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  • Mieux comprendre le recours aux services de santé dans les zones d’action d’Enabel au Burundi

    Mieux comprendre le recours aux services de santé dans les zones d’action d’Enabel au Burundi


    Jean BIRONKWA | 24/07/2026

    Pourquoi certains services de santé sont-ils largement utilisés alors que d’autres restent peu connus ou peu fréquentés ? Une étude menée dans les zones d’action de Enabel au Burundi apporte des éléments de réponse à partir des connaissances, des pratiques et des expériences des communautés. Réalisée dans 13 communes de sept districts sanitaires des anciennes provinces de Cibitoke et Kirundo, l’étude a combiné une enquête auprès de 1590 ménages, 14 discussions de groupe et 45 entretiens avec des prestataires de soins, des agents de santé communautaires, des responsables institutionnels, des leaders religieux et des partenaires du secteur de la santé. L'objectif n'était pas seulement de mesurer l'utilisation des services, mais surtout de comprendre pourquoi certaines actions fonctionnent mieux que d'autres. Les centres de santé, premier recours face à la maladie Dans les trois mois précédant l’enquête, 71,1 % des ménages avaient compté au moins une personne malade. Le paludisme était la maladie la plus fréquemment citée (52,9 %). Face à la maladie, 65,1 % des ménages ayant signalé au moins une personne malade avaient consulté un centre de santé, tandis que plus d’un ménage sur trois n’y avait pas eu recours. L’automédication arrivait en deuxième position parmi les types de recours, avec des proportions variant de 11,7 % à 23,4 % selon les situations analysées. Ces résultats varient selon les districts : à Cibitoke, par exemple, 76,5 % des ménages avaient connu un épisode de maladie, mais seulement 51,1 % avaient consulté un centre de santé, ce qui montre qu’un besoin de soins ne se traduit pas toujours par un recours effectif aux services. Des obstacles économiques, organisationnels et socioculturels Plusieurs obstacles influencent le recours aux soins sont rapportés : la pauvreté (73,8 %), le manque d’argent ou le coût des soins (43,8 %), les ruptures de médicaments (29,2 %) et l’influence des croyances traditionnelles ou religieuses (21,4 %). Les frais de transport, les délais d’attente et la qualité de l’accueil jouent aussi un rôle important. Le recours aux soins dépend ainsi à la fois des conditions économiques, du fonctionnement des services, des normes socioculturelles et de l’expérience vécue par les communautés. Une expérience des soins globalement positive, mais fragilisée Parmi les personnes ayant utilisé les services, 78,4 % se déclaraient satisfaites ou très satisfaites. Cette appréciation coexistait avec des motifs d’insatisfaction : manque de médicaments, délais d’attente, attitude de certains membres du personnel, insuffisance des examens disponibles et qualité perçue des soins. Les communautés ont également souligné les dépenses liées au transport ou à l'achat de médicaments en pharmacie privée, ainsi que l'importance de l'accueil et du respect dans leur décision de revenir vers un service de santé. Des écarts importants entre connaissance et utilisation L’étude révèle des situations très différentes selon les domaines de santé. Certains services sont bien intégrés : 85,9% des femmes avaient effectué au moins quatre consultations prénatales et 92,4% avaient accouché dans une formation sanitaire. D’autres étapes du parcours de soins restent fragiles : seules 25 % des femmes avaient bénéficié d’une consultation postnatale, et 9,5 % des répondants seulement pouvaient citer au moins cinq signes de danger pendant la grossesse. La planification familiale illustre aussi cet écart : 96,8 % des répondants en connaissaient l’existence, mais seulement 37,3 % des répondants mariés utilisaient une méthode de contraception (29,5 % à Cibitoke contre 44,5 % à Kirundo), freinées par la crainte des effets secondaires, les convictions religieuses, l’opposition du conjoint. Les services de santé sexuelle et reproductive pour adolescents et aux jeunes restaient peu visibles : seuls 40,1 % des répondants en connaissaient l’existence. La santé mentale, un besoin visible mais des services encore peu identifiés Près d’une personne sur deux déclarait connaître dans son entourage une personne souffrant d’un trouble mental. Pourtant, seuls 8,3 % savaient qu’une prise en charge existait dans leur centre de santé, et 4,7 % avaient déjà consulté un professionnel. Les représentations traditionnelles restent présentes : 37,8 % associent les troubles mentaux à la sorcellerie, 16,6 % aux mauvais esprits, même si 56,3 % savaient qu’un traitement médical existe. Des agents de santé communautaires reconnus Les agents de santé communautaires sont un point d’appui essentiel du système de santé : 91 % des répondants connaissaient leur rôle et 89,2 % se déclaraient satisfaits de leur travail. Pourtant, 61,5 % n’avaient participé à aucune séance de sensibilisation au cours des trois mois précédents. À travers ces résultats, l’enquête documente les écarts entre les services proposés, leur connaissance par la population et leur utilisation effective. Elle apporte ainsi au ministère de la Santé publique, à ses partenaires et à Enabel une base concrète pour adapter les actions aux réalités vécues par les communautés. Contacts : Dr Jacques NAHIMANA : jacques.nahimana@enabel.be Dr Joséphine NKUADIO TULANDA : josephine.nkuadio@enabel.be


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    Burundi BDI23005

  • Renforcer les nouvelles équipes cadres de province pour accompagner la réforme administrative du système de santé

    Renforcer les nouvelles équipes cadres de province pour accompagner la réforme administrative du système de santé


