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  • Projet AMIS : Top départ pour les parcours auto-emploi des jeunes !

    Projet AMIS : Top départ pour les parcours auto-emploi des jeunes !


    Jacques LENO | 07/05/2026

    Depuis le 27 avril 2026, les CIOJE et l’AGUIPE, réunis au sein d’un comité mixte, conduisent l’’identification des jeunes souhaitant intégrer des parcours d’auto-emploi, y compris des personnes migrantes de retour. Cette étape a démarré à Coyah, Dubréka et Kindia, et se poursuivra jusqu’au 16 mai 2026à Mamou et Conakry. Les jeunes concernés, âgés de 18 à 35 ans, diplômés ou non, pourront être orientés vers des filières porteuses telles que l’aviculture, l’agriculture céréalière, fruitière et maraîchère, l’apiculture et les métiers de services. À l’issue de cette identification, les jeunes retenus bénéficieront d’un profilage, d’un bilan de compétences et d’une orientation adaptée vers les coopératives, faîtières et incubateurs partenaires. Au-delà de l’identification, cette approche contribue à structurer un parcours d’accompagnement plus coordonné entre les services publics, les coopératives, les faîtières et les incubateurs, afin de mieux relier les profils des jeunes aux opportunités économiques existantes sur les territoires. Cette action s’inscrit dans le cadre du projet AMIS, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel et Expertise France. Elle vise à renforcer les services publics de la jeunesse et de l’emploi guinéens dans leur mandat d’identification, d’orientation et d’accompagnement des jeunes vers des opportunités de formation, d’auto-emploi et d’entrepreneuriat.


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    Guinea GIN23002

  • Première réunion du Comité de Pilotage du projet d’appui à l’INSP : de la vision stratégique à l’action concrète

    Première réunion du Comité de Pilotage du projet d’appui à l’INSP : de la vision stratégique à l’action concrète


    Jean BIRONKWA | 07/05/2026

    La mise en œuvre du projet d’appui à l’Institut National de Santé Publique (INSP) a franchi une étape décisive avec la tenue de son premier Comité de Pilotage (COPIL) en date du 29 avril 2026. Placée sous la coprésidence du Ministère de la Santé Publique (MSP) et de l’Union européenne, cette réunion inaugurale a réuni l'ensemble des membres officiellement nommés par leurs institutions respectives. Au-delà de la prise de contact, cette session a permis de dresser un premier état des lieux. Lancé en septembre 2025 pour une durée de quatre ans, le projet est actuellement en phase de structuration : lancement officiel, premières planifications financières et opérationnelles, études préparatoires, accords spécifiques de coopération avec l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) et investissements initiaux. Après le passage en revue de ces réalisations, les planifications opérationnelles et financières futures ont été analysées et validées, assurant ainsi une cohérence entre les actions de terrain et les objectifs stratégiques.Enfin, le projet de Règlement d’Ordre Intérieur du COPIL a été examiné ; un délai d’une semaine a été accordé aux membres pour transmettre leurs observations par écrit. Les discussions constructives ont abouti à une série de recommandations stratégiques, encourageant l’équipe technique à une mise en œuvre diligente de la planification validée.


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    Burundi BDI24001

  • Building Smarter Infrastructure: Rethinking Sustainability Across Borders

    Building Smarter Infrastructure: Rethinking Sustainability Across Borders


    Proscovia GREGORY | 07/05/2026

    What does it take to build infrastructure that is not only functional but sustainable, efficient, and fit for the future? This strategic question drove Enabel's recent East Africa Infrastructure Hub workshop in Kigoma, Tanzania, held from March 10 to 12, 2026. Bringing together 30 colleagues from Belgium, Uganda, DRC Congo, Rwanda, Mozambique and Burundi. The event provided a space for practical reflection, peer learning, and collaborative problem-solving to improve infrastructure delivery. The workshop revealed a critical insight: infrastructure must no longer be treated as a purely technical or construction-focused function. To deliver long-term value, it must be understood as a strategic intervention at the intersection of sustainability, service delivery, economic opportunity, and institutional capacity.Sustainability emerged as the strongest priority across discussions and participant surveys. However, participants were clear that sustainable practices must move from aspiration to operational reality. This requires the systematic adoption of EDGE certification for all buildings, greater use of tools to compare materials, and stronger capacity in sustainable construction practices. Importantly, the conversation is shifting beyond minimizing negative impacts to actively improving local ecosystems and communities. Infrastructure can be designed not only to reduce harm but to regenerate landscapes, enhance biodiversity, and strengthen social resilience. This regenerative approach positions the InfraHub for the next level of ambition. Crucially, infrastructure expertise must be integrated at the earliest stages of project formulation, including human resources planning and programme design, rather than entering the conversation only during construction.Equally important is the need to transition toward more holistic operational models. Infrastructure delivery must expand beyond engineering to encompass legal, financial, and business considerations, such as public-private partnerships and climate finance. Social and participatory approaches, alongside diverse expertise and local partners, are essential for creating systemic and multidisciplinary delivery models that respond to increasingly complex realities.   Procurement emerged as a central challenge. While fundamental to infrastructure delivery, significant gaps remain in country-level understanding of these processes. Participants called for targeted training, stronger onboarding, and a collaborative approach to improve both compliance and efficiency. Building local capacity and strengthening national systems, including certification mechanisms for sustainable materials, is equally vital for ensuring long-term ownership and impact beyond project timelines.Communication also surfaced as a strategic requirement, not simply a visibility need. Participants stressed the importance of improving how infrastructure is communicated both internally and externally, positioning it as a development tool with measurable social, economic, and environmental value. This must be coupled with enhanced day-to-day coordination between teams and countries. The workshop reinforced the value of practical, experience-based learning and cross-country collaboration. The East Africa Infrastructure Hub is increasingly recognized not just as an exchange platform but as a mechanism for project development and collective problem-solving. Participants highlighted strong interest in sharing practical lessons across contexts and called for stronger collaboration on areas such as grants, sustainability, and implementation models.Yet translating these priorities into structured actions requires stronger ownership and follow-through, particularly regarding communication strategies and alignment with broader Enabel objectives like corridor development. The challenge now is not identifying what matters, but building the systems and accountability to act on it.   What emerged from the workshop is a clearer direction for how Enabel can approach infrastructure differently: more integrated in design, more practical in implementation, more collaborative across countries, and more deliberate in building sustainability into decisions from the start. If infrastructure is to remain a meaningful driver of development, it must be shaped with greater intention. This workshop marked an important step in that direction.


