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À quelques mois de clôture du programme d’appui au système de santé « PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO », le comité de pilotage s’est réuni le 12 mai 2026 au cabinet du ministère de la Santé publique. La rencontre a permis d’échanger sur l’atteinte des résultats, de valider le plan de clôture et les recommandations de l’évaluation externe. Les membres du comité de pilotage reconnaissent et saluent l'impact du programme qui est remarquable. Les membres du comité de pilotage ont salué à l'unanimité l'impact du programme sur les indicateurs de santé publique au Burundi. Les efforts conjoints ont permis des avancées spectaculaires, notamment sur le plan de la santé maternelle et infantile ainsi que de la formation médicale : · Réduction de la mortalité maternelle de 40 % · Baisse de la mortalité infanto-juvénile de 49 % · Renforcer l’accès aux actes chirurgicaux dans les coins les plus reculés : Formation qualifiante en chirurgie de district pour 19 médecins généralistes, 17 techniciens anesthésistes et 17 infirmiers de bloc opératoire. · Informatisation : Accompagnement de trois hôpitaux (MUSEMA, Musongati et Ruyigi) dans leur processus de digitalisation afin d'améliorer la qualité des services offerts à la population. Au-delà des compétences humaines, le PASS-FBP3 a contribué au paiement de la facture mensuelle FBP gratuité pour assurer le fonctionnement quotidien et la modernisation des structures de soins au profit de 975 formations sanitaires. Le Dr Oscar Ntihabose, délégué du ministère de la Santé publique, qui présidait la réunion, a souligné que ce projet a contribué de manière significative à l’amélioration de la qualité des soins. Il a rappelé que les objectifs du programme étaient en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement du Burundi dans le secteur de la santé. Sa mise en œuvre s’est distinguée par une collaboration étroite entre le ministère de la Santé Publique, Enabel et l’Union européenne. Il a également mis en avant le rôle historique de l’Union européenne, partenaire important du ministère, dont l’appui a renforcé la politique nationale du financement basé sur la performance (FBP) ainsi que la politique de gratuité des soins mise en œuvre depuis plusieurs années. Du côté de l’Union européenne, qui finance ce programme, la satisfaction est manifeste. Mr Ivo Hoefkens, chef de coopération, a exprimé la fierté de l’Union européenne de constater que le PASS-FBP a répondu aux besoins réels de la population burundaise.
Enabel – au travers du projet TEI Cacao Durable en Côte d’Ivoire et le Trade for Development Center - a lancé 2 projets pilotes pour ouvrir un nouveau segment dans la filière cacao ivoirienne : le « cacao fine saveur », un cacao premium capable de se mesurer aux meilleures origines au monde. C’est dans ce cadre que notre présence à des salons internationaux comme Chocoa Amsterdam, référence internationale du cacao de qualité, Eurobean en Allemagne ou encore Showcolat à Bordeaux,est essentielle pour présenter ces avancées et positionner la Côte d’Ivoire sur ce marché en pleine expansion. En février 2026, la présence de producteurs ivoiriens au salon Chocoa Amsterdam a marqué un tournant majeur dans la reconnaissance internationale du cacao fine saveur produit dans le cadre des initiatives soutenues par Enabel, Rikolto, le TDC et leurs coopératives partenaires. Depuis, nous nous sommes rendus également à Showcolat, le salon bean-to-bar à Bordeaux en Mai 2026. Toujours avec le même engouement pour les échantillons présentés.La Côte d’Ivoire, méconnue dans le segment Fine Saveur / Bean-to-bar Longtemps associée au cacao de masse, la Côte d’Ivoire démontre désormais, preuves à l’appui, qu’elle peut aussi être une origine crédible, compétitive et innovante sur les segments à plus forte valeur ajoutée. Elle exporte chaque année +/- 1.8 millions de Tonnes de cacao de qualité standard. Jusqu’à présent, le cadre de réglementation ne différencie pas la qualité premium et le marché de la fine saveur peine donc à émerger. Pourtant, cette niche représente 3 à 5% de la production mondiale (selon le laboratoire Cacao of Excellence) mais encore seulement 1% de la demande au niveau des marchés internationaux. Cela pourrait quand même signifier un potentiel de 18.000T/an pour un cacao à haute valeur ajoutée (au moins 2x le prix conventionnel), dont le surcoût pourrait revenir plus directement aux producteurs. Un projet pilote pour saisir une nouvelle opportunité pour les producteurs Voilà pourquoi Enabel a initié ce pilote, le projet Fine Saveur, mené avec des coopératives pionnières : SCAMED Vavoua, ECAM Méagui, Cafugo Sassandra (en partenariat avec l’ONG Rikolto dans le cadre du projet TEI Cacao Durable) ou encore Yeyasso Man (dans le cadre des projets soutenus par le TDC/Enabel). L’approche est simple, mais profondément structurante : améliorer les pratiques post récolte, maîtriser les fermentations, objectiver la qualité tant physique qu’organoleptique, et connecter les producteurs avec les attentes réelles du marché premium. Cette démarche, ancrée dans le terrain, a permis l’émergence de fèves aux profils aromatiques identifiés, discutés et reconnus par des chocolatiers et acheteurs internationaux. Cette approche amorce aussi un cercle vertueux car elle sensibilise le producteur de cacao à la lutte contre le changement climatique, à éviter la déforestation via la promotion de l’agroforesterie et à soutenir la traçabilité (important dans le contexte actuel de l’implémentation de la RDUE et norme ARS 1000) - ces éléments étant aussi très importants dans une logique de ‘Fine Saveur’ où le marché est d’autant plus exigeant. À Chocoa Amsterdam, ces résultats