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Les équipes du projet RE2CLID de Enabel et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont organisé à Makamba un atelier réunissant les autorités provinciales, communales ainsi que les partenaires de terrain. L'atelier a permis de partager les objectifs stratégiques et les modalités opérationnelles du projet avec les acteurs locaux, de recueillir leurs priorités et besoins spécifiques pour un ciblage pertinent des interventions, et de mettre en place les mécanismes de coordination et de suivi qui structureront le déploiement des activités. Les autorités provinciales et communales ont formellement exprimé leur engagement à accompagner la mise en œuvre du projet sur le terrain.Les échanges ont également permis de mettre en lumière les enjeux auxquels RE2CLID entend répondre dans la zone d’intervention. Le Gouverneur de la province Burunga, le Directeur Général de la Protection Civile et Président de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes ainsi que les partenaires communaux ont salué la pertinence de l’approche du projet. Ils ont particulièrement apprécié le fait que RE2CLID apporte des réponses à deux défis majeurs de la région : la mobilité humaine dans une zone caractérisée par une forte mobilité transfrontalière et la gouvernance des ressources naturelles de plus en plus menacées.
Enabel, à travers son notre projet Appui institutionnel au niveau central ,accompagne le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire (MINAGRISA) dans une démarche essentielle pour l’avenir du monde rural congolais : transformer les diagnostics de l’appui-conseil agricole en stratégies concrètes, adaptées aux réalités provinciales. À travers son appui institutionnel au niveau central, Enabel soutient la production de connaissances, le dialogue entre acteurs et la construction de réponses durables pour renforcer l’encadrement des producteurs. Le 13 mai 2026, le MINAGRISA et Enabel ont ainsi ouvert une séance de travail réunissant une soixantaine de cadres, décideurs, représentants des organisations paysannes et partenaires techniques. Six provinces étaient au cœur des échanges : le Sud-Ubangi, la Tshopo, le Kasaï-Oriental, la Lomami, le Haut-Katanga et le Lualaba. Un objectif commun guidait les travaux : faire de l’appui-conseil agricole un levier de productivité, de dignité paysanne et de sécurité alimentaire. Cette rencontre s’appuie sur les diagnostics réalisés en 2025 dans ces six provinces, puis validés avec les acteurs locaux. Ces travaux ont permis de dresser un état des lieux précis des services d’encadrement agricole, aujourd’hui encore marqués par de fortes fragilités. Depuis les années 1990, l’offre publique de conseil agricole s’est affaiblie, tandis que les initiatives portées par les ONG, les Églises ou le secteur privé restent souvent dispersées et insuffisantes face à l’ampleur des besoins. Les constats sont clairs : les producteurs familiaux, en particulier les femmes et les jeunes, accèdent encore trop difficilement à un accompagnement technique régulier, de qualité et proche de leurs réalités. Or, sans appui-conseil moderne, les exploitations familiales peinent à améliorer leurs rendements, à renforcer leurs revenus et à contribuer pleinement à la sécurité alimentaire du pays. L’atelier vise donc moins à valider des rapports qu’à ouvrir une phase de transformation. Les participants partagent une synthèse transversale des diagnostics, analysent les priorités provinciales et échangent autour d’approches participatives telles que les « champs écoles paysans ». Il s’agit de dégager des orientations concrètes pour reconstruire un service de conseil agricole performant, inclusif et durable. La cheffe de programmes Kinshasa, Lies Vanmullem, ainsi que plusieurs collègues et experts d’Enabel, ont pris part à cette session aux côtés du MINAGRISA et des partenaires. Ensemble, ils contribuent à poser les bases d’un processus qui se poursuivra en 2026 par l’élaboration de stratégies provinciales, avant la finalisation d’une stratégie nationale en 2027. Enabel réaffirme à travers cette activité son engagement à appuyer les institutions congolaises et les acteurs du secteur agricole dans la construction de solutions utiles aux producteurs. Une ambition guide ce travail collectif : permettre au sol de prendre sa revanche sur le sous-sol, en faisant de l’agriculture familiale un moteur de prospérité pour la République démocratique du Congo.Les rapports complets sur la bibliothèque numérique: www.mashamba.org.
