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Les maladies non transmissibles (MNT) hypertension, diabète, maladies respiratoires ou cancers représentent aujourd’hui 75 % de la mortalité mondiale et devraient devenir, d’ici 2030, la première cause de décès en Afrique. Au Niger, leur prise en charge reste fragile : repérage tardif des signes d’alerte, accès limité aux soins spécialisés et système de référence encore insuffisant. Les troubles visuels constituent un autre défi majeur. Plus d’un milliard de personnes souffrent de déficiences visuelles dans le monde, et plus de 8 % des Nigériens de plus de 50 ans sont touchés par la cécité bilatérale, principalement due à la cataracte. Pour y répondre, l’OMS recommande de renforcer les soins oculaires primaires au niveau des centres de santé. La réponse d’Enabel Pour améliorer la détection et la prise en charge de ces pathologies, Enabel, en collaboration avec les Programmes nationaux des MNT et des Soins Oculaires, a formé 63 prestataires des districts de Gaya, Gothèye et Dioundiou du 25 au 28 novembre 2025 à Niamey. Les modules ont porté sur les principales MNT, les soins oculaires primaires, la référence/contre-référence, ainsi que des exercices pratiques. Les résultats sont encourageants : les scores moyens sont passés de 13 à 17 pour les MNT et de 11 à 16 pour les soins oculaires. Le taux de satisfaction des participants atteint 90 à 100 %. Perspectives Dans le cadre du projet PASS-Sutura, plusieurs actions renforceront ces acquis :diffusion des connaissances dans chaque centre de santé ;mise à disposition d’équipements essentiels d’ici fin 2025 ;affichage d’ordinogrammes actualisés ;intégration durable des soins oculaires, incluant la chirurgie programmée de la cataracte et la création d’unités de lunetterie à Gaya et Gothèye en 2026.En résumé, ces efforts contribuent à un accès renforcé à des soins intégrés et spécialisés, rapprochant les populations de la couverture sanitaire universelle et garantissant que personne ne soit laissé de côté.
On October 30th, the first Bosch Junior Academy in Ukraine opened in Boryspil — a modern learning hub where young people can master automotive diagnostics and repair using equipment from the world’s leading manufacturers.This joint project by Enabel and Bosch Ukraine, supported by Ukraine’s Ministry of Education and Science and the Kyiv Regional Military Administration, brings together education, business, and government.The goal is not just to teach, but to prepare specialists trained to European industry standards.“Bosch Junior Academy will help bring vocational training closer to labour market needs,” says Dirk Deprez, Enabel Country Director.The project kicked off with Bosch expert-led training sessions for 18 vocational instructors from four schools who are now passing on their knowledge to students. The first lab, equipped with Bosch technology with support from Enabel, is now operating at Boryspil Vocational College. The project also offers opportunities for internships within the Bosch Car Service network.
Une journée d’engagement sous le soleil de Mbuji-MayiCe matin-là, sous un soleil éclatant à Mbuji-Mayi, Rachel NGALULA, jeune pair éducatrice, s’apprête à remplir une mission qui lui tient à cœur. Formée par le Programme National pour la Santé de l’Adolescent (PNSA), elle fait partie de cette jeunesse congolaise consciente et engagée, décidée à agir pour informer et protéger ses pairs. Membre active du réseau de pairs éducateurs soutenu par le projet LVSI (Lutte contre les Violences Sexuelles et l’Impunité) de Enabel, Rachel s’est donné une mission ambitieuse : sensibiliser le plus grand nombre de jeunes élèves à l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Une campagne qu’elle transforme en véritable levier d’action, en animant des séances de sensibilisation dans les écoles de Mbuji-Mayi.Des écoles comme terrain d’actionAccompagnée de ses cinq coéquipiers et de leur encadreur du PNSA, Rachel a visité une dizaine d’écoles sur l’axe Kanshi. Dans les cours et les salles de classe de l’Institut MBUJIMAYI et de l’IPRO MAKALA 2, Rachel trouve des regards