ont suscité une forte attention. Le stand a attiré un flux continu d’acteurs de la filière en quête de nouvelles origines capables de conjuguer qualité, volumes et structuration. Les démonstrations sensorielles, les dégustations de chocolats issus de ces fèves ivoiriennes et les présentations techniques ont renforcé un message central : oui, la Côte d’Ivoire peut produire du cacao fine saveur, et elle peut le faire de manière fiable, traçable et durable. L’un des temps forts de cette édition fut la présence de producteurs ivoiriens. Pour eux, il s’agissait de leur première immersion dans l’univers du chocolat de spécialité. Leur participation a rappelé une vérité essentielle : derrière chaque chocolat dégusté, il y a un travail patient, exigeant et passionné réalisé dans les villages.Les échanges avec les chocolatiers et les visites de stands ont permis de créer un pont concret entre production et transformation, entre terroir et marché. Le side event organisé par l'équipe du projet a, lui aussi, fait salle comble. Les discussions ont montré que l’initiative Fine Saveur interroge les pratiques habituelles de la filière cacao en Côte d’Ivoire et ouvre des perspectives nouvelles. Les professionnels présents ont salué la cohérence de la démarche : renforcer la qualité, travailler sur la transparence, structurer un dialogue constructif entre acheteurs, producteurs, techniciens, coopératives et institutions. Les distinctions remportées cette année au concours organisé par Cacao of Excellence, le laboratoire qui fixe les standards de qualité à l’échelon international pour le cacao premium, par plusieurs producteurs ivoiriens ont renforcé cette dynamique. Elles témoignent du chemin parcouru et du potentiel qui se dessine. Au‑delà de la reconnaissance, elles montrent que le changement est déjà à l’œuvre : une partie croissante de la production ivoirienne peut se positionner sur des créneaux différenciés, mieux valorisés, plus stables et plus rémunérateurs pour les producteurs. Le projet Fine Saveur ne prétend pas transformer tout le cacao ivoirien. Mais il démontre, de manière concrète, qu’avec un accompagnement technique ciblé, des incitations adaptées et un véritable dialogue avec le marché, une nouvelle voie est possible. Celle d’un cacao ivoirien diversifié, mieux valorisé, plus rémunérateur, plus durable et porté par des coopératives renforcées, capables de répondre aux exigences d’un secteur en pleine mutation. Dr Tahi, directeur de la recherche au CCC, invité par le projet à Chocoa, en fut convaincu et soutient le développement de la filière auprès de son institution. Les portes sont ouvertes. Le salon Chocoa 2026 a été une vitrine : une Côte d’Ivoire qui innove, qui écoute, qui s’adapte et qui prouve. Une Côte d’Ivoire qui peut ouvrir de nouveaux horizons pour le cacao fine saveur en s’organisant aussi structurellement au niveau de son cadre commercial à l’exportation pour permettre l’émergence de cette filière avec ses contraintes et spécificités propres.Un projet qui cherche sa suite, pour pouvoir continuer les efforts démarrés et aboutir à la construction d’une filière porteuse de valeur et de sens pour les producteurs, les chocolatiers et consommateurs fins gourmets.Découvrez à travers ces 3 vidéos, notre expérience au salon Chocoa 2026 et le projet Fine saveur d'Enabel en Côte d'Ivoire: Vidéo 1 - Enabel à Chocoa 2026: https://youtu.be/y36BXwDF89QVidéo 2 - Le projet fine saveur : https://youtu.be/avkb0FQhmvU Vidéo 3 - Les enjeuxliés à l'exportation du cacao ivoirien : https://youtu.be/Q60dub4I53Q
Cotonou, le 20 mai 2026 La salle de la Direction Générale du Financement du Développement (DGFD) du Ministère de l'Économie et des Finances a accueilli la réunion d'information officielle marquant le démarrage du Projet GGSP COTONI (Appui au développement du Corridor Cotonou-Niamey (segment béninois). Une vingtaine de représentants des institutions béninoises, de la Délégation de l'Union européenne et des partenaires de mise en œuvre étaient réunis pour cette étape. fondatrice. Un projet stratégique pour le Bénin Financé par l'Union européenne à hauteur de 18 millions d'euros dans le cadre de l'initiative Global Gateway, le Projet COTONI est mis en œuvre par un consortium de trois organisations : Enabel (Agence belge de coopération internationale), chef de file, TradeMark Africa (TMA) et la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) . corridor Cotonou-Niamey, matérialisé par la Route Nationale Inter-État n°2 (RNIE 2) sur 729 km, est l'artère économique du Bénin. Il constitue l'axe le plus court d'accès aux ports maritimes pour le Niger, traverse cinq des sept pôles de développement agricole du pays et relève le Port Autonome de Cotonou à des hubs logistiques majeurs : la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), les ports secs d'Allada et de Parakou, le carrefour stratégique de Kandi et le poste frontalier de Malanville. Les voix de la réunion Ouvrant les travaux, Serge DOSSOU-YOVO, Directeur Général du Financement du Développement, a souligné l'importance capitale de ce projet pour le Bénin, ses ambitions en matière d'intégration régionale et son potentiel comme levier de développement économique durable. Christian RASMUSSEN, Chef de section Investissements et Pacte Vert à la Délégation de l'Union européenne au Bénin, a remplacé le projet dans son contexte : issu d'un processus d'identification engagé dès 2021, COTONI s'inscrit parmi les corridors stratégiques prioritaires identifiés entre l'UE et l'Afrique dans le cadre de l'initiative Global Gateway. Denis DUBUISSON, Expert Stratégie Corridors chez Enabel, a mis en lumière les enjeux de fond : renforcer la gouvernance du corridor, améliorer la fluidité et la sécurité des échanges, et