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Au Bénin, la pauvreté touche 43% des ménages au niveau national et constitue la première cause d’insécurité alimentaire. Cette dernière a pour origine : le faible niveau d’éducation des chefs des ménages, les mauvaises pratiques d’alimentation et de nutrition, une agriculture de subsistance peu diversifiée, l’augmentation du prix d’achat des denrées alimentaires et le non-respect des règles d’hygiène. Selon l’Analyse Globale de la Vulnérabilité et de la Sécurité Alimentaire (AGVSA) réalisée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) en 2014, au Bénin, 1,1 million de personnes sont en insécurité alimentaire, représentant 11 % des ménages. La situation est plus critique dans certaines communes où l’insécurité alimentaire touche plus d’un quart de la population. C’est le cas du département de l’Atacora avec 25% des ménages en insécurité alimentaire. Dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les 65 villages cibles, des communes de Boukombé, Cobly, Matéri et Tanguiéta, situées dans le département de l’Atacora, Enabel en complémentarité avec 4 autres partenaires Belges ; Croix Rouge de Belgique, Île de Paix, Louvain Coopération et Protos met en œuvre depuis janvier 2016, le Programme d’Appui Multisectoriel à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l’Atacora (AMSANA). Cette complémentarité d’acteurs permet de mutualiser les expertises spécifiques et ainsi d’intervenir sur les 4 piliers de la SAN (DANS - Disponibilité, Accessibilité, Nutrition et Stabilité). En effet, dans ces communes, l’alimentation et les revenus des ménages dépendent principalement des activités agricoles de la saison des pluies mais aussi des activités de transformation de produits agricoles par les femmes et des revenus complémentaires de travaux saisonniers effectués hors de la région. Les cultures vivrières traditionnelles qui permettent d’atténuer la période de soudure ont été progressivement abandonnées en faveur de la production de coton qui a un impact négatif sur la fertilité du sol et n’est pas toujours rentable pour les producteurs. De plus, la production de maïs bien qu’en hausse ne permet pas d’accroître la sécurité alimentaire notamment à cause du phénomène de bradage et des pertes post-récolte. Grâce aux différentes approches conduites par le consortium Enabel, Croix Rouge de Belgique, Île de Paix, Louvain Coopération et Protos, plus de 10 000 ménages vulnérables ont amélioré leur situation alimentaire et nutritionnelle. Ceci se traduit entre autres, par (1) l’amélioration de la disponibilité des produits maraîchers et vivriers, (2) l’augmentation et la diversification des revenus des producteurs disposant de services économiques, (3) l’adoption par les communautés de meilleures pratiques nutritionnelles et d’hygiène, (4) une meilleure prise en compte des stratégies et interventions d’appui relatives à la sécurité alimentaire et à la prévention de la malnutrition au niveau communal, départemental et national.Des éléments de succès importants « Il y a 03 années en arrière, nous faisions du maraîchage et étions confrontées à un problème de divagation des animaux qui détruisaient toutes nos cultures. Grâce à l’accompagnement du partenaire, nous avons pu sécuriser notre site avec des grillages en fer, que nous avons nous mêmes tissé. Nous avions également un problème d’eau. Pendant la saison sèche nous avons d’énormes difficultés pour arroser nos plants. Grâce au partenaire, nous avons pu creuser des puits et avons de l’eau à notre disposition toute l’année. Dans nos maisons, depuis que nous sommes accompagnées par AMSANA, nos assiettes sont mieux remplies. Nous utilisons nos produits de maraîchage pour améliorer nos repas. Nous avons dans nos assiettes des légumes et des fruits que nous cultivons nous-mêmes. Ensuite nous pouvons commercialiser le reste de la production et cela nous permet d’avoir un peu d’argent pour subvenir aux besoins de nos enfants (scolarité, soins de santé et habillement) », témoigne Odile UNTUWA KOUAN-KOUAN GOU, présidente de l’Association des femmes maraîchères de Boukombé. Depuis 2016 Enabel, en tant qu’institution de coordination du programme AMSANA, œuvre à promouvoir les synergies d’actions sur le terrain avec pour objectif la réduction de la faim et l’amélioration de la diversification alimentaire des ménages. Ainsi, après 04 ans d’intervention, les changements observés sont importants pour les ménages accompagnés sur différentes thématiques (maraîchage, maïs, fonio, amélioration des revenus, conseils nutritionnels, accès à l’eau potable mais aussi intégration maraîchage pisciculture et gestion des déchets solides ménagers). Au niveau des cultures maraîchères et du maïs, par exemple, les techniques de production agro écologiques sont maîtrisées. Aujourd’hui, l’assolement des sites maraîchers est de plus en plus efficace pour améliorer la diversification alimentaire des ménages, grâce à une importante diversification aussi bien des spéculations traditionnelles (crincrin, gombo, etc.) qu’exotique (carotte, choux, etc.) sans oublier l’association des fruitiers (papayes, bananes, agrumes) et dans certains cas, l’introduction de la pisciculture.Selon Jacques CHABBERT, Coordinateur Enabel/AMSANA, en plus de cet assolement cohérent, aujourd’hui l’ensemble des sites maraîchers d’AMSANA bénéficient de clôtures métalliques produites localement. Cela permet de commencer beaucoup plus tôt la mise en culture, mais aussi de mieux protéger les produits maraîchers en saison sèche. Durant 04 ans d’intervention, aux côtés des ménages bénéficiaires, des milliers de personnes ont changé, de façon irréversible, leur manière de faire. Ce changement n’a pu se réaliser que grâce à l’implication de l’ensemble des équipes des structures d’intervention, qui sont passées du statut ponctuel d’agent de développement au statut durable d’acteurs de changements. Des chiffres et des faits… Enabel : La sécurité alimentaire et nutritionnelle améliorée