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    Tanzania 2834TZA

  • Gouvernance foncière en Mauritanie : Enabel, la FAO et le MDPERF unissent leurs forces pour une réforme durable

    Gouvernance foncière en Mauritanie : Enabel, la FAO et le MDPERF unissent leurs forces pour une réforme durable


    Aminata KANE | 05/05/2026

    Le foncier, pilier de la souveraineté alimentaire, est au cœur des débats à Nouakchott. Les 4 et 5 mai 2026, l’hôtel Sheraton a accueilli un atelier de capitalisation de grande envergure, co-organisé par Enabel et la FAO, sous l'égide du Ministère des Domaines, du Patrimoine de l'État et de la Réforme Foncière (MDPERF).Un portage politique fort L’atelier a été officiellement ouvert par S.E.M. Mamoudou Mamadou Niang, Ministre des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme Foncière, en présence de S.E.M. Mohamedou Ahmedou M’Haïmid, Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire. Cette double présence souligne l'interconnexion vitale entre sécurité foncière et productivité agricole.Expertise et synergie des partenaires Les interventions techniques ont permis de mettre en lumière des avancées concrètes :M. Beydah Ould Esghair (DG Domaines) a présenté le projet « Aakar », pilier de la numérisation foncière.M. Jean Senahoun (Représentant de la FAO) a réitéré le soutien technique pour une gouvernance responsable.M. Laurent Delouvroy (Directeur Pays d'Enabel Mauritanie) a insisté sur l'importance de transformer ces échanges en résultats pratiques pour renforcer la sécurité alimentaire.Cet atelier permet de consolider une vision commune où la sécurisation du capital de production des exploitations familiales devient le moteur de l'attractivité économique du pays.Transformer les défis en opportunités Dans un pays où les terres agricoles ne représentent que 0,5 % du territoire, la sécurisation foncière est un impératif. Comme l’a souligné, le Directeur Pays d'Enabel en Mauritanie, une gestion foncière apaisée est la condition sine qua non pour protéger les investissements des exploitations familiales et réduire les conflits.L’expertise Enabel au service du changement À travers le projet SECURALIM, financé par l'Union européenne, Enabel intervient concrètement sur le terrain pour que la question foncière ne soit plus un frein au développement. Cet atelier a permis de :Partager les leçons apprises des projets de sécurisation socio-foncière.Renforcer les synergies entre l'État, la société civile et les partenaires techniques.Soutenir la numérisation des données (projet "Aakar") pour une transparence accrue.Cet événement marque une étape décisive dans l’accompagnement du nouveau MDPERF vers une politique foncière inclusive, garantissant que ceux qui travaillent la terre en soient les premiers bénéficiaires sécurisés.


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    Mauritania MRT22001

  • 1er Congrès de la SMN : Quand la science rencontre le terroir mauritanien

    1er Congrès de la SMN : Quand la science rencontre le terroir mauritanien


    Aminata KANE | 05/05/2026

    Le 25 avril 2026 restera une date clé pour la santé publique en Mauritanie. La Société Mauritanienne de Nutrition (SMN) a clôturé avec succès son premier congrès national à Nouakchott. L’événement a permis d’aborder des thématiques cruciales telles que la transition nutritionnelle et la lutte contre les carences, réunissant un panel prestigieux de chercheurs et de praticiens.Une synergie gagnante avec Enabel Le soutien d’Enabel Mauritanie, partenaire officiel, s’est manifesté par une initiative innovante de communication et de plaidoyer. En faisant le pont entre les projets SECURALIM (production locale) et SYSALIM (nutrition), l'événement a mis en pratique le concept de durabilité alimentaire.De la fourche à la fourchette Les produits maraîchers (tomates, oignons, citrouilles, poivrons) servis durant le congrès provenaient directement des coopératives partenaires. Cette démarche a permis de valoriser le travail des producteurs locaux tout en offrant aux congressistes une expérience concrète de ce que doit être une nutrition de qualité : locale, fraîche et équilibrée.La SMN et ses partenaires se tournent désormais vers l'avenir, avec la volonté de pérenniser ces échanges et de transformer les recommandations scientifiques en actions de terrain durables.


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    Mauritania MRT23002

  • En Mauritanie : L’apprentissage par la pratique au cœur des Champs-Écoles Paysans (CEP)

    En Mauritanie : L’apprentissage par la pratique au cœur des Champs-Écoles Paysans (CEP)


    Aminata KANE | 04/05/2026

    Dans le cadre du projet MIRECAM, financé" par l'Union européenne et mis en oeuvre par Enabel, une session de formation de dix jours s’est tenue à Néma pour former vingt facilitateurs agricoles.Une pédagogie de terrain L’originalité de cette session réside dans sa méthodologie : 90 % des activités ont été consacrées à des exercices pratiques. Loin des salles de classe classiques, les facilitateurs ont appris les techniques culturales directement dans les champs, favorisant une appropriation rapide des outils pédagogiques propres aux CEP.L’inclusion comme moteur Réunissant résidents locaux et personnes déplacées, cette formation a également mis en avant l'intégration des femmes (30 % de l'effectif), essentielle pour la résilience économique des foyers.Des moyens pour agir Pour assurer la pérennité de l’action, chaque participant a reçu un kit complet de matériel et de semences. Ce soutien logistique permet une transition immédiate vers l'application des acquis, renforçant ainsi la sécurité alimentaire dans la région du Hodh El Chargui.Cette initiative illustre notre engagement pour une agriculture résiliente et inclusive au Hodh El Chargui.