permettre au Bénin de prendre pleinement sa place dans l'espace économique régional ouest-africain. Zoé ALLADO ANKA, Chef de projet du projet chez Enabel, a présenté en détail les objectifs, les neuf résultats attendus et les priorités pour 2026. Le COPIL (Comité de Pilotage) de démarrage est prévu en juin 2026, première étape opérationnelle du projet. Quatre volets, neuf résultats Sur 48 mois (décembre 2025 - novembre 2029),le Projet COTONI interviendra sur quatre axes complémentaires : Volet 1 : Gouvernance et Infrastructures mis en œuvre par Enabel qui contribuera au renforcement des capacités de planification et de gestion des autorités béninoises en charge du corridor, et mobilisation d'un portefeuille d'investissements stratégiques. Volet 2 : Sûreté du corridor mis en œuvre par Enabel avec pour objectif l'amélioration de la couverture et de la rapidité d'intervention des forces de sécurité dans les zones sensibles, notamment dans le département de l'Alibori au nord du pays. Volet 3 : Facilitation des échanges mis en œuvre par TMA & CNUCED permettra d'opérer des réformes des cadres réglementaires, de renforcer le Comité National de Facilitation des Échanges (CNFE) et d'accompagner le développement des guichets uniques intégrés (GUI). Volet 4 : Performance douanière mise en œuvre par TMA & CNUCED vise à améliorer le poste douanier de Ségbana, renforcer la gestion des risques douaniers Bénin-Nigeria et mettre en place de la Garantie Unique de Transit Douanier (GUTD). Une approche durable et inclusive Le projet est conçu pour éviter les écueils classiques des projets de développement. Plutôt que de créer des structures parallèles, il s'appuie sur le renforcement des institutions béninoises existantes. Il intègre dès sa conception des thèmes transversaux essentiels : l'égalité de genre notamment l'inclusion des femmes dans le secteur formel des transports et de la logistique, la digitalisation des procédures, et la durabilité environnementale. La gouvernance du projet repose sur un mécanisme à trois niveaux : un Comité de Pilotage stratégique, un niveau opérationnel animé par Enabel en coordination interministérielle, et des points focaux institutionnels dans chaque partenaire (SIRAT, ANaTT, CNFE, Douanes). Le Projet COTONI ouvre une nouvelle page pour la compétitivité du Bénin et l'intégration de l'Afrique de l'Ouest. Enabel, aux côtés de TMA, de la CNUCED et de l'ensemble des partenaires béninois, s'engage à en faire un succès au service des populations et des acteurs économiques de la sous-région.
Le 18 mai 2026, le Burkina Faso a commémoré la Journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision. Cette journée a rappelé l’urgence d’agir collectivement pour mettre fin à une violence qui touche encore des millions de femmes et de filles dans le monde. Le thème retenu cette année – « Valeurs traditionnelles positives au service de la lutte contre les MGF : les communautés s’engagent » – souligne l’importance de s’appuyer sur les richesses culturelles et les savoirs locaux pour bâtir une société protectrice et inclusive. Des chiffres qui interpellentÀ l’échelle mondiale, les données sont alarmantes : 230 millions de femmes et filles vivent avec les séquelles de l’excision (UNICEF, 2025) ; 4,5 millions de filles supplémentaires sont à risque chaque année, dont une majorité âgées de moins de 5 ans (UNFPA, 2025) ; le coût annuel des complications médicales liées à l’excision est estimé à 1,4 milliard USD (OMS, 2025).Au Burkina Faso, malgré des avancées notables, la pratique reste préoccupante : 76 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi l’excision ; 13 % des filles de 0 à 14 ans sont touchées par l’excision (EDS Burkina Faso 2025).Ces chiffres rappellent que la lutte doit être poursuivie avec détermination.L’approche communautaire : clé du changement durableDepuis 2019, Enabel Burkina Faso agit aux côtés du Ministère de la Famille et de la Solidarité nationale, des organisations de la société civile et des communautés locales. Sa stratégie repose sur une approche participative qui place les communautés au cœur de la solution :• Sensibilisation de proximité : dialogues communautaires ouverts pour déconstruire les mythes autour de l’excision.• Renforcement des capacités locales : formation de relais communautaires, associations de femmes et jeunes leaders pour devenir des acteurs de changement.• Valorisation des alternatives culturelles : chants, contes et récits traditionnels qui célèbrent la dignité et l’intégrité des filles et des femmes.• Services multisectoriels renforcés : prise en charge médicale, psychosociale et juridique, judiciaire de qualité pour les survivantes de l’excision.En s’appuyant sur les valeurs traditionnelles positives, solidarité, respect, transmission des savoirs endogènes protectrices, les communautés deviennent les véritables moteurs du changement.Une alliance forte avec les partenairesEnabel Burkina Faso contribue activement avec ses partenaires à : soutenir les campagnes de communication pour le changement de comportement ; renforcer les services multisectoriels pour une prise en charge de qualité centrée sur les survivantes ; promouvoir l’éducation des filles et des garçons comme levier de protection et transformation sociale ; encourager l’engagement des hommes et des garçons comme alliés dans la prévention et la réponse.Cette synergie démontre que la lutte contre l’excision n’est pas seulement une affaire de lois, mais aussi de solidarité, de transformation sociale et d’engagement communautaire.Vers un avenir sans excisionEnabel Burkina Faso croit en l’impact de l’engagement communautaire pour bâtir un avenir où chaque fille grandit libre, en bonne santé et respectée dans son intégrité. En cette Journée nationale du 18 mai 2026, le message était clair : « Ensemble, avec les communautés et par les communautés, nous pouvons mettre fin à l’excision au Burkina Faso. »