En totale synergie avec les partenaires impliqués dans le maraîchage (Iles de Paix, Protos et Croix rouge), on compte sur l’ensemble des 4 communes pas moins de 20 sites maraîchers et 8 écoles qui ont intégré la pisciculture à leurs activités maraîchères. En complément de ces approches « collectives » 47 bacs hors sol « individuels » ont aussi été mis à disposition des ménages, pour qu’ils pratiquent la pisciculture à l’échelle familiale. La dynamique de la Croix-Rouge pour les conseils nutritionnels, à travers les groupes communautaires, a fondamentalement changé les pratiques nutritionnelles et d’assainissement du cadre de vie des communautés. Les Micro-Projets, portés par Louvain Coopération, ont amélioré le niveau de revenus des ménages, ce qui leur permet de consacrer plus de moyens à l’alimentation sans négliger pour autant les charges liées à l’éducation et à la santé. Croix Rouge : Des pratiques d’hygiène et nutritionnelles améliorées En termes d’hygiène et d’assainissement que ce soit pour le lavage des mains ou la construction de latrines, d’importants changements ont été observés. Dans le village de Tchawassaka par exemple, la défécation à l’air libre est presque éliminée : il y a au moins une latrine par ménage. Aujourd’hui 96% des enfants se lavent systématiquement les mains avant les repas, contre 5% au début du projet. Les enfants étant une courroie de transmission entre l’école et la communauté, des jardins potagers à but pédagogique ont été mis en place dans 32 écoles. Aujourd’hui, 85% de ces enfants répliquent au niveau de leur maison les pratiques apprises à l’école (production de pépinière et itinéraires techniques de plusieurs spéculations par exemple). D’un point de vue général, les taux de malnutrition aigüe modérée (MAM) et sévère (MAS) ont considérablement baissé. La MAM qui était à 5% et la MAS à 3% en début de projet sont respectivement passé à 1.23% et 0.90%, fin 2019. Îles de Paix : Des légumes de contre-saison, du maïs disponible et des revenus améliorés L’utilisation de méthodes agro écologiques (lutte biologique, compost, etc.) pour les productions maraîchères et du maïs est aujourd’hui devenue une pratique courante pour les producteurs. De plus en plus de ménages répliquent au niveau de leurs maisons les techniques apprises sur les sites maraîchers. Cela permet d’améliorer leur alimentation et leur revenu. Le nombre de maraîchers qui ont produit en contre-saison en 2019 est de 681 contre 600 prévus. La technique de compostage promue a totalement été adoptée par les producteurs, surtout par les femmes. L’écart de rendement entre les personnes accompagnées par le projet et les personnes non accompagnées est de 78%. Les formateurs endogènes formés par le projet, ont accompagné à leur tour les producteurs sur les techniques de conservation (séchage et tri au champ par exemple). Deux types de stockage ont été introduits pour améliorer la conservation des productions ; les Greniers Traditionnels Améliorés (GTA) et les sacs PICS tout deux rapidement adoptés par les communautés comme moyen de stockage. A l’heure actuelle 569 GTA ont été répliqués et 975 sacs PICS acquis par les ménages contre respectivement 120 et 400 prévus. Louvain Coopération : Les ménages améliorent leurs revenus à travers les activités liées au fonio, maraîchage, maïs, élevage et les transformations Au niveau de la transformation du fonio, il y a une nette amélioration en termes de décorticage, aussi bien en milieu rural qu’urbain. En milieu rural, l’amélioration est liée aux bonnes conditions de pilage. En milieu urbain, l’amélioration est liée à l’acquisition, l’installation et la formation à l’utilisation de machines de décorticage. Aujourd’hui, la transformation de fonio atteint les 12 tonnes par an, contre 4 tonnes en début de projet. La certification de la qualité microbiologique des produits, obtenue de la DANA il y a de cela 2 ans, a contribué à l’atteinte de ce résultat pour les deux unités urbaines situées dans la ville de Boukombé. De manière générale, la production et la promotion du fonio sont de belles réussites.. Aujourd’hui, le prix de vente du Kg de fonio Paddy est passé d’environ 350 FCFA en 2015 à 550 FCFA en 2019. A l’état actuel, les communautés gagnent de l’argent grâce aux Micro-Projets initiés. Pour l’ensemble des promoteurs financés, leurs revenus se sont accrus de 47% en moyenne entre 2018 et 2019 que ce soit pour la production du maïs, le maraîchage, l’élevage et la transformation.Protos : Une dynamique pour une meilleure valorisation de l’eau Au total 9 sites de production maraîchère ont été aménagés, avec une maîtrise améliorée de l’eau, permettant à 370 producteurs correspondant à 297 ménages de réaliser leur production sur près de 18,25 ha. Quant à l’eau potable, le programme a beaucoup amélioré sa disponibilité à travers la réalisation de 13 nouveaux forages et la réhabilitation de 9 forages d’eau potable essentiellement répartis dans les communes de Boukombé et Cobly. Aujourd’hui les Associations de Consommateurs d’Eau Potable (ACEP) accompagnées par le programme, sont reconnues par les structures compétentes en tant qu’actrice majeure de la veille citoyenne et participent à la prise de décisions sur la qualité des services publics de l’eau. Un travail d’appropriation au niveau des communes sur le volet eau potable a également été constaté. Certaines communes se sont dotées d’agents supplémentaires sur fonds propres pour assurer l’intermédiation sociale dans le secteur. En plus de cela, plusieurs révisions de la tarification de l’eau ont été faites et adoptées par les conseils communaux. Des perspectives pour l’après projet Il est naturellement regrettable que le programme prenne fin aussitôt, alors que d’importantes et significatives dynamiques de changement sont en cours sur le terrain. Cependant, les approches mises en œuvre par les institutions Belges et leurs partenaires Béninois, reposent sur la mobilisation d’acteurs locaux qui ont bénéficié d’importants renforcements