouvernance et de rapprocher davantage les services de santé des populations. Pour accompagner cette transition, le Ministère de la Santé publique (MSP), en partenariat avec Enabel à travers le projet UE-PASS-FBP3 « AMAGARA MU MURYANGO », financé par l'Union européenne, a organisé du 13 au 17 juillet à Gitega un atelier de renforcement des capacités destiné aux nouvelles équipes cadres de district. Cette initiative s'inscrit dans les efforts visant à assurer une mise en œuvre efficace de la réforme et à renforcer les capacités de pilotage du système de santé aux niveaux intermédiaire et décentralisé. Accompagner une réforme majeure du système de santé La réforme administrative a redessiné l'organisation territoriale du Burundi et conduit à la mise en place de cinq provinces sanitaires et de 56 districts sanitaires. Cette nouvelle architecture s'est accompagnée de la nomination de nouvelles équipes responsables de la gestion des services de santé au niveau déconcentré et décentralisé. Ces nouveaux responsables sont appelés à assurer le pilotage du système de santé au plus près des communautés, avec pour mission de garantir l'accès de la population à des soins de qualité, de coordonner les interventions sanitaires et d'accompagner les formations sanitaires dans la mise en œuvre des politiques nationales. Cette évolution constitue une étape importante dans le renforcement de la décentralisation du système de santé. Elle implique toutefois que les nouveaux responsables s'approprient rapidement leurs rôles, leurs responsabilités et les outils de gestion nécessaires à l'exercice de leurs fonctions. Renforcer les compétences des nouveaux responsables Afin d'accompagner cette évolution institutionnelle, le ministère de la Santé publique et Enabel ont réuni les nouvelles équipes cadres dans un atelier combinant présentations techniques, échanges d'expériences et réflexion collective sur les défis liés à la mise en œuvre de la réforme. L'objectif de cette formation était de permettre aux participants de mieux maîtriser leurs nouvelles fonctions, de clarifier leurs responsabilités et de disposer des outils techniques et managériaux nécessaires pour assurer une gouvernance efficace des districts sanitaires. L'atelier a réuni les médecins directeurs provinciaux ainsi que les principaux chefs de service des nouvelles directions provinciales de santé.       Un programme de formation complet pour le pilotage des provinces et districts sanitaires Animées par des experts du Ministère et d'Enabel, les différentes sessions ont couvert l'ensemble des fonctions stratégiques attendues des équipes cadres. Les participants ont notamment renforcé leurs compétences en matière d'organisation des directions provinciales de santé, de gestion des ressources humaines, de leadership, de gouvernance et de redevabilité.  Les échanges ont également porté sur la gestion des infrastructures, de la chaîne d'approvisionnement en médicaments et autres intrants de santé, des ressources financières, du système d'information sanitaire ainsi que sur les approches de planification, de suivi -évaluation et de supervision formative. Le programme a également intégré des modules consacrés à la qualité des soins, à la santé communautaire, au financement basé sur la performance et à l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Au-delà des contenus techniques, la formation a permis aux participants d'échanger sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la réforme, d'harmoniser leurs pratiques et de renforcer la collaboration entre les différents niveaux de gouvernance du système de santé.


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    Burundi BDI21002

  • Bobumue Buetu : quand la musique devient un levier d'emploi pour la jeunesse du Kasaï

    Bobumue Buetu : quand la musique devient un levier d'emploi pour la jeunesse du Kasaï