    Jean BIRONKWA | 23/07/2026

    À la suite de la réforme administrative de 2025, le Burundi a engagé une profonde réorganisation de son système de santé afin d'améliorer sa gouvernance et de rapprocher davantage les services de santé des populations. Pour accompagner cette transition, le Ministère de la Santé publique (MSP), en partenariat avec Enabel à travers le projet UE-PASS-FBP3 « AMAGARA MU MURYANGO », financé par l'Union européenne, a organisé du 13 au 17 juillet à Gitega un atelier de renforcement des capacités destiné aux nouvelles équipes cadres de district. Cette initiative s'inscrit dans les efforts visant à assurer une mise en œuvre efficace de la réforme et à renforcer les capacités de pilotage du système de santé aux niveaux intermédiaire et décentralisé. Accompagner une réforme majeure du système de santé La réforme administrative a redessiné l'organisation territoriale du Burundi et conduit à la mise en place de cinq provinces sanitaires et de 56 districts sanitaires. Cette nouvelle architecture s'est accompagnée de la nomination de nouvelles équipes responsables de la gestion des services de santé au niveau déconcentré et décentralisé. Ces nouveaux responsables sont appelés à assurer le pilotage du système de santé au plus près des communautés, avec pour mission de garantir l'accès de la population à des soins de qualité, de coordonner les interventions sanitaires et d'accompagner les formations sanitaires dans la mise en œuvre des politiques nationales. Cette évolution constitue une étape importante dans le renforcement de la décentralisation du système de santé. Elle implique toutefois que les nouveaux responsables s'approprient rapidement leurs rôles, leurs responsabilités et les outils de gestion nécessaires à l'exercice de leurs fonctions. Renforcer les compétences des nouveaux responsables Afin d'accompagner cette évolution institutionnelle, le ministère de la Santé publique et Enabel ont réuni les nouvelles équipes cadres dans un atelier combinant présentations techniques, échanges d'expériences et réflexion collective sur les défis liés à la mise en œuvre de la réforme. L'objectif de cette formation était de permettre aux participants de mieux maîtriser leurs nouvelles fonctions, de clarifier leurs responsabilités et de disposer des outils techniques et managériaux nécessaires pour assurer une gouvernance efficace des districts sanitaires. L'atelier a réuni les médecins directeurs provinciaux ainsi que les principaux chefs de service des nouvelles directions provinciales de santé.       Un programme de formation complet pour le pilotage des provinces et districts sanitaires Animées par des experts du Ministère et d'Enabel, les différentes sessions ont couvert l'ensemble des fonctions stratégiques attendues des équipes cadres. Les participants ont notamment renforcé leurs compétences en matière d'organisation des directions provinciales de santé, de gestion des ressources humaines, de leadership, de gouvernance et de redevabilité.  Les échanges ont également porté sur la gestion des infrastructures, de la chaîne d'approvisionnement en médicaments et autres intrants de santé, des ressources financières, du système d'information sanitaire ainsi que sur les approches de planification, de suivi -évaluation et de supervision formative. Le programme a également intégré des modules consacrés à la qualité des soins, à la santé communautaire, au financement basé sur la performance et à l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Au-delà des contenus techniques, la formation a permis aux participants d'échanger sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la réforme, d'harmoniser leurs pratiques et de renforcer la collaboration entre les différents niveaux de gouvernance du système de santé.


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    Burundi BDI21002

  • Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi

    Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi


    Jean BIRONKWA | 10/07/2026

    Dans le cadre de l'appui au Burundi pour la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU), Enabel à travers le projet d'appui à l'Institut National de Santé Publique (INSP), financé par l'Union européenne accompagne la transformation numérique du système de santé burundais. Pour renforcer les compétences des professionnels et promouvoir une utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA), un atelier consacré à la santé numérique et à l'intelligence artificielle a été organisé à Bujumbura du 02 au 03 juillet 2026. Organisée en partenariat avec l'Association Burundaise d'Informatique Médicale (ABIM) et l'Institut National de Santé Publique (INSP), cette rencontre a réuni des enseignants, des chercheurs ainsi que des professionnels issus du ministère de la Santé publique, des facultés de médecine et le ministère en charge du numérique . À travers cet atelier, Enabel a contribué au renforcement des capacités des acteurs du secteur en favorisant une meilleure compréhension des politiques, des stratégies et du cadre réglementaire de la santé numérique au Burundi. Les échanges ont également permis d'approfondir les enjeux juridiques, éthiques et techniques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les services de santé. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où le Burundi enregistre des avancées importantes dans la numérisation de son système de santé. Grâce aux efforts conjoints du Gouvernement du Burundi, de l'Union européenne, d'Enabel et d'autres partenaires techniques et financiers, plus de 80 % des hôpitaux publics du pays sont aujourd'hui informatisés dans le cadre du plan national de développement de l'informatique sanitaire. Cette transformation ouvre de nouvelles perspectives pour améliorer la qualité des soins  et avancer vers la Couverture de Santé Universelle , tout en renforçant les exigences en matière de protection des données de santé, de cybersécurité et de gouvernance des technologies numériques.Le président de l'ABIM, le Dr Franck Nziza, a salué cette initiative comme un espace de dialogue, de partage d'expériences et de renforcement des capacités, permettant aux différents acteurs de construire une vision commune de la santé numérique et de l'intelligence artificielle adaptée au contexte burundais. Le responsable du Projet d'appui à l'INSP chez Enabel, le Dr Révérien Niyongabo, a rappelé que l'innovation technologique doit toujours rester au service des professionnels de santé et des patients. « L'intelligence artificielle et les logiciels médicaux sont des assistants, des outils d'aide à la décision. Rien ne pourra remplacer l'intuition, l'empathie, l'expérience et le jugement clinique d'un médecin ou d'un infirmier burundais au chevet de son patient », a-t-il souligné". En soutenant ce type d'initiatives, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Burundi dans le développement d'un système de santé moderne, innovant et résilient, où la transformation numérique et l'intelligence artificielle contribuent à améliorer durablement la qualité des soins au bénéfice de toute la population


