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Il est 9 heures du matin et le soleil est déjà haut dans le ciel de Boulkagou, un village à environ 120 kilomètres de Niamey. Dans le Centre de Santé Intégré, un groupe de femmes attend avec beaucoup d'impatience l’arrivée de la sage-femme. Il est vrai que les choses ont bien changé à Boulkagou. Avant l’intervention de la CTB, ces femmes devaient se rendre à Gothèye pour se faire soigner, faire appel à des agents de santé mobiles circulant à moto dans cette région désertique ou acheter des médicaments vendus dans les rues. L'ouverture du Centre de Santé Intégré, en mauvais état depuis des années, leur permet enfin d'avoir accès à des soins de santé de qualité. Les locaux ont été entièrement réfectionnés et les conditions de travail se sont nettement améliorées. Mieux encore, la case de santé de ce village a, en plus des travaux de réhabilitation, été équipé en matériel et a bénéficié d'une moto. « Avant, nous n'avions ni table de consultation, ni lit d'accouchement, ni matériel de consultation prénatale et nourrisson. Et voilà que maintenant, la CTB vient de mettre à notre disposition tout ce matériel », témoigne Issaka Tahirou, infirmier de Centre de Santé Intégré. En plus du matériel, la petite pharmacie du centre de santé a été garnie en produits pharmaceutiques essentiels. Avec ces nouvelles conditions de travail, la fréquentation de la case de santé a augmenté. « Ce dernier trimestre, nous avons enregistré pas moins de 4.004 consultations», affirme Issaka. « des chiffres pareils témoignent de la pertinence d’une telle initiative ». En effet, des centres de santé équipés dans une zone comme celle de Boulkagou, c'est plus qu'une nécessité. Dans l'organisation pyramidale du système de santé au Niger, les Centres de Santé Intégrés constituent la structure de base offerte aux communautés villageoises pour leur procurer les premiers soins médicaux. Ils jouent le rôle de dispensaire et assure, avec un équipement minimum, les soins de santé primaires: consultation curative, vaccination et le planning familial, la consultation prénatale et l’accouchement. Les 15 structures réhabilitées, soutenues et approvisionnées par la CTB à travers le Projet d’Appui au Renforcement du Système de Santé du Niger (PARSS) améliorent donc considérablement l’accès à des soins de qualité pour plus de 90.000 habitants des régions de Maradi, Zinder et Tillabéri, en particulier en termes de protection maternelle et infantile. Contribuer à réduire la mortalité maternelle et néonatale « Accoucher au Niger apporte souvent une grande souffrance. J'ai rencontré d'énormes difficultés par le passé et j’ai déjà perdu 8 enfants. Lorsque j’ai accouché de mes derniers jumeaux, je me suis rendu ici et sans l’intervention du docteur je n’aurais peut-être pas survécu. Sans ce centre de santé, j'aurais dû me rendre à 45km d’ici pour recevoir les soins dont j’avais besoin. Même en louant la charrette de mon voisin, un tel voyage serait très difficile. Au moins maintenant, nous avons tout sur place et les soins sont de bonne qualité. » (Mariama, 35) « La région est classée comme une région pauvre », explique Issaka « Et la pauvreté est très associée à la santé maternelle. Beaucoup de mères ont des problèmes de reproduction. Nous voyons de nombreuses urgences obstétricales parce que les femmes vivent si loin, et, en cas d'urgence, les entraîner ici devient un défi » . « Au Niger, comme beaucoup de pays africains, la femme est responsable de sa famille. C'est elle qui s'occupe des enfants, nourrit la famille et veille à ce que la famille soit saine », nous confirme Dr Soumana Adamou Hamma, responsable national du projet PARSS. « La plupart de nigériens vivent dans des zones rurales et là, nous ne disposons pas d'installations de santé adéquates, de sorte que les femmes doivent parcourir de très longues distances pour rechercher des services de santé. Et c'est encore pire quand elles sont enceintes. Trop souvent, elles accouchent à la maison, peut-être avec une sage-femme traditionnelle, peut-être avec une belle-mère ou avec une voisine. Donc, quand il y a des complications, elles ne savent pas quoi faire et la femme est en risque de mourir », explique-t-il. «Nous mettons l'accent sur la fréquentation et surtout les soins aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans ». À l'heure actuelle, la principale cause de mortalité maternelle au Niger est l'hémorragie. «Nous détenons le taux de fécondité le plus élevé au monde avec 7 enfants en moyenne par femme. Il est clair que cela entraine souvent des complications à l'accouchement. Les femmes saignent à mort pendant ou après l'accouchement parce qu'elles ne peuvent pas atteindre les établissements de santé. Pourtant, accoucher dans un centre médical est fondamental pour la santé de la mère et du nouveau-né. », nous dit Dr Hama, « C’est bien pour cela que nous sommes en partenariat avec le gouvernement nigérien, pour nous assurer que les services peuvent atteindre les mères et les enfants là où ils se trouvent ». Chiffres clés : - Le taux de mortalité maternelle au Niger se situe quant à lui à 553 décès pour 100.000 naissances vivantes , tandis que le taux de mortalité infanto-juvénile s'élève aujourd’hui à 26.8 pour 1.000 naissances vivantes. - Seulement 39.7% des accouchements sont assistés par du personnel formé. Le Projet d'Appui au Renforcement du Système de Santé (PARSS) appuie les système de santé nigérien à travers des investissements en infrastructures et équipements. Il s’agit notamment de la construction de 4 hôpitaux de district, la transformation de 15 cases de santé en centres de santé intégrés et un appui à l’organisation des consultations foraines et mobiles pour atteindre les populations résident dans des zones reculées .
