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  • Bénin : une nouvelle loi sur l'environnement, fruit d'un partenariat durable entre le Gouvernement et Enabel

    Bénin : une nouvelle loi sur l'environnement, fruit d'un partenariat durable entre le Gouvernement et Enabel


    Reece-hermine ADANWENON | 17/07/2026

    Le Bénin vient de franchir une étape majeure dans le renforcement de sa gouvernance environnementale. Le 13 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la loi n°2026-15 portant loi sur l'environnement, remplaçant ainsi la loi-cadre de 1999 après vingt-sept années d'application. Cette réforme offre au pays un cadre juridique modernisé, adapté aux nouveaux défis liés au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles, à la lutte contre les pollutions, à l'évaluation environnementale et au développement durable. Le nouveau texte comprend 145 articles répartis en huit titres et vingt-quatre chapitres, incluant notamment un rôle renforcé des collectivités territoriales dans la gestion environnementale. À travers le projet PASPort dans sa phase I, mise en œuvre entre 2019 et 2023, Enabel a accompagné ce processus en mobilisant une approche fondée sur l'expertise nationale, le dialogue interinstitutionnel et la co-construction.Un cadre juridique à bout de souffleLa précédente loi-cadre, la n° 98-030 du 12 février 1999, avait fini par montrer ses limites face à l'évolution des enjeux écologiques. Or, dès la Constitution du 11 décembre 1990, le Bénin avait pourtant inscrit la protection de l'environnement parmi ses priorités : son article 27 reconnaît à toute personne le droit à un environnement sain et en fait un devoir partagé entre citoyens et État. Après vingt-sept ans d'application de la loi de 1999, un texte à la hauteur des défis actuels s'imposait. Le nouveau texte, structuré en 145 articles répartis en 24 chapitres et 8 titres, couvre désormais l'ensemble des dimensions de la politique environnementale : protection des ressources naturelles, préservation du milieu humain, lutte contre les pollutions, évaluation environnementale, mesures incitatives et dispositions pénales. Il accorde également une place renforcée aux collectivités territoriales décentralisées dans la gestion écologique, une avancée avantageuse par la Commission du Plan, de l'Équipement et de la Production (C3), présidée par l'honorable Joseph Anani, qui a porté le projet devant les députés. Une expertise collective au service de la réformeLe travail a reposé sur la constitution d'un groupe pluridisciplinaire d'experts couvrant les différents domaines de l'environnement.Entre 2020 et 2023, près d'une vingtaine d'ateliers d'écriture, de relecture et de validation ont été organisés avec l'appui financier du projet PASPort. Le premier atelier s'est tenu à Lokossa en novembre 2020 et a marqué le lancement d'un important travail de réécriture. Cette dynamique collaborative a permis de produire un avant-projet de loi enrichi par les contributions d'un expert du Service public fédéral belge chargé de l'Environnement, avant sa transmission au Gouvernement pour la poursuite du processus législatif. Parallèlement, le même dispositif de concertation a permis d'élaborer huit projets de décrets d'application portant notamment sur :la gestion des déchets ;la qualité de l'air ;les normes relatives aux eaux résiduaires ;la gestion du bruit ;les huiles usagées ;les déchets dangereux ;ainsi que d'autres domaines essentiels à la mise en œuvre de la future loi.Renforcer durablement les politiques publiquesPour Enabel, cette réforme illustre pleinement sa mission d'accompagnement des politiques publiques au service d'un développement durable et inclusif. Au-delà de l'appui technique, l'ambition est de renforcer durablement les capacités des institutions nationales afin qu'elles puissent élaborer et mettre en œuvre des cadres répondant réglementairement aux besoins du pays et aux engagements internationaux du Bénin. L'adoption de cette loi démontre également que les effets d'un projet de coopération peuvent se prolonger bien au-delà de sa période de mise en œuvre. Bien que le projet PASPort soit clôturé, les investissements réalisés dans le renforcement institutionnel continuant aujourd'hui de produire des résultats structurants. L'engagement d'Enabel ne s'arrête pas à l'adoption de la loi. Des ressources sont déjà prévues afin d'accompagner l'élaboration des textes réglementaires complémentaires ainsi que les actions de vulgarisation de la nouvelle législation. L'objectif est de permettre une appropriation effective de cette réforme par l'ensemble des acteurs concernés et de contribuer à une mise en œuvre efficace sur l'ensemble du territoire. À travers cette collaboration avec le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Bénin dans le renforcement de ses institutions et la construction de politiques publiques au service d'un développement durable, résilient et inclusif. 


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    Benin BEN23005

  • Renouvellement de la flotte poids lourds au Bénin : les partenaires du transport se coordonnent

    Renouvellement de la flotte poids lourds au Bénin : les partenaires du transport se coordonnent


    Reece-hermine ADANWENON | 17/07/2026

    Cotonou, le 10 juillet 2026 Les bureaux Enabel Bénin ont accueilli ce matin l'Atelier des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) du secteur transport. Une trentaine de représentants issus de 12 organisations internationales se sont réunis pour faire le point sur leurs interventions respectives et travailler à une approche commune sur le renouvellement de la flotte de véhicules poids lourds au Bénin. Créé en décembre 2024 à l'initiative du MCA-Bénin, le groupe PTF Transport rassemble chaque trimestre les acteurs de la coopération internationale intervenant dans le transport routier béninois. Il offre un espace de dialogue structuré pour partager les avancées, éviter les doublons et identifier les complémentarités entre programmes. Cette session du 10 juillet 2026, organisée par Enabel dans le cadre de ses projets COTONI et PROPORT, a réuni près de 30 participants représentant : le MCA-Bénin, le MCC, la Banque mondiale Bénin, Enabel, l'Union européenne, la BAD, l'UEMOA, TMA, la CNUCED, la CEDEAO, SCANIA et la Banque mondiale Togo. Le transport routier béninois : entre avancées et défis persistants Au Bénin, e transport routier constitue l'épine dorsale de l'économie. Sa position géographique stratégique sur le Golfe de Guinée fait du Bénin un carrefour logistique régional incontournable pour les échanges avec les pays enclavés de la sous-région, Niger et Burkina Faso en tête. Si des progrès notables ont été enregistrés ces dernières années, des contraintes structurelles persistantes : infrastructures dégradées sur certains tronçons, barrières non tarifaires, numérisation partielle des procédures, et vieillissement du parc de véhicules de transport de marchandises. Le cœur de cet atelier portait sur le renouvellement de la flotte de véhicules poids lourds , enjeu critique pour la compétitivité du corridor, la sécurité routière et la réduction de l'empreinte carbone du secteur. MCA-Bénin, Enabel et la Banque mondiale Bénin ont chacun présenté leurs approches et mécanismes de financement. SCANIA et la Banque mondiale Togo ont apporté des éclairages précieux à travers le partage d'expériences concrètes et de leçons apprises dans des contextes similaires. Les échanges ont permis de cartographier les modèles existants, d'analyser les défis spécifiques au contexte béninois (accès au crédit, coût des entrants, normes techniques) et d'identifier les leviers d'action communs. À l'issue de la matinée de travail, les participants sont répartis avec :une vision partagée des interventions de chaque PTF dans le secteur du transport routier au Béninune analyse commune des défis liés au renouvellement de flotte et des modèles de financement envisageablesdes synergies identifiées et un accord de principe sur une approche harmonisée entre partenaires pour les prochaines annéesEnabel anime deux projets structurants dans le secteur du transport au Bénin :COTONI (Corridor Cotonou-Niamey) : financé par l'Union européenne à hauteur de 18 millions d'euros, ce projet vise à améliorer la gouvernance, la sécurité et la facilitation des échanges sur le corridor Cotonou-Niamey (2025-2029).PROPORT : projet complémentaire axé sur le développement du Port Autonome de Cotonou et de la zone portuaire logistique.En organisant et animant ce cadre de coordination PTF, Enabel joue son rôle de facilitateur de la coopération multi-acteurs, condition indispensable pour transformer les investissements en résultats durables pour les populations béninoises.