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    Burundi BDI24001

  • Réunion de préclôture du PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO : des résultats palpables pour la santé au Burundi

    Réunion de préclôture du PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO : des résultats palpables pour la santé au Burundi


    Jean BIRONKWA | 21/05/2026

    À quelques mois de clôture du programme d’appui au système de santé « PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO », le comité de pilotage s’est réuni le 12 mai 2026 au cabinet du ministère de la Santé publique. La rencontre a permis d’échanger sur l’atteinte des résultats, de valider le plan de clôture et les recommandations de l’évaluation externe. Les membres du comité de pilotage reconnaissent et saluent l'impact du programme qui est remarquable. Les membres du comité de pilotage ont salué à l'unanimité l'impact du programme sur les indicateurs de santé publique au Burundi. Les efforts conjoints ont permis des avancées spectaculaires, notamment sur le plan de la santé maternelle et infantile ainsi que de la formation médicale : ·       Réduction de la mortalité maternelle de 40 %  ·       Baisse de la mortalité infanto-juvénile de 49 % ·       Renforcer l’accès aux actes chirurgicaux dans les coins les plus reculés : Formation qualifiante en chirurgie de district pour 19 médecins généralistes, 17 techniciens anesthésistes et 17 infirmiers de bloc opératoire. ·       Informatisation : Accompagnement de trois hôpitaux (MUSEMA, Musongati et Ruyigi) dans leur processus de digitalisation afin d'améliorer la qualité des services offerts à la population. Au-delà des compétences humaines, le PASS-FBP3 a contribué au paiement de la facture mensuelle FBP gratuité pour assurer le fonctionnement quotidien et la modernisation des structures de soins au profit de 975 formations sanitaires. Le Dr Oscar Ntihabose, délégué du ministère de la Santé publique, qui présidait la réunion, a souligné que ce projet a contribué de manière significative à l’amélioration de la qualité des soins. Il a rappelé que les objectifs du programme étaient en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement du Burundi dans le secteur de la santé. Sa mise en œuvre s’est distinguée par une collaboration étroite entre le ministère de la Santé Publique, Enabel et l’Union européenne. Il a également mis en avant le rôle historique de l’Union européenne, partenaire important du ministère, dont l’appui a renforcé la politique nationale du financement basé sur la performance (FBP) ainsi que la politique de gratuité des soins mise en œuvre depuis plusieurs années. Du côté de l’Union européenne, qui finance ce programme, la satisfaction est manifeste. Mr Ivo Hoefkens, chef de coopération, a exprimé la fierté de l’Union européenne de constater que le PASS-FBP a répondu aux besoins réels de la population burundaise.  


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    Burundi BDI21002

  • Makamba-Burundi :  RE2CLID engage les autorités et partenaires pour une mise en œuvre concertée sur le terrain

    Makamba-Burundi : RE2CLID engage les autorités et partenaires pour une mise en œuvre concertée sur le terrain


    Jonas Eric UWIZERA | 15/05/2026

    Les équipes du projet RE2CLID de Enabel et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont organisé à Makamba un atelier réunissant les autorités provinciales, communales ainsi que les partenaires de terrain. L'atelier a permis de partager les objectifs stratégiques et les modalités opérationnelles du projet avec les acteurs locaux, de recueillir leurs priorités et besoins spécifiques pour un ciblage pertinent des interventions, et de mettre en place les mécanismes de coordination et de suivi qui structureront le déploiement des activités. Les autorités provinciales et communales ont formellement exprimé leur engagement à accompagner la mise en œuvre du projet sur le terrain.Les échanges ont également permis de mettre en lumière les enjeux auxquels RE2CLID entend répondre dans la zone d’intervention. Le Gouverneur de la province Burunga, le Directeur Général de la Protection Civile et Président de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes ainsi que les partenaires communaux ont salué la pertinence de l’approche du projet. Ils ont particulièrement apprécié le fait que RE2CLID apporte des réponses à deux défis majeurs de la région : la mobilité humaine dans une zone caractérisée par une forte mobilité transfrontalière et la gouvernance des ressources naturelles de plus en plus menacées.  


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    Burundi BDI25002

  • Première réunion du Comité de Pilotage du projet d’appui à l’INSP : de la vision stratégique à l’action concrète

    Première réunion du Comité de Pilotage du projet d’appui à l’INSP : de la vision stratégique à l’action concrète


    Jean BIRONKWA | 07/05/2026

    La mise en œuvre du projet d’appui à l’Institut National de Santé Publique (INSP) a franchi une étape décisive avec la tenue de son premier Comité de Pilotage (COPIL) en date du 29 avril 2026. Placée sous la coprésidence du Ministère de la Santé Publique (MSP) et de l’Union européenne, cette réunion inaugurale a réuni l'ensemble des membres officiellement nommés par leurs institutions respectives. Au-delà de la prise de contact, cette session a permis de dresser un premier état des lieux. Lancé en septembre 2025 pour une durée de quatre ans, le projet est actuellement en phase de structuration : lancement officiel, premières planifications financières et opérationnelles, études préparatoires, accords spécifiques de coopération avec l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) et investissements initiaux. Après le passage en revue de ces réalisations, les planifications opérationnelles et financières futures ont été analysées et validées, assurant ainsi une cohérence entre les actions de terrain et les objectifs stratégiques.Enfin, le projet de Règlement d’Ordre Intérieur du COPIL a été examiné ; un délai d’une semaine a été accordé aux membres pour transmettre leurs observations par écrit. Les discussions constructives ont abouti à une série de recommandations stratégiques, encourageant l’équipe technique à une mise en œuvre diligente de la planification validée.