de compétence et qui resteront des acteurs durables de changement. Dans le cadre de la stratégie de sortie, l’ensemble des structures d’intervention facilite l’appropriation des dynamiques de changement aussi bien par les acteurs institutionnels que sont les services déconcentrés de l’Etat, mais aussi les collectivités décentralisées afin qu’ils assurent, après la clôture du programme, les facilitations nécessaires pour continuer d’améliorer le niveau de sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages de l’Atacora. « Actuellement, il faut reconnaître que grâce aux dynamiques mises en œuvre de nombreux messages sont « digérés » par les populations et les acteurs qui les accompagnent. Ils ne réfléchissent plus sur les concepts et approches à mettre en œuvre mais sont immédiatement dans l’action », a rassuré Jacques CHABBERT, Coordinateur Enabel/AMSANA.LE MOT DES MAIRES Richard NAMBIME, Maire de Boukombé"Je veux que Boukombé soit une commune pilote pour la production de grillage car ce que nous y faisons c’est du jamais vu dans la zone. L’accompagnement des communes pour créer le poste de PF-SAN est un point très fort qui témoigne de l’internalisation dont a fait preuve le programme AMSANA. C’est une aubaine pour notre commune d’avoir eu, du début à la fin du programme, une personne référente à la Mairie pour traiter les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle".Théophile NEKOUA, Maire de Cobly"La production de légumes pendant la saison sèche va nous permettre de diminuer notre approvisionnement en légumes qui se faisait essentiellement à Tanguiéta. Il y a quelques jours, j’ai même dit aux maraîchers de Datori que bientôt ils pourront vendre leurs produits au Togo voisin." Paul SAHGUI, Maire de Tanguiéta "Le programme AMSANA nous a vraiment permis d’être des acteurs du changement dans notre commune. Le projet Déchets Solides Ménagers (DSM) nous a permis d’avoir des poubelles installées dans presque tous les ménages et une grande partie des hôtels. Aujourd’hui la ville de Tanguiéta est propre et c’est grâce à l’accompagnement d’Enabel sur le projet DSM."Sorikoua SAMBIENI, Maire de Matéri"Le développement n’est pas uniquement une question d’infrastructures, mais plutôt un système permettant à chacun de s’auto-suffire et de se réaliser. Il faut permettre aux gens d’avoir d’abord le minimum, notamment pour se nourrir afin que si l’on réalise une infrastructure ils puissent l’utiliser. Avec la clôture du programme AMSANA, nous négocions actuellement avec d’autres bailleurs de fonds pour l’aménagement des bas-fonds pour le maraîchage et la pisciculture, cela va nous permettre de disposer de plus de légumes et de protéines dans nos plats".
Le projet DigiBoost-Bénin financé par l’Union Européenne s'inscrit dans le cadre du programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest sur le 11e FED (2014-2020) dont l’objectif général vise à renforcer la compétitivité de la région avec un accent particulier sur le renforcement des chaines de valeur et filières prioritaires définies au niveau des pays. Pour le Bénin, ce projet propose un appui budgétaire pour renforcer l’écosystème de l’économie numérique et dispose d’un budget indicatif de 2,8 millions d’Euros.Ambitions et Objectif du Projet « DigiBoost »L’intervention a pour ambition de soutenir le secteur du numérique au Bénin. L’objectif est de renforcer et de consolider l’écosystème à travers des appuis aux structures d’accompagnement des startups (incubateurs, accélérateurs, fab labs, espaces de co-working, …) ainsi qu’aux relations entre les acteurs au sein et en dehors de l’écosystème béninois. Pour atteindre cet objectif et, in fine, appuyer la performance des startups numériques au Bénin, trois domaines de changement complémentaires ont été identifiés : 1. Travailler sur l’amélioration de la capacité et de la performance des structures d’accompagnement (incubateurs et accélérateurs). Ce premier pilier pourrait couvrir de nouvelles infrastructures, des équipements, la gamme complète des Business Development Services (BDS) aux startups numériques mais aussi potentiellement un appui à l’accès aux financements. 2. Améliorer la fréquence et la qualité des relations entre les acteurs de l’écosystème 3.0 au Bénin. 3. Améliorer des éléments clés de l’environnement des affaires du numérique au Bénin, notamment l’appui à l’identification et à la structuration des acteurs du numérique.Bénéficiaires de l’Action et zone d’intervention Les bénéficiaires directs du projet sont structurés en plusieurs types de structures d’accompagnement:Les services d’incubation : incluent l’accompagnement (hébergement, conseil, formation, financement) des porteurs d’idées dans la création d’un modèle entrepreneurial lors des premières étapes de la vie d’une entreprise. · Les services d’accélération : services d'accompagnement de la croissance d’entreprise. Ces services répondent aux besoins spécifiques des jeunes entreprises en croissance (aide à l’accès au financement, consolidation des business modèles et plans, aide à l’expansion des activités dans les nouveaux marchés). · Les services de co-working : espaces de travail ou de bureaux partagés regroupant deux notions: un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture. Les services de prototypage (Fablabs et Maker Spaces) : services d’accompagnement des startups et des entrepreneurs dans la création de prototypes afin qu’ils puissent tester leurs produits ou services en milieu réel. Les bénéficiaires indirects sont: Les startups dans l’économie numérique. Plus qu’une catégorie d’entreprises, le terme « startup » désigne un état temporaire qui est intrinsèquement lié à l’innovation et l’économie numérique et couvre à la fois des porteurs d’idées et des jeunes entreprises. · Les autres acteurs de l’écosystème : Tous les autres acteurs de l’écosystème numérique (partenaires institutionnels, chambres de commerce, entreprises privées, opérateurs téléphoniques, banques, universités et centres de recherche.