La force et la résilience des femmes nigériennes est sans limite. A l’aube de la journée de la femme nigérienne, nous sommes fières de vous présenter Sahia, entrepreneuse, elle démontre son courage au quotidien. Ensemble, poursuivons notre combat pour garantir aux femmes la place qu’elles méritent dans notre société.
Les femmes des villages reculés sont très rarement sous les feux des projecteurs, mais aujourd’hui, ce sont elles qui sont à l’honneur. Nous avons profité du 8 mars pour mettre en lumière une lutte importante qui reste à mener. Laquelle? Découvrez la réponse dans notre vidéo!
« Les séances de restitution publique nous permet de comprendre dans quels domaines, la commune a investi l’argent de nos impôts. Ce sont ce genre d’initiatives qui permettent de créer un climat de confiance entre la mairie et les administrés. » témoigne Abdoul Salam Garba, chef de village de Tounga Chao, un village au sud-est du Niger. Le Programme d’Appui à la Mise en place des Entités Décentralisées dans la région de Dosso, phase 2 (PAMEDII) accompagne 12 communes dans la région de Dosso dans l’amélioration de la gouvernance communale, notamment en matière de planification et de suivi du développement communal, de mobilisation et de gestion transparente des ressources locales et de promotion d’un dialogue et d’une concertation entre les acteurs communaux afin d’être véritablement au service de la population, améliorant les vies des plus pauvres et des plus vulnérables.
Le troisième atelier du comité de pilotage du Projet d’Appui à la Production Pastorale dans la Légion de Tahoua (PAPAT) s’est déroulé le 15 février 2017, dans la salle de la Mutuelle d’Epargne et de Crédit Daouré de Tahoua. Cet atelier a enregistré en plus des membres du Comité de Concertation et de Suivi du Projet, la présence du Gouverneur de la région, les représentants de la SDS Sahel-Niger, du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, de la Délégation de l’UE, de la Cellule de l’UE et des Représentants-Résidents de la CTB. L’objectif de cet atelier était de permettre au comité de pilotage d’apprécier l’état des activités réalisées en 2016. Dans sa présentation, le chef de projet a exposé l’état d’avancement des activités des différents volets du projet (Ouvrages hydrauliques, aménagements pastoraux et santé animale). C’est ainsi qu’en fin décembre 2016 14 forages ; 1 puits et 10 cases de santé vétérinaires ont été réalisés ou réhabilités. De plus, 13 Associations des Usagers du Service Publique de l’Eau ; 23 Comités de Gestion des Points d’Eau et 23 Comités de gestion des sites Restaurés / Conservation des Eaux du Sol et Défense et Restauration des Sols ont été mis en place. En termes difficultés, le projet a été confronté au non-respect des engagements pris par les acteurs locaux pour la mise en défens des sites restaurés, un retard accusé dans l’exécution de certains puits pastoraux et la réticence de certaines communautés à se conformer à la loi relative à la mise en gestion déléguée des stations de pompage pastorales. Pour lever tout goulot d’étranglement, des recommandations ont été formulé.
