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Du 6 au 11 juillet 2026 à Dédougou puis du 13 au 18 juillet 2026 à Tenkodogo, le ministère de la Santé, à travers la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS) et sa Direction des statistiques sectorielles et de l’évaluation (DSSE), avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de coopération internationale (Enabel) via le Programme Accès et Redevabilité en matière de Droits et Santé Sexuels et Reproductifs en Afrique de l’Ouest ( PARD-AO), a organisé deux sessions de formation au profit des membres des Équipes cadres de district (ECD) et des Infirmiers chefs de poste (ICP). L’objectif est de renforcer leurs compétences en analyse et utilisation des données sanitaires afin d’améliorer la prise de décision à tous les niveaux du système de santé.Ces sessions décentralisées constituent la continuité de la formation des formateurs organisée quelques semaines plus tôt à Ouagadougou. Elles marquent une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Plan stratégique du Système national d’information sanitaire (SNIS) 2026-2030, qui ambitionne de faire des données sanitaires un véritable outil de pilotage des politiques et des interventions de santé.Faire des données un outil d'actionLe Burkina Faso dispose aujourd'hui d'un Système national d'information sanitaire (SNIS) structuré et décentralisé, qui permet de collecter les données de routine sur l'ensemble du territoire. Toutefois, la qualité des décisions dépend non seulement de la disponibilité de ces données, mais également de leur qualité, de leur analyse et de leur utilisation. C'est pour répondre à cet enjeu que la DGESS, à travers la DSSE, a développé une approche visant à instaurer une véritable culture de l'analyse des données au niveau opérationnel. Après une phase pilote conduite dans plusieurs districts sanitaires entre 2023 et 2025, l'initiative est progressivement étendue à d'autres districts avec l'accompagnement d'Enabel.Selon le Dr Amadou Boro, représentant de la DSSE, cette formation répond à un constat partagé par les acteurs du système de santé : « Nous collectons beaucoup de données, mais leur qualité laisse souvent à désirer. Celui qui produit les données doit pouvoir les analyser afin de prendre des décisions avant même leur transmission. »Il a également rappelé que la transformation numérique du secteur de la santé impose désormais une vigilance accrue quant à la qualité et à la sécurité des données, notamment celles relatives aux patients. La relance du comité national sur la qualité et la sécurité des données sanitaires, resté inactif depuis plusieurs années, s'inscrit dans cette dynamique.Une formation résolument pratiqueDurant cinq jours, les participants ont alterné exposés théoriques, exercices pratiques, travaux de groupe et plénières autour de situations réelles rencontrées dans leurs districts sanitaires.Les modules ont porté sur la conduite des réunions d'analyse des données (RAD), le contrôle qualité des données issues du DHIS2, l'analyse des indicateurs liés à la santé de la reproduction, au paludisme et au VIH, ainsi que l'élaboration de plans de résolution des problèmes à partir des résultats observés. Une attention particulière a également été accordée à la pérennisation de cette démarche, à travers des mécanismes de restitution dans les formations sanitaires et un suivi assuré par les Directions régionales de la santé et les équipes cadres de district.Une démarche construite avec les districtsPrenant la parole à Dédougou, Célestin Compaoré, Chef de projet Droits et Santé sexuels et reproductifs (PARD-AO) à Enabel, a rappelé que cette activité est directement issue d'un processus de co-construction mené avec le ministère de la Santé : « L'une des choses qu'Enabel promeut, c'est la co-création : bâtir avec les communautés, les bénéficiaires et les différents praticiens. »Selon lui, les ateliers précédemment organisés ont permis de définir, avec les acteurs eux-mêmes, les actions prioritaires pour moderniser le système d’information sanitaire. Les formations de Dédougou et de Tenkodogo constituent ainsi l’une des premières traductions concrètes du Plan stratégique du SNIS 2026-2030. Il a également salué l’engagement des Médecins-chefs de district et des équipes locales, dont la mobilisation a permis l’organisation de ces sessions dans les meilleures conditions.Développer une culture de l’analyse au niveau localPour le Dr Nathalie Ouédraogo, Médecin-chef du district sanitaire de Dédougou, le principal défi réside moins dans la collecte que dans l’exploitation des données : « Les données sont collectées et transmises, mais nous n’avons pas encore cette habitude de nous asseoir pour les analyser, identifier ce qui n’a pas marché et améliorer nos interventions. »À travers cette formation, les agents de santé devront désormais être capables de conduire eux-mêmes des réunions d’analyse des données, d’interpréter les tendances observées et de prendre des décisions adaptées à leur contexte local, sans attendre systématiquement les orientations du niveau central. L’ambition est également que les participants assurent la restitution des acquis auprès de leurs collègues dans les centres de santé et les centres médicaux, afin que l’ensemble des équipes adopte une démarche commune d’analyse et d’utilisation des données.Des données de qualité pour des décisions plus efficacesAu-delà du renforcement des compétences individuelles, ces formations contribuent directement à la mise en œuvre du Plan stratégique du SNIS 2026-2030 et au renforcement durable du système national d’information sanitaire.En développant les capacités des acteurs à produire des données de qualité, à les analyser et à les transformer en actions concrètes, le ministère de la Santé avec l’appui de ces partenaires comme Enabel ambitionne de faire des données sanitaires un véritable outil de gouvernance et de pilotage des politiques publiques.Après la formation des formateurs organisée à Ouagadougou, les sessions de Dédougou et de Tenkodogo marquent une étape importante dans le déploiement national de cette approche. Elles illustrent la volonté commune du ministère de la Santé et d’Enabel, à travers le PARD-AO, de renforcer une culture de la décision fondée sur des données probantes au service d’un système de santé plus performant et plus résilient.
Les 9 et 10 juillet 2026 à Ziniaré, Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, en collaboration avec TRIAS Afrique de l'Ouest et la Direction Générale de la Promotion de l'Économie Rurale (DGPER), a réuni les principaux acteurs publics, financiers et professionnels autour d'un atelier national consacré à l'harmonisation des pratiques et à l'institutionnalisation du mécanisme de Sociétés de Cautionnement Mutuel (SCM). Soutenue financièrement et techniquement par Enabel et ses partenaires dans le cadre de ses différents programmes d'appui au développement économique local, cette rencontre constitue une étape décisive vers la reconnaissance nationale d'un mécanisme innovant qui facilite l'accès au crédit des producteurs, des coopératives et des micros, petites et moyennes entreprises évoluant dans les chaines de valeur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique.Au Burkina Faso, les difficultés d'accès aux garanties financières demeurent l'un des principaux freins au développement de l'entrepreneuriat rural. Depuis plusieurs années, Enabel et TRIAS accompagnent la mise en place des Sociétés de Cautionnement Mutuel, une approche reposant sur la solidarité entre les membres afin de sécuriser les crédits accordés par les institutions financières. Les résultats obtenus démontrent la pertinence de ce mécanisme en matière d'inclusion financière et de développement d'opportunités économiques. L'atelier de Ziniaré a permis aux participants de partager leurs expériences, d'identifier les bonnes pratiques, d'engager une réflexion sur le cadre juridique du mécanisme et d'élaborer une feuille de route consensuelle en vue de son institutionnalisation. Une équipe technique a également été mise en place pour conduire les prochaines étapes de ce processus.Pour Julie VAN DER SMISSEN, Program Manager de Enabel au Burkina Faso, cette initiative traduit la volonté d'inscrire durablement les innovations porteuses dans les politiques publiques : « Les Sociétés de Cautionnement Mutuel ont démontré leur capacité à lever les barrières d'accès au financement pour les entrepreneurs ruraux. Avec nos partenaires, nous souhaitons désormais accompagner leur institutionnalisation afin que ce mécanisme puisse être harmonisé, pérennisé et déployé à plus grande échelle au bénéfice des populations burkinabè. » Présidant la cérémonie d'ouverture, Madame Sy Assétou Barry/Traoré, Gouverneur de la région de Oubri, a salué l'engagement des partenaires et souligné l'importance stratégique de cette dynamique : « L'institutionnalisation des Sociétés de Cautionnement Mutuel constitue une avancée majeure pour renforcer l'inclusion financière, soutenir l'entrepreneuriat rural et favoriser un développement économique durable au profit de nos communautés. Je remercie Enabel ainsi que l'ensemble des partenaires pour leur engagement constant aux côtés du Burkina Faso. » À travers cette initiative, Enabel réaffirme son engagement à accompagner les autorités burkinabè et les acteurs nationaux dans la mise en place de solutions durables favorisant l'inclusion financière, le développement des chaînes de valeur agricoles et la création d'emplois décents, contribuant ainsi à une croissance économique plus inclusive et résiliente.
