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  • Lait et fourrage : de Kaédi à Kiffa, le conseil et la concertation se construisent sur le terrain en Mauritanie

    Lait et fourrage : de Kaédi à Kiffa, le conseil et la concertation se construisent sur le terrain en Mauritanie


    Aminata KANE | 30/10/2026

    En quelques semaines, deux rendez-vous ont montré comment la filière lait et fourrage s’organise : à Kaédi pour définir les services de conseil dont les éleveurs ont besoin, à Kiffa pour préparer concrètement l’extension des cultures fourragères.Kaédi, 7 et 8 octobre : définir le conseil de demainQuarante acteurs venus de Nouakchott, du Trarza, du Brakna, du Gorgol, du Guidimakha, de l’Assaba et du Hodh se sont réunis à Kaédi pour un atelier de priorisation et de professionnalisation des services de conseil agropastoral. Organisé par le projet SYSALIM (Systèmes alimentaires durables et inclusifs), mis en œuvre par Enabel, Agence belge de coopération internationale, avec le financement de l’Union européenne, l’atelier a réuni éleveurs, facilitateurs, mini-laiteries, services de l’État, structures de recherche et de formation.Leur question était simple : quels services de conseil les éleveurs ont-ils vraiment besoin, et qui peut les fournir durablement ? Quatre services ressortent : la ressource fourragère, l’alimentation et la performance laitière, la gestion de l’eau, et la reproduction et l’amélioration du troupeau. SYSALIM s’appuie sur les acquis de RIMDIR, RIMFIL et SECURALIM plutôt que de créer un système parallèle.Kiffa, 29 octobre : passer à l’actionQuelques jours plus tard, c’est en Assaba que cette dynamique s’est concrétisée. Sous l’égide du Wali, le cadre de concertation de la filière lait et fourrage de l’Assaba a réuni administrations, élus, projets de développement, société civile et acteurs de la filière. Objectif : augmenter les superficies cultivées en fourrage vert pour mieux préparer la période de soudure, quand les pâturages se raréfient et que les éleveurs dépendent d’aliments importés.La première phase vise plus de 100 hectares, avec des variétés adaptées au contexte local. Le Wali a appelé à passer de la concertation à la mise en œuvre, avec un suivi régulier et des responsabilités clairement définies. Le secrétaire général du cadre a rappelé le travail préparatoire (formation, prospection, coordination avec les partenaires), dont l’établissement, avec Enabel, d’une liste d’agriculteurs prêts à se lancer. À terme, l’initiative pourrait réduire la facture d’importation d’aliments pour le bétail et aider les éleveurs à mieux résister aux périodes de sécheresse.Des cadres de concertation au cœur de la filièreCes deux rencontres relèvent de la même approche. SYSALIM a installé ou redynamisé 20 cadres de concertation pour mieux organiser les chaînes de valeur agropastorales : ce sont ces espaces qui permettent aux acteurs d’identifier leurs priorités et de passer à l’action ensemble. En Assaba, l’une des sept wilayas (régions) d’action du projet, le cadre de concertation de la filière lait et fourrage a été mis en place avec l’appui de SYSALIM et prépare désormais l’extension des cultures fourragères.Et maintenant ?Les résultats de Kaédi alimentent une matrice opérationnelle des services prioritaires, et SYSALIM retiendra un nombre limité de services à expérimenter : tester, mesurer, apprendre, ajuster. Le même exercice est conduit pour le maraîchage et les céréales traditionnelles.Projet SYSALIM, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, Agence belge de coopération internationale.


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    Mauritania MRT23002

  • Burundi : l’accès à l’eau potable, une condition essentielle pour améliorer la qualité des soins à Kirundo

    Burundi : l’accès à l’eau potable, une condition essentielle pour améliorer la qualité des soins à Kirundo


    Jonas Eric UWIZERA | 29/10/2026

     Au Burundi, disposer d’une eau potable en quantité suffisante et de manière régulière est indispensable pour garantir de bonnes conditions d’hygiène et des soins de santé de qualité. Dans le cadre du projet santé bilatéral Ntusigare Inyuma, financé par le Royaume de Belgique et mis en œuvre par Enabel, des travaux d’extension et de réhabilitation des réseaux d’alimentation en eau potable ont été réalisés au bénéfice de six centres de santé et des communautés environnantes à Kirundo. Ces investissements contribuent à améliorer l’accès aux services essentiels pour une population potentiellement desservie estimée à 75 000 personnes. L’eau potable, une condition essentielle à la qualité des soins  Dans les centres de santé, l’eau potable est indispensable au quotidien : hygiène des mains, nettoyage et désinfection des locaux, entretien du matériel et prévention des infections associées aux soins (IAS). Pourtant, plusieurs centres de santé de Kirundo étaient confrontés à des difficultés d’approvisionnement liées à l’insuffisance ou au dysfonctionnement des réseaux existants. Certains devaient recourir à la récupération des eaux de pluie ou à l'achat d'eau pour répondre à leurs besoins. Ces contraintes affectaient les conditions de fonctionnement des structures sanitaires et rendaient plus difficile le maintien d'un environnement de soins répondant aux exigences d'hygiène. Six centres de santé bénéficient d'infrastructures améliorées Pour répondre à ces difficultés, le projet Ntusigare Inyuma a soutenu des travaux d'extension et de réhabilitation des systèmes d'alimentation en eau potable au bénéfice des centres de santé de Vyanzo, Kigari, Bishisha, Kabuyenge, Rusara et Mugina. Les réalisations comprennent : -       Près de 26 kilomètres de réseaux aménagés ou réhabilités ; -       Deux stations de pompage solaire ; -       Dix nouveaux réservoirs construits ; -       Neuf réservoirs réhabilités. Les réseaux sont désormais opérationnels. Ces investissements visent à renforcer la disponibilité de l'eau potable dans les structures sanitaires et à améliorer les conditions d'exercice des professionnels de santé, au bénéfice des patients. Des bénéfices qui dépassent les centres de santé L'intervention ne se limite pas aux établissements sanitaires. Les réseaux d'alimentation en eau potable desservent également les communautés environnantes, avec une population potentiellement bénéficiaire estimée à 75 000 personnes. En améliorant les infrastructures d'approvisionnement en eau, le projet contribue ainsi à répondre à des besoins essentiels des structures de santé et des populations riveraines. Cette approche illustre l'importance d'investissements qui associent le renforcement des services de santé à l'amélioration des infrastructures de base. Le pompage solaire au service d'un approvisionnement plus durable Deux stations de pompage alimentées par l'énergie solaire ont été installées dans le cadre des travaux. L'utilisation de cette énergie renouvelable permet de mobiliser une source d'énergie pour assurer le pompage de l'eau, tout en réduisant la dépendance aux sources d'énergie conventionnelles. Au-delà de la réalisation des ouvrages, leur durabilité dépendra de leur exploitation régulière, de leur entretien et de leur maintenance, sous la responsabilité des communes concernées. Investir dans les infrastructures pour renforcer le système de santé À travers le projet Ntusigare Inyuma, Enabel accompagne les efforts du ministère de la Santé du Burundi pour renforcer le système de santé et améliorer les conditions de prestation des services. L'accès à une eau potable fiable constitue une composante essentielle de cette démarche. Il contribue à créer les conditions nécessaires à des soins plus sûrs et de meilleure qualité, tout en répondant aux besoins des communautés. Renforcer le système de santé, c'est aussi investir dans les infrastructures essentielles qui permettent aux professionnels de santé de travailler dans de bonnes conditions et aux populations de bénéficier de services de qualité.  


