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Une conférence annuelle pour fédérer les acteurs du secteur Le ministère de la Formation professionnelle a lancé, le 15 décembre, sa conférence annuelle réunissant les responsables provinciaux et les cadres de l’institution. Cette rencontre visait à présenter les réformes et innovations en cours, à favoriser l’appropriation de la politique sectorielle et à renforcer la collaboration entre les différents acteurs de la formation professionnelle. « Vous êtes ici pour réfléchir à tous ces problèmes. Nous devons bâtir ensemble un ministère de la Formation professionnelle. En un mot, formation professionnelle = préparer quelqu’un à effectuer le travail qui l’attend. Comprendre la formation professionnelle ainsi, c’est corriger les erreurs de l’enseignement pour permettre à quelqu’un de travailler. » S.E. Marc Ekila Likombo, Ministre de la Formation professionnelle et Métiers Une vision partagée pour des compétences adaptées au marché du travail Pendant cinq jours, les travaux ont permis de consolider une vision commune pour une formation professionnelle efficace, orientée vers l’emploi, la digitalisation et la durabilité. Les échanges ont également renforcé la responsabilisation des acteurs provinciaux dans la mise en œuvre des politiques publiques du secteur. Cette dynamique s’inscrit dans une logique de préparation concrète des compétences requises par le marché du travail, afin de stimuler l’insertion professionnelle des jeunes et de soutenir le développement économique du pays. La formation professionnelle comme levier de transformation économique Pour Katrien Spruyt, Experte en formation professionnelle à Enabel, l’enjeu est clair : « Ce qui est plus important pour le secteur, c’est de se démarquer. Partout dans le monde, la formation professionnelle émerge avec un objectif spécifique : développer des compétences adaptées au monde de l’emploi et devenir un facteur clé de changement économique visible. Ce sont des domaines où de nouveaux types de compétences sont nécessaires, et la formation professionnelle y joue un rôle central. » Un cadre stratégique renforcé par la politique nationale Les travaux ont également permis d’outiller les participants sur les questions liées à la gouvernance, à l’insertion professionnelle et à l’organisation du secteur. Pour rappel, la RDC a adopté en septembre dernier la Politique nationale de la formation professionnelle 2025-2034 (PNFP), un cadre stratégique majeur destiné à dynamiser le secteur et à mieux répondre aux besoins évolutifs du marché de l’emploi.
Un forum stratégique pour accélérer l’intégration des TIC Du 11 au 13 décembre 2025, la ville de Lubumbashi a accueilli un forum consacré à la digitalisation de l’éducation, placé sous le thème : « Le rôle des TIC dans le système éducatif congolais ». Organisé avec la Division provinciale de la province éducationnelle Haut-Katanga 1, avec l’appui du projet Éducation de base (Edubase), cet événement visait à accélérer l’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le système éducatif national. Représentant la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, le Secrétaire général a.i., Odon Mulanda, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le Plan Quinquennal 2024-2029. Celui-ci ambitionne de moderniser les infrastructures éducatives, de renforcer les compétences des acteurs du secteur et d’améliorer la gouvernance du système éducatif en RDC. Le forum a mis en lumière des avancées majeures, notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la correction des examens d’État et l’adoption de la technologie Blockchain pour sécuriser les diplômes. Ces innovations traduisent une transformation en profondeur, visant à rendre le système éducatif plus efficace, plus transparent et mieux adapté aux défis du XXIᵉ siècle. Former pour réussir la transition numérique Ce cadre d’échanges a également permis de plaider pour un investissement accru dans les formations professionnalisantes, indispensables au développement des compétences requises par cette mutation numérique. Considéré comme une étape charnière, le forum a favorisé l’harmonisation des visions, le renforcement des capacités et la définition d’orientations stratégiques pour positionner l’éducation congolaise comme un levier central du développement à l’ère digitale.
