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Dans le Sud du Maroc, les producteurs des dattes et du safran sont durement touchés par la sécheresse, pour la deuxième année consécutive. En plus, l'activité économique des coopératives a été affectée à cause de l’annulation en avril des événements clés pour la commercialisation des produits de terroir, comme le Salon Internationale d’Agriculture au Maroc, et des restrictions sévères sur le transport réfrigéré due au confinement. A travers nos projets d’appui aux filières agricoles, nous accompagnons les coopératives pour trouver des solutions de commercialisation innovantes à leurs produits : commercialisation en ligne, distribution sécurisée dans les supermarchés et les magasins des grandes villes et pour le développement de stratégies de marketing digital pour l’export. Nous renforçons aussi les capacités des organisations et des producteurs pour respecter les protocoles d'hygiène et les gestes barrières dans la lutte contre le COVID-19, dans les oasis et dans les unités de conditionnement, la désinfection et l’application de bonnes pratiques dans la chaine agro-alimentaire ainsi que l’équipement des unités de valorisation des dattes et du safran en matériel de protection et d’hygiène. Ces actions, axées sur la communication, la digitalisation et l’appui institutionnel de nos partenaires marocains, jettent les jalons d'une solution durable et structurelle qui rendra les agriculteurs et les personnes migrantes plus résilients dans l’étape délicate qui accompagnera la reprise : les ventes en ligne deviendront plus importantes ; tout comme la formation à distance et la protection sanitaire des produits agricoles.
En réponse à la crise sanitaire et en collaboration avec ses partenaires nationaux au Maroc, Enabel met en œuvre des actions urgentes pour appuyer les populations les plus vulnérables à mieux faire face à la pandémie. L’impact de la crise au Maroc a conduit un grand nombre de personnes migrantes, souvent d'origine sub-saharienne, à des situations économiques extrêmement difficiles. La plupart d'entre eux travaillent dans l’économie informelle, mais à cause de la crise COVID-19 la majeure partie des activités est à l’arrêt, et ils n’ont plus de revenus. Depuis 2016, plusieurs projets de l’agence se concentrent sur l’intégration économique des migrants en cherchant à améliorer leur employabilité au Maroc, l’accompagnement des Marocains résidant en Belgique dans la création de leur entreprise au Maroc et l’amélioration de l’accès des migrants et réfugiés à leurs droits via le renforcement des compétences des acteurs pouvant faciliter cet accès. À travers ses projets de migration, Enabel travaille, entre autres, à l'amélioration de la communication concernant les mesures de prévention et d'hygiène, ainsi que les droits sociaux des personnes migrantes, demandeurs d’asiles et réfugiés. Elle accompagne l’institution marocaine d’assistance sociale Entraide Nationale dans l'organisation d’initiatives de réponses rapides aux besoins de base de cette population. Enabel renforce également la coordination locale à travers le développement d’une boîte à outils digitaux permettant aux associations membres des réseaux locaux de maintenir leurs échanges (qui se faisaient en présentiel auparavant) et leur coordination afin d’apporter une assistance aux plus vulnérables. Finalement, à cause des fermetures des universités, les Cliniques Juridiques des universités de Casablanca, Oujda, Rabat et Tanger reçoivent du matériel digital développé par des universités partenaires belges ou par Enabel directement pour continuer à renforcer leurs compétences en accès aux droits.
Pour éviter la propagation du virus et faciliter le travail du conditionnement du safran dans de bonnes normes, le projet de développement des filières du safran et du palmier-dattier a doté trois organisations professionnelles de safran par un kit d’hygiène.Il a acquis un deuxième spectrophotomètre au profit du laboratoire de la Maison du Safran à Taliouine. Avec cette crise du Covid-19, il est primordial et obligatoire de réaliser des analyses avant la livraison de chaque commande aux clients. Le spectrophotomètre va permettre la réalisation des analyses physico-chimiques en conformité avec les normes nationales et internationales.