Grâce à l'amélioration de l'irrigation sur son terrain grâce au programme PAMEDII de CTB Niger, Mahaman Bachar produit plus et fournit la sécurité alimentaire pour sa famille. Mahaman travaille sur ses terres dans la commune de Dosso depuis plus de trois décennies. Année après année, sa famille menait une vie difficile: ils cultivaient du mil, et les pluies - avec un peu de bonne chance - déterminaient combien de nourriture ils pouvaient manger chaque année.Il y a trois ans, grâce à la CTB Niger, un périmètre maraîcher irrigué a été mis en place sur ses terres. Ce périmètre est avant tout communautaire. Tout le monde s’affaire pour que le projet soit un succès. L’intérêt pour la communauté est manifeste : « le maraîchage nous apporte des revenus supplémentaires, de quoi augmenter et diversifier notre nourriture, et crée une dynamique positive dans le village qui donne envie d’entreprendre de nouvelles choses. » « Dans ma parcelle, j’ai commencé à planter du maïs, des oignons et des tomates. Une partie de ma récolte est destinée à la vente, une autre à la cuisine quotidienne pour ma famille. » La saison de faim de sa famille a été remplacée par une récolte d'abondance. « Vous savez, il y a tout juste deux ans, je n’avais pas assez pour nourrir ma famille », déclare Mahaman, qui vit dans un complexe familial qui compte 16 enfants. « Maintenant tout le monde mange et nous pouvons vendre le supplément. » « La vie », dit-il, « est maintenant beaucoup mieux. »
Le troupeau est aux éleveurs nigériens ce qu'un compte en banque est à la plupart d'entre nous. Il faut en prendre soin. Parmi les nombreuses mesures de soutien proposées aux éleveurs du Sahel nigérien, la CTB finance des programmes de vaccination du bétail et des points de vente sous le contrôle des communes. A 150 km à l'est de la capitale Niamey, le marché de Gouala est le plus important de la commune de Kiéché. Chaque mercredi, toutes sortes de marchandises s’échangent du matin au soir dans une ambiance joyeuse et poussiéreuse. Mais tandis que les commerçants présentent leurs produits sur des étals bien alignés, le business du bétail se faisait dans une belle anarchie. Impossible d’en contrôler les échanges. Il y a deux ans, la mairie de Kiéché a donc décidé de faire le ménage dans le marché. Grâce à l’appui de la CTB, elle a réussi à construire deux marchés de bétail à Gouala. Un parc à petits ruminants – moutons et chèvres – où l’entrée est fixée à 50 FCFA par tête et à 200 FCFA par vente, et un parc à gros ruminants – bovins et camélidés – qui engrange des montants plus importants, car la valeur d’une vache est bien supérieure à celle d’une chèvre. Ces marchés ont connu un succès immédiat qui permet non seulement d’optimiser les échanges entre acheteurs et vendeurs. «On s’est levé à Kiéché, » nous confirme Boubacar China, président du comité de gestion du marché de bétail à Gouala. « C’est vrai que notre système de taxation nous permet d’investir davantage dans le développement de notre commune, mais il ne faut pas oublier que nous avons surtout institué ce marché pour éviter les plaintes entre les populations, » explique-t-il. Il relate que pour chaque animal vendu, le comité établit un ticket de vente. Sur ce ticket, qui constitue la carte d’assurance contre les tracasseries, sont mentionnés le nom du vendeur, les caractéristiques extérieures de l’animal et toutes les indications permettant d’identifier l’animal et de disculper, le cas échéant, son propriétaire. « Et comme ça, il n’y a plus d’accusations de vol ni d’autres chamailleries, » nous dit-il. « Toutes les transactions sont désormais bien documentées. » Pas de développement durable sans coût Mais les marchés de bétail permettent bien sûr aussi d’alimenter les caisses communales. Les bénéfices ainsi engrangés permettent de financer une partie du Plan de Développement Communal dont Kiéché s’est doté. Un apport bienvenu, quand on sait que depuis la réforme gouvernementale de 2002 prônant la décentralisation, les communes du Niger doivent faire face à davantage de responsabilités. Cependant, le pouvoir central ne met guère à la disposition des communes les moyens financiers dont elles ont besoin pour mettre en œuvre cette réforme. Comme elles ne peuvent pas compter sur l’aide de l’Etat central, les communes - tout comme celle de Kiéché - font preuve d'initiatives et de créativité pour disposer des fonds nécessaires afin d'améliorer durablement le bien-être de leurs administrés. En donnant un coup de pouce simple mais concret à aux communes de la région de Dosso, la CTB initie un processus irrémédiable.
Au milieu des vastes étendues de champs de mil qui tapissent la région de Dosso, apparait un coin de verdure: le site maraicher de Tounga Hassada. En effet, la région de Dosso est aride, mais dispose d'un important potentiel d'irrigation: la nappe phréatique des vallées fossiles des dallols est peu profonde. Pourtant, plusieurs contraintes d'exploitation sont difficiles à surmonter pour les producteurs Dossolais: le captage et la distribution de l'eau dans les parcelles, le faible accès aux intrants agricoles et la maitrise partielle des techniques de production et d’irrigation. Cette précarité débouche une pauvreté généralisée et une insécurité alimentaire chronique. En effet, la proportion de personnes en insécurité alimentaire peut atteindre jusqu’à 80%. Face à cette situation, le Programme d’Appui à la Mise en Place des Entités Décentralisés dans la Région de Dosso, Phase 2 (PAMED2) s’est mobilisé et à ciblé plus de 625.136 personnes parmi les plus vulnérables. L’objectif du PAMED2 est de contribuer à la sécurité alimentaire en renforçant la gouvernance locale dans un contexte