    Paola VANGU TSAKALA | 23/07/2026

    À Mbuji-Mayi, le projet Jeunesse Créative accompagne les jeunes talents vers une professionnalisation durable des métiers de la musique. Avec l'album Bobumue Buetu (« Notre unité »), artistes et techniciens démontrent que la culture peut être un véritable moteur d'emploi, d'entrepreneuriat et de cohésion sociale.Un album qui révèle les talents du KasaïPrésenté au public les 30 et 31 mai 2026 à l'espace La Kasaïenne , lors de deux concerts, l'album Bobumue Buetu (« Notre unité ») est l'aboutissement de neuf mois de création, de formation et de collaboration entre dix jeunes artistes et dix techniciens en régie lumière et son de Mbuji-Mayi. Composé de douze titres, l'album est désormais disponible sur les principales plateformes de diffusion. Les chansons abordent des thématiques fortes telles que l'éducation, la résilience, l'égalité, la paix et la valorisation de la culture kasaïenne. Au-delà de la production musicale, cette aventure collective a permis aux participants de constituer un portfolio professionnel, de renforcer leur visibilité et d'acquérir une meilleure compréhension des mécanismes qui permettent de transformer une passion artistique en une activité génératrice de revenus. , porte-parole du collectif.Structurer une filière musicale créatrice d'opportunitésCette réalisation est le fruit de l'accompagnement du projet Jeunesse Créative, mis en œuvre par Enabel en partenariat avec Africalia. Pendant neuf mois, les jeunes artistes et techniciens ont suivi un programme complet combinant gestion de carrière, arrangement musical, coaching vocal, communication artistique, production musicale ainsi que techniques de régie lumière et son. En mettant simultanément sur le développement des compétences artistiques et techniques, le projet contribue à structurer un écosystème culturel local plus solide. Une approche qui répond à un besoin souvent exprimé par les acteurs du secteur : disposer de professionnels qualifiés à chaque étape de la chaîne de valeur musicale. À travers Bobumue Buetu, le projet Jeunesse Créative démontre que l'investissement dans les industries culturelles et créatives constitue un levier concret pour favoriser l'emploi des jeunes, encourager l'entrepreneuriat et promouvoir le riche patrimoine culturel du Kasaï. En renforçant les compétences des artistes comme des techniciens, il contribue à faire émerger une filière musicale plus autonome, plus compétitive et porteuse d'emplois durables.


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    DR Congo COD22023

  • La Farmer Business School transforme les coopératives

    La Farmer Business School transforme les coopératives


    Paola VANGU TSAKALA | 23/07/2026

    Dans la province de la Tshopo, le projet Agriculture familiale d'Enabel accompagne les producteurs et productrices vers une agriculture plus performante grâce à l'approche Farmer Business School (FBS). Bien plus qu'une méthode de conseil agricole, cette école d'entrepreneuriat agricole permet aux exploitations familiales de développer une véritable culture de gestion et d'entrepreneuriat. Une nouvelle façon de voir l'agriculture À Yadjali, un village situé à près de 20 kilomètres d'Isangi, le quotidien de Madame Mbende Gisèle , productrice de riz depuis plus de vingt ans et présidente de la Société coopérative des producteurs de riz, à pris une nouvelle dimension. Là où l'on ne parlait autrefois que de surfaces à désherber et d'agriculture familiale de subsistance, elle raisonne aujourd'hui en coûts de production, marges bénéficiaires et opportunités de marché. « Cette formation FBS m'a appris à mieux exercer mon métier d'agriculteur et à garantir la nourriture de ma famille. Je vais mettre en pratique toutes ces leçons pour augmenter nos revenus. Ma décision est prise : je change ma manière de travailler, notamment en recherchant de meilleures semences afin de faire de mon agriculture une activité rentable. » , confie-t-elle avec un sourire plein d'espoir. Depuis mars 2026, une quarantaine de coopératives accompagnées par le projet Agriculture familiale d'Enabel participe aux formations Farmer Business School. Cette approche va au-delà de la transmission de techniques agricoles : elle réveille l'esprit d'entreprise qui sommeille chez les producteurs et les aide à considérer leur exploitation comme une véritable activité économique. Des coopératives plus fortes, des communautés plus résilientes Dans les territoires d'Isangi et d'Opala, plus de 1 300 membres de coopératives , dont 60 % de femmes , sont formés dans 25 villages grâce à cette approche. À terme, le projet prévoit la création de 45 classes Farmer Business School , afin d'étendre cette dynamique entrepreneuriale à un plus grand nombre de producteurs. Pour Pierre Bonama , rencontré lors d'une session de formation à Yagole, les changements sont déjà perceptibles. « Avant, je travaillais au jour le jour, sans boussole. Cette formation m'a appris à planifier mes activités et à respecter le calendrier agricole. » Comme lui, de nombreux producteurs adoptent progressivement une véritable culture de gestion. Les coopératives renforcent leur organisation interne, la planification devient un réflexe et les décisions sont prises sur la base d'une vision économique plus durable. En créant davantage de valeur au sein de leurs exploitations, ces femmes et ces hommes améliorent les revenus de leurs ménages, renforcent la sécurité alimentaire et redonnent toute sa dignité au métier d'agriculteur. À travers la Farmer Business School, Enabel contribue ainsi à bâtir des coopératives plus solides et une économie rurale plus dynamique dans la province de la Tshopo.    