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    Burundi BDI24001

  • Transformation agricole et protection de l'environnement en marche sur les collines du Burundi

    Allier agriculture et protection de l’environnement sur les collines du Burundi


    Jonas Eric UWIZERA | 20/04/2026

    Dans le cadre de nos projets PACECOR et NaturAfrica, financés par l’Union européenne au Burundi et mis en œuvre par Enabel, une formation des facilitateurs des Champs Écoles Paysans Intégrés (CEPI) a été conduite de septembre 2025 à avril 2026. Cette approche d’apprentissage innovante, basée sur l’expérimentation, l’analyse et la résolution des problèmes sur le terrain, a été clôturée par une cérémonie de certification associant le Ministère de l'Environnement, Agriculture et Elevage et l'Union européenne.Au total, 37 facilitateurs locaux et 7 maîtres formateurs de niveau national ont reçu leurs attestations de participation ce 16 avril à Mabayi en commune Mugina de la province Bujumbura par la remise des certificats. Les mieux évalués ont reçu des vélos, en guise d'encouragement et de facilité de déplacement lors de leur travail d'accompagnement des producteurs agricoles.Quel est le rôle des facilitateurs ? Ces facilitateurs vont jouer un rôle clé dans l’encadrement des Champs Écoles Paysans Intégrés, avec des résultats directs sur l’amélioration des pratiques agricoles et la protection de l'environnement, avec pour impact une augmentation de la production et de la biodiversité sur les collines ainsi que l'amélioration des conditions de vie des communautés. Concrètement, ces facilitateurs mettent en oeuvre les techniques et pratiques agroécologiques dont le creusement et la stabilisation des fossés antiérosifs avec des haies vives agroforestières sur les collines, l'application de la fumure organique, la mise en place des fosses à compost, l'usage de biopesticides pour la protection des plantes contre les maladies et les ravageurs, l'accès aux semences sélectionnées et la cohésion des groupements CEPI. Un engagement apprécié par les partenaires La dynamique CEPI d'encadrement agricole et protection environnementale, a été saluée par l’Union européenne, représentée par Pascal LEDROIT, qui a réaffirmé l’engagement de la Délégation de l'Union européenne aux côtés du Burundi à travers différents projets dont le PACECOR, pour des résultats concrets et durables en matière de développement. Pour lui, « Investir dans la formation, l’encadrement, la recherche et les filières durables, c’est investir dans la stabilité et la prospérité du Burundi ». Le Directeur général responsable du Programme Environnement et Gestion Durable des Terres, Monsieur Clément NDIKUMASABO, a également souligné l'importance de l'encadrement agricole tout en saluant les appuis des partenaires dont l'Union européenne et la Belgique à travers Enabel dans la transformation du secteur agricole burundais. Les 37 facilitateurs formés vont vulgariser l’approche Champ école paysan intégré, une approche qui s'inspire de la politique nationale de mise en place des centres de rayonnement agricole au Burundi.


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    Burundi BDI22002

  • Coopération Belgique–Burundi : des résultats tangibles au cœur des communautés

    Coopération Belgique–Burundi : des résultats tangibles au cœur des communautés


    Jonas Eric UWIZERA | 03/04/2026

    Dans les collines et marais verdoyants de Kirundo et de Ngozi, une mission composée de la délégation de la DGD (représentée notamment par Cécile Gilles, conseillère au cabinet du Ministre des Affaires étrangères belge, M. Maxime Prévot); de l’Ambassade de Belgique au Burundi; des représentants du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement; ainsi que des ministères sectoriels, s’est rendue sur le terrain du 31 mars au 01 avril, pour aller à la rencontre des communautés appuyées par les projets financés par la Belgique à travers Enabel.   Cette immersion qui s’inscrit dans le cadre du Comité Mixte paritaire Belgique-Burundi a permis de toucher du doigt des résultats concrets. À chaque étape, des visages engagés, des initiatives locales et des réalisations tangibles témoignent d’une coopération qui produit un impact réel au cœur des communautés.   À Ngozi, le projet Formation et Insertion dans une économie verte et circulaire soutient des entrepreneurs à différents niveaux de maturité. Les petites et moyennes entreprises rencontrées s’apprêtent à bénéficier d’un accompagnement renforcé à travers un programme d’accélération, ouvrant la voie à leur croissance et à un meilleur accès aux marchés.   Dans le secteur de la santé, le programme santé soutient les hôpitaux et centres de santé à travers la digitalisation des services, la mise à disposition d’équipements essentiels et la formation du personnel, notamment en chirurgie de district. Ces interventions sauvent des vies et réduisent considérablement les transferts vers les hôpitaux de référence situés à Bujumbura, Gitega ou Ngozi.   À Kirundo, le projet Formation post-fondamentale appuie une quinzaine d’écoles regroupées en deux réseaux scolaires. Des équipements aux supports pédagogiques, les appuis sont multiples et visent à améliorer la qualité de l’éducation, avec une attention particulière portée à la lutte contre l’abandon scolaire des jeunes filles.   Le projet Systèmes alimentaires durables, quant à lui, accompagne les communautés à travers des groupements champ-école-paysan intégrés. En mettant l’accent sur des pratiques agricoles modernisées, respectueuses de l’environnement et orientées vers l’entrepreneuriat, ces initiatives génèrent aujourd’hui des résultats significatifs en matière de production et de résilience. Bien plus, le projet réalise, en partenariat avec APEFE Burundi, la mise en place des infrastructures d’irrigation et l’aménagement des marais rizicoles comme à Busoni visité par la délégation, un partenariat qui donne des résultats tangibles.   Enfin, le projet Gouvernance et participation citoyenne accompagne les administrations territoriales dans la mise en œuvre de la décentralisation. Il renforce les capacités des cadres administratifs et soutient l’appropriation des nouvelles politiques issues du redécoupage territorial.   Au fil de cette visite, une évidence s’impose : les progrès sont visibles, les dynamiques locales se renforcent et de nouvelles perspectives émergent. Plus qu’une simple mission, cette immersion révèle des réussites concrètes qui inspirent et encouragent à aller encore plus loin. Partout où Enabel intervient, les résultats prennent vie.