de jeune décentralisation. En effet, la mise en œuvre du programme repose sur une responsabilisation des communes dans leur rôle de coordinateur du développement local et de fournisseur de services publics de proximité. Ce sont les communes qui définissent les projets de terrain à financer, qui en assument la maîtrise d’ouvrage et qui sont chargées de leur bonne utilisation. Le cas des sites maraîchers dans la commune de Douméga illustrent que des paysans pauvres peuvent accroître leur potentiel de productivité quand de bonnes politiques et pratiques sont mises en place. En effet, le maraichage joue un rôle important sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la commune depuis 2012. Avec l’appui du PAMED2, elle investit dans l’aménagement des terres agricoles au profit des couches vulnérables (puits cimentés, clôture en grillage, motopompes,…). Bien que le maraîchage n’est pas exceptionnel au Niger, le fait que les maraichers à Douméga prévoient de continuer leur activité durant la saison des pluies (juin à septembre) l’est certainement, car la majorité des producteurs nigériens abandonnent le maraichage pour se concentrer essentiellement sur la culture du mil. Cet exemple d’accès à long terme à la terre sur ces sites, marque la volonté des propriétaires fonciers et des chefs de village; soucieux du bien-être de leurs communautés. « Ici, on a montré aux propriétaires des terres qu’en pratiquant les cultures de contre-saison durant la campagne pluvieuse, ils pouvaient augmenter considérablement leurs propres revenus agricoles. Cette pratique a permis de convaincre certains propriétaires fonciers d’accepter à faire une donation de terres destinées à l’aménagement au profit des vulnérables. Ces propriétaires fonciers terriens volontaires ont bénéficié d’appuis en intrants et en petits matériels agricoles afin d’essayer de pratiquer les cultures maraîchères en saison des pluies. Dans ce cas, les propriétaires restent eux-mêmes installés sur une partie du site aménagé et bénéficient donc du même encadrement fourni aux maraîchers par le PAMED2. », nous explique Oumarou Chérif, maire de Douméga. « Changer soi-même peut être difficile, mais inculquer le changement aux autres est un véritable défi. Le savoir seul ne suffit pas : la formation, les bonnes pratiques doivent être adoptées localement et démontrer leurs avantages tangibles. Le savoir convaincu par l’exemple sont les meilleurs arguments pour que les paysans transforment le savoir en initiatives concrètes». Pour Oumarou Emana, secrétaire général du site de Tounga Hassada, la pratique de culture de contre saison est une activité génératrice de revenus. « Je fais le maraîchage depuis l’installation de ce site. Je cultive de la salade, des tomates, des poivrons, des oignions et des pastèques. Mais c’est surtout la pastèque qui rapporte l’essentiel de nos revenus. Par récolte, cela peut nous rapporter 60.000 à 100.000FCFA par personne. Les ressources tirées de cette activité permettent de financer les études de nos enfants; d’acheter des animaux pour faire l’embouche, de satisfaire les besoins quotidiens : de manger, de se soigner en cas de maladie et d’aider certains membres de la famille » L’assimilation du savoir se fait par l’appropriation. Savoir, c’est pouvoir. Le savoir est donc capital pour susciter le changement. Cependant, ce n’est que lorsque tous les acteurs concernés – l’exécutif communal, les agents des services techniques, les chefs coutumiers, les producteurs/productrices et les propriétaires des terres privées- deviennent acteurs du changement que ce dernier s’opère réellement. C’est pourquoi ils doivent tous s’approprier les compétences et bonnes pratiques. Avant tout, les formations et bonnes pratiques doivent répondre à de réels besoins. Les communes sont bien placées pour définir les besoins de formation et les communiquer, mais l’implication de tous les acteurs dans la dissémination est un atout pour l’appropriation mais aussi pour la diffusion à grande échelle et à bas cout. La réussite à Douméga tient à la capacité de la mairie à réunir tous les acteurs autour de décisions prises en commun, mais également à la pertinence de ses interventions et leur adoption par les propriétaires des terres et des producteurs. «L'expérience de notre commune en matière de promotion des filières agricoles sera capitalisée à travers des visites de terrain. Cela permettra de sensibiliser les autres maires pour qu'ils appuient davantage le développement agricole en faisant des investissements qui rapportent aux communes et améliorent les revenus des producteurs, et donc le développement économique et social de la commune» nous dit Oumarou Chérif, démontrant ainsi sa volonté de soutenir ce changement auprès des autres communes dans la région. En comprenant les besoins partages par une grande partie de la population, il est possible de proposer des actions qui conviennent à tous et qui peuvent être répliquées. Cela apporte des économies d’échelle, réunit une communauté d’individus partageant une expérience collective et formant une masse critique d’ambassadeurs du projet. Enfin, cette approche rend plus visibles et comparables les changements apportés à la population, ce qui soutient également la dynamique de la redevabilité de la commune face à ses investissements communaux. C’est dans cette optique que, au mois de septembre, le PAMED2 organisera, en collaboration avec la Coordination Régionale de l’Initiative 3N, la Chambre Régionale d’Agriculture et la Direction Régionale de l’Agriculture, un voyage d’étude au profit des producteurs et propriétaires terriens des sites réalisés dans le cadre du Fonds de Développement Communal.