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    DR Congo COD22010

  • Journée mondiale des compétences des jeunes : investir dans les compétences numériques pour préparer l'avenir

    Journée mondiale des compétences des jeunes : investir dans les compétences numériques pour préparer l'avenir


    Paola VANGU TSAKALA | 23/07/2026

    À l'occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, Enabel a mis en lumière les actions menées pour renforcer les compétences numériques des jeunes en République démocratique du Congo. À Mbuji-Mayi, le projet Formation, Emploi et Entrepreneuriat (FEE) accompagne les jeunes vers les métiers du numérique afin de favoriser leur employabilité et leur capacité à entreprendre. Des compétences numériques pour répondre aux défis du marché de l'emploiEn partenariat avec GOMYCODE et INCUBAKOR, le projet Formation, Emploi et Entrepreneuriat (FEE) a permis à 131 jeunes, femmes, entrepreneurs et formateurs d'obtenir une certification dans plusieurs métiers du numérique. Les bénéficiaires ont été formés dans des domaines à fort potentiel tels que le développement web, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, le design graphique, le montage vidéo, le e-commerce et le développement d'applications mobiles. Ces formations leur offrent des compétences recherchées sur le marché de l'emploi et renforcent leur capacité à s'adapter à l'évolution rapide des technologies. Un investissement pour l'avenir de la jeunesse congolaiseLe développement des compétences numériques représente aujourd'hui un levier essentiel pour favoriser l'insertion professionnelle, encourager l'entrepreneuriat et réduire la fracture numérique. À travers le projet FEE, Enabel contribue à créer un environnement propice à l'émergence d'une jeunesse qualifiée, innovante et capable de saisir les opportunités offertes par l'économie numérique. En renforçant les compétences des jeunes, le projet participe également au développement économique et social de la République démocratique du Congo. À l'occasion de cette Journée mondiale des compétences des jeunes, Enabel a réaffirmé son engagement à investir dans le potentiel de la jeunesse congolaise, convaincue que les compétences d'aujourd'hui sont les moteurs des emplois et des innovations de demain   


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    DR Congo COD22012

  • Analyse et utilisation des données sanitaires : les districts de Dédougou et de Tenkodogo renforcent leurs capacités pour mieux décider et mieux agir

    Analyse et utilisation des données sanitaires : les districts de Dédougou et de Tenkodogo renforcent leurs capacités pour mieux décider et mieux agir