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    Burundi 2108BDI

  • Burundi : validation de la première enquête nationale sur la santé mentale, pour une réponse nationale fondée sur des données probantes

    Burundi : validation de la première enquête nationale sur la santé mentale, pour une réponse nationale fondée sur des données probantes


    Jean BIRONKWA | 03/04/2026

    Le Ministère de la Santé Publique du Burundi, à travers le Programme National de lutte contre les Maladies Non Transmissibles (PNMNT), a validé la première enquête nationale sur la santé mentale. Cet événement constitue une avancée majeure, en dotant le pays de données fiables et représentatives pour renforcer l'intégration de la santé mentale dans le système de santé. Réalisée avec l'appui d'Enabel, cette enquête nationale répond au besoin de combler le déficit de données à l'échelle nationale en matière de santé mentale. Une enquête nationale à large couverture L'étude a été conduite selon une méthodologie rigoureuse, combinant approches quantitatives et qualitatives, et couvrant l'ensemble du territoire national. Elle s'appuie notamment sur : 5 841 ménages enquêtés, représentatifs au niveau national ; 169 formations sanitaires (centres de santé et hôpitaux) incluses ; Des entretiens auprès d'acteurs clés du système de santé (prestataires, responsables sanitaires, agents communautaires). Cette approche intégrée permet, pour la première fois, de disposer d'une vision globale de la santé mentale au Burundi, couvrant à la fois la population générale, l'offre de soins et les dynamiques systémiques. Des résultats clés pour orienter les priorités d'action Les résultats mettent en évidence un fardeau significatif des troubles mentaux et psychosociaux : 23,8 % de la population présente une détresse psychologique ; 4,8% présente une dépression 11 % présente un état de stress post-traumatique ; 8,1 % des adultes déclarent avoir déjà eu des pensées suicidaires au cours de leur vie ; Une forte prévalence de facteurs de risque liés aux traumatismes, à la pauvreté, aux violences et aux conditions socio-économiques. L'enquête met également en lumière des connaissances encore partielles sur la santé mentale, ainsi qu'une auto-stigmatisation élevée (67,9 %) chez les personnes concernées, constituant un frein important à l'accès aux soins. Des défis persistants dans l'offre de soins Au-delà des résultats épidémiologiques, l'étude souligne des contraintes majeures du système de santé : Insuffisance de ressources humaines qualifiées en santé mentale ; Disponibilité limitée et irrégulière des psychotropes ; Absence d'outils normatifs dans une majorité de formations sanitaires ; Faible niveau de satisfaction des prestataires quant à la qualité des services. Ces éléments confirment la nécessité d'un renforcement systémique, dans un contexte où la santé mentale est progressivement intégrée dans les soins de santé primaires. Une base stratégique pour le renforcement du système de santé La validation de cette enquête constitue un appui structurant pour : L'élaboration et la mise en œuvre du futur plan national de santé mentale ; Le renforcement de l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires ; L'amélioration de la planification des ressources humaines, des intrants et des infrastructures ; Le développement de programmes de prévention, de sensibilisation et de réduction de la stigmatisation ; L'intégration progressive des indicateurs de santé mentale dans le système national d'information sanitaire. Elle permet également d'aligner les interventions des partenaires autour d'une base commune de données, renforçant ainsi la coordination et le leadership du Ministère de la Santé Publique. Un engagement pour le renforcement de l'accès aux soins de santé mentale À travers son appui à cette enquête, Enabel accompagne le ministère de la Santé Publique dans une dynamique de renforcement du système de santé publique, en confirmant la santé mentale au cœur des priorités de santé publique. Cette initiative s'inscrit dans une approche plus large visant à rapprocher les services des communautés, à réduire les inégalités d'accès et à promouvoir des réponses intégrées, adaptées aux réalités locales. 


