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Néma – La région du Hodh El Chargui dispose désormais d’un nouveau vivier de compétences pour dynamiser son économie locale. La session de formation intensive, qui s’est tenue du 06 au 18 avril 2026, s'est clôturée avec succès, marquant une étape clé pour l'écosystème entrepreneurial du département.Pendant 12 jours, 20 professionnels issus de l'agence pour l'emploi, de centres de formation technique et d'organisations de la société civile ont été formés pour devenir des experts en accompagnement. L'objectif était de leur transmettre des outils pratiques pour aider les futurs entrepreneurs à structurer leurs idées, gérer leurs finances et assurer la rentabilité de leurs activités.Désormais opérationnels, ces formateurs sont prêts à intervenir sur le terrain pour encadrer les porteurs de projets locaux. Leur intégration prochaine dans le dispositif national de soutien à l'emploi garantit que cet accompagnement sera durable et accessible à tous les créateurs d'entreprises de la région
En Mauritanie, l’organisation des services de santé au niveau local s’appuie sur les circonscriptions sanitaires, structurées à l’échelle des moughataas, subdivisions administratives de second niveau du pays. À cette échelle, les médecins-chefs jouent un rôle central dans la coordination de toutes les structures de santé et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Pendant longtemps, ces responsabilités reposaient essentiellement sur une seule personne, rendant difficile la supervision des structures sanitaires et la planification efficace des activités.« À Bababé, lorsque je suis arrivé comme médecin-chef, la moughataa était oubliée », souligne aujourd’hui le médecin-chef de Boghé, qui exerçait auparavant dans cette moughataa. « Plusieurs structures de santé étaient fermées et il n’y avait pas de coordination entre les équipes. » Pour répondre à ces défis et renforcer la gouvernance sanitaire au niveau opérationnel, le programme AI-PASS, financé par l’Union européenne en partenariat avec le Ministère de la Santé, accompagne la création et le renforcement des équipes cadres des circonscriptions sanitaires des moughataas (EC-CSM).Une réforme née du terrainLa réflexion autour des équipes cadres trouve son origine dans une analyse du système local de santé (analyse SYLOS) menée avec l’équipe projet, les acteurs du terrain depuis 2018, les médecins-chefs et les autorités sanitaires. Cette analyse, conduite dans le cadre des ateliers de la théorie du changement du programme AI-PASS en 2019, visait à mieux comprendre les défis organisationnels rencontrés au niveau des moughataas et à identifier des solutions pour améliorer la coordination des services de santé.Dans le cadre de cette démarche, plusieurs ateliers ont permis de partager les constats et de formuler des recommandations. Parmi les recommandations issues de cette analyse, tous les acteurs se sont accordés sur une priorité claire : renforcer les mécanismes de coordination et de supervision au niveau local.C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de créer des équipes cadres afin de passer d’un modèle centré sur une seule personne à une gouvernance plus collective et participitative.Cette approche a d’abord été expérimentée à partir de 2020 dans certaines zones pilotes, notamment à Bababé et à Dar Naim, désignés « Moughataas d’apprentissage ». Les premières équipes cadres y ont été mises en place et accompagnées dans l’organisation de leurs activités. Les résultats observés sur le terrain ont progressivement convaincu les autorités sanitaires de l’intérêt de ce modèle, conduisant à son adoption puis extension à l’échelle nationale. Ce modèle s’inscrit également dans une dynamique internationale, inspirée de l’approche district des systèmes de santé africains, reposant sur des équipes cadres de district sanitaire.Une reconnaissance institutionnelleLa création des équipes cadres a été officialisée en décembre 2021 avec l’adoption de l’arrêté ministériel fixant l’organisation et le fonctionnement du système régional de santé. Les équipes cadres sont composées de quatre membres autour du Médecin-chef chargés de suivre les principales dimensions du système de santé dans la circonscription : les soins de santé primaires, la gestion des médicaments et des ressources, l’analyse des données sanitaires et la gestion administrative et financière.À partir de 2022, les membres des équipes cadres ont été progressivement désignés et nommés dans les différentes moughataas du pays par le ministère de la Santé, contribuant à renforcer la gouvernance sanitaire locale et à améliorer la qualité de l’offre de soins.Un appui pour renforcer les capacités des équipesDans ce processus, le programme AI-PASS joue un rôle clé en accompagnant le renforcementdes capacités des équipes cadres et des acteurs du système de santé au niveau local.Pour Amadou Kane, expert en santé publique, Assistant Technique National impliqué dans cet accompagnement :« Les équipes cadres sont aujourd’hui mieux armées pour gérer les activités au niveau de la moughataa. Elles ont davantage de légitimité et peuvent assumer des responsabilités sur le terrain. Cela permet aussi de mieux faire le contrôle du respect des normes notamment lors des supervisions des activités des formations sanitaires ».Cet appui se traduit notamment par l’organisation de formations structurées autour de neuf modules portant sur des thématiques nécessaires au management des CSM. Ces formations permettent de clarifier les rôles de chaque membre et d’améliorer la coordination entre les services, tout en développant une approche multidisciplinaire des compétences techniques.L’appui du Projet AI - PASS a également permis de renforcer l’autonomie des équipes cadres de moughataa, notamment à travers l’équipement des salles de réunion, facilitant ainsi les cadres de concertation internes et les échanges avec les partenaires.Le médecin-chef de Boghé confirme ces évolutions sur le terrain :« Nous constatons aujourd’hui une nette amélioration. Les formations et les dotations en équipements et en véhicules ont renforcé nos capacités, mais cela n’est possible que grâce à la mise en place des équipes cadres, qui permettent une meilleure organisation et coordination».Une meilleure organisation des services de santéAI-PASS travaille directement avec les membres des équipes cadres afin d’accompagner leur fonctionnement, d’identifier les défis rencontrés et de renforcer leurs capacités à y répondre. Lors des supervisions trimestrielles, des réunions sont organisées avec les communautés afin d’identifier les principaux problèmes rencontrés par les populations et d’adapter les services de santé à leurs besoins.