L’agriculture est le moteur de l’économie du Bénin et occupe la majorité de la population du pays. Elle repose sur l’agriculture familiale, qui peine à satisfaire une population urbaine croissante et en demande de produits de qualité constante. Le manque de compétitivité des exploitations agricoles familiales ne leur permet pas de répondre à l’évolution des besoins et des marchés, de plus en plus ouverts et dynamiques. Le changement climatique induit une plus grande variabilité des pluies et le développement de pathologies, qui rendent aléatoires la réussite des cultures. La pression sur les ressources naturelles a atteint ses limites, avec un risque de tarissement des puits ou de salinisation des eaux. Le changement climatique renforce les problèmes liés à la perte de la fertilité des sols. Pour faire face aux enjeux environnementaux et satisfaire les besoins des populations en termes de sécurité alimentaire et nutritionnelle, il sera nécessaire de développer des technologies mieux adaptées aux contextes locaux, durables, résilientes aux changements climatiques et socialement viables. Ambitions du Programme : « TAERA »L’Initiative de l’Union Européenne intitulée « Development Smart Innovation through Research in Agriculture (DeSIRA) » vise à stimuler les innovations dans le secteur de l'agriculture et les systèmes de transformation alimentaire. Enabel a été retenu pour sa mise en œuvre au Bénin à travers le Programme Transition Agro-Ecologique par la Recherche Agricole (TAERA) avec les objectifs et résultats suivants.La stratégie opérationnelle De façon opérationnelle l’intervention travaille sur : Les systèmes de production spécifiques du Sud Bénin, confrontés à de forts enjeux en matière de sécurité alimentaire et de gestion des ressources naturelles : La Recherche Action Participative pour aider les populations et les chercheurs multidisciplinaires dans l’identification de problématiques, la recherche de solutions et l’action collective. Les aspects socio-économiques et de mise en marché avec un accent de prise en compte des contraintes sociaux et économiques parfois des innovations.Processus de diffusion des innovations. La transition agro-écologique de l’agriculture implique des changements au niveau des exploitations agricoles, mais également à d’autres niveaux en aval et en amont des chaînes de valeur.
L’Agence Française de développement (AFD) en concertation avec l’Etat béninois a décidé de confier la mise en œuvre du Projet «EQUITE» à Enabel, présente au Bénin dans le secteur de la santé depuis 20 ans. D’un montant de onze (11) Millions d’Euros, cette intervention se focalise sur les Maladies Non-Transmissibles (MNT), les Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence (SONU), le genre, le renforcement des Ressources Humaines en Santé (et les institutions de formation) et le développement du système de santé local au niveau des Zones Sanitaires (ZS) et Directions Départementales de la Santé (DDS) appuyées. L’intervention proposée comprend un objectif transversal de réduction des inégalités femmes/hommes, qui se traduit par la mise en place d’activités spécifiques dans chaque sous-composante de l’intervention:Composante 1 : Rendre disponibles des services de santé promotionnels, préventifs et curatifs de qualité SONU et MNT, en tenant compte des besoins spécifiques des femmes, des adolescent(e)s et des enfants dans les Collines et au niveau du pôle pédiatrie du CHD du Borgou avec une meilleure redevabilité envers les patients. Composante 2 : Renforcer les capacités du personnel soignant disponible et mieux former en tenant compte des enjeux de genre dans les formations sanitaires. Composante 3 : Renforcer les capacités techniques et la gouvernance des institutions partenaires du projet, dans le respect de l’égalité femmes/hommes des structures ciblées par le projet. Ambitions du Projet : « EQUITE »L’objectif général est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations du Bénin en particulier les plus vulnérables, en visant l’égalité femmes/hommes. L’objectif spécifique vise à ce que la population du Bénin dispose d’une offre de soins intégrée de qualité pour les Soins Obstétricaux & Néonatals d’Urgence (SONU) et les Maladies Non Transmissibles (MNT), en tenant compte des besoins spécifiques liés au genre, principalement dans le département des Collines et au niveau du pôle pédiatrie du Centre Hospitalier Départemental du Borgou. Zones d’intervention - Le département des Collines qui comprend trois zones sanitaires (ZS) : Les Zones Sanitaires Dassa-Glazoué (DAGLA), Savé-Ouèssè (SAO), Savalou-Bantè (SABA). - Le service de pédiatrie du Centre Hospitalier Départemental (CHD) du Borgou - Les institutions de formation (IFSIO à Parakou, INMES à Cotonou).Résultats attendus de la Composante 1 · Amélioration du Plateau Technique avec acquisition et maintenance des équipements biomédicaux ; · Mise en place de la démarche qualité dans l’ensemble des formations sanitaires appuyées ciblant les services SONU et MNT comme ‘services traceurs’ ; · Renforcement de la disponibilité des produits sanguins labiles au niveau des formations sanitaires ; · Amélioration de l’offre intégrée des services promotionnels, préventifs et curatifs des MNT ; Mise en place d’un dispositif de redevabilité patient (Plateformes des Utilisateurs des Services de Santé (PUSS) et un appui à la structuration de la demande au sein des zones sanitaires (ZS). Résultats attendus de la Composante 2 · Deux instituts de formation d’infirmiers et de sages-femmes du pays, l’Institut National Médico-sanitaire (INMeS) situé à Cotonou et l’Institut de Formation en Soins Infirmiers et Obstétricaux (IFSIO) situé à Parakou sont ciblés par cette intervention. De nouvelles formations de qualité seront créées dans ces deux institutions pour pallier l’insuffisance du personnel soignant au Bénin dans certaines spécialités. Des bourses pour les étudiants seront accessibles de façon équitable (femmes/hommes) afin de lever l’obstacle financier rencontré précédemment pour l’accès à des masters ; · Une politique de stabilisation des ressources humaines formées est développée afin de limiter le turnover du personnel ou réduire son impact en remplaçant du personnel formé. Dans cette politique de stabilisation, le projet travaillera avec les acteurs des SYLOS (Systèmes locaux de santé) à améliorer les conditions de vie et de travail pour le personnel travaillant des zones rurales enclavées. Résultats attendus de la Composante 3 · Les capacités du Ministère de la Santé (MS, de la DDS et des ZS des Collines), de l’IFSIO et de l’INMeS sont renforcées pour appuyer : o i) la mise en œuvre de la stratégie genre au niveau départemental ; o ii) l’intégration du thème de l’environnement/lutte contre le changement climatique dans toutes les stratégies sectorielles ; o iii) l’opérationnalisation des stratégies MNT & SONU au niveau départemental ; o iv) la gestion rationnelle des équipements et infrastructures. o Au niveau local, un audit organisationnel et de capacités incluant un plan d’actions et des indicateurs de suivi est réalisé en début de projet au niveau de la DDS et des ZS afin d’améliorer leur performance pour le pilotage et la gestion du système local de santé.