With support from Enabel, Digital Opportunity Trust (DOT) Tanzania is building a vibrant network of Digital Balozi (Ambassadors) who are reshaping how youth and women entrepreneurs in Tanga, Mwanza, and Pemba Island run their businesses. Problem Many youth and women entrepreneurs in Pemba already have strong vocational skills, such as baking and food processing, but continue to face a gap in digital skills needed to grow and promote their businesses effectively. As a result, their visibility is often limited to walk-in customers, restricting their access to a wider market. Meiya was actively engaged with the Tanzania Women Chamber of Commerce (TWCC) and running my own business. “While I had experience supporting the growth of other businesses as well as my own, I still faced a major gap in my digital skills, which limited my ability to scale and fully leverage modern tools for business growth,” she says. Scrolling on Instagram, she learned about the opportunity of learning digital skills and helping others through the DOT programme under the EU-funded Inclu-cities project. Intervention Meiya participated in a 10-day Trainer of Trainers (ToT) that equipped her with practical skills in digital business, financial literacy, facilitation, and climate action, strengthening her capacity to support and empower others effectively. Impact From July to December 2025, she teamed up with her fellow Digital Balozi, Nassor in their community in Wete, Pemba where they trained over 100 youth and women entrepreneurs, equipping them with essential skills in digital business and financial literacy. Through the WhatsApp groups she established during the training sessions, she remains engaged in supporting entrepreneurs, providing ongoing guidance, and facilitating the practical application of the digital business skills they learned. Even after her tenure as Digital Balozi ended in December 2025, Meiya Musa continues to support small entrepreneurs in Wete to leverage modern digital tools to grow their businesses. “I continue to introduce myself as a Digital Balozi and remain actively engaged in supporting entrepreneurs who reach out for guidance and assistance,” says Meiya. Reflecting on her own growth, she notes that the experience significantly strengthened her mindset, confidence, and leadership skills. This highlights how the programme not only benefits the entrepreneurs trained but also transforms the ambassadors themselves. Ends
Under the framework of the EU-funded Employment and Livelihood Programme (ELP), the Belgian agency for international cooperation (Enabel) and the Cities and Villages Development Bank (CVDB) led a key policy dialogue on Tuesday, 19 May 2026, titled “Evidence-Based Municipal Planning and Competitive Advantage in Northern Jordan Municipalities”. The dialogue was organized in partnership with Expectation State. This dialogue forms part of Enabel’s ongoing efforts to promote evidence-based planning approaches and support municipalities in defining their development priorities on clear and sustainable economic foundations. The event brought together high-level representatives from government institutions, municipalities, and key economic stakeholders to review the findings of the Jordan Municipal Observatory and explore opportunities for local economic development. Discussions focused on analyzing the strengths and challenges facing municipalities in Northern Jordan, as well as identifying competitive advantages that can be leveraged and transformed into actionable investment opportunities, contributing to inclusive and sustainable economic growth. The dialogue was attended by representatives of the Belgian Embassy in Jordan and the European Union Delegation, alongside mayors and local stakeholders. This high-level participation underscored the importance of the collaborative approach led by Enabel in enhancing the effectiveness of municipal planning, expanding economic participation, and supporting the inclusion of refugees in host communities. During the opening session, key partners delivered remarks in line with institutional and diplomatic protocol, reflecting the strategic partnership underpinning this development initiative. In this context, Mr. Duccio Ferraro, Project Manager of the Employment and Livelihoods Programme at Enabel, stated: “Evidence-based municipal planning is a cornerstone for advancing sustainable local economic development. Through leading this dialogue, we aim to empower municipalities to make data-driven decisions that strengthen the use of local resources and generate inclusive and sustainable economic opportunities.” In the same context, Expectation State emphasized that: “Focusing on context-sensitive economic analysis enables us to work closely with municipal authorities to identify latent strengths and transform each municipality’s unique characteristics into actionable and investable competitive advantages that create sustainable job opportunities.” The programme featured key sessions including presentations on municipal economic analysis, as well as roundtable discussions on promising sectors and job creation opportunities. It also included working sessions to identify initial priorities for competitive advantages and define practical next steps to enhance institutional coordination among municipalities. This event highlights Enabel’s central role in leading efforts to support local development in Jordan under the EU-funded Employment and Livelihoods Programme (ELP), which aims to foster inclusive and sustainable economic development across the Kingdom.