curieux, attentifs et parfois des visages familiers. Elle sait que le fait d’avoir presque le même âge que les élèves lui donne un avantage : elle parle leur langage. Avec assurance, elle aborde des sujets parfois sensibles qu’elle tire de sa boite à images et des flyers qu’elle distribue : les violences basées sur le genre et la santé sexuelle et reproductive. Mais en ce mois de décembre, sa mission prend une dimension nouvelle.Lever le voile sur les violences numériquesRachel aborde avec pédagogie des formes de violences peu visibles mais profondément destructrices : le cyberharcèlement, la diffusion non consentie de contenus intimes, l’usurpation d’identité, la propagation de rumeurs en ligne et l’exclusion numérique. Face à elle, les élèves écoutent, s’interrogent et réagissent. Certains partagent leurs expériences, d'autres posent des questions pertinentes. À l’Institut MBUJIMAYI 1 & 2, plusieurs filles ont exprimé leur inquiétude face à des situations vécues, tandis qu’à IPRO MAKALA 2, des garçons se sont montrés curieux et engagés dans la discussion à bâtons rompus.Quand les témoignages révèlent la gravité du phénomèneAu cours d’une des séances, un élève a raconté une histoire bouleversante : celle de sa voisine contrainte de quitter Mbuji-Mayi par honte après que son ex-petit ami a diffusé en ligne ses photos intimes. Il la faisait chanter pour qu’elle rembourse une somme d’argent, et après son refus, il a mis les images en ligne. Rachel et ses co-équipiers ont saisi ce témoignage comme une alerte sérieuse. Ils ont expliqué les recours possibles pour ce type de violence et l’importance d’en parler à un adulte de confiance ou à un service compétent.Une jeunesse informée, une génération protégéeEn fin de journée, Rachel ressent la fatigue, mais surtout la satisfaction du devoir accompli. Elle sait que les 300 jeunes qu'elle a réussi à sensibiliser dans les salles de classe est une victoire contre l’ignorance, la peur ou le silence. Grâce au soutien du projet LVSI, ces élèves comprennent mieux leurs droits, savent identifier les violences, y compris en ligne, et surtout, où et comment dénoncer et chercher de l’aide. Pour Rachel, cette journée n’est qu’une étape dans son engagement continu pour une société où les filles et les garçons grandissent en sécurité, informés et libres.Doudou Kajangu
Les 9 et 10 décembre, Enabel Mauritanie a accueilli une session de formation riche en apprentissages sur le thème “Authentic Relating – Introduction”, animée par Faustina-Cynthia MEKUI BIYO’O, notre collègue d’Enabel Dakar. Cette formation a été organisée pour les membres de l’équipe qui n’avaient pas encore bénéficié de cet outillage essentiel.Au cœur de la démarche : la conviction qu’une collaboration efficace repose sur la qualité des relations humaines. Comme le dit le proverbe africain : “Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.”La formation nous a permis de revisiter des principes que nous connaissons souvent, mais que nous oublions dans nos agendas chargés : (1) écouter avec l’intention de comprendre ; (2) reconnaître les besoins des autres - et les nôtres ; (3) exprimer nos émotions sans jugement ; et (4) favoriser des relations authentiques fondées sur la coopération. À travers des exercices concrets autour de l’écoute active, des signes de reconnaissance et de la communication non violente (CNV), l’équipe a pu explorer des façons de communiquer plus conscientes et plus alignées. Comme l’a exprimé Faustina : « Refouler crée de la tension. Mieux vaut libérer ce que l’on ressent. »Un autre collègue partage : « Je ne garde plus ce que je ressens. Aujourd’hui, j’apprends à exprimer mes besoins pour éviter les malentendus. »Ces pratiques trouvent tout autant leur place dans le cadre professionnel que dans la sphère personnelle. Un collègue l’a résumé avec sagesse : « La philosophie est simple : parler avec le cœur. »L’objectif final est clair : cultiver un environnement de travail où chacun se sent reconnu, écouté et capable de contribuer pleinement. Une démarche cohérente avec l’esprit d’Enabel : qualité, bien-être, collaboration et impact humain.