By Evert WAETERLOOS, Enabel MaputoOn March 15th last year, a major humanitarian crisis hit Mozambique. Cyclone Idai brought heavy rains and floods to the provinces of Tete, Manica, Niassa, Zambezia and Sofala, and destroyed most of the city of Beira (see Van de Velde, A. and E.Waeterloos ‘Climate and energy crises in Mozambique: time to refuel the debate?’ on open.enabel.be April 2019). Mozambique and Belgium have ongoing collaboration projects in capacity building for sustainable access to energy, with an emphasis on renewable and decentralised energy for rural areas in the provinces of Zambezia, Manica and Sofala. Partners are the Ministry of Mineral Resources and Energy (MIREME), selected Provincial Directorates of Mineral Resources and Energy (DIPREME), the new National Energy Regulatory Authority ARENE, and the Energy Fund FUNAE. Idai caused significant damage to the DIPREME offices in the cities of Beira (Sofala) and Chimoio (Manica); windows and roofs were blown away causing considerable water damage to the IT Equipment. To support MIREME at national and provincial level in its reporting and planning tasks, Enabel responded positively to the request to replace the necessary equipment in both provincial DIPREME offices, and to improve the internet connectivity between the central and provincial offices. This support was also deemed urgent, as it provides the basic infrastructure for the presently ongoing financing of an integrated country-wide IT platform for energy data management in MIREME. In collaboration with the IT technicians of MIREME, appropriate equipment and services were identified, assessed and sourced through public procurement. All IT material was eventually sourced through local suppliers. These face sometimes challenges with stock and foreign exchange management, as well as security risks with transport, as threats of armed attacks along the main highway linking Maputo with the central provinces resurface regularly. In addition, setting up all systems locally proved to be a challenge as well. Building repairs in the provincial offices took place at the same time, as the necessary budget allocations from central government were delayed. And as local DIPREME internet capacity failed for the installation of software downloads, a solution was found in temporarily borrowing the project modem from Enabel. However, in the end and unfortunately later than planned, all equipment was delivered and installed as designed by the partner’s technical team, and are now able to run promising IT applications for improved communication and reporting in the near future. With the promised aid for recovery from last year’s Idai disaster trickling in only very slowly from different corners, Mozambique is facing a new disaster. Because of the Covid-19 pandemic, a state of emergency of 30 days has been declared as from April 1st. The state of emergency intends to restrict movements to reduce transmission of the disease, which at present stands at 10 officially confirmed cases out of around 360 tested. While this is not yet a full lockdown, there is an intense debate of the possible impact on livelihoods of a total lockdown such as the one in neighbouring South Africa with 1655 confirmed cases and 11 deaths. With the degree of poverty and informal or low-grade urbanisation prevailing in Mozambique, most people live from day-to-day without money or food reserves, in self-built houses, in close vicinity of each other, and without access to proper water and sanitation. This renders the idea of a preventive forced isolation unfeasible. Unless it is accompanied by extraordinary compensatory public services and costly crisis measures. However, the alternative of the same poor households having to cope with an exponential growth in sick and dying people because of a weak health system - with an officially reported 22,000 test kits available only - is equally undesirable. The delayed release of the Government of Mozambique’s new 5-year plan 2020-2024 has allowed a last-minute inclusion of additional management and resilience promotion activities in view of the increased risk of natural and man-made disasters. At a meeting with donors last week, government asked for US$703 million to fight Covid-19. However, part of it is requested as budget support and the majority of the resources are earmarked for the construction of district hospitals promised during last year’s election campaign. The resumption of budget support is not likely since donors stopped it in 2016 when secret public debts to the tune of US$2 billion were revealed. Hence, additional or ahead of schedule-financing of the common fund for the health sector PROSAUDE - of which Enabel manages technical assistance in Public Finance Management financed by Flanders - is a valid alternative being considered. Meanwhile, the promotion of emergency measures in the formal public and work places is necessary to reduce the risk of a rapid spread of the pandemic. However, it is clear that in the case of disasters such as these, Mozambique’s poor populace is again caught between a rock and a hard place. Their precarious livelihoods do unfortunately not leave much room for increased risk aversion practices. These are reminders that development cooperation needs to address both emergency situations as well as the structural causes of inequality in the face of such emergencies.