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    Burundi BDI23005

  • Advancing responsible and sustainable tourism in Uganda

    Advancing responsible and sustainable tourism in Uganda


    John CANDIGA | 29/10/2026

    Through Fair Trade Tourism (FTT) certification, Enabel is working with tourism businesses in Uganda to embrace ethical practices, improve working conditions, strengthen community participation and build a more sustainable and competitive tourism industry.In Uganda's Karamoja sub-region, a tourism enterprise that began with a vision of connecting travellers to local communities is now setting a new standard for responsible and sustainable tourism. Karamoja Safari Camp, operating under the Kara-Tunga Tours brand, has become Uganda's first tourism business to attain Fair Trade Tourism (FTT) certification, marking an important milestone for the country's tourism and hospitality sector.Having started its operations in 2016, the achievement represents recognition of years of efforts to make tourism more inclusive, environmentally responsible, and beneficial to the communities that make Karamoja a unique destination. Through cultural experiences, community partnerships and environmental conservation initiatives, Kara-Tunga has worked to demonstrate that tourism can offer more than memorable experiences for visitors. It can also support local livelihoods, preserve cultural identity and create opportunities for communities to participate in the tourism economy.Sustainability at Karamoja Safari Camp is reflected in how the business operates and engages with surrounding communities. The enterprise promotes community-based tourism activities, employs local people and supports local food production, creating opportunities for residents to participate in and benefit from tourism.It also connects visitors with local craftspeople through cultural tours and workshops, helping showcase and preserve Karamoja's rich cultural heritage while supporting community enterprises. Environmental responsibility is another important part of its operations. The camp recycles organic waste into compost, promotes bicycle and walking tours to reduce carbon emissions, supports tree planting in schools, and has eliminated plastic bags while providing guests with filtered drinking water. According to Rogers Mabiro, a staff member at Kara-Tunga Safari Camp, these initiatives reflect the enterprise's commitment to reducing the negative effects of tourism while increasing its positive contribution to communities and the environment."At Kara-Tunga, we are committed to sustainable tourism. This means we strive to limit or improve any negative impacts of our operations," he explains.These efforts are particularly relevant in Karamoja, where tourism offers opportunities to showcase the region's cultural heritage and biodiversity while supporting livelihoods and local economic development. By involving local people in tourism activities, the enterprise is contributing to an approach in which communities are not simply part of the visitor experience but also participants in the economic opportunities it creates.Although Kara-Tunga had already introduced several responsible tourism practices, attaining Fair Trade Tourism certification required the enterprise to demonstrate that its operations met internationally recognised sustainability standards. The certification process involved a rigorous six-month assessment conducted by FTT auditors who evaluated the camp against 184 criteria across six sustainability pillars: fair share, fair say, respect, reliability, transparency and sustainability.These criteria examine how tourism businesses treat their employees, engage with communities, manage their environmental responsibilities and ensure fairness and transparency in their operations. The assessment included independent third-party verification, interviews with staff and community representatives, document reviews, field inspections and evaluation of impact metrics.Grace Stead, the General Manager of Fair Trade Tourism, welcomed the enterprise's achievement and its commitment to demonstrating responsible tourism practices. "This builds on what they have already been doing, providing verification and aligning with international best practice," she said.The Fair Trade Tourism certification achievement by Kara-Tunga is part of a broader effort to strengthen responsible and sustainable tourism practices across Uganda's tourism and hospitality sector. The initiative is designed to ensure that tourism businesses begin their journey towards internationally recognised sustainable tourism certification by reducing some of the financial barriers associated with membership and certification audits.The certification places Kara-Tunga among a growing network of African tourism businesses committed to ethical practices that prioritise local communities, environmental stewardship, transparency and fair economic participation. Building on this achievement, Enabel has procured a second consultancy assignment to strengthen the adoption of responsible and sustainable tourism practices among 30 tourism enterprises.


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    Uganda UGA21003

  • Promoting maternity care in Uganda through saving for health and affordable transport

    Promoting maternity care in Uganda through saving for health and affordable transport


    John CANDIGA | 29/10/2026

    Moreen Kiiza, 38, found it easier to attend antenatal visits and reach a health facility in time for childbirth. This was possible due to affordable transport through a community motorcycle service and regular savings for healthcare. As an expectant mother living far from a health facility, the journey to receive maternity care can be as important as the care itself.The cost of transport, the distance to a health facility and the availability of a reliable means of travel can all influence whether a mother receives medical attention when she needs it.Moreen is a member of Tweimukye Village Savings and Loans Association (VSLA) in Bunyangabu District, Uganda’s Rwenzori region. Through the Decent Work and Social Protection project funded by the Kingdom of Belgium, her VSLA group received a community-managed motorcycle to transport members to health facilities, making it easier for expectant mothers and other community members to access healthcare.The motorcycle became an important part of Moreen’s journey through pregnancy and childbirth, helping her travel to a health facility for antenatal care and eventually for delivery. This is because, for many expectant mothers in rural communities, accessing antenatal care requires more than knowing when to visit a health facility. It also means finding reliable transport and having enough money to pay for the journey.Moreen was familiar with this challenge. Transport costs to some health facilities can be high, making regular visits difficult for households with limited financial resources.According to Moreen, transport to facilities such as Kibiito Health Centre can sometimes cost as much as UGX 20,000 for a return journey. Having access to the motorcycle managed by her VSLA group offered a more affordable alternative."I like using the group motorcycle because it is readily available, and they usually charge a subsidised fare compared to others," she explains.During her pregnancy, Moreen used the motorcycle three times to attend antenatal care visits at Kasunganyanja Health Centre. For each return journey, she paid only UGX 6,000, significantly reducing the transport expenses associated with seeking maternity care.The importance of reliable transport became even clearer when Moreen's pregnancy reached the advanced stage. When the time came for her to give birth, she once again relied on the VSLA motorcycle to travel to the health facility. It was the fourth time she had used the motorcycle during her pregnancy.This time, however, the journey was particularly important. She needed to reach the facility in time to receive professional maternity care. "The health workers were happy that I reported on time," she recalls.While regular antenatal care helps expectant mothers monitor their pregnancies, reaching a health facility promptly for delivery is equally important. In communities where transport can be expensive or difficult to arrange, access to an affordable motorcycle can help address one of the practical barriers to seeking timely maternal healthcare.As a member of Tweimukye VSLA, she had also embraced saving for health to help meet medical expenses whenever they arose. She initially began contributing UGX 1,000 per week to the group's health savings fund. Over time, recognising the importance of having sufficient financial resources available during pregnancy and childbirth, she increased her weekly contribution to UGX 10,000.Her decision was motivated by the need to strengthen her financial preparedness and ensure that she could access a sufficient loan from the group if additional expenses arose during delivery. Through consistent saving, Moreen accumulated UGX 300,000 in health savings.Fortunately, Moreen gave birth normally and did not have to use much of her accumulated savings. The money she had set aside, however, remained valuable. Rather than withdrawing from the saving-for-health initiative after childbirth, she decided to continue contributing to the group. "These savings will support me and my baby in case illness arises," she says.Her decision reflects an important aspect of financial preparedness: healthcare needs do not end with childbirth, as families continue requiring medical assistance.Moreen's experience is part of a broader community transport initiative implemented under the Decent Work and Social Protection project. Through the initiative, 15 motorcycles were provided to selected VSLA groups to improve transport to health facilities, particularly in hard-to-reach communities.The motorcycles are managed by the groups and provide transport services to both members and other community residents. Under the arrangement, group members benefit from subsidised fares, paying half the prevailing market rate, while non-members are charged the normal market rate.This model seeks to address two important community needs: improving access to healthcare and creating an income-generating activity for the savings groups. At the same time, income generated from transporting passengers provides an additional revenue stream for the groups managing the motorcycles.Approximately 5,057 patients have been transported to health facilities using the 15 motorcycles provided to the selected VSLA groups. The motorcycles have also generated approximately UGX 44.5 million (EUR 10,800) in income for the groups.