Comment transformer un potentiel de 5 milliards de litres de lait annuel en une véritable souveraineté alimentaire ? C’est le défi qu’a relevé la 5ème édition des Rencontres Internationales « Lait, Vecteur de Développement » (LVD5), tenue à Saly du 12 au 14 mai 2026. Entre sessions scientifiques de haut niveau et visites de terrain, Enabel et ses partenaires ont tracé les contours d'une filière laitière durable et inclusive.L'urgence d'un changement d'échelleLe constat partagé dès l'ouverture des travaux est frappant : si l'Afrique de l'Ouest produit des volumes massifs, moins de 2% de ce lait est transformé par les laiteries locales. Face à une demande urbaine qui explose, la région importe l'équivalent de 7 milliards de litres par an.Pour le PRADEP-AOS (Programme Régional de Développement de l’Économie Pastorale) mis en œuvre par Enabel sur financement de l'Union Européenne, cette rencontre n'était pas un simple colloque scientifique, mais une plateforme d'action pour briser ce déséquilibre structurel.Une synergie d'expertise sans précédentL'effervescence dans les salles de conférence témoignait d'une union sacrée entre les acteurs. Sous la co-présidence d’Abder Benderdouche, expert pastoral chez Enabel, et de l'ISRA, les sessions ont permis de confronter les regards :Adaptation climatique : Comment sécuriser la production face aux chocs environnementaux ?Marchés et inclusion : Quelle place pour l'éleveur face aux dynamiques globales ?Santé et nutrition : Valoriser la qualité exceptionnelle des laits locaux.Cette édition 2026 a brillamment illustré la force du partenariat technique et financier unissant le MASAE (via le PNDIES), le Cniel, l'AFD, la CEDEAO (via le PAOLAO) et le dispositif de recherche PPZS (CIRAD, INRAE, ISRA).De la théorie à la pratique : l’immersion terrainParce que le changement se mesure au pied des troupeaux, le symposium s'est clôturé par une visite inspirante d'une ferme laitière et d'une fromagerie. Cette immersion a permis de palper la réalité de la transformation locale : des gestes techniques maîtrisés, une hygiène rigoureuse et une passion évidente pour le produit terroir. C'est ici, dans ces unités de transformation, que se construit la résilience économique des ménages pastoraux.Enabel Mauritanie : Vers un nouveau chapitre ?Enabel a profité de cette tribune pour valoriser ses acquis opérationnels, notamment la structuration des noyaux laitiers et le renforcement de la gouvernance sectorielle à travers le Bureau du Lait.Alors que les rideaux tombent sur le Sénégal, l'élan collectif créé à Saly laisse entrevoir une suite ambitieuse. La Mauritanie, terre de pastoralisme par excellence, pourrait bien être le prochain carrefour de cette dynamique. L'idée d'accueillir la LVD6 à Nouakchott circule déjà comme une promesse de poursuivre ce combat commun pour un lait local fort, créateur d'emplois et fier de ses racines.
Après une décennie d'incertitudes statistiques, la République centrafricaine (RCA) dispose enfin d’un état des lieux précis de son appareil de formation. Dans le cadre du programme DEVRUR II, financé par l'Union européenne, un nouvel annuaire et une cartographie des centres de formation technique et professionnelle (FTP) ont été officiellement publiés. Cet outil, attendu depuis dix ans, marque un tournant stratégique pour le développement du capital humain dans un pays en pleine reconstruction.Une mise à jour vitale après dix ans de carenceLe dernier recensement des structures de formation en Centrafrique remontait à 2016, une éternité à l'échelle des évolutions socio-économiques et des besoins du marché de l'emploi. L'absence de données fiables constituait un obstacle majeur pour les décideurs publics et les partenaires internationaux. L’enquête réalisée entre mai et juin 2025 révèle une dynamique spectaculaire : Le nombre de centres privés a plus que doublé chaque décennie depuis les années 80, avec une explosion de créations entre 2020 et 2025.La nouvelle cartographie permet aujourd'hui de :Identifier avec précision la localisation géographique de chaque centre de formation.Évaluer la capacité d'accueil et l'état des infrastructures.Orienter les investissements vers les zones les plus dépourvues.Harmoniser les programmes de formation avec les besoins réels des entreprises locales.« Disposer de données actualisées n'est pas un luxe, c'est la condition sine qua non d'une politique publique efficace », explique un expert du projet. Scan de l'offre de formation : 35 filières et 466 opportunitésLe rapport met en lumière une diversité pédagogique insoupçonnée, tout en révélant des défis structurels importants. Avec 35 filières identifiées pour un total de 466 formations, l'offre semble chercher un équilibre entre métiers traditionnels et nouveaux besoins. L'offre de formation est dominée par les filières Couture-Textile et Informatique, qui représentent plus du quart de l'offre totale. L’analyse souligne un point crucial : Alors que l'agriculture et l'élevage représentent 60 à 70 % de l'emploi national, ils ne constituent que 10 % de l'offre de formation actuelle. L'annuaire répertorie néanmoins 28 établissements proposant des filières agricoles, dont 10 sont exclusivement dédiés à ce secteur, marquant une volonté de professionnaliser les métiers ruraux.Les