    Wendpouiré Julien NANA | 22/07/2026

    Du 6 au 11 juillet 2026 à Dédougou puis du 13 au 18 juillet 2026 à Tenkodogo, le ministère de la Santé, à travers la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS) et sa Direction des statistiques sectorielles et de l’évaluation (DSSE), avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de coopération internationale (Enabel) via le Programme Accès et Redevabilité en matière de Droits et Santé Sexuels et Reproductifs en Afrique de l’Ouest ( PARD-AO), a organisé deux sessions de formation au profit des membres des Équipes cadres de district (ECD) et des Infirmiers chefs de poste (ICP). L’objectif est de renforcer leurs compétences en analyse et utilisation des données sanitaires afin d’améliorer la prise de décision à tous les niveaux du système de santé.Ces sessions décentralisées constituent la continuité de la formation des formateurs organisée quelques semaines plus tôt à Ouagadougou. Elles marquent une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Plan stratégique du Système national d’information sanitaire (SNIS) 2026-2030, qui ambitionne de faire des données sanitaires un véritable outil de pilotage des politiques et des interventions de santé.Faire des données un outil d'actionLe Burkina Faso dispose aujourd'hui d'un Système national d'information sanitaire (SNIS) structuré et décentralisé, qui permet de collecter les données de routine sur l'ensemble du territoire. Toutefois, la qualité des décisions dépend non seulement de la disponibilité de ces données, mais également de leur qualité, de leur analyse et de leur utilisation. C'est pour répondre à cet enjeu que la DGESS, à travers la DSSE, a développé une approche visant à instaurer une véritable culture de l'analyse des données au niveau opérationnel. Après une phase pilote conduite dans plusieurs districts sanitaires entre 2023 et 2025, l'initiative est progressivement étendue à d'autres districts avec l'accompagnement d'Enabel.Selon le Dr Amadou Boro, représentant de la DSSE, cette formation répond à un constat partagé par les acteurs du système de santé : « Nous collectons beaucoup de données, mais leur qualité laisse souvent à désirer. Celui qui produit les données doit pouvoir les analyser afin de prendre des décisions avant même leur transmission. »Il a également rappelé que la transformation numérique du secteur de la santé impose désormais une vigilance accrue quant à la qualité et à la sécurité des données, notamment celles relatives aux patients. La relance du comité national sur la qualité et la sécurité des données sanitaires, resté inactif depuis plusieurs années, s'inscrit dans cette dynamique.Une formation résolument pratiqueDurant cinq jours, les participants ont alterné exposés théoriques, exercices pratiques, travaux de groupe et plénières autour de situations réelles rencontrées dans leurs districts sanitaires.Les modules ont porté sur la conduite des réunions d'analyse des données (RAD), le contrôle qualité des données issues du DHIS2, l'analyse des indicateurs liés à la santé de la reproduction, au paludisme et au VIH, ainsi que l'élaboration de plans de résolution des problèmes à partir des résultats observés. Une attention particulière a également été accordée à la pérennisation de cette démarche, à travers des mécanismes de restitution dans les formations sanitaires et un suivi assuré par les Directions régionales de la santé et les équipes cadres de district.Une démarche construite avec les districtsPrenant la parole à Dédougou, Célestin Compaoré, Chef de projet Droits et Santé sexuels et reproductifs (PARD-AO) à Enabel, a rappelé que cette activité est directement issue d'un processus de co-construction mené avec le ministère de la Santé : « L'une des choses qu'Enabel promeut, c'est la co-création : bâtir avec les communautés, les bénéficiaires et les différents praticiens. »Selon lui, les ateliers précédemment organisés ont permis de définir, avec les acteurs eux-mêmes, les actions prioritaires pour moderniser le système d’information sanitaire. Les formations de Dédougou et de Tenkodogo constituent ainsi l’une des premières traductions concrètes du Plan stratégique du SNIS 2026-2030. Il a également salué l’engagement des Médecins-chefs de district et des équipes locales, dont la mobilisation a permis l’organisation de ces sessions dans les meilleures conditions.Développer une culture de l’analyse au niveau localPour le Dr Nathalie Ouédraogo, Médecin-chef du district sanitaire de Dédougou, le principal défi réside moins dans la collecte que dans l’exploitation des données : « Les données sont collectées et transmises, mais nous n’avons pas encore cette habitude de nous asseoir pour les analyser, identifier ce qui n’a pas marché et améliorer nos interventions. »À travers cette formation, les agents de santé devront désormais être capables de conduire eux-mêmes des réunions d’analyse des données, d’interpréter les tendances observées et de prendre des décisions adaptées à leur contexte local, sans attendre systématiquement les orientations du niveau central. L’ambition est également que les participants assurent la restitution des acquis auprès de leurs collègues dans les centres de santé et les centres médicaux, afin que l’ensemble des équipes adopte une démarche commune d’analyse et d’utilisation des données.Des données de qualité pour des décisions plus efficacesAu-delà du renforcement des compétences individuelles, ces formations contribuent directement à la mise en œuvre du Plan stratégique du SNIS 2026-2030 et au renforcement durable du système national d’information sanitaire.En développant les capacités des acteurs à produire des données de qualité, à les analyser et à les transformer en actions concrètes, le ministère de la Santé avec l’appui de ces partenaires comme Enabel ambitionne de faire des données sanitaires un véritable outil de gouvernance et de pilotage des politiques publiques.Après la formation des formateurs organisée à Ouagadougou, les sessions de Dédougou et de Tenkodogo marquent une étape importante dans le déploiement national de cette approche. Elles illustrent la volonté commune du ministère de la Santé et d’Enabel, à travers le PARD-AO, de renforcer une culture de la décision fondée sur des données probantes au service d’un système de santé plus performant et plus résilient.