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    Uganda UGA21003

  • Earning sustainable income through coffee seedlings in Uganda

    Earning sustainable income through coffee seedlings in Uganda


    John CANDIGA | 29/10/2026

    Joseline Kabuwo and 27 other women and youth in Nyabuswo believe that a small coffee seedling represents an opportunity to earn an income, build a sustainable livelihood, and contribute to the future of one of Uganda’s most important crops.Joseline is the chairperson of a group of 28 women and young people (23 female), who manage the Nyabuswo and Kitonya coffee nursery beds under the Nyabuswo Coffee Farmers’ Cooperative in Kabarole District. The group raises quality coffee seedlings for sale to farmers across the Rwenzori region and other parts of Uganda, helping them access quality planting material to establish new coffee gardens and expand existing ones.The nursery enterprise is also creating opportunities for the group members themselves. When the seedlings from their first season were ready, each member received at least 150 seedlings to establish a coffee garden at household level. This has enabled the members to become coffee producers themselves while continuing to earn collectively from the nursery business.The group started the nursery enterprise in January 2025 with 12 kilograms of Arabica coffee seed. According to Joseline, their first season generated approximately UGX 15 million (about EUR 3,400) from the sale of seedlings. Rather than sharing all the proceeds among themselves, the members decided to reinvest part of the income to expand the business.Building on the success of their first season, the group increased their investment to 14 kilograms of Arabica coffee seed for the second season. They now expect to generate over UGX 20 million (about EUR 4,570) once all the seedlings are sold.The progress has encouraged Joseline and the other members to look beyond seedling production. The group is now considering expanding into coffee trading by purchasing coffee beans from farmers in the community, bulking them and selling them through the Nyabuswo Farmers’ Cooperative. This would provide an additional source of income for members while strengthening the cooperative’s role in connecting local coffee farmers to markets.Their ambition reflects the wider opportunities within Uganda’s coffee sector. Coffee is a critical part of the country’s economy, with more than 1.8 million households involved in its production. The crop contributes significantly to Uganda’s export earnings and supports millions of livelihoods across its value chain. As Uganda works to increase coffee production and strengthen the value of the crop, farmers’ access to quality planting material, skills and markets will remain essential.It is within this wider context that the Decent Work and Social Protection Project is supporting women and young people to participate more productively in Uganda’s agricultural value chains. Through the Private Sector Development and Consultancy Centre (PRICON), a project partner, the Nyabuswo Farmers’ Cooperative is among the farmer organisations receiving support to create and improve employment opportunities within the agriculture sector, including the coffee value chain.The intervention focuses on improving productivity and skills, promoting value addition and market access, strengthening financial inclusion, and creating decent employment opportunities across agricultural value chains. By supporting women and young people to participate in sustainable economic activities, the project is contributing to increased incomes and stronger livelihoods.


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    Uganda UGA21003

  • Deaf and thriving: Uganda’s rising chef

    Deaf and thriving: Uganda’s rising chef


    John CANDIGA | 29/10/2026

    Pius Busingye was once on a clear path to becoming a medical doctor. But in 2015, just weeks before sitting his final Uganda Certificate of Education (UCE) exams, life took a sharp, unexpected turn. A sudden illness took away his hearing, and with it, the smooth trajectory he had envisioned for his future.“I got Division 1 with an aggregate of 23,” Pius happily recalls. “But I know I could have done even better if I had not fallen sick just before the exams.” His dream of studying medicine felt suddenly out of reach because it became challenging for him to navigate such a sudden change without adequate resources and sufficient sign language skills.Adapting to hearing loss was not an easy task. Everyday conversations became puzzles he had to solve by reading lips or scribbling back and forth. Despite his strong academic performance, the lack of access to a special needs school forced 17-year-old Pius to drop out of school. His parents, though supportive, simply could not afford the additional costs.With dreams deferred but not forgotten, Pius turned to the informal sector to survive. He first worked as a chainsaw maintainer, then moved into masonry. After nearly two years of backbreaking work, the contractor he was working with vanished without paying him. The money, Pius had hoped, would help him return to school.It was at this point that Pius got to know about the tourism and hospitality apprenticeship programme through a friend. “He told me about the apprenticeship programme by Enabel and the Uganda Hotel Owners Association (UHOA). As soon as I saw the advert, I applied and was glad to be selected for interviews,” said Pius. Alongside other youth, Pius went through three months of training at the Uganda Hotel and Tourism Training Institute in Jinja. He specialised in food production and presentation, and after 3 months of training, he was placed in the bustling kitchen of Serena Hotel in Kigo, Entebbe, to practise the skills he acquired from the training institute. “I was able to make different dishes, manage client stations, and communicate with the waiting team,” he shared proudly. Working in food production didn’t just teach him practical skills but also reignited his confidence.Today, Pius views cooking as more than just a job. “I consider cooking an art. Every day I push myself to learn something new, especially with the help of the chief chef and my colleagues.” He passed the Directorate of Industrial Training (DIT) assessment to earn his certificate to fully practise his cooking and food presentation skills.Pius dreams of blending his culinary skills with another hidden passion: tailoring. “I will cook on my duty days, and on my off days, I will sew clothes,” he said. This is his way of creating a balanced, sustainable life, one that allows him to support his siblings and, someday, his own family. 