données clés révèlent également :Une concentration urbaine marquée : La grande majorité des centres se situent à Bangui et dans sa périphérie immédiate.Une diversification des parcours : Les domaines d'apprentissage couverts sont vastes, incluant notamment l'agriculture, la mécanique, l'informatique et les métiers de l'artisanat.Une présence rurale à renforcer : Bien que Bangui domine, la cartographie identifie des zones rurales à travers les « Agropoles » de Berbérati, Bouar, Bozoum, Bossangoa, Sibut, Pissa/Mbaïki, essentielles pour stabiliser les populations rurales.Bien que 466 formations soient actuellement opérationnelles, les responsables d'établissements prévoient la création de 69 nouvelles formations dans les filières existantes pour la période 2025-2026, soit une augmentation de 15 %.Cette base de données constitue un levier d'impact majeur pour le programme DEVRUR II. Avec ce recensement, le secteur de la formation technique et professionnelle peut désormais s'assurer que les actions mises en place ne sont pas seulement ponctuelles, mais s'inscrivent dans une logique de continuité et de durabilité.Un outil au service de la jeunesse et de la régulation du secteurPour la jeunesse centrafricaine, cet annuaire est bien plus qu'un document administratif : C'est une boussole vers l'emploi. Dans un contexte où l'insertion professionnelle est un rempart contre l'instabilité, savoir où et comment se former est une priorité nationale. Sur les 24 000 apprenants recensés, environ 38 % sont des femmes, bien que des disparités subsistent selon les métiers. L'enjeu futur réside désormais dans l'exploitation de ces données pour :Mieux répartir les centres de formation sur l'ensemble du territoire national.Moderniser les équipements des 466 formations identifiées.Favoriser l'apprentissage en alternance en connectant les centres répertoriés aux secteurs porteurs de l'économie centrafricaine.Comme le souligne le document, la formation professionnelle est un atout de taille pour transformer la croissance démographique du pays en un véritable « dividende économique ». Ces publications constituent désormais le socle d'une stratégie nationale pour une insertion réussie des jeunes dans l'économie de demain.En comblant un vide informationnel de dix ans, la Centrafrique se dote d'un instrument de pilotage moderne. Alors que le secteur reste hétérogène et majoritairement informel, ces nouveaux outils permettront aux décideurs publics de clarifier le cadre institutionnel et de mieux impliquer le secteur privé, dont le rôle reste aujourd'hui trop limité à la fourniture de stages. La vraie réussite dépendra de la capacité des acteurs à transformer ces données en opportunités concrètes pour chaque apprenant, du centre-ville de Bangui aux localités les plus reculées. Le défi reste donc de taille.
Du 20 au 24 avril 2026, Nouakchott a accueilli le premier séminaire national dédié à l'élaboration de la Stratégie nationale de santé mentale et de lutte contre les addictions. Étape historique, ce rendez-vous place désormais la santé mentale au cœur des priorités de santé publique en Mauritanie.Un défi de santé publique majeurEn Mauritanie, les troubles mentaux représentent la première cause d'incapacité. Pourtant cela, l'offre de soins reste concentrée dans la capitale et peine à atteindre les structures de santé primaires. Face au déficit de spécialistes et aux difficultés d’accès aux médicaments, le pays a choisi l'action : définir une vision nationale claire pour combler ces lacunes. Ce processus est porté par le Ministère de la Santé (PNSMLA) avec le soutien technique de ses partenaires et d' Enabel, via le projet AI-PASS 3 (financé par l’Union européenne et mis en œuvre avec Memisa).Cinq jours pour transformer le systèmePendant une semaine, experts nationaux, internationaux et partenaires ont diagnostiqué les goulots d’étranglement du système pour bâtir des solutions concrètes.Huit axes stratégiques ont été validés pour structurer le futur plan national :Gouvernance et leadership renforcés.Intégration des soins dans la santé de base.Disponibilité des psychotropes et sécurisation de la chaîne d'approvisionnement.Développement des ressources humaines spécialisées.Système d’information et recherche performants.Prévention et engagement des communautés.Financement durable et mécanismes innovants.Santé mentale en contextes spécifiques (milieux carcéraux, humanitaires, etc.).L’expertise d’Enabel au service de l’impactÀ travers le projet AI-PASS 3, Enabel et Memisa ont joué un rôle moteur, s'appuyant sur l'analyse situationnelle réalisée en 2025. L'apport technique a notamment permis de :Animer la méthodologie d’analyse des obstacles.Proposer une feuille de route vers 2030, organisant les services en pôles territoriaux pour atteindre les zones les plus reculées.Favoriser le partage d’expérience, en mobilisant une collaboration inédite entre les équipes d’Enabel en Mauritanie et au Burundi.Vers une mise en œuvre concrèteLa prochaine étape est décisive : finaliser le document stratégique, chiffrer les interventions et définir les indicateurs de suivi. Pour la Mauritanie, l'enjeu est de transformer cette volonté politique en services accessibles à chaque citoyen, garantissant ainsi une prise en charge digne et de proximité.