« Le fait d’écouter les équipes sur le terrain et les communautés nous aide à mieux adapter les solutions proposées et viser une meilleure offre », explique Mamadou Dialaw BA, expert en santé publique, Assistant Technique National.Le Médecin-chef de Boghé souligne également l’importance de cette approche participative, illustrée par des initiatives comme les échographies mobiles réalisées chaque week-end, qui rapprochent les services de santé des populations et améliorent le suivi dans les zones éloignées ne disposant pas d’équipements d’échographie.Cette approche communautaire contribue à renforcer le dialogue entre les structures de santé et les populations, tout en améliorant la qualité de la prise en charge.Une dynamique pour renforcer le système de santéAujourd’hui, les 63 moughataas du pays disposent d’une équipe cadre, marquant une avancée significative dans la structuration du système de santé mauritanien.En renforçant la coordination, la planification et la prise de décision au niveau local, ces équipes contribuent à une offre de soins plus cohérente, plus réactive et mieux adaptée aux besoins des populations.À travers le programme AI-PASS, Enabel poursuit cet accompagnement afin de renforcer durablement la gouvernance et les capacités du système de santé, avec pour finalité d’offrir des soins de qualité aux populations mauritaniennes dans une perspective de couverture santé universelle.Equipe Santé
Depuis 2024, Cheikh Tourad Abderrahmane, expert sectoriel national en santé publique, accompagne l’un des plus grands services de maternité de Nouakchott : le centre de santé de Sebkha. Son objectif est d’améliorer la qualité des soins dispensés aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés.Dans le cadre du programme AI-PASS III, Enabel appuie le ministère de la Santé afin de renforcer la santé maternelle et infantile à travers l’amélioration des soins primaires et de la qualité des services.« Sauver une mère, c’est donner deux vies Au sein de la maternité, la sage-femme Madina Diallo rappel de la responsabilité portée par les équipes : « Sauver une mère, c’est donner deux vies ». Un message qui reflète l’objectif d’Enabel d’assurer à chaque femme un accouchement sûr et digne.Réorganiser l’accueil et la présence des sage-femmes pour un accès plus juste aux soinsAu centre de santé de Sebkha, la situation observée en 2024 témoignait d’un besoin urgent d’organisation. Chaque matin, des trentaines de femmes enceintes arrivaient très tôt et attendaient plusieurs heures à l’entrée du centre, sous une forte chaleur et sans garantie d’être reçues par une sage-femme.« Les sage-femmes prenaient en charge les femmes qui semblaient souffrir le plus, et certaines étaient renvoyées chez elles faute de personnel disponible », explique Cheikh Tourad Abderrahmane, expert sectoriel national pour le programme AI-PASS III.Derrière ces difficultés se cachait un défi structurel, malgré l’engagement des équipes, l’organisation interne ne permettait pas d’assurer un accueil régulier et équitable. Avec l’appui d’Enabel, le médecin-chef de la Moughaata (département mauritanien) de Sebkha, Dr Mohamed Abdelvetah, a réorganisé la présence des sage-femmes, revu la planification et clarifié les rôles de chacun. Cette restructuration permet aujourd’hui d’assurer une présence plus régulière du personnel et d’améliorer l’accueil des patientes.Améliorer la qualité des pratiques obstétricales :le rôle clé du partogramme Au-delà de l’organisation interne, un autre enjeu majeur concernait la qualité du suivi du travail d’accouchement.L’évaluation menée par Enabel en 2023 a révélé que le partogramme pourtant essentiel au suivi obstétrical, n’était pas toujours utilisé correctement. Dans certains cas, il était rempli après l’accouchement, parfois partiellement, parfois pas du tout. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le partogramme est « l’enregistrement graphique des progrès du travail et des principales données sur l’état de la mère et du fœtus ». Cet outil rassemble, sur une seule page, toutes les informations clés du travail d’accouchement :progression de la dilatation, fréquence des contractions, état du fœtus, signes vitaux de la mère, et interventions réalisées. Utilisé en temps réel, il permet de détecter tôt les complications et d’assurer une prise en charge adaptée.Aujourd’hui, grâce à l’appui de Enabel et au travail continu de l’équipe dirigée par la responsable de la maternité, Mme Habsatou Sow, la situation a nettement évolué. Le rapport d’évaluation du premier semestre 2025 montre une amélioration majeure : 99 %des accouchements sont désormais suivis à l’aide d’un partogramme. Les éléments clés du suivi obstétrical, progression du travail, rupture de la poche des eaux, descente de la têtef œtale ou surveillance post-partum, sont désormais mieux documentés et systématiques.L’amélioration de la qualité des soins se reflète également après l’accouchement. Le suivi post-partum immédiat est désormais documenté dans 100 % des cas, contre 15 % lors de l’évaluation précédente en 2023. Cette évolution change concrètement l’expérience des femmes, elles ne quittent plus la maternité sans un dernier examen et un échange sur leur état et celui de leur nouveau-né.Ces avancées ouvrent la voie à une nouvelle étape : des formations ciblées pour harmoniser les pratiques et renforcer l’usage du partogramme en salle d’accouchement.Vers des maternités plus sûres et mieux organiséesLes changements observés au centre de santé de Sebkha dépassent la simple correction d’un outil ou l’ajustement d’un planning. Ils démontrent une transformation progressive de la manière dont les femmes sont accueillies, suivies et accompagnées. C’est une dynamique qui renforce la sécurité et crée un environnement où les mères et les nouveau-nés sont mieux protégés.Enabel, aux côtés du ministère de la Santé, poursuivra ce travail dans les prochains mois afin de consolider ces acquis et d’accompagner d’autres maternités du pays vers une meilleure qualité de soins.Equipe Santé