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    Burkina Faso BFA24001

  • Bénin : une nouvelle loi sur l'environnement, fruit d'un partenariat durable entre le Gouvernement et Enabel

    Bénin : une nouvelle loi sur l'environnement, fruit d'un partenariat durable entre le Gouvernement et Enabel


    Reece-hermine ADANWENON | 17/07/2026

    Le Bénin vient de franchir une étape majeure dans le renforcement de sa gouvernance environnementale. Le 13 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la loi n°2026-15 portant loi sur l'environnement, remplaçant ainsi la loi-cadre de 1999 après vingt-sept années d'application. Cette réforme offre au pays un cadre juridique modernisé, adapté aux nouveaux défis liés au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles, à la lutte contre les pollutions, à l'évaluation environnementale et au développement durable. Le nouveau texte comprend 145 articles répartis en huit titres et vingt-quatre chapitres, incluant notamment un rôle renforcé des collectivités territoriales dans la gestion environnementale. À travers le projet PASPort dans sa phase I, mise en œuvre entre 2019 et 2023, Enabel a accompagné ce processus en mobilisant une approche fondée sur l'expertise nationale, le dialogue interinstitutionnel et la co-construction.Un cadre juridique à bout de souffleLa précédente loi-cadre, la n° 98-030 du 12 février 1999, avait fini par montrer ses limites face à l'évolution des enjeux écologiques. Or, dès la Constitution du 11 décembre 1990, le Bénin avait pourtant inscrit la protection de l'environnement parmi ses priorités : son article 27 reconnaît à toute personne le droit à un environnement sain et en fait un devoir partagé entre citoyens et État. Après vingt-sept ans d'application de la loi de 1999, un texte à la hauteur des défis actuels s'imposait. Le nouveau texte, structuré en 145 articles répartis en 24 chapitres et 8 titres, couvre désormais l'ensemble des dimensions de la politique environnementale : protection des ressources naturelles, préservation du milieu humain, lutte contre les pollutions, évaluation environnementale, mesures incitatives et dispositions pénales. Il accorde également une place renforcée aux collectivités territoriales décentralisées dans la gestion écologique, une avancée avantageuse par la Commission du Plan, de l'Équipement et de la Production (C3), présidée par l'honorable Joseph Anani, qui a porté le projet devant les députés. Une expertise collective au service de la réformeLe travail a reposé sur la constitution d'un groupe pluridisciplinaire d'experts couvrant les différents domaines de l'environnement.Entre 2020 et 2023, près d'une vingtaine d'ateliers d'écriture, de relecture et de validation ont été organisés avec l'appui financier du projet PASPort. Le premier atelier s'est tenu à Lokossa en novembre 2020 et a marqué le lancement d'un important travail de réécriture. Cette dynamique collaborative a permis de produire un avant-projet de loi enrichi par les contributions d'un expert du Service public fédéral belge chargé de l'Environnement, avant sa transmission au Gouvernement pour la poursuite du processus législatif. Parallèlement, le même dispositif de concertation a permis d'élaborer huit projets de décrets d'application portant notamment sur :la gestion des déchets ;la qualité de l'air ;les normes relatives aux eaux résiduaires ;la gestion du bruit ;les huiles usagées ;les déchets dangereux ;ainsi que d'autres domaines essentiels à la mise en œuvre de la future loi.Renforcer durablement les politiques publiquesPour Enabel, cette réforme illustre pleinement sa mission d'accompagnement des politiques publiques au service d'un développement durable et inclusif. Au-delà de l'appui technique, l'ambition est de renforcer durablement les capacités des institutions nationales afin qu'elles puissent élaborer et mettre en œuvre des cadres répondant réglementairement aux besoins du pays et aux engagements internationaux du Bénin. L'adoption de cette loi démontre également que les effets d'un projet de coopération peuvent se prolonger bien au-delà de sa période de mise en œuvre. Bien que le projet PASPort soit clôturé, les investissements réalisés dans le renforcement institutionnel continuant aujourd'hui de produire des résultats structurants. L'engagement d'Enabel ne s'arrête pas à l'adoption de la loi. Des ressources sont déjà prévues afin d'accompagner l'élaboration des textes réglementaires complémentaires ainsi que les actions de vulgarisation de la nouvelle législation. L'objectif est de permettre une appropriation effective de cette réforme par l'ensemble des acteurs concernés et de contribuer à une mise en œuvre efficace sur l'ensemble du territoire. À travers cette collaboration avec le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Bénin dans le renforcement de ses institutions et la construction de politiques publiques au service d'un développement durable, résilient et inclusif. 