Ouagadougou, le 3 juillet 2026 – Disposer de données sanitaires fiables, sécurisées et accessibles constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour améliorer la performance des systèmes de santé. C'est dans cette dynamique que le ministère de la Santé, à travers la Direction des statistiques sectorielles et de l'évaluation (DSSE), a organisé la première session 2026 du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires (CQSDS), couplée à un atelier de dissémination du Plan stratégique du Système national d'information sanitaire (PS-SNIS) 2026-2030. Cette rencontre a bénéficié de l'appui financier d'Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, à travers le Programme Accès et Redevabilité en DSSR – Afrique de l'Ouest (PARD-AO). Réunissant plus de 80 représentants du ministère de la Santé, des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations spécialisées, cette rencontre a constitué une étape importante pour lancer la mise en œuvre du nouveau plan stratégique et mobiliser l'ensemble des acteurs autour d'une vision commune : faire des données un véritable levier de décision et d'amélioration des politiques publiques de santé. Le PS-SNIS 2026-2030 fixe les orientations qui guideront le renforcement du système national d'information sanitaire au cours des cinq prochaines années. Il met l'accent sur l'amélioration de la qualité et de la sécurité des données, le développement de systèmes interopérables, l'accélération de la transformation numérique ainsi que l'utilisation accrue des données probantes pour éclairer les décisions stratégiques. Présidant la cérémonie d'ouverture, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebeogo, a souligné que la qualité des données constitue un pilier essentiel d'un système de santé performant. Il a invité l'ensemble des parties prenantes à s'approprier le nouveau plan stratégique et à renforcer la coordination des interventions au service des priorités nationales. Les travaux ont également permis d'examiner les défis liés à la qualité, à la sécurité et à l'utilisation des données sanitaires, tout en identifiant des pistes de renforcement du rôle du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires pour assurer un suivi efficace de la mise en œuvre du PS-SNIS. Au nom d'Enabel, Célestin COMPAORÉ, Project Manager du programme régional PARD-AO et représentant des partenaires techniques et financiers du Système national d'information sanitaire (SNIS), a réaffirmé l'engagement des partenaires techniques et financiers du SNIS à accompagner le Burkina Faso dans la modernisation de son système d'information sanitaire. « Des données de qualité sont indispensables pour prendre des décisions éclairées, mieux orienter les investissements et améliorer durablement les services de santé au bénéfice des populations. » À travers le Programme Accès et Redevabilité en DSSR – Afrique de l'Ouest (PARD-AO), Enabel accompagne les pays partenaires dans le renforcement de la gouvernance des données sanitaires. En soutenant des systèmes d'information plus performants, sécurisés et interopérables, le programme contribue à une prise de décision fondée sur des données probantes et au renforcement durable des systèmes de santé en Afrique de l'Ouest. Cette initiative illustre l'engagement conjoint du gouvernement burkinabè et de ses partenaires à faire des données de qualité un moteur de performance, de transparence et d'amélioration continue des services de santé au bénéfice des populations.
Le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) d'Enabel a organisé, les 23 et 24 juin 2026 à Koupéla, un atelier de restitution des résultats de la Plateforme d'innovation (PI) de Koupéla et des travaux de recherche menés par des étudiants de Master 2 et de doctorat bénéficiaires du programme Climat. Réunissant Enabel, chercheurs, organisations de la société civile, services techniques de l'État, collectivités territoriales, partenaires de mise en œuvre et les étudiants boursiers, cette rencontre visait à partager les innovations développées sur le terrain, à valoriser les résultats de la recherche scientifique et à identifier les meilleures stratégies pour renforcer leur diffusion au profit des communautés sahéliennes confrontées aux effets des changements climatiques. Une réponse aux défis climatiques du SahelLa région du Sahel demeure l'une des plus exposées aux effets des changements climatiques. La baisse de la fertilité des sols, la dégradation des terres, la raréfaction des ressources en eau et l'irrégularité des précipitations fragilisent les systèmes de production agricole et les moyens d'existence des populations.Pour répondre à ces défis, Enabel met en œuvre le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS), dont l'ambition est de renforcer la résilience des communautés en favorisant l'accès à des pratiques agroécologiques innovantes et à des solutions durables de gestion des ressources naturelles. Dans cette dynamique, le PTCS Burkina Faso et le PTCS régional ont accompagné la création de trois plateformes d'innovation et de trois centres d'innovation agroécologiques implantés à Koupéla, Méguet et Boulsa, afin de rapprocher la recherche scientifique des réalités du terrain. Les plateformes d'innovation, des laboratoires à ciel ouvertContrairement aux approches classiques où les innovations sont conçues en laboratoire avant d'être transférées aux producteurs, les plateformes d'innovation reposent sur un principe de co-création. Chercheurs, producteurs, services techniques, collectivités territoriales et organisations de la société civile travaillent ensemble pour identifier les contraintes rencontrées sur le terrain, expérimenter différentes solutions et retenir celles qui répondent le mieux aux réalités locales.Au Burkina Faso, cette dynamique est portée par l'Association Beo-Neeré Agroécologie (ABNA) partenaire d'Enabel chargé de l'animation des plateformes et de la pérennisation des actions engagées. Selon Sienou Ousséni, coordonnateur général adjoint de l'ABNA, cette démarche participative facilite considérablement l'appropriation des innovations : « Les solutions ont été conçues avec les producteurs. Notre rôle a consisté à les améliorer grâce à l'expertise technique et scientifique. Cette co-création facilite naturellement leur adoption. » Les plateformes disposent aujourd'hui de sites d'expérimentation aménagés, comprenant des parcelles agroécologiques de plusieurs hectares, des forages et des dispositifs de stockage d'eau destinés à tester les différentes innovations dans des conditions proches de celles rencontrées par les producteurs. Plus de 800 producteurs déjà touchésLes premiers résultats du projet témoignent déjà de l'intérêt suscité par cette approche. Grâce aux démonstrations organisées sur les centres d'innovation, plus de 800 producteurs issus d'une soixantaine de villages ont été sensibilisés aux pratiques agroécologiques développées dans le cadre du PTCS. Des producteurs relais ont également été identifiés afin d'assurer la diffusion des innovations au sein de leurs communautés et d'amplifier leur adoption. Pour les responsables de l'ABNA, ces résultats montrent que les communautés s'approprient progressivement les pratiques proposées, notamment parce qu'elles répondent directement aux contraintes qu'elles rencontrent dans leurs exploitations agricoles.Quand la recherche scientifique sort des laboratoiresL'une des particularités du PTCS est d'avoir associé étroitement les universités à cette dynamique d'innovation. Enabel a ainsi financé six bourses d'études, dont trois en doctorat et trois en Master 2, afin de permettre à de jeunes chercheurs burkinabè de produire des connaissances scientifiques directement utiles aux communautés rurales. Les travaux sont conduits au sein même des centres d'innovation agroécologiques, où les chercheurs expérimentent leurs solutions dans des conditions réelles de production. Les recherches portent notamment sur la restauration de la fertilité des sols et au traitement biologique des cultures, grâce au Faidherbia albida ; les alternatives naturelles contre les maladies fongiques du soja ; les solutions durables d’imperméabilisation des bassins de collecte des eaux de ruissellement ; les effets des biofertilisants sur les cultures maraîchères ; les composts enrichis destinés à améliorer durablement les sols ; l’évaluation de variétés de maïs adaptées aux conditions agroclimatiques locales. Des jeunes chercheurs au service des communautésAu-delà de leur portée scientifique, les travaux présentés lors de l'atelier répondent à des préoccupations concrètes