En Mauritanie, l’accès régulier à des médicaments essentiels de qualité est un défi majeur. Le programme AI-PASS d’Enabel agit à travers un double ancrage institutionnel et opérationnel, mobilisant les acteurs centraux et de terrain, tant dans la région rurale du Brakna qu’à Nouakchott, afin d’améliorer la planification et la disponibilité des médicaments dans les structures de santé publiques.En 2018, la disponibilité moyenne des médicaments essentiels n’était que de 22 % dans les établissements de santé publics (Enquête SARA, Mauritanie, 2018, Ministère de la Santé / OMS.). D'ici 2030, le pays vise une nette progression : atteindre un taux de disponibilité de 70 % (Plan National de Développement Sanitaire 2022-2030).Problèmes de gestion et défis structurelsAvant l’appui du programme AI-PASS, la plupart des structures de santé, qu’elles soient rurales ou urbaines, ne disposaient pas d’outils adaptés pour assurer le suivi des stocks de médicaments. Les commandes étaient souvent effectuées sans normes de gestion, entraînant à la fois des ruptures de stock de médicaments essentiels et une accumulation de produits périmés.Au-delà des difficultés opérationnelles, ces dysfonctionnements reflétaient également des limites structurelles dans la gouvernance du médicament et la coordination entre les différents niveaux du système de santé.À Sebkha, par exemple, le taux de médicaments périmés atteignait 8,2 % en 2024, alors que l’objectif recommandé est inférieur à 3 % (rapports mensuels des assistants du secteur pharmaceutique). Cette situation montre que, malgré les premiers efforts engagés depuis 2023, des améliorations restent nécessaires pour renforcer les pratiques de gestion, améliorer le suivi des stocks et harmoniser les méthodes de travail dans tout le pays.Des outils et un accompagnement continu pour des résultats durablesPour répondre à ces défis, Enabel a soutenu le ministère de la Santé dans la mise en place de 19 outils de gestion du médicament, dont les fiches de consommation journalière, les fiches de stock et les inventaires mensuels, désormais utilisés dans plusieurs régions. L’introduction de ces outils a rendu nécessaire la mise en place de formations continues, organisées depuis 2023 au profit des équipes cadres de Moughataa (département mauritanien) et des gestionnaires de pharmacies.Grâce à cette approche de formation en cascade, les chefs de services sont aujourd’hui en mesure de former les équipes des structures de santé, permettant une appropriation durable des bonnes pratiques. Enabel a également soutenu les structures de santé à travers un accompagnement quotidien et de proximité et à travers la dotation en médicaments essentiels afin d’assurer un stock minimal dans chaque structure de santé appuyé, ainsi qu’en matériel nécessaire à leur gestion.L’ensemble de ces actions a permis d’améliorer la gestion quotidienne des stocks : les équipes suivent désormais les entrées, les sorties et les inventaires à l’aide d’outils adaptés. Dans le Brakna, par exemple, le taux de disponibilité des médicaments essentiels est passé de 50 %en 2023 à 72 % en 2025 dans les centres appuyés (rapport annuel du projet).« La formation nous a appris à calculer nos besoins, à tenir les fiches et à éviter les mélanges entre lesregistres », explique Oumou, gestionnaire de la pharmacie du centre de santé de Dar Naim.Un double ancrage pour renforcer le niveau centralLes progrès observés dans les structures de santé ne peuvent être durables que si le niveau central met pleinement en œuvre la politique pharmaceutique nationale et si les acteurs du secteur jouent leur rôle. C’est pourquoi, dans le cadre du programme AI-PASS, Enabel appuie à la fois les structures de santé et les institutions nationales pour consolider la chaîne d’approvisionnement.À ce titre, plusieurs appuis structurants, techniques et matériels, ont été apportés à la CAMEC, acteur clé de l’approvisionnement en médicaments essentiels. L’agence dispose désormais de son premier plan stratégique quinquennal (2024-2029), visant à garantir la disponibilité continue de produits de santé de qualité et à prix abordable. L’appui du programme a également permis la mise à jour du manuel de procédures, l’initiation d’une démarche qualité, et surtout, le lancement en 2025 du premier appel d’offres international de préqualification, une étape décisive vers un système plus fiable et conforme aux standards internationaux.En parallèle, Enabel soutient la Direction de l'Approvisionnement en Médicaments et en produits de Santé (DAMPS) du ministère de la Santé pour l’évaluation des demandes d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) selon le format international CTD, contribuant à accroître le nombre de molécules enregistrées en Mauritanie. Une plateforme électronique de suivi des approvisionnements a également été mise en place pour améliorer la visibilité des stocks à la CAMEC, chez les grossistes et dans les principaux hôpitaux.Enfin, afin de rapprocher les médicaments essentiels des structures sanitaires, un modèle pilote d’approvisionnement et de distribution jusqu’au dernier kilomètre est en cours de préparation.Vers une gestion pharmaceutique durableLes prochaines étapes visent à consolider les compétences acquises et à institutionnaliser la formation continue pour l’ensemble du personnel impliqué. Ce défi partagé entre le niveau opérationnel et le niveau institutionnel, nécessite des efforts coordonnés afin de garantir la disponibilité continue des médicaments essentiels de bonne qualité et abordable.Le programme AI-PASS poursuit les activités d’appui auprès de la Centrale d’Achat des Médicaments pour réduire les ruptures de stock en médicaments et produits de santé à l’échelle nationale. Cette initiative illustre l’engagement conjoint d’Enabel et du ministère de la Santé à garantir un accès équitable et durable aux médicaments essentiels pour tous.Equipe Santé
En Mauritanie, l’accès à des soins de santé de qualité demeure un défi majeur pour une grande partie de la population. Les inégalités territoriales, le manque de ressources humaines, les difficultés d’organisation des services et une couverture santé encore limitée compliquent la prise en charge des patients, en particulier dans les régions les plus éloignées ainsi que dans les zones urbaines densément peuplées. Ces contraintes pèsent directement sur la qualité et la continuité des soins, mais aussi sur la confiance des populations envers le système de santé.C’est dans ce contexte que s’inscrit l’intervention d’Enabel, à travers le volet d’appui institutionnel du Programme d’Appui au Secteur de la Santé (AI-PASS). Financé par l’Union européenne et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de la Santé, AI-PASS intervient depuis 2017 avec un objectif clair : améliorer la qualité des soins et rendre l’accès aux soins de santé primaires plus équitable.