Une étape clé pour la mise en œuvre de la CSU La remise des certificats aux médecins conseils formés marque officiellement leur entrée en fonction, désormais mieux outillés pour soutenir la mise en œuvre de la couverture santé universelle (CSU). Leur engagement sur le terrain devra se traduire par une amélioration tangible de l’accès, de la qualité et de l’équité des soins pour la population congolaise. La cérémonie de clôture de la formation, organisée le 12 décembre par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, en collaboration avec l’École de Santé publique (ESP) de l’Université de Kinshasa et avec l’appui financier d’Enabel, visait à doter ces médecins conseils des compétences indispensables à l’application effective de la CSU. Les médecins conseils au cœur de la réforme du système de santé Acteurs centraux de cette réforme structurelle, les médecins conseils jouent un rôle clé dans la garantie de la qualité des soins, la protection financière des populations et la régulation des dépenses de santé. Cette initiative répond à la nécessité de disposer de cadres qualifiés capables d’accompagner le déploiement de l’assurance maladie obligatoire et d’en assurer la viabilité. Elle constitue ainsi un levier majeur de la transformation du système sanitaire congolais. Un programme intensif pour des compétences opérationnelles Pendant sept semaines, cinquante (50) médecins conseils ont suivi un programme intensif axé sur la qualité des soins et la protection sociale. Pour Emmanuel Lukombe, « cet événement marque une étape cruciale dans la formation des médecins conseils pour notre pays afin d’assurer la continuité de l’assurance maladie obligatoire avec un personnel qualifié. Nous sommes convaincus qu’après cette formation, ils auront un impact réel sur le terrain ». S’exprimant au nom des apprenants, le docteur Joseph Mukwege a salué la pertinence du dispositif : « Le programme de cette formation constitue l’un des piliers du développement d’une assurance maladie et d’une assurance santé nationale. Il vise à renforcer la régulation et l’efficience des dépenses de soins de santé dans le cadre de la couverture santé universelle ».
Dans les provinces minières du Haut-Katanga et du Lualaba, où la demande en compétences qualifiées demeure élevée, la synergie entre entreprises privées, institutions de formation et pouvoirs publics constitue un levier essentiel pour l’employabilité et le développement économique local. C’est dans cette dynamique que la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), en collaboration avec la Coordination Haut-Katanga & Lualaba, a organisé le 25 novembre 2025 à Lubumbashi une table ronde sur l’engagement du secteur privé. Cette rencontre visait à fédérer les différents acteurs autour d’une vision commune : co-construire des projets de formation et d’insertion professionnelle alignés sur les besoins réels du marché local. Cette initiative a également permis de présenter les stratégies déployées par Enabel pour renforcer les partenariats avec le secteur privé, ainsi que plusieurs exemples de collaborations gagnant-gagnant, illustrant l’impact positif d’une approche concertée sur la formation, l’emploi et la compétitivité des entreprises.
La transformation digitale s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable du développement. Pour y répondre, Enabel déploie sa nouvelle stratégie D4D – Digitalisation pour le Développement, visant à renforcer les compétences numériques de base des jeunes, des femmes, des enseignants et des techniciens. Au cœur de cette stratégie, le programme ICB (Informatics and Computer Basics), mis en œuvre en partenariat avec la STMicroelectronics Foundation, permet l’acquisition de compétences numériques essentielles, adaptées aux réalités locales et aux besoins du marché du travail. Former les formateurs pour un impact durable Du 20 au 28 novembre, une formation immersive s’est tenue au Centre de Ressources du Haut-Katanga, réunissant une dizaine de formateurs issus de différents centres appuyés par Enabel. Cette session a permis de renforcer à la fois leurs compétences techniques et pédagogiques, afin d’assurer une transmission efficace des modules ICB et Tablet for Kids auprès des apprenants. L’inclusion des femmes au cœur de la démarche Un accent particulier a été mis sur l’autonomisation numérique des femmes, avec l’organisation d’une première formation dédiée à vingt apprenantes du projet Vroom Mama. Celles-ci ont été initiées à l’utilisation d’outils numériques appliqués à la conduite d’engins lourds, notamment les technologies embarquées telles que le GPS. Cette approche innovante vise à améliorer leur employabilité, à renforcer leur autonomie professionnelle et à favoriser leur insertion dans des secteurs traditionnellement masculins. Réduire la fracture numérique pour un développement inclusif La réduction de la fracture numérique demeure un enjeu majeur pour faciliter l’accès à l’emploi et accompagner les jeunes et les femmes vers des opportunités professionnelles durables. À travers la stratégie D4D, Enabel réaffirme son engagement en faveur d’un développement inclusif, où le numérique devient un véritable moteur d’égalité des chances.