“After working with the Inclu-cities project I see impact among members of the farmers' groups. Many farmers have now dug their own deep wells, and those who can afford it have installed solar pumps. All this because they saw the benefits on my farm,” said James Kapalata. Seeking to complement his salary with a business he can manage, the industrial chemical engineer, at Tanga Cement, found land in Kange and started growing vegetables. Kapalata invested some money in a borehole, but endured high diesel costs to water his plants. Many vegetable growers around him fared worse, struggling with uncoordinated marketing, access to knowledge and farming input and weather hazards. The Urban Challenge Tanga, has arable land and is strategically placed near vegetable hungry markets—Dar es Salaam, Northern zone towns and neighboring Kenya. But, rain seasonality, lack of market data, high input costs, less coordinated linkages held off farmers from growing vegetable commercially. Enabel Tanzania implements the INCLU-CITIES project (2024–2026) with funding from the European Union. The project aims to stimulate job creation and economic welfare by providing entrepreneurs with the tools needed to thrive in a modern economy. The Shift In Tanzania, Enabel implements the INCLU-CITIES in collaboration with different partners. RIKOLTO, a Belgian organisation focusing on improving climate-smart agriculture and food security through profitable farm businesses. Under the Inclu-cities projects, RIKOLTO collaborated with Tanga City to implement the Tanga sustainable food programme. Starting in May 2024, the project rolled out the Agribusiness Cluster (ABC) model that connected farmers, agribusiness SMEs, service providers, financial institutions, government agencies, and other stakeholders to jointly improve productivity, market access, value addition, and competitiveness in a specific value chain. James Kapalata was one five lead farmers empowered to facilitate farmers' access to business development services, input supply linkages, financial literacy, and market connections. As farm Coach Kapalata got training and a solar-powered pump to fit on his borehole. In this role, he has organized nearly 60 farmers in two groups, linked them to agri-input companies such as ACSEN Agriscience, a sustainable farming company, and Rijk Zwaan, a fruit and vegetable breeding company, to mention some. These companies recognized the informed demand for better inputs and brought improved seeds, pesticide technologies, and knowledge to grow vegetables. Farmers in Kange ward's priority crops are tomato, watermelon, and pepper. Farmers’ collaboration in farming blocks created demand for agri-input suppliers on the one hand.On the other part farmers were capable of augmenting their production capacity, attracting buyers and negotiating with leverage with vegetable buyers in Tanga and Dar es Salaam. Specifically, Kapalata facilitated: successfully negotiations with the sole pepper buyer in Tanga for better prices ·a sale contract with another pepper buyer from Bagamoyo, more than 200 kilometres from Tanga Cityaccess to finance for farmers in Kange ward Scaling for the Future Apart from digging wells of their own, more farmers have entered in the block farming collaboration, seeing that it augments their productivity, their negotiating power and attracts big buyers. "With continued collaboration with our local extension officers, we are confident that agriculture will be sustainable. This is because extension officers understand the challenges faced by farmers in their areas." ends
Fakhi Juma Fakhi is among less than ten vegetable growers in Tongoni ward in Tanga Cityl that endured vegetable growing when it was least attractive to most farmers in the sub urbans. Thanks to his engagement with the Inclu-cities project, implemented by Enabel Tanzania, with funding from the European Union, his fortune and future is set on a bright path. “I was growing watermelons before this project, but my productivity was low, just four to five tons per acre. But, now I and other farmers in Tongoni ward range between 18 to 15 tons per acre,” says Fakhi. The Urban Challenge Tanga, has arable land and is strategically placed near vegetable hungry markets—Dar es Salaam, Northern zone towns and neighboring Kenya. But, rain seasonality, lack of uncoordinated marketing, high input costs, and weak linkages held off farmers from growing vegetable commercially. Enabel Tanzania intervened through the EU funded INCLU-CITIES project (2024–2026), to support a sustainable and economically viable food system in Tanga. The project aims to stimulate job creation and economic welfare by providing entrepreneurs with the tools needed to thrive. Turning a dislike to a favorite INCLUCITIES, working through RIKOLTO, collaborated with Tanga municipal, in Tanga sustainable food programme. RIKOLTO rolled out the agribusiness Cluster (ABC) model that connected farmers, agribusiness SMEs, service providers, financial institutions, government agencies, and other stakeholders to jointly improve productivity, market access, value addition, and competitiveness in a specific value chain. Fakhi, was one five lead farmers empowered to facilitate farmers access to business development services, input supply linkages, financial literacy, and market connections. As a Coach Fakhi got training and a solar powered pump for his bore hole. He organized more than 80 farmers in groups and invited agri-input companies that brought improved seeds, pesticides technologies and knowledge to grow vegetables. Priority crops to growers in Tongoni ward are leafy vegetables, tomato and watermelon. With farmers collaborating as production block, they have been able to negotiate for assured buyers in Zanzibar, Tanga and Dar es Salaam. The solar powered pump lowered Fakhi’s operational cost for irrigation by 80 percent. Knowledge in permaculture—mixed planting to organically suppress pests, and he has used his skills to develop a business plan and, has influenced more than 70 farmers in Tongoni. He facilitated: successfully negotiations with the water melons buyer in Zanzibar and Dar es Salaam a sale contract with another pepper buyer from Bagamoyo access to finance for farmers Scaling for the Future While barely ten farmers grew vegetable two years ago, today, more than 80 farmers invest their money and time to grow vegetable in Tongoni ward. Together they form a block that negotiates supply deals with their combined capacity. For instance a weekly order for 5 tons of watermelons to a buyer in Dar es Salaam was shared among them. Farmers in Tongoni ward, are among the beneficiaries of Tzs 110m (USD 42,348) worthy of loans from commercial banks and the City of Tanga small business loan window. As a result of engagement with the project, Fakhi enjoys a four-fold increase in water melon yield from 4 tons to maximus of 25 tons per acre, he and his fellow farmers in Tongoni have an assurance of supplying large buyers because of augmenting capacity and coordinated marketing. Mindset change—now vegetable growing is considered a commercial undertaking-from less than 10, now more than 80 growers invest in vegetable farming. Some have managed to save some money and fitted their boreholes with solar pumps, replacing expensive diesel pumps. ends