des producteurs confrontés aux effets des changements climatiques. Doctorant à l'Université Joseph KI-ZERBO, Boubacar Sinaré a présenté une recherche consacrée à l'utilisation de composts enrichis à la Litière Forestière Fermentée (LiFoFer) pour améliorer la productivité du niébé et restaurer la fertilité des sols. Ses résultats montrent que les composts enrichis améliorent non seulement les rendements, mais contribuent également à redonner vie aux sols dégradés. Pour le jeune chercheur, ces résultats ouvrent également des perspectives économiques. « Cette innovation peut contribuer à restaurer les terres dégradées, améliorer les revenus des producteurs et favoriser l'émergence d'activités locales de production et de commercialisation de composts enrichis à la Litière Forestière Fermentée (LiFoFer) », explique-t-il.De son côté, Minata Sanou, doctorante à l'Université Joseph KI-ZERBO, s'est intéressée au rôle de Faidherbia albida dans les systèmes agroforestiers. Ses recherches mettent en évidence les nombreux bénéfices de cette espèce, aussi bien pour la fertilité des sols que pour l'alimentation du bétail, les usages médicinaux, les revenus des ménages et la préservation des écosystèmes. Elle alerte toutefois sur la faible régénération naturelle de l'espèce et plaide pour son intégration accrue dans les systèmes de production afin de renforcer durablement la résilience des exploitations agricoles.Les chercheurs ont insisté sur le fait que ces travaux n'ont pas vocation à rester dans les laboratoires. Ils constituent des solutions directement mobilisables par les producteurs, les organisations de développement et les services techniques pour accompagner la transition vers une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques.Faire vivre les innovations au-delà du projetPour Inoussa Sankara, Chef de projet du PTCS volet Burkina, la réussite du programme ne se mesure pas uniquement aux résultats obtenus pendant sa mise en œuvre, mais surtout à la capacité des acteurs locaux à poursuivre cette dynamique après le retrait du projet.Il souligne que les plateformes d'innovation ont été conçues dès l'origine comme des mécanismes durables, portés par des organisations locales capables d'assurer la continuité des expérimentations, de diffuser les connaissances acquises et d'accompagner les producteurs dans l'adoption des innovations. Le soutien accordé aux étudiants répond à la même logique : rapprocher durablement la recherche scientifique des besoins exprimés sur le terrain afin que les solutions développées soient à la fois scientifiquement éprouvées et facilement applicables par les communautés. Capitaliser aujourd'hui pour mieux diffuser demainAu-delà du partage des résultats, l’atelier a permis aux participants d’échanger sur les enseignements tirés des plateformes d’innovation, d’identifier les innovations présentant le plus fort potentiel de diffusion et de formuler des recommandations pour renforcer leur mise à l’échelle. Les échanges ont notamment porté sur la production de fiches techniques de capitalisation, le renforcement des producteurs relais, la poursuite des collaborations entre chercheurs et organisations de développement ainsi que la valorisation scientifique des travaux réalisés. En rapprochant les chercheurs, les producteurs, les organisations de la société civile et les institutions publiques, le Portefeuille Thématique Climat Sahel démontre que la lutte contre les changements climatiques passe autant par la production de connaissances que par leur appropriation sur le terrain. À travers cette démarche, Enabel contribue à faire émerger des solutions agroécologiques durables, adaptées aux réalités du Sahel et capables d’améliorer durablement les conditions de vie des communautés rurales.
Les 4 et 5 juin 2026, le personnel d’Enabel Burkina Faso s’est retrouvé dans le cadre apaisant et verdoyant du Dima Hôtel de Tintilou pour vivre une expérience collective unique, placée sous le signe de la cohésion, du bien-être et de l’engagement. Plus qu’un simple moment de détente, ce Team Building s’inscrit pleinement dans la volonté d’Enabel de renforcer l’esprit d’équipe et de valoriser son capital humain, cœur de son action.Deux jours d’activités au service de la cohésionLe Dima Hôtel de Tintilou a offert un espace idéal pour sortir du cadre professionnel habituel et favoriser des interactions authentiques entre collègues. Dès leur arrivée, les participants ont été immergés dans une atmosphère conviviale, propice à la déconnexion, à l’écoute et à la création de liens durables.Le programme, riche et soigneusement conçu, a alterné moments de réflexion, activités collaboratives et instants de convivialité.Parmi les temps forts :• Des activités participatives comme « Tout le monde peut innover » favorisant la créativité et les échanges ;• Des moments dynamiques tels que le « sport des levés tôt » et la « bataille des bases », renforçant l’esprit d’équipe ;• Une soirée rétro conviviale, permettant à chacun de se retrouver dans un cadre informel et festif avec un Dress Code des années 60. Ces activités ont permis de créer une dynamique collective forte, basée sur la collaboration, l’écoute et le respect mutuel qui sont des valeurs essentielles au sein d’Enabel.La reconnaissance au cœur de l’événementMoment phare du Team Building, la cérémonie de reconnaissance des prix internes a permis de mettre en lumière les talents, les initiatives et les valeurs portées par les collaborateurs. Ainsi, au total onze prix et des mentions spéciales ont été décernées à des collaborateurs et des équipes dont la détermination quotidienne a contribué à l’atteinte des différents résultats. Au-delà des récompenses, cette initiative a contribué à renforcer une culture de reconnaissance positive, essentielle à la motivation et au sentiment d’appartenance des équipes.Un esprit d’équipe qui se prolonge au-delà de l’événementSi les deux jours à Tintilou ont permis de vivre une expérience intense et fédératrice, leur impact dépasse largement le cadre de l’événement. Les échanges, les rires et les apprentissages partagés continueront d’alimenter une dynamique collective au quotidien. Comme le souligne le message clé de l’événement : « Une équipe, une vision ! ».Le Team Building 2026 d’Enabel Burkina Faso restera comme un moment fort de la vie institutionnelle : un moment où l’humain, la reconnaissance et la collaboration ont été mis à l’honneur. Dans un contexte professionnel en constante évolution, de telles initiatives confirment l’ambition d’Enabel de construire une organisation résolument tournée vers l’humain, l’innovation et l’impact durable.
Du 17 au 19 juin 2026, une mission de suivi et de supervision conduite par l'Agence de l'Eau du Nakanbé (AEN) a permis d'évaluer les réalisations des Comités Locaux de l'Eau (CLE) Nakanbé Bomboré et Niima Zaabo en matière de protection des ressources en eau dans les provinces du Ganzourgou et du Namentenga.Cette mission a mis en évidence les progrès significatifs enregistrés sur les berges des barrages de Taba et de Kabouda, où des ouvrages de lutte contre l'érosion ont été réalisés grâce à la forte mobilisation des communautés locales. Les travaux comprennent notamment la construction de cordons pierreux, le traitement de ravines et des actions de reboisement destinées à limiter l'ensablement des retenues d'eau et à préserver durablement les ressources hydriques.Au total, près de 1 900 mètres de cordons pierreux ont été aménagés sur les différents sites visités, accompagnés de plusieurs seuils de stabilisation, contribuant ainsi à renforcer la résilience des écosystèmes et des populations riveraines face aux effets du changement climatique.Au-delà de l'évaluation des réalisations, la mission a également permis d'apporter un accompagnement technique aux acteurs locaux, d'identifier les défis rencontrés sur le terrain et de définir des pistes d'amélioration afin de garantir la pérennité des ouvrages.Ces activités sont financées par Enabel, l'Agence belge de coopération internationale, dans le cadre du Portefeuille Thématique Climat Sahel – volet Burkina Faso (PTCS-BFA). À travers cet appui, Enabel accompagne le renforcement de la gouvernance locale de l'eau et la mise en œuvre d'approches participatives de gestion intégrée des ressources en eau, essentielles pour améliorer la résilience des territoires face aux changements climatiques.Les résultats observés illustrent l'impact concret du partenariat entre l'AEN, Enabel et les communautés locales, ainsi que leur engagement commun en faveur d'une gestion durable des ressources en eau au Burkina Faso.