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  • Renouvellement de la flotte poids lourds au Bénin : les partenaires du transport se coordonnent

    Renouvellement de la flotte poids lourds au Bénin : les partenaires du transport se coordonnent


    Reece-hermine ADANWENON | 17/07/2026

    Cotonou, le 10 juillet 2026 Les bureaux Enabel Bénin ont accueilli ce matin l'Atelier des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) du secteur transport. Une trentaine de représentants issus de 12 organisations internationales se sont réunis pour faire le point sur leurs interventions respectives et travailler à une approche commune sur le renouvellement de la flotte de véhicules poids lourds au Bénin. Créé en décembre 2024 à l'initiative du MCA-Bénin, le groupe PTF Transport rassemble chaque trimestre les acteurs de la coopération internationale intervenant dans le transport routier béninois. Il offre un espace de dialogue structuré pour partager les avancées, éviter les doublons et identifier les complémentarités entre programmes. Cette session du 10 juillet 2026, organisée par Enabel dans le cadre de ses projets COTONI et PROPORT, a réuni près de 30 participants représentant : le MCA-Bénin, le MCC, la Banque mondiale Bénin, Enabel, l'Union européenne, la BAD, l'UEMOA, TMA, la CNUCED, la CEDEAO, SCANIA et la Banque mondiale Togo. Le transport routier béninois : entre avancées et défis persistants Au Bénin, e transport routier constitue l'épine dorsale de l'économie. Sa position géographique stratégique sur le Golfe de Guinée fait du Bénin un carrefour logistique régional incontournable pour les échanges avec les pays enclavés de la sous-région, Niger et Burkina Faso en tête. Si des progrès notables ont été enregistrés ces dernières années, des contraintes structurelles persistantes : infrastructures dégradées sur certains tronçons, barrières non tarifaires, numérisation partielle des procédures, et vieillissement du parc de véhicules de transport de marchandises. Le cœur de cet atelier portait sur le renouvellement de la flotte de véhicules poids lourds , enjeu critique pour la compétitivité du corridor, la sécurité routière et la réduction de l'empreinte carbone du secteur. MCA-Bénin, Enabel et la Banque mondiale Bénin ont chacun présenté leurs approches et mécanismes de financement. SCANIA et la Banque mondiale Togo ont apporté des éclairages précieux à travers le partage d'expériences concrètes et de leçons apprises dans des contextes similaires. Les échanges ont permis de cartographier les modèles existants, d'analyser les défis spécifiques au contexte béninois (accès au crédit, coût des entrants, normes techniques) et d'identifier les leviers d'action communs. À l'issue de la matinée de travail, les participants sont répartis avec :une vision partagée des interventions de chaque PTF dans le secteur du transport routier au Béninune analyse commune des défis liés au renouvellement de flotte et des modèles de financement envisageablesdes synergies identifiées et un accord de principe sur une approche harmonisée entre partenaires pour les prochaines annéesEnabel anime deux projets structurants dans le secteur du transport au Bénin :COTONI (Corridor Cotonou-Niamey) : financé par l'Union européenne à hauteur de 18 millions d'euros, ce projet vise à améliorer la gouvernance, la sécurité et la facilitation des échanges sur le corridor Cotonou-Niamey (2025-2029).PROPORT : projet complémentaire axé sur le développement du Port Autonome de Cotonou et de la zone portuaire logistique.En organisant et animant ce cadre de coordination PTF, Enabel joue son rôle de facilitateur de la coopération multi-acteurs, condition indispensable pour transformer les investissements en résultats durables pour les populations béninoises.


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  • EU CERC contributing to the Africa Circular Economy Alliance (ACEA)

    EU CERC contributing to the Africa Circular Economy Alliance (ACEA)


    Frederik VAN DEN BOSCH | 17/07/2026

    EU CERC contributing to the Africa Circular Economy Alliance (ACEA) (during the ACEA Annual Meetings 2026 in Abidjan, 30 June – 2 July 2026) In 2025, Enabel joined the Africa Circular Economy Alliance Home | ACEA Africa as Strategic Partner. Many African nations are regular members of ACEA, whilst organisations like the UNDP, the Ellen McArthur Foundation and the Africa Circular Economy Network are strategic partners. For three days, we shared experiences, updated each other and identified fields of action to further shape and promote circular practices across Africa. We talked about Regulation, about Trade Promotion. Different Entrepreneurs presented their businesses and we made a very inspiring site visit to Akouédo, a former waste collection site, now being turned into a green park for sports and energy generation. The theme of this year’s meetings was “Scaling Africa CE transition: from policy to sector-wide action” to point out that implementation is very important.​ On the program was an Enabel/EUCERC run presentation and panel session on "Financing CE scaleup in Africa: perspectives of the finance ecosystem". ​Enabel first presented the main outcomes of a Financial Mapping exercise which will be published shortly, pointing at the potential for financiers and portraying the good work many financiers (banks, fund managers, foundations) are doing already to implement more circularity. A good panel with representatives from the European Commission, from the Development Bank of Southern Africa and of the Government of Benin shared their work to further promote circularity. It allowed for discussion of the needs and even more the potential and the opportunities that a circular approach offers to businesses and their financiers.