Dans sa volonté d’atteindre les Objectifs de Développement Durable, le Niger s’emploie à trouver des solutions concrètes pour corriger les indicateurs peu reluisants pour le secteur de la santé. L’un des objectifs du Ministère de la Santé Publique est d’améliorer la performance du système de santé nigérien à travers le financement basé sur les résultats (FBR). Le FBR est une approche axée sur les résultats du système de santé, définis comme la quantité et la qualité des services financièrement accessibles, produits et proposés aux populations par le biais d’un contrat de performance. En effet, une approche qui marque la rupture avec le financement classique du système de santé qui consistait à fournir les inputs sans atteindre nécessairement des résultats. L’effet recherché par cette approche est de renforcer le système de santé, le suivi et l’évaluation, et la performance du système de santé par l’augmentation de l’utilisation, la quantité et la qualité des services offerts. A travers les primes à la performance du personnel de santé, le FBR compte également créer la motivation nécessaire du personnel et ainsi assurer la qualité des prestations. Non seulement, le personnel recevra une prime sur le salaire basée sur la performance individuelle et collective, mais la qualité des prestations se reflètera aussi dans le montant global qu’une formation sanitaire recevra. Le FBR peut contribuer à une amélioration de la qualité mais il y a aussi d’autres mécanismes pour assurer la qualité des soins et la performance du personnel (voir plus loin). Le FBR a été expérimenté avec succès dans les pays à bas revenus comme le Cambodge en Asie dans les années 1990 et à partir des années 2000 dans les pays africains comme le Rwanda, la RDC, le Burundi, la RCA, le Bénin et le Cameroun. Le Ministère de la Santé du Niger quand à lui, a aussi entamé un projet pilote du FBR à Boboye (Dosso). « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » Les défis de l’implémentation du FBR au Niger se situent à différents niveaux, mais un des facteurs les plus importants concernent les ressources humaines. En effet, les ressources humaines en santé devront avoir une place de choix pour accompagner les réformes amorcées. L’audit organisationnel et fonctionnel du Ministère de la Santé Publique, réalisé en juin 2015, a fait ressortir la nécessité de généraliser l’outil des fiches d’emploi pour l’ensemble des agents du système. Il est alors évident que le pilotage du FBR implique des processus et outils de management et de développement des ressources humaines. En collaboration avec le Projet Appui Institutionnel (PAI-MSP), le Ministère a engagé depuis mai 2014, un processus d’élaboration des fiches de postes du personnel des différents niveaux de la pyramide sanitaire. Ces fiches de postes avec la description des activités et tâches individuelles permettront de responsabiliser les agents du niveau opérationnel à travers des objectifs clairs, base pour toute évaluation individuelle. En outre, ces fiches permettront aux décideurs de procéder à des affectations et à des nominations des agents en tenant compte de l’adéquation profil-poste, chose indispensable à une meilleure gestion du personnel de la santé en vue de garantir le bien-être des populations. De fait, avec l’appui du PAI-MSP, la Direction des Ressources Humaines a élaboré 136 fiches de postes validés pour les différents niveaux de la hiérarchie sanitaire. C’est-à-dire : 45 catégories de postes pour le personnel de l’Hôpital National, 21 catégories pour la Direction Régionale de la Santé Publique, 19 catégories pour le Centre de Santé de la Mère et de l’Enfant, 31 catégories pour le Centre Hospitalier Régional, 4 catégories pour les Districts Sanitaire, 14 catégories pour les Hôpitaux de District et 2 catégories pour les Centres de Santé Intégrés. Visant à rendre disponible un personnel compétent, motivé et suffisamment responsable dans tous les structures du pays, ces fiches feront l’objet de test dans la Région de Maradi et seront mis en application au sein des Hôpitaux de District de Gothèye, Gaya et Damagaram Takaya actuellement en construction à travers le Projet d’Appui au Renforcement du Système de Santé (PARSS).
Le développement du secteur de la santé est un indicateur important du niveau de développement d’un pays, mais malgré des progrès certains réalisés depuis quelques années -notamment en santé féminine, pédiatrie et chirurgie- le secteur nigérien de la santé a toujours de grandes difficultés à faire face aux besoins de la population et à organiser l’offre de soins. L’accès aux services de santé de base reste limité. On estime que seuls 40 à 50% de la population ont accès aux services publics de santé, alors que 65% recourent de façon régulière aux guérisseurs traditionnels. Cette situation s’explique par la couverture géographique insuffisante des infrastructures sanitaires, des financements mal adaptés (alors que 48% de la population vit sous le seuil de pauvreté) et par le manque de personnel qualifié et de médicaments. Par ailleurs, certains services de haute spécialité, tels que la dialyse ou la chirurgie, ne sont pratiquement pas disponibles dans le pays. A travers le Projet d’Appui au Renforcement du Système de Santé (PARSS); la CTB Niger est en train de mettre en œuvre un projet de construction d’hôpital de grande envergure. La CTB Niger a été mandaté par la coopération belge afin d’assurer la gestion de la mise en œuvre de la construction de l’hôpital de district de Gothèye, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique. La situation