Belgium has supported the development of the “Unified Qualifications Register – Classificator of Occupations” (UQR-CO), a new digital platform created by the National Qualifications Agency to modernise and align Ukraine’s labour market information systems with European standards. The UQR-CO is a public portal that consolidates data on occupations, qualifications, and professional standards in line with the international ISCO-08 classification. In addition to providing structured occupational data, the platform enables users to compare average salaries by profession and identify relevant qualifications centres. Launched in test mode at the end of April, the platform represents a significant step toward improving labour market transparency and supporting evidence-based decision-making for job seekers, employers, and policymakers. The rapid development of the UQR-CO was made possible through close cooperation between government institutions and employers, with support from European donors.Contributions from partners including the the European Bank for Reconstruction and Development, Federation of Employers of Ukraine and the Solidarity Fund PL in Ukraine helped align Ukraine’s occupations classifier with the ISCO-08 standard. At the official presentation, representatives of Belgium highlighted their support through Enabel, with remarks from Chargé d’Affaires a.i. Robin Herrero and Enabel Ukraine Country Director Dirk Deprez. Olha Koval, Head of the Subcommittee on Vocational and Pre-Tertiary Education of the Verkhovna Rada of Ukraine, emphasized the platform’s strategic importance: “The UQR-CO is an important tool that will help synchronize our skills and professions and enable us to respond to labour market challenges in a timely and modern way. It’s a major step toward our integration into the EU.” Dirk Deprez, Enabel Country Director, added: “The Occupations Classifier was not initially on Enabel’s radar, but our cooperation with the National Qualifications Agency on this platform became a missing piece of the puzzle in our BE-Relieve programme. We are glad to join efforts with other European partners and support the integration of Ukraine’s labour market into the European market.” The UQR-CO platform is currently available in beta version, inviting users to explore its features and provide feedback as development continues.https://beta-register.nqa.gov.ua/en
Students at Novi Petrivtsi Lyceum, Kyiv region, have returned to in-person learning following the completion of a new radiation shelter, funded by Belgium and implemented by Enabel. The school had suspended onsite classes after the start of Russia’s full-scale invasion due to the absence of protective infrastructure. Implemented at the request of Ukraine’s Ministry of Education and Science, the shelter was completed in February 2026 and is the first in a broader series of civil protection projects Enabel is delivering across Ukraine. In addition to the shelter, Enabel equipped the school with modern kitchen facilities aligned with the national school nutrition reform led by First Lady Olena Zelenska. Accessibility improvements– including ramps and tactile paving – as well as upgraded drainage systems were also delivered through the BE-Relieve programme. The project was officially inaugurated on 5 May in the presence of regional and local authorities, alongside representatives of the Embassy of Belgium and Enabel. The event featured a student-led healthy food festival and a symbolic tree-planting ceremony near the shelter, underscoring the partnership and long-term commitment to safe and resilient education in Ukraine.
Le 12 mai 2026, une cérémonie officielle de remise d'équipements de Protection Individuelle (EPI) s'est tenue au Bureau d'Embauche Unique (BEU) au profit des dockers du Port de Cotonou . Organisée dans le cadre du projet PASPort 2, cette initiative marque une avancée majeure pour l'amélioration des conditions de travail et de sécurité des travailleurs portuaires au Bénin. L'événement a réuni les représentants du Bureau d'Embauche Unique, du Port Autonome de Cotonou , du Port d'Anvers-Bruges International, de Enabel ainsi que les délégués du Collectif des Syndicats des dockers des Manutentions Portuaires du Bénin. Répondre à un enjeu majeur de sécurité au travail Chaque jour, les dockers sont exposés à de nombreux risques professionnels : manutention de charges lourdes, risques de coupures, de chutes ou d'accidents liés aux opérations portuaires. Pendant longtemps, l'accès à des équipements de protection adaptés est resté l'une des préoccupations majeures du secteur. Grâce à cette nouvelle dotation financée par Enabel dans le cadre du projet PASPort 2, ce défi connaît aujourd'hui une réponse concrète et structurante. L'appui représente un investissement de plus de 326 000 euros, soit plus de 214 millions de FCFA, et comprend notamment : 5 700 casques de sécurité ; 3 500 paires de bottes de sécurité ; 2 200 paires de sandales de sécurité ; 2 700 paires de gants antichocs ; 21 480 paires de gants anti-coupure. Tous les équipements fournis répondent aux normes strictes de qualité et de sécurité. Une dynamique collective en faveur du travail décent Cette action s'inscrit dans une dynamique collective portée par plusieurs partenaires engagés dans la modernisation et l'humanisation du secteur portuaire béninois. En complément de cette dotation, le Port Autonome de Cotonou avait déjà fourni en 2025 des gilets réfléchissants et des combinaisons de sécurité, tandis que la Centrale des Employeurs du Port d'Anvers avait également contribué à renforcer les équipements prévus aux dockers. Au-delà de la remise du matériel, des séances de sensibilisation ont été organisées afin de rappeler les bonnes pratiques d'utilisation et d'entretien des équipements, mais aussi l'importance du respect des consignes de sécurité sur les postes de travail. Lors des différentes allocutions, les responsables institutionnels ont insisté sur un point essentiel : ces équipements ne sont pas symboliques. Leur utilisation systématique constitue une responsabilité individuelle et collective indispensable pour prévenir les accidents et protéger les travailleurs. Une réforme qui place l'humain au cœur du développement portuaire Cette initiative dépasse largement le cadre d'une simple dotation matérielle. Elle s'inscrit dans la réforme portée par le projet PASPort 2, qui promet le travail décent à travers plusieurs axes : la sécurité au travail, la protection sociale, le dialogue social et le respect des droits des travailleurs. Le projet accompagne également la réforme du Bureau d'Embauche Unique, l'une des réformes structurelles engagées par le gouvernement béninois dans le secteur des transports pour la période 2021-2026. À travers cette action, le partenariat entre Enabel, le Port Autonome de Cotonou , le Port d'Anvers-Bruges International et le BEU réaffirme une conviction forte : investir dans la sécurité des travailleurs, c'est investir dans la dignité humaine, la performance durable et le développement inclusif.