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    Benin BEN24003

  • EU CERC contributing to the Africa Circular Economy Alliance (ACEA)

    EU CERC contributing to the Africa Circular Economy Alliance (ACEA)


    Frederik VAN DEN BOSCH | 17/07/2026

    EU CERC contributing to the Africa Circular Economy Alliance (ACEA) (during the ACEA Annual Meetings 2026 in Abidjan, 30 June – 2 July 2026) In 2025, Enabel joined the Africa Circular Economy Alliance Home | ACEA Africa as Strategic Partner. Many African nations are regular members of ACEA, whilst organisations like the UNDP, the Ellen McArthur Foundation and the Africa Circular Economy Network are strategic partners. For three days, we shared experiences, updated each other and identified fields of action to further shape and promote circular practices across Africa. We talked about Regulation, about Trade Promotion. Different Entrepreneurs presented their businesses and we made a very inspiring site visit to Akouédo, a former waste collection site, now being turned into a green park for sports and energy generation. The theme of this year’s meetings was “Scaling Africa CE transition: from policy to sector-wide action” to point out that implementation is very important.​ On the program was an Enabel/EUCERC run presentation and panel session on "Financing CE scaleup in Africa: perspectives of the finance ecosystem". ​Enabel first presented the main outcomes of a Financial Mapping exercise which will be published shortly, pointing at the potential for financiers and portraying the good work many financiers (banks, fund managers, foundations) are doing already to implement more circularity. A good panel with representatives from the European Commission, from the Development Bank of Southern Africa and of the Government of Benin shared their work to further promote circularity. It allowed for discussion of the needs and even more the potential and the opportunities that a circular approach offers to businesses and their financiers.


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    Belgium BEL23009

  • Enabel au Burkina Faso et ses partenaires jettent les bases de l'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel pour renforcer l'accès au financement des entrepreneurs ruraux

    Enabel au Burkina Faso et ses partenaires jettent les bases de l'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel pour renforcer l'accès au financement des entrepreneurs ruraux


    Geoffroy ZONGO | 17/07/2026

    Les 9 et 10 juillet 2026 à Ziniaré, Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, en collaboration avec TRIAS Afrique de l'Ouest et la Direction Générale de la Promotion de l'Économie Rurale (DGPER), a réuni les principaux acteurs publics, financiers et professionnels autour d'un atelier national consacré à l'harmonisation des pratiques et à l'institutionnalisation du mécanisme de Sociétés de Cautionnement Mutuel (SCM). Soutenue financièrement et techniquement par Enabel et ses partenaires dans le cadre de ses différents programmes d'appui au développement économique local, cette rencontre constitue une étape décisive vers la reconnaissance nationale d'un mécanisme innovant qui facilite l'accès au crédit des producteurs, des coopératives et des micros, petites et moyennes entreprises évoluant dans les chaines de valeur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique.Au Burkina Faso, les difficultés d'accès aux garanties financières demeurent l'un des principaux freins au développement de l'entrepreneuriat rural. Depuis plusieurs années, Enabel et TRIAS accompagnent la mise en place des Sociétés de Cautionnement Mutuel, une approche reposant sur la solidarité entre les membres afin de sécuriser les crédits accordés par les institutions financières. Les résultats obtenus démontrent la pertinence de ce mécanisme en matière d'inclusion financière et de développement d'opportunités économiques. L'atelier de Ziniaré a permis aux participants de partager leurs expériences, d'identifier les bonnes pratiques, d'engager une réflexion sur le cadre juridique du mécanisme et d'élaborer une feuille de route consensuelle en vue de son institutionnalisation. Une équipe technique a également été mise en place pour conduire les prochaines étapes de ce processus.Pour Julie VAN DER SMISSEN, Program Manager de Enabel au Burkina Faso, cette initiative traduit la volonté d'inscrire durablement les innovations porteuses dans les politiques publiques : « Les Sociétés de Cautionnement Mutuel ont démontré leur capacité à lever les barrières d'accès au financement pour les entrepreneurs ruraux. Avec nos partenaires, nous souhaitons désormais accompagner leur institutionnalisation afin que ce mécanisme puisse être harmonisé, pérennisé et déployé à plus grande échelle au bénéfice des populations burkinabè. » Présidant la cérémonie d'ouverture, Madame Sy Assétou Barry/Traoré, Gouverneur de la région de Oubri, a salué l'engagement des partenaires et souligné l'importance stratégique de cette dynamique : « L'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel constitue une avancée majeure pour renforcer l'inclusion financière, soutenir l'entrepreneuriat rural et favoriser un développement économique durable au profit de nos communautés. Je remercie Enabel ainsi que l'ensemble des partenaires pour leur engagement constant aux côtés du Burkina Faso. » À travers cette initiative, Enabel réaffirme son engagement à accompagner les autorités burkinabè et les acteurs nationaux dans la mise en place de solutions durables favorisant l'inclusion financière, le développement des chaînes de valeur agricoles et la création d'emplois décents, contribuant ainsi à une croissance économique plus inclusive et résiliente.


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    Burkina Faso BFA23005

  • Niger : des solutions locales qui changent la donne face au climat

    Niger : des solutions locales qui changent la donne face au climat


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 15/07/2026

    Au Niger, le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) démontre qu’un changement durable peut naître de gestes simples du quotidien. À travers la diffusion de foyers améliorés, les ménages réduisent jusqu’à 60 % leur consommation de bois, limitant ainsi la déforestation, tout en allégeant les tâches domestiques et les dépenses. Au-delà de ces innovations pratiques, le programme introduit également un mécanisme de Paiement pour Services Environnementaux (PSE), qui récompense les communautés engagées dans la préservation de leur environnement. À ce jour, 1 452 ménages, 85 groupements féminins et 3 villages en bénéficient. Une approche concrète et incitative qui, si elle est étendue, pourrait contribuer à transformer durablement les politiques environnementales du pays.


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  • Niger : des pratiques agricoles durables pour restaurer les sols

    Niger : des pratiques agricoles durables pour restaurer les sols


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 15/07/2026

    Dans les régions de Dosso et Tahoua, les Champs Écoles Agro-Pastoraux (CEAP) accompagnent les producteurs vers des techniques agricoles durables, telles que le compostage, la microdose ou le zaï amélioré. Soutenue par le Portefeuille Thématique Climat Sahel – Volet Niger, cette initiative vise à renforcer la fertilité des terres et la résilience des exploitations. En 2025, 22 CEAP sont opérationnels, contribuant à diffuser des solutions locales face aux défis climatiques.