Plateforme pour un commerce équitable et solidaire en Luxembourg belge Rendez-vous en mai 2026 pour une matinée thématique dédiée au travail de sensibilisation au commerce équitable et solidaire du public de sa commune, en province de Luxembourg. Cette demi-journée s’adresse aux comités de pilotage des communes du commerce équitable, aux échevin.nes, aux communes souhaitant franchir le pas, et à tout autre acteur amené à organiser des activités de sensibilisation aux enjeux du commerce mondial. L’objectif est de mettre ces acteur.ices en réseau, d’échanger sur les enjeux, leviers et obstacles des communes du commerce équitable, ainsi que de faciliter les échanges de bonnes pratiques, d’idées et d’outils pour la sensibilisation. Programme : Dès 9h : Accueil9h30 : « Le commerce équitable et solidaire en province de Luxembourg, pourquoi et comment ? » : Introduction et modération par Samuel Poos, project manager du Trade for Development Centre d’Enabel.Gitana Nebel, chargée des « Communes commerce équitable » chez Frère des Hommes.Sophie Wintgens, chargée de recherche sur le commerce au CNCD-11.11.11.Julie Vandenhouten, coordinatrice de l’équipe éducation chez OMDMCharlotte Lannoy, Province de Luxembourg, présentation des circuit-courts locaux. Pause11h : Travail en sous-groupes thématiques : Chaque participant.e aura l’occasion d’explorer 1 thématique (40’) Sensibilisation du grand publicSensibilisation du public scolaireSensibiliser au sein de son administration communaleQuelles spécificités pour les petites communes rurales ? Mise en commun des discussion (20’) 12h : Petite restauration locale et équitable Adresse : Rue des Trois Ponts 46 6680 Sainte-Ode Participation gratuite, sur inscription : equisolux@gmail.com
Depuis le 27 avril 2026, les CIOJE et l’AGUIPE, réunis au sein d’un comité mixte, conduisent l’’identification des jeunes souhaitant intégrer des parcours d’auto-emploi, y compris des personnes migrantes de retour. Cette étape a démarré à Coyah, Dubréka et Kindia, et se poursuivra jusqu’au 16 mai 2026à Mamou et Conakry. Les jeunes concernés, âgés de 18 à 35 ans, diplômés ou non, pourront être orientés vers des filières porteuses telles que l’aviculture, l’agriculture céréalière, fruitière et maraîchère, l’apiculture et les métiers de services. À l’issue de cette identification, les jeunes retenus bénéficieront d’un profilage, d’un bilan de compétences et d’une orientation adaptée vers les coopératives, faîtières et incubateurs partenaires. Au-delà de l’identification, cette approche contribue à structurer un parcours d’accompagnement plus coordonné entre les services publics, les coopératives, les faîtières et les incubateurs, afin de mieux relier les profils des jeunes aux opportunités économiques existantes sur les territoires. Cette action s’inscrit dans le cadre du projet AMIS, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel et Expertise France. Elle vise à renforcer les services publics de la jeunesse et de l’emploi guinéens dans leur mandat d’identification, d’orientation et d’accompagnement des jeunes vers des opportunités de formation, d’auto-emploi et d’entrepreneuriat.
La mise en œuvre du projet d’appui à l’Institut National de Santé Publique (INSP) a franchi une étape décisive avec la tenue de son premier Comité de Pilotage (COPIL) en date du 29 avril 2026. Placée sous la coprésidence du Ministère de la Santé Publique (MSP) et de l’Union européenne, cette réunion inaugurale a réuni l'ensemble des membres officiellement nommés par leurs institutions respectives. Au-delà de la prise de contact, cette session a permis de dresser un premier état des lieux. Lancé en septembre 2025 pour une durée de quatre ans, le projet est actuellement en phase de structuration : lancement officiel, premières planifications financières et opérationnelles, études préparatoires, accords spécifiques de coopération avec l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) et investissements initiaux. Après le passage en revue de ces réalisations, les planifications opérationnelles et financières futures ont été analysées et validées, assurant ainsi une cohérence entre les actions de terrain et les objectifs stratégiques.Enfin, le projet de Règlement d’Ordre Intérieur du COPIL a été examiné ; un délai d’une semaine a été accordé aux membres pour transmettre leurs observations par écrit. Les discussions constructives ont abouti à une série de recommandations stratégiques, encourageant l’équipe technique à une mise en œuvre diligente de la planification validée.