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    Burundi BDI23005

  • Renforcer la transparence et la performance du FBP-G grâce aux mécanismes de vérification et de validation à travers la digitalisation

    Au Burundi : le numérique au service de soins gratuits de qualité


    Jean BIRONKWA | 24/03/2026

    Renforcer la transparence et la performance du FBP-Gratuité grâce aux mécanismes de vérification et de validation à travers la digitalisationLe Burundi a mis en place le FBP-Gratuité (Financement Basé sur la Performance couplé à la Gratuité des soins) comme stratégie clé pour améliorer l’accès équitable à des soins de santé de qualité, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Ce mécanisme repose sur le paiement des prestations fournies par les formations sanitaires, en tenant compte non seulement du volume des services offerts, mais aussi de leur performance et de la qualité des soins. Afin de garantir la fiabilité des données servant de base au paiement, le ministère de la Santé Publique (MSP) a instauré des mécanismes rigoureux de vérification, de contre-vérification et de validation. Ces étapes assurent que les informations utilisées sont conformes aux normes établies et reflètent fidèlement les services réellement rendus à la population.Pour contribuer à ce mécanisme, l’Union européenne, à travers le Programme UE-PASS-FBP3 “AMAGARA MU MURYANGO” mis en œuvre par Enabel, a soutenu financièrement la digitalisation du processus de vérification. Les principales avancées comprennent trois aspects : l’interopérabilité entre la base de données du FBP et celle du système national d’information sanitaire (SNIS) ; la digitalisation de la collecte des données quantitatives et qualitatives grâce à l’utilisation de tablettes et l’intégration d’un module de vérification basée sur le risque dans la plateforme FBP-Gratuité. Pour renforcer les capacités des acteurs impliqués, 350 tablettes ont été remises aux vérificateurs en charge de la vérification des données afin de faciliter la collecte mobile des données. Parallèlement, un programme de formation a permis de renforcer les compétences des vérificateurs au niveau périphérique dans l’ensemble du système de santé burundais.L’introduction du module de vérification basée sur le risque constitue une avancée majeure, elle permet de maîtriser les coûts de vérification en ciblant les contrôles sur les données sensibles, plutôt que de procéder à une vérification systématique. De plus, l’interopérabilité entre les bases de données du FBP et du SNIS garantit une facturation plus fiable et transparente du FBP-G tout en améliorant la qualité des données du système national d’information sanitaire


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    Burundi BDI21002

  • Burundi : Renforcer la coordination nationale en santé mentale

    Burundi : renforcer la coordination nationale en santé mentale


    Jean BIRONKWA | 16/02/2026

    Le ministère de la Santé Publique (MSP), avec l'appui d'Enabel à travers le projet NTUSIGARINYUMA – Volet Santé , a organisé le 12 février 2026 une réunion nationale de coordination réunissant une trentaine de partenaires techniques et financiers, organisations nationales et internationales intervenant dans le domaine de la santé mentale au Burundi.Cette rencontre s'inscrit dans une dynamique de consolidation de la gouvernance sectorielle et visait à renforcer la complémentarité des interventions, prévenir la dispersion des efforts et promouvoir une meilleure harmonisation des approches dans un contexte de montée en puissance de l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d'améliorer la cartographie des interventions afin de limiter les duplications ; d'adopter un langage commun dans les activités de sensibilisation et de communication ; d'harmoniser les outils, méthodes et protocoles d'intervention afin de garantir la qualité et la cohérence des messages définis aux communautés et de renforcer les mécanismes de coordination technique sous le leadership du MSP. Les participants ont souligné que l'alignement stratégique constitue une condition essentielle pour optimiser les ressources disponibles et renforcer l'impact des actions menées sur le terrain. Accès aux médicaments psychotropes : un enjeu prioritaire La disponibilité et l'accessibilité des médicaments psychotropes ont constitué un point central des discussions. Les participants ont exprimé leurs préoccupations face aux ruptures d'approvisionnement et aux coûts supportés par les patients nécessitant un traitement prolongé. « La disponibilité et l'accessibilité de ces médicaments essentiels restent une priorité pour assurer une prise en charge continue et de qualité » a souligné le délégué du Ministre de la Santé. L'amélioration du circuit d'approvisionnement et le renforcement du cadre normatif apparaissent comme des leviers structurants pour consolider l'intégration de la santé mentale dans le système de santé. Des données probantes pour orienter les politiques. Les participants ont également abordé la validation prochaine des résultats de l'enquête nationale sur la santé mentale. Cette étude, première du genre au Burundi, fournira des données probantes essentielles pour orienter la planification stratégique, le plaidoyer et l'allocation des ressources dans les années à venir. Une mobilisation élargie pour la Journée mondiale de la santé mentale Les résultats de la célébration de la Journée mondiale de la Santé Mentale 2026 ont été évoqués. Ce moment a été l'occasion de rappeler la nécessité d'une mobilisation intense des partenaires lors de la prochaine célébration de la Journée mondiale de la santé mentale en 2026 afin d'amplifier la sensibilisation du public et d'assurer la visibilité des actions menées au niveau national. Un engagement collectif pour une santé mentale intégrée et durable Cette réunion marque une étape importante dans le renforcement du dialogue sectoriel et de la collaboration entre acteurs activant dans le domaine de la santé mentale. Elle réaffirme l'engagement du MSP, des partenaires et des organisations présentes en faveur d'une approche coordonnée, intégrée et durable de la santé mentale au Burundi.