Les communes de Boussouma et de Korsimoro ont franchi une étape importante dans le renforcement de leur gouvernance territoriale. Les 12 et 13 mai 2026, elles ont tenu respectivement la troisième session ordinaire de leur Cadre de concertation communal (CCCo), consacrée à la présentation, à l’amendement et à la validation des rapports provisoires de cartographie des intervenants et des interventions sur leurs territoires. Ces sessions, organisées avec l’appui financier d’Enabel et l’accompagnement technique de la Direction régionale de l’Économie et de la Planification (DREP) des Koulsé, visent à améliorer la coordination des actions de développement au niveau local.La cartographie des intervenants et des interventions constitue un outil stratégique permettant aux collectivités territoriales de disposer d’une vision claire des acteurs présents sur leur territoire, des domaines dans lesquels ils interviennent et des projets qu’ils mettent en œuvre. Elle favorise ainsi une meilleure planification des actions, une utilisation plus efficiente des ressources et une complémentarité accrue entre les différents partenaires.Selon la cheffe du service en charge des statistiques et de la prévision économique à la DREP des Koulsé, Mouniratou Sanou, l’étude a été conduite suivant une démarche participative. « Nous avons organisé des rencontres de cadrage avec les collectivités afin de présenter les outils de collecte et recueillir les observations des acteurs. La collecte a ensuite concerné aussi bien les données primaires auprès des organisations intervenant sur le terrain que les données secondaires issues des documents de référence des communes », a-t-elle expliqué.Les données recueillies ont fait l’objet d’un traitement approfondi avant l’élaboration des rapports provisoires soumis à la validation des membres des Cadres de concertation communaux. Les résultats obtenus mettent en évidence le dynamisme du tissu d’acteurs de développement dans les deux communes. À Boussouma, l’étude a permis de recenser 83 acteurs endogènes ainsi que plusieurs acteurs externes intervenant en appui à la collectivité. Au total, 29 projets et programmes ont été identifiés, dont 13 sont arrivés à terme en 2025. À Korsimoro, la cartographie a permis d’identifier 148 acteurs endogènes et 140 acteurs exogènes. Les investigations ont également permis de répertorier 22 projets et programmes en cours d’exécution dans la commune.Pour le Président de la délégation spéciale de Boussouma, Madjoa Lompo, l’institution du Cadre de concertation communal répond à la volonté de renforcer la gouvernance locale à travers une implication effective de l’ensemble des parties prenantes. Il a souligné que la disponibilité d’une cartographie des intervenants et des interventions permettra à la commune de disposer d’une vision partagée des actions menées sur son territoire et d’améliorer l’efficacité des initiatives de développement. Sondema Kologo, Project Manager à Enabel, a salué les efforts consentis par les collectivités et les acteurs locaux. « C’est en avril 2025 que nous sommes entrés en contact avec les délégations spéciales pour réunir les acteurs du développement autour d’un cadre communal élargi afin de discuter et d’harmoniser les interventions. Un an après, cette ambition devient une réalité grâce à la tenue de ces cadres de concertation et à la mise à disposition d’outils concrets de coordination », a-t-il déclaré. Selon lui, ces cartographies constituent un levier important pour améliorer la gouvernance locale et renforcer l’impact des interventions sur les populations. Il a réaffirmé la disponibilité d’Enabel à poursuivre son accompagnement en faveur des collectivités territoriales dans leurs efforts de planification et de coordination du développement local.Pour la DREP des Koulsé, l’un des principaux effets attendus de cette initiative est une meilleure répartition des interventions sur le territoire. « Souvent, lorsque les interventions ne sont pas suffisamment coordonnées, ce sont les mêmes villages ou les mêmes bénéficiaires qui profitent des projets. Cette cartographie permettra d’harmoniser les actions et d’assurer une couverture plus équilibrée des besoins des populations », a indiqué Mme Sanou.Les sessions de validation organisées dans les deux communes ont mobilisé les membres des délégations spéciales, les services techniques déconcentrés, les organisations de la société civile, les organisations professionnelles, les projets et programmes ainsi que les partenaires au développement. Les échanges ont permis d’enrichir les rapports provisoires et d’aboutir à une validation consensuelle des données collectées.À travers cet accompagnement, Enabel contribue au renforcement de la gouvernance territoriale et à la promotion d’une planification concertée du développement. Les cartographies validées par Boussouma et Korsimoro constituent désormais des outils de référence pour orienter les décisions locales, favoriser les synergies entre acteurs et garantir une meilleure efficacité des interventions au profit des populations.
Le 18 mai 2026, le Burkina Faso a commémoré la Journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision. Cette journée a rappelé l’urgence d’agir collectivement pour mettre fin à une violence qui touche encore des millions de femmes et de filles dans le monde. Le thème retenu cette année – « Valeurs traditionnelles positives au service de la lutte contre les MGF : les communautés s’engagent » – souligne l’importance de s’appuyer sur les richesses culturelles et les savoirs locaux pour bâtir une société protectrice et inclusive. Des chiffres qui interpellentÀ l’échelle mondiale, les données sont alarmantes : 230 millions de femmes et filles vivent avec les séquelles de l’excision (UNICEF, 2025) ; 4,5 millions de filles supplémentaires sont à risque chaque année, dont une majorité âgées de moins de 5 ans (UNFPA, 2025) ; le coût annuel des complications médicales liées à l’excision est estimé à 1,4 milliard USD (OMS, 2025).Au Burkina Faso, malgré des avancées notables, la pratique reste préoccupante : 76 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi l’excision ; 13 % des filles de 0 à 14 ans sont touchées par l’excision (EDS Burkina Faso 2025).Ces chiffres rappellent que la lutte doit être poursuivie avec détermination.L’approche communautaire : clé du changement durableDepuis 2019, Enabel Burkina Faso agit aux côtés du Ministère de la Famille et de la Solidarité nationale, des organisations de la société civile et des communautés locales. Sa stratégie repose sur une approche participative qui place les communautés au cœur de la solution :• Sensibilisation de proximité : dialogues communautaires ouverts pour déconstruire les mythes autour de l’excision.• Renforcement des capacités locales : formation de relais communautaires, associations de femmes et jeunes leaders pour devenir des acteurs de changement.• Valorisation des alternatives culturelles : chants, contes et récits traditionnels qui célèbrent la dignité et l’intégrité des filles et des femmes.• Services multisectoriels renforcés : prise en charge médicale, psychosociale et juridique, judiciaire de qualité pour les survivantes de l’excision.En s’appuyant sur les valeurs traditionnelles positives, solidarité, respect, transmission des savoirs endogènes protectrices, les communautés deviennent les véritables moteurs du changement.Une alliance forte avec les partenairesEnabel Burkina Faso contribue activement avec ses partenaires à : soutenir les campagnes de communication pour le changement de comportement ; renforcer les services multisectoriels pour une prise en charge de qualité centrée sur les survivantes ; promouvoir l’éducation des filles et des garçons comme levier de protection et transformation sociale ; encourager l’engagement des hommes et des garçons comme alliés dans la prévention et la réponse.Cette synergie démontre que la lutte contre l’excision n’est pas seulement une affaire de lois, mais aussi de solidarité, de transformation sociale et d’engagement communautaire.Vers un avenir sans excisionEnabel Burkina Faso croit en l’impact de l’engagement communautaire pour bâtir un avenir où chaque fille grandit libre, en bonne santé et respectée dans son intégrité. En cette Journée nationale du 18 mai 2026, le message était clair : « Ensemble, avec les communautés et par les communautés, nous pouvons mettre fin à l’excision au Burkina Faso. »
Les 30 avril et 1er mai 2026, la ville de Kaya a vibré au rythme de l’économie verte à l’occasion d’une foire dédiée à la promotion des initiatives locales durables. Organisé dans le cadre du projet PEVTI-CN avec l’appui de Enabel/GIZ à travers le projet OKD et mis en œuvre par le consortium Autre Terre / CEAS Burkina, l’événement a rassemblé autorités, partenaires, entrepreneurs et populations autour d’un même enjeu : faire de l’économie verte un moteur de développement local.Après deux années de mise en œuvre, le projet a permis d’accompagner 55 micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et coopératives dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la transformation des produits forestiers non ligneux (PFNL), la gestion de l’eau ou encore la valorisation des déchets. Cette foire se voulait ainsi un espace de redevabilité, de visibilité et de projection vers l’avenir.