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Du 05 au 10 octobre , la campagne intégrée de dépistage des cancers féminins et de planification familiale organisée à Parakou et à N'Dali a permis à 3 696 femmes de bénéficier d'un dépistage gratuit du cancer du sein ou du col de l'utérus. Portée par le ministère de la Santé, avec l'appui d'Enabel, cette initiative a également permis d'identifier 33 cas suspects orientés vers des structures spécialisées et d'enregistrer 1603 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Des résultats qui illustrent l'importance des services de proximité pour améliorer l'accès des femmes à la prévention et aux soins. En Afrique, les cancers du sein et du col de l'utérus pèsent lourdement sur la santé des femmes. Selon les estimations de GLOBOCAN pour 2022, le continent a enregistré environ 198 553 nouveaux cas de cancer du sein et 125 699 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus. Au Bénin, ces deux cancers figurent parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Les estimations pour 2022 font état de 1329 nouveaux cas de cancer du sein et de 701 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus. Le dépistage précoce, l'information des populations et l'accès à des services de santé adaptés constituent donc des leviers essentiels pour favoriser une prise en charge à temps. C'est dans cette perspective que le ministère de la Santé, à travers la Direction départementale de la Santé du Borgou, avec l'appui technique et financier d'Enabel, a organisé une campagne intégrée de dépistage des cancers féminins et de planification familiale dans les communes de Parakou et de N'Dali, à l'occasion d'Octobre Rose 2026.3 696 femmes dépistées en cinq joursFace à cet enjeu, rapprocher les services de santé des femmes n'est pas un simple choix logistique : c'est une action concrète pour faciliter l'accès à la prévention et favoriser une prise en charge précoce. Les résultats de la campagne témoignent de la mobilisation des communautés et de l'importance de rapprocher les services de santé des populations. Au total, 3 696 femmes ont bénéficié d'un dépistage , réparties comme suit :2 535 femmes dépistées pour le cancer du sein ;1 161 femmes dépistées pour le cancer du col de l'utérus.Au-delà du dépistage, les équipes ont identifié 33 cas suspects : 26 concernant le cancer du sein et 7 concernant le cancer du col de l'utérus. Ces femmes ont été orientées vers des structures spécialisées pour des examens complémentaires et une prise en charge adaptée. Ces orientations constituent une étape importante du parcours de soins. Elles permettent de ne pas limiter l'intervention au dépistage, mais de faciliter la poursuite des démarches nécessaires lorsque des anomalies sont détectées. Pour certaines lésions précancéreuses du col de l'utérus, une prise en charge par thermocoagulation a pu être réalisée directement sur les sites de prestation, conformément à l'éligibilité des patientes.La planification familiale, un autre levier pour la santé des femmesLa campagne a également intégré des services de planification familiale afin de répondre à plusieurs besoins de santé au cours d'une même intervention. En cinq jours, 1 603 femmes ont adopté une méthode contraceptive moderne : 824 à Parakou et 779 à N'Dali. Parmi elles, 783 femmes, soit 48,8 % des nouvelles utilisatrices, ont choisi une méthode contraceptive de longue durée, telle que l'implant ou le dispositif intra-utérin. En rapprochant ces prestations des communautés, la campagne a facilité l'accès aux services qui contribuent à l'autonomie des femmes, à la planification des grossesses et à l'amélioration de la santé maternelle et infantile.Le succès de cette campagne repose notamment sur une stratégie qui associe proximité, mobilisation sociale et renforcement de l'offre de soins. Des équipes mobiles ont été déployées dans les villages et les localités éloignées, en complément des prestations proposées dans les centres de santé. Cette approche permet de réduire certaines barrières liées à la distance et de rapprocher les services des femmes qui rencontrent des difficultés pour se rendre dans les structures sanitaires. Les relais communautaires et les crieurs publics ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation. En relayant les messages en langues locales, ils ont contribué à informer les populations, à lever certaines réticences et à encourager la fréquentation des sites de prestation. La campagne a également retenu l'utilisation de kits intégrés de dépistage, communément appelés « Antoukit ». Ces kits permettent aux prestataires de disposer du matériel nécessaire au dépistage, facilitant l'organisation des interventions, la disponibilité des consommables et le déroulement des prestations.Des services plus proches, des résultats concretsAu-delà des chiffres, les résultats obtenus à Parakou et à N'Dali illustrent l'intérêt d'une approche intégrée qui associe les autorités sanitaires, les communautés et les partenaires techniques et financiers. En rapprochant les services de dépistage et de planification familiale des populations, cette campagne contribue à réduire les inégalités d'accès aux soins et à renforcer la capacité du système de santé à répondre aux besoins des femmes. Pour Enabel, à travers son appui au secteur de la santé au Bénin, l'enjeu est de soutenir des services accessibles, intégrés et de qualité, qui tiennent compte des besoins spécifiques des femmes et des obstacles auxquels elles peuvent être confrontées. Octobre Rose est un temps fort de mobilisation, mais la prévention des cancers féminins doit se poursuivre tout au long de l'année. L'expérience de Parakou et de N'Dali rappelle qu'en rapprochant les services des communautés et en organisant la continuité des soins, il est possible de transformer la sensibilisation en résultats concrets pour la santé des femmes.