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    Mauritania MRT24001

  • Koulsé : une foire pour valoriser les acquis de l’entrepreneuriat vert

    Koulsé : une foire pour valoriser les acquis de l’entrepreneuriat vert


    Wendpouiré Julien NANA | 04/05/2026

    Les 30 avril et 1er mai 2026, la ville de Kaya a vibré au rythme de l’économie verte à l’occasion d’une foire dédiée à la promotion des initiatives locales durables. Organisé dans le cadre du projet PEVTI-CN avec l’appui de Enabel/GIZ à travers le projet OKD et mis en œuvre par le consortium Autre Terre / CEAS Burkina, l’événement a rassemblé autorités, partenaires, entrepreneurs et populations autour d’un même enjeu : faire de l’économie verte un moteur de développement local.Après deux années de mise en œuvre, le projet a permis d’accompagner 55 micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et coopératives dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la transformation des produits forestiers non ligneux (PFNL), la gestion de l’eau ou encore la valorisation des déchets. Cette foire se voulait ainsi un espace de redevabilité, de visibilité et de projection vers l’avenir.À l’ouverture, le gouverneur de la région des Koulsé, le Colonel-Major Zoéwendmanégo Blaise Ouédraogo, a donné le ton : « Nous sommes réunis ici, à Kaya, pour célébrer bien plus que des produits, nous célébrons une transition. Une transition vers un modèle où la richesse ne se crée plus au détriment de la nature, mais en harmonie avec elle. » Dans un contexte régional marqué par la vulnérabilité climatique, il a insisté sur l’urgence d’agir : « L’économie verte n’est plus un luxe, c’est une nécessité pour la création de revenus et un levier de souveraineté. »Même satisfaction du côté des partenaires. La représentante pays de Autre Terre, Amélia Bazi, a salué l’engagement des acteurs locaux et l’accompagnement des autorités : « Nous avons répondu à un besoin réel, celui de s’appuyer sur les ressources locales pour améliorer les conditions de vie. »Pour le consortium Enabel / GIZ, représenté par Zoundi Passampinda, l’économie verte s’inscrit dans une approche concrète et inclusive : « L’économie verte n’est pas un concept abstrait. C’est une réponse concrète aux défis climatiques et aux besoins des populations. »Des bénéficiaires qui transforment les défis en opportunitésAu cœur de cette foire, les témoignages des bénéficiaires ont illustré de manière concrète les impacts du projet sur le terrain. Ainsi, dans le domaine de la gestion des déchets, OUEDRAOGO Hamidou a expliqué comment l’accompagnement reçu a permis de structurer et développer son activité : « Le projet nous a accompagnés en termes de formations et d’équipements, notamment avec des tricycles. Nous avons aussi été appuyés pour fabriquer des poubelles. Aujourd’hui, nous transformons des pneus en poubelles que nous exposons à cette foire. »Dans le secteur des énergies renouvelables, SAWADOGO Zarata a souligné l’importance des équipements reçus dans la croissance de son activité : « J’ai reçu un appui en équipements, notamment un groupe et un tricycle. Avant, le déplacement vers les chantiers et le transport des apprenants étaient problématiques, mais cet appui a permis de résoudre ces difficultés. L’appui global que j’ai reçu s’élève à un million six cents mille francs CFA. »Du côté de la transformation des produits forestiers non ligneux, OUEDRAOGO Adama a mis en avant les progrès réalisés par les femmes grâce aux formations : « Nous avons bénéficié de formations pratiques qui ont permis aux femmes de transformer le soumbala en moutarde ou en cube d’assaisonnement. Nous avons aussi été formés au marketing en ligne. Personnellement, cela m’a permis de découvrir TikTok et de vendre du moringa au Mali, au Sénégal, au Ghana et au Togo. » Alors que le projet arrive à son terme, ce dernier a également lancé un appel : « Nous voulons remercier les acteurs de mise en œuvre, mais aussi plaider pour une petite prolongation afin que les bénéfices de ce projet continuent. »Une dynamique à consoliderAu-delà des expositions, la foire a offert des espaces d’échanges à travers des panels, des rencontres d’affaires et des démonstrations techniques. Elle a permis de renforcer les liens entre producteurs, partenaires et consommateurs, tout en sensibilisant sur les enjeux de résilience climatique, de sécurité alimentaire et de préservation des ressources naturelles. En mettant en lumière des initiatives locales innovantes et porteuses d’espoir, cette foire confirme que l’économie verte constitue une voie crédible pour concilier développement économique, inclusion sociale et protection de l’environnement.À Kaya, les acteurs locaux ne se contentent plus de s’adapter aux défis : ils les transforment, progressivement, en opportunités durables, une dynamique enclenchée et que beaucoup espèrent voir se poursuivre.