Face au confinement actuel et la nécessité de réadapter les habitudes de travail, le projet a développé une boîte à outils bilingue à destination des associations travaillant avec les personnes migrantes afin d’appuyer les personnes moins à l’aise avec les solutions digitales à s’adapter aux contraintes de travail actuelles. L’idée de créer la boîte à outils est née du constat qu’étant donné les restrictions actuelles de mouvement, certaines associations avec lesquelles le projet collabore ne disposaient pas d’outils/n’avaient pas connaissance des outils qui leur permettaient de continuer à travailler en réseau, à coordonner leurs actions et à apporter une assistance aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. Bien qu’initialement destinées aux associations travaillant sur la migration, les informations disponibles dans la boîte à outils sont utiles pour tout type de structure.La boite à outils regroupe des informations sur les modalités d’utilisation de différentes solutions digitales qui sont gratuites et assez faciles d’utilisation et qui vont permettre d’appuyer les associations dans leur coordination et travail en réseau.Lien : https://issuu.com/enabel.maroc/docs/boite___outils_digitaux
6 coopératives de personnes migrantes à Casablanca ont été accomapgnées dans le cadre de la mise en œuvre du projet Amuddu de concert avec ses partenaires, l’Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) et l’appui de l’Office du Développement de la Coopération (ODCO), à travers l’accompagnement et la mobilisation communautaire de proximité déployée par ses 4 agent.e.s communautaires.En effet, grâce à l’accompagnement et la mobilisation communautaire assurés par les agent.e.s communautaires, équipes opérationnelles et de proximité du projet Amuddu, ainsi que des partenaires institutionnels de référence sur ce domaine -l’ANAPEC et l’ODCO-, six coopératives sont accomapgnées à Casablanca, couvrant les secteurs des services, notamment la restauration et l’artisanat. Il s’agit des coopératives : Grillade Party (5 membres du Gabon, Cameroun et Congo) Food Ivoire (5 membres de Côte d’Ivoire) Chez Maman Nathou (5 membres de Côte d’Ivoire) Ezer Coiffure (5 membres de Côte d’Ivoire) AB (5 membres du Congo) AKWABA (5 membre de Côte d'Ivoire et Sénégal)Accompagnées par des collaborateurs Enabel, agents communautaires du projet Amuddu, ces premières coopératives de service ont vu le jour entre février et mars 2020. C’est au travers d’ateliers de création de coopératives, organisés en partenariat avec l’ANAPEC et l’ODCO, que les coopérant.e.s ont été informé.e.s sur les modalités et procédures à suivre puis accompagné.e.s jusqu’à la création juridique et administrative de ces entités. Désormais, ces groupements économiques seront intégrés dans le processus d’accompagnement prévu dans le cadre de l’intervention Amuddu, visant des actions de renforcement de capacités allant de formations en gestion jusqu’aux ateliers dédiés aux techniques de commercialisation et en passant par d’autres thématiques telles que le réseautage et le marketing.
Les capacités des ressources humaines des centres de formation relevant de l’Entraide Nationale (EN) à Rabat ont été renforcées en matière de digitalisation (gestion informatique). Cela permettra, entre autres, d’améliorer la remontée de l’information sur le nombre de personnes migrantes bénéficiant des services de l’Entraide Nationale à Rabat et de favoriser l’utilisation de contenus multimédia lors des cours de formation professionnelle offerts par cette institution.Organisée dans le cadre du projet Amuddu, cette action de formation a permis de former 12 personnes, parmi elles 5 femmes et d’améliorer la mise à niveau informatique des ressources humaines des centres de formation par apprentissage de l’Entraide nationale. Ensemble avec les apprentis marocains, cette institution accueille également des personnes migrantes souhaitant apprendre un métier de manière pratique.La formation informatique dispensée contribuera ainsi à favoriser un meilleur suivi, rapportage et remontée de données statistiques au niveau central sur le nombre d’apprentis et leurs profils, ainsi qu’une meilleure utilisation de l’outil digital dans l’animation des cours de formation professionnelle au profit des bénéficiaires, y inclus les personnes migrantes.À l’issue de cette formation action, Madame Ghizlane Messrour, directrice du centre de formation par apprentissage (CFA) de l’Akkari à Rabat souligne que ; « l’appui d’Enabel est très important, grâce à ce matériel et à la formation, nous allons pouvoir améliorer nos services aux apprentis y compris les migrants ». Cette action de formation a été complétée également par la dotation d’équipement informatique pour plusieurs centres de formation à Rabat, Salé, Mohammedia et à Casablanca.En outre, cette initiative s’inscrit dans un processus plus large visant le renforcement de capacités inhérent à l’amélioration du système de monitoring de l’EN, notamment en ce qui concerne la dimension migratoire. Dans ce cadre, une sensibilisation des points focaux « migration » au niveau des coordinations de l’institution à Rabat et Casablanca a été réalisée précédemment afin d’améliorer le travail de suivi de l’Entraide nationale en ce qui concerne la Stratégie nationale d’immigration et d’asile.