La Police républicaine du Bénin franchit une nouvelle étape dans le développement de ses capacités opérationnelles en matière d'utilisation des drones. À l'issue d'une session de formation des formateurs organisée à Porto-Novo avec l'appui d'Enabel et de l'Union européenne, une quinzaine d'opérateurs expérimentés sont désormais habilités à assurer la formation de futurs télépilotes au sein de leur institution. Ce nouveau pool de formateurs constitue un levier important pour diffuser les compétences acquises et répondre progressivement aux besoins croissants en personnel qualifié dans le domaine des opérations de drones. Animée par un expert de la Police fédérale belge, cette formation s'inscrit dans une dynamique de consolidation des compétences déjà acquises par les participants. En effet, ces derniers avaient bénéficié en 2025 d'une formation spécialisée en pilotage et exploitation de drones avant d'être engagés dans diverses missions et opérations de terrain. Au fil de leurs interventions, ils ont développé une expérience pratique significative dans l'utilisation de ces outils au service de leurs activités professionnelles. Cette nouvelle étape visait à renforcer leurs compétences pédagogiques afin de leur permettre de transmettre efficacement leur expertise à d'autres agents de la Police républicaine. Les échanges ont notamment porté sur les méthodes de formation pour adultes, la préparation et l'animation de séquences d'apprentissage, l'encadrement des exercices pratiques, l'évaluation des acquis ainsi que l'accompagnement des apprenants vers une maîtrise progressive des opérations de vol. Au-delà du transfert de connaissances techniques, cette approche contribue à l'institutionnalisation des compétences au sein de la Police républicaine. La création d'un noyau de formateurs internes constitue en effet un levier essentiel pour assurer la continuité des formations, accompagner l'évolution des besoins opérationnels et favoriser l'appropriation durable des technologies de drones par les services concernés. Les drones représentent aujourd'hui un outil complémentaire à forte valeur ajoutée pour les forces de sécurité. Ils permettent notamment d'améliorer l'observation des zones d'intervention, la collecte d'informations, la surveillance de grands espaces, l'évaluation de situations complexes ainsi que l'appui à la planification et à la conduite des opérations. Dans le domaine de la gestion des crises et des catastrophes, ces technologies contribuent également au renforcement de la sécurité humaine. Grâce à leur capacité d'observation aérienne, elles peuvent appuyer les opérations de secours, faciliter l'évaluation rapide des zones affectées et contribuer à la détection ou à la localisation de personnes victimes d'accidents, de catastrophes ou de situations d'urgence. Elles offrent ainsi aux acteurs de terrain une meilleure connaissance de la situation et favorisent une prise de décision plus rapide et plus efficace. Au-delà de leur utilisation en situation d'intervention, les drones jouent également un rôle croissant dans la prévention et l'anticipation des risques. Leur capacité à fournir une visibilité aérienne en temps réel permet d'identifier plus rapidement certaines vulnérabilités, de surveiller des zones étendues ou difficiles d'accès et de détecter des situations susceptibles d'évoluer vers des incidents plus graves. Utilisés dans le respect des cadres légaux et opérationnels en vigueur, ils constituent ainsi un outil stratégique d'aide à la décision et de prévention au service de la sécurité des populations. Les participants à cette session provenaient des différents départements d'intervention couverts par les projets PAOP II et PRONORD-PAOP, soutenus par la Belgique et l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel au Bénin. Leur présence témoigne de la volonté commune de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs de la sécurité tout en favorisant le développement d'une expertise nationale durable. À travers cette initiative, l'accent est mis non seulement sur le renforcement des compétences individuelles, mais également sur la capacité de l'institution à former ses propres ressources humaines et à faire rayonner les savoir-faire acquis auprès d'un nombre croissant d'agents. Une démarche qui contribue à inscrire l'utilisation des drones dans une logique de professionnalisation, de transmission des connaissances et de pérennisation des acquis. En renforçant l'expertise nationale en matière de drones, la Police républicaine se dote progressivement de ressources humaines qualifiées capables de mettre ces technologies au service de la prévention, de la gestion des crises et de la protection des populations. Une évolution qui s'inscrit pleinement dans les efforts de modernisation de l'institution et dans l'ambition de promouvoir une sécurité toujours plus efficace, anticipative et centrée sur l'humain.
À l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains célébrée le 15 octobre 2026, les autorités et les partenaires ont effectué les 15 et 16 octobre des visites de terrain, à Tchériba et à Safané, des infrastructures d’eau et d’assainissement ainsi que des équipements de santé réalisés avec l’appui d’Enabel à travers les projets Lasso WASH et Lasso Santé. Ces visites ont permis de découvrir les infrastructures d’eau et d’assainissement ainsi que les équipements de santé réalisés avec l’appui d’Enabel à travers les projets Lasso WASH et Santé financés par l’Union européenne. Ces investissements visent à renforcer la résilience des populations en améliorant l’accès aux services sociaux de base. Les témoignages recueillis mettent en lumière les changements observés dans les écoles et les formations sanitaires, mais également les besoins restants pour combler la satisfaction des acteurs et actrices bénéficiaires.A Tchériba, un laboratoire qui rapproche les examens médicaux des patientsÀ travers les témoignages des professionnels de santé, le laboratoire qui a été équipé par Enabel permet notamment d’effectuer des examens de biochimie, comme les dosages de l’urée et de la créatinine, ainsi que la numération-formule sanguine. La médecin-cheffe mentionne également la goutte épaisse, l’électrophorèse de l’hémoglobine et le dosage des transaminases hépatiques parmi les examens désormais réalisables au centre médical. « Aujourd’hui, c’est possible à Tchériba grâce à leur accompagnement de Enabel à travers Lasso Santé », souligne-t-elle.Mamadou Diakité, chef du projet Lasso WASH, inscrit cet équipement dans un ensemble d’interventions complémentaires : « Nous avons réalisé des latrines, nous avons réalisé des points d’eau et également équipé le laboratoire du centre médical de Tchériba. ». Ces actions contribuent à améliorer à la fois les conditions d’hygiène et les capacités des services de santé.