À ce jour, AI-PASS représente un budget cumulé de plus de 22,4 millions d’euros et un appui déployé dans 136 structures de santé, principalement dans les régions de Nouakchott et de Brakna.La couverture santé au centre de l’interventionLa mise en place progressive d’un système de protection sociale en santé constitue l’un des piliers structurants de l’intervention d’ AI-PASS. En Mauritanie, une grande partie de la population reste encore exposée à des dépenses de santé élevées, limitant l’accès aux soins et aggravant les inégalités.Dans ce cadre, AI-PASS accompagne depuis 2017 la réflexion et les travaux préparatoires ayant conduit à la création de la Caisse Nationale d’Assurance de Solidarité en Santé (CNASS) en 2022, puis à l’engagement de sa mise en œuvre opérationnelle à partir de 2023.L’appui à la CNASS vise à renforcer les mécanismes de gouvernance et de financement nécessaires à une couverture plus efficace et plus équitable. En accompagnant la structuration des outils de gestion, de suivi et de pilotage, y compris les composantes numériques, AI-PASS contribue à améliorer la fiabilité des données, la transparence des processus et la capacité de la CNASS à gérer l’assurance maladie dans une logique de pilotage et de redevabilité.Ces efforts ont permis l’enregistrement de plus de 220 000 adhérents dans 6 wilayas (régions mauritaniennes) sur les 15 que compte le pays, marquant ainsi une avancée concrète vers la mise en œuvre effective d’un dispositif de couverture santé solidaire (rapport final AI-PASS2).L’élargissement de la couverture santé ne peut être bénéfique que si l’offre de soins est de qualité, accessible et fonctionnelle : sans ressources humaines, médicaments, équipements et systèmes performants, la couverture seule ne suffit pas.Des leviers concrets pour renforcer la qualité et la performance du système de santéDans cette logique, AI-PASS couvre l’ensemble des volets d’intervention du système de santé en agissant sur la gouvernance, les ressources humaines, la qualité des prestations de soins, le financement du secteur et l’accès aux médicaments et produits de santé essentiels.Afin de favoriser une prise en charge de qualité, centrée sur les patients et adaptée aux besoins des territoires et des communautés, AI-PASS contribue à renforcer le fonctionnement des structures de santé accompagnées, notamment en développant les capacités des équipes cadres et des prestataires, en dotant les structures d’équipements et d’outils essentiels, et en améliorant les infrastructures ainsi que les moyens logistiques.L’intervention soutient également la gestion des médicaments et produits de santé essentiels, un enjeu central dans un contexte marqué par des ruptures de stock fréquentes. Le renforcement du cadre institutionnel du secteur pharmaceutique, ainsi que la mise à jour de la Liste Nationale des Médicaments Essentiels en 2024, contribuent à une offre de soins plus cohérente et à des pratiques de prescription plus rationnelles et équitables à l’échelle nationale.Par ailleurs, afin de consolider la gouvernance et le pilotage du système de santé, AI-PASS a soutenu, aux côtés des autorités nationales, des cadres stratégiques et financiers clés, tels que le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2022–2030, la stratégie nationale de financement de la santé, les Comptes nationaux de la santé ainsi que les revues nationales de la santé, contribuant ainsi au renforcement des mécanismes de planification et de redevabilité du secteur.Enfin, la digitalisation est abordée comme un levier transversal de modernisation et d’amélioration de la prestation des services de santé. L’intervention se concentre sur la structuration de la gouvernance de la santé digitale, le renforcement des capacités institutionnelles et la préparation des cadres techniques nécessaires à l’intégration progressive des systèmes d’information. Cette approche progressive vise à assurer la cohérence, l’interopérabilité et la pérennité des solutions numériques, tout en soutenant les réformes du système de santé et la couverture sanitaire universelle.Comment Enabel agit pour un système de santé durable et équitableAu-delà des appuis opérationnels, AI-PASS vise à structurer les fondations du système de santé en intervenant sur les cadres institutionnels, les règles de gouvernance locales et nationales. Cette approche permet d’agir sur les causes structurelles des dysfonctionnements, plutôt que de se limiter à des solutions ponctuelles qui ne seraient pas durables dans le temps.Concrètement, les équipes d’Enabel travaillent en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et les structures de santé pour identifier les défis, tester des solutions et accompagner leur mise en œuvre. Cette approche repose sur un double ancrage : un travail au niveau central, axé sur les fonctions normatives et de régulation du système de santé, et un accompagnement au niveau opérationnel, au plus près des structures appuyées et des professionnels qui délivrent les soins.AI-PASS s’inscrit dans une logique d’accompagnement de long terme, en soutenant le renforcement des capacités et l’appropriation des réformes par les administrations nationales. À travers cet appui, l’équipe d’Enabel contribue à une évolution équitable et durable du système de santé mauritanien.Equipe Santé
Et si les solutions les plus durables venaient directement du terrain ?Avec le projet SECURALIM, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, nous accompagnons une transition agricole ancrée dans les réalités locales, en misant sur des solutions simples, accessibles… et surtout reproductibles.L’irrigation de complément en est un parfait exemple.Une innovation adaptée au contexte sahélien qui permet de sécuriser les productions, stabiliser les rendements et réduire les risques climatiques.Mais derrière cette approche, il y a surtout des histoires humaines. À Garack, la coopérative Ndaw-Barkél incarne cette dynamique.Accompagnée par SECURALIM, elle a bénéficié : d’un appui technique de proximité de semences de tomate de qualité et de la formation d’un facilitateur fourrager au sein même de la coopérativeRésultat : une montée en compétences locale, une meilleure organisation et des productions mieux valorisées. Et à l’échelle du projet, l’impact est déjà visible :+ 6 200 hectares sécurisés en accès à l’eau1 814 producteurs engagés dans des pratiques agroécologiques4 612 exploitants accompagnés 2 076 tonnes de semences de qualité diffusées 1 750 producteurs connectés à des marchés 4 barrages réhabilités & 4 magasins de stockage construitsEt parce que l’innovation doit être durable, elle est aussi locale : techniciens et artisans collaborent pour concevoir du matériel adapté, accessible et reproductible.Au final ?Des solutions pensées avec les producteurs, pour les producteurs.Et une conviction forte : l’innovation la plus puissante est celle qui prend racine localement.