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    Burundi BDI23005

  • La DGD à la découverte des réalisations de nos projets au Burundi

    La Belgique évalue sur le terrain l’impact de ses projets au Burundi


    Jonas Eric UWIZERA | 06/02/2026

    Dans le cadre d’une mission de suivi de l’impact de la coopération belge, une délégation de la Direction générale de la Coopération au Développement (DGD) représentant les autorités belges, accompagnée de l’Ambassade de Belgique et d’Enabel au Burundi, a effectué une visite de terrain du 26 au 30 janvier 2026 afin de découvrir plusieurs réalisations soutenues par Enabel.La délégation s’est rendue à l’hôpital de Cibitoke, où elle a échangé avec l’équipe de direction et visité le bâtiment d’isolement. Celui-ci est actuellement utilisé pour la prise en charge des cas de rougeole et a été conçu pour répondre à des situations épidémiques, y compris liées à des virus à haut risque comme le virus de Marburg. La visite s’est poursuivie à l’atelier de maintenance des équipements biomédicaux, mis en place avec l’appui d’Enabel pour renforcer la durabilité du matériel médical. Par ailleurs, les projets d’Enabel contribuent à la formation du personnel de santé – médecins, infirmiers de laboratoire et anesthésistes – en chirurgie de district, une approche qui a permis de sauver la vie de 22 800 personnes depuis 2022 dans les hôpitaux accompagnés, dont celui de Cibitoke.La mission a également conduit la délégation au barrage d’irrigation de Nyamagana, qui produit 300 litres d’eau par seconde et permet l’irrigation de plus de 3 000 hectares de terres agricoles exploitées par 5 500 ménages dans la commune de Cibitoke. Deux prises d’eau supplémentaires ont par ailleurs été construites sur la rivière Muhira, permettant l’irrigation de 250 hectares additionnels. Ces aménagements, réalisés dans le cadre du programme PAIOSA, sont aujourd’hui pérennisés par le programme SySAD en cours. Quinze coopératives rizicoles sont accompagnées par ce projet, dont douze produisent du riz sous le label « Akeza K’Imbo », acheté notamment par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre de l'appui aux cantines scolaires, ainsi que par l’organisation ZOA pour soutenir les réfugiés congolais présents dans les camps au Burundi à la suite du conflit à l’est de la RDC.La visite s’est ensuite poursuivie à l’aéroport international de Bujumbura, bénéficiaire d’un partenariat avec le projet PAREX, qui appuie les institutions burundaises dans des domaines stratégiques. Des formations spécialisées destinées aux agents de l’aéroport seront prochainement organisées, au niveau national et international, afin de renforcer leurs compétences conformément aux normes internationales de navigation aérienne.Enfin, la délégation a visité le port de Bujumbura, récemment doté d’un plan directeur à horizon de 15 ans couvrant l’ensemble des ports du Burundi. Élaboré par des consultants du port d’Anvers avec le financement du projet PAREX, ce document stratégique a été officiellement remis à l’Autorité du lac Tanganyika. Une visite du site d’intervention du projet TAKIWAMA a également permis d’observer les contributions des projets en matière d’équipements, de capacités de laboratoire et de suivi de la qualité de la gestion des eaux usées de la ville de Bujumbura, au centre de gestion des eaux usées de Buterere.Cette mission a ainsi permis d’apprécier concrètement la portée des interventions menées par Enabel et de souligner l’importance de la coopération entre la Belgique et le Burundi au service du développement durable.


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    Burundi 2108BDI

  • 48 nouveaux professionnels de la santé certifiés en chirurgie de district

    Des professionnel·les mieux formé·es pour améliorer l’accès à la chirurgie de district au Burundi


    Jean BIRONKWA | 29/01/2026

    Le ministère de la Santé Publique (MSP), via l'Institut National de Santé Publique (INSP), a officiellement certifié une nouvelle promotion de 48 professionnels de la santé. Ce renforcement des capacités vise à rapprocher les soins chirurgicaux de la population et à réduire les transferts vers la capitale. Cette promotion se compose de profils complémentaires prêts à opérer en équipe dans un bloc opératoire. Il s'agit de 18 médecins généralistes, 15 infirmiers de bloc opératoire et 15 techniciens anesthésistes. Pour développer les compétences nécessaires aux réalités du terrain, ces lauréats ont suivi une formation intensive de sept mois (1 mois de formation théorique ; 5 mois de pratique intensive et 1 mois de coaching direct en milieu professionnel). Désormais déployés dans 18 hôpitaux de district, ils assurent la prise en charge d'interventions essentielles (complications obstétricales, traumatismes, urgences abdominales et interventions urologiques) qui, auparavant, nécessitaient un transfert coûteux vers Bujumbura. L'impact de cette initiative est double. Pour les patients des zones reculées, c'est la garantie d'un accès rapide à des soins de qualité. Pour les structures de santé, c'est un levier de croissance. Les équipes formées participent au renforcement de l'autonomie des hôpitaux de district et contribuent ainsi à améliorer les recettes hospitalières grâce à la réalisation de nouveaux actes chirurgicaux sur place. Ce programme bénéficie du soutien de la Belgique et de l'Union européenne à travers respectivement les projets NTUSIGARINYUMA et UE-PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO mis en œuvre par Enabel. Ces partenaires ont réaffirmé au cours de ces cérémonies leur engagement à contribuer à l'amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux les plus reculés du Burundi. Depuis 2022, cet effort conjoint a déjà permis de trois anciennes promotions de 65 équipes. Les résultats sont tangibles en termes d'amélioration des plateaux techniques et de boost des compétences des ressources humaines disponibles. Les hôpitaux de district ont déjà réalisé environ 29 800 interventions chirurgicales, transformant durablement le paysage sanitaire du Burundi.


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    Burundi BDI21002

  • Burundi : Le Programme AMAGARA MU MURYANGO mis en œuvre par Enabel appuie l'ABREMA pour un meilleur accès aux médicaments de qualité.