Sur l’ensemble de nos zones d’intervention, nos équipes et partenaires locaux se mobilisent chaque semaine pour renforcer les filières agricoles et pastorales, accompagner les producteurs et dynamiser les cadres de concertation. Ce maillage territorial, rendu possible grâce au financement de l’Union européenne et à la mise en œuvre par Enabel, témoigne de l’engagement constant à créer un impact durable.Accompagnement direct des producteursDans les zones de Mederdra, Boghé, Tamcheket et le Guidimakha, les équipes appuient les producteurs céréaliers, fourragers et maraîchers à travers des suivis de parcelles (ex. Ahsey Girdane, Thienel Halaybé), des observations de bonnes productions (sorgho, arachide, blé) et la valorisation d’initiatives locales et la montée en compétences des facilitateurs.Les missions de terrain ont également permis de documenter les activités fourrage/lait dans le Gorgol et au Guidimakha lors de l’évaluation à mi-parcours du projet Securalim. Renforcement des compétences localesPlusieurs ateliers et formations ont été menés dans les différentes wilayas :Formations de recyclage et bilan des facilitateurs dans les bassins de production (5 jours).Sessions dédiées aux facilitateurs des zones de décrue (Assaba & Guidimakha).Rencontres d’échanges entre facilitateurs à Agmamine.Préparation et tests de biopesticides pour une agriculture plus durable.Dynamisation des cadres de concertationPour améliorer la gouvernance, la coordination et le dialogue entre acteurs, plusieurs cadres de concertation ont été redynamisés : filières céréalière et maraîchère au Guidimakha, filière décrue à Hodh El Gharbi et filière fourrage/lait à Kankossa. Ces ateliers ont renforcé la communication entre acteurs, permis de partager les bonnes pratiques agricoles, et clarifié les orientations stratégiques du cadre.Suivi, évaluation et perspectivesLes missions d’évaluation à mi-parcours au Guidimakha, en Assaba et dans le Gorgol ont permis d’échanger directement avec les producteurs, les facilitateurs et les autorités locales. Les premiers résultats montrent des productions prometteuses, notamment pour le sorgho et l’arachide au Guidimakha.Qu’il s’agisse de visites de terrain, d’ateliers techniques, d’accompagnement des producteurs ou de mobilisation communautaire, nos équipes sont partout, actives, engagées, proches des communautés, et déterminées à générer un impact concret.Cette dynamique collective — projets Securalim & Sysalim — continue d’améliorer la résilience alimentaire et les conditions de vie dans nos régions d’intervention.
Du 24 au 27 novembre 2025, l’Agence belge de coopération internationale, Enabel a travers le projet OKD a conduit une série d’activités dans la commune de Boussouma notamment dans les villages de Goaragui et de Nessemtenga en vue de renforcer les compétences des femmes et jeunes issus des populations déplacées internes et des communauté hôtes sur les itinéraires technique de production maraîchère. Ces actions s’inscrivent dans la dynamique globale du projet OKD qui vise à soutenir le développement des Micros Petites et Moyennes Entreprise et à booster la production agricole. Cofinancé par l’Union européenne et la coopération allemande ; le projet OKD visent à créer des opportunités économiques pour les femmes, les jeunes et les personnes déplacées internes. En plus de ces actions, de nombreuses entreprises ont été appuyées dans la mise à niveau de leurs entreprises afin de proposer des produits locaux aux standards de qualité et accompagner dans un processus de labélisation de ces produits. Nous sommes allés à la rencontre de trois d’entre elles.Renforcer les compétences agricoles pour exploiter le périmètre de Goaragui La formation s’est déroulée sur le périmètre maraîcher aménagé de deux hectares de Goaragui , équipé d’un système de pompage solaire grâce à l’accompagnement financier d’Enabel. Selon le formateur principale KIENNI, Chef de Zone d’Appui Technique de la commune de Boussouma, cette initiative répond à un besoin concret : « Il était question de voir comment accompagner les producteurs pour pouvoir opérationnaliser la mise en valeur du périmètre. »Il souligne que l’eau, les bassins et les labours réalisé par Enabel sont déjà fonctionnels, mais que les bénéficiaires avaient besoin d’être renforcés pour exploiter efficacement le site. La formation, majoritairement pratique, a porté sur la préparation et le traitement du sol, l’élaboration de pépinières, le repiquage, les opérations culturales, la fabrication du compost Bokashi, la production de biopesticides et d’engrais organiques, la gestion des maladies et des insectes ravageurs.Kenny a également rappelé que l’appui matériel fourni par Enabel - outils, kits pratiques, intrants - a rendu possible la tenue des formations « Enabel a mis à notre disposition ces kits de formateurs, constitués de cordes, de pioches, de brouettes et du petit outillage nécessaire pour montrer de façon pratique ce qu’il faut faire sur le terrain. »Des bénéficiaires motivéesLes participantes ont exprimé leur satisfaction face aux compétences acquises.PAFADNAM Rihanata, de Goaragui, a déclaré (en mooré) : « Nous sommes réellement contents de la formation. Auparavant, nous n’avions pas d’activités pendant la saison sèche, mais avec ce périmètre et cette formation, nous pourrons nous occuper. » BIKIENGA Fatimata a ajouté (en mooré) : « Nous ferons de notre mieux pour que vous soyez fiers de cet investissement. »Accompagner les MPME vers la qualité et la labellisationEn parallèle du volet agricole, trois micro-entreprises féminines de Kaya ont été visitées dans le cadre de leur processus de mise à niveau et d’accompagnement vers la labellisation.La première promotrice rencontrée, SAWADOGO Sarah, présidente de l’association Nabonswende (tisseuses), explique : « Notre accompagnement a débuté en septembre avec une dotation en machine de tissage, des équipements ou kits de travail et la réalisation d'un espace de lavage et d'une fosse perdue. » Concernant la labellisation, elle précise : « Nous n'avons pas encore eu la labellisation. On nous a dit que les inspecteurs viendront observer et nous savons que la labélisation va beaucoup nous aider en garantissant la qualité de nos pagnes. »La deuxième promotrice, Sawadogo Salamata, présidente de la coopérative Bud-Yaldo, revient sur l’impact de l’appui : « Avec le déplacement, nous avons des membres qui sont retournés dans leurs localités, mais votre soutien nous a été bénéfique. Nous peinions même à faire de la teinture par manque d'espace approprié. Mais maintenant nous pouvons le faire et ça contribue à augmenter nos bénéfices. » À propos de la labellisation, elle ajoute : « Nous avions reçu la visite des agents qui ont inspecté le puits perdu mais ne sont pas encore revenus. »Un suivi technique prévu pour garantir la pérennisationLe formateur Kenny a souligné l’engagement des services techniques à rester aux côtés des bénéficiaires, même après la formation en ces termes « Nous n’allons pas les lâcher d’un seul œil. Nous allons être auprès d’eux pour leur donner des conseils techniques nécessaires, faire des sensibilisations et assurer un suivi pour permettre de pérenniser les acquis. » Il a également évoqué la mise en place envisagée de comités de gestion locaux afin d’assurer une meilleure autonomisation des communautés dans la gestion du périmètre.Une intervention structurante pour la résilience du Centre-NordÀ travers cette combinaison d’activités - formation agricole, mise à niveau des MPME et engagement vers la labellisation - le projet axe OKD contribue directement à renforcer la résilience des populations urbaines et rurales des Koulsé. L’appui offert s’aligne pleinement sur l’objectif du projet : permettre aux femmes, aux jeunes et aux personnes déplacées internes de développer des activités économiques durables, malgré les défis socio-économiques auxquels la région reste confrontée.
Enabel in Uganda was awarded with the Development Partner Award at the National Fisheries and Aquaculture Forum held in Jinja city on 6th December 2025. The recognition celebrates Enabel’s sustained commitment to promoting responsible fisheries practices and strengthening the sector through its projects: WeWork—green and decent jobs for youth—and Advancing Respect for Human Rights by Businesses in Uganda. The forum, organised by the Uganda Fish Processors and Exporters Association (UFPEA) in collaboration with Enabel, brought together government representatives, development partners, private sector actors, academia and community stakeholders for a day of learning and strategy-building around Uganda’s blue economy. Delivering the keynote address, Mr. Richard Ogutu-Ohwayo, Coordinator at the African Lakes Network and an independent researcher, emphasised the urgent need to address corruption within the fish value chain. He stressed the importance of stronger policies, better resource management and enhanced human resource capacity to ensure a transparent, well-governed sector. Dr. Konstantine Odongokara, a research and policy expert, highlighted the need to domesticate international policy frameworks into Uganda’s aquaculture systems and build the capacity of stakeholders to access regional and global opportunities in the industry. Speaking on behalf of the Ministry of Agriculture, Animal Industry and Fisheries, Dr. Godfrey Dheyongera stressed the importance of collective action in achieving Uganda’s production targets of one million metric tonnes from aquaculture and 700,000 metric tonnes from capture fisheries. He encouraged broader adoption of aquaculture to ease pressure on wild stocks and support diversification of fish species. UFPEA Chairman Rakesh Shetty thanked Enabel for sponsoring the event, noting that while fisheries remain central to food security, employment and exports, the sector continues to face challenges ranging from pollution to illegal fishing and governance gaps. “Our sector is strongest when we work together,” he said. Representing Enabel, Umut Pamuk, the WeWork Project Manager in the Busoga region reaffirmed the organisation’s commitment to promoting green and decent jobs across the fish value chain. He noted the sector’s potential to create meaningful employment while protecting the environment. Hosting the forum in Jinja—at the source of the Nile—further emphasised the region’s importance for fisheries and sustainable tourism.During the panel session, Enabel’s Business and Human Rights Expert, Moreen Kiiza emphasised that the fisheries value chain is deeply linked to rights related to food, livelihoods and decent work. She noted that international markets increasingly expect exporters to demonstrate human rights due diligence. “Beyond the fish, we must remember the human beings driving this value chain,” she said. Enabel’s Agribusiness Expert, Valentina Moltisanti, highlighted the organisation’s continued collaboration with UFPEA on policy engagement, value chain development and capacity strengthening. She noted that fisheries and aquaculture remain priority sectors for creating decent work opportunities for women, youth and persons with disabilities under the WeWork project. The discussions and commitments made at the forum reflected a shared determination to safeguard Uganda’s fisheries resources while expanding opportunities for the communities that depend on them. With continued collaboration among government, private sector actors, development partners and local stakeholders, the sector is well positioned to transition toward a more sustainable, inclusive and economically vibrant future.