La stratégie de numérisation de la Caisse Nationale de Solidarité en Santé (CNASS) a été officiellement validée lors du Comité de pilotage (COPIL) réuni à Nouakchott le 9 mars 2026, marquant une étape importante dans la transformation numérique du système de protection sociale en santé en Mauritanie. Cette validation intervient dans le cadre d’une mission d’appui organisée avec l’accompagnement technique de Swiss TPH, dans le cadre du programme AI PASS, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel. La stratégie de numérisation de la CNASS s’inscrit en cohérence avec la Stratégie nationale de santé digitale validée en novembre 2024, ainsi qu’avec l’Agenda Numérique de l’État, qui vise à accompagner la modernisation des services publics et à renforcer l’utilisation des technologies numériques au service des citoyens. Le COPIL, présidé par la Directrice Génale de la CNASS, a permis de présenter les travaux réalisés ces derniers mois et de valider officiellement la stratégie numérique de l’institution. Le lendemain, un atelier technique institutionnel a réuni plusieurs acteurs clés de l’écosystème numérique national afin d’échanger sur des questions structurantes telles que l’interopérabilité des systèmes d’information, la gouvernance et la protection des données, les modalités d’hébergement et la sécurité des systèmes d’information. Parmi les institutions présentes figuraient notamment l’Autorité de Protection des Données (APD), l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), l’Agence du Numérique de l’État (AN-ETAT), le Registre Social, ainsi que le Ministère de la Santé à travers la DPTCES. La mission s’est poursuivie par un atelier réunissant les partenaires techniques et financiers, au cours duquel la stratégie validée a été présentée ainsi que les projets qui constitueront le futur plan d’action de digitalisation de la CNASS pour la période 2026-2030, afin de recueillir les contributions des partenaires. Cette démarche participative constitue une étape importante pour renforcer les capacités de la CNASS et accompagner le développement progressif d’un système de protection sociale en santé plus efficace et mieux connecté aux autres systèmes nationaux. Equipe Santé
Nouakchott, février 2026 – Dans un contexte où la malnutrition demeure un défi de santé publique majeur en Mauritanie — avec un taux de malnutrition chronique de 24% et un taux de malnutrition aigue globale de près de 13% — les initiatives se multiplient pour intégrer la nutrition au cœur des politiques de développement. Grâce au financement de l'Union européenne et sous l'impulsion d'Enabel, le projet SYSALIM, a mené, en collaboration avec les institutions clés du pays, une série d'actions stratégiques marquant ainsi une étape décisive. MASA : Renforcer les Capacités pour une Agriculture plus Sensible à la NutritionLes 18 et 19 février 2026, l’Hôtel de la Medina a accueilli un atelier de formation de haut niveau destiné aux responsables du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire (MASA). Cette session, organisée avec l'appui d'Enabel Mauritanie, a réuni une trentaine de cadres, dont des directeurs centraux et les délégués régionaux du Brakna, du Gorgol, du Trarza et du Guidimakha. L'objectif était de doter les décideurs des outils nécessaires pour que l’agriculture ne soit plus seulement une activité de production et une source de revenus, mais également un levier puissant de santé publique. Les participants ont notamment été initiés au guide du CILSS ; outil de référence pour l'intégration de la nutrition dans les documents stratégiques du MASA (stratégie sectorielle, plan d’action pluriannuel). Cette démarche répond aux engagements de la Mauritanie lors du Sommet de Paris 2025 sur la Nutrition, visant à briser le cycle vicieux des infections et des carences alimentaires. Ils ont par ailleurs eu l’occasion de discuter des apports mutuels de l’agriculture et de la nutrition. Partenariat Enabel - CSA : Une Vision Commune pour la Résilience Parallèlement à cette formation technique, une rencontre stratégique a eu lieu entre la Direction d'Enabel et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA). Ce fut l'occasion pour le Directeur Pays de présenter le portefeuille d'Enabel en Mauritanie. Le projet SYSALIM a particulièrement été mis en avant, avec ses deux piliers fondamentaux : Les Chaines de valeur qui constituent une approche holistique pour le développement des filières lait, maraichage et céréales traditionnelles La Nutrition, comme finalité des chaines de valeur, avec une plus grande emphase sur l’amélioration de la qualité nutritionnelle des produits et un accent sur le changement des comportements alimentaires. Ce pilier s’intéresse également aux aspects institutionnels et de gouvernance de la nutrition. La collaboration visée avec le CSA s’annonce ambitieuse, incluant le renforcement de la Direction de la Nutrition, l'appui à l'Observatoire de la Sécurité Alimentaire (OSA) et la redynamisation de la plateforme nationale multisectorielle de la nutrition. « Enabel est désormais invité à participer au comité DCAN en tant que partenaire du gouvernement. » De son côté, la Commissaire a rappelé le rôle pivot du CSA dans la coordination du Dispositif National de réponse aux crises alimentaires et nutritionnelles (DCAN). Le Commissariat s'oriente vers des solutions durables, telles que : La création de pôles de développement autour des écoles pour renforcer la résilience communautaire. L'étude de faisabilité pour la fortification des farines infantiles. La gestion des CRENAM pour la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition modérée. Vers une Gouvernance Multisectorielle Ces efforts conjoints démontrent que la lutte contre la faim et la malnutrition en Mauritanie repose sur une approche multisectorielle qui implique le MASA, le CSA et de nombreux autres acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux. En alignant les politiques agricoles sur les besoins nutritionnels et en renforçant les capacités opérationnelles du CSA, Enabel et ses partenaires s’assurent que chaque action contribue à une meilleure sécuritéalimentaire et nutritionnelles et à une croissance économique saine et durable profitant pleinement aux populations, notamment les plus vulnérables.