    Burundi : mieux soigner grâce à un accès renforcé aux médicaments de qualité


    Jean BIRONKWA | 20/01/2026

    Le Programme AMAGARA MU MURYANGOappuie l'ABREMA pour un meilleur accès aux médicaments de qualité.La qualité et l'accessibilité des produits pharmaceutiques en santé constituent un des piliers essentiels pour garantir des soins de santé efficaces et équitables à la population. Au Burundi, ce secteur stratégique fait face à plusieurs défis, notamment en matière de gestion logistique, de disponibilité des données et de régulation des médicaments. Enabel, à travers le Programme d'appui au système de santé (UE-PASS FBP 3) « AMAGARA MU MURYANGO » financé par l'Union européenne, apporte un appui stratégique et technique à l'ABREMA (Autorité burundaise de régulation des médicaments à usage humain et des aliments), afin de renforcer la gouvernance et l'efficacité du secteur pharmaceutique du pays.  La gestion des médicaments au Burundi souffre notamment d'une insuffisance de centralisation et d'harmonisation des données d'information logistique à tous les niveaux du système de santé. Cette situation complique l'identification rapide des médicaments les plus essentiels, l'anticipation des besoins entraînant ainsi des ruptures fréquentes de stocks au détriment des patients. Pour répondre à ces défis, l'appui du UE-PASS FBP3 à l'ABREMA s'est articulé autour de plusieurs actions concrètes. Un total de 357 gestionnaires de pharmacie issus de 15 districts sanitaires, ont notamment d'une formation axée sur le Système de Gestion et d'Information Logistique (SGIL). Cette initiative visait à renforcer leurs capacités et à préparer l'introduction prochaine de l'eLMIS Medexis, un logiciel moderne de gestion électronique des médicaments. L'adoption de cet outil représente une avancée majeure vers une meilleure traçabilité, une planification plus efficace et une optimisation durable des stocks. Le Programme AMAGARA MU MURYANGO a également accompagné l'ABREMA dans la validation des documents stratégiques, notamment la finalisation des textes réglementaires relatifs à l'assurance qualité des produits de santé. Par ailleurs, un Manuel de procédures administratives, financières et comptables a été validé. Ce document constitue un levier fondamental pour instaurer une gouvernance institutionnelle transparente, efficace et conforme aux normes de bonne gestion au sein de l'ABREMA. En complément, un appui matériel substantiel a été apporté, notamment l'acquisition d'équipements informatiques modernes. Ce soutien logistique contribue à renforcer les capacités opérationnelles de l'ABREMA et à améliorer son rôle de régulation du secteur pharmaceutique.


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    Burundi BDI21002

  • Burundi : Enabel appuie la réalisation de la première enquête nationale de Santé mentale______________________Santé mentale au Burundi : Enabel appuie la réalisation de la première enquête nationale  ______

    Burundi : Enabel appuie la réalisation de la première enquête nationale de Santé mentale


    Jean BIRONKWA | 06/01/2026

    La santé mentale constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, longtemps sous-estimé malgré son impact considérable sur le bien-être des individus, la cohésion sociale et le développement socio-économique. Au Burundi, la disponibilité de données fiables et représentatives sur la santé mentale demeure un défi important. C’est pour répondre à cette lacune que le Ministère de la Santé Publique, avec l’appui d’Enabel, l’Agence belge de coopération internationale, à travers le Programme PAREX, réalise la première Enquête nationale sur la santé mentale au Burundi (ESMB) du 04 au 21 décembre 2025. L’ESMB vise à produire des données exhaustives sur la prévalence des troubles mentaux, les facteurs de risque associés, ainsi que sur l’accessibilité et la qualité des services de santé mentale à l’échelle nationale. Elle couvre l’ensemble des provinces du pays et repose sur une méthodologie rigoureuse combinant des enquêtes auprès des ménages, des formations sanitaires et des acteurs clés du système de santé. Les résultats attendus permettront d’orienter les politiques publiques, de renforcer l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires et de mieux planifier les ressources humaines, financières et matérielles nécessaires. Au-delà de la collecte des données, la qualité et la crédibilité des résultats reposent sur le respect strict des exigences méthodologiques, éthiques et opérationnelles définies dans le protocole de l’enquête. C’est dans ce cadre qu’une mission conjointe de supervision de terrain a été menée par les équipes du ministère de la Santé Publique, à travers le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles, et d’Enabel, Programme Santé. Cette mission de suivi technique avait pour objectif d’apprécier la conformité du déroulement de la collecte des données avec le protocole validé, tant au niveau communautaire que dans les formations sanitaires. Les observations effectuées ont mis en évidence une bonne maîtrise des outils de collecte des données, le respect des procédures d’échantillonnage, ainsi qu’une application rigoureuse des principes éthiques, notamment l’obtention du consentement éclairé et la garantie de la confidentialité des informations recueillies. La population rencontrée s’est montrée globalement réceptive et coopérative, témoignant de l’intérêt porté à cette initiative nationale. La supervision a également permis d’identifier certains défis opérationnels, notamment liés à l’accessibilité de certaines zones, et de formuler des recommandations concrètes à l’attention des équipes d’enquête pour la poursuite de la collecte. Cet exercice de suivi conjoint illustre l’importance de la coordination, de la redevabilité et de l’apprentissage continu dans la mise en œuvre d’enquêtes nationales complexes. En soutenant cette première Enquête nationale sur la santé mentale, Enabel réaffirme son engagement pour le renforcement du système de santé et la promotion d’une prise de décision fondée sur des données probantes. Les résultats de cette enquête constitueront une base essentielle pour améliorer durablement la prise en charge de la santé mentale et contribuer au bien-être de la population burundaise.


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    Burundi BDI23005