Les équipes du projet RE2CLID de Enabel et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont organisé à Makamba un atelier réunissant les autorités provinciales, communales ainsi que les partenaires de terrain. L'atelier a permis de partager les objectifs stratégiques et les modalités opérationnelles du projet avec les acteurs locaux, de recueillir leurs priorités et besoins spécifiques pour un ciblage pertinent des interventions, et de mettre en place les mécanismes de coordination et de suivi qui structureront le déploiement des activités. Les autorités provinciales et communales ont formellement exprimé leur engagement à accompagner la mise en œuvre du projet sur le terrain.Les échanges ont également permis de mettre en lumière les enjeux auxquels RE2CLID entend répondre dans la zone d’intervention. Le Gouverneur de la province Burunga, le Directeur Général de la Protection Civile et Président de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes ainsi que les partenaires communaux ont salué la pertinence de l’approche du projet. Ils ont particulièrement apprécié le fait que RE2CLID apporte des réponses à deux défis majeurs de la région : la mobilité humaine dans une zone caractérisée par une forte mobilité transfrontalière et la gouvernance des ressources naturelles de plus en plus menacées.
Enabel, à travers son notre projet Appui institutionnel au niveau central ,accompagne le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire (MINAGRISA) dans une démarche essentielle pour l’avenir du monde rural congolais : transformer les diagnostics de l’appui-conseil agricole en stratégies concrètes, adaptées aux réalités provinciales. À travers son appui institutionnel au niveau central, Enabel soutient la production de connaissances, le dialogue entre acteurs et la construction de réponses durables pour renforcer l’encadrement des producteurs. Le 13 mai 2026, le MINAGRISA et Enabel ont ainsi ouvert une séance de travail réunissant une soixantaine de cadres, décideurs, représentants des organisations paysannes et partenaires techniques. Six provinces étaient au cœur des échanges : le Sud-Ubangi, la Tshopo, le Kasaï-Oriental, la Lomami, le Haut-Katanga et le Lualaba. Un objectif commun guidait les travaux : faire de l’appui-conseil agricole un levier de productivité, de dignité paysanne et de sécurité alimentaire. Cette rencontre s’appuie sur les diagnostics réalisés en 2025 dans ces six provinces, puis validés avec les acteurs locaux. Ces travaux ont permis de dresser un état des lieux précis des services d’encadrement agricole, aujourd’hui encore marqués par de fortes fragilités. Depuis les années 1990, l’offre publique de conseil agricole s’est affaiblie, tandis que les initiatives portées par les ONG, les Églises ou le secteur privé restent souvent dispersées et insuffisantes face à l’ampleur des besoins. Les constats sont clairs : les producteurs familiaux, en particulier les femmes et les jeunes, accèdent encore trop difficilement à un accompagnement technique régulier, de qualité et proche de leurs réalités. Or, sans appui-conseil moderne, les exploitations familiales peinent à améliorer leurs rendements, à renforcer leurs revenus et à contribuer pleinement à la sécurité alimentaire du pays. L’atelier vise donc moins à valider des rapports qu’à ouvrir une phase de transformation. Les participants partagent une synthèse transversale des diagnostics, analysent les priorités provinciales et échangent autour d’approches participatives telles que les « champs écoles paysans ». Il s’agit de dégager des orientations concrètes pour reconstruire un service de conseil agricole performant, inclusif et durable. La cheffe de programmes Kinshasa, Lies Vanmullem, ainsi que plusieurs collègues et experts d’Enabel, ont pris part à cette session aux côtés du MINAGRISA et des partenaires. Ensemble, ils contribuent à poser les bases d’un processus qui se poursuivra en 2026 par l’élaboration de stratégies provinciales, avant la finalisation d’une stratégie nationale en 2027. Enabel réaffirme à travers cette activité son engagement à appuyer les institutions congolaises et les acteurs du secteur agricole dans la construction de solutions utiles aux producteurs. Une ambition guide ce travail collectif : permettre au sol de prendre sa revanche sur le sous-sol, en faisant de l’agriculture familiale un moteur de prospérité pour la République démocratique du Congo.Les rapports complets sur la bibliothèque numérique: www.mashamba.org.
Comment transformer un potentiel de 5 milliards de litres de lait annuel en une véritable souveraineté alimentaire ? C’est le défi qu’a relevé la 5ème édition des Rencontres Internationales « Lait, Vecteur de Développement » (LVD5), tenue à Saly du 12 au 14 mai 2026. Entre sessions scientifiques de haut niveau et visites de terrain, Enabel et ses partenaires ont tracé les contours d'une filière laitière durable et inclusive.L'urgence d'un changement d'échelleLe constat partagé dès l'ouverture des travaux est frappant : si l'Afrique de l'Ouest produit des volumes massifs, moins de 2% de ce lait est transformé par les laiteries locales. Face à une demande urbaine qui explose, la région importe l'équivalent de 7 milliards de litres par an.Pour le PRADEP-AOS (Programme Régional de Développement de l’Économie Pastorale) mis en œuvre par Enabel sur financement de l'Union Européenne, cette rencontre n'était pas un simple colloque scientifique, mais une plateforme d'action pour briser ce déséquilibre structurel.Une synergie d'expertise sans précédentL'effervescence dans les salles de conférence témoignait d'une union sacrée entre les acteurs. Sous la co-présidence d’Abder Benderdouche, expert pastoral chez Enabel, et de l'ISRA, les sessions ont permis de confronter les regards :Adaptation climatique : Comment sécuriser la production face aux chocs environnementaux ?Marchés et inclusion : Quelle place pour l'éleveur face aux dynamiques globales ?Santé et nutrition : Valoriser la qualité exceptionnelle des laits locaux.Cette édition 2026 a brillamment illustré la force du partenariat technique et financier unissant le MASAE (via le PNDIES), le Cniel, l'AFD, la CEDEAO (via le PAOLAO) et le dispositif de recherche PPZS (CIRAD, INRAE, ISRA).De la théorie à la pratique : l’immersion terrainParce que le changement se mesure au pied des troupeaux, le symposium s'est clôturé par une visite inspirante d'une ferme laitière et d'une fromagerie. Cette immersion a permis de palper la réalité de la transformation locale : des gestes techniques maîtrisés, une hygiène rigoureuse et une passion évidente pour le produit terroir. C'est ici, dans ces unités de transformation, que se construit la résilience économique des ménages pastoraux.Enabel Mauritanie : Vers un nouveau chapitre ?Enabel a profité de cette tribune pour valoriser ses acquis opérationnels, notamment la structuration des noyaux laitiers et le renforcement de la gouvernance sectorielle à travers le Bureau du Lait.Alors que les rideaux tombent sur le Sénégal, l'élan collectif créé à Saly laisse entrevoir une suite ambitieuse. La Mauritanie, terre de pastoralisme par excellence, pourrait bien être le prochain carrefour de cette dynamique. L'idée d'accueillir la LVD6 à Nouakchott circule déjà comme une promesse de poursuivre ce combat commun pour un lait local fort, créateur d'emplois et fier de ses racines.