du nouvel hôpital à Gothèye est telle qu’elle pourrait devenir un pôle de soins pour 5 districts sanitaires directement avoisinants dont la population se rend actuellement à l’hôpital de district de Téra, situé à une distance de 95 km, soit à l’hôpital national de Niamey (en traversant le fleuve). Grâce au financement de la Belgique, les populations de la région de Tillabéri et les régions avoisinants auront ainsi accès à un hôpital de référence de niveau périphérique, offrant une variété de services telles que les urgences, la pédiatrie, la médecine interne, la chirurgie, ainsi qu’un service de laboratoire et de radiologie. En plus de répondre à un besoin vital des populations de la région, les hôpitaux de district, comme ceux construits dans le cadre de cette intervention, renforcent le système de santé et augmentent la couverture sanitaire globale. Vu que le rôle de la CTB Niger consiste à gérer le projet -en s’assurant de la bonne conception des plans de l’hôpital, de la construction effective du bâtiment, de son équipement, de la mise en place d’un système de gestion pour l’hôpital, ainsi que de de renforcer les capacités de ses partenaires à tous les niveaux- plusieurs étapes clés ont été franchies cette année. Les principales réalisations consistent notamment dans les activités suivantes : l’élaboration d’un schéma directeur pour les hôpitaux ;le recrutement d’un bureau d’études chargé de la conception des plans d’architecture, de l’élaboration des dossiers d’appel d’offres pour la sélection des entreprises et du suivi et surveillance des travaux. Ceci pour les infrastructures et pour les équipements; le suivi et approbation étapes par étapes des études par l’unité de gestion du projet en partenariat avec le Ministère de la Santé Publique à travers la Direction des Infrastructures et Équipements Sanitaires; le lancement du processus d’appel d’offres pour le choix des entreprises ; les signatures des contrats des entreprises sélectionnées ; la remise des sites et lancement des travaux ; le démarrage des travaux La CTB Niger, continue à travailler en étroite collaboration avec le MSP afin d’exécuter des projets similaires. Ainsi, le PARSS mène également le processus de réalisation des travaux de deux autres hôpitaux de districts à Gaya et Damagaram Takaya, la réhabilitation de l’hôpital de district de Loga ainsi que la transformation de quinze cases de santé en Centre de Santé Intégrés. Chiffres clés : Opérationnalisation de l’hôpital de Gothèye : 2017Budget : 961.747.755 Fcfa pour les travaux d’infrastructuresSuperficie de l’infrastructure hospitalière : 1,68 hBénéficiaires estimés : 270.000 personnes Capacité d’accueil : 81 lits Personnel : environ 60 personnes (personnel médical et administratif minimum)
Au Niger, le bétail sain joue un rôle absolument fondamental. Mais pour maintenir un troupeau en bonne santé, formations et approvisionnement en médicaments sont indispensables. Mais avec la croissance du cheptel et la pression démographique, les soins vétérinaires sont souvent insuffisants pour garantir une santé optimale des animaux. Le pays ne compte que 126 vétérinaires pour une superficie de 1 267 000 km², soit 1 vétérinaire pour 10 000 km². Un problème de taille, auquel viennent s'ajouter la faible offre en médicaments vétérinaires et le manque d’opportunités de formations après l’obtention du diplôme de vétérinaire. Pourtant, une insuffisance de l’accès aux services de base en matière de santé animale constitue l’un des principaux facteurs de risque économique pour l’éleveur. De ce fait, il est un frein important au développement de l’élevage. Améliorer les services vétérinaires de proximité à travers la formation A travers le Projet d’Appui à la Production Pastorale (PAPAT), la CTB mène différentes actions pour renforcer les capacités des agents de terrain -des techniciens issus des Directions régionale, départementales et communales, ainsi que des Services Vétérinaires Privés de Proximité- pour assurer un service vétérinaire- adaptés aux normes régionales/internationales-dans la région de Tahoua. En effet, l’ensemble des services vétérinaires (fourniture d’intrants, service, conseil) ne peut être performant que s’il est accompagné de formation. Afin de renforcer les capacités de ces techniciens, et selon une démarche participative, un atelier d’identification des besoins de formations a été tenu. Il a impliqué les représentants départementaux de l’élevage de la région et, a permis de ressortir les besoins prioritaires en formation dans le domaine de la santé animale. Ainsi, les thèmes suivants ont été retenus comme prioritaires : i) petites chirurgies animales, ii) techniques de prélèvement, d’’emballage et d’expédition des échantillons au laboratoire, iii) techniques d’évaluation de la biomasse, iv) SIG, v) techniques d’identification des tiques et autres insectes, vi) Techniques d’amélioration de l’alimentation animale, vii) Conduite de l'aviculture villageoise, viii) Technique de communication et ix) Procédures de passation de marchés. Le choix de ces thèmes a tenu compte des besoins réels des agents ainsi que des engagements déjà pris par d’autres partenaires de développement pour la formation des agents d’élevage. Ainsi, une formation relative au thème « Les techniques d'identifications des tiques et autres insectes hématophages, les tests de diagnostiques des parasitoses sanguines.» a été organisé du 12 au 21 avril 2016 en 2 sessions de 5 jours chacune au profit de 37 techniciens venant de tous les départements de la région de Tahoua. Ils ont été instruits sur la