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    Niger NER21005

  • L'ONEM franchit une nouvelle étape dans la modernisation des services publics de l'emploi

    L'ONEM franchit une nouvelle étape dans la modernisation des services publics de l'emploi


    Paola VANGU TSAKALA | 14/07/2026

    En République démocratique du Congo, l'accès à l'emploi demeure un défi majeur. Pour y répondre, l'Office National de l'Emploi (ONEM), avec l'appui d'Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, a officiellement lancé le 9 juillet 2026 sa plateforme numérique ONEM.CD ainsi que son application mobile MIKUBA. Une innovation qui ambitionne de rapprocher les chercheurs d'emploi et les employeurs tout en renforçant la gouvernance du marché du travail.Organisée à Kinshasa, la cérémonie de lancement a réuni les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants du secteur privé. Elle s'est tenue en présence du ministre de l'Emploi et du Travail, S.E. Ferdinand Massamba wa Massamba, du Directeur général de l'ONEM, Me Fanon Beya, et du Directeur Pays d'Enabel en RDC, Danny Denolf, répresentée par Madame Lies Vanmullem.Des services plus accessibles pour les chercheurs d'emploi et les employeursDans un pays où une grande partie des emplois relève encore du secteur informel, les outils numériques constituent un levier essentiel pour améliorer l'accès aux opportunités professionnelles. Grâce à ONEM.CD et à MIKUBA, les demandeurs d'emploi peuvent désormais créer leur profil, consulter des offres et postuler en quelques clics. Les employeurs, quant à eux, disposent d'un espace leur permettant de publier leurs offres et d'identifier plus facilement des candidats qualifiés.Au-delà de cette mise en relation, ces plateformes permettront de centraliser les données sur le marché du travail et de produire des statistiques fiables, indispensables à la conception de politiques publiques mieux adaptées aux réalités du terrain.Une transformation portée par un partenariat durableLe développement de ces outils est le fruit de deux années de collaboration entre l'ONEM et Enabel, dans le cadre du Portefeuille Thématique Protection Sociale en Afrique centrale (2022-2026). Cette coopération accompagne les institutions publiques congolaises dans le renforcement de leurs capacités afin de promouvoir un marché du travail plus performant, plus inclusif et créateur d'emplois décents.« Ce lancement est la matérialisation d'une conviction profonde : l'emploi constitue l'un des premiers filets sociaux d'émancipation et un rempart contre la précarité », a souligné Lies Vanmullem , Cheffe de projet Kinshasa d'Enabel en RDC.Vers un marché du travail plus transparent et plus inclusifAfin de favoriser l'appropriation de ces nouveaux services, une campagne nationale de sensibilisation sera menée dans les prochains mois. Elle s'appuiera sur des actions de proximité, des campagnes médiatiques, des outils pédagogiques et une communication digitale pour faire connaître ces plateformes auprès des chercheurs d'emploi, des employeurs et des autres acteurs du marché du travail.À travers cette initiative, l'ONEM et Enabel contribuent à bâtir un service public de l'emploi plus moderne, capable de faciliter l'accès aux opportunités professionnelles, d'améliorer la qualité des données sur l'emploi et de soutenir des politiques publiques fondées sur des preuves. Une étape importante pour accompagner la transformation du marché du travail en République démocratique du Congo.


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    DR Congo COD21005

  • Niger : Quand l’école aide les enfants à mieux voir… et à mieux réussir

    Niger : quand l’école aide les enfants à mieux voir… et à mieux réussir


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 14/07/2026

    Au Niger, une initiative innovante rapproche les soins oculaires des élèves. En dépistant précocement les troubles de la vision en milieu scolaire, cette approche améliore à la fois la santé des enfants et leurs chances de réussite, tout en contribuant à l’objectif de couverture sanitaire universelle. Imaginez un enfant assis en classe, les yeux plissés, qui tente désespérément de déchiffrer ce que l'enseignant écrit au tableau. Il ne comprend pas pourquoi les lettres se brouillent. Ses parents non plus. Et pourtant, une simple paire de lunettes suffirait. Cette réalité, des milliers d'élèves nigériens la vivent sans le savoir.Un accès aux soins encore trop limité Au Niger, les problèmes oculaires restent fréquents. La cécité touche 8,2 % des personnes de plus de 50 ans, causée principalement par des troubles de la réfraction et la cataracte, deux affections souvent traitables. Pourtant, dans les zones rurales, consulter un spécialiste ou obtenir des lunettes implique des heures de route et des dépenses que beaucoup ne peuvent pas assumer.Des soins qui vont vers les patients C'est face à cette réalité que le projet PASS-Sutura, porté par Enabel en partenariat avec le Programme national de santé oculaire du Niger et l’inspection départementale de l’éducation, a décidé de changer d'approche : plutôt que d'attendre que les patients viennent aux soins, ce sont les soins qui iront vers les patients. Entre 2022 et 2025, des campagnes de dépistage et des opérations de la cataracte ont été menées à Gaya, Gothèye et Dioundiou, permettant à de nombreux patients de retrouver la vue. En 2026, une nouvelle étape est franchie : des techniciens nigériens ont été formés à la clinique Saint-Joseph de Likasi pour gérer des unités de lunetterie. Pour la première fois au Niger, ces services seront disponibles directement dans les hôpitaux de district, en milieu rural, rendant les soins oculaires accessibles à tous.L'école, terrain de jeu de la vision Parmi les premières bénéficiaires de cette dynamique : les enfants. Et c'est peut-être là que l'impact est le plus immédiat, le plus tangible. Un élève myope ou avec d’autres troubles de réfraction (astigmatisme ou hypermétropie) qui ne voit pas le tableau, un enfant qui fatigue rapidement à la lecture, ces situations, banales dans leur apparence, peuvent avoir des conséquences profondes sur la trajectoire scolaire d'un enfant. Des notes qui chutent, une démotivation qui s'installe, parfois même un abandon précoce de la scolarité. Tout cela, pour un problème qui se règle avec une paire de lunettes. Conscients de cet enjeu, les équipes du projet ont décidé de mener une campagne de dépistage au cœur des écoles des districts de Gaya et Gothèye, en accord avec les recommandations de l'OMS.Une mobilisation pour la santé visuelle des élèves Du 14 avril au 12 juin 2026, des équipes composées de techniciens ophtalmologiques, d’agents lunetiers et d’acteurs de l’éducation ont mené une campagne de dépistage dans sept écoles. Enseignants, élèves et parents ont été pleinement impliqués, garantissant une organisation efficace et un suivi rigoureux. Le dépistage s’est déroulé en deux étapes : une première évaluation par les enseignants formés, suivie d’un examen approfondi par des spécialistes. Les données ont été collectées de manière fiable, combinant supports papier et outils numériques.Des résultats révélateurs  Sur 4 414 élèves, 2 119 ont été dépistés : 7 % présentent des troubles visuels nécessitant des lunettes ; 1 % souffrent d’autres affections oculaires. Les filles représentent plus de la moitié des cas détectés, un signal qui invite à réfléchir à la place des jeunes filles dans l'accès aux soins et à l'attention qui leur est portée. Ces chiffres montrent que de nombreux enfants apprennent avec des difficultés visuelles non corrigées.La prochaine étape : remettre les lunettes La prochaine étape est celle qui donnera tout son sens à ce travail de terrain : la remise des lunettes aux élèves qui en ont besoin. Un moment simple, mais chargé de symbole. Pour un enfant qui voit flou depuis des mois, enfiler une paire de lunettes adaptées, c'est parfois comme découvrir le monde pour la première fois. Cette phase sera conduite avec l’appui d’un expert de la clinique de Likasi, afin de renforcer les compétences des équipes locales en matière de fabrication de lunettes dans les lunetteries des hôpitaux de district de Gaya et de Gothèye, et d’assurer un ancrage durable de ce savoir-faire au Niger.Une initiative porteuse d’espoir Enseignants, parents et agents de santé s’accordent : cette expérience ouvre une nouvelle voie pour rapprocher des soins de qualité des populations. En intervenant dès l’école, au plus près des communautés, elle améliore la réussite scolaire et offre à chaque enfant de meilleures chances d’avenir et un meilleur accès aux soins pour tous.