Visite au Commissariat à la Sécurité Alimentaire : vers une approche renforcée de résilienceLe 17 février 2026, une délégation d’Enabel conduite par le Directeur Pays, Laurent Delouvroy, accompagnée de Fodé Niang, Project Manager, Guedie Kane, Conseiller stratégique et Mohamed Bechir, expert nutrition, a été reçue à Nouakchott par Mme Fatimetou Mint Khattry, Commissaire à la Sécurité Alimentaire (CSA). Cette rencontre a permis d’échanger sur les priorités nationales en matière de sécurité alimentaire et sur les perspectives de collaboration autour du renforcement de la résilience des populations.Au cours des discussions, la Commissaire a présenté l’évolution stratégique du CSA, marquée par une transition progressive d’un modèle centré sur l’urgence humanitaire vers une approche orientée vers le développement durable. Cette nouvelle dynamique met l’accent sur le financement d’activités génératrices de revenus, le développement d’infrastructures de stockage et l’accompagnement des communautés vers une plus grande autonomie face aux chocs climatiques et économiques.Les échanges ont également mis en lumière l’importance stratégique du Hodh Ech Chargui, région particulièrement exposée aux défis liés à la vulnérabilité climatique et à l’accueil de populations réfugiées. Dans cette zone du sud-est du pays, les initiatives de résilience occupent une place centrale afin de soutenir à la fois les communautés locales et les populations hôtes, en cohérence avec les priorités nationales et les interventions des partenaires.
Des cadres de concertation régionaux pour structurer les filières alimentaires en MauritanieFinancé par l’Union européenne, le projet SYSALIM mis en œuvre par Enabel accompagne la Mauritanie dans le renforcement de systèmes alimentaires durables et inclusifs, en soutenant l’organisation et la gouvernance des filières agricoles et pastorales dans plusieurs wilayas du pays.Au cœur de cette approche : la mise en place et la redynamisation de cadres de concertation régionaux, espaces de dialogue qui réunissent producteurs, services techniques de l’État, organisations professionnelles, ONG et partenaires techniques afin de mieux coordonner les actions et renforcer les chaînes de valeur locales.Une dynamique régionale de structuration des filièresDepuis le début de l’année 2026, plusieurs ateliers ont permis d’installer ou de redynamiser ces cadres de concertation dans différentes régions :Au Gorgol, des ateliers organisés du 13 au 16 janvier 2026 ont permis de mettre en place le cadre de concertation de la filière lait et fourrage, en présence du délégué régional de l’élevage, des inspecteurs techniques, ainsi que des ONG partenaires telles que AMAD, ACF et ACSADE, aux côtés des partenaires AgriDev et GNAP.Toujours au Gorgol, un second atelier tenu du 17 au 20 janvier 2026 a permis de structurer le cadre de concertation de la filière céréales traditionnelles.Au Guidimakha, un atelier a été consacré à la redynamisation du cadre de concertation de la filière céréalière, afin de renforcer la coordination entre les acteurs et d’identifier les priorités d’action.En Assaba, les acteurs du cadre de concertation maraîcher se mobilisent déjà sur le terrain, alors que la récolte a bien commencé dans la région.À travers ces espaces de dialogue, les acteurs des filières travaillent ensemble à identifier les contraintes, planifier des actions collectives et renforcer la gouvernance territoriale des systèmes alimentaires.Des cadres qui passent à l’actionAu-delà de leur rôle de coordination, ces cadres deviennent progressivement de véritables moteurs d’initiatives locales. Dans le Hodh El Chargui, le cadre de concertation de la filière maraîchère a ainsi mis en œuvre l’une des premières actions de son plan d’action : l’organisation d’une foire d’exposition de la production locale de légumes au début du mois de Ramadan.Cet événement a offert aux producteurs maraîchers de la wilaya une vitrine pour présenter leurs capacités de production et leur compétitivité sur le marché local, tout en répondant à la demande croissante en produits frais, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. L’initiative a été saluée par les autorités locales : le Gouverneur de la région, accompagné de l’administration territoriale, s’est rendu sur place pour encourager les producteurs et féliciter le bureau du cadre de concertation pour cette mobilisation collective.Vers des systèmes alimentaires plus résilientsEn soutenant ces cadres de concertation régionaux, le projet SYSALIM contribue à renforcer la gouvernance locale des filières agricoles et pastorales, à favoriser la prise de décision collective et à créer des opportunités économiques pour les producteurs.Ces dynamiques locales constituent un levier essentiel pour accompagner la Mauritanie vers des systèmes alimentaires plus structurés, plus inclusifs et plus résilients, au bénéfice des populations.