6 coopératives de personnes migrantes à Casablanca ont été accomapgnées dans le cadre de la mise en œuvre du projet Amuddu de concert avec ses partenaires, l’Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) et l’appui de l’Office du Développement de la Coopération (ODCO), à travers l’accompagnement et la mobilisation communautaire de proximité déployée par ses 4 agent.e.s communautaires.En effet, grâce à l’accompagnement et la mobilisation communautaire assurés par les agent.e.s communautaires, équipes opérationnelles et de proximité du projet Amuddu, ainsi que des partenaires institutionnels de référence sur ce domaine -l’ANAPEC et l’ODCO-, six coopératives sont accomapgnées à Casablanca, couvrant les secteurs des services, notamment la restauration et l’artisanat. Il s’agit des coopératives : Grillade Party (5 membres du Gabon, Cameroun et Congo) Food Ivoire (5 membres de Côte d’Ivoire) Chez Maman Nathou (5 membres de Côte d’Ivoire) Ezer Coiffure (5 membres de Côte d’Ivoire) AB (5 membres du Congo) AKWABA (5 membre de Côte d'Ivoire et Sénégal)Accompagnées par des collaborateurs Enabel, agents communautaires du projet Amuddu, ces premières coopératives de service ont vu le jour entre février et mars 2020. C’est au travers d’ateliers de création de coopératives, organisés en partenariat avec l’ANAPEC et l’ODCO, que les coopérant.e.s ont été informé.e.s sur les modalités et procédures à suivre puis accompagné.e.s jusqu’à la création juridique et administrative de ces entités. Désormais, ces groupements économiques seront intégrés dans le processus d’accompagnement prévu dans le cadre de l’intervention Amuddu, visant des actions de renforcement de capacités allant de formations en gestion jusqu’aux ateliers dédiés aux techniques de commercialisation et en passant par d’autres thématiques telles que le réseautage et le marketing.
La ville de Fana a abrité pendant dix jours deux séances de formations des formateurs en genre et développement à l’intention de vingt personnes des organisations de la société civile de Koulikoro. Facilitée par l’ONG Internationale « Le Monde selon les femmes », cette formation visait à renforcer les compétences du personnel de différentes organisations afin de constituer un vivier de ressources humaines compétentes en genre et développement. Elle envisageait par ailleurs de contribuer à l’amélioration de la prise en compte de la problématique genre dans les projets et programmes de développement dans la région de Koulikoro.Découvrons d’avantage les thématiques abordées dans la vidéo.
Les capacités des ressources humaines des centres de formation relevant de l’Entraide Nationale (EN) à Rabat ont été renforcées en matière de digitalisation (gestion informatique). Cela permettra, entre autres, d’améliorer la remontée de l’information sur le nombre de personnes migrantes bénéficiant des services de l’Entraide Nationale à Rabat et de favoriser l’utilisation de contenus multimédia lors des cours de formation professionnelle offerts par cette institution.Organisée dans le cadre du projet Amuddu, cette action de formation a permis de former 12 personnes, parmi elles 5 femmes et d’améliorer la mise à niveau informatique des ressources humaines des centres de formation par apprentissage de l’Entraide nationale. Ensemble avec les apprentis marocains, cette institution accueille également des personnes migrantes souhaitant apprendre un métier de manière pratique.La formation informatique dispensée contribuera ainsi à favoriser un meilleur suivi, rapportage et remontée de données statistiques au niveau central sur le nombre d’apprentis et leurs profils, ainsi qu’une meilleure utilisation de l’outil digital dans l’animation des cours de formation professionnelle au profit des bénéficiaires, y inclus les personnes migrantes.À l’issue de cette formation action, Madame Ghizlane Messrour, directrice du centre de formation par apprentissage (CFA) de l’Akkari à Rabat souligne que ; « l’appui d’Enabel est très important, grâce à ce matériel et à la formation, nous allons pouvoir améliorer nos services aux apprentis y compris les migrants ». Cette action de formation a été complétée également par la dotation d’équipement informatique pour plusieurs centres de formation à Rabat, Salé, Mohammedia et à Casablanca.En outre, cette initiative s’inscrit dans un processus plus large visant le renforcement de capacités inhérent à l’amélioration du système de monitoring de l’EN, notamment en ce qui concerne la dimension migratoire. Dans ce cadre, une sensibilisation des points focaux « migration » au niveau des coordinations de l’institution à Rabat et Casablanca a été réalisée précédemment afin d’améliorer le travail de suivi de l’Entraide nationale en ce qui concerne la Stratégie nationale d’immigration et d’asile.
At Bwendel Diary and Fabrication farm in Hoima, the duo Chris Byamukama, and Yudatha Agonzebwa, both graduates of St. Simon Peter's Vocational Training Institute in Hoima, are busy carrying out assigned tasks. Bwendel, 23, grew up in Kyangwali seeing many of his seniors operate machines at a nearby printery. To him this was magic. This affected his craving to become a teacher. “I always wanted to do something practical and sophisticated,” he says. His dream turned into reality when he chanced upon a radio announcement that was mobilizing for the enrolment of students in vocational training in Hoima. “When I came here, I wanted to become a motor vehicle mechanic but the course did not seem so “hi-tech” so I settled for welding because of the opportunity presented by the construction boom in the town and availability of machinery at the training institute,” he affirms.The story is not very different for Yudatha. The 21-year-old lady wanted to be either an Electrical engineer or a teacher. This decision became easier to make when the principal of St. Simon Peter's VTI Hoima, passionately gave a lecture on skilling at her local church after mass. “This motivational talk about ready employment particularly enticed me to quickly make a decision,” she says with a smile. Out of over 40 students who were on an internship, four interns were retained for employment at Bwendel and Yudatha was the only lady. The duo earn UGX 240,000 ($80) per month and Yudatha dedicatedly spends half the money to her young sister’s school fees. Chris is saving up to realise his dream of venturing into real estate (rentals) in the far future. He believes that rental space is easy to manage and he has the skill to do part of the work needed.Yudatha and Chris said that their biggest challenge is that they work 7 days a week and have no time to run personal errands. They, however, believe that the chance and opportunity to gain employment immediately after school has given them the needed exposure in the world of work.