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    Niger NER22001

  • PRADEP-AOS : Enabel aux commandes du corridor Ouest pour bâtir une économie pastorale résiliente

    PRADEP-AOS : Enabel aux commandes du corridor Ouest pour bâtir une économie pastorale résiliente


    Aminata KANE | 13/07/2026

    Lomé a accueilli, le 9 juillet 2026, le lancement officiel du Programme régional d'appui au développement de l'économie pastorale en Afrique de l'Ouest et au Sahel (PRADEP-AOS). Porté par un financement de l'Union européenne de 60 millions d'euros sur la période 2025-2030, le programme couvre 13 pays et mobilise plusieurs opérateurs de mise en œuvre. Parmi eux, Enabel, l'agence belge de coopération internationale, occupe une place stratégique : elle pilote la composante territoriale Ouest, l'un des trois corridors pastoraux structurant l'ensemble du programme.Un corridor Ouest confié à EnabelLe PRADEP-AOS s'organise autour de six composantes coordonnées par le Secrétariat exécutif du CILSS. Trois d'entre elles correspondent à des couloirs géographiques transfrontaliers : le couloir du Lac Tchad, mis en œuvre par la GIZ ; le couloir central, dont l'opérateur est encore en cours de sélection ; et le couloir Ouest, confié à Enabel.Ce corridor Ouest couvre les zones transfrontalières partagées par le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, des espaces où la mobilité du bétail, l'accès aux pâturages et aux points d'eau, et la gestion des ressources naturelles partagées sont des enjeux quotidiens pour les ménages pastoraux et agropastoraux. Les activités de la composante Ouest ont démarré dès septembre 2025, en avance sur plusieurs autres volets du programme.Une contribution à un objectif régional communLe PRADEP-AOS vise à renforcer la contribution de l'élevage à la transformation des systèmes alimentaires durables et à une croissance verte, inclusive et résiliente en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Son objectif spécifique est de renforcer la résilience économique des ménages pastoraux et agropastoraux, un enjeu de taille dans une région où l'élevage pèse en moyenne 36 % du PIB agricole des pays sahéliens et 15 % de celui des pays côtiers.Le programme s'articule autour de quatre axes que la composante Ouest, comme les autres corridors, décline sur son territoire :le renforcement de la gouvernance responsable des ressources naturelles transfrontalières ;la protection des ménages pastoraux et des troupeaux contre les maladies animales et zoonotiques transfrontalières ;l'amélioration durable de la compétitivité des chaînes de valeur de l'élevage et des conditions de vie des ménages pastoraux et agropastoraux ;la promotion d'un cadre politique et réglementaire favorable à la transhumance, au commerce du bétail et à la circulation d'intrants de qualité.Enabel, partenaire de longue date du pastoralisme ouest-africainEn prenant la responsabilité du corridor Ouest, Enabel confirme son ancrage dans les problématiques pastorales de la bande sahélo-saharienne, une zone où la mobilité transfrontalière du bétail reste à la fois une source de tensions et un moteur économique majeur pour des millions de familles. Aux côtés du CILSS (coordination globale), de la GIZ (corridor Lac Tchad), du Centre régional AGRHYMET (composante technique transversale) et de la CEDEAO (appui politique et réglementaire), Enabel contribue à faire du PRADEP-AOS un dispositif réellement intégré, où chaque opérateur apporte son expertise territoriale au service d'une gouvernance régionale plus cohérente du pastoralisme.Le regard de notre expert pastoralismeAbder Benderdouche, Expert pastoralisme d'Enabel, revient sur ces cinq journées à Lomé :« Les cinq journées organisées à Lomé autour de l'atelier préparatoire d'harmonisation, du lancement régional et des panels du PRADEP-AOS ont constitué une étape déterminante pour le démarrage opérationnel du Programme. Fortement mobilisés dans la préparation, l'organisation, les communications et les débats, les staffs Enabel de la coordination du Couloir Ouest et des quatre pays d'intervention ont contribué à clarifier la configuration institutionnelle et opérationnelle, les responsabilités des différents opérateurs et les modalités de collaboration avec le CILSS et les autres partenaires. Au-delà des résultats techniques, les échanges ont créé une réelle valeur ajoutée relationnelle en rapprochant les équipes, les institutions régionales, les organisations pastorales et les partenaires, tout en faisant émerger un consensus sur la nécessité d'accompagner les transformations de la mobilité pastorale dans un contexte sécuritaire, climatique et économique troublé. Les discussions ont également mis en lumière les difficultés persistantes des organisations sous-régionales à faire appliquer les directives communautaires relatives à la mobilité et au commerce pastoral, ainsi que le besoin d'une approche transversale forte et synergique permettant à l'ensemble des acteurs institutionnels, techniques et socio-professionnels de s'impliquer pleinement dans le renforcement durable et viable de l'économie pastorale ».Le lancement officiel du 9 juillet à Lomé, marqué par les allocutions des autorités togolaises, de l'Union européenne et du CILSS, a permis de clarifier les rôles de chaque composante et les mécanismes de coordination avec l'Unité régionale de coordination du programme. Pour la zone Mali-Mauritanie-Sénégal-Guinée, cela signifie une feuille de route désormais commune, avec un partenaire de terrain identifié : Enabel.


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    Guinea MRT24002

  • École des Maris : la RDC pose les bases d'une approche nationale pour transformer durablement les normes sociales en faveur de la santé familiale

    École des Maris : la RDC pose les bases d'une approche nationale pour transformer durablement les normes sociales en faveur de la santé familiale