What does it take to build infrastructure that is not only functional but sustainable, efficient, and fit for the future? This strategic question drove Enabel's recent East Africa Infrastructure Hub workshop in Kigoma, Tanzania, held from March 10 to 12, 2026. Bringing together 30 colleagues from Belgium, Uganda, DRC Congo, Rwanda, Mozambique and Burundi. The event provided a space for practical reflection, peer learning, and collaborative problem-solving to improve infrastructure delivery. The workshop revealed a critical insight: infrastructure must no longer be treated as a purely technical or construction-focused function. To deliver long-term value, it must be understood as a strategic intervention at the intersection of sustainability, service delivery, economic opportunity, and institutional capacity.Sustainability emerged as the strongest priority across discussions and participant surveys. However, participants were clear that sustainable practices must move from aspiration to operational reality. This requires the systematic adoption of EDGE certification for all buildings, greater use of tools to compare materials, and stronger capacity in sustainable construction practices. Importantly, the conversation is shifting beyond minimizing negative impacts to actively improving local ecosystems and communities. Infrastructure can be designed not only to reduce harm but to regenerate landscapes, enhance biodiversity, and strengthen social resilience. This regenerative approach positions the InfraHub for the next level of ambition. Crucially, infrastructure expertise must be integrated at the earliest stages of project formulation, including human resources planning and programme design, rather than entering the conversation only during construction.Equally important is the need to transition toward more holistic operational models. Infrastructure delivery must expand beyond engineering to encompass legal, financial, and business considerations, such as public-private partnerships and climate finance. Social and participatory approaches, alongside diverse expertise and local partners, are essential for creating systemic and multidisciplinary delivery models that respond to increasingly complex realities. Procurement emerged as a central challenge. While fundamental to infrastructure delivery, significant gaps remain in country-level understanding of these processes. Participants called for targeted training, stronger onboarding, and a collaborative approach to improve both compliance and efficiency. Building local capacity and strengthening national systems, including certification mechanisms for sustainable materials, is equally vital for ensuring long-term ownership and impact beyond project timelines.Communication also surfaced as a strategic requirement, not simply a visibility need. Participants stressed the importance of improving how infrastructure is communicated both internally and externally, positioning it as a development tool with measurable social, economic, and environmental value. This must be coupled with enhanced day-to-day coordination between teams and countries. The workshop reinforced the value of practical, experience-based learning and cross-country collaboration. The East Africa Infrastructure Hub is increasingly recognized not just as an exchange platform but as a mechanism for project development and collective problem-solving. Participants highlighted strong interest in sharing practical lessons across contexts and called for stronger collaboration on areas such as grants, sustainability, and implementation models.Yet translating these priorities into structured actions requires stronger ownership and follow-through, particularly regarding communication strategies and alignment with broader Enabel objectives like corridor development. The challenge now is not identifying what matters, but building the systems and accountability to act on it. What emerged from the workshop is a clearer direction for how Enabel can approach infrastructure differently: more integrated in design, more practical in implementation, more collaborative across countries, and more deliberate in building sustainability into decisions from the start. If infrastructure is to remain a meaningful driver of development, it must be shaped with greater intention. This workshop marked an important step in that direction.