À l’ouverture, le gouverneur de la région des Koulsé, le Colonel-Major Zoéwendmanégo Blaise Ouédraogo, a donné le ton : « Nous sommes réunis ici, à Kaya, pour célébrer bien plus que des produits, nous célébrons une transition. Une transition vers un modèle où la richesse ne se crée plus au détriment de la nature, mais en harmonie avec elle. » Dans un contexte régional marqué par la vulnérabilité climatique, il a insisté sur l’urgence d’agir : « L’économie verte n’est plus un luxe, c’est une nécessité pour la création de revenus et un levier de souveraineté. »Même satisfaction du côté des partenaires. La représentante pays de Autre Terre, Amélia Bazi, a salué l’engagement des acteurs locaux et l’accompagnement des autorités : « Nous avons répondu à un besoin réel, celui de s’appuyer sur les ressources locales pour améliorer les conditions de vie. »Pour le consortium Enabel / GIZ, représenté par Zoundi Passampinda, l’économie verte s’inscrit dans une approche concrète et inclusive : « L’économie verte n’est pas un concept abstrait. C’est une réponse concrète aux défis climatiques et aux besoins des populations. »Des bénéficiaires qui transforment les défis en opportunitésAu cœur de cette foire, les témoignages des bénéficiaires ont illustré de manière concrète les impacts du projet sur le terrain. Ainsi, dans le domaine de la gestion des déchets, OUEDRAOGO Hamidou a expliqué comment l’accompagnement reçu a permis de structurer et développer son activité : « Le projet nous a accompagnés en termes de formations et d’équipements, notamment avec des tricycles. Nous avons aussi été appuyés pour fabriquer des poubelles. Aujourd’hui, nous transformons des pneus en poubelles que nous exposons à cette foire. »Dans le secteur des énergies renouvelables, SAWADOGO Zarata a souligné l’importance des équipements reçus dans la croissance de son activité : « J’ai reçu un appui en équipements, notamment un groupe et un tricycle. Avant, le déplacement vers les chantiers et le transport des apprenants étaient problématiques, mais cet appui a permis de résoudre ces difficultés. L’appui global que j’ai reçu s’élève à un million six cents mille francs CFA. »Du côté de la transformation des produits forestiers non ligneux, OUEDRAOGO Adama a mis en avant les progrès réalisés par les femmes grâce aux formations : « Nous avons bénéficié de formations pratiques qui ont permis aux femmes de transformer le soumbala en moutarde ou en cube d’assaisonnement. Nous avons aussi été formés au marketing en ligne. Personnellement, cela m’a permis de découvrir TikTok et de vendre du moringa au Mali, au Sénégal, au Ghana et au Togo. » Alors que le projet arrive à son terme, ce dernier a également lancé un appel : « Nous voulons remercier les acteurs de mise en œuvre, mais aussi plaider pour une petite prolongation afin que les bénéfices de ce projet continuent. »Une dynamique à consoliderAu-delà des expositions, la foire a offert des espaces d’échanges à travers des panels, des rencontres d’affaires et des démonstrations techniques. Elle a permis de renforcer les liens entre producteurs, partenaires et consommateurs, tout en sensibilisant sur les enjeux de résilience climatique, de sécurité alimentaire et de préservation des ressources naturelles. En mettant en lumière des initiatives locales innovantes et porteuses d’espoir, cette foire confirme que l’économie verte constitue une voie crédible pour concilier développement économique, inclusion sociale et protection de l’environnement.À Kaya, les acteurs locaux ne se contentent plus de s’adapter aux défis : ils les transforment, progressivement, en opportunités durables, une dynamique enclenchée et que beaucoup espèrent voir se poursuivre.
Du 15 au 17 avril 2026, une quarantaine d’acteurs issus des ministères, des services techniques, des partenaires et de la société civile se sont réunis à Tenkodogo pour un exercice stratégique : la mise à jour des plans sectoriels de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Burkina Faso. Organisé avec l’appui du Portefeuille thématique Climat Sahel - volet Burkina Faso (PTCS-BFA) d’Enabel, cet atelier marque le lancement d’un processus plus large destiné à doter chaque secteur ministériel d’un outil clair pour traduire les ambitions climatiques nationales en actions concrètes. Énergie, eau, assainissement, agriculture, santé, transport, genre ou sécurité : tous les secteurs concernés sont appelés à disposer d’un plan sectoriel révisé et aligné sur la nouvelle CDN 3.0.Comprendre la CDN 3.0 et ses plans sectorielsLes Contributions Déterminées au niveau National, plus connues sous l’acronyme CDN, constituent l’instrument principal de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. Chaque pays signataire s’engage, à travers ce document, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à renforcer sa résilience face aux effets du changement climatique. La CDN 3.0 correspond à la troisième génération de cet engagement pour le Burkina Faso. Adoptée pour la période 2026-2030, elle a été validée en décembre 2025 à l’issue d’un processus participatif ayant mobilisé les ministères, les collectivités, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé. Dans un contexte marqué par l’aggravation des effets des changements climatiques, cette rencontre n’avait rien d’un simple atelier technique. Elle constitue une étape décisive dans l’opérationnalisation de la nouvelle CDN 2026-2030, dite « CDN 3.0 », soumise par le Burkina Faso au Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques le 31 décembre 2025. L’enjeu est de taille : adapter les plans sectoriels aux nouvelles ambitions climatiques du pays, aux évolutions institutionnelles et aux réalités actuelles des différents secteurs. Agriculture, eau, énergie, transport, santé, recherche, genre ou encore sécurité : tous les domaines concernés par la mise en œuvre de la CDN étaient représentés autour de la même table.Comme l’explique Kinda Athanase, facilitateur du processus, la CDN reste un document national et transversal. Or, lors de la précédente génération, plusieurs acteurs avaient estimé que cet instrument était encore perçu comme relevant uniquement du ministère en charge de l’Environnement, alors même qu’il concerne aussi l’agriculture, l’énergie, la santé, l’élevage, les transports ou encore le genre. C’est pour répondre à cette limite qu’ont été créés les plans sectoriels de la CDN : des documents spécifiques à chaque secteur, chargés de traduire concrètement les objectifs nationaux dans les différents départements ministériels.Une nouvelle étape après l’adoption de la CDN 3.0À l’instar des autres États parties à l’Accord de Paris, le Burkina Faso s’est engagé à renforcer progressivement son action climatique à travers des Contributions Déterminées au niveau National. Après une première génération de plans sectoriels élaborés dans le cadre de la CDN 2021-2025, l’adoption de la CDN 3.0 rendait nécessaire une actualisation de ces instruments. En effet, la mise en œuvre de la précédente CDN s’était accompagnée de plusieurs outils d’opérationnalisation, notamment un plan d’investissement, un plan de partenariat et des plans sectoriels intégrant la dimension genre. Avec la nouvelle CDN 2026-2030, il s’agit désormais de réviser ces référentiels afin qu’ils soient en phase avec les nouvelles priorités du pays.C’est dans cette perspective que le Secrétariat Permanent de la Coordination des Politiques Sectorielles Agricoles et du Développement Durable (SP/CPSADD), avec l’appui de la Coopération belge à travers Enabel, a organisé cet atelier participatif à Tenkodogo. À travers le PTCS-BFA, Enabel a mobilisé un financement d’environ 33 millions de FCFA pour accompagner ce processus de révision des plans sectoriels de la CDN. Selon Ouédraogo Nebnoma Norbert, Chargé de projet - Gouvernance locale à Enabel, cet appui ne se limite pas à un atelier ponctuel : il vise à soutenir l’ensemble du processus jusqu’à l’aboutissement de plans sectoriels actualisés, cohérents avec les nouvelles orientations de la CDN 3.0. « Cet atelier va permettre aux différents acteurs de revisiter les anciennes versions des plans sectoriels et d’y intégrer les nouvelles données introduites dans la CDN 3.0 », a-t-il expliqué.Des plans sectoriels pour passer des engagements à l’actionPour les responsables nationaux du processus, ces plans sectoriels représentent bien davantage qu’un simple exercice administratif. Ils constituent les véritables outils de suivi et d’opérationnalisation de la CDN dans chaque secteur. Selon Alain Combasséré, Point focal national de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, l’objectif de l’atelier est précisément de doter les différents secteurs de références clairs pour faciliter la mise en œuvre, le suivi et le rapportage des actions climatiques. « La CDN est un document global, mais sa mise en œuvre relève des différents secteurs. Les plans sectoriels permettent donc de relayer ce qui est prévu dans la CDN au niveau de chaque ministère, afin de faciliter le suivi et l’évaluation », a-t-il souligné.À l’issue de l’atelier, chaque secteur doit ainsi disposer d’une première version actualisée de son plan sectoriel, intégrant les nouvelles priorités de la CDN 3.0 et pouvant servir de base à la mise en œuvre des engagements du Burkina Faso.Des innovations au cœur de la mise à jourDes éléments d’innovation ont été apportés à la CDN 3.0. Ces innovations seront traduites dans les plans sectoriels de la CDN Parmi les principaux éléments attendus dans les plans sectoriels figurent notamment une meilleure prise en compte du genre et des groupes vulnérables ; un alignement plus fort avec les priorités nationales de développement ; l’intégration d’indicateurs plus précis de suivi-évaluation ; une clarification des rôles institutionnels et une meilleure articulation entre adaptation, atténuation et financement climatique. Une étape clé pour la mise en œuvre de la CDN 2026-2030La mise à jour des plans sectoriels constitue une étape déterminante pour donner corps aux ambitions climatiques du Burkina Faso. En révisant ces outils, le pays se dote progressivement de référentiels plus adaptés à ses réalités actuelles et mieux alignés sur ses engagements internationaux. À travers cet atelier, les acteurs nationaux ont posé les bases d’une action climatique plus cohérente, plus concertée et plus opérationnelle.Dans un contexte où les effets des changements climatiques se font de plus en plus pressants, cette démarche apparaît comme un levier essentiel pour transformer les engagements de la CDN 3.0 en actions concrètes au service des populations et du développement durable du Burkina Faso.