Déconstruire les stéréotypes envers les personnes migrantes pour mieux intégrer celles qui sont en situation de vulnérabilité dans le marché de l’emploi et l’auto-emploi était l’un des objectifs de la formation-action sur l’approche genre organisée par le projet Amuddu. Les partenaires du projet Amuddu ont approfondi leurs connaissances sur l’approche genre et ont élaboré un plan d’action opérationnel pour l’intégration de cette approche au sein du projet « Amuddu », lors de la formation-action organisée à Rabat du 4 au 7 février 2020. En outre, plusieurs points ont fait l’objet de discussions très constructives et qualitatives de la part des participant.e.s, d’ailleurs inscrits dans le programme de l’atelier, présentés par l’experte internationale en genre, Mme. Marcela de la Pena, tel que la déconstruction des préjugés, la compréhension des mécaniques d’exclusion et l’appréhension des couches de discrimination envers les personnes migrantes en situation de vulnérabilité, notamment à travers l’adoption d’une analyse de l’intersectionnalité des discriminations. Cette formation-action organisée par le projet Amuddu -mis en œuvre par Enabel en partenariat avec le Ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger, l’Entraide nationale et l’ANAPEC- pendant quatre jours, au profit des partenaires et des équipes du projet a été l’occasion d’interpeller les participant.e.s sur différentes thématiques interreliées, mettant le focus sur le lien entre le genre et la migration. « A contrario des formations générales sur le genre qui présentent plus des aspects liés aux violences contre les femmes et qui ne sont pas des moindres, cette formation a fait le focus sur la question de l’intégration économique des femmes migrantes et des inégalités à tenir en compte pour leur meilleure mobilisation puis intégration socio-économique » dixit un des participants. En effet, pendant ces quatre jours de travail participatif et de co-construction, les présent.e.s ont exploré, à travers des données factuelles et encadrées par l’experte internationale genre, le parcours de migration avec une attention particulière à la situation des femmes, parfois très rude, ainsi que les conditions de vie locales dans le pays hôte, qui font que cette cible soit vulnérable et plombée par plusieurs inégalités à la base. Les femmes migrantes peuvent être seules ou accompagnées par des enfants ou la famille, avec des niveaux de formation variés, confrontées seules à plusieurs écueils qui ne sont généralement pas pris en considération lors de son processus d’intégration économique. Au-delà des objectifs de la formation-action définis par le projet, notamment la vulgarisation des concepts liés au genre et des outils d’analyse des rapports et rôles sociaux entre l’homme et la femme, ainsi que l’élaboration d’un plan d’action opérationnel pour intégrer le genre dans le projet, il s’est agi également de partager des constats et des témoignages émouvants par les participant.es, qui ont certainement contribué à une prise de conscience. À l’issu de cette action d’apprentissage, toutes et tous les apprenant.e.s ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des données, concepts et outils présenté.es dans le moule d’une méthodologie interactive et audio-visuelle. Dite formation a été lancée dans le cadre d’une approche globale basée sur les droits humains, porté par Enabel visant l’autonomisation (empowerment) des femmes et la promotion de l’égalité des femmes et des hommes lors de l’exécution de ses programmes de développement. Dans ce sens, Enabel a élaboré une Stratégie genre qui couvre la période de 2019-2023, We for her[1], qui concerne toutes ses interventions. La nouvelle Stratégie genre 2019-2023 souligne qu’Enabel continuera à s’engager pour l’automatisation des femmes et pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, le genre est ainsi inscrit dans l’ADN d’Enabel. Cette stratégie propose un travail à deux niveaux : d’une part, une intégration du genre à la politique de développement, aux programmes et projets (niveau opérationnel) et, d’autre part, le gender mainstreaming sur le plan organisationnel (niveau organisationnel). [1] ENABEL : Note relative à la stratégie genre 2019-2023. WE FOR HER - #weforher et Enabel : Stratégie genre 2019-2023. #WE FOR HER. Plan d’action 2019-2023. Actions en 2019.