    Doudou-bienvenu KAJANGU | 10/07/2026

    Et si l’avenir de la santé familiale passait aussi par une implication accrue des hommes ? C’est le pari relevé par la République Démocratique du Congo à Kisantu, où, du 26 juin au 6 juillet 2026, experts nationaux, cadres du Ministère de la Santé Publique et Ministère du Genre, partenaires techniques et praticiens de terrain ont uni leurs expertises pour franchir une étape décisive dans la structuration de l’approche innovante « École des Maris ». Ces travaux ont constitué une avancée majeure dans la consolidation des documents techniques de cette approche, avec l’objectif de doter le pays d'un cadre national harmonisé pour promouvoir une implication durable des hommes dans la santé familiale et l’égalité de genre, en agissant sur les normes sociales qui influencent les comportements au sein des communautés.Dans de nombreuses communautés congolaises, les décisions relatives à la santé de la femme et de l'enfant ne reposent pas uniquement sur les connaissances ou la disponibilité des services. Elles sont aussi influencées par les normes sociales, les croyances et les rapports de pouvoir au sein des ménages. Qu'une femme consulte précocement pendant sa grossesse, qu'un couple adopte une méthode de planification familiale ou qu'une jeune femme accède à des services de santé adaptés dépend souvent du soutien de son conjoint ou son partenaire. C'est précisément pour agir sur ces déterminants sociaux que le Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR), avec l'appui d'Enabel à travers son projet Santé et Protection Sociale en Santé (SPSS) mis en œuvre dans la province de la Tshopo, accompagne le développement des documents de l’approche 'École des Maris’ adaptée au contexte congolais. De l'expérience pilote à une ambition nationaleDepuis août 2025, Enabel accompagne la Division Provinciale de la Santé de la Tshopo dans la mise en œuvre d'un projet pilote de quinze (15) mois à Isangi, plus précisément dans l'aire de santé de Yalikina. Inspirée d'expériences concluantes menées ailleurs en Afrique, l'approche 'Ecole des Maris' vise à faire des hommes des acteurs engagés de la santé familiale plutôt que de simples observateurs. Mais très vite, un constat s'est imposé : pour garantir la qualité, la cohérence et la pérennité de cette approche, la RDC devait disposer de ses propres référentiels, alignés sur les directives et les normes nationales du Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. La question de la réduction de la morbi-mortalité et néo natale, l’éducation et l’autonomisation de la femme, l’intégration de la masculinité positive dans la lutte contre les VBG, l’accompagnement des hommes par les femmes pour l’utilisation accrue  des services… font partie des composantes du PNSR qui prônent l’information des hommes sur ces questions en vue de leur implication. Un premier atelier organisé à Kinshasa, en octobre 2025, avait permis de produire les premières versions des documents techniques. Les échanges avaient également fait émerger plusieurs recommandations notamment celle de ne pas limiter l'approche aux hommes mariés, mais intégrer également les jeunes garçons afin d'agir plus tôt sur les représentations et les comportements. Dix jours pour construire des références nationalesPendant dix jours d'intenses travaux, des experts et autres partenaires techniques et praticiens de terrain ont passé en revue chaque contenu, confronté les expériences de terrain aux exigences des politiques nationales et enrichi les documents à partir des observations formulées lors du premier atelier. Deux documents stratégiques ont ainsi été consolidés : le Référentiel des métiers et des compétences et le Module national de formation destiné aux futurs facilitateurs. Ces documents ne sont pas de simples manuels. Ils définissent les compétences attendues, harmonisent les méthodes d'animation, structurent les contenus pédagogiques et garantissent que l'approche sera mise en œuvre selon les mêmes standards partout où elle sera déployée. Pour le PNSR, cette avancée constitue une étape essentielle vers l'institutionnalisation de l'approche et son intégration durable dans le système de santé. « En dotant le pays d'outils harmonisés et de qualité, nous nous donnons les moyens de garantir une mise en œuvre cohérente... C'est donc un pas décisif vers une plus grande implication des hommes dans la santé familiale », affirmait Madame Anne-Marie Tumba, Directeur national du PNSR, à l'ouverture de l'atelier. Une approche adaptée aux réalités congolaisesSi l’approche "École des Maris" s'inspire d'expériences africaines déjà éprouvées, la version développée pour la RDC introduit plusieurs évolutions majeures. La première est son inscription dans la stratégie nationale de promotion de la masculinité positive (SNPM+), qui encourage une implication constructive des hommes dans la santé, le bien-être familial et l'égalité entre les femmes et les hommes. « Ces outils répondent directement aux composantes de la Stratégie nationale, notamment la promotion d'une paternité responsable, le partage équitable des responsabilités familiales, la participation des femmes à la prise de décision et la mobilisation communautaire en faveur de la masculinité positive » a indiqué Jean Wita, expert national à la Cellule Technique Mixte de la Masculinité positive (CTM+). L'approche congolaise ne s'adresse plus uniquement aux hommes mariés. Elle intègre désormais les jeunes, y compris les adolescents, considérés comme les futurs maris et futurs pères, afin de favoriser très tôt des attitudes favorables à l'égalité et à la santé familiale. Autre innovation importante : certaines sessions pourront associer hommes et femmes dans un même processus de dialogue. L'objectif est de construire ensemble des relations plus équilibrées et de favoriser des décisions partagées au sein des ménages. Au-delà de la santé reproductive, cette approche est pensée comme un véritable outil de changement social et comportemental, capable d'accompagner les communautés face à de nombreux défis où les normes sociales constituent encore un frein. Des premiers résultats encourageants à Isangi Le choix d'accompagner cette démarche ne relève pas d'une simple expérimentation. À Isangi, où vivent entre 65 000 et 78 000 hommes mariés et où l'approche est testée depuis plusieurs mois, les premiers résultats sont particulièrement encourageants. S'appuyant sur les données disponibles, Dr Aloys Zongo, Chef de projet SPSS, souligne que « les équipes constatent une progression de l'utilisation des services de planification familiale dans la zone de santé, avec un taux de couverture passé d'environ 13 % à plus de 21 % ». Au centre de santé de Yalikina, « les performances enregistrées dépassent largement les moyennes observées auparavant », a-t-il précisé.  Mais les chiffres ne racontent qu'une partie de l'histoire. Sur le terrain, les témoignages des femmes mettent en évidence des changements parfois plus profonds : davantage de dialogue au sein du couple, un meilleur accompagnement des femmes enceintes lors des consultations prénatales, une implication accrue des hommes dans les décisions liées à la santé familiale et une évolution progressive des rapports entre partenaires. Ces changements renforcent la conviction que les normes sociales peuvent évoluer lorsque les communautés elles-mêmes deviennent actrices du changement. Pour garantir la pérennité et le succès durable de cette approche, le consultant Enabel Sylvain Bakouan, qui a élaboré les premières versions des documents, insiste sur l'importance d'une implication active des leaders communautaires et des partenaires locaux. Il souligne également la nécessité de mettre en place un processus rigoureux de sélection, de formation et d'accompagnement continu des facilitateurs appelés à assurer la mise en œuvre de l'approche sur le terrain. Une dynamique portée par les institutions nationales L'un des enseignements majeurs du projet pilote réside dans l'appropriation progressive de l'approche par les institutions nationales.Face aux premiers résultats observés, le PNSR a choisi de porter le processus d'élaboration des documents de référence afin de garantir leur conformité avec les politiques nationales pour l’amélioration durable des indicateurs de santé maternelle, néonatale et infantile et de la planification familiale. Cette implication institutionnelle ouvre désormais la voie à une utilisation harmonisée de l'approche par les différents partenaires techniques et financiers souhaitant intervenir dans ce domaine. C’est notamment le cas de Marie Stopes International (MSI) qui, aux côtés d'Enabel, s'inscrit déjà dans cette dynamique en s’impliquant dans l’élaboration des documents de référence. L'École des Maris devient ainsi progressivement un bien commun du système de santé congolais. Les prochaines étapesLa clôture de l'atelier de Kisantu marque le début d'une nouvelle étape. Les deux documents élaborés seront d'abord soumis aux dernières validations institutionnelles au Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Une fois approuvés, « ces outils constitueront le cadre de référence pour la formation des futurs facilitateurs, qui auront la responsabilité d'accompagner la mise en œuvre de l'approche selon des standards nationaux harmonisés », a annoncé Dr Moïse Alfred Mbila, cadre à la Division Formation et Supervision au PNSR et responsable technique de ce processus. Après leur validation officielle, le territoire d'Isangi, où l'approche est expérimentée depuis plusieurs mois, constituera le premier site de déploiement à utiliser ces nouveaux référentiels harmonisés. Cette phase permettra de consolider les acquis, d'identifier les bonnes pratiques et de tirer les enseignements nécessaires avant une éventuelle extension à plus grande échelle. Les résultats et leçons issus de cette expérience pilote permettront ainsi d'alimenter la réflexion sur les conditions d'un passage progressif à l'échelle dans d'autres zones d'intervention des projets Santé et Protection Sociale en Santé et Lutte contre les Violences Sexuelles et l'Impunité (SPSS-LVSI) de Enabel, ainsi que dans d'autres programmes soutenus par des partenaires techniques et financiers engagés dans la promotion de la santé familiale. Construire le changement avec les communautésLes transformations les plus durables ne reposent pas uniquement sur les infrastructures ou les équipements médicaux. Elles passent aussi par l'évolution des comportements, des relations entre les femmes et les hommes, et des normes qui influencent les décisions au quotidien. En accompagnant le développement d'une approche nationale fondée sur le dialogue, la responsabilisation des hommes et la participation des communautés, Enabel, aux côtés du Ministère de la Santé publique à travers le PNSR ou encore la Division Provinciale de la Santé de la Tshopo, contribue à créer les conditions d'un changement durable. Car lorsque les hommes deviennent pleinement partenaires de la santé des femmes, des enfants et des adolescents, c'est toute la communauté qui avance.Doudou KAJANGU 