Du global au local : quand les OSC expérimentent des solutions concrètes face aux changements climatiquesLes changements climatiques constituent aujourd’hui un défi mondial, aux répercussions de plus en plus visibles sur les territoires. Si les réponses s’organisent à l’échelle internationale et nationale, c’est bien au niveau local que leurs impacts se font le plus ressentir - et que des solutions concrètes doivent émerger.Dans ce contexte, les organisations de la société civile (OSC) apparaissent comme des acteurs clés pour accompagner les communautés vers des pratiques plus résilientes et durables. À travers le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS), Enabel fait le pari de renforcer leur rôle en les outillant pour passer de la sensibilisation à l’action.Les 26 et 27 mai 2026, les communes d’Andemtenga et de Kando ont ainsi accueilli des ateliers d’information et de sensibilisation, marquant une étape importante dans la mise en œuvre de micro-projets portés par ces organisations.Une démarche structurée pour renforcer le leadership des OSCL’initiative s’inscrit dans un processus progressif engagé depuis novembre 2024. Celui-ci a débuté par une cartographie des OSC actives dans le domaine du changement climatique, suivie d’un diagnostic organisationnel visant à évaluer leur capacité d’intervention.Au total, 50 organisations ont été sélectionnées et formées sur des thématiques clés telles que le leadership, la communication et le plaidoyer. « L’objectif est d’amener ces OSC à influencer positivement les décisions locales et les comportements des communautés en faveur des bonnes pratiques de lutte contre le changement climatiques », explique OUEDRAOGO Norbert, chargé de projet au sein du PTCS.Conscient que la formation seule ne suffit pas, le programme a intégré une phase pratique. Les OSC ont été regroupées en « grappes » communales et invitées à proposer des micro-projets. Sur neuf propositions, cinq ont été retenues et financées à hauteur de 5 millions de FCFA chacune, soit un appui global de 25 millions de FCFA. Ces projets couvrent des thématiques variées, notamment les semences communautaires résilientes, les plantations familiales d’arbres, la restauration des sols et la gestion des déchets.À Andemtenga : produire et diffuser des semences adaptées aux réalités climatiquesDans la commune d’Andemtenga, l’Union départementale des coopératives de producteurs de céréales s’est engagée dans un projet de production de semences communautaires adaptées aux conditions climatiques locales. Pour son président, Yaméogo Amado cette initiative repose sur un travail de longue haleine mené avec les producteurs et les chercheurs : « Nous avons expérimenté différentes variétés pendant plusieurs années pour identifier celles qui donnent de bons rendements, même avec les perturbations climatiques. » Ces semences, sélectionnées pour leur capacité d’adaptation et leur double usage (alimentaire et fourrager), représentent aujourd’hui une réponse concrète aux défis posés par les changements climatiques, notamment en matière de sécurité alimentaire.L’enjeu est désormais de les produire à plus grande échelle et d’en assurer la vulgarisation auprès des producteurs. Une dynamique saluée par les autorités locales. Le Président de la délégation spéciale d’Andemtenga, Wahab Sawadogo, souligne : « C’est une très belle initiative qui vient à point nommé, au regard des effets du changement climatique auxquels nous faisons face actuellement. » Il met également en avant son impact attendu : « Cet appui va contribuer à la production et à la vulgarisation de semences adaptées au profit des agriculteurs de notre commune. »À Kando : responsabiliser les ménages pour améliorer le taux de survie des plantsDans la commune de Kando, l’association Wend Gunda, à travers la grappe Pouytenga-Kando, s’attaque à une problématique récurrente : le faible taux de survie des plants issus des campagnes de reboisement. Selon son président, Kayaba Ferdinand, le constat est sans appel : « Lors des reboisements collectifs, il y a beaucoup d’engouement au moment de planter, mais très peu de suivi par la suite. Finalement, les plants ne survivent pas. » Pour y remédier, le projet propose une approche alternative fondée sur la responsabilisation des ménages, en confiant les plants à des familles bénéficiaires qui en assurent l’entretien dans leur propre environnement.Une approche jugée pertinente par les autorités communales. Le Président de la délégation spéciale de Kando, Arana Paré, souligne : « Cette initiative est bien pensée. Elle permettra d’améliorer significativement le taux de survie des plants, car les familles pourront en assurer le suivi au quotidien. » Il rappelle également l’importance de l’accompagnement des partenaires : « Nous saluons cet appui d’Enabel, qui vient renforcer les actions de développement dans notre commune. » Et réaffirme l’engagement de la collectivité : « Nous sommes prêts à accompagner ces initiatives afin d’atteindre les résultats attendus, car ces résultats sont ceux de toute la commune. »En plus des deux micro-projets mis en œuvre par des OSC à Andemtenga et Kando, trois autres sont mis en œuvre à Meguet, Boulsa et Dargo respectivement sur les thématiques de restauration de terres dégradées par les demi-lunes multifonctions, la gestion des déchets, la préservation des forêts villageoises.Les OSC, des relais stratégiques entre communautés et autoritésAu-delà des solutions techniques, ces initiatives mettent en lumière le rôle stratégique des OSC dans les dynamiques locales. À travers les ateliers organisés à Andemtenga et Kando, elles ont su mobiliser un large éventail d’acteurs : autorités administratives, services techniques, leaders communautaires et populations.Cette capacité à fédérer, positionne les OSC comme des relais essentiels entre les communautés et les instances de décision. Elles contribuent ainsi à la fois à la sensibilisation des populations et au plaidoyer auprès des autorités pour l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques locales.Une approche basée sur la recherche-action et l’apprentissageL’un des aspects innovants du programme réside dans son approche de recherche-action. Tout au long de la mise en œuvre des différents projets, les expériences sont documentées à travers une démarche de recherche action, afin d’évaluer l’impact réel des OSC sur le terrain Les échecs ainsi que les points d’amélioration de ces OSC seront également documentés. L’objectif est notamment de mesurer leur capacité à influencer les comportements des communautés, à porter un plaidoyer efficace et à contribuer à l’intégration des enjeux climatiques dans les plans communaux de développement.À terme, cette capitalisation permettra de disposer de données probantes pour orienter les futures interventions et renforcer le rôle des OSC dans la gouvernance climatique locale.Des solutions locales pour répondre à un défi globalÀ Andemtenga comme à Kando ainsi que dans les trois autres communes, les initiatives portées par les OSC illustrent une dynamique prometteuse : celle de solutions locales, adaptées et co-construites avec les communautés. Qu’il s’agisse de semences résilientes, de nouvelles approches de reboisement, de la préservation des forêts villageoises ou de la gestion des déchets, ces expériences démontrent qu’il est possible d’agir concrètement face aux changements climatiques en s’appuyant sur les acteurs locaux.Dans un contexte global marqué par l’urgence climatique, ces actions rappellent que les réponses les plus durables sont souvent celles qui prennent racine au plus près des réalités du terrain, - avec l’engagement des communautés, l’implication des autorités et l’accompagnement de partenaires comme Enabel.