Du 10 au 19 novembre 2025, près de 70 cadres issus du Gouvernement provincial, de l’Assemblée provinciale ainsi que des services techniques déconcentrés ont pris part à une session de formation dédiée au renforcement des capacités de l’administration publique dans la province du Lualaba. Animée par deux experts du cabinet I&D (Institutions et Développement) et du CEDA (Centre d’Études et de Gestion du Développement en Afrique), cette initiative, lancée par la Gouverneure Fifi Masuka, a été organisée par le Gouvernorat du Lualaba avec l’appui du projet d’Appui Institutionnel au niveau provincial. Cette formation visait principalement à outiller les participants sur les principes fondamentaux de la décentralisation, les bases de la bonne gouvernance, ainsi que les valeurs d’éthique et de déontologie dans la gestion des affaires publiques. À travers ce renforcement des compétences, la province du Lualaba pourra s’appuyer sur une administration plus performante et plus professionnelle, capable de conduire efficacement l’action publique dans le respect des cadres normatifs et légaux, conformément à la loi du 31 juillet 2008 (Loi n°08/012) relative à la libre administration des provinces. À noter que cette session s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement institutionnel, faisant suite à une formation similaire organisée du 27 octobre au 5 novembre 2025 à l’intention des cadres de la province du Haut-Katanga.
Valoriser le rôle des femmes à travers un modèle économique inclusif En reconnaissance du rôle essentiel que jouent les femmes dans le tissu socio-économique et culturel du Haut-Katanga, une initiative structurante a été mise en œuvre afin de renforcer leur autonomisation : la promotion de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Cette approche place l’humain au cœur des dynamiques économiques et constitue un levier pertinent pour améliorer durablement les conditions de vie des femmes actives dans les secteurs informels. Renforcer les compétences pour un emploi décent et durable Pendant plus d’un mois, 75 femmes maraîchères ont bénéficié d’une formation complète axée sur l’entrepreneuriat et les techniques de maraîchage. Cette formation visait un double objectif : renforcer l’employabilité des femmes et des jeunes œuvrant dans l’économie informelle, et les accompagner vers des opportunités d’emploi décent à travers des modèles économiques inclusifs et durables. Les participantes ont été sensibilisées aux principes fondamentaux de l’ESS, notamment la primauté de l’humain sur le capital, la solidarité, la coopération, la gouvernance démocratique, la lucrativité modérée, l’ancrage territorial et la poursuite de l’intérêt général. Des projets collectifs porteurs de changement Organisées en équipes, les bénéficiaires ont eu l’opportunité de mettre en pratique les connaissances acquises en élaborant et en présentant des projets économiques collectifs. Ces initiatives, fondées sur les valeurs de l’ESS, traduisent la volonté des participantes de s’engager dans des activités génératrices de revenus structurées, solidaires et durables. À l’issue du processus, les meilleures propositions seront rigoureusement sélectionnées et bénéficieront d’un financement, garantissant ainsi le passage de la formation à l’action concrète sur le terrain. Un partenariat au service du développement local Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord de collaboration entre Enabel et le Centre de Ressources (CDR) du Haut-Katanga. À travers ce partenariat, les deux institutions réaffirment leur engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes, du développement local inclusif et de la promotion de modèles économiques alternatifs capables de répondre aux défis sociaux et économiques de la province.