À Safané, l’eau et l’assainissement au service des établissements publicsDans la commune de Safané, le président de la délégation spéciale, Ali Traoré, distingue deux types de réalisations : la transformation de deux forages en postes d’eau autonomes et la réalisation de latrines dans cinq villages, notamment au profit de centres de santé et d’établissements d’enseignement.Il présente ces investissements comme un soulagement pour la commune, qui aurait autrement dû mobiliser ses propres ressources pour répondre à ces besoins. Son témoignage souligne ainsi l’appui apporté à la collectivité dans l’amélioration des services destinés aux populations.Au centre médical de Safané, le responsable du centre médical Alawssane Sankara, insiste sur l’utilité de l’ouvrage d’assainissement visité : « Cet ouvrage vraiment est le bienvenu parce qu’on en avait vraiment besoin. ». Il évoque particulièrement les besoins du bloc de la maternité et des femmes qui fréquentent le centre.Il relève toutefois qui demeure : « Comme besoin qui manque peut-être, c’est la disponibilité d’eau potable », indique-t-il, avant de souligner « la nécessité […] d’avoir un point d’eau fiable ». Ce constat rappelle que la disponibilité durable d’eau potable reste essentielle au bon fonctionnement des structures sanitaires. À Kira et à Tchériba, un château d’eau et des perspectives pour deux écolesÀ l’école de Kira, dans la commune de Safané, la directrice, KOUSSOUBE Jeanne, revient sur les difficultés d’accès à l’eau qui ont marqué le fonctionnement de l’établissement. « On avait un sérieux problème d’eau avant, mais on pense que ce problème est en train de prendre fin avec l’intervention d’Enabel pour notre château d’eau », témoigne-t-elle.L’accès à l’eau ouvre aussi des perspectives pour les activités scolaires. La directrice envisage développer le jardinage, afin de valoriser la ressource désormais disponible. Elle souligne aussi l’importance de préserver les acquis : « On prend l’engagement vraiment entretenir ces ouvrages pour les générations futures. »À Tchériba B, le directeur d’école, SAVADOGO Mahamadi, rappelle qu’auparavant les enfants devaient chercher de l’eau dans les puits. L’installation d’un château d’eau, de robinets et de dispositifs de lavage des mains facilite désormais la mise en pratique des consignes d’hygiène.Il prévoit de poursuivre la sensibilisation dans les classes et auprès des parents d’élèves, afin que les équipements soient s’accompagnés de pratiques d’hygiènes durables.Entretenir les ouvrages pour maintenir les servicesLa question de l’entretien revient dans les témoignages des responsables locaux. Pour le président de la délégation spéciale de Safané, la satisfaction suscitée par les réalisations doit aller de pair avec la responsabilité des usagers : « Il faut l’entretien pour permettre à ces ouvrages de pouvoir être utilisables dans le long terme. »Au centre médical de Safané, le médecin décrit un dispositif de nettoyage quotidien assuré à tour de rôle par des femmes mobilisées à cet effet. Il insiste également sur la nécessité de maintenir de l’eau dans les récipients et les dispositifs de lavage des mains, et de veiller à leur propreté.À Tchériba, la médecin-cheffe du district rappelle que la gestion du centre médical est confiée à son comité de gestion, avec l’appui technique du district sanitaire et celui de la mairie. Elle évoque également l’accompagnement d’Enabel pour la pérennisation des acquis.Ces témoignages dévoilent que la réalisation d’une infrastructure ne suffit pas à garantir un service durable. La fonctionnalité des installations dépend aussi de leur entretien régulier, une bonne gestion et surtout de l’engagement des acteurs locaux.Des investissements inscrits dans deux projets complémentairesMis en œuvre par Enabel dans le Bankui, les projets Lasso Santé et Lasso WASH visent à améliorer durablement l’accès, la qualité, l’inclusivité et la résilience des services de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Ils accordent une attention particulière aux femmes, aux jeunes filles et aux personnes déplacées internes.Les témoignages recueillis font état de changements concrets : des examens accessibles à Tchériba, de l’eau dans les écoles et des ouvrages d’assainissement pour les établissements scolaires et sanitaires. Ils mettent en évidence également que la poursuite de ces progrès dépendra de la gestion quotidienne des installations et de la réponse aux besoins encore exprimés, notamment en eau potable au centre médical de Safané.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale 2026, le Burundi a organisé, le 26 octobre à Kibimba, dans la province de Gitega, la célébration nationale officielle placée sous le haut patronage de la Première Dame. Soutenue par Enabel, cette mobilisation a rappelé l’importance de lutter contre la stigmatisation, de faciliter l’accès aux soins et de donner une véritable place aux personnes concernées dans l’évolution des services de santé mentale. Une mobilisation citoyenne et institutionnelle pour la santé mentale Plus de 300 personnes ont participé à une marche pour la santé mentale organisée dans le cadre de la célébration nationale de la Journée mondiale de la santé mentale 2026. Cette mobilisation a rassemblé citoyens, professionnels de santé, autorités publiques et partenaires autour d’un message commun : « les vraies expériences vécues et entendues : de vraies voix, un vrai changement » Organisée par le ministère de la Santé publique, avec l'appui d'Enabel, la célébration s’est déroulée en présence de la Première Dame du Burundi, du Ministre de la Santé Publique, de parlementaires, de représentants d’autres ministères, plusieurs Gouverneurs et des autorités locales. La participation des hautes autorités a donné une visibilité particulière à la santé mentale et à la nécessité d’une mobilisation collective pour améliorer l’accès aux soins et combattre les préjugés. Écouter les personnes concernées pour faire évoluer les pratiques Le thème international de cette édition, « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement », invite à reconnaître les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale comme des acteurs essentiels de l’amélioration des politiques et des services. Porté par la Fédération mondiale pour la santé mentale et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce message souligne que les expériences vécues constituent une expertise précieuse. Écouter les personnes concernées ne suffit pas : leur participation aux décisions, à la conception et à l’évaluation des services est indispensable pour construire des soins plus accessibles, respectueux des droits et adaptés aux besoins réels. Lors de la cérémonie, le ministre de la Santé publique a notamment souligné l’importance de valoriser ces expériences pour renforcer la prévention et améliorer la prise en charge des troubles mentaux. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur de la santé mentale. Contribuer au développement de soins de santé mentale accessibles, équitables et de qualité au Burundi Au Burundi, Enabel accompagne le ministère de la Santé publique, notamment à travers le projet bilatéral Ntusigare Inyuma, dans le renforcement de l’intégration des soins de santé mentale dans soins de santé primaires afin de rapprocher les services des populations et de favoriser une prise en charge plus accessible et intégrée. La mobilisation du 26 octobre s’inscrit également dans une campagne de sensibilisation numérique menée durant le mois d’octobre par le ministère de la Santé publique, avec l’appui d’Enabel et en collaboration avec le média Yaga. Diffusés quotidiennement en kirundi, les messages visent à déconstruire les idées reçues, encourager l’écoute sans jugement et promouvoir le recours aux soins. Au-delà de cette journée, le défi reste de transformer la sensibilisation en changements durables : réduire la stigmatisation, renforcer les services de proximité et associer davantage les personnes concernées aux décisions qui touchent leur santé et leur vie quotidienne. Parce qu’écouter les personnes concernées, c’est aussi agir avec elles pour construire des services de santé mentale plus inclusifs.