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    Burkina Faso BFA22002

  • À Kaolack, une foire qui célèbre l’avenir… et l’action concrète

    À Kaolack, une foire qui célèbre l’avenir… et l’action concrète


    Aïda SECK | 28/04/2026

    Ce samedi, la Foire Internationale de Kaolack 2026 a officiellement ouvert ses portes au Parc des Expositions de Kaolack , dans une ambiance vibrante et résolument tournée vers l'avenir. Entre stands animés, rencontres professionnelles et découvertes de savoir-faire locaux, la ville de Kaolack s'impose, une fois encore, comme un carrefour économique incontournable. Dans ce contexte dynamique, Enabel , représentant du pays d'honneur, a marqué les esprits dès la cérémonie d'ouverture. Une présence forte, stratégique, mais surtout engagée : celle d'un partenaire qui accompagne, sur le long terme, les transformations économiques du Sénégal.Un stand qui raconte des histoires de transformation...Très vite, le stand Enabel s'est imposé comme un véritable point de convergence. Autorités administratives, acteurs locaux, entrepreneurs, jeunes porteurs de projets : tous s'y retrouvent pour découvrir des initiatives concrètes qui transforment les territoires. À travers son portefeuille SAD+ , Enabel met en lumière bien plus que des projets. Elle donne à voir des trajectoires. Celles de femmes entrepreneures, de jeunes agripreneurs, de coopératives locales qui gagnent en autonomie et en impact. Des programmes comme Naatal Sine Saloum , Gunge Mbay , le portefeuille thématique climat Sahel ou encore IYBA-SEED illustrent une ambition claire : soutenir des filières porteuses, structurer des écosystèmes durables et créer des emplois décents. Ici, le développement n'est pas une promesse abstraite — il est visible, mesurable, incarné.Pourquoi le stand Enabel est un passage incontournable...Ce qui distingue le stand Enabel, c'est sa capacité à offrir une vision complète — et cohérente — de l'économie locale en mouvement. Les visiteurs y découvrent d'abord l'excellence des filières agricoles, avec des produits horticoles comme l'oignon et la pomme de terre, mais aussi des céréales transformées locales, valorisant le savoir-faire et les ressources du terroir. Mais l'expérience ne s'arrête pas là. Elle s'étend à des secteurs d'avenir : L'aquaculture durable , levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire La valorisation du sel , ressource stratégique encore sous-exploitée Le digital , au service de l'entrepreneuriat et de la performance des entreprises L'économie verte et circulaire , avec des solutions concrètes autour du recyclage et des énergies propres Chaque espace du stand raconte une même histoire : celle d'un développement ancré dans les réalités locales, mais résolument tournée vers demain.Un partenariat qui prend vie sur le terrainAu-delà des discours, la foire est surtout une occasion de voir, toucher, comprendre. Elle rend tangible le partenariat entre le Sénégal et la Belgique, en montrant comment les collaborations se traduisent en résultats concrets pour les populations. C'est aussi un espace de rencontres, d'opportunités et d'inspiration pour celles et ceux qui souhaitent s'engager dans des filières d'avenir. Un rendez-vous à ne pas manquer...La Foire Internationale de Kaolack 2026 se poursuit jusqu'au 10 mai 2026 . Si vous êtes de passage à Kaolack — ou simplement curieux de découvrir des initiatives qui font bouger les lignes — une halte s'impose au stand Enabel. Parce qu'ici, plus qu'une exposition, c'est un aperçu concret du futur économique du Sénégal qui se dessine.


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    Senegal 2686SEN

  • Entreprendre au féminin : Quand l’audace transforme les défis en opportunités en Mauritanie

    Entreprendre au féminin : Quand l’audace transforme les défis en opportunités en Mauritanie


    Aminata KANE | 24/04/2026

    20-23 avril- Le rideau est tombé sur la 3ème édition du Colloque International et de la Résidence Panafricaine des Femmes Entrepreneures. Pendant trois jours, Nouakchott est devenue la capitale de l’audace. Enabel Mauritanie, partenaire de l’événement, a accompagné cette célébration du leadership féminin, marquée par des témoignages de courage et une volonté commune de bâtir une économie plus inclusive.Des parcours pluriels, une détermination uniqueLoin des clichés, ce colloque a mis en lumière la diversité des visages de l’entrepreneuriat féminin. De l’agropastoralisme à la tech, en passant par l’artisanat transformé, les participantes ont partagé des récits de vie où la résilience est le maître-mot. Ces femmes ne se contentent pas de créer des entreprises ; elles bâtissent des solutions pour leurs communautés, souvent en surmontant des barrières structurelles majeures.Enabel : Un engagement pour une croissance qui n’oublie personnePour Enabel, ce partenariat s'inscrit dans une vision stratégique : l’autonomisation économique des femmes n'est pas seulement une question d’équité, c'est le moteur d'un développement durable et stable. En soutenant ce carrefour d’échanges, l’agence réaffirme son rôle de catalyseur pour :L’inclusion financière : Favoriser l’accès aux ressources pour les femmes entrepreneures.Le renforcement des capacités : Transformer le talent brut en expertise managériale.Le réseautage panafricain : Créer des ponts entre les expériences mauritaniennes et celles du continent.La « Déclaration de Nouakchott » : Un appel à l’actionLe succès de cet événement ne se mesure pas seulement à l’enthousiasme des échanges, mais aussi à la force de ses conclusions. La Déclaration Finale adoptée lors du colloque trace une feuille de route claire : lever les obstacles au financement, encourager l'innovation féminine et institutionnaliser le soutien aux réseaux de femmes leaders.Au-delà du colloque : Cultiver l’avenir« Le courage de ces femmes est une source d’inspiration pour nos interventions au quotidien », a-t-on pu entendre dans les couloirs de l'événement. Pour Enabel Mauritanie, ce colloque n’est pas une finalité, mais un nouveau point de départ. Les recommandations issues de ces journées viendront nourrir la réflexion et l'action de l'agence pour continuer à accompagner celles qui font bouger les lignes.