La province du Mouhoun a tenu, le 2 avril 2026 à Dédougou, la première session du Cadre de concertation provincial (CCP), un espace stratégique de dialogue dédié à la coordination des actions de développement. La rencontre, présidée par le Secrétaire général de la province, Boureima Ouédraogo, représentant le Haut-commissaire, a réuni un large éventail d’acteurs : services techniques déconcentrés, collectivités territoriales, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, ainsi que des projets et programmes intervenant dans la province. Cette session, essentielle pour une gouvernance locale efficace, a été entièrement financée par Enabel dans le cadre des projets Lasso Santé et Lasso WASH, mis en œuvre avec l’appui financier de l’Union européenne. Cette contribution illustre l’importance de l’agence belge dans l’accompagnement de la dynamique de développement de la province.Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général Boureima Ouédraogo a salué la mobilisation des participants et a rappelé l’importance d’une action synergique : « Cette session est un cadre qui favorisera l’harmonisation des interventions et créera un impact réel et positif sur le bien-être des populations ». Il a exprimé sa gratitude à Enabel pour son soutien financier constant, qui a permis la tenue effective de cette rencontre provinciale. Enabel, à travers son chargé de projet Ibrahim M’Bara, a réaffirmé la pertinence de ce cadre de concertation, estimant qu’il constitue un outil essentiel d’harmonisation des interventions sur le terrain. « Ce cadre nous permet de coordonner nos activités, d’éviter les doublons et d’impacter positivement les communautés », a-t-il indiqué. L’intervention d’Enabel dans la province se matérialise principalement à travers les projets Lasso Santé et Lasso WASH, financés par l’Union européenne, qui contribuent au renforcement des services sociaux de base, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.Le bilan de ces projets, présenté au cours des échanges, met en lumière des acquis significatifs : renforcement des capacités des acteurs locaux, dotations en équipements et infrastructures, supervisions techniques, réalisations d’ouvrages d’eau et d’assainissement et actions communautaires structurantes. Ces interventions ont permis d’améliorer l’accès des populations, surtout les plus vulnérables, à des services essentiels. La session a également été marquée par plusieurs communications clés, dont la présentation du bilan 2025 et de la programmation 2026 des Plans annuels d’investissement communaux (PAIC), le point sur la campagne agricole 2025‑2026, ainsi que la présentation du Lycée professionnel régional Nazi Boni de Dédougou et des opportunités de formation qu’il offre. Les participants ont formulé des recommandations visant à améliorer la coordination des interventions, renforcer la cohésion entre acteurs et optimiser l’impact des initiatives de développement. La tenue régulière du CCP apparaît ainsi comme un levier majeur de gouvernance participative et de développement durable dans la province du Mouhoun.À travers son appui financier et sa participation active, Enabel confirme son rôle de partenaire stratégique, engagé aux côtés des autorités locales pour une meilleure planification territoriale, une coordination renforcée et une amélioration durable des conditions de vie des populations.
Boromo, 26 mars 2026 – Enabel et ses partenaires institutionnels, notamment la Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (DRAERAH) de la région du Bankui, ont célébré le jeudi 26 mars la Journée Mondiale de l’Eau (JME) en différé à Boromo. Placée sous le thème international « L’eau, source d’égalité », la commémoration a rassemblé autorités régionales, acteurs·ices locaux, organisations partenaires et populations venues réfléchir et s’engager pour un accès plus juste à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Une mobilisation forte autour d’un enjeu vital Accueillant les participants, le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de Boromo, Isaïe Bamogo, a rappelé la portée symbolique mais aussi stratégique de cette journée. Selon lui, « l’eau n’est pas seulement une ressource vitale, mais un véritable levier de développement économique et social ». Il a insisté sur la nécessité de promouvoir une gestion inclusive et équitable, mettant particulièrement en lumière le rôle crucial des femmes et des filles dans la gouvernance locale de l’eau. La cérémonie a été ponctuée de visites guidées des infrastructures financées par l’Union européenne à travers les projets Lasso WASH et Lasso Santé, mis en œuvre par Enabel. Ces visites ont permis aux autorités et à la population d’apprécier l’étendue des investissements : réhabilitation et extension du réseau d’eau potable de Boromo, construction de bornes fontaines, amélioration des infrastructures sanitaires et promotion de pratiques d’hygiène innovantes, notamment via une approche Nudge dans les établissements scolaires et les formations Sanitaires. Des actions concrètes pour réduire les inégalités Dans son allocution, Julie VAN DER SMISSEN, Programme Manager d’Enabel au Burkina Faso, a réaffirmé l’engagement de l’Agence belge à œuvrer pour un accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement. Elle a rappelé que là où l’eau manque, les inégalités se creusent : « entre zones urbaines et rurales, entre hommes et femmes, entre les plus favorisés et les plus vulnérables ». Grâce au financement du Royaume de Belgique et de l’Union européenne, Enabel mène des actions structurantes, allant de la réalisation d’infrastructures d’eau potable à l’amélioration des services d’assainissement, en passant par le renforcement des capacités des acteurs locaux et la promotion des bonnes pratiques d’hygiène. La responsable a par ailleurs insisté sur l’importance de la gouvernance locale dans la pérennisation des acquis : associations d’usagers, comités de gestion, clubs scolaires, et surtout une participation active des femmes dans les instances décisionnelles. Ces efforts s’inscrivent dans les objectifs fixés par les projets Lasso, qui ambitionnent d’améliorer durablement la résilience, la qualité et l’inclusivité des services de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans la région du Bankui. Ces projets ciblent particulièrement les populations vulnérables, notamment les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées internes. Un engagement partagé pour une gestion durable Au nom du Gouverneur de la région du Bankui, le Haut-commissaire du Mouhoun, Bassouleymane OUATTARA, a rappelé l'ambition du gouvernement : permettre à tous les Burkinabè d'accéder équitablement à l’eau potable. Il a salué les réformes conduites au sein de l’ONEA pour renforcer l’efficacité du service public de l’eau et encouragé chaque acteur à devenir un « VDP de l’eau », militant pour une ressource disponible en quantité et en qualité suffisante. Au nom du Gouverneur, il s’est par ailleurs engagé à garantir une gouvernance efficace et inclusive des infrastructures réalisées grâce aux partenaires. Il a promis la mise en place de mécanismes adéquats d’entretien et de suivi afin d'assurer la durabilité des ouvrages et leur contribution continue au bien-être des populations. De son côté, Enabel a renouvelé son engagement à poursuivre la mise en œuvre d’actions structurantes visant à réduire les inégalités d’accès à l’eau et à améliorer durablement les conditions de vie des communautés locales. Une journée d’apprentissage, de plaidoyer et de sensibilisation La commémoration a également été marquée par des animations culturelles, des mises en scène pédagogiques d’élèves sur le thème de l’eau et de l’égalité, ainsi que par l'installation de stands informatifs animés par la DRAERAH, l’ONEA, WaterAid. Ces activités ont permis de sensibiliser la population sur les liens entre eau, santé, sécurité, opportunités et dignité humaine. Les résultats attendus de cette journée étaient multiples : renforcer la sensibilisation sur les enjeux de l’eau, promouvoir l’égalité de genre, consolider la coordination entre acteurs et susciter des engagements concrets. La forte mobilisation observée à Boromo a démontré la pertinence de cette démarche collective et participative.