Au Burkina Faso, Enabel accompagne 52 coopératives dans cinq chaînes de valeur agricoles à travers le Portefeuille thématique climat Sahel (PTCS) et son projet RILGRÉ. Des bio-intrants à la commercialisation, les appuis techniques et des subventions renforcent les liens entre producteurs et transformateurs. Une mission de suivi menée du 29 septembre au 1er octobre 2026 a permis d’échanger sur les cultures et les difficultés rencontrées, dans une démarche qui rejoint la priorité nationale d’autosuffisance alimentaire.« Souvent nous avions des difficultés avec nos clients du fait qu’on n’arrivait pas à satisfaire leur commande », raconte Sana Salmata, active dans l’étuvage du riz. Les petites quantités transformées et les difficultés de transport limitaient son activité. Avec les équipements reçus, elle indique désormais approcher une tonne de riz étuvé.Son témoignage illustre l’approche du projet RILGRÉ : accompagner les différentes étapes qui permettent de produire, transformer et vendre. Cinq chaînes de valeur sont concernées : le niébé, le sésame, l’arachide, le riz et les bio-intrants, avec notamment Solidar Suisse et Beo Néeré Agroécologie comme partenaires de mise en œuvre.Cet accompagnement rejoint la priorité donnée par l’État burkinabè à la production nationale pour soutenir l’autosuffisance alimentaire, notamment à travers l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire. À l’échelle des organisations bénéficiaires, il vise à renforcer la production locale et la valorisation des récoltes pour répondre aux besoins alimentaires.Des intrants aux récoltesLa chaîne commence notamment dans les unités de production de bio-intrants, qui approvisionnent les exploitations agricoles en compost. Portées par des femmes et des jeunes, ces unités incluent également des personnes déplacées internes et des personnes vivant avec un handicap.Dambré Noélie fait état d’un financement de 800 000 FCFA pour améliorer les installations de son organisation, ainsi que de formations à la fabrication de bio-intrants. Une initiative d’épargne a alors accompagné l’activité : « Après la vente, sur chaque sac vendu nous épargnons 250 francs. ». Pour le riz, le PTCS a aménagé environ 43 hectares de bas-fonds dans les communes de Ziga, Boulsa, Méguet, Andemtenga et Kando, avec un taux d’accès des femmes supérieur à 40 %. Les appuis comprennent aussi les intrants, les formations et l’organisation des producteurs.« Avant, je ne savais pas faire de la culture du riz, je n’ai jamais cultivé du riz », témoigne Compaoré Assetou, responsable de la coopérative des exploitantes du bas-fond de Kiongo. Elle explique avoir appris cette culture grâce à l’accompagnement reçu. Diallo Sanaba, exploitant du même bas-fond souligne à son tour l’intérêt pour les familles : « Cela nous permet d’atteindre une certaine autosuffisance alimentaire. »Transformer davantage et valoriser les sous-produitsHuit coopératives féminines ont été soutenues pour transformer et commercialiser le riz, avec des sous-subventions pouvant atteindre 4,5 millions de FCFA. Selon le bilan du projet, après une année d’activité, elles avaient transformé 43,141 tonnes de riz et réalisé un chiffre d’affaires de 32 millions de FCFA.Kaboré Tibo cite notamment des marmites, des barriques, un tricycle et un magasin de stockage parmi les appuis reçus. Tiemtoré Rasmata, elle, relie les retombées de l’activité aux dépenses familiales, notamment à la scolarisation des enfants.Le son de riz est aussi vendu pour l’alimentation animale et le compostage. La paille alimente les unités de bio-intrants, don’t le compost retourne dans les bas-fonds. Les coopératives ont également été formées à la fabrication de biochar à partir de cette paille.Du matériel et des débouchés pour les autres filièresDans le sésame, Belemsebgo André rapporte un financement supérieur à 1,5 million de FCFA pour du matériel et un magasin. Il souligne aussi l’apport des formations : « Nous avons découvert le bokashi et avec cela nous constatons un réel changement dans nos productions de sésame. »Dans l’arachide, Rouamba Bernard rappelle le manque initial d’outils : « Imaginez 20 personnes travailler avec une ou deux dabas. ». Narré Jacqueline décrit l’acquisition d’équipements de transformation et d’un magasin. Kaboré Binta indique que les quantités transformées peuvent désormais atteindre vingt plats d’arachides par semaine, contre cinq auparavant.La vente reste déterminante. Oubda Augustine, de l’association Wend-Yam, explique que les recettes sont réinvesties dans la production. Ouedraogo Hamadou insiste quant à lui sur la qualité, la visibilité et la disponibilité : « Il faut que le produit soit disponible à tout moment pour le client. ».Ces acquis restent exposés aux aléas climatiques. Lors du suivi, Tougma Jonas, chef de zone dans la commune d’Andemtenga, signalait des pluies tardives et des poches de sécheresse. Pour poursuivre les activités, les organisations misent sur les cotisations, l’épargne et les compétences acquises. Comme le résume Soré Salif : « Même si le projet prenait fin, la formation reçue nous servira toujours. »
Enabel continues to invest in strengthening medical education in rehabiltation area in Ukraine. In October 2026, with the agency’s support, 14 speech and language therapists (SLTs) and 7 occupational therapists (OTs) took part in a study visit to Bruges.The programme, delivered by the VIVES University of Applied Sciences, covered topics relevant to both professions: teaching and assessment methods, clinical placement supervision, and the use of digital technologies. This reflects VIVES’ approach to training rehabilitation professionals: future members of multidisciplinary teams share a number of joint classes, where they work through clinical cases together.At Enabel’s request, occupational therapist Iryna Nyshcha and speech and language therapist Yuliia Ozarchuk share their reflections on the visit.Yuliia OzarchukSpeech and Language TherapistTeaching Assistant at the Department of Physical and Rehabilitation Medicineat Ivano-Frankivsk National Medical University For me, the real discovery was an approach built on student autonomy. VIVES places great emphasis on developing students’ self-reflection and their responsibility for their own learning process, while the lecturer’s role is to create the right conditions and support that process.I also found the discussions on the mindful use of technology and the critical appraisal of scientific literature with digital tools particularly interesting. One session of the visit focused on the role of AI in education and research.The CoCon Knowledge Centre left an unforgettable impression. It is a space that brings together professional literature, assessment tools for people with communication disorders, and even a podcast recording studio.The visit to Campus Spermalie gave us a chance to see how speech and language therapists work in an educational setting, and how the facilities are designed for children with visual and hearing impairments and developmental language disorders.Iryna NyshchaOccupational TherapistSenior Lecturer of the Department of Physical Therapy and Occupational Therapyat Lesi Ukrainki Volyn National UniversityWhat stayed with me most was the university environment, where accessibility is visible in practice, not just in theory. I was particularly impressed by the adapted kitchen and bathroom, because these everyday spaces are where independence takes practical shape.As an occupational therapist, I found it fascinating to see how the layout of an environment can make daily tasks easier. It was a powerful reminder that our goal is not simply to restore function, but to help people return to their everyday lives.In Belgium, students can spend a day or even a week with a family that includes a person with a disability or is raising a child with a disability. It would be valuable to see this kind of placement adopted in Ukraine. It would help students better understand the challenges these households face, how they adapt their home routines, what barriers arise during ordinary daily tasks, and which solutions are still missing to support greater independence and comfort, or communication itself. This kind of experience gives future practitioners a window into real needs and challenges that cannot be recreated in a rehabilitation setting. It would help them develop practical thinking and apply a person-centred approach in their work.