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    Mauritania MRT23002

  • Deux cents agents publics outillés pour moderniser la formation professionnelle en RDC

    Deux cents agents publics outillés pour moderniser la formation professionnelle en RDC


    Mandy BAKINE NGASHUE | 23/04/2026

    Une étape importante dans la modernisation de l’administration congolaise vient d’être franchie avec l’accompagnement de l’Agence belge de coopération internationale, Enabel. Le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers (MFPM) a clôturé, ce jeudi 16 avril, une formation intensive sur l’Approche par Compétences (APC) qui a équipé 200 agents de l’administration centrale en méthodologies contemporaines de conception et d’évaluation des formations.  La cérémonie de remise des certificats à ces agents a eu lieu en présence du Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers, de la Représentante de Mme l’ambassadeur du Royaume de Belgique et de la Directrice pays d’Enabel, Krista Verstraelen.  Cette initiative, menée en collaboration avec le Centre de Développement des Ressources Humaines (CDRH) a doté les cadres du ministère d’outils pratiques pour concevoir des curricula alignés sur les besoins réels du marché du travail, piloter la qualité des dispositifs de formation de manière systématique et garantir que l’offre de formation professionnelle débouche sur l’acquisition de compétences directement opérationnelles.     Au-delà de la cérémonie de remise des certificats, cette formation incarne une action concrète de réforme administrative. Elle traduit la volonté du MFPM de professionnaliser ses ressources humaines et d’améliorer la qualité de ses services publics. La formation en APC constitue une réponse opérationnelle à un objectif majeur du projet Appui institutionnel d’Enabel qui consiste à améliorer le pilotage et l’application des politiques publiques au sein de l’administration centrale.     En renforçant les compétences des cadres centraux du MFPM, la formation trace la voie à : ·   Une meilleure conception des politiques de formation ; ·   Une meilleure application des réformes engagées ; ·   Une adéquation renforcée entre la formation dispensée et les besoins socio-économiques du pays. Les 200 agents formés sont désormais des relais essentiels pour déployer une offre de formation professionnelle performante, créatrice d’emplois et véritable levier de développement pour la République Démocratique du Congo.


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    DR Congo COD22020

  • Enabel hosts an event in Brussels focused on the reintegration of war-effected Ukrainians

    Enabel hosts an event in Brussels focused on the reintegration of war-effected Ukrainians


    Taisiia DRUZIUK | 23/04/2026

    On April 21, Enabel was pleased to host the “Brave Faces of Resilience – From Surgery to Society: Ukraine’s Reintegration Journey” event, at Bozar, Brussels.The evening combined a photographic exhibition featuring portraits of rehabilitated soldiers taken by Ukrainian photojournalist Yuliia Ovsiannikova, with a panel discussion dedicated to the reintegration of war veterans and victims. From rehabilitation and mental health to social inclusion, access to services, stigma reduction, and pathways back into employment, the discussion “Ukraine: Reintegration of Veterans and War Survivors” brought together a rich exchange between experts and lived experiences. Speakers included two Ukrainian veterans, Ivan Voinov and Oleksandr Batalov, Olga Rudneva (Superhumans Center), Prof. Yan Vares (Lviv National Medical University) and Anna Kutsenko (“Barrier Free Movement”). The conversation highlighted the complexity and urgency of rebuilding lives beyond conflict, and the need for medical, social, and political dimensions to work together to support sustainable reintegration. The welcome speeches were delivered by Mr Frank Vandenbroucke, Belgian Deputy Prime Minister and Minister of Social Affairs and Public Health, H.E. Yaroslav Melnyk, Ambassador of Ukraine to Belgium , Ms Maryna Slobodnichenko, Ukraine's Deputy Minister of Health. Marijn Trio, VRT journalist specialising in Ukraine and Eastern Europe, moderated the event. Enabel supports the recovery of Ukrainian veterans and civilians affected by Russia’s aggression. With the backing of the Belgian government and in partnership with the Ministry of Health of Ukraine, we invest in strengthening community-based rehabilitation services, upgrading medical infrastructure, advancing cranio-maxillofacial surgery and training rehabilitation teams.


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    Ukraine UKR24001

  • CDN 3.0 du Burkina Faso : à Tenkodogo, les acteurs sectoriels affinent la feuille de route climatique du Burkina Faso

    CDN 3.0 du Burkina Faso : à Tenkodogo, les acteurs sectoriels affinent la feuille de route climatique du Burkina Faso