Après une décennie d'incertitudes statistiques, la République centrafricaine (RCA) dispose enfin d’un état des lieux précis de son appareil de formation. Dans le cadre du programme DEVRUR II, financé par l'Union européenne, un nouvel annuaire et une cartographie des centres de formation technique et professionnelle (FTP) ont été officiellement publiés. Cet outil, attendu depuis dix ans, marque un tournant stratégique pour le développement du capital humain dans un pays en pleine reconstruction.Une mise à jour vitale après dix ans de carenceLe dernier recensement des structures de formation en Centrafrique remontait à 2016, une éternité à l'échelle des évolutions socio-économiques et des besoins du marché de l'emploi. L'absence de données fiables constituait un obstacle majeur pour les décideurs publics et les partenaires internationaux. L’enquête réalisée entre mai et juin 2025 révèle une dynamique spectaculaire : Le nombre de centres privés a plus que doublé chaque décennie depuis les années 80, avec une explosion de créations entre 2020 et 2025.La nouvelle cartographie permet aujourd'hui de :Identifier avec précision la localisation géographique de chaque centre de formation.Évaluer la capacité d'accueil et l'état des infrastructures.Orienter les investissements vers les zones les plus dépourvues.Harmoniser les programmes de formation avec les besoins réels des entreprises locales.« Disposer de données actualisées n'est pas un luxe, c'est la condition sine qua non d'une politique publique efficace », explique un expert du projet. Scan de l'offre de formation : 35 filières et 466 opportunitésLe rapport met en lumière une diversité pédagogique insoupçonnée, tout en révélant des défis structurels importants. Avec 35 filières identifiées pour un total de 466 formations, l'offre semble chercher un équilibre entre métiers traditionnels et nouveaux besoins. L'offre de formation est dominée par les filières Couture-Textile et Informatique, qui représentent plus du quart de l'offre totale. L’analyse souligne un point crucial : Alors que l'agriculture et l'élevage représentent 60 à 70 % de l'emploi national, ils ne constituent que 10 % de l'offre de formation actuelle. L'annuaire répertorie néanmoins 28 établissements proposant des filières agricoles, dont 10 sont exclusivement dédiés à ce secteur, marquant une volonté de professionnaliser les métiers ruraux.Les données clés révèlent également :Une concentration urbaine marquée : La grande majorité des centres se situent à Bangui et dans sa périphérie immédiate.Une diversification des parcours : Les domaines d'apprentissage couverts sont vastes, incluant notamment l'agriculture, la mécanique, l'informatique et les métiers de l'artisanat.Une présence rurale à renforcer : Bien que Bangui domine, la cartographie identifie des zones rurales à travers les « Agropoles » de Berbérati, Bouar, Bozoum, Bossangoa, Sibut, Pissa/Mbaïki, essentielles pour stabiliser les populations rurales.Bien que 466 formations soient actuellement opérationnelles, les responsables d'établissements prévoient la création de 69 nouvelles formations dans les filières existantes pour la période 2025-2026, soit une augmentation de 15 %.Cette base de données constitue un levier d'impact majeur pour le programme DEVRUR II. Avec ce recensement, le secteur de la formation technique et professionnelle peut désormais s'assurer que les actions mises en place ne sont pas seulement ponctuelles, mais s'inscrivent dans une logique de continuité et de durabilité.Un outil au service de la jeunesse et de la régulation du secteurPour la jeunesse centrafricaine, cet annuaire est bien plus qu'un document administratif : C'est une boussole vers l'emploi. Dans un contexte où l'insertion professionnelle est un rempart contre l'instabilité, savoir où et comment se former est une priorité nationale. Sur les 24 000 apprenants recensés, environ 38 % sont des femmes, bien que des disparités subsistent selon les métiers. L'enjeu futur réside désormais dans l'exploitation de ces données pour :Mieux répartir les centres de formation sur l'ensemble du territoire national.Moderniser les équipements des 466 formations identifiées.Favoriser l'apprentissage en alternance en connectant les centres répertoriés aux secteurs porteurs de l'économie centrafricaine.Comme le souligne le document, la formation professionnelle est un atout de taille pour transformer la croissance démographique du pays en un véritable « dividende économique ». Ces publications constituent désormais le socle d'une stratégie nationale pour une insertion réussie des jeunes dans l'économie de demain.En comblant un vide informationnel de dix ans, la Centrafrique se dote d'un instrument de pilotage moderne. Alors que le secteur reste hétérogène et majoritairement informel, ces nouveaux outils permettront aux décideurs publics de clarifier le cadre institutionnel et de mieux impliquer le secteur privé, dont le rôle reste aujourd'hui trop limité à la fourniture de stages. La vraie réussite dépendra de la capacité des acteurs à transformer ces données en opportunités concrètes pour chaque apprenant, du centre-ville de Bangui aux localités les plus reculées. Le défi reste donc de taille.