À Tchériba, dans la région du Bankui, la Journée mondiale du lavage des mains, célébré le 15 octobre 2026, a réuni élèves, enseignants, autorités et partenaires autour d’un objectif commun : promouvoir le lavage des mains au savon et à l’eau propre et inscrire cette pratique dans les habitudes quotidiennes. Organisée par la Direction régionale de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Bankui, en partenariat avec le projet Lasso WASH d’Enabel, la célébration a combiné sensibilisation, démonstrations pratiques et visites d’ouvrages d’eau, d’hygiène et d’assainissement.L’enjeu allait au-delà de la transmission des messages d’hygiène. Cette journée s’inscrivait également dans une dynamique de valorisation des initiatives locales et d’émulation entre les communes, afin de mettre en lumière les bonnes pratiques, encourager les efforts accomplis et susciter un engagement durable des acteurs locaux.Des enfants acteurs du changementÀ l’école primaire publique de Tchériba B, qui a accueilli la cérémonie, les élèves ont participé activement à la sensibilisation à travers des sketchs et des démonstrations pratiques. Sous le thème « Sois un héros du lavage des mains ! », leurs prestations ont rappelé l’importance de se laver les mains avec de l’eau propre et du savon aux moments essentiels de la journée.« J’ai retenu que les élèves doivent chaque fois se laver les mains avec de l’eau propre et du savon. Ils doivent respecter les règles du lavage des mains. ». Explique Bintou Sanogo, élève à Tchériba. Lorsqu’elle décrit les pratiques enseignées à l’école, ses mots sont tout aussi concrets : « Tous les élèves doivent s’aligner pour laver les mains en frottant bien pour que ça soit propre. ». Son témoignage illustre l’importance de l’apprentissage par la pratique. En répétant les bons gestes à l’école, les enfants peuvent progressivement les intégrer dans leur quotidien et les transmettre à leur entourage.De l’école aux familles, transmettre les bonnes pratiquesPour Mamadou Diakité, chef du projet Lasso WASH à Enabel, les élèves peuvent jouer un rôle dans la diffusion des pratiques apprises : « Si les élèves arrivent à maîtriser ces bonnes pratiques d’hygiène au niveau des écoles, ils pourront les disséminer au sein de nos communautés. ».Son intervention insiste sur la continuité de cet apprentissage. La célébration doit contribuer à installer durablement des gestes simples dans la vie quotidienne. « Ce sont des gestes qui sont simples mais qui nous protègent de beaucoup de maladies », rappelle-t-il.Bintou cite, pour sa part, plusieurs moments auxquels elle associe le lavage des mains : « Avant de manger, après les jeux, avant de rentrer en classe. ». Son témoignage traduit la place que cette pratique peut prendre dans la journée d’un enfant lorsque les consignes sont répétées et accompagnées.Cette transmission repose également sur les enseignants et les parents. Le directeur de l’école Tchériba B, Savadogo Mahamadi, interrogé entend poursuivre le travail engagé : « Nous allons continuer la sensibilisation dans nos différentes classes et même lors des assemblées générales avec les parents d’élèves. ». Pour lui, les bonnes habitudes doivent être entretenues aussi bien à l’école qu’à la maison.Mettre les communes en concurrence pour valoriser, récompenser et capitaliser les bonnes pratiquesLa particularité de cette dynamique a été de ne pas réduire la Journée mondiale du lavage des mains à une simple activité de sensibilisation. Elle a constitué aussi une occasion de reconnaître les efforts des acteurs locaux et de donner davantage de visibilité aux initiatives qui produisent des changements concrets.La mise en concurrence des communes autour de leurs réalisations, de leurs innovations et des effets observés poursuit un triple objectif à savoir de valoriser les bonnes pratiques, récompenser les efforts et encourager l’émulation et susciter l’intérêt des communes pour la capitalisation et la pérennisation des acquis.L’objectif n’est donc pas uniquement de désigner des gagnants, mais de faire de la compétition un levier d’apprentissage collectif, de responsabilisation et d’amélioration continue. La valorisation des initiatives locales peut ainsi contribuer à renforcer l’appropriation des actions d’hygiène et à inscrire les acquis dans la durée.Des messages soutenus par des réalisations concrètesLa promotion du lavage des mains ne peut produire des changements durables sans un accès effectif à l’eau et à des équipements fonctionnels. C’est dans cette perspective que la célébration a également été marquée par des visites de réalisations dans des établissements scolaires et une formation sanitaire de Tchériba.Les latrines, les installations d’approvisionnement en eau et les équipements du centre médical illustrent les interventions complémentaires des projets Lasso WASH et Lasso Santé dans la commune.À l’école Tchériba B, le directeur, Savadogo Mahamadi, rappelle les difficultés rencontrées avant l’installation du château d’eau : « Souvent, pour avoir l’eau, c’est difficile [...] les enfants sillonnaient les puits pour puiser de l’eau. ». Il souligne ensuite le changement apporté par l’ouvrage : « Avec l’arrivée du château que vous voyez, ça nous a permis en tout cas d’avoir de l’eau potable. ». L’établissement bénéficie également de robinets, de dispositifs de lavage des mains et d’actions de sensibilisation. Les élèves disposent ainsi de moyens concrets pour appliquer les gestes appris en classe, notamment après être allés aux toilettes et avant de prendre leur repas.Ces réalisations rappellent qu’un changement de comportement repose sur deux conditions complémentaires : la connaissance des bonnes pratiques et la disponibilité d’infrastructures adaptées permettant de les mettre en œuvre.Préserver les ouvrages et prolonger les acquisAu terme des activités, le Haut-commissaire de la province du Mouhoun, Souleymane Ouattara, a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures mises à leur disposition : « Nous invitons les élèves, les enseignants, le personnel à en faire un bon usage. ».Revenant sur les sketchs présentés par les élèves, il a également insisté sur la nécessité de prolonger les apprentissages au-delà de la cérémonie : « Certes, c’est un exercice présenté au cours d’une cérémonie, mais nous souhaitons que la pratique soit la même dans les familles, auprès des parents, auprès des communautés. ».Cet appel souligne une exigence essentielle : les effets d’une journée de sensibilisation se mesurent moins à la tenue de l’événement qu’à la capacité des acteurs à maintenir les bonnes pratiques dans le temps. Le suivi des comportements, l’entretien des équipements, la mobilisation des familles et le partage des expériences entre communes sont autant de leviers pour consolider les acquis.À Tchériba, le message est clair : le lavage des mains ne doit pas rester un geste appris à l’occasion d’une célébration. Il doit devenir une pratique quotidienne, soutenue par des infrastructures fonctionnelles, des acteurs engagés et des collectivités capables de valoriser leurs expériences et d’en tirer des enseignements.En faisant de la Journée mondiale du lavage des mains un espace de sensibilisation, de reconnaissance et de partage des bonnes pratiques, l’ambition est de transformer les initiatives locales en acquis durables, au bénéfice des écoles, des familles et de l’ensemble des communautés.