    Wendpouiré Julien NANA | 22/04/2026

    Du 15 au 17 avril 2026, une quarantaine d’acteurs issus des ministères, des services techniques, des partenaires et de la société civile se sont réunis à Tenkodogo pour un exercice stratégique : la mise à jour des plans sectoriels de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Burkina Faso. Organisé avec l’appui du Portefeuille thématique Climat Sahel - volet Burkina Faso (PTCS-BFA) d’Enabel, cet atelier marque le lancement d’un processus plus large destiné à doter chaque secteur ministériel d’un outil clair pour traduire les ambitions climatiques nationales en actions concrètes. Énergie, eau, assainissement, agriculture, santé, transport, genre ou sécurité : tous les secteurs concernés sont appelés à disposer d’un plan sectoriel révisé et aligné sur la nouvelle CDN 3.0.Comprendre la CDN 3.0 et ses plans sectorielsLes Contributions Déterminées au niveau National, plus connues sous l’acronyme CDN, constituent l’instrument principal de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. Chaque pays signataire s’engage, à travers ce document, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à renforcer sa résilience face aux effets du changement climatique. La CDN 3.0 correspond à la troisième génération de cet engagement pour le Burkina Faso. Adoptée pour la période 2026-2030, elle a été validée en décembre 2025 à l’issue d’un processus participatif ayant mobilisé les ministères, les collectivités, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé. Dans un contexte marqué par l’aggravation des effets des changements climatiques, cette rencontre n’avait rien d’un simple atelier technique. Elle constitue une étape décisive dans l’opérationnalisation de la nouvelle CDN 2026-2030, dite « CDN 3.0 », soumise par le Burkina Faso au Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques le 31 décembre 2025. L’enjeu est de taille : adapter les plans sectoriels aux nouvelles ambitions climatiques du pays, aux évolutions institutionnelles et aux réalités actuelles des différents secteurs. Agriculture, eau, énergie, transport, santé, recherche, genre ou encore sécurité : tous les domaines concernés par la mise en œuvre de la CDN étaient représentés autour de la même table.Comme l’explique Kinda Athanase, facilitateur du processus, la CDN reste un document national et transversal. Or, lors de la précédente génération, plusieurs acteurs avaient estimé que cet instrument était encore perçu comme relevant uniquement du ministère en charge de l’Environnement, alors même qu’il concerne aussi l’agriculture, l’énergie, la santé, l’élevage, les transports ou encore le genre. C’est pour répondre à cette limite qu’ont été créés les plans sectoriels de la CDN : des documents spécifiques à chaque secteur, chargés de traduire concrètement les objectifs nationaux dans les différents départements ministériels.Une nouvelle étape après l’adoption de la CDN 3.0À l’instar des autres États parties à l’Accord de Paris, le Burkina Faso s’est engagé à renforcer progressivement son action climatique à travers des Contributions Déterminées au niveau National. Après une première génération de plans sectoriels élaborés dans le cadre de la CDN 2021-2025, l’adoption de la CDN 3.0 rendait nécessaire une actualisation de ces instruments. En effet, la mise en œuvre de la précédente CDN s’était accompagnée de plusieurs outils d’opérationnalisation, notamment un plan d’investissement, un plan de partenariat et des plans sectoriels intégrant la dimension genre. Avec la nouvelle CDN 2026-2030, il s’agit désormais de réviser ces référentiels afin qu’ils soient en phase avec les nouvelles priorités du pays.C’est dans cette perspective que le Secrétariat Permanent de la Coordination des Politiques Sectorielles Agricoles et du Développement Durable (SP/CPSADD), avec l’appui de la Coopération belge à travers Enabel, a organisé cet atelier participatif à Tenkodogo. À travers le PTCS-BFA, Enabel a mobilisé un financement d’environ 33 millions de FCFA pour accompagner ce processus de révision des plans sectoriels de la CDN. Selon Ouédraogo Nebnoma Norbert, Chargé de projet - Gouvernance locale à Enabel, cet appui ne se limite pas à un atelier ponctuel : il vise à soutenir l’ensemble du processus jusqu’à l’aboutissement de plans sectoriels actualisés, cohérents avec les nouvelles orientations de la CDN 3.0. « Cet atelier va permettre aux différents acteurs de revisiter les anciennes versions des plans sectoriels et d’y intégrer les nouvelles données introduites dans la CDN 3.0 », a-t-il expliqué.Des plans sectoriels pour passer des engagements à l’actionPour les responsables nationaux du processus, ces plans sectoriels représentent bien davantage qu’un simple exercice administratif. Ils constituent les véritables outils de suivi et d’opérationnalisation de la CDN dans chaque secteur. Selon Alain Combasséré, Point focal national de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, l’objectif de l’atelier est précisément de doter les différents secteurs de références clairs pour faciliter la mise en œuvre, le suivi et le rapportage des actions climatiques. « La CDN est un document global, mais sa mise en œuvre relève des différents secteurs. Les plans sectoriels permettent donc de relayer ce qui est prévu dans la CDN au niveau de chaque ministère, afin de faciliter le suivi et l’évaluation », a-t-il souligné.À l’issue de l’atelier, chaque secteur doit ainsi disposer d’une première version actualisée de son plan sectoriel, intégrant les nouvelles priorités de la CDN 3.0 et pouvant servir de base à la mise en œuvre des engagements du Burkina Faso.Des innovations au cœur de la mise à jourDes éléments d’innovation ont été apportés à la CDN 3.0. Ces innovations seront traduites dans les plans sectoriels de la CDN Parmi les principaux éléments attendus dans les plans sectoriels figurent notamment une meilleure prise en compte du genre et des groupes vulnérables ; un alignement plus fort avec les priorités nationales de développement ; l’intégration d’indicateurs plus précis de suivi-évaluation ; une clarification des rôles institutionnels et une meilleure articulation entre adaptation, atténuation et financement climatique. Une étape clé pour la mise en œuvre de la CDN 2026-2030La mise à jour des plans sectoriels constitue une étape déterminante pour donner corps aux ambitions climatiques du Burkina Faso. En révisant ces outils, le pays se dote progressivement de référentiels plus adaptés à ses réalités actuelles et mieux alignés sur ses engagements internationaux. À travers cet atelier, les acteurs nationaux ont posé les bases d’une action climatique plus cohérente, plus concertée et plus opérationnelle.Dans un contexte où les effets des changements climatiques se font de plus en plus pressants, cette démarche apparaît comme un levier essentiel pour transformer les engagements de la CDN 3.0 en actions concrètes au service des populations et du développement durable du Burkina Faso.


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    Burkina Faso BFA21001

  • Entrepreneuriat au Hodh El Chargui : 20 nouveaux formateurs désormais prêts à accompagner les porteurs de projets

    Entrepreneuriat au Hodh El Chargui : 20 nouveaux formateurs désormais prêts à accompagner les porteurs de projets


    Aminata KANE | 21/04/2026

    Néma – La région du Hodh El Chargui dispose désormais d’un nouveau vivier de compétences pour dynamiser son économie locale. La session de formation intensive, qui s’est tenue du 06 au 18 avril 2026, s'est clôturée avec succès, marquant une étape clé pour l'écosystème entrepreneurial du département.Pendant 12 jours, 20 professionnels issus de l'agence pour l'emploi, de centres de formation technique et d'organisations de la société civile ont été formés pour devenir des experts en accompagnement. L'objectif était de leur transmettre des outils pratiques pour aider les futurs entrepreneurs à structurer leurs idées, gérer leurs finances et assurer la rentabilité de leurs activités.Désormais opérationnels, ces formateurs sont prêts à intervenir sur le terrain pour encadrer les porteurs de projets locaux. Leur intégration prochaine dans le dispositif national de soutien à l'emploi garantit que cet accompagnement sera durable et accessible à tous les créateurs d'entreprises de la région