Du 4 au 7 février 2020, formation action en genre au profit des partenaires institutionnels et de l'équipe du projet d'Appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale d'immigration et d'asile, et ce pour l'élaboration d'un plan d'action opérationnel pour l'intégration de l'approche genre.
Financé par le fonds fiduciaire d’urgence de la Délégation de l'Union Européenne et mis en œuvre par Enabel au Maroc en partenariat avec le Ministère de la Justice et le Ministère Délégué Chargé des MRE et des Affaires de la Migration Le projet Empowerment juridique des personnes migrantes a organisé mercredi 5 février 2020 à Casablanca, un atelier d’échanges sur les thèmes du droit d’asile, de la migration et du travail clinique. Ciblant plus spécifiquement les thématiques du droit d’asile, de la migration et du travail clinique, cette rencontre permettra de renforcer les outils de travail des professeurs, doctorants et étudiants impliqués dans les cliniques juridiques.
La clinique du droit de l’université Mohammed V de Rabat et le projet « Empowerment juridique des personnes migrantes au Maroc » ont organisé une rencontre sous le thème « « Le rôle des cliniques juridiques et des autres acteurs du droit dans le renforcement de l’accès aux droits des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile » le 13 décembre, à la Faculté des sciences juridiques économiques et sociales de l’université Mohamed V, Agdal, Rabat Cette rencontre a été organisé dans le cadre du projet « Empowerment juridique des personnes migrantes » financé par l’Union européenne, au travers du Fonds fiduciaire d’urgence - fenêtre Afrique du Nord, et mis en œuvre par Enabel en partenariat avec le Ministère de la justice et le Ministère délégué auprès du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger chargé des Marocains résidant à l’étranger. La clinique juridique de l’Université Mohamed V et Enabel collaborent ensemble, ainsi qu’avec les cliniques juridiques de l’Université Hassan II de Casablanca, l’Université Mohamed I d’Oujda, l’Université Mohamed V de Rabat et l’Université Abelmalek Saâdi de Tanger en vue de renforcer la recherche et l’enseignement du droit d’asile et de la migration. Chacune de ces cliniques fonctionne différemment mais toutes ont un même double objectif : renforcer la formation pratique des étudiants (mise en pratique des connaissances acquises) et renforcer l’ancrage social des universités en permettant à des populations vulnérables, les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile dans ce cas spécifique, d’accéder à des informations juridiques. Les cliniques juridiques ne remplacent pas les avocats, mais elles permettent à des personnes n’ayant pas les moyens de recourir aux conseils d’avocats d’obtenir des informations sur le cadre légal en place. Le projet « Empowerment juridique des personnes migrantes » ancre son action avec les cliniques juridiques dans la collaboration et l’échange d’expertise en vue de mettre en place un réseau de cliniques juridiques au Maroc qui servira à la fois d’agent mobilisateur, de système d’information et d’échange, de mutualisation des outils, ressources documentaires et autres, et de base de données pour l’analyse transversale, la recherche, et la production de messages conjoints. La rencontre a été inaugurée par les allocutions de M. Mohammed RHACHI Doyen de l’Université Mohammed V, M. Ahmed SKIM, directeur des affaires de la migration au sein du Ministère délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, chargée des Marocains résidant à l'étranger, M. Philipe MIKOS, Ministre- Conseiller, Chef de Coopération de la délégation de l’Union européenne au Maroc, Mme Evelien MASSCHELEIN, représentante résidente de l’Agence Belge de Développement Enabel. L’évènement a été l’occasion pour les participants d’être familiarisés au concept des cliniques juridiques et aux bénéfices de cette méthode d’enseignement. Une intervention sur les droits des étrangers au Maroc et la pratique de ces droits a également permis d’informer les participants sur la très large portée du droit d’asile et de la migration au Maroc alors qu’il est souvent considéré que l’arsenal juridique marocain n’est pas significatif. Cette intervention a été réalisée par Me. Lekbir LEMSEGUEM, avocat au barreau de Rabat et spécialiste dans le droit des étrangers au Maroc et par M. Jean François DURIEUX, expert international en droit de la migration et d’asile. L’événement a connu la participation de plusieurs entités jouant un rôle clef dans l’accès à la justice comme l’Institut supérieur de la magistrature, la présidence du Ministère public et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire ainsi que plusieurs institutions comme le Conseil national des droits de l’Homme. Au cours de l’après-midi a eu lieu une rencontre entre les différentes cliniques juridiques partenaires du projet. Cette réunion a permis de définir des axes de collaboration conjoints pour la suite de la mise en œuvre du projet.