While the economy in Tanzania, as in many other Africa countries, is dominated by the informal sector, many youths are not well equipped with skills to contribute and earn their living. Formal education provides academic knowledge. When someone ejects from the formal education pipeline, as Agnes Fundisha did in 2021 after lower secondary education, their chances are limited in the labour market. She joined a family member who was making soap and home detergents and started learning about the trade. But she always thought she wanted to do more in the same line or something different. Her expectations met an open door when she heard an announcement of courses in plumbing and other skilled trades at Vocational Education Training Authority (VETA) Mwanza. Under TeamEurope funded Inclu-cities project, Enabel Tanzania partnered with VETA to offer job readiness skills trainings in phone repair, gas welding, motorcycle repair, electrical installation and plumbing. Agnes chose plumbing. “We participated in classroom and workshop sessions for three months at VETA Mwanza campus. I had my doubts about the course I chose but as days passed came to affirm by resolve and choice,” The skilling program under INCLU-CITIES emphasizes practical training of learners with private and public institutions and master crafts to equip them with technical and non-technical skills that make them ready for jobs. Agness says the practical training attachment with the Mwanza City Water and Sewerage Authority— a parastatal organization— helped to equip her with technical skills and confidence. “Things we learned in the college workshop have been repeated and we practiced them. I also learned new things during practical training,” she said. More importantly, Agnes says that the practical training erased any doubt she had about whether she could get employment in plumbing. ends
Many youths struggle to find jobs or profitable trade because they lack the necessary skills to fit in with available jobs or develop products and services that the market is willing to pay for. For young girls, the situation could be worsened with gendered traditions that confine their pathways by limiting jobs they can choose or learn. “After failing my lower secondary education in 2021, I stayed at home and dependent entirely on my parents,” that is how Matrida, a resident of Kidyama village in Kasulu summarized her life from 2021 to 2025. Her perspective changed when the Ministry of Agriculture Training Institute (MATI)-Mubondo worked with local leaders to invite youth, particularly girls, to apply for courses in bee keeping and value addition to agricultural crops. Organized with technical and financial support from Enabel Tanzania’s Wezesha Binti project the work readiness training sought to enable girls to take advantage of the economic opportunities available in Kasulu district in Kigoma region, an area richly endowed with fertile soils and extensive forest resources. Matrida and 269 other learners from different villages of Kasulu and other districts of Kigoma participated in a three-month training programme. The three months transformed Matrida perspective on her future. A girl that was unemployed and confined to her home became motivated to pursue entrepreneurship opportunities. At MATI-Mubondo, she learned modern techniques for establishing and managing an apiary, as well as processing honey into a range of value-added products. Although she was aware of the medicinal value of beeswax oil, she had not known how to extract it before attending the training at MATI-Mubondo. “I have learned how to get wax oil, and I have therefore started my own small operation of extracting oil from wax and packing it for sale,” says Matrida. In addition, Matrida, serves as the chairperson of Young Beekeepers Group, a 16-member association formed with fellow trainees from Kidyama Village. News of a group of 15 young girls and one young man engaged in bee keeping and honey processing business raised eyebrows in their village. Culturally bee keeping and honey selling is done by aged men in Kidyama and in Kigoma generally. During the training, participants also learned about gender equality, which broadened their understanding of the economic, social, and cultural opportunities available to both women and men. With Young Beekeepers Group, gender is no longer a block. Wezesha Binti project provided the group with start-up support, including 30 beehives, protective gear and other bee keeping equipment. In addition, MATI-Mubondo allocated land to the group for the establishment of an apiary for a period of five years. Now, after putting her skills to work, Matrida is no longer dependent on her parents. While she has five hives on her own, her wax oil business, she is working with her group towards increasing their production capacity to 500 hives and moving their apiary to their own piece of land by 2030. ends
Hadija Fulano, loved to engage herself in fishing. After her lower secondary school in 2021, she joined the Fisheries Education Training Authority (FETA) training centre in Mwanza for a diploma in aquaculture. Despite her hopes of landing a job, she had to go back home and start searching. Her situation was like many youths that complete academic and professional training. Often employers decry lack of soft skills. A systematic approach to facilitate transition from training to decent jobs or self-employment is what can make the difference. Through EU-funded Inclu-cities project, Enabel Tanzania collaborated with FETA to implement Work Readiness Program that invited youth in Mwanza to participate in a three-month training in fish farming. Under work readiness program FETA Mwanza registered 150 youths in the fish farming program. “I heard about a program at my former college that provided training in fish farming and linkage to private sector companies to gain experience,” says, Hadija. Despite staying without a job related to her training for several months after graduation she had not given up on her ambition for a career in the value fishing chain. During their three months of training WRP trainees learned about management of fish cages, making the cages, setting up in the lake, fish processing and, more importantly, their tutors spend time exploring different possibilities of jobs, self-employment and business opportunities in fish farming. The project also invested in training FETA tutors, equipped the training facility with necessary equipment to support the training and supported career counseling for trainees. Another key node on the pathway is linkages with employers--which informed FETA about skills required in the market and committed to host learners for practical experience.Fish farming has gained popularity in Tanzania’s portion of the Lake Victoria in the past five years. Approved fish farming sites are teamed with caged fish farms. The Government has supported input loans that increased fish farmers. Additionally related businesses are flourishing, from production of fish feed, cage fabrication, sales of nets, to breeding fingerlings, and more. Hadija never stirred from her desire to manage a fish cage. Through the WRP she was assigned for practical experience, at Acquacom, a private fish farm on the outskirts of Mwanza. According to Emmanuel Shija, Acquacom branch manager in Mwanza, after the scheduled practical attachment of three months, his company retained six youths as temporary