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    Uganda UGA21003

  • Building healthier communities in Uganda’s Rwenzori region

    Building healthier communities in Uganda’s Rwenzori region


    John CANDIGA | 29/10/2026

    In Fort Portal City, community volunteer Rosette Kabarangira is helping families rethink how they prepare for healthcare expenses, encouraging a culture of saving that can make timely medical care more accessible. For Rosette Kabarangira, helping a family prepare for a medical emergency begins with a simple conversation about saving.In communities where household incomes are often stretched across competing needs, putting money aside for healthcare can seem difficult. Some people believe that saving is only possible for those with well-paying jobs or substantial incomes. Rosette is working to change that perception.As a community volunteer and savings-for-health ambassador in Fort Portal City's North Division, she works with seven Village Savings and Loans Associations (VSLAs), encouraging members to save regularly for healthcare and manage their finances more effectively. Her work is helping community members understand that preparing for future medical expenses does not necessarily require a large income. Rather, it can begin with small, consistent contributions and a commitment to financial planning.One of the biggest challenges Rosette encounters is the belief that saving for healthcare is beyond the reach of people with limited incomes. Through community mobilisation and awareness sessions, she encourages individuals and households to reconsider this perception and explore how joining a VSLA can help them prepare for healthcare needs."Most people used to think that you need a big job or a lot of money to start saving for health. My sessions focus on addressing those misconceptions, and usually, they enrol and start saving afterwards," she explains.For Rosette, these conversations are an important part of building financial confidence within communities. Rather than simply encouraging people to contribute money, she helps them understand the value of saving, the benefits of belonging to a VSLA and the practical steps involved in becoming a member. Her approach focuses on making financial preparedness understandable and achievable for people with different income levels.As a trained savings-for-health ambassador, she mentors VSLA members on financial management and the importance of planning for future needs. Her community sessions cover savings management, budgeting, saving for old age, personal financial management and investment.These topics help members think more broadly about how they use their income and how they can balance immediate household expenses with longer-term financial responsibilities. Through the training and mentorship, Rosette encourages members to develop habits that can strengthen their financial preparedness and improve their ability to respond to unexpected expenses.She also follows up with the VSLA groups to monitor their progress and encourage members to keep saving for healthcare. This ongoing engagement is important because building a savings culture requires more than a single awareness session. It depends on consistent encouragement, practical guidance and the confidence that regular contributions can make a difference. This is because when people understand why they are saving and how to manage their resources, they are better positioned to make informed decisions about their healthcare needs.Among the changes that motivate Rosette most is the difference she has observed in how expectant mothers prepare for and access maternity services. Pregnancy comes with healthcare needs that require timely attention, including regular antenatal care visits. Yet the costs associated with seeking these services can place pressure on households that have not prepared financially.Rosette has seen how this approach is making a difference among the communities she works with. "I see that expectant mothers are now able to happily attend all their maternity services, including all antenatal visits, because they are saving for health," she says.Witnessing these changes reinforces the importance of her work.  Her experience shows the importance of saving for healthcare. When families set aside money in advance, they can meet medical costs when the need arises without having to scramble for money.  Having money set aside can make it easier for expectant mothers to attend antenatal visits and access other maternity services when they need them.Rosette is among the Village Health Team (VHT) members trained to serve as savings-for-health ambassadors under the Decent Work and Social Protection project in Uganda, funded by the Kingdom of Belgium. The project promotes saving for health among VSLAs in the Rwenzori and Albertine regions as an approach to addressing delays in seeking healthcareThrough their existing relationships with community members, VHTs are well positioned to mobilise households, explain the benefits of health savings and provide continued mentorship to VSLA groups.Rosette's work also shows the importance of financial education in social protection. Beyond the amount saved, the knowledge and habits developed through regular mentorship help communities to make better-informed decisions about managing their resources.She says that the impact of saving for health should not end when the project ends. She wants the communities she works with to continue saving and applying the financial management skills they have acquired.As Uganda advances discussions around Universal Health Coverage, Rosette believes that encouraging households to maintain their health savings is an important part of strengthening financial preparedness. She continues to motivate VSLA members to remain active, contribute regularly, and recognise health savings as an ongoing household priority.


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    Uganda UGA21003

  • Better farming practices transform vanilla production in Uganda

    Better farming practices transform vanilla production in Uganda


    John CANDIGA | 29/10/2026

    Through improved agronomic practices and access to reliable markets, a vanilla farmer in Ntoroko District is increasing his harvests, creating employment and investing in a better future for his family.Christopher Mwesige, a farmer in Nombe sub-county, Ntoroko District, in Uganda's Rwenzori region, has experienced a remarkable improvement in his vanilla production. He is among the participating farmers in the agronomic training under the Vanilla Initiative for Building Resilient and Thriving (VIBRANT) Communities, implemented by Kabarole Resource and Research Centre (KRC) as part of the Decent Work and Social Protection project, funded by the Kingdom of Belgium. Through the initiative, farmers receive practical training and technical guidance to improve vanilla production, strengthen their participation in the agricultural value chain and increase their income.One of the most significant changes has been learning how to manage his vanilla plantation more effectively. Through the agronomic training, Christopher acquired knowledge on appropriate planting distances, pruning techniques, and the use of organic manure to improve soil fertility and crop productivity.Applying these practices has helped him improve the management of his vanilla vines and increase the quantity of vanilla harvested. The results have been encouraging. This is because before the training, Christopher harvested about 100 kilograms of vanilla per season. He now produces between 300 and 400 kilograms per season.For a household that depends on farming, a better harvest creates opportunities to earn more income, meet essential family needs, and invest in other livelihood activities. Christopher is now looking beyond his current production levels. As he continues applying the knowledge acquired through the training, he has set himself an ambitious target of harvesting one tonne of vanilla per season. Achieving this goal will require continued investment in good agronomic practices, proper management of his vines, and access to reliable markets.Producing more vanilla is only one part of Christopher's progress. Being able to sell his harvest promptly and receive payment on time has also contributed to the growth of his enterprise. Through KRC's efforts to connect farmers with trusted buyers, Christopher has gained access to a more reliable market for his vanilla. This arrangement has helped reduce the uncertainty associated with finding buyers after harvestingDuring his most recent harvest, Christopher earned approximately UGX 5,000,000 million from vanilla sales. For him, this income represents the value of combining improved production with better market access.Another important benefit has been the reduction in post-harvest losses. According to Christopher, KRC mobilises buyers in time for harvesting, thereby enabling farmers to sell their vanilla on the same day. This reduces delays in storage and the risk of produce going to waste before it reaches the market.The benefits of Christopher's improved production are extending beyond his household. As his vanilla plantation has become more productive, he has employed five workers to work in his garden. The workers help manage the vanilla vines throughout the production cycle, from planting and crop maintenance to harvesting, ensuring that the plantation receives the attention needed to maintain quality and improve yields.The income generated from vanilla farming is also enabling him to invest in assets that improve his family's wellbeing and financial security for the future. He has purchased a motorcycle to facilitate his movement and improve his mobility. He has also bought 10 goats as part of his plans to establish goat farming as an alternative source of income.Diversifying into livestock farming provides Christopher with an opportunity to expand his livelihood activities beyond vanilla production. At home, progress is equally visible. Christopher is constructing a family house, while meeting the school expenses of his eight children.Christopher's experience reflects the wider ambitions of the VIBRANT Communities initiative, which seeks to improve the living conditions of vulnerable populations participating in the vanilla value chain. Implemented by KRC and Enabel, the initiative promotes sustainable and inclusive agricultural development by strengthening farmers' technical knowledge, access to advisory services and opportunities for improved livelihoods.Across Kasese, Bundibugyo and Ntoroko districts in WesternUganda, agricultural extension and farmer advisory services have been strengthened through practical agronomic training, household visits, demonstration gardens, Farmer Field and Business Schools (FFBS) and Community Producer Facilitator (CPF)-led farmer support.So far, 1,447 farmers have received individualised agricultural extension visits, covering crop management, pest and disease control, soil fertility management, irrigation and shade management. Farmers have also received guidance on post-harvest handling, including appropriate harvesting, sorting, grading and quality assurance practices.   These interventions are contributing to improved adoption of good agricultural practices and better vanilla quality, while equipping farmers with knowledge they can continue applying beyond the project's implementation period. The community-level significance of this approach lies in its potential to strengthen farming as a sustainable livelihood. When farmers improve productivity, reduce losses and connect with reliable markets, they are better positioned to invest in their households and expand their enterprises.Christopher’s story shows how better vanilla farming can make a difference in a family’s life. His increased harvests have enabled him to employ five workers, invest in livestock, and pay for his children’s education.