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    DR Congo COD22009

  • De l'absence à l'action : comment la Mauritanie a bâti sa stratégie nationale de santé mentale

    De l'absence à l'action : comment la Mauritanie a bâti sa stratégie nationale de santé mentale


    Aminata KANE | 10/07/2026

    Le 3 juillet 2026, le Ministère de la Santé a validé la première Stratégie nationale intégrée et multisectorielle de santé mentale et de lutte contre les addictions (2026-2030), avec l'appui de l'ensemble des partenaires techniques et financiers. Huit ans après le tout premier diagnostic ayant révélé l'absence totale de la santé mentale dans l'offre de soins primaires, la Mauritanie se dote d'un cadre national pour la prévention, le dépistage précoce, le traitement des affections mentales et la lutte contre les addictions.Le contexte : une absence Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel et Memisa, AI-PASS vise à contribuer à la couverture santé universelle : permettre à toutes et tous d’accéder à des soins complets et de qualité, sans risque de dépenses catastrophiques appauvrissantes. Combler ce vide supposait d’appuyer l’offre de soins, mais aussi, en parallèle, de renforcer la gouvernance du système de santé en Mauritanie.En 2018, au démarrage du projet AI-PASS, l’Analyse SYLOS — premier état des lieux de l’organisation du système local de santé — dresse un diagnostic sans appel : la santé mentale est absente de l’offre de soins des structures de santé de niveau primaire.Le chemin parcouru (2018-2026)2018 — Renforcer le management, d’abord. Une équipe managériale expérimentale se met en place autour du médecin-chef de Moughataa (district) : l’équipe cadre de Moughataa (ECM). L’approche sera officiellement adoptée par le Ministère de la Santé en décembre 2021.Novembre 2023 — Apprendre de la Guinée. Durant la phase II d’AI-PASS, Memisa organise un voyage d’étude en Guinée auprès de son partenaire Fraternité Médicale Guinée (FMG), qui avait réussi à intégrer la santé mentale dans l’offre de soins de première ligne. L’équipe mobilisée réunit le Ministère de la Santé (niveaux central et opérationnel), l’APSDN, Enabel et Memisa, avec un objectif : comprendre comment cette intégration a été réalisée ailleurs.La naissance du PNSMLA. Le Programme national de santé mentale et de lutte contre les addictions (PNSMLA) s’installe progressivement au niveau central, entouré d’un groupe technique de partenaires — dont Enabel et Memisa — avec un objectif commun : élaborer une stratégie la plus intégrée possible.Le diagnostic, confié à Enabel et Memisa. Dans la répartition des tâches entre partenaires, l’analyse situationnelle de la santé mentale en Mauritanie est confiée à Enabel et Memisa, dans le cadre d’AI-PASS. Memisa et Enabel Mauritanie mobilisent chacun un expert : le Dr Erick Mukala (PhD), fort d’une grande expérience dans l’intégration des soins de santé mentale en première ligne en RDC, et le Dr Achour Ait Mohand, expert en santé mentale d’Enabel Burundi — appuyés par l’équipe locale d’Enabel, les assistants techniques nationaux Mohamed El Oumrani et Amadou Kane. L’équipe s’intéresse au milieu urbain comme au milieu rural, ainsi qu’aux travaux menés par d’autres partenaires, tels que la Croix-Rouge française et Terre des hommes-Lausanne, dans leurs zones d’intervention respectives.Novembre 2025 — Un socle pour la stratégie. L’analyse situationnelle réalisée par AI-PASS devient le socle sur lequel s’appuie le PNSMLA. Les constats effectués permettent au programme et à ses partenaires d’identifier où il est pertinent d’intervenir.Avril 2026 — Co-animer l’atelier stratégique. À la demande du programme, Enabel et Memisa remobilisent leurs experts pour co-animer l’atelier d’élaboration de la stratégie.3 juillet 2026 — La validation. La stratégie est officiellement validée par le Ministre de la Santé, en présence de l’ensemble des partenaires techniques et financiers mobilisés depuis 2018 autour de ce chantier.Ce résultat a été rendu possible grâce au partage d'expertise entre les équipes d'Enabel en Mauritanie et au Burundi. Une mention spéciale au Dr Ernest Denerville, qui a identifié la zone d'apprentissage, mené la mission en Guinée et facilité l'identification de l'expert recruté par Memisa.Résultats et portéeHuit années de travail collectif — diagnostic, apprentissage entre pairs, renforcement de la gouvernance, co-construction — aboutissent à un document unique : la première stratégie nationale mauritanienne couvrant à la fois la prévention, le dépistage précoce, le traitement des affections mentales et la lutte contre les addictions, avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers autour de la table.FACTEURS DE SUCCÈS1.    Un engagement multi-acteurs soutenu dans la durée, du diagnostic de 2018 à la validation de 2026.2.    Un apprentissage entre pairs à l’échelle régionale : la mission d’étude en Guinée a permis de s’appuyer sur une intégration déjà testée ailleurs.3.    Le partage d’expertise entre les équipes Enabel de deux pays (Mauritanie et Burundi), qui a renforcé la qualité du diagnostic et de l’atelier stratégique.4.    Une approche combinée : appuyer l’offre de soins tout en renforçant, en parallèle, la gouvernance du système de santé."Pour la santé mentale, voir que ces services de proximité sont un besoin exprimé à la fois par les populations et par les prestataires, et pouvoir le remonter aux décideurs sanitaires nationaux qui en reconnaissent la nécessité et l'intègrent dans les axes d'intervention, montre la plus-value de notre double ancrage". Amadou Kane, Expert en santé publique EnabelPERSPECTIVESLa stratégie 2026-2030 doit désormais être opérationnalisée : déclinaison en plans d’action, mobilisation des ressources et poursuite de l’appui d’Enabel et de Memisa aux côtés du Ministère de la Santé et du PNSMLA.Bravo à toutes les équipes et partenaires mobilisés !