employees. Then, when ASOBO, an E-mobility company, started investing in fish farming, they approached Acquacom to recommend a hardworking, trustworthy farm manager. Hadija was recommended. In October 2026, Hadija successfully delivered her first harvest, completing 7 months of breeding, feeding and treating the stock of tilapia in the fish cage of her employer. “She has been very good, in the management of the cage,” says, Desdeus Clavery the Director of ASOBO. A new stock has just been introduced in the cage for the next round. “I have always wanted to work in fishing and, I’m grateful that the WRP program enabled me to reach my goal. I will work to perfect my skills and experience, ultimately, my goal is managing a big farm and, starting small, running my own fish farm in the future.” The fact that Hadija, got a job at ASOBO, that has also benefited from Inclu-cities financial support to grow their venture that provides environment friendly engines for mobility for Lake Victoria fishers, emphasizes the value of linkages the Enabel promotes. Growing businesses need a labour force with the right skills. Ends
À Kindia, la première cohorte des jeunes engagés dans le parcours auto-emploi vient de franchir une étape importante avec le démarrage de sa formation pratique sur le terrain. Au total, 250 jeunes, répartis en 10 groupes de 25 chacun, bénéficient de l’accompagnement de la Fédération des Producteurs d’Ananas et Fruits de la Basse Guinée (FEPAF-BG). Les activités se déroulent sur un domaine agricole de 15 hectares situé à Soumbourou, dans le district de Foulaya. Sur ce site, les bénéficiaires sont formés aux techniques de production d’ananas, de papaye et de banane, dans une approche qui combine apprentissage pratique et préparation à l’entrepreneuriat agricole. Alors que certains groupes procèdent au nivellement et au piquetage des parcelles après le passage du tracteur, d’autres apprennent les techniques d’enfouissement des souches d’ananas et de bananiers. Cette dernière activité permettra de produire des rejets dont une partie sera destinée à la vente auprès d’autres producteurs, et l’autre pour développer leurs propres exploitations. Cette phase s’accompagne d’un processus progressif de structuration des groupements de bénéficiaires. L’objectif est de renforcer leurs capacités organisationnelles afin qu’ils puissent évoluer de manière autonome après les premières récoltes et développer des initiatives économiques viables. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet AMIS (Accompagnement, Mobilité, Insertion et Sensibilisation), mis en œuvre conjointement par Enabel et Expertise France, avec le financement de l’Union européenne.
Du 15 au 17 octobre 2026, le Salon de l'autonomisation de la femme entrepreneure rurale du Bénin (SAFEB) offre aux femmes entrepreneures un espace de promotion commerciale, de partage d'expériences et de mise en relation. À l'issue de cette première édition, les ventes réalisées par plusieurs exposantes et les distinctions obtenues par des bénéficiaires de projets d'Enabel illustrent l'importance de renforcer les opportunités économiques des femmes rurales. Des produits locaux qui trouvent leur marché EIles sont venus à Parakou avec leurs produits et sont reparties avec des cartons presque vides. Pour une dizaine de femmes entrepreneures actives dans l'agroécologie et la transformation agroalimentaire, le SAFEB 2026 a été une occasion de faire découvrir leurs produits, de rencontrer de nouveaux clients et d'écouler, pour la majorité, l'essentiel de leurs marchandises. Du 15 au 17 octobre, l'esplanade située en face du marché de Zongo, à Parakou, a accueilli des exposants de différentes régions du Bénin. À travers leurs produits et leurs savoir-faire, ces femmes ont mis en lumière la diversité des initiatives entrepreneuriales rurales et leur contribution à la valorisation des productions locales. Organisé par PLURI MÉDIA GROUPE, avec l'accompagnement d'Enabel, le SAFEB s'inscrit dans la dynamique de commémoration de la Journée internationale des femmes rurales et de promotion des consommations locales au Bénin. Placée sous le thème « Femmes rurales, innovations et transformation locale : moteurs d'une économie béninoise résiliente et inclusive », cette édition a mis en lumière les conditions nécessaires pour transformer le potentiel entrepreneurial des femmes rurales en activités économiques durables et créatrices de valeur. Leur contribution à la production agricole, à la transformation et à la commercialisation des produits locaux, les femmes rurales restent confrontées à plusieurs contraintes : accès limité au financement, difficultés d'accès à la terre et aux marchés, insuffisance des opportunités de formation et poids des normes sociales. Durant les trois jours du salon, neuf panels ont permis d'aborder ces enjeux, notamment les politiques publiques en faveur de l'autonomisation des femmes, les mécanismes de financement des entreprises féminines rurales, l'innovation agricole, la transformation agroalimentaire, l'intelligence artificielle et le numérique. Les échanges ont également porté sur les partenariats public-privé, l'économie verte et bleue, la résilience climatique ainsi que la santé des femmes rurales, notamment la santé sexuelle et reproductive, l'accès aux soins et la prévention des cancers féminins. Au-delà de la promotion commerciale, le SAFEB a ainsi contribué à mettre en discussion les leviers nécessaires pour améliorer la compétitivité des entreprises féminines et renforcer leur accès aux opportunités économiques. Trois lauréates bénéficiaires de projets d'Enabel La soirée de gala a constitué un autre temps fort de cette première édition, avec la distinction de plusieurs personnalités et femmes entrepreneures dans différentes catégories. Trois des huit lauréats sont bénéficiaires de projets mis en œuvre par Enabel. Elles ont notamment remporté le Grand Prix du SAFEB, le Prix de l'excellence dans les filières agricoles et le Prix de l'innovation en agroalimentaire. Enabel a également été distinguée pour son engagement en faveur de l'autonomisation des femmes entrepreneures rurales. Cette reconnaissance souligne l'importance des partenariats qui accompagnent les femmes dans leurs activités, depuis la production agricole jusqu'à la transformation et la commercialisation. À travers ses interventions, notamment dans le cadre du projet PARSAD financé par la Coopération belge, Enabel contribue au renforcement des capacités, à la création d'opportunités économiques et à la promotion de pratiques plus inclusives. Faire de l'autonomisation économique une responsabilité collective Les résultats observés au SAFEB 2026 rappellent que l'entrepreneuriat féminin rural ne peut reposer uniquement sur la détermination individuelle des femmes. Son développement exige un environnement favorable, des mécanismes de financement adaptés, des débouchés commerciaux et des partenariats capables de soutenir durablement les initiatives locales. Les pouvoirs publics, les institutions financières, le secteur privé, les structures d'accompagnement et les partenaires techniques et financiers ont un rôle déterminant à jouer pour faciliter l'accès aux ressources, aux marchés et aux opportunités d'investissement. Investir dans les femmes entrepreneures rurales, c'est soutenir la création de richesse, valoriser les produits locaux et contribuer à une économie béninoise plus résiliente et inclusive.