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  • Enabel au Burkina Faso et ses partenaires jettent les bases de l'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel pour renforcer l'accès au financement des entrepreneurs ruraux

    Enabel au Burkina Faso et ses partenaires jettent les bases de l'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel pour renforcer l'accès au financement des entrepreneurs ruraux


    Geoffroy ZONGO | 17/07/2026

    Les 9 et 10 juillet 2026 à Ziniaré, Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, en collaboration avec TRIAS Afrique de l'Ouest et la Direction Générale de la Promotion de l'Économie Rurale (DGPER), a réuni les principaux acteurs publics, financiers et professionnels autour d'un atelier national consacré à l'harmonisation des pratiques et à l'institutionnalisation du mécanisme de Sociétés de Cautionnement Mutuel (SCM). Soutenue financièrement et techniquement par Enabel et ses partenaires dans le cadre de ses différents programmes d'appui au développement économique local, cette rencontre constitue une étape décisive vers la reconnaissance nationale d'un mécanisme innovant qui facilite l'accès au crédit des producteurs, des coopératives et des micros, petites et moyennes entreprises évoluant dans les chaines de valeur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique.Au Burkina Faso, les difficultés d'accès aux garanties financières demeurent l'un des principaux freins au développement de l'entrepreneuriat rural. Depuis plusieurs années, Enabel et TRIAS accompagnent la mise en place des Sociétés de Cautionnement Mutuel, une approche reposant sur la solidarité entre les membres afin de sécuriser les crédits accordés par les institutions financières. Les résultats obtenus démontrent la pertinence de ce mécanisme en matière d'inclusion financière et de développement d'opportunités économiques. L'atelier de Ziniaré a permis aux participants de partager leurs expériences, d'identifier les bonnes pratiques, d'engager une réflexion sur le cadre juridique du mécanisme et d'élaborer une feuille de route consensuelle en vue de son institutionnalisation. Une équipe technique a également été mise en place pour conduire les prochaines étapes de ce processus.Pour Julie VAN DER SMISSEN, Program Manager de Enabel au Burkina Faso, cette initiative traduit la volonté d'inscrire durablement les innovations porteuses dans les politiques publiques : « Les Sociétés de Cautionnement Mutuel ont démontré leur capacité à lever les barrières d'accès au financement pour les entrepreneurs ruraux. Avec nos partenaires, nous souhaitons désormais accompagner leur institutionnalisation afin que ce mécanisme puisse être harmonisé, pérennisé et déployé à plus grande échelle au bénéfice des populations burkinabè. » Présidant la cérémonie d'ouverture, Madame Sy Assétou Barry/Traoré, Gouverneur de la région de Oubri, a salué l'engagement des partenaires et souligné l'importance stratégique de cette dynamique : « L'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel constitue une avancée majeure pour renforcer l'inclusion financière, soutenir l'entrepreneuriat rural et favoriser un développement économique durable au profit de nos communautés. Je remercie Enabel ainsi que l'ensemble des partenaires pour leur engagement constant aux côtés du Burkina Faso. » À travers cette initiative, Enabel réaffirme son engagement à accompagner les autorités burkinabè et les acteurs nationaux dans la mise en place de solutions durables favorisant l'inclusion financière, le développement des chaînes de valeur agricoles et la création d'emplois décents, contribuant ainsi à une croissance économique plus inclusive et résiliente.


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    Burkina Faso BFA23005

  • Niger : des solutions locales qui changent la donne face au climat

    Niger : des solutions locales qui changent la donne face au climat


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 15/07/2026

    Au Niger, le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) démontre qu’un changement durable peut naître de gestes simples du quotidien. À travers la diffusion de foyers améliorés, les ménages réduisent jusqu’à 60 % leur consommation de bois, limitant ainsi la déforestation, tout en allégeant les tâches domestiques et les dépenses. Au-delà de ces innovations pratiques, le programme introduit également un mécanisme de Paiement pour Services Environnementaux (PSE), qui récompense les communautés engagées dans la préservation de leur environnement. À ce jour, 1 452 ménages, 85 groupements féminins et 3 villages en bénéficient. Une approche concrète et incitative qui, si elle est étendue, pourrait contribuer à transformer durablement les politiques environnementales du pays.