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    Uganda UGA21003

  • Saving for health and community-based health insurance promoting access to maternal healthcare in Uganda

    Saving for health and community-based health insurance promoting access to maternal healthcare in Uganda


    John CANDIGA | 29/10/2026

    Accessing healthcare has never been as simple as leaving home and travelling to the nearest health facility for 34-year-old Robinah Nzyabake.Robinah lives in Kasese District and uses a wheelchair for mobility. Kagando Hospital is nearly 10 kilometres from her home, making transport essential whenever she needs healthcare. But transport comes at a cost, and in the past, it was an expense she could not always afford.During her first pregnancy, these financial and mobility challenges prevented Robinah from attending the recommended antenatal care visits. Without affordable transport to the hospital, she eventually gave birth with the assistance of a traditional birth attendant.The experience was difficult. Robinah recalls challenges accessing appropriate care after delivery, while her baby frequently fell ill. For her, the experience highlighted how important it is for women, particularly women with disabilities, to have access to professional healthcare throughout pregnancy, childbirth and the postnatal period.Her most recent pregnancy, however, was different.Robinah is now a member of the St. Mbaga Caritas Village Savings and Loans Association (VSLA). Her journey towards saving specifically for healthcare began after she participated in a sensitisation session on Saving for Health and Community-Based Health Insurance (CBHI) conducted by Kagando Hospital, one of the health facilities implementing a CBHI scheme in Kasese District.Following the session, Robinah enrolled in the health insurance scheme and began actively saving for healthcare through her VSLA. When she became pregnant again, these two decisions helped her better prepare for the costs associated with accessing maternal healthcare.This time, Robinah attended all her antenatal care visits. Whenever she needed to travel to Kagando Hospital, she could borrow money from her VSLA to pay for a boda boda (a motorcycle taxi) to take her to and from the health facility. Her outpatient healthcare costs at the hospital were covered under her insurance package.This made a significant difference for her. Instead of worrying about how she would raise money for both transport and healthcare whenever she needed medical attention, she had financial options available to help her access the services she needed.When the time came to give birth, she was also able to access a mama kit containing essential supplies for childbirth, something she says she did not have during her previous delivery. Her most recent childbirth went well, without the major challenges she had experienced before. Robinah paid a subsidised fee of UGX 30,000, while the remaining eligible healthcare costs were covered under her insurance package.Being able to plan for healthcare expenses is particularly important for Robinah. Persons with disabilities can face additional barriers to accessing healthcare, including the cost and availability of suitable transport. For women with disabilities, these challenges can become even more significant during pregnancy and childbirth.Across Uganda, about 13% of people aged five years and above have a disability, with disability more prevalent among women of reproductive age than men, according to the Uganda Bureau of Statistics. Although the rights of persons with disabilities are recognised in Uganda’s Constitution, many continue to face barriers in accessing essential services, including healthcare.Beyond saving for her health, Robinah is also working to strengthen her livelihood. She makes tablecloths and weaves craft baskets to earn an income. She continues to save for healthcare through her VSLA and currently has UGX 60,000 set aside for future health needs. The difference between her two childbirth experiences goes beyond the amount of money she was able to save.Robinah’s experience reflects the broader objective of the Decent Work and Social Protection Project in Uganda to strengthen social protection and help communities become more resilient to health-related financial risks.Through Kagando Hospital in Kasese District and Kitojo Integrated Development Action (KIDA) Hospital in Kabarole District, the project supports Community-Based Health Insurance schemes that enable households to contribute towards healthcare in advance and access services when they need them. So far, 3,148 community members have enrolled in the CBHI schemes implemented through the two hospitals.Alongside health insurance, the project supports the Saving for Health initiative through Village Savings and Loans Associations (VSLAs) in the Rwenzori and Albertine regions. A total of 981 groups, comprising 30,591 members (18,772 female), have collectively saved UGX 2.67 billion (approximately EUR 652,366) for healthcare.These initiatives are helping households prepare for healthcare costs, reduce the financial burden of seeking care, and strengthen access to essential health services, including maternal healthcare. For women like Robinah, this means that pregnancy and childbirth do not have to begin with the question of whether they can afford to seek care. Through health savings and CBHI, they can prepare to access the healthcare services they need.


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    Uganda UGA21003

  • Gouvernance locale : retour sur un été de coordination, de diagnostic et de formation

    Gouvernance locale : retour sur un été de coordination, de diagnostic et de formation


    Hélène Lasoeur BUSIME | 29/10/2026

    Entre juin et juillet 2026, trois rendez-vous ont posé les bases de la nouvelle gouvernance communale au Burundi. Retour sur une séquence qui relie les acteurs, les priorités et les outils.Avec le nouveau découpage territorial, qui fait passer le pays de 18 à 5 provinces et de 119 à 42 communes, les communes deviennent le pivot du développement local. Encore faut-il que leurs acteurs se coordonnent, partagent une lecture commune du territoire et disposent des bons outils. Trois activités ont répondu à ces trois besoins.Se coordonner : les partenaires s'alignent sur les priorités communalesDu 23 juin au 3 juillet 2026, les communes de Bukinanyana, Busoni, Cibitoke, Kirundo et Mugina ont réuni leurs Groupes Sectoriels et leurs Bureaux Communaux de Coordination des Partenaires au Développement (BCCPAD). Au total, 406 participants ont adopté les règlements d'ordre intérieur, examiné les PTBA 2026-2027 et confronté les programmations des partenaires aux priorités communales. Les acteurs ont convenu d'intégrer les activités des partenaires dans les PTBA et de renforcer le suivi conjoint.Diagnostiquer : une lecture partagée du territoireDu 7 au 17 juillet, la mission d'Animation territoriale et d'Identification de projets pilotes (ATI) a mobilisé les cinq communes, leurs Groupes Sectoriels, 11 départements communaux et une vingtaine de partenaires. Au programme : l'analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces, la hiérarchisation des enjeux prioritaires et la préparation du choix de projets pilotes, selon leur pertinence, leur faisabilité, leur impact, leur inclusion et leur durabilité.S'outiller : le Guide pratique de l'élu local mis entre les mains des décideursLes 23 et 24 juillet à Ngozi, l'atelier de vulgarisation du Guide pratique de l'élu local (GPEL) a formé 47 leaders opérationnels. Les échanges ont porté sur les réformes de la gouvernance locale, le leadership, la gestion financière, la transparence et la redevabilité, avec des travaux de groupe sur les défis et bonnes pratiques de chaque commune.Trois démarches qui avancent dans la même direction : des communes mieux coordonnées, mieux informées et mieux outillées pour porter leur développement.