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  • Mieux coordonner pour mieux soigner : le rôle des équipes cadres de moughataa

    Mieux coordonner pour mieux soigner : le rôle des équipes cadres de moughataa


    Aminata KANE | 21/04/2026

    En Mauritanie, l’organisation des services de santé au niveau local s’appuie sur les circonscriptions sanitaires, structurées à l’échelle des moughataas, subdivisions administratives de second niveau du pays. À cette échelle, les médecins-chefs jouent un rôle central dans la coordination de toutes les structures de santé et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Pendant longtemps, ces responsabilités reposaient essentiellement sur une seule personne, rendant difficile la supervision des structures sanitaires et la planification efficace des activités.« À Bababé, lorsque je suis arrivé comme médecin-chef, la moughataa était oubliée », souligne aujourd’hui le médecin-chef de Boghé, qui exerçait auparavant dans cette moughataa. « Plusieurs structures de santé étaient fermées et il n’y avait pas de coordination entre les équipes. » Pour répondre à ces défis et renforcer la gouvernance sanitaire au niveau opérationnel, le programme AI-PASS, financé par l’Union européenne en partenariat avec le Ministère de la Santé, accompagne la création et le renforcement des équipes cadres des circonscriptions sanitaires des moughataas (EC-CSM).Une réforme née du terrainLa réflexion autour des équipes cadres trouve son origine dans une analyse du système local de santé (analyse SYLOS) menée avec l’équipe projet, les acteurs du terrain depuis 2018, les médecins-chefs et les autorités sanitaires. Cette analyse, conduite dans le cadre des ateliers de la théorie du changement du programme AI-PASS en 2019, visait à mieux comprendre les défis organisationnels rencontrés au niveau des moughataas et à identifier des solutions pour améliorer la coordination des services de santé.Dans le cadre de cette démarche, plusieurs ateliers ont permis de partager les constats et de formuler des recommandations. Parmi les recommandations issues de cette analyse, tous les acteurs se sont accordés sur une priorité claire : renforcer les mécanismes de coordination et de supervision au niveau local.C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de créer des équipes cadres afin de passer d’un modèle centré sur une seule personne à une gouvernance plus collective et participitative.Cette approche a d’abord été expérimentée à partir de 2020 dans certaines zones pilotes, notamment à Bababé et à Dar Naim, désignés « Moughataas d’apprentissage ». Les premières équipes cadres y ont été mises en place et accompagnées dans l’organisation de leurs activités. Les résultats observés sur le terrain ont progressivement convaincu les autorités sanitaires de l’intérêt de ce modèle, conduisant à son adoption puis extension à l’échelle nationale. Ce modèle s’inscrit également dans une dynamique internationale, inspirée de l’approche district des systèmes de santé africains, reposant sur des équipes cadres de district sanitaire.Une reconnaissance institutionnelleLa création des équipes cadres a été officialisée en décembre 2021 avec l’adoption de l’arrêté ministériel fixant l’organisation et le fonctionnement du système régional de santé. Les équipes cadres sont composées de quatre membres autour du Médecin-chef chargés de suivre les principales dimensions du système de santé dans la circonscription : les soins de santé primaires, la gestion des médicaments et des ressources, l’analyse des données sanitaires et la gestion administrative et financière.À partir de 2022, les membres des équipes cadres ont été progressivement désignés et nommés dans les différentes moughataas du pays par le ministère de la Santé, contribuant à renforcer la gouvernance sanitaire locale et à améliorer la qualité de l’offre de soins.Un appui pour renforcer les capacités des équipesDans ce processus, le programme AI-PASS joue un rôle clé en accompagnant le renforcementdes capacités des équipes cadres et des acteurs du système de santé au niveau local.Pour Amadou Kane, expert en santé publique, Assistant Technique National impliqué dans cet accompagnement :« Les équipes cadres sont aujourd’hui mieux armées pour gérer les activités au niveau de la moughataa. Elles ont davantage de légitimité et peuvent assumer des responsabilités sur le terrain. Cela permet aussi de mieux faire le contrôle du respect des normes notamment lors des supervisions des activités des formations sanitaires ».Cet appui se traduit notamment par l’organisation de formations structurées autour de neuf modules portant sur des thématiques nécessaires au management des CSM. Ces formations permettent de clarifier les rôles de chaque membre et d’améliorer la coordination entre les services, tout en développant une approche multidisciplinaire des compétences techniques.L’appui du Projet AI - PASS a également permis de renforcer l’autonomie des équipes cadres de moughataa, notamment à travers l’équipement des salles de réunion, facilitant ainsi les cadres de concertation internes et les échanges avec les partenaires.Le médecin-chef de Boghé confirme ces évolutions sur le terrain :« Nous constatons aujourd’hui une nette amélioration. Les formations et les dotations en équipements et en véhicules ont renforcé nos capacités, mais cela n’est possible que grâce à la mise en place des équipes cadres, qui permettent une meilleure organisation et coordination».Une meilleure organisation des services de santéAI-PASS travaille directement avec les membres des équipes cadres afin d’accompagner leur fonctionnement, d’identifier les défis rencontrés et de renforcer leurs capacités à y répondre. Lors des supervisions trimestrielles, des réunions sont organisées avec les communautés afin d’identifier les principaux problèmes rencontrés par les populations et d’adapter les services de santé à leurs besoins.« Le fait d’écouter les équipes sur le terrain et les communautés nous aide à mieux adapter les solutions proposées et viser une meilleure offre », explique Mamadou Dialaw BA, expert en santé publique, Assistant Technique National.Le Médecin-chef de Boghé souligne également l’importance de cette approche participative, illustrée par des initiatives comme les échographies mobiles réalisées chaque week-end, qui rapprochent les services de santé des populations et améliorent le suivi dans les zones éloignées ne disposant pas d’équipements d’échographie.Cette approche communautaire contribue à renforcer le dialogue entre les structures de santé et les populations, tout en améliorant la qualité de la prise en charge.Une dynamique pour renforcer le système de santéAujourd’hui, les 63 moughataas du pays disposent d’une équipe cadre, marquant une avancée significative dans la structuration du système de santé mauritanien.En renforçant la coordination, la planification et la prise de décision au niveau local, ces équipes contribuent à une offre de soins plus cohérente, plus réactive et mieux adaptée aux besoins des populations.À travers le programme AI-PASS, Enabel poursuit cet accompagnement afin de renforcer durablement la gouvernance et les capacités du système de santé, avec pour finalité d’offrir des soins de qualité aux populations mauritaniennes dans une perspective de couverture santé universelle.Equipe Santé