Renforcer la résilience locale face aux déplacements de populations : une étape clé au Hodh El Chargui. Du 2 au 5 décembre 2025, le projet MIRECAM financé par l'Union européenne, mis en œuvre par Enabel avec la collaboration du Conseil Régional et de la Wilaya du Hodh El Chargui, a lancé une série d’ateliers de formation destinés à renforcer les compétences des acteurs locaux face aux enjeux liés aux déplacements de populations dans la région.Ces ateliers, organisés à Amourj puis à Timbédra, s’inscrivent dans le cadre du résultat 1 du projet MIRECAM, qui vise à appuyer les collectivités territoriales et services déconcentrés pour mieux anticiper, planifier et gérer l’impact des déplacements sur les dynamiques socio-économiques locales, tout en favorisant l’inclusion socio-économique des personnes déplacées.Ces formations portent sur (1) la planification territoriale face aux fragilités et aux mouvements de populations ; (2) l’inclusion des personnes déplacées au sein des communautés hôtes ; (3) le suivi des impacts socio-économiques et spatiaux ; (4) la collecte et l’analyse de données et (5) la prévention et la gestion des conflits liés à la mobilité humaine. En intégrant une approche sensible au genre et une articulation entre réponse humanitaire et développement (double nexus), les ateliers permettent aux acteurs d’acquérir des outils concrets pour renforcer la résilience des territoires.Plusieurs institutions ont pris part aux sessions, dont la Wilaya, le Conseil Régional, les cinq moughatas, les douze communes ciblées ainsi que les Services Techniques Déconcentrés (agriculture, élevage, environnement, hydraulique, décentralisation, statistiques, etc.).Résultats attendus des formations : (1) des acteurs locaux mieux préparés pour intégrer l’impact des déplacements dans les planifications territoriales ; (2) une meilleure compréhension des enjeux d’inclusion des personnes déplacées ; (3) des outils opérationnels pour suivre l’intégration socio-économique et prévenir les tensions locales.Par cette initiative, le projet MIRECAM renforce les capacités locales pour une gouvernance territoriale inclusive et résiliente, au bénéfice des communautés hôtes comme des personnes déplacées.
Enabel renforce les capacités des mentors agricoles Dans le cadre de son appui continu au développement agricole en Mauritanie, l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), en partenariat avec la Société Nationale pour le Développement Rural (Sonader), a organisé du 11 au 13 novembre à Rosso un atelier dédié aux bonnes pratiques rizicoles (intitulé Renforcement des capacités techniques des mentors agricoles NRF sur la séquence technique, les applications et les bonnes méthodes agricoles de la filière rizicole). Cet atelier a réuni des mentors agricoles provenant de quatre wilayas de la vallée : Trarza, Brakna, Gorgol et Guidimakha. L’objectif principal était de renforcer leurs compétences en techniques modernes de culture du riz, afin de mieux accompagner les producteurs et d’améliorer la performance agricole au niveau local.Un programme riche pour améliorer la productivité rizicoleDurant trois jours, les participants ont bénéficié de modules pratiques et théoriques portant sur les étapes clés de la chaîne de production rizicole : (1) l'amélioration variétale et qualité des semences, (2) l'utilisation raisonnée des engrais, (3) la gestion efficace de l’eau, (4) la préparation et l' entretien des sols, (5) la lutte intégrée contre les ravageurs, et (6) les pratiques agricoles durables et gain de productivité. Les échanges ont permis un partage d’expériences concret et utile entre experts, formateurs et mentors agricoles. Les participants ont salué la qualité du contenu ainsi que la pertinence du matériel pédagogique mis à disposition.Une visite terrain pour renforcer les apprentissagesL’atelier s’est conclu par une visite des rizières de la plaine Mpourié. Cette immersion a permis d’observer la réalité du terrain, d’identifier les principaux défis auxquels les producteurs sont confrontés et de discuter de recommandations pratiques pour améliorer la performance des exploitations lors des prochaines campagnes.Un partenariat solide au service des producteursEnabel, à travers ses interventions, continue de soutenir le renforcement des compétences techniques essentielles à la professionnalisation du secteur agricole. L’organisation et le suivi de cet atelier ont été assurés en collaboration étroite avec la Sonader.Ce partenariat témoigne de l’engagement conjoint d’Enabel et de la Sonader à accompagner durablement les acteurs du monde rural et à promouvoir une agriculture performante, résiliente et orientée vers les résultats.