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    Burundi BDI23009

  • Modernisation de l'état civil au Burundi : Session test pour les formateurs nationaux à Gitega

    Modernisation de l'état civil au Burundi : Session test pour les formateurs nationaux à Gitega


    Hélène Lasoeur BUSIME | 29/10/2026

    Dans le cadre du projet Gouvernance et Participation Citoyenne, une étape majeure se déroule actuellement à Gitega. Du 26 au 29 octobre 2026, 13 formateurs nationaux sont réunis pour une session de formation test portant sur les nouveaux modules relatifs aux questions d’état civil. L'enjeu de cette activité est crucial pour le renforcement des capacités de l'administration locale.Cette session, menée par Biefor et animée par le consultant expert indépendant Léonidas Ntirampeba, suit une méthodologie rigoureuse structurée autour de l’exploitation approfondie de trois manuels de formation. Le programme de la semaine alterne de manière dynamique entre des sessions modèles animées par le consultant et des sessions tests prises en charge directement par les formateurs nationaux.L'accent est mis sur la pratique et l'amélioration continue des outils pédagogiques. Chaque simulation donne lieu à un feedback immédiat afin d’affiner les postures d'animation des participants, parallèlement à une évaluation critique des manuels, des guides du formateur et des supports de présentation PPT.Cette synergie intersectorielle, enrichie par l’implication forte des ministères de l’Intérieur, de la Santé, de la Justice, et l'INSBU, garantit la production d’outils finalisés et performants. Cette consolidation technique est indispensable avant le déploiement officiel de la formation à l’échelle nationale.


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    Burundi BDI23009

  • À Parakou et N’Dali, 3 696 femmes dépistées en cinq jours : la proximité change la donne contre les cancers féminins

    À Parakou et N’Dali, 3 696 femmes dépistées en cinq jours : la proximité change la donne contre les cancers féminins


    Reece-hermine ADANWENON | 28/10/2026

    Du 05 au 10 octobre , la campagne intégrée de dépistage des cancers féminins et de planification familiale organisée à Parakou et à N'Dali a permis à 3 696 femmes de bénéficier d'un dépistage gratuit du cancer du sein ou du col de l'utérus. Portée par le ministère de la Santé, avec l'appui d'Enabel, cette initiative a également permis d'identifier 33 cas suspects orientés vers des structures spécialisées et d'enregistrer 1603 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Des résultats qui illustrent l'importance des services de proximité pour améliorer l'accès des femmes à la prévention et aux soins. En Afrique, les cancers du sein et du col de l'utérus pèsent lourdement sur la santé des femmes. Selon les estimations de GLOBOCAN pour 2022, le continent a enregistré environ 198 553 nouveaux cas de cancer du sein et 125 699 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus. Au Bénin, ces deux cancers figurent parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Les estimations pour 2022 font état de 1329 nouveaux cas de cancer du sein et de 701 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus. Le dépistage précoce, l'information des populations et l'accès à des services de santé adaptés constituent donc des leviers essentiels pour favoriser une prise en charge à temps. C'est dans cette perspective que le ministère de la Santé, à travers la Direction départementale de la Santé du Borgou, avec l'appui technique et financier d'Enabel, a organisé une campagne intégrée de dépistage des cancers féminins et de planification familiale dans les communes de Parakou et de N'Dali, à l'occasion d'Octobre Rose 2026.3 696 femmes dépistées en cinq joursFace à cet enjeu, rapprocher les services de santé des femmes n'est pas un simple choix logistique : c'est une action concrète pour faciliter l'accès à la prévention et favoriser une prise en charge précoce.  Les résultats de la campagne témoignent de la mobilisation des communautés et de l'importance de rapprocher les services de santé des populations. Au total, 3 696 femmes ont bénéficié d'un dépistage , réparties comme suit :2 535 femmes dépistées pour le cancer du sein ;1 161 femmes dépistées pour le cancer du col de l'utérus.Au-delà du dépistage, les équipes ont identifié 33 cas suspects : 26 concernant le cancer du sein et 7 concernant le cancer du col de l'utérus. Ces femmes ont été orientées vers des structures spécialisées pour des examens complémentaires et une prise en charge adaptée. Ces orientations constituent une étape importante du parcours de soins. Elles permettent de ne pas limiter l'intervention au dépistage, mais de faciliter la poursuite des démarches nécessaires lorsque des anomalies sont détectées. Pour certaines lésions précancéreuses du col de l'utérus, une prise en charge par thermocoagulation a pu être réalisée directement sur les sites de prestation, conformément à l'éligibilité des patientes.La planification familiale, un autre levier pour la santé des femmesLa campagne a également intégré des services de planification familiale afin de répondre à plusieurs besoins de santé au cours d'une même intervention. En cinq jours, 1 603 femmes ont adopté une méthode contraceptive moderne : 824 à Parakou et 779 à N'Dali. Parmi elles, 783 femmes, soit 48,8 % des nouvelles utilisatrices, ont choisi une méthode contraceptive de longue durée, telle que l'implant ou le dispositif intra-utérin. En rapprochant ces prestations des communautés, la campagne a facilité l'accès aux services qui contribuent à l'autonomie des femmes, à la planification des grossesses et à l'amélioration de la santé maternelle et infantile.Le succès de cette campagne repose notamment sur une stratégie qui associe proximité, mobilisation sociale et renforcement de l'offre de soins. Des équipes mobiles ont été déployées dans les villages et les localités éloignées, en complément des prestations proposées dans les centres de santé. Cette approche permet de réduire certaines barrières liées à la distance et de rapprocher les services des femmes qui rencontrent des difficultés pour se rendre dans les structures sanitaires. Les relais communautaires et les crieurs publics ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation. En relayant les messages en langues locales, ils ont contribué à informer les populations, à lever certaines réticences et à encourager la fréquentation des sites de prestation. La campagne a également retenu l'utilisation de kits intégrés de dépistage, communément appelés « Antoukit ». Ces kits permettent aux prestataires de disposer du matériel nécessaire au dépistage, facilitant l'organisation des interventions, la disponibilité des consommables et le déroulement des prestations.Des services plus proches, des résultats concretsAu-delà des chiffres, les résultats obtenus à Parakou et à N'Dali illustrent l'intérêt d'une approche intégrée qui associe les autorités sanitaires, les communautés et les partenaires techniques et financiers. En rapprochant les services de dépistage et de planification familiale des populations, cette campagne contribue à réduire les inégalités d'accès aux soins et à renforcer la capacité du système de santé à répondre aux besoins des femmes. Pour Enabel, à travers son appui au secteur de la santé au Bénin, l'enjeu est de soutenir des services accessibles, intégrés et de qualité, qui tiennent compte des besoins spécifiques des femmes et des obstacles auxquels elles peuvent être confrontées. Octobre Rose est un temps fort de mobilisation, mais la prévention des cancers féminins doit se poursuivre tout au long de l'année. L'expérience de Parakou et de N'Dali rappelle qu'en rapprochant les services des communautés et en organisant la continuité des soins, il est possible de transformer la sensibilisation en résultats concrets pour la santé des femmes.