Le foncier, pilier de la souveraineté alimentaire, est au cœur des débats à Nouakchott. Les 4 et 5 mai 2026, l’hôtel Sheraton a accueilli un atelier de capitalisation de grande envergure, co-organisé par Enabel et la FAO, sous l'égide du Ministère des Domaines, du Patrimoine de l'État et de la Réforme Foncière (MDPERF).Un portage politique fort L’atelier a été officiellement ouvert par S.E.M. Mamoudou Mamadou Niang, Ministre des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme Foncière, en présence de S.E.M. Mohamedou Ahmedou M’Haïmid, Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire. Cette double présence souligne l'interconnexion vitale entre sécurité foncière et productivité agricole.Expertise et synergie des partenaires Les interventions techniques ont permis de mettre en lumière des avancées concrètes :M. Beydah Ould Esghair (DG Domaines) a présenté le projet « Aakar », pilier de la numérisation foncière.M. Jean Senahoun (Représentant de la FAO) a réitéré le soutien technique pour une gouvernance responsable.M. Laurent Delouvroy (Directeur Pays d'Enabel Mauritanie) a insisté sur l'importance de transformer ces échanges en résultats pratiques pour renforcer la sécurité alimentaire.Cet atelier permet de consolider une vision commune où la sécurisation du capital de production des exploitations familiales devient le moteur de l'attractivité économique du pays.Transformer les défis en opportunités Dans un pays où les terres agricoles ne représentent que 0,5 % du territoire, la sécurisation foncière est un impératif. Comme l’a souligné, le Directeur Pays d'Enabel en Mauritanie, une gestion foncière apaisée est la condition sine qua non pour protéger les investissements des exploitations familiales et réduire les conflits.L’expertise Enabel au service du changement À travers le projet SECURALIM, financé par l'Union européenne, Enabel intervient concrètement sur le terrain pour que la question foncière ne soit plus un frein au développement. Cet atelier a permis de :Partager les leçons apprises des projets de sécurisation socio-foncière.Renforcer les synergies entre l'État, la société civile et les partenaires techniques.Soutenir la numérisation des données (projet "Aakar") pour une transparence accrue.Cet événement marque une étape décisive dans l’accompagnement du nouveau MDPERF vers une politique foncière inclusive, garantissant que ceux qui travaillent la terre en soient les premiers bénéficiaires sécurisés.
Le 25 avril 2026 restera une date clé pour la santé publique en Mauritanie. La Société Mauritanienne de Nutrition (SMN) a clôturé avec succès son premier congrès national à Nouakchott. L’événement a permis d’aborder des thématiques cruciales telles que la transition nutritionnelle et la lutte contre les carences, réunissant un panel prestigieux de chercheurs et de praticiens.Une synergie gagnante avec Enabel Le soutien d’Enabel Mauritanie, partenaire officiel, s’est manifesté par une initiative innovante de communication et de plaidoyer. En faisant le pont entre les projets SECURALIM (production locale) et SYSALIM (nutrition), l'événement a mis en pratique le concept de durabilité alimentaire.De la fourche à la fourchette Les produits maraîchers (tomates, oignons, citrouilles, poivrons) servis durant le congrès provenaient directement des coopératives partenaires. Cette démarche a permis de valoriser le travail des producteurs locaux tout en offrant aux congressistes une expérience concrète de ce que doit être une nutrition de qualité : locale, fraîche et équilibrée.La SMN et ses partenaires se tournent désormais vers l'avenir, avec la volonté de pérenniser ces échanges et de transformer les recommandations scientifiques en actions de terrain durables.
Dans le cadre du projet MIRECAM, financé" par l'Union européenne et mis en oeuvre par Enabel, une session de formation de dix jours s’est tenue à Néma pour former vingt facilitateurs agricoles.Une pédagogie de terrain L’originalité de cette session réside dans sa méthodologie : 90 % des activités ont été consacrées à des exercices pratiques. Loin des salles de classe classiques, les facilitateurs ont appris les techniques culturales directement dans les champs, favorisant une appropriation rapide des outils pédagogiques propres aux CEP.L’inclusion comme moteur Réunissant résidents locaux et personnes déplacées, cette formation a également mis en avant l'intégration des femmes (30 % de l'effectif), essentielle pour la résilience économique des foyers.Des moyens pour agir Pour assurer la pérennité de l’action, chaque participant a reçu un kit complet de matériel et de semences. Ce soutien logistique permet une transition immédiate vers l'application des acquis, renforçant ainsi la sécurité alimentaire dans la région du Hodh El Chargui.Cette initiative illustre notre engagement pour une agriculture résiliente et inclusive au Hodh El Chargui.