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    Mauritania MRT23001

  • Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi

    Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi


    Jean BIRONKWA | 10/07/2026

    Dans le cadre de l'appui au Burundi pour la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU), Enabel à travers le projet d'appui à l'Institut National de Santé Publique (INSP), financé par l'Union européenne accompagne la transformation numérique du système de santé burundais. Pour renforcer les compétences des professionnels et promouvoir une utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA), un atelier consacré à la santé numérique et à l'intelligence artificielle a été organisé à Bujumbura du 02 au 03 juillet 2026. Organisée en partenariat avec l'Association Burundaise d'Informatique Médicale (ABIM) et l'Institut National de Santé Publique (INSP), cette rencontre a réuni des enseignants, des chercheurs ainsi que des professionnels issus du ministère de la Santé publique, des facultés de médecine et le ministère en charge du numérique . À travers cet atelier, Enabel a contribué au renforcement des capacités des acteurs du secteur en favorisant une meilleure compréhension des politiques, des stratégies et du cadre réglementaire de la santé numérique au Burundi. Les échanges ont également permis d'approfondir les enjeux juridiques, éthiques et techniques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les services de santé. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où le Burundi enregistre des avancées importantes dans la numérisation de son système de santé. Grâce aux efforts conjoints du Gouvernement du Burundi, de l'Union européenne, d'Enabel et d'autres partenaires techniques et financiers, plus de 80 % des hôpitaux publics du pays sont aujourd'hui informatisés dans le cadre du plan national de développement de l'informatique sanitaire. Cette transformation ouvre de nouvelles perspectives pour améliorer la qualité des soins  et avancer vers la Couverture de Santé Universelle , tout en renforçant les exigences en matière de protection des données de santé, de cybersécurité et de gouvernance des technologies numériques.Le président de l'ABIM, le Dr Franck Nziza, a salué cette initiative comme un espace de dialogue, de partage d'expériences et de renforcement des capacités, permettant aux différents acteurs de construire une vision commune de la santé numérique et de l'intelligence artificielle adaptée au contexte burundais. Le responsable du Projet d'appui à l'INSP chez Enabel, le Dr Révérien Niyongabo, a rappelé que l'innovation technologique doit toujours rester au service des professionnels de santé et des patients. « L'intelligence artificielle et les logiciels médicaux sont des assistants, des outils d'aide à la décision. Rien ne pourra remplacer l'intuition, l'empathie, l'expérience et le jugement clinique d'un médecin ou d'un infirmier burundais au chevet de son patient », a-t-il souligné". En soutenant ce type d'initiatives, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Burundi dans le développement d'un système de santé moderne, innovant et résilient, où la transformation numérique et l'intelligence artificielle contribuent à améliorer durablement la qualité des soins au bénéfice de toute la population


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    Burundi BDI24001

  • Building partnerships that connect skilled youth to jobs

    Building partnerships that connect skilled youth to jobs


    Mkama MWIJARUBI | 10/07/2026

    A graduation ceremony is usually a celebration of certificates and academic achievement. At the Vocational Education and Training Authority (VETA) Kasulu Centre in Tanzania's Kigoma Region, however, the audience told a different story. Alongside proud parents and government leaders sat employers from local industries, ready not only to applaud graduates but also to recruit them. It was an uncommon but encouraging sight—a clear sign that collaboration between training institutions, government and the private sector is transforming how young people transition from learning to work. The event showcased the results of the Wezesha Binti Project, implemented by Enabel and funded by the Belgian Ministry of Foreign Affairs. Beyond celebrating project achievements, it demonstrated how sustained partnerships can address one of the biggest challenges facing youth employment programmes: ensuring that training leads to real opportunities. Turning skills into jobs Across Africa, many young people complete vocational training only to discover that employers are looking for different skills, while businesses struggle to find qualified workers. This mismatch between training and labour market needs remains one of the key drivers of youth unemployment, particularly for young women who often face additional social and economic barriers.   Rather than treating vocational training as a standalone intervention, the Wezesha Binti Project invests in building relationships among local government authorities, vocational training providers and employers. Together, they identified occupations with growing demand, created opportunities for workplace learning, and ensured that employers became active partners in preparing young people for employment. "Our role has been to bring everyone around the same table," explains Christine Rwankote, Project Manager for Wezesha Binti. "We have worked with private companies to create industrial attachment opportunities, while engaging government and employers to support internships and employment pathways for graduates." A region of growing opportunity Kigoma is rapidly emerging as an economic gateway in western Tanzania. Its strategic location bordering Burundi and the Democratic Republic of the Congo, and the ongoing Standard Gauge Railway project, is creating new opportunities in transport, logistics, construction and manufacturing. The region hosts more than 1,100 industries, most of them micro and small enterprises, alongside a growing number of medium-sized businesses. These developments are increasing demand for skilled workers who are ready to contribute. Recognising this opportunity, the Enabel, through the Wezesha Binti project, works to align vocational training with local labour market needs. Young people received technical training alongside work readiness and life skills that employers consistently identify as essential, including communication, teamwork, and professionalism and problem-solving. Dreams realised through partnership For graduates like Renatha Augustino, the programme has opened doors that once seemed impossible. After completing lower secondary school, financial circumstances prevented her from continuing her education. While she earned an income by styling hair, her real passion was motor vehicle mechanics—a career choice many people questioned because she was a young woman. Today, Renatha proudly holds skills in both professions. "I now have two professions," she says with a smile. "I can style hair, repair vehicles and even drive them. The confidence I have gained is something I never imagined." Her classmate Jackline Paschal shares a similar story. After leaving school following pregnancy, she supported herself through tailoring while apprenticing at a local garage whenever time allowed. Formal vocational training gave her the technical skills and nationally recognised qualifications needed to pursue her ambition with confidence.   Their stories illustrate how opportunity expands when training is matched with employer engagement and practical workplace experience. Employers become partners The graduation ceremony reflected just how far these partnerships have developed. This was evident not only in the participation of employers but also in the results achieved through the collaboration. The numbers behind the collaboration are equally encouraging. In June 2026, 104 trainees—75 women and 29 men—graduated from VETA Kasulu after completing six months of training in motor vehicle mechanics, electrical installation, plumbing, and batik and soap making. The project also supported 32 employees from Kasulu Sugar Company to obtain nationally recognised RPL certification, strengthening both individual career prospects and company productivity. As one of the project's industry partners, Kasulu Sugar celebrated not only the graduation of trainees but also the certification of its employee’s success of employees who completed the Recognition of Prior Learning (RPL) programme, receiving nationally recognised certification as plant operators. The company also announced that it would retain all five motor vehicle mechanics trainees who had completed industrial attachment at the company, together with two plumbing graduates. "We are proud to be part of this collaboration," said the company's Human Resources Manager. "Our employees gained formal certification while we provided trainees with practical workplace experience. Both the company and the learners have benefited." Government leaders also pledged continued support. Speaking during the ceremony, the Kasulu District Commissioner committed to prioritising skilled youth entrepreneur groups for district economic empowerment loans, recognising that access to finance is another important step towards sustainable livelihoods. The project also facilitated pathways for 50 graduates to access employment opportunities for graduates linked to the Standard Gauge Railway project, while previous internship partnerships with Upendo Honey have already resulted in graduates securing permanent positions after demonstrating strong workplace performance. Lessons for youth employment programmes By engaging employers during programme design, aligning training with labour market demand, investing in workplace learning and maintaining strong collaboration with government and training institutions, young people are far more likely to make a successful transition into employment or entrepreneurship. The graduation at VETA Kasulu was therefore more than an end-of-course celebration. It demonstrated how collaboration between government, vocational training institutions and employers can help young people move more quickly from training into employment or entrepreneurship. As Kigoma's economy continues to grow, strengthening these partnerships will remain essential in ensuring that more young people acquire the skills, experience and opportunities needed to build sustainable livelihoods.  ends 