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    Benin BEN23006

  • Au Bénin, la Police républicaine accélère sa transformation technologique grâce à des experts drones certifiés

    Au Bénin, la Police républicaine accélère sa transformation technologique grâce à des experts drones certifiés


    Osée DOSSOU-HOUEGBE | 28/10/2026

    La Police républicaine du Bénin franchit une nouvelle étape dans le développement de ses capacités opérationnelles en matière d'utilisation des drones. À l'issue d'une session de formation des formateurs organisée à Porto-Novo avec l'appui d'Enabel et de l'Union européenne, une quinzaine d'opérateurs expérimentés sont désormais habilités à assurer la formation de futurs télépilotes au sein de leur institution. Ce nouveau pool de formateurs constitue un levier important pour diffuser les compétences acquises et répondre progressivement aux besoins croissants en personnel qualifié dans le domaine des opérations de drones.   Animée par un expert de la Police fédérale belge, cette formation s'inscrit dans une dynamique de consolidation des compétences déjà acquises par les participants. En effet, ces derniers avaient bénéficié en 2025 d'une formation spécialisée en pilotage et exploitation de drones avant d'être engagés dans diverses missions et opérations de terrain. Au fil de leurs interventions, ils ont développé une expérience pratique significative dans l'utilisation de ces outils au service de leurs activités professionnelles. Cette nouvelle étape visait à renforcer leurs compétences pédagogiques afin de leur permettre de transmettre efficacement leur expertise à d'autres agents de la Police républicaine. Les échanges ont notamment porté sur les méthodes de formation pour adultes, la préparation et l'animation de séquences d'apprentissage, l'encadrement des exercices pratiques, l'évaluation des acquis ainsi que l'accompagnement des apprenants vers une maîtrise progressive des opérations de vol. Au-delà du transfert de connaissances techniques, cette approche contribue à l'institutionnalisation des compétences au sein de la Police républicaine. La création d'un noyau de formateurs internes constitue en effet un levier essentiel pour assurer la continuité des formations, accompagner l'évolution des besoins opérationnels et favoriser l'appropriation durable des technologies de drones par les services concernés. Les drones représentent aujourd'hui un outil complémentaire à forte valeur ajoutée pour les forces de sécurité. Ils permettent notamment d'améliorer l'observation des zones d'intervention, la collecte d'informations, la surveillance de grands espaces, l'évaluation de situations complexes ainsi que l'appui à la planification et à la conduite des opérations. Dans le domaine de la gestion des crises et des catastrophes, ces technologies contribuent également au renforcement de la sécurité humaine. Grâce à leur capacité d'observation aérienne, elles peuvent appuyer les opérations de secours, faciliter l'évaluation rapide des zones affectées et contribuer à la détection ou à la localisation de personnes victimes d'accidents, de catastrophes ou de situations d'urgence. Elles offrent ainsi aux acteurs de terrain une meilleure connaissance de la situation et favorisent une prise de décision plus rapide et plus efficace. Au-delà de leur utilisation en situation d'intervention, les drones jouent également un rôle croissant dans la prévention et l'anticipation des risques. Leur capacité à fournir une visibilité aérienne en temps réel permet d'identifier plus rapidement certaines vulnérabilités, de surveiller des zones étendues ou difficiles d'accès et de détecter des situations susceptibles d'évoluer vers des incidents plus graves. Utilisés dans le respect des cadres légaux et opérationnels en vigueur, ils constituent ainsi un outil stratégique d'aide à la décision et de prévention au service de la sécurité des populations. Les participants à cette session provenaient des différents départements d'intervention couverts par les projets PAOP II et PRONORD-PAOP, soutenus par la Belgique et l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel au Bénin. Leur présence témoigne de la volonté commune de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs de la sécurité tout en favorisant le développement d'une expertise nationale durable. À travers cette initiative, l'accent est mis non seulement sur le renforcement des compétences individuelles, mais également sur la capacité de l'institution à former ses propres ressources humaines et à faire rayonner les savoir-faire acquis auprès d'un nombre croissant d'agents. Une démarche qui contribue à inscrire l'utilisation des drones dans une logique de professionnalisation, de transmission des connaissances et de pérennisation des acquis. En renforçant l'expertise nationale en matière de drones, la Police républicaine se dote progressivement de ressources humaines qualifiées capables de mettre ces technologies au service de la prévention, de la gestion des crises et de la protection des populations. Une évolution qui s'inscrit pleinement dans les efforts de modernisation de l'institution et dans l'ambition de promouvoir une sécurité toujours plus efficace, anticipative et centrée sur l'humain.


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    Benin BEN23007

  • Eau et santé dans le Bankui : de Safané à Tchériba, sur les pas d’investissements structurants

    Eau et santé dans le Bankui : de Safané à Tchériba, sur les pas d’investissements structurants