Liz, as she prefers to be called, is 23 years old and is employed as a chef at Karibuni fast food restaurant and bar in Hoima. Two weeks before this interview, she had opened a roadside fast food business selling potato fries and roasted sausages. The agile chef from Kiombozi Hoima, earns UGX 150,000 (USD 35) per month as salary from her regular job at Karibuni Restaurant, but was also able to save some money for 6 months before she ventured into her own food business. “I only set up my roadside restaurant when I break off from work in the evening and I’m happy it supplements my income,” she says.Her dream of becoming a chef did not materialize on a silver platter. She had wanted to become a nurse but she did not pass her core science subjects to qualify for a nursing certificate course. Catering was her only available next option. She then counseled herself and enrolled. She says that she does not look back with regret because her choice is paying off well.She adds that at first it was boring to be a cook but she was motivated by the fact that the food business needs little capital to start, has a readymade market and a non-limited number of customers. “You see, everyone, whether poor or rich has to eat; you just have to position yourself well where your product can sell,” she affirms.Liz was exposed to an environment where girls are particularly skilled to compete favorably in a male-dominated world. She says that her roadside business has provided her with an environment to learn extra skills like budgeting and accounting for resources, managing sales and costs of production plus others related to running a business.Like most business people, Liz has a dream of growing bigger in business. The present challenge is that fact the tax collectors who collect market dues want all the little money she makes but she adds that she has endured knowing that tomorrow will be better. Millennium Business School, which is located in the Western region of Uganda in the district of Hoima, mainly specializes in Catering and Hospitality, Hairdressing and other female-dominated trades.
Dans le cadre du Projet ACFPT, Enabel, l’Agence Belge de Développement, appuie les Centres d’Enseignement des Métiers en investissant dans des infrastructures ciblées dont des installations de backup de l’énergie électrique et solaire pour améliorer les conditions d’accueil et permettre aux établissements d’offrir une formation de qualité dans de bonnes conditions. Les installations de back-up de l’énergie ont été installées dans 10 centres d’enseignement des métiers bénéficiaires du projet afin de garantir un service continu au niveau de l’administration du centre et des salles Multimédias que le Projet a mis en place afin de faciliter la mise en application progressive des apprentissages à travers les outils digitaux et réduire la fracture numérique de l’Enseignement professionnel et technique. La formation donnée par l’entreprise prestataire ENERSOL au cours du mois de février 2020 visait l’accès aux principes de base de fonctionnement du système et à la recherche de panne (aide à la lecture et compréhension du schéma du système, description des différents éléments, leur utilité, les différentes pannes possibles, les risques liés à l’électricité, la théorie sur les batteries, sur les panneaux photovoltaïques et sur les régulateurs et onduleurs) et la maintenance préventive (principe de base d’un calendrier de maintenance, intérêt et compréhension, l’utilisation d’un multimètre indispensable pour déceler une panne). La formation a suscité un vif intérêt des techniciens de maintenance des centres pour une technologie nouvelle mais aussi des directeurs des centres face aux enjeux de réduction des charges de l’énergie pour le centre. Enabel, contribue à l’élargissement des perspectives d’accès à une formation de qualité pour les jeunes burundais voulant accéder à un emploi de qualité et sécurise un environnement de travail optimal dans les centres prioritaires.
They are working tirelessly under the hot sun. On right hand side, some of them are mixing sand. Others are placing sand on the house foundation. On the left-hand side, a few are picking bricks from different locations. This is a group of young south Sudanese refugees and host communities’ members. Early, last year, many of them had no construction skills. They were staying in the settlements without any source of income. The same year, an opportunity to train was availed to them. They applied for the training in construction. After training for six months, the youth opened a construction group called Yoyo young talent builders and carpentry association in November,2019. They are among hundreds of young refugees and host communities who have been training under the skills development component under Enabel under the European Union emergency fund for northern Uganda. The project aims to equip the youth with skills so as to improve their livelihoods. According the group’s deputy chairperson, Francis Wani, a south Sudanese National, their group consists of 16 members. The 9 members are from the host communities and the other 7 from the refugee communities. After training, the group applied for a building grant with Peace wind Japan to construct houses for people with special needs. They received the contract. In January, they received shs 1m. Later in February, they received another payment of shs 1.5m. Then most recently, they received another payment of shs 2m. Out of these payments, Wani says, each member is able to get shs 120,000. They use the money to buy household items including clothes. Wani who apparently stays with his elderly parents uses the money to support his young siblings with scholastic materials. Wani says they are determined to build houses for fellow refugees in the settlement in Yoyo settlement in zone III. So far, they construct over three houses and handed it over to people with special needs. The group hopes to expand their construction group by buying more tools. They have expanded their group by incorporating other youth. Wani says, they are employing other youth as casual labourers. According to the local authorities, the youth have been able to provide descent houses for people with special. “So far, we have built five houses in the settlement. We work as a team. We are dedicated because this is our source of income.” Says wani The group has been registered with the local authorities at the settlement. Their dream is to open bank account and train more in financial management so as to improve their business ventures. They also hope to become a bigger company.