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    Tanzania TZA22003

  • From Kigoma to the Nation: Enabel's Teacher Training Initiative Set to Benefit Thousands of Educators and Learners across Tanzania

    From Kigoma to the Nation: Enabel's Teacher Training Initiative Set to Benefit Thousands of Educators and Learners across Tanzania


    Mkama MWIJARUBI | 10/07/2026

     When Rozalia Alfred Mtawala from Mkongoro Secondary School in Kigoma logged onto Tanzania's online teacher learning platform, MEWAKA, she gained access to training materials that would soon reach far beyond her classroom. More importantly, she became part of a chain of change that is reshaping how teaching happens across the country. "Now that I have learned and joined the MEWAKA platform, I can continue updating myself and I will definitely share this opportunity with teachers who have not been able to access the training," she says. Rozalia is among more than 500 teachers from 25 secondary schools in Kigoma Region who have benefited from pedagogical training supported by Enabel Tanzania through the Wezesha Binti Project. What distinguishes this initiative from typical one-off training programs is its design for scale and sustainability. The lessons learned in Kigoma are now embedded in a national system that is fundamentally changing how teachers teach across Tanzania. How Change Spreads Through a System Kigoma has long faced educational challenges that reflect broader systemic issues in the region. A shortage of teachers, limited capacity in teaching methodologies, English language skills, and ICT proficiency have contributed to low performance in national examinations. The shortage of computers, electricity, and internet connectivity has further limited access to modern teaching resources. For girls, these barriers are compounded by social and cultural factors that disrupt their education. In some areas, one out of every three students who begin lower secondary education does not complete it. The Enabel addressed these challenges by investing in teacher capacity building, but with a critical difference: the training was designed to be shared. Teachers learned practical, learner-centered teaching approaches that could be adapted to their contexts and passed on to colleagues. This created the conditions for systemic change rather than isolated improvement. When teachers like Datius Rwehumbiza and Elifuraha Singo completed the training, they didn't simply apply new methods in their own classrooms. They became advocates for change within their schools and networks. "I believe the methods we learned will be a catalyst for solving the teaching challenges we have in schools," says Elifuraha. "Many teachers still use teacher-centered methods. This training has enabled us to understand how to use learner-centered approaches effectively." This is how systemic change begins: through teachers who experience better methods and actively share them with colleagues. From Regional Initiative to National Infrastructure The real multiplication of impact came through institutional partnership. Enabel Tanzania collaborated with the Tanzania Institute of Education (TIE) and the School of Education Development at the University of Dar es Salaam to formalize and scale the training modules. The pedagogical approaches developed and tested in Kigoma were documented, refined, and integrated into TIE's online library. This transformation from a regional project to a national resource marks a critical shift. Teachers across Tanzania now have access to the same high-quality training materials that were piloted in Kigoma, accessible through MEWAKA. "This collaboration is evidence of the joint efforts by TIE, the University of Dar es Salaam, and Enabel to contribute to improving the quality of education in Tanzania," says Angela Kabatabaro, Deputy Director General of TIE. The infrastructure for access has been carefully designed to reach teachers where they are. Through a partnership with Airtel, teachers can access the platform and browse learning materials without consuming mobile data via a zero-rating package. This removes a significant barrier for educators in resource-constrained areas. Systemic Change Accelerated by Curriculum Reform The timing of this initiative aligns with a critical moment in Tanzania's education system. The launch of the new 2025 curriculum represents a formal shift away from traditional lecture-based teaching toward learner-centered approaches that emphasize active participation and critical thinking. The modules developed through the Wezesha Binti Project directly support this transition. They cover Life Skills and Health Education for Adolescents, Gender-Responsive Pedagogy, Environmental and Climate Change Education, and learner-centered methodologies. Rather than teachers struggling to implement a new curriculum without guidance, they now have access to proven approaches and practical strategies. Datius Rwehumbiza describes the platform's value: "I will use MEWAKA to continue updating my knowledge. It is a useful platform for a serious teacher to refresh skills and get new ideas that improve classroom delivery." The convergence of teacher training, institutional infrastructure, and curriculum reform creates the conditions for systemic change. Teachers are not being asked to change in isolation; they are being equipped with tools, resources, and peer networks that make the change sustainable.Extending Change beyond the Classroom The project's impact extends beyond teachers. For the first time, more than 70 non-teaching staff, including school nurses, counselors, and security personnel, participated in training on values education and life skills. This whole-school approach recognizes that systemic change requires all school staff to understand and support learner-centered practices. These staff members play a critical role in student wellbeing and are often the first to identify vulnerable learners who need support. By including them in the training, the project ensures that the shift toward learner-centered approaches is embedded across the entire school system.    A Model for Scaling Educational Change What began as an intervention to improve education outcomes in Kigoma has evolved into a model for how systemic change can be achieved in education systems. The key elements are clear: invest in teacher capacity building, design for sharing and peer- learning, formalize successful approaches through institutional partnerships, align with broader system reforms, and remove barriers to access.By supporting the development of professional learning modules and making them freely accessible through TIE's online library, Enabel and its partners have created infrastructure for change that extends far beyond the initial 25 schools in Kigoma. The lessons learned in one region are now shaping how thousands of teachers teach across Tanzania, with the potential to reach millions of learners. The ripple effect of this initiative will continue to expand as more teachers access the platform, adapt the methods to their contexts, and share them with colleagues. This is how systemic change takes hold: not through mandates, but through teachers equipped with better tools, supported by institutional infrastructure, and connected to a network of peers doing the same work. ends


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    Tanzania TZA22003

  • Les chambres froides hybrides, une innovation qui transforme durablement la filière pomme de terre en Guinée.

    Les chambres froides hybrides, une innovation qui transforme durablement la filière pomme de terre en Guinée.


    Soua Koly BILIVOGUI | 09/07/2026

    Grâce à des chambres froides hybrides fonctionnant à 98 % à l’énergie solaire et seulement 2 % au thermique, les producteurs disposent d’une solution fiable de stockage, même dans les zones isolées sans accès au réseau électrique. Cette technologie permet de réduire les pertes post-récolte, de garantir la disponibilité des semences et des pommes de terre toute l’année, d’augmenter les revenus des producteurs et de stabiliser les prix sur les marchés. Une réussite portée par les communautés elles-mêmes, qui témoigne du potentiel d’un modèle durable, rentable et réplicable


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    Guinea GIN23007