L’institution d’assistance sociale (Entraide nationale) et le service public d’emploi (ANAPEC) marocains identifient des pistes pour améliorer le référencement des personnes migrantes. Le projet Amuddu lance les premières actions d’échanges et d’information entre les deux institutions pour améliorer le parcours d’insertion économique des personnes migrantes. « Le travail des agents communautaires recrutés dans le cadre du projet Amuddu a permis en quelques mois d’augmenter le flux de personnes migrant.e.s vers les agences de l’ANAPEC traduit par l’accroissement d’inscriptions, d’orientations et d’insertions », a affirmé la Cheffe de Service développement de la formation qualifiante et de reconversion à l’Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC). Elle a vivement loué cette approche innovante qui consiste à renforcer les liens de confiance entre les personnes migrantes et les institutions publiques à travers le travail de proximité des agents communautaires issus de la population migrante installés au sein des agences du service public d’emploi. Ces constats ont été partagés lors de l’atelier d’échange avec le personnel de l’Entraide nationale (EN) organisé le 14 novembre 2019 à Rabat et qui a été répliqué au niveau de Casablanca cinq jours plus tard. La rencontre, qui a connu la participation de plus de 35 personnes représentant les institutions publiques offrant des prestations inhérentes à la formation professionnelle et l’accompagnement à l’insertion économique, visait à informer le personnel de l’EN sur le projet « Amuddu » et sur l’offre de service de l’ANAPEC. Ces échanges entre les représentantes des deux institutions nationales ont permis, entre autres, de dégager des voies d’échanges concrètes et pratiques pour une meilleure coordination et par ricochet à asseoir un processus de référencement systématique lié au parcours d’intégration économique des personnes migrantes. « Je suis très heureuse du cadre de coopération liant l’Entraide Nationale et Enabel qui est toujours à l’écoute de ses partenaires via son projet Amuddu », dixit Mme Zohra El Hamdadi, responsable au Service de la coopération et du partenariat de cette institution. A l’issu de cet atelier, ponctué par des moments très conviviaux, notamment lors des présentations des agents communautaire issue de la population migrante installés au niveau de ces institutions publiques, les participant.e.s ont eu le plaisir de connaitre les missions de ces agents recruté.e.s par Enabel dans le cadre du projet Amuddu pour doublement, renforcer ses actions de proximité vis-à-vis de la cible migrante et tester une approche novatrice en appui institutionnel à ses partenaires. Dans le même continuum, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination et de dynamiser davantage les échanges entre l’EN et l’ANAPEC. Cette collaboration sera traduite par des actions conjointes d’information, de formations et d’élaboration d’outils de communication communs qui regroupent les gammes de services offerts et prestés par les deux institutions étatiques dans un format digital et matériel/support de communication.
Dans le cadre des activités du projet Maghreb Belgium Impulse #MBI , le Ministère délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine, en charge des MRE et Enabel au Maroc ont organisé une formation/actions autour du thème: "Innovation Impulse: L'intrapreneuriat levier d'excellence" et ce du 19 au 22 Novembre 2019 à Rabat. Cette formation a connu la participation des collaborateurs du #ministère, de la #CGEM et d'#Enabel.