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  • Au cœur de la maternité en Mauritanie : améliorer la qualité des soins pour les mères et les nouveau-nés

    Au cœur de la maternité en Mauritanie : améliorer la qualité des soins pour les mères et les nouveau-nés


    Aminata KANE | 21/04/2026

    Depuis 2024, Cheikh Tourad Abderrahmane, expert sectoriel national en santé publique, accompagne l’un des plus grands services de maternité de Nouakchott : le centre de santé de Sebkha. Son objectif est d’améliorer la qualité des soins dispensés aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés.Dans le cadre du programme AI-PASS III, Enabel appuie le ministère de la Santé afin de renforcer la santé maternelle et infantile à travers l’amélioration des soins primaires et de la qualité des services.« Sauver une mère, c’est donner deux vies Au sein de la maternité, la sage-femme Madina Diallo rappel de la responsabilité portée par les équipes : « Sauver une mère, c’est donner deux vies ». Un message qui reflète l’objectif d’Enabel d’assurer à chaque femme un accouchement sûr et digne.Réorganiser l’accueil et la présence des sage-femmes pour un accès plus juste aux soinsAu centre de santé de Sebkha, la situation observée en 2024 témoignait d’un besoin urgent d’organisation. Chaque matin, des trentaines de femmes enceintes arrivaient très tôt et attendaient plusieurs heures à l’entrée du centre, sous une forte chaleur et sans garantie d’être reçues par une sage-femme.« Les sage-femmes prenaient en charge les femmes qui semblaient souffrir le plus, et certaines étaient renvoyées chez elles faute de personnel disponible », explique Cheikh Tourad Abderrahmane, expert sectoriel national pour le programme AI-PASS III.Derrière ces difficultés se cachait un défi structurel, malgré l’engagement des équipes, l’organisation interne ne permettait pas d’assurer un accueil régulier et équitable. Avec l’appui d’Enabel, le médecin-chef de la Moughaata (département mauritanien) de Sebkha, Dr Mohamed Abdelvetah, a réorganisé la présence des sage-femmes, revu la planification et clarifié les rôles de chacun. Cette restructuration permet aujourd’hui d’assurer une présence plus régulière du personnel et d’améliorer l’accueil des patientes.Améliorer la qualité des pratiques obstétricales :le rôle clé du partogramme Au-delà de l’organisation interne, un autre enjeu majeur concernait la qualité du suivi du travail d’accouchement.L’évaluation menée par Enabel en 2023 a révélé que le partogramme pourtant essentiel au suivi obstétrical, n’était pas toujours utilisé correctement. Dans certains cas, il était rempli après l’accouchement, parfois partiellement, parfois pas du tout. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le partogramme est « l’enregistrement graphique des progrès du travail et des principales données sur l’état de la mère et du fœtus ». Cet outil rassemble, sur une seule page, toutes les informations clés du travail d’accouchement :progression de la dilatation, fréquence des contractions, état du fœtus, signes vitaux de la mère, et interventions réalisées. Utilisé en temps réel, il permet de détecter tôt les complications et d’assurer une prise en charge adaptée.Aujourd’hui, grâce à l’appui de Enabel et au travail continu de l’équipe dirigée par la responsable de la maternité, Mme Habsatou Sow, la situation a nettement évolué. Le rapport d’évaluation du premier semestre 2025 montre une amélioration majeure : 99 %des accouchements sont désormais suivis à l’aide d’un partogramme. Les éléments clés du suivi obstétrical, progression du travail, rupture de la poche des eaux, descente de la têtef œtale ou surveillance post-partum, sont désormais mieux documentés et systématiques.L’amélioration de la qualité des soins se reflète également après l’accouchement. Le suivi post-partum immédiat est désormais documenté dans 100 % des cas, contre 15 % lors de l’évaluation précédente en 2023. Cette évolution change concrètement l’expérience des femmes, elles ne quittent plus la maternité sans un dernier examen et un échange sur leur état et celui de leur nouveau-né.Ces avancées ouvrent la voie à une nouvelle étape : des formations ciblées pour harmoniser les pratiques et renforcer l’usage du partogramme en salle d’accouchement.Vers des maternités plus sûres et mieux organiséesLes changements observés au centre de santé de Sebkha dépassent la simple correction d’un outil ou l’ajustement d’un planning. Ils démontrent une transformation progressive de la manière dont les femmes sont accueillies, suivies et accompagnées. C’est une dynamique qui renforce la sécurité et crée un environnement où les mères et les nouveau-nés sont mieux protégés.Enabel, aux côtés du ministère de la Santé, poursuivra ce travail dans les prochains mois afin de consolider ces acquis et d’accompagner d’autres maternités du pays vers une meilleure qualité de soins.Equipe Santé


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