Enabel appuie la santé animale et la résilience pastorale à travers le projet MIRECAMLe 24 février, Enabel, à travers le projet MIRECAM financé par l’Union européenne, a procédé à la remise d’un important lot de matériel vétérinaire et d’équipements à la Délégation régionale du Ministère de l’Élevage du Hodh Chargui.Cette dotation comprend notamment des équipements de chaîne du froid, du matériel destiné aux campagnes de vaccination, des produits déparasitants ainsi que des antibiotiques. Une attention particulière a été accordée aux postes de santé vétérinaires situés le long de la bande frontalière, afin de renforcer les opérations de déparasitage des animaux entrants et de prévenir les risques de contamination transfrontalière.Les équipements bénéficieront également aux inspecteurs de l’élevage des cinq départements d’actions du projet ainsi qu’à vingt (20) auxiliaires d’élevage formés dans le cadre du partenariat entre le projet MIRECAM et la Délégation régionale de l’Élevage. À travers cette action, Enabel renforce concrètement les capacités opérationnelles des services vétérinaires régionaux et contribue à l’amélioration durable de la santé animale.Au-delà de l’appui institutionnel, cette dotation bénéficie directement aux communautés d’éleveurs, en particulier aux éleveurs déplacés et réfugiés ainsi qu’aux communautés hôtes. Cette approche inclusive vise à soutenir la résilience des moyens d’existence pastoraux, à sécuriser les systèmes d’élevage et à renforcer la cohésion sociale dans la région.La cérémonie de remise s’est tenue en présence des représentants du Wali, du Conseil régional, de la Cellule de coordination des projets et programmes de développement du Hodh Chargui, ainsi que des responsables et cadres de la Délégation régionale du Ministère de l’Élevage.À travers cette initiative, Enabel, avec l’appui financier de l’Union européenne, réaffirme son engagement en faveur du renforcement du secteur de l’élevage — pilier essentiel de l’économie locale — et de la promotion d’un développement durable, inclusif et résilient au Hodh Chargui.
Du 9 au 14 février 2026, la ville de Sélibabi, dans la wilaya du Guidimakha, a accueilli un atelier multi-acteurs organisé dans le cadre du projet SYSALIM (Systèmes alimentaires durables et inclusifs pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle) financé par l'Union européenne et mis en oeuvre par Enabel.Pendant six jours, producteurs, services techniques, collectivités territoriales, organisations professionnelles et institutions de recherche se sont réunis pour identifier les besoins prioritaires des acteurs ruraux et les innovations capables de transformer durablement les systèmes alimentaires locaux. Au cœur des discussions : trois filières essentielles pour les moyens d’existence des communautés rurales — le maraîchage, le lait et le fourrage, ainsi que les céréales traditionnelles. Les échanges ont permis de mettre en évidence les défis majeurs auxquels les producteurs sont confrontés : accès limité aux intrants agricoles, difficultés de financement, faible transformation des produits, manque d’équipements et impacts croissants du changement climatique. Grâce à une approche participative combinant ateliers par filière, focus groups avec les producteurs et exercices de priorisation des innovations, les participants ont pu identifier des solutions concrètes et adaptées au contexte local : (1) Dans la filière maraîchage, les innovations prioritaires concernent notamment les systèmes d’irrigation économes en eau, les semences adaptées au climat et l’accès au microcrédit agricole.(2) Pour la filière lait et fourrage, les acteurs ont souligné l’importance de renforcer la production fourragère, améliorer la conservation du lait et soutenir les unités locales de transformation.(3) Du côté des céréales traditionnelles, l’accent est mis sur les variétés résilientes de mil et de sorgho, la gestion durable des sols et les solutions de stockage post-récolte.Les discussions ont également bénéficié de l’appui scientifique d’institutions de référence telles que le Centre National de Recherche Agronomique et de Développement Agricole, l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique de Rosso et l’École Nationale de Formation et de Vulgarisation Agricole de Kaédi. Au-delà de l’identification des contraintes, l’atelier a mis en évidence la forte motivation des producteurs à adopter des innovations, notamment lorsque celles-ci sont accompagnées par des mécanismes de financement adaptés et un appui technique continu.Les résultats de cet atelier constituent désormais une base stratégique pour orienter les actions futures du projet SYSALIM, avec la mise en place de sites pilotes d’innovation, le renforcement des chaînes de valeur locales et une intégration accrue des femmes et des jeunes dans les dynamiques agricoles. Cette dynamique collective ouvre ainsi des perspectives prometteuses pour renforcer durablement la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales en Mauritanie.
Ce mardi 3 février, le Ministère de la Santé a tenu la première réunion annuelle 2026 avec les partenaires techniques et financiers du secteur, sous la présidence de Son Excellence le Ministre de la Santé, en présence du Chef de la Délégation de l’Union européenne en Mauritanie.Cette rencontre stratégique marque une étape clé dans l’alignement des appuis au secteur de la santé sur les priorités nationales, en cohérence avec le programme de Son Excellence le Président de la République et la feuille de route du Gouvernement.Dans ce cadre, le programme AIPASS3, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, s’inscrit pleinement dans cette dynamique de coordination renforcée et d’impact mesurable. Le programme contribue notamment à (1) l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé, (2) le renforcement de l’accès équitable à des services de santé de qualité, et (3) l’appui à la couverture santé et à la modernisation des systèmes, en lien avec les priorités nationales.En soutenant la plateforme nationale de coordination du financement et du suivi du Plan national de développement sanitaire, AIPASS3 participe à une meilleure harmonisation des interventions, à la transparence et à l’efficacité de l’action publique.L’Union européenne et Enabel réaffirment ainsi leur engagement aux côtés des autorités mauritaniennes pour bâtir un système de santé plus performant, plus résilient et centré sur les besoins des populations.