biologie et l’écologie des tiques, l’exploitation de la clé d'identification des tiques, les diagnostics des maladies transmises par les tiques, les vecteurs de trypanosome et autres diptères hématophages, la trypanosomoses animales et la trypanotolerance, l’exploitation de la clé d'identification des diptères. Le Laboratoire Central de l’Elevage (LABOCEL), en charge du diagnostic des maladies animales, des recherches vétérinaires et d'enquêtes épidémiologiques au Niger, a assuré cette formation. Chaque module présenté a fait l’objet d’échanges entre les participants et le formateur, ce qui a permis de clarifier et d’approfondir tout aspect sombre du module en question. Et après la phase théorique, les apprenants ont mis en pratique les enseignements des deux jours précédents dans les locaux du LABOCEL de Tahoua. Le renforcement des capacités des agents d’élevage sur « Les techniques d'identifications des tiques et autres insectes hématophages, les tests de diagnostiques des parasitoses sanguines » permet aux agents de distinguer les différents tiques et insectes hématophages, de faire un pronostic précis sur les maladies (parasitoses) transmises par ces vecteurs, de maitriser les techniques d’échantillonnage (collecte, conservation et transmission des prélèvements) et de maitriser les maladies sur le terrain en terme de traitement et de contrôle afin de mieux maitriser les situations sanitaires. Poursuivre de telles formations sur d’autres thématiques est la réponse la plus efficace pour une remise à niveau complète des techniciens et auxiliaires d’élevage. En effet, ces agents vétérinaires constituent la cheville ouvrière du Ministère de l’Elevage et leur formation continue est indispensable pour la qualité des activités à mener, notamment d’assurer la protection du cheptel national et par conséquent, la productivité du cheptel, la sécurité sanitaire des aliments et les revenus des pasteurs.
Le 23 juin dernier, le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo a visité le Niger. Le but de la visite du Ministre était la Commission Mixte du 22 juin, conclu par la signature du Programme de Coopération 2017-2020 entre les deux pays. Ce nouveau programme de coopération a été signé pour un montant de 33 millions qui s'étaleront sur quatre ans.. Dans ce programme, l'accent est mis sur deux secteurs. Les soins de santé: l'amélioration de l'accès à des soins de santé de première ligne de qualité via le développement d'un système de couverture universelle (14 millions d'euros). L'élevage et la sécurité alimentaire: l'amélioration de la sécurité alimentaire, de la résilience et des revenus des personnes actives dans l'élevage familial (14 millions d'euros). En outre, une enveloppe de 3 millions d'euros sera affectée au renforcement des capacités. La Coopération belge au développement soutiendra également un projet du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) qui lutte contre les mariages d'enfants et les grossesses précoces (2 millions d'euros).Avec cette signature, neufs mois de travail de préparation ont connu leur fin. Un nouveau chapitre s’ouvre avec les formulations des deux programmes pour lesquelles les préparations sont déjà en cours, et le démarrage effectif de la mise en œuvre dès 2017. Pendant la visite du Ministre, un petit déjeuner à été organisé aux "one roof" du bureau diplomatique et de la CTB, Nos collègues et partenaires du Programme d’Appui à la Mise en Place des Entités Décentralisés dans la région de Dosso (PAMED2) ont témoignés et échangés avec le Ministre sur la décentralisation et les défis de gouvernance locale et la sécurité alimentaire dans la région de Dosso. L’on peut dire que le Ministre a été séduit par le potentiel d’un tel appui pour améliorer les conditions de vie des Nigériens et Nigériennes. La rencontre avec Mme Hadabi Haoua Bizo et Mr Oumarou Chérif, les maires des communes de Kiéché et Douméga respectivement, a eu un impact particulier sur la visite du Ministre. Kiéché et Douméga font partie des douze communes au Niger qui bénéficient de l’appui du Programme d’Appui à la Mise en Place des Entités Décentralisés dans la région de Dosso (PAMED2) qui a pour but de soutenir les responsables à mieux gérer leur commune de façon transparente, à dialoguer avec la population, à trouver des solutions à leurs principaux problèmes. Lors de cette rencontre, les maires ont partagé leurs expériences avec le PAMED2 et ont stressé l’importance et l’impact du soutien de la coopération belge. « Traditionnellement » a expliqué Hadabi Haoua Bizo « à Kiéché, on cultive le mil, mais ces dernières années, on à eu des récoltes décevantes. Mais on se rend compte que si on produit des tomates ou des oignons, on peut gagner plus d’argent. Alors, avec l'appui du programme on arrive à amménager des sites maraîchers et on conseille les producteurs. Il y avait aussi un problème d’accès aux aliments dans les mois qui précèdent les nouvelles récoltes, les greniers étaient vides et la nourriture hors de prix. Avec l’aide belge, nous avons construit une banque céréalière qui fournit des vivres à un prix abordable. Et en plus de ça, on a soutenu plusieurs activités génératrices de revenu. Par exemple, les femmes les plus vulnérables reçoivent trois chèvres et un bouc, qu’elles «remboursent» lorsque leur élevage est bien lancé. Et comme nos administrés voient ce qu’on fait avec l’argent, le leur et celui qui est fourni par les impôts payés par les citoyens belges, ils sont plus enclins à payer leurs taxes ! La faim recule, et les jeunes retrouvent l’espoir, ce qui freine leur exode ».