Pour trouver un job ou créer un business dans une des villes les plus cosmopolites du monde, Bruxelles, les personnes migrantes, « primo-arrivants », suivent une trajectoire individualisée. Découverte faite par une délégation marocaine d’institutions publiques dans le cadre du projet Amuddu – Enabel. « C’est extraordinaire que de constater le dense réseau et le maillage des acteurs institutionnels, privés et des associations qui œuvrent ensemble, et qui arrivent à faire un travail harmonisé et de proximité, efficace, toutefois fort complexe à appréhender », dixit Mme. Chahine, cheffe de service de l’intégration économique au sein du Ministère délégué chargé des Marocains résidants à l’étranger et des Affaires de la Migration (MCMREAM). Impression, d’ailleurs, partagée par l’ensemble des membres de la délégation marocaine -cadres au sein de différentes institutions publiques responsables de l’intégration économique des personnes migrantes au Maroc-, lors de leur visite d’échange en Belgique, effectuée du 7 au 11 octobre dans le cadre des activités du projet Amuddu. Cette visite visait à renforcer les synergies et les mécanismes de coordination du Comité programme « Formation professionnelle et emploi », chargé d’assurer le suivi de la Stratégie Nationale d’Immigration et d’Asile du Maroc en ce qui concerne l’intégration professionnelle des personnes migrantes. En effet, elle a permis aux participant.e.s de découvrir de bonnes pratiques en matière de travail coordonné en Belgique en ce qui concerne l’accompagnement individuel des personnes migrant.e.s dans leur parcours d’intégration, de l’accueil à l’insertion professionnelle -aussi bien à l’emploi qu’à la création d’entreprises viables-. La synergie et la coordination entre les acteurs étaient les maitres-mots récurrents, qui revenaient avec force et à chaque fois que les membres du comité découvraient une expérience au niveau de ces territoires marqués par une diversité extraordinaire et un brassage culturel inouïe. L’innovation dans le domaine de l’économie sociale était également à l’ordre du jour dans le programme de la visite. La délégation marocaine a eu l’occasion de rencontrer les femmes membres de la coopérative « RCOOP ». Regroupées et organisées dans un cadre innovant de coopérative de service, « RCOOP » réunit des femmes indépendantes dans tout ce que comporte ce terme comme acception. En effet, autonomes aussi bien dans leurs esprits entrepreneurials, que dans leurs statuts d’indépendant.es, elles prestent leurs services de coiffure et d’esthétique dans un salon chic (plate-forme commune) situé en plein centre de Bruxelles au niveau du quartier Matonge. Ce cadre organisationnel impulsé par la commune, octroie aux bénéficiaires un appui transversal en gestion et comptabilité, assuré par une directrice employée à plein temps, pour mener à bien leur business. Des témoignages poignants relatés par les femmes bénéficiaires de ce projet ont permis aux membres de la délégation marocaine d’y avoir plausiblement une bonne pratique transférable. Le focus sur les mécanismes de financement des initiatives entrepreneuriales ont aussi éveillé l’intérêt de la délégation marocaine, en ce sens que les projets sont coconstruits avec les migrant.e.s qui bénéficient au fur et à mesure dans leur guidance, de formations sur mesure et de services de mentoring et coaching pour renforcer aussi bien leur capital de leadership que le savoir-faire en mangement de projet. Dans ce sens, deux approches innovantes, quant à l’accès à l’information et à l’accompagnement à la formation des personnes vulnérables, ont été présentées aux participant.e.s. La première approche est mise en œuvre par la Cité des métiers à Bruxelles, à travers les projets HOP et X’PLORE, ciblant les jeunes éloignés du marché de l’emploi -jeunes ni scolarisés ni salariés[1]-. A travers un lieu ouvert à tous les publics en recherche d'information pour la construction de leur avenir professionnel, respectant des principes de libre accès, d'anonymat et de gratuité, cet outil permet d'aiguiller et d’informer les usagers vers tous les moyens d'élaboration et de réalisation d'objectifs professionnels et de les accompagner dans leurs choix en offrant dans un lieu unique un paquet