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  • Niger : des pratiques agricoles durables pour restaurer les sols

    Niger : des pratiques agricoles durables pour restaurer les sols


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 15/07/2026

    Dans les régions de Dosso et Tahoua, les Champs Écoles Agro-Pastoraux (CEAP) accompagnent les producteurs vers des techniques agricoles durables, telles que le compostage, la microdose ou le zaï amélioré. Soutenue par le Portefeuille Thématique Climat Sahel – Volet Niger, cette initiative vise à renforcer la fertilité des terres et la résilience des exploitations. En 2025, 22 CEAP sont opérationnels, contribuant à diffuser des solutions locales face aux défis climatiques.


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    Niger NER21005

  • L'ONEM franchit une nouvelle étape dans la modernisation des services publics de l'emploi

    L'ONEM franchit une nouvelle étape dans la modernisation des services publics de l'emploi


    Paola VANGU TSAKALA | 14/07/2026

    En République démocratique du Congo, l'accès à l'emploi demeure un défi majeur. Pour y répondre, l'Office National de l'Emploi (ONEM), avec l'appui d'Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, a officiellement lancé le 9 juillet 2026 sa plateforme numérique ONEM.CD ainsi que son application mobile MIKUBA. Une innovation qui ambitionne de rapprocher les chercheurs d'emploi et les employeurs tout en renforçant la gouvernance du marché du travail.Organisée à Kinshasa, la cérémonie de lancement a réuni les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants du secteur privé. Elle s'est tenue en présence du ministre de l'Emploi et du Travail, S.E. Ferdinand Massamba wa Massamba, du Directeur général de l'ONEM, Me Fanon Beya, et du Directeur Pays d'Enabel en RDC, Danny Denolf, répresentée par Madame Lies Vanmullem.Des services plus accessibles pour les chercheurs d'emploi et les employeursDans un pays où une grande partie des emplois relève encore du secteur informel, les outils numériques constituent un levier essentiel pour améliorer l'accès aux opportunités professionnelles. Grâce à ONEM.CD et à MIKUBA, les demandeurs d'emploi peuvent désormais créer leur profil, consulter des offres et postuler en quelques clics. Les employeurs, quant à eux, disposent d'un espace leur permettant de publier leurs offres et d'identifier plus facilement des candidats qualifiés.Au-delà de cette mise en relation, ces plateformes permettront de centraliser les données sur le marché du travail et de produire des statistiques fiables, indispensables à la conception de politiques publiques mieux adaptées aux réalités du terrain.Une transformation portée par un partenariat durableLe développement de ces outils est le fruit de deux années de collaboration entre l'ONEM et Enabel, dans le cadre du Portefeuille Thématique Protection Sociale en Afrique centrale (2022-2026). Cette coopération accompagne les institutions publiques congolaises dans le renforcement de leurs capacités afin de promouvoir un marché du travail plus performant, plus inclusif et créateur d'emplois décents.« Ce lancement est la matérialisation d'une conviction profonde : l'emploi constitue l'un des premiers filets sociaux d'émancipation et un rempart contre la précarité », a souligné Lies Vanmullem , Cheffe de projet Kinshasa d'Enabel en RDC.Vers un marché du travail plus transparent et plus inclusifAfin de favoriser l'appropriation de ces nouveaux services, une campagne nationale de sensibilisation sera menée dans les prochains mois. Elle s'appuiera sur des actions de proximité, des campagnes médiatiques, des outils pédagogiques et une communication digitale pour faire connaître ces plateformes auprès des chercheurs d'emploi, des employeurs et des autres acteurs du marché du travail.À travers cette initiative, l'ONEM et Enabel contribuent à bâtir un service public de l'emploi plus moderne, capable de faciliter l'accès aux opportunités professionnelles, d'améliorer la qualité des données sur l'emploi et de soutenir des politiques publiques fondées sur des preuves. Une étape importante pour accompagner la transformation du marché du travail en République démocratique du Congo.


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    DR Congo COD21005