Restitution des études des Projets Lasso Santé et WASH : une étape stratégique pour renforcer l’impact des interventions dans le Bankui Le 18 mars 2026, la ville de Boromo a accueilli un atelier régional consacré à la restitution de trois études réalisées dans le cadre des projets Lasso Santé et Lasso WASH, financés par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de coopération internationale. Pour la région du Bankui, cette rencontre marque un tournant stratégique dans la planification des actions à mener au bénéfice des populations. Ces deux projets, qui couvrent la période 2024–2027, visent à améliorer durablement la qualité et l’accessibilité des services de santé, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, tout en renforçant la résilience des communautés les plus vulnérables en particulier les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées. Lasso Santé dispose d’un budget de 6,1 millions d’euros et intervient dans 17 communes, tandis que Lasso WASH est doté de 5 millions d’euros avec 6 communes d’intervention, preuve de l’engagement fort de l’Union européenne dans le développement humain et social du Burkina Faso. Des études structurantes pour une mise en œuvre efficaceAu cours de l’année 2025, trois études clés ont été conduites par des institutions spécialisées. Ces études sont : une étude de base et d’identification des besoins prioritaires, une recherche mixte (quantitative et qualitative), et, une étude sur les déterminants comportementaux. Ces travaux constituent un socle d’informations fiables, essentielles pour orienter les décisions opérationnelles. Le recours à des données probantes permet d’ajuster les interventions aux réalités du terrain, notamment dans un contexte marqué par des défis humanitaires et socio-économiques persistants. Lors de l’atelier, les équipes du Centre Muraz, de KENEA Impact et du cabinet 3IR ont présenté les résultats détaillés, suscitant des échanges nourris avec les parties prenantes notamment ; autorités régionales, services techniques déconcentrés, organisations de la société civile et représentants des communautés locales. Un engagement fort des autorités régionalesPrésidant les travaux, le Gouverneur des régions du Bankui et du Sourou, Babo Pierre BASSINGA a souligné l’importance stratégique de ces études pour la réussite des projets. Il a rappelé que la région fait face à des besoins importants en matière de santé, d’eau potable et d’assainissement, notamment pour les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées internes. Dans son allocution, il a déclaré que les analyses présentées « permettent désormais d’avoir une vision claire des réalités du terrain et des priorités d’intervention ». Il a insisté sur la nécessité de fonder les décisions publiques sur des données fiables, particulièrement dans un contexte de ressources limitées et de besoins croissants. Le Gouverneur a également salué l’engagement d’Enabel et de l’Union européenne, avant d’appeler à une mobilisation collective : « Nous nous engageons, avec l’ensemble de nos services techniques et de nos communautés, à accompagner pleinement Enabel dans la mise en œuvre des recommandations issues de ces études. Notre collaboration est essentielle pour améliorer durablement les conditions de vie des populations. » La vision d’Enabel : des interventions ancrées dans les réalités localesJulie VAN DER SMISSEN, Programme Manager à Enabel a réaffirmé l’importance de cette étape dans le cycle de mise en œuvre des projets. Elle a rappelé que l’approche adoptée par Enabel repose sur la co-construction, le partenariat et la prise en compte des spécificités locales. Elle a indiqué que les résultats des études « constituent une base solide pour renforcer la pertinence et l’efficacité des interventions », soulignant que les recommandations formulées permettront d’ajuster les stratégies au plus près des besoins identifiés. Julie a également mis en avant le rôle central des autorités locales et des communautés : « La réussite des projets Lasso repose sur une collaboration étroite entre les collectivités territoriales, les services techniques, les partenaires et les populations. Les échanges d’aujourd’hui renforcent notre conviction que cet engagement collectif est réel et porteur d’impact. ». Elle a conclu en remerciant les institutions ayant conduit les études pour « la qualité et la rigueur du travail fourni », ainsi que l’ensemble des participants pour leurs contributions. Des perspectives prometteuses pour les populations La validation des résultats et recommandations ouvre la voie à une phase opérationnelle mieux ciblée. Les futures activités des projets Lasso Santé et WASH intégreront les éléments issus des études afin de maximiser leur impact. Cela concerne notamment : l’amélioration de l’accès aux services de santé, l’amélioration des conditions d’accès aux services d’eau potable, le renforcement des infrastructures d’assainissement d’une part et, les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement d’autre part, et la mise en place d’approches comportementales adaptées.Pour les populations des zones d’intervention, ces avancées représentent l’espoir de services sociaux de base plus accessibles, plus inclusifs et plus résilients.Cette journée de restitution démontre l’importance du dialogue, du partage d’informations et du travail collaboratif pour améliorer la qualité des interventions. Elle illustre également la dynamique constructive entre Enabel, l’Union européenne, les autorités régionales et les communautés locales.
Quand l’information aide à apaiser les tensions et à éclairer les populations sur la sécurisation foncière et la prévention des conflitsLe samedi 28 février 2026, les ondes de Radio ZAMA FM, station émettant depuis Kaya et couvrant l’ensemble de la zone jusqu’à Pibaoré, ont vibré au rythme d’une émission spéciale consacrée à la sécurisation foncière rurale, à la prévention des conflits et au rôle de l’Attestation de Possession Foncière Rurale (APFR).Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Portefeuille Thématique Climat Sahel – Volet Burkina Faso (PTCS-BFA), mis en œuvre par Enabel et financé par le Royaume de Belgique. Modérée par le journaliste Wendata OUÉDRAOGO, l’émission a réuni autour de la table plusieurs acteurs clés, dont Nebnoma Norbert OUEDRAOGO, Chargé de projet – Gouvernance Locale à Enabel, intervenant comme représentant de l’agence belge de coopération internationale. L’Observatoire national du foncier au Burkina Faso (ONF‑BF), les autorités coutumières et un représentant des bénéficiaires ont également pris part à cette session d’échanges interactifs. Renforcer la compréhension des populations sur l’APFR et le foncier ruralDès l’ouverture, le journaliste a rappelé le contexte : la remise officielle, la veille, de 100 APFR à Kaya dans le cadre du PTCS‑BFA, un jalon majeur pour la sécurité foncière des communautés locales. Nebnoma Norbert OUEDRAOGO, représentant Enabel, a expliqué les fondements de l’engagement de l’agence : « Le PTCS‑BFA vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique en améliorant la gestion durable du foncier. La sécurisation foncière est un pilier essentiel pour prévenir les conflits et favoriser le développement local ». Il a mis en exergue le rôle d’Enabel : appui technique, accompagnement méthodologique, appui logistique aux procédures locales et facilitation de l’accès aux documents fonciers via le projet Soutien à la Décentralisation foncière, à la Prévention et à la Gestion des Conflits (SDF‑PGC), mis en œuvre par l’ONF‑BF.Démystifier les procédures d’obtention de l’APFRL’intervention du représentant de l’ONF‑BF Adama DEME s’est voulue pédagogique, rappelant les étapes du processus d’obtention de l’APFR : dépôt de la demande auprès de la commission foncière villageoise, réception de la demande au niveau du service foncier rurale, sortie terrain de l’agent domanial (prise de coordonné, réalisation de croquis), dépôt du dossier auprès des services de la direction régionales des impôts (RDPF et cadastre) pour requérir leur avis, publication foncière, constatation contradictoire (assortie de PV), paiement des coûts locaux par le demandeur, signature de l’APFR par le président du conseil de collectivité. Il a également souligné l’importance de vulgariser les textes juridiques et de soutenir les populations dans des procédures souvent jugées longues ou complexes.Le rôle crucial des autorités locales et coutumières L’émission a mis en lumière les défis rencontrés par la mairie de Pibaoré en matière de gestion foncière : pression croissante sur les terres, méconnaissance des procédures administratives par les usagers, et nécessité d’une coordination étroite avec les acteurs coutumiers. Les chefs coutumiers, garants de la légitimité sociale en matière de foncier, ont rappelé leur implication décisive dans l’identification des détenteurs coutumiers, la validation communautaire des limites parcellaires et la prévention des litiges. Leur rôle, ont-ils souligné, est essentiel pour instaurer un climat de confiance et garantir la pérennité des initiatives foncières. Témoignages des bénéficiaires : une transformation concrète du quotidien Au fil de l’émission, un représentant des bénéficiaires a partagé son expérience, soulignant l’impact de l’APFR sur la sécurité et la sérénité de son exploitation agricole : « Obtenir l’APFR, c’est être enfin sûr que la terre que l’on cultive depuis des années nous appartient officiellement. Cela ouvre aussi des perspectives nouvelles : accès au crédit, investissement dans la terre, transmission à nos enfants. » Ce témoignage a permis d’illustrer la portée réelle des actions entreprises : la sécurisation foncière ne se limite pas à un document administratif, elle transforme durablement les perspectives économiques des ménages ruraux.Un outil puissant de prévention des conflits Tous les intervenants s’accordent sur le fait que la sécurisation foncière est un levier majeur de paix sociale dans les zones rurales du Burkina Faso. Les conflits liés à la terre y sont fréquents, et l’absence de documents officiels crée ambiguïtés, tensions et parfois violences. L’émission a rappelé que l’APFR, en clarifiant les droits, contribue directement à réduire les litiges et à renforcer la cohésion sociale. La séance d’échanges avec les auditeurs a d’ailleurs permis d’apporter des réponses précises aux préoccupations liées à ces tensions. Une émission interactive au service du développement local En clôturant l’émission, le journaliste a salué l’engagement du PTCS‑BFA et l’implication de tous les acteurs. Il a rappelé que cette initiative n’est qu’une composante d’un programme plus large visant à promouvoir un foncier sécurisé, inclusif et durable, condition indispensable à la résilience climatique et au développement rural. Grâce à cette émission, les populations de Kaya, Pibaoré et des villages environnants ont bénéficié d’un temps d’éclairage, de dialogue et d’information structuré, renforçant ainsi leur compréhension des enjeux fonciers et leur capacité à entreprendre des démarches pour sécuriser leurs terres.