HABIBOU, Ibrahim est cadre du Ministère à la Direction du développement Régional et local (DDRL) au Niger. Il a fait ses études de Doctorat de 2010 à 2016 à l’Université de Liège à la Faculté des Sciences au Département de Sciences et Gestion de l’environnement. Le titre de sa thèse est « Etude de l'émergence des organisations pastorales et leur rôle dans les processus de gestion partagée de la vallée de la Tarka dans le département de Dakoro (centre sud du Niger) ». Ibrahim a fait le choix de ce thème du fait qu’au Niger l’élevage et les problématiques foncières sont des enjeux majeurs. En effet la réduction des espaces pastoraux à cause de l’augmentation des terres de cultures est source récurrente de conflits fonciers entre les éleveurs et les Agriculteurs au Niger. Il a été sélectionné en 2010 par la CTB du Niger dans le cadre du programme des bourses bilatérales hors-projets. Il a soutenu sa thèse le 15 mars 2016 à Arlon pour l’obtention du grade de Docteur en Sciences de l’environnement. Son travail de thèse lui permettra de renforcer les capacités des ressources humaines pour faire une analyse des dynamiques territoriales dans cet écosystème pastoral. Ce travail est également susceptible de servir de base pour la mise en place de projets de développement des communautés pastorales, et de contribuer à l’accompagnement de la politique de développement au Niger.
Malgré des progrès sanitaires indéniables, les problèmes de santé continue de freiner le développement du Niger. En effet, le fonctionnement du système de santé connaît de nombreux défis qui entravent sa performance et en conséquence, l’accès aux soins par les populations. Dans le cadre du projet d'appui au renforcement du système de santé du niger (PARSS), la coopération nigéro-belge prévoit une amélioration de la couverture sanitaire de la population à travers la construction de trois hôpitaux de District, la réhabilitation de l’Hôpital de District de Loga, la transformation de 25 cases de santé en centres de santé ainsi que le renforcement du système de maintenance dans 9 districts sanitaires. Il faut reconnaître que le PARSS est une untervention de taille à causes des lourds travaux de construction couplés à la mise en œuvre des activités de santé publique. De ce fait, le projet a connu quelques retard dans la phase de conception des projets architecturaux. Mais au mois d’avril, le PARSS vient de finir le démarrage des travaux pour 3 nouveaux hôpitaux de district, respectivement à Gaya, Gothèye et Damagaram Takeya. Les travaux continuent pendant 17 mois pour les 3 HD neufs. L’ensemble des chantiers devrait donc être largement achevés avant la fin du projet. Grâce à la réalisation de ces infrastructures sanitaires dans les trois régions qui en ont tant besoin, les hommes et femmes vivant dans ces zones auront un meilleur accès à un service de base amélioré.
Ce mois-ci, le programme ARIMEL (Appui au Renforcement Institutionnel du Ministère de l’Elevage) sera clôturé. Durant ces 5 dernières années, la CTB a mis en œuvre au Niger l’un de plus importants programmes de renforcement institutionnel. Ce programme, au coût de 3 millions d’euros a été financé conjointement par le Ministère de l’élevage et la CTB. Le programme a apporté des appuis diversifiés qui ont permis de renforcer considérablement les capacités institutionnelles et organisationnelles du Ministère de l'Elevage, tant au niveau central que déconcentré. « Nous sommes fiers d’avoir accompli beaucoup de choses avec relativement peu de budget. Nous sommes surtout fier de la Stratégie de Développement Durable de l’Elevage (2013-2035) et son Plan d’Action, qui ont été élaborés d’une façon participative de tous les acteurs » soulignent Dr. Abouba Saidou, Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Elevage et Responsable du projet ARIMEL et Dr. Ricarda Mondry, Coresponsable ARIMEL. « En outre, on peut compter l’évaluation et la programmation annuelle avec participation des agents centraux, régionaux et départementaux et de l’élaboration de plusieurs autres outils (référentiel d’emploi, manuel des procédures du fonctionnement, système d’évaluation du personnel) et le fait d’avoir mis un grand nombre d’agents dans les bonnes conditions de travail (matériel et renforcement des capacités) parmi les points forts de l’intervention. » En effet, l’appui d’ARIMEL à contribué de manière importante à l'amélioration des performances et de l'efficience du système de gouvernance et permet d'atteindre les principaux objectifs affichés dans ce sens. Elle permet aussi l'émergence d'une administration moderne, ouverte, transparente et citoyenne, la facilitation de l'accès aux services publics par différents canaux ainsi que l'amélioration de la communication avec le citoyen, la réduction des coûts et le développement de l'efficacité de l'administration. « Nous pensons que cela a contribué à ce que le MEL est aujourd’hui plus efficace qu’il y a 5 ans, et est devenu un exemple pour d’autres Ministères. » concluent Dr. Saidou et Dr. Mondry