Les 30 avril et 1er mai 2026, la ville de Kaya a vibré au rythme de l’économie verte à l’occasion d’une foire dédiée à la promotion des initiatives locales durables. Organisé dans le cadre du projet PEVTI-CN avec l’appui de Enabel/GIZ à travers le projet OKD et mis en œuvre par le consortium Autre Terre / CEAS Burkina, l’événement a rassemblé autorités, partenaires, entrepreneurs et populations autour d’un même enjeu : faire de l’économie verte un moteur de développement local.Après deux années de mise en œuvre, le projet a permis d’accompagner 55 micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et coopératives dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la transformation des produits forestiers non ligneux (PFNL), la gestion de l’eau ou encore la valorisation des déchets. Cette foire se voulait ainsi un espace de redevabilité, de visibilité et de projection vers l’avenir.À l’ouverture, le gouverneur de la région des Koulsé, le Colonel-Major Zoéwendmanégo Blaise Ouédraogo, a donné le ton : « Nous sommes réunis ici, à Kaya, pour célébrer bien plus que des produits, nous célébrons une transition. Une transition vers un modèle où la richesse ne se crée plus au détriment de la nature, mais en harmonie avec elle. » Dans un contexte régional marqué par la vulnérabilité climatique, il a insisté sur l’urgence d’agir : « L’économie verte n’est plus un luxe, c’est une nécessité pour la création de revenus et un levier de souveraineté. »Même satisfaction du côté des partenaires. La représentante pays de Autre Terre, Amélia Bazi, a salué l’engagement des acteurs locaux et l’accompagnement des autorités : « Nous avons répondu à un besoin réel, celui de s’appuyer sur les ressources locales pour améliorer les conditions de vie. »Pour le consortium Enabel / GIZ, représenté par Zoundi Passampinda, l’économie verte s’inscrit dans une approche concrète et inclusive : « L’économie verte n’est pas un concept abstrait. C’est une réponse concrète aux défis climatiques et aux besoins des populations. »Des bénéficiaires qui transforment les défis en opportunitésAu cœur de cette foire, les témoignages des bénéficiaires ont illustré de manière concrète les impacts du projet sur le terrain. Ainsi, dans le domaine de la gestion des déchets, OUEDRAOGO Hamidou a expliqué comment l’accompagnement reçu a permis de structurer et développer son activité : « Le projet nous a accompagnés en termes de formations et d’équipements, notamment avec des tricycles. Nous avons aussi été appuyés pour fabriquer des poubelles. Aujourd’hui, nous transformons des pneus en poubelles que nous exposons à cette foire. »Dans le secteur des énergies renouvelables, SAWADOGO Zarata a souligné l’importance des équipements reçus dans la croissance de son activité : « J’ai reçu un appui en équipements, notamment un groupe et un tricycle. Avant, le déplacement vers les chantiers et le transport des apprenants étaient problématiques, mais cet appui a permis de résoudre ces difficultés. L’appui global que j’ai reçu s’élève à un million six cents mille francs CFA. »Du côté de la transformation des produits forestiers non ligneux, OUEDRAOGO Adama a mis en avant les progrès réalisés par les femmes grâce aux formations : « Nous avons bénéficié de formations pratiques qui ont permis aux femmes de transformer le soumbala en moutarde ou en cube d’assaisonnement. Nous avons aussi été formés au marketing en ligne. Personnellement, cela m’a permis de découvrir TikTok et de vendre du moringa au Mali, au Sénégal, au Ghana et au Togo. » Alors que le projet arrive à son terme, ce dernier a également lancé un appel : « Nous voulons remercier les acteurs de mise en œuvre, mais aussi plaider pour une petite prolongation afin que les bénéfices de ce projet continuent. »Une dynamique à consoliderAu-delà des expositions, la foire a offert des espaces d’échanges à travers des panels, des rencontres d’affaires et des démonstrations techniques. Elle a permis de renforcer les liens entre producteurs, partenaires et consommateurs, tout en sensibilisant sur les enjeux de résilience climatique, de sécurité alimentaire et de préservation des ressources naturelles. En mettant en lumière des initiatives locales innovantes et porteuses d’espoir, cette foire confirme que l’économie verte constitue une voie crédible pour concilier développement économique, inclusion sociale et protection de l’environnement.À Kaya, les acteurs locaux ne se contentent plus de s’adapter aux défis : ils les transforment, progressivement, en opportunités durables, une dynamique enclenchée et que beaucoup espèrent voir se poursuivre.