Are you a BSO established in either Kenya, Ethiopia, Tanzania, or Uganda and working to advance the circular economy? Are you already active or willing to build circular economy expertise in areas such as critical raw materials, bio-based materials, ICT and electronics, batteries, machinery and equipment, or buildings and construction? The EU Circular Economy Resource Centre (EU CERC) is selecting one CEBSO for a dedicated capacity-building programme!This is your opportunity to strengthen your circular economy services and operational capacity, benefit from EU expertise and knowledge, exchange best practices, and boost your visibility and networks within the global circular economy ecosystem.What to expectBased on priorities identified through an organizational and capacity assessment, you will receive a tailor-made programme which may include:✔ Support to strengthen your CE service offer ✔ Technical assistance on circular economy and sector-specific expertise, access to finance, EU regulations, market access and trade facilitation, M&E and/or partnership development. ✔ Guidance on strategic and organizational development ✔ Coaching sessions with expertsHow to apply?Find more information, including guidelines and admissibility criteria, at the following link: https://www.enabel.be/grants/?in_country=1295&is_status=all#grants and submit your application at : https://submit.link/4nl. The deadline for application is 27 January 2026 at 23:55 CET. Want to know more? Join us for an information session on 13 January 2026 at 10:00 CET, by registering here.Questions? Contact : eucerc@enabel.be
Le ministère de la Santé Publique franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de santé. À travers le Centre des Opérations d'Urgences de Santé Publique (COUSP) et en partenariat avec Enabel et Bluesquare, un atelier de restitution a été organisé en date du 05 décembre 2025 pour présenter une nouvelle plateforme de surveillance épidémiologique.Pilotée par le Secrétaire Permanent au Ministère, cette rencontre a réuni une trentaine de cadres et de partenaires au développement, marquant un pas décisif dans la gestion des épidémies avec l'appui financier du Royaume de Belgique. Cette nouvelle plateforme numérique a pour ambition de devenir un espace de suivi et de coordination des urgences sanitaires au Burundi. Elle répond à trois objectifs stratégiques : Harmoniser les outils de collecte pour que les données recueillies correspondent aux besoins réels du terrain. Assurer l'interopérabilité afin de connecter le nouveau système avec les outils existants, notamment le DHIS2 de routine Et enfin renforcer la collaboration pour faciliter le travail conjoint entre le Centre des opérations d'urgence de santé publique, le Laboratoire National de Référence (LNR) et la Direction du Système National d'Information Sanitaire (DSNIS). Dans son discours d'ouverture, le Dr Pierre Sinarinzi, Secrétaire Permanent, a souligné l'importance cruciale de cet outil : « La surveillance épidémiologique est le pilier de toute réponse efficace aux urgences sanitaires. Elle nous permet de détecter, de notifier et de répondre aux menaces épidémiques avec rapidité et précision. » Cette plateforme vient répondre aux défis du système de surveillance actuel notamment la « fragmentation des outils de collecte », le manque d'harmonisation et une numérisation encore insuffisante pour garantir des données exploitables en temps réel. Pour le Dr Etienne Mugisho, représentant d'Enabel, le projet PAREX a permis de « construire un pont » entre le système de santé classique et la gestion d'urgence. L'objectif final est clair : rendre le système de santé burundais plus résilient, capable de protéger chaque citoyen grâce à des données fiables et à une réponse rapide aux urgences sanitaires.