de prestation de service en accompagnement. La deuxième approche innovante est matérialisée à travers l’initiative AZO[2], projet financé par l’UE dédié aux réfugiés. Cette initiative, lancée dans la région de Flandre, vise à assurer la co-construction de projets d’auto-emploi des personnes réfugiées de l’amont à l’aval comme fil conducteur de l’accompagnement jusqu’à la concrétisation du projet. Finalement, le concept du mentorat a suscité également énormément d’intérêt de la part des participant.e.s ; notamment, les actions menées par l’organisation Duo For A Job visant à mettre en place un système de matching entre des mentors expérimenté.e.s et des « menté.e.s » motivés. Le but du travail de Duo For A Job vise à mettre à disposition des jeunes, notamment des personnes migrantes, des outils et surtout un réseau permettant de faciliter le décrochage d’un emploi ou, dans d’autres cas, de réussir le lancement d’une initiative entrepreneuriale. Cette expérience est d’autant plus intéressante sachant que, dans le cadre de l’intervention Amuddu, une étude de faisabilité sur cette approche est en train d’être élaborée. En somme, l’accompagnement des « primo-arrivants » migrant.e.s à l’intégration et à l’insertion au marché de l’emploi est le fer de lance de différentes institutions, comme Fedasil, VDAB, ACTIRIS et leurs partenaires. Notes : [1] Neither in Employment nor in Education or Training (NEET) [2] www.projetctazo.be Clé de lecture des acronymes : CIRE Coordination et Initiative pour Réfugiés et Etrangers. CPAS Centre Public d’Action Sociale. FEDASIL Agence Fédérale pour l’Accueil des Demandeurs d’Asile. FOREM Service Public de l'Emploi et de la Formation en Wallonie. FP Formation Professionnelle. MCMREAM Ministère délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration. MTIP Ministère du Travail et de l’Insertion Professionnelle. OFPPT Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail. SNIA Stratégie Nationale d’Immigration et d’Asile. TPE Très Petites Entreprises. VDAB Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding - Service d’Emploi et de la Formation Professionnelle Flamand. BON Bureau bruxellois pour l’intégration civique. BAPA Bureau d’accueil pour Primo-Arrivants. ACTIRIS Office Régional Bruxellois de l'Emploi. Cité des métiers Une Cité des métiers est un lieu multi partenarial, ouvert à tous les publics en recherche d'information pour la construction de leur avenir professionnel, respectant des principes de libre accès, d'anonymat et de gratuité. Projet AZO Projetct a Starting up a business in Flanders RCOOP Coopérative à finalité sociale reconnue comme entreprise sociale et soutenue par la Région de Bruxelles Capitale. Duo For A Job Organisme mettant en contact des jeunes chercheurs d’emploi issus de l’immigration avec des personnes de plus de 50 ans, expérimentées, du même secteur professionnel, afin que ces dernières les accompagnent dans leur recherche d’emploi. Une fois mis en duo, le jeune et son mentor se rencontrent à raison de 2 heures par semaine pendant 6 mois. DUO for a JOB offre ses services aux jeunes et aux mentors potentiels dans les régions de Bruxelles, Liège, Gand et Anvers.
En marge du Salon International des Dattes au Maroc, a eu lieu une cérémonie de distribution d’équipements au profit des coopératives de service par Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.Cette intervention, financée dans le cadre de la coopération Maroc-Belgique, s’inscrit dans le projet d’appui aux groupements d’intérêt économique pour le développement de la filière phoenicicole au niveau des oasis marocaines (PAGIE).
Lors de l’inauguration de la 13éme édition du Festival International du Safran, le projet d’Appui aux filières du safran et du palmier dattier a exposé ses réalisations à monsieur le secrétaire général de la province de Taroudant. De 2013 à nos jour et en partenariat avec l’Office Régional de mise en valeur agricole de Ouarzazate, L’office national du conseil agricole, l’Agence de développement agricole et l’inter-profession, l’intervention a réalisé plusieurs activités (Forage, goûté à goûte, pompage solaire, laboratoire du safran, alphabétisions...) au niveau des deux filières et a pu atteindre la majorité de ses objectifs.