    Wendpouiré Julien NANA | 27/10/2026

    À l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains célébrée le 15 octobre 2026, les autorités et les partenaires ont effectué les 15 et 16 octobre des visites de terrain, à Tchériba et à Safané, des infrastructures d’eau et d’assainissement ainsi que des équipements de santé réalisés avec l’appui d’Enabel à travers les projets Lasso WASH et Lasso Santé.  Ces visites ont permis de découvrir les infrastructures d’eau et d’assainissement ainsi que les équipements de santé réalisés avec l’appui d’Enabel à travers les projets Lasso WASH et Santé financés par l’Union européenne. Ces investissements visent à renforcer la résilience des populations en améliorant l’accès aux services sociaux de base. Les témoignages recueillis mettent en lumière les changements observés dans les écoles et les formations sanitaires, mais également les besoins restants pour combler la satisfaction des acteurs et actrices bénéficiaires.A Tchériba, un laboratoire qui rapproche les examens médicaux des patientsÀ travers les témoignages des professionnels de santé, le laboratoire qui a été équipé par Enabel permet notamment d’effectuer des examens de biochimie, comme les dosages de l’urée et de la créatinine, ainsi que la numération-formule sanguine. La médecin-cheffe mentionne également la goutte épaisse, l’électrophorèse de l’hémoglobine et le dosage des transaminases hépatiques parmi les examens désormais réalisables au centre médical. « Aujourd’hui, c’est possible à Tchériba grâce à leur accompagnement de Enabel à travers Lasso Santé », souligne-t-elle.Mamadou Diakité, chef du projet Lasso WASH, inscrit cet équipement dans un ensemble d’interventions complémentaires : « Nous avons réalisé des latrines, nous avons réalisé des points d’eau et également équipé le laboratoire du centre médical de Tchériba. ». Ces actions contribuent à améliorer à la fois les conditions d’hygiène et les capacités des services de santé.À Safané, l’eau et l’assainissement au service des établissements publicsDans la commune de Safané, le président de la délégation spéciale, Ali Traoré, distingue deux types de réalisations : la transformation de deux forages en postes d’eau autonomes et la réalisation de latrines dans cinq villages, notamment au profit de centres de santé et d’établissements d’enseignement.Il présente ces investissements comme un soulagement pour la commune, qui aurait autrement dû mobiliser ses propres ressources pour répondre à ces besoins. Son témoignage souligne ainsi l’appui apporté à la collectivité dans l’amélioration des services destinés aux populations.Au centre médical de Safané, le responsable du centre médical Alawssane Sankara, insiste sur l’utilité de l’ouvrage d’assainissement visité : « Cet ouvrage vraiment est le bienvenu parce qu’on en avait vraiment besoin. ». Il évoque particulièrement les besoins du bloc de la maternité et des femmes qui fréquentent le centre.Il relève toutefois qui demeure : « Comme besoin qui manque peut-être, c’est la disponibilité d’eau potable », indique-t-il, avant de souligner « la nécessité […] d’avoir un point d’eau fiable ». Ce constat rappelle que la disponibilité durable d’eau potable reste essentielle au bon fonctionnement des structures sanitaires. À Kira et à Tchériba, un château d’eau et des perspectives pour deux écolesÀ l’école de Kira, dans la commune de Safané, la directrice, KOUSSOUBE Jeanne, revient sur les difficultés d’accès à l’eau qui ont marqué le fonctionnement de l’établissement. « On avait un sérieux problème d’eau avant, mais on pense que ce problème est en train de prendre fin avec l’intervention d’Enabel pour notre château d’eau », témoigne-t-elle.L’accès à l’eau ouvre aussi des perspectives pour les activités scolaires. La directrice envisage développer le jardinage, afin de valoriser la ressource désormais disponible. Elle souligne aussi l’importance de préserver les acquis : « On prend l’engagement vraiment entretenir ces ouvrages pour les générations futures. »À Tchériba B, le directeur d’école, SAVADOGO Mahamadi, rappelle qu’auparavant les enfants devaient chercher de l’eau dans les puits. L’installation d’un château d’eau, de robinets et de dispositifs de lavage des mains facilite désormais la mise en pratique des consignes d’hygiène.Il prévoit de poursuivre la sensibilisation dans les classes et auprès des parents d’élèves, afin que les équipements soient s’accompagnés de pratiques d’hygiènes durables.Entretenir les ouvrages pour maintenir les servicesLa question de l’entretien revient dans les témoignages des responsables locaux. Pour le président de la délégation spéciale de Safané, la satisfaction suscitée par les réalisations doit aller de pair avec la responsabilité des usagers : « Il faut l’entretien pour permettre à ces ouvrages de pouvoir être utilisables dans le long terme. »Au centre médical de Safané, le médecin décrit un dispositif de nettoyage quotidien assuré à tour de rôle par des femmes mobilisées à cet effet. Il insiste également sur la nécessité de maintenir de l’eau dans les récipients et les dispositifs de lavage des mains, et de veiller à leur propreté.À Tchériba, la médecin-cheffe du district rappelle que la gestion du centre médical est confiée à son comité de gestion, avec l’appui technique du district sanitaire et celui de la mairie. Elle évoque également l’accompagnement d’Enabel pour la pérennisation des acquis.Ces témoignages dévoilent que la réalisation d’une infrastructure ne suffit pas à garantir un service durable.   La fonctionnalité des installations dépend aussi de leur entretien régulier, une bonne gestion et surtout de l’engagement des acteurs locaux.Des investissements inscrits dans deux projets complémentairesMis en œuvre par Enabel dans le Bankui, les projets Lasso Santé et Lasso WASH visent à améliorer durablement l’accès, la qualité, l’inclusivité et la résilience des services de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Ils accordent une attention particulière aux femmes, aux jeunes filles et aux personnes déplacées internes.Les témoignages recueillis font état de changements concrets : des examens accessibles à Tchériba, de l’eau dans les écoles et des ouvrages d’assainissement pour les établissements scolaires et sanitaires. Ils mettent en évidence également que la poursuite de ces progrès dépendra de la gestion quotidienne des installations et de la réponse aux besoins encore exprimés, notamment en eau potable au centre médical de Safané.


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    Burkina Faso BFA23001

  • Burundi : forte mobilisation pour faire entendre la voix des personnes concernées par les problèmes de santé mentale

    Burundi : forte mobilisation pour faire entendre la voix des personnes concernées par les problèmes de santé mentale


    Jean BIRONKWA | 27/10/2026

     À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale 2026, le Burundi a organisé, le 26 octobre à Kibimba, dans la province de Gitega, la célébration nationale officielle placée sous le haut patronage de la Première Dame. Soutenue par Enabel, cette mobilisation a rappelé l’importance de lutter contre la stigmatisation, de faciliter l’accès aux soins et de donner une véritable place aux personnes concernées dans l’évolution des services de santé mentale. Une mobilisation citoyenne et institutionnelle pour la santé mentale Plus de 300 personnes ont participé à une marche pour la santé mentale organisée dans le cadre de la célébration nationale de la Journée mondiale de la santé mentale 2026. Cette mobilisation a rassemblé citoyens, professionnels de santé, autorités publiques et partenaires autour d’un message commun : « les vraies expériences vécues et entendues : de vraies voix, un vrai changement » Organisée par le ministère de la Santé publique, avec l'appui d'Enabel, la célébration s’est déroulée en présence de la Première Dame du Burundi, du Ministre de la Santé Publique, de parlementaires, de représentants d’autres ministères, plusieurs Gouverneurs et des autorités locales. La participation des hautes autorités a donné une visibilité particulière à la santé mentale et à la nécessité d’une mobilisation collective pour améliorer l’accès aux soins et combattre les préjugés. Écouter les personnes concernées pour faire évoluer les pratiques Le thème international de cette édition, « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement », invite à reconnaître les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale comme des acteurs essentiels de l’amélioration des politiques et des services. Porté par la Fédération mondiale pour la santé mentale et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce message souligne que les expériences vécues constituent une expertise précieuse. Écouter les personnes concernées ne suffit pas : leur participation aux décisions, à la conception et à l’évaluation des services est indispensable pour construire des soins plus accessibles, respectueux des droits et adaptés aux besoins réels. Lors de la cérémonie, le ministre de la Santé publique a notamment souligné l’importance de valoriser ces expériences pour renforcer la prévention et améliorer la prise en charge des troubles mentaux. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur de la santé mentale. Contribuer au développement de soins de santé mentale accessibles, équitables et de qualité au Burundi Au Burundi, Enabel accompagne le ministère de la Santé publique, notamment à travers le projet bilatéral Ntusigare Inyuma, dans le renforcement de l’intégration des soins de santé mentale dans soins de santé primaires afin de rapprocher les services des populations et de favoriser une prise en charge plus accessible et intégrée. La mobilisation du 26 octobre s’inscrit également dans une campagne de sensibilisation numérique menée durant le mois d’octobre par le ministère de la Santé publique, avec l’appui d’Enabel et en collaboration avec le média Yaga. Diffusés quotidiennement en kirundi, les messages visent à déconstruire les idées reçues, encourager l’écoute sans jugement et promouvoir le recours aux soins. Au-delà de cette journée, le défi reste de transformer la sensibilisation en changements durables : réduire la stigmatisation, renforcer les services de proximité et associer davantage les personnes concernées aux décisions qui touchent leur santé et leur vie quotidienne. Parce qu’écouter les personnes concernées, c’est aussi agir avec elles pour construire des services de santé mentale plus inclusifs.


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    Burundi BDI23005