Le 25 novembre 2025, les acteurs·trices de la province du Mouhoun se sont réunis à Dédougou pour harmoniser leurs actions contre les violences basées sur le genre (VBG), en particulier les mariages d’enfants et les rapts. Dans un contexte marqué par des défis humanitaires et ses conséquences sociales, la province du Mouhoun fait face à une recrudescence des violences basées sur le genre. Selon les données officielles, 532 cas de VBG ont été enregistrés en 2023 et 594 en 2024 dans l’ex-région de la Boucle du Mouhoun. Ces chiffres traduisent une réalité qui exige une réponse coordonnée et efficace. C’est dans ce cadre que la Direction provinciale de l’action humanitaire et de la solidarité nationale, appuyée par l’Agence belge de coopération internationale, Enabel, à travers le sous projet «Lasso Santé » qui s’inscrit dans le projet « PASS » de l’axe OKDB avec le financement de l’Union Européenne, a organisé une rencontre stratégique le 25 novembre 2025 à Dédougou.Ce cadre de concertation a réuni 55 participant·e·s issu·e·s des services déconcentrés de l’État, des ONG et des associations locales. L’objectif général était de renforcer la coordination et la collaboration entre les acteurs·trices de la réponse aux VBG pour améliorer l’assistance juridique aux victimes de mariages d’enfants et de rapts. Les échanges ont permis de dresser l’état des lieux de la réponse aux VBG, de discuter des obstacles à l’accès à la justice et de valider le plan d’action 2026.Les communications ont mis en lumière les défis persistants : faible capacité des structures locales, manque de synergie entre les acteurs et difficultés liées au référencement des survivantes vers les services appropriés. La Direction provinciale a présenté les grandes lignes du plan d’action 2026, axé sur la prévention, la protection et la coordination multisectorielle.Unir les forces pour une réponse efficace aux VBGAu-delà des constats, la rencontre a débouché sur des résultats concrets. Une cartographie actualisée des acteurs de la prévention et de la réponse aux VBG a été élaborée, incluant leurs zones d’intervention et les services offerts. Cette base de données servira d’outil de référence pour améliorer le référencement et la coordination. Les participant·e·s ont également formulé des recommandations pour renforcer la collaboration intersectorielle et garantir une meilleure assistance juridique aux survivant·es.À court terme, les impacts attendus sont significatifs : meilleure connaissance de l’état actuel de la réponse aux VBG, identification des obstacles à l’accès à la justice et appropriation du plan d’action 2026 par l’ensemble des parties prenantes. À moyen et long terme, l’ambition est de mettre en place un cadre de concertation pérenne, capable de réduire les obstacles institutionnels et juridiques et d’améliorer durablement la protection des droits humains dans la province du Mouhoun.Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale de mutualisation des efforts pour lutter contre les VBG, un fléau qui touche particulièrement les femmes et les enfants. La rencontre de Dédougou marque donc une étape importante vers une réponse intégrée et durable.En clôturant les travaux, le Haut-Commissaire de la province Souleymane NAKANABO a salué l’engagement des acteurs et a appelé à maintenir la mobilisation pour traduire les recommandations en actions concrètes. « La lutte contre les VBG ne peut réussir que si nous travaillons ensemble, dans la complémentarité et la solidarité », a-t-il affirmé.
Pour améliorer la nutrition des populations, il est essentiel que tous les acteurs travaillent ensemble. Tiguent, 8–10 décembre 2025 — La Plateforme Nationale Multisectorielle de Nutrition (PNMN) passe à l'action et organise un atelier stratégique de trois jours pour relancer sa coordination et renforcer son fonctionnement.Un appui important du projet SYSALIM, mis en œuvre par Enabel et financé par l’Union européenne. SYSALIM soutient le développement de systèmes alimentaires durables afin de garantir à chacun une alimentation saine, diversifiée et accessible.Une dynamique nationale renouveléeL’atelier est présidé par la Direction générale des stratégies et politiques de développement. Il vise à donner un nouvel élan à la gouvernance de la nutrition, du niveau national jusqu’aux régions. Malgré certains progrès, la PNMN fait encore face à plusieurs défis, notamment le manque de ressources. Les discussions permettront de (1) clarifier les rôles de la PNMN et des plateformes régionales ; (2) préparer la prochaine réunion du Conseil National de Développement de la Nutrition (CNDN), présidé par le Premier Ministre ; (3) mobiliser les décideurs sur le financement de la nutrition et les engagements pris par la Mauritanie et (4) mettre en place un système de suivi des engagements nationaux et internationaux.Principaux objectifs de l’atelierAvec la participation de 37 représentants des ministères, de la société civile, du secteur privé, du milieu académique et des partenaires techniques et financiers, l’atelier portera sur (1) la finalisation des textes de fonctionnement de la PNMN et des plateformes régionales ; (2) la préparation de la feuille de route 2026–2027 ; (3) la recherche d’un financement durable pour les activités et (4) l’élaboration des Recommandations Alimentaires Nationales (RAN).Cet atelier constitue une étape essentielle pour permettre à la PNMN de jouer pleinement son rôle et de préparer les décisions stratégiques qui seront soumises au CNDN, notamment la validation de la Politique Nationale de Nutrition.Avec l’appui d'Enabel et de l’Union européenne, la Mauritanie réaffirme son engagement pour améliorer durablement la nutrition de ses populations.