Dans le cadre du dialogue politique entre la République Islamique de Mauritanie et l’Union européenne, la Caisse Nationale de Solidarité en Santé (CNASS) a accueilli une mission conjointe du Service européen pour l’action extérieurec(SEAE) et de la Direction générale des partenariats internationaux (INTPA). Cette visite s’inscrit dans une dynamique de consolidation du partenariat stratégique dans le secteur de la santé, en cohérence avec les priorités nationales.Les échanges ont permis de faire le point sur l’avancement du Programme d’Appui au Secteur de la Santé (PASS), financé par l’Union européenne depuis 2017 à hauteur d’environ 80 millions d’euros, avec un cofinancement de l’État mauritanien. Ce programme structurant accompagne les réformes majeures du système de santé, notamment en matière de gouvernance, d’accès aux soins et de couverture sanitaire universelle.La mission s’est tenue en présence de Monsieur Stefano Signore, Directeur Afrique à la DG INTPA, de Monsieur Wim Vandenbroucke, Chef de la Coopération de l’Union européenne en Mauritanie, ainsi que des représentants des autorités nationales. Laurent Delouvroy, Directeur pays d’Enabel, a pris part aux échanges, aux côtés de Elhadji Malick Ndiaye, Expert en Économie de la Santé, et de Maria Amparo Fernandez del Rio, Experte en Santé Digitale. Leur participation a permis de mettre en lumière les avancées techniques réalisées dans les domaines du financement de la santé et de la digitalisation des services.La mission a également souligné les progrès de la CNASS, notamment à travers les plateformes CNASSI et MIADI, ainsi que les perspectives liées au programme DIGISANTÉ et au développement du dossier patient électronique. Ces initiatives traduisent une volonté commune d’améliorer la qualité des services, la transparence et l’accessibilité pour les bénéficiaires.Inscrite dans le cadre de l’initiative européenne Global Gateway, cette mission confirme la solidité du partenariat entre la Mauritanie et l’Union européenne, avec l’appui technique stratégique d’Enabel, au service d’un système de santé plus inclusif, performant et durable.
Des partenaires unis pour un impact durablePortée par une initiative de l’Union européenne, cette visite conjointe d’ambassadeurs — S.E.M. l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Mauritanie Florian Reindel, S.E.M. l’Ambassadeur du Royaume d’Espagne Pablo Bárbara Gómez, S.E.M. l’Ambassadeur de France en Mauritanie Emmanuel Besnier, S.E.M. l’Ambassadeur de l’Union européenne en Mauritanie Joaquín Tasso Vilallonga, et M. Heikki Vandermander, Conseiller aux affaires politiques et économiques qui représente l’Ambassade du Royaume de Belgique — s’est inscrite dans la dynamique Team Europe visant à mieux coordonner les actions des États membres et des institutions européennes sur le terrain. En rassemblant plusieurs représentations diplomatiques autour d’un même itinéraire et de visites de projets phares, l’Union européenne a voulu envoyer un signal fort de partenariat avec les autorités mauritaniennes et de soutien aux populations des régions les plus vulnérables.Au total, 10 sites ont été visités dans quatre wilayas, illustrant la diversité et la complémentarité des interventions européennes :3 sites mis en œuvre par la coopération belge à travers Enabel,2 projets portés par la Agence Française de Développement,1 intervention de la AECID (Espagne),1 infrastructure de formation soutenue par la KfW (Allemagne),1 action relevant de l’instrument européen de stabilité mise en œuvre par la FIIAPP avec les unités GAR-SI Sahel,ainsi que des initiatives de résilience et de gouvernance locale financées par l’Union européenne et la visite du chantier du pont de Rosso, ouvrage structurant pour l’intégration sous-régionale.Une forte visibilité pour la coopération belge et l’action d’EnabelLa visite conjointe des ambassadeurs européens dans le sud de la Mauritanie a offert une vitrine majeure aux actions menées par Enabel en faveur de la sécurité alimentaire, de la résilience et de l’accès à la santé. Cette mission de l’Équipe Europe, qui a rassemblé plusieurs représentations diplomatiques, a permis de démontrer concrètement la contribution de la coopération belge aux priorités nationales mauritaniennes.Trois sites soutenus par Enabel ont constitué des temps forts du programme :(1) Ajar Sarakolé – Jardins maraîchers circulairesCe site illustre une approche intégrée combinant maraîchage, élevage et cultures fourragères, appuyée par des systèmes d’irrigation performants et une production destinée à la fois à l’autoconsommation et aux marchés locaux. Il démontre comment l’appui d’Enabel renforce durablement la résilience économique et alimentaire des ménages ruraux.(2) Yadjende – Périmètre fourragerLe développement des cultures fourragères, associé à la formation des producteurs et à la valorisation commerciale du fourrage, soutient l’embouche, améliore les revenus et renforce le rôle des femmes dans les filières agropastorales.(3) Boghé – Centre de santé et antenne de la CNASSCette visite a mis en lumière l’engagement d’Enabel, aux côtés des autorités sanitaires, pour améliorer l’accès aux soins de santé primaires, renforcer la couverture santé et accompagner la mise en place d’un système de protection sociale plus équitable.Des résultats concrets au bénéfice des populationsCes visites ont permis aux ambassadeurs de constater des résultats tangibles des infrastructures fonctionnelles, des organisations locales pleinement impliquées, des innovations techniques adaptées aux réalités territoriales, et surtout des bénéficiaires — femmes, jeunes et producteurs — placés au cœur des dispositifs.La complémentarité de l’approche Team EuropeLa mission a également mis en évidence la cohérence et la complémentarité des interventions européennes dans le sud du pays : agriculture et agropastoral, décentralisation, éducation, formation professionnelle, santé, sécurité et grands ouvrages structurants. Dans cet ensemble, Enabel apparaît comme un acteur clé de la mise en œuvre de l’agenda européen, capable de relier les investissements aux dynamiques locales et d’agir au plus près des communautés.Une dynamique porteuse pour la coopération belgePour la Belgique, cette visite renforce la visibilité de sa coopération, confirme la pertinence des orientations stratégiques, et témoigne d’un intérêt croissant pour la Mauritanie. Pour Enabel, elle ouvre de nouvelles perspectives de dialogue stratégique avec les ambassades et les institutions européennes afin de consolider les synergies, d'amplifier l’impact des programmes, de positionner la coopération belge comme un pilier central de l’Équipe Europe en Mauritanie.