Students of St. Daniel Comboni Polytechnic in the North Eastern district of Moroto are set to benefit from a fully furnished ICT lab courtesy of the MTN Foundation in partnership with the Belgian development agency, Enabel. The MTN Uganda Foundation which is the corporate social responsibility arm of MTN Uganda, in partnership with Enabel, a bilateral agency that implements and coordinates the international development policy of Belgium have extended support to vocational institutes through the provision of computers and fast internet connection.This is expected to partly contribute to the fulfillment of the aspirations of the 10-year BTVET strategic plan called “Skilling Uganda” and ultimately result in the equipping of youth with the skills needed for employment and job creation in order to eradicate poverty. The laboratory will also support and provide educational services to students from neighboring communities. MTN Uganda renovated and repainted the laboratory, donated 10 computers connected to high speed internet connectivity and a digital learning platform. Other beneficiaries include; St Simon Peter’s Vocational Training Center in Hoima and Amelo Technical Institute in Adjumani district which were refurbished and commissioned last year. Speaking at the commissioning of the laboratory at St. Daniel Comboni Polytechnic in Moroto, Mr. Wim Vanhelleputte, the Chief Executive Officer MTN Uganda said that: “The aim is to skill Ugandan youth for the 21st century job market by enabling them to access technical and vocational information online through open education resources for skills development.” Vanhelleputte further noted that the decision to support vocational institutions was based on the fact that vocational training was found to be an effective way of addressing unemployment, which is a major issue for the youth in Uganda today. The Ambassador of the Kingdom of Belgium to Uganda H.E Rudi Veestraeten noted that his country and Ireland have close to 5 years heavily invested in skills development through supporting the implementation of the skilling Uganda strategic plan. The laboratory, he said, will address some of the challenges that vocational institutes currently face.“Although ICT has been formally integrated into the Business, Technical, Vocational Education and Training curriculum, Vocational Institutes lack general computer equipment, trained ICT staff and ICT content and programmes,” he said. The Director for Higher Education at the Ministry of Education and Sports, Mr. Oceng Odok Robert lauded MTN Uganda and Enabel for supporting government initiatives through supporting the education sector. “As we are all aware, today, the role of ICTs in education cannot be under estimated. ICTs play a critical role of shaping the desirable 21st century work and life skills,” he said. Fr. Jude Kiggala, the Principal of the Institute said the laboratory will enable them to embrace modern technology to keep up with the ever-evolving trend so as to provide a workforce befitting the 21st century. “Instructors will use the lab to source information to better the quality of their trainings, understand the latest trends in their respective fields then align their trainings accordingly.” Fr. Kiggala said.
From the little-known village of Lopida in Kangole town, Napak District, Karamoja region in Uganda, diminutive but resilient Sylvia Lachoro is has become an iconic mechanic.When you meet her on the dusty streets, her physical appearance cannot easily define the “lioness” spirit and ability to deliver. “I know this trade is generally reserved for men, but I joined to demystify this falsehood. Women too can be mechanics and I’m determined to be one of those very good ones,” she says with a shy smile.Her story begins from the time when her uncle Lote Michael (RIP) gave her a ride in a car that he had just repaired. She immediately admired him and she made up her mind to become a mechanic. “Uncle Lote is long gone, but I will never forget the impact he had on me after telling me that I could become anything I want,” she said. The dream to become a mechanic became reality when one of the graduates from Kangole technical institute came to her home with an application form requesting her to join the Skilling Uganda programme. He encouraged her to apply even when she had resorted to selling local brew with her mother. At the time, she had also already given birth to her first baby at the age of 17. She revealed that life as a single mother was tough and she needed survival skills. Lachoro enrolled for a certificate course in Mechanics and Moto-vehicle repair at Kangole master-craft garage. Lachoro confesses that she had to ignore a lot of teasing from the boys in the mechanics class. She clearly knows that this was to be the turning point in her life. In 2018, she completed the course and joined a road side garage in Napak owned to a one Hamid Kodet for her field practice. After for four months training she completed and was employed by the Lugazi Sugar corporation (SCOUL) as a trainee mechanic. She earns UGX 200,000 (approx. USD 70) a month and can afford the basics for her baby. “My life has changed a lot. I surely now know that skills can be very rewarding” she says with a smile. Sylvia lachoro is a true story of Karamojong girls with personal interest to learn skills in male dominated trades in order to escape extreme poverty.
Dans le cadre du projet d’Appui au renforcement de l’élevage et de l’économie pastorale au niveau de la Région de Koulikoro, un partenariat commercial sur la viande rouge a été mis en place entre Disnepal, une PME de distribution- négoce de produits alimentaires et une coopérative d’éleveurs à Fana. Au départ, des campagnes de sensibilisation ont eu lieu auprès des éleveurs afin qu’ils adhèrent à l’idée. Il s’agissait pour eux de mettre en embouche un certain nombre de bovins sur une durée minimum de 70 jours et maximum 90 jours. Au total, quinze éleveurs ont été mis en relation avec la PME pour cette phase pilote suivant des critères. C’est ainsi que le 14 février 2020 a eu lieu la livraison des animaux à la PME à Fana. Cette opération a consisté au pesage des animaux pour déterminer leur poids de sortie. A l’issue de ce processus, les éleveurs ont tiré des enseignements à savoir : le respect de l’itinéraire technique mis en place pouvant aboutir à des animaux de qualité qui répondent au cahier de charge de la PME ; la professionnalisation du métier d’éleveur qui constitue des avantages pour eux et enfin réussir à casser le mythe chez les éleveurs qui est désormais d’accepter de vendre les animaux au poids vif.