Ce samedi, la Foire Internationale de Kaolack 2026 a officiellement ouvert ses portes au Parc des Expositions de Kaolack , dans une ambiance vibrante et résolument tournée vers l'avenir. Entre stands animés, rencontres professionnelles et découvertes de savoir-faire locaux, la ville de Kaolack s'impose, une fois encore, comme un carrefour économique incontournable. Dans ce contexte dynamique, Enabel , représentant du pays d'honneur, a marqué les esprits dès la cérémonie d'ouverture. Une présence forte, stratégique, mais surtout engagée : celle d'un partenaire qui accompagne, sur le long terme, les transformations économiques du Sénégal.Un stand qui raconte des histoires de transformation...Très vite, le stand Enabel s'est imposé comme un véritable point de convergence. Autorités administratives, acteurs locaux, entrepreneurs, jeunes porteurs de projets : tous s'y retrouvent pour découvrir des initiatives concrètes qui transforment les territoires. À travers son portefeuille SAD+ , Enabel met en lumière bien plus que des projets. Elle donne à voir des trajectoires. Celles de femmes entrepreneures, de jeunes agripreneurs, de coopératives locales qui gagnent en autonomie et en impact. Des programmes comme Naatal Sine Saloum , Gunge Mbay , le portefeuille thématique climat Sahel ou encore IYBA-SEED illustrent une ambition claire : soutenir des filières porteuses, structurer des écosystèmes durables et créer des emplois décents. Ici, le développement n'est pas une promesse abstraite — il est visible, mesurable, incarné.Pourquoi le stand Enabel est un passage incontournable...Ce qui distingue le stand Enabel, c'est sa capacité à offrir une vision complète — et cohérente — de l'économie locale en mouvement. Les visiteurs y découvrent d'abord l'excellence des filières agricoles, avec des produits horticoles comme l'oignon et la pomme de terre, mais aussi des céréales transformées locales, valorisant le savoir-faire et les ressources du terroir. Mais l'expérience ne s'arrête pas là. Elle s'étend à des secteurs d'avenir : L'aquaculture durable , levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire La valorisation du sel , ressource stratégique encore sous-exploitée Le digital , au service de l'entrepreneuriat et de la performance des entreprises L'économie verte et circulaire , avec des solutions concrètes autour du recyclage et des énergies propres Chaque espace du stand raconte une même histoire : celle d'un développement ancré dans les réalités locales, mais résolument tournée vers demain.Un partenariat qui prend vie sur le terrainAu-delà des discours, la foire est surtout une occasion de voir, toucher, comprendre. Elle rend tangible le partenariat entre le Sénégal et la Belgique, en montrant comment les collaborations se traduisent en résultats concrets pour les populations. C'est aussi un espace de rencontres, d'opportunités et d'inspiration pour celles et ceux qui souhaitent s'engager dans des filières d'avenir. Un rendez-vous à ne pas manquer...La Foire Internationale de Kaolack 2026 se poursuit jusqu'au 10 mai 2026 . Si vous êtes de passage à Kaolack — ou simplement curieux de découvrir des initiatives qui font bouger les lignes — une halte s'impose au stand Enabel. Parce qu'ici, plus qu'une exposition, c'est un aperçu concret du futur économique du Sénégal qui se dessine.
20-23 avril- Le rideau est tombé sur la 3ème édition du Colloque International et de la Résidence Panafricaine des Femmes Entrepreneures. Pendant trois jours, Nouakchott est devenue la capitale de l’audace. Enabel Mauritanie, partenaire de l’événement, a accompagné cette célébration du leadership féminin, marquée par des témoignages de courage et une volonté commune de bâtir une économie plus inclusive.Des parcours pluriels, une détermination uniqueLoin des clichés, ce colloque a mis en lumière la diversité des visages de l’entrepreneuriat féminin. De l’agropastoralisme à la tech, en passant par l’artisanat transformé, les participantes ont partagé des récits de vie où la résilience est le maître-mot. Ces femmes ne se contentent pas de créer des entreprises ; elles bâtissent des solutions pour leurs communautés, souvent en surmontant des barrières structurelles majeures.Enabel : Un engagement pour une croissance qui n’oublie personnePour Enabel, ce partenariat s'inscrit dans une vision stratégique : l’autonomisation économique des femmes n'est pas seulement une question d’équité, c'est le moteur d'un développement durable et stable. En soutenant ce carrefour d’échanges, l’agence réaffirme son rôle de catalyseur pour :L’inclusion financière : Favoriser l’accès aux ressources pour les femmes entrepreneures.Le renforcement des capacités : Transformer le talent brut en expertise managériale.Le réseautage panafricain : Créer des ponts entre les expériences mauritaniennes et celles du continent.La « Déclaration de Nouakchott » : Un appel à l’actionLe succès de cet événement ne se mesure pas seulement à l’enthousiasme des échanges, mais aussi à la force de ses conclusions. La Déclaration Finale adoptée lors du colloque trace une feuille de route claire : lever les obstacles au financement, encourager l'innovation féminine et institutionnaliser le soutien aux réseaux de femmes leaders.Au-delà du colloque : Cultiver l’avenir« Le courage de ces femmes est une source d’inspiration pour nos interventions au quotidien », a-t-on pu entendre dans les couloirs de l'événement. Pour Enabel Mauritanie, ce colloque n’est pas une finalité, mais un nouveau point de départ. Les recommandations issues de ces journées viendront nourrir la réflexion et l'action de l'agence pour continuer à accompagner celles qui font bouger les lignes.