Calling West African Business Support Organisations! Applications are open for the second cohort of the EU CERC Training of Trainers Programme. Are you a Business Support Organisation (BSO) working in WestAfrica, particularly in Ghana or Nigeria? The EU Circular Economy Resource Centre (EU CERC) in collaboration with Circle Economy Foundation is inviting BSOs to join its Circular Economy Training of Trainers Programme, designed to help organisations move from awareness to action and strengthen their capacity to support businesses in adopting circular economy approaches. The circular economy ToT programme will focus on electronics and ICT, batteries and related value chains The programme includes:An orientation session A two-day online Training of Trainers 4–6 months of follow-up support Practical tools, case studies, and peer exchange Support to apply circular economy approaches within your organisation and networks Space to work through real-world implementation challenges Practical tools, case studies, and peer exchange Support to apply circular economy approaches within your organisation and networks Space to work through real-world implementation challenges Practical tools, case studies, and peer exchange Support to apply circular economy approaches within your organisation and networks Space to work through real-world implementation challengesThe programme will run until 2028, with cohorts taking place across different regions. The second cohort is dedicated to West African BSOs and starts in November 2026. APPLY NOW:Express your interest by 5th November 2026: https://forms.cloud.microsoft/e/V6byvGMDF1 INFORMATION SESSION:Want to find out more before applying? Join our online information session: 27 October 2026 13:00–14:00 CET (UTC+1)Register: https://us02web.zoom.us/meeting/register/9z9NPB5hQGqlkUj2_rumgwFore more information, please visit the dedicated ToT page here: The Circular Economy Training of Trainers (ToT) Programme - Sitra
Du 6 au 8 octobre 2026, le Dr Mamadou Lamine Dia, Expert en santé animale du PRADEP-AOS Couloir Ouest, a participé à Lomé à la 11e réunion annuelle des Réseaux de santé animale de la CEDEAO (RAHN11). Cette rencontre, organisée par le Centre Régional de Santé Animale de la CEDEAO, a réuni les services vétérinaires de plusieurs pays, ainsi que la FAO, l’OMSA, l’UA-BIRA, la GIZ et d’autres partenaires.Ce qui a été discutéSurveillance : les participants ont fait le point sur la situation de l’influenza aviaire et de la fièvre de la Vallée du Rift, et insisté sur le partage d’informations et l’approche « Une seule santé ».Commerce du bétail : une étude comparative a montré que les réglementations nationales sont parfois vétustes et très différentes d’un pays à l’autre, ce qui freine les échanges. Une directive CEDEAO sur le commerce du bétail est recommandée.Information sanitaire : les États ont été invités à désigner leurs points focaux pour le Système régional d’information en santé animale (RAHIS). Une feuille de route de déploiement court de novembre 2026 à juin 2027.La contribution du PRADEP-AOSLe Dr Dia a présenté les priorités du programme en santé animale : surveillance et alerte précoce, contrôle vétérinaire aux frontières, vaccination transfrontalière, lutte contre les faux médicaments et coordination « Une seule santé ». En marge de la réunion, il a échangé avec les services vétérinaires du Sénégal et du Mali sur l’harmonisation des campagnes de vaccination et les mandataires sanitaires.
Fin septembre 2026, l’équipe du PRADEP-AOS Couloir Ouest s’est réunie à Dakar pour un atelier interne de consolidation des indicateurs et de programmation des activités, avec les partenaires techniques IRAM et AVSF. Enabel, l’Agence belge de coopération internationale, met en œuvre ce Couloir en Mauritanie, au Mali, au Sénégal et en Guinée.Trois temps fortsLes indicateurs : le cadre logique a été passé en revue résultat par résultat. Certains indicateurs ont été maintenus, d’autres reformulés pour être mieux renseignés, d’autres retirés.L’étude de contexte : les participants ont examiné les enjeux et les priorités de chaque zone de concentration. En santé animale, ils ont insisté sur la prévention des maladies transfrontalières et des zoonoses, le renforcement des postes vétérinaires frontaliers, la sécurisation des mouvements de bétail et la lutte contre les médicaments falsifiés.La planification : pour chaque activité, l’équipe a précisé la formulation, les indicateurs, les partenaires, les zones d’intervention, les livrables et le calendrier. Cette feuille de route servira de base au premier Comité technique de suivi et de gouvernance, en novembre en Guinée.Des rencontres institutionnellesEn marge de l’atelier, l’équipe a présenté le programme au nouveau Directeur pays d’Enabel au Sénégal, au Hub régional de l’Union européenne à Dakar et à Madame l’Ambassadrice de Belgique. Tous ont souligné l’importance du pastoralisme pour l’économie, l’environnement et la stabilité de la sous-région.