Du 1er au 5 décembre, Enabel a réuni à Abidjan les équipes de ses projets de mobilité humaine en Guinée, Côte d’Ivoire et au Sénégal pour un atelier régional consacré à la capitalisation et à la modélisation des diagnostics territoriaux de réintégration. Cette rencontre, qui a rassemblé les équipes d’AMIS, MIGRET, PEM N’Zassa, ainsi que les projets START et SyMAD en cours de formulation, avait un objectif clair : transformer des années d’expériences de terrain en une méthodologie commune, reproductible et adaptée aux réalités des territoires de la sous-région. Tout au long de la semaine, les équipes ont revisité l’ensemble du processus de diagnostic à partir des livrables existants – cartographies d’acteurs, analyses SWOT, fiches de collecte, comptes rendus d’ateliers, retours des missions de terrain – et décrit de manière détaillée chaque phase du processus : compréhension de l'écosystème, adhésion et engagement des parties prenantes, adaptation des cadres et outils, changement de paradigme autour de la réintégration.Ce travail a permis d’élaborer un schéma de référence partagé, fondé sur un processus flexible et participatif, une approche ascendante, la triangulation des données et la compréhension fine des écosystèmes locaux. Il s’agissait non seulement d’harmoniser les outils et méthodes utilisés dans les différents pays, mais aussi de valoriser les pratiques endogènes et les dispositifs existants, souvent informels, qui constituent un socle essentiel pour des approches de (ré)intégration pertinentes et durables. En s’appuyant sur leur expérience respective, les projets AMIS et MIGRET ont décrit leurs approches, mis en lumière les dynamiques entre acteurs et identifié les thématiques prioritaires à traiter dans les futures modélisations : clarification des mandats, compréhension des rôles dans les circuits de référencement, interactions entre services publics, collectivités, acteurs privés et associatifs, ainsi que les opportunités et barrières rencontrées par les jeunes et les personnes migrantes de retour. Les discussions ont révélé un constat partagé : la mobilité humaine et plus spécifiquement la (ré)-intégration n’est pas un secteur en soi, mais un processus multisectoriel, diffus, qui mobilise l’emploi, la formation professionnelle, la jeunesse, l’action sociale, la gouvernance territoriale, l’entrepreneuriat et bien d’autres domaines. Sa réussite dépend de la capacité des institutions à reconnaître leur rôle, à s’articuler entre elles et à ancrer leurs interventions dans les réalités locales. L’atelier a également permis d’intégrer des perspectives nouvelles, en particulier grâce au projet PEM N’Zassa, qui a organisé une table ronde stratégique avec la Direction des Ivoiriens de l’extérieur, les services de la décentralisation et les collectivités locales. Cette séquence a ouvert un dialogue entre niveaux central et territorial, illustrant concrètement ce que les diagnostics territoriaux cherchent à produire : une compréhension partagée des mandats, une meilleure coordination institutionnelle et l’identification collective de pistes pour améliorer les dispositifs de réintégration au bénéfice des personnes migrantes de retour et des jeunes demandeurs de services. Jour après jour, les équipes ont avancé vers une vision commune de la modélisation : une approche qui dépasse la seule description des dispositifs pour mettre en lumière les pratiques existantes, encourager l’appropriation par les acteurs nationaux, dynamiser les cadres de concertation, et alimenter les politiques publiques grâce à des données et constats remontés du terrain. La modélisation vise ainsi à accompagner un changement de paradigme : sortir de la logique de substitution pour progresser vers une autonomie institutionnelle, où les États assument pleinement la planification, la budgétisation et la coordination de leurs politiques de réintégration, tout en reconnaissant le rôle des territoires et le potentiel des pratiques endogènes. Enabel poursuit à travers cet atelier son engagement à promouvoir des approches fondées sur les réalités locales, la participation des acteurs, la compréhension de l’écosystème et la valorisation des dynamiques existantes. Cette semaine de travail collectif a posé les bases d’une méthodologie harmonisée, adaptable et ancrée dans les contextes nationaux, permettant à la fois la modélisation et prototypage des approches régionales et le renforcement des dispositifs de (ré)-intégration dans chaque pays. Une étape décisive vers des solutions plus inclusives, plus cohérentes et plus durables, au service des mobilités humaines dans la sous-région.
Le projet SECURALIM, financé par l'Union européenne et mis en oeuvre par Enabel, a organisé une journée portes ouvertes à Arr, dans la région du Guidimakha, dans le cadre de la formation dédiée à l’approche « Champ agropastoral », axée sur les cultures pluviales avec irrigation de complément.Cette rencontre a rassemblé 30 facilitateurs venus des régions de l’Assaba et du Guidimakha, réunis pour renforcer leurs compétences pratiques et échanger sur les bonnes pratiques agricoles adaptées aux contextes locaux. L’événement s’est déroulé en présence du Hakem de Wompou, des maires du département, du délégué régional de l’Agriculture, des chefs de service, d’Irchady, ainsi que de l’équipe d’Enabel, témoignant de l’intérêt et de l’engagement des autorités locales en faveur du développement agropastoral.Cette journée a permis de valoriser le rôle essentiel des facilitateurs dans l’accompagnement des producteurs, tout en illustrant l’importance d’approches intégrées pour renforcer la résilience des communautés rurales face aux défis climatiques.