Du 17 au 28 novembre 2025, les provinces éducationnelles Haut-Katanga 1 et 2 ont organisé une formation de 12 jours à l’intention de 16 artisans, dont 15 femmes et un homme, originaires de Likasi, Kambove, Kasenga et Lubumbashi. Cette session de renforcement des capacités a porté sur des thématiques essentielles, notamment la santé menstruelle et l’hygiène intime durable, les techniques de confection de serviettes hygiéniques lavables, ainsi qu’une initiation à l’entrepreneuriat, afin de favoriser l’autonomie économique des participants. À l’issue de la formation, 1 600 serviettes hygiéniques lavables et réutilisables ont été confectionnées. Cette initiative vise à offrir une solution durable et accessible pour améliorer la santé menstruelle au sein des communautés, en facilitant l’accès à des produits hygiéniques abordables, écologiques et réutilisables pour les filles et les femmes. Au-delà de l’impact sanitaire, cette action contribue également à la création d’opportunités économiques pour les artisans formés, en renforçant leurs compétences techniques et entrepreneuriales. « Lorsque nous avons entamé cette formation, la plupart d’entre nous ignoraient les techniques de confection de serviettes hygiéniques lavables. Aujourd’hui, nous maîtrisons un savoir-faire essentiel et disposons d’une solution concrète pour améliorer les conditions de vie de nombreuses femmes et jeunes filles. Nous repartons non seulement avec les serviettes produites, mais surtout avec la fierté de fabriquer un produit utile, écologique et qui redonne de la dignité »,Nday Mwenze Laurianne, apprenante et artisane à Lubumbashi. La clôture de la formation a été marquée par la remise d'attestations de participation et de kits de démarrage aux artisans, afin de les soutenir dans le lancement de leurs activités. Une remise symbolique de kits hygiéniques aux élèves du lycée Wema a également été effectuée, témoignant d'un engagement ferme en faveur de la dignité et du bien-être de toutes.
À Lubumbashi , les moto-taxis jouent un rôle essentiel dans le désenclavement des quartiers difficiles d'accès et constituent une alternative rapide face à la saturation des transports urbains. Toutefois, la méconnaissance du code de la route par certains conducteurs demeure une source majeure d' insécurité routière pour les usagers. Afin de renforcer les compétences des conducteurs et de promouvoir un travail décent dans un secteur largement informel , plus de 80 moto-taximens , issus de différentes associations de la ville, ont suivi une formation d'un mois , clôturée début novembre à l' Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) , partenaire de cette initiative. Le programme de formation, spécialement conçu pour répondre aux réalités du secteur, a couvert plusieurs thématiques clés, notamment : le code de la route et la réglementation routière, l' entretien des motos et les notions de mécanique de base , la prise en charge des clients , ainsi que les bases de la gestion financière . En renforçant la professionnalisation des moto-taxis, cette initiative contribue à l'amélioration durable de la sécurité routière , à la qualité des services offerts aux usagers et à la valorisation des métiers de la mobilité urbaine à Lubumbashi.
Lors de la séance de restitution des premiers résultats, tenue du 27 au 28 novembre , le professeur Koen Dewettinck , expert en transformation du cacao, a mis en lumière la complexité du processus de fabrication d'un chocolat de qualité . Celui-ci repose sur une chaîne rigoureuse allant de la sélection des variétés à la fermentation , au séchage , à la torréfaction , au concassage et enfin au tempérage . L'expert a insisté sur l'importance cruciale du contrôle de la fermentation , étape déterminante dans la formation des arômes, tout en alertant sur les pertes de qualité liées à un séchage mal maîtrisé . Selon lui, la transformation locale du cacao constitue un levier stratégique pour créer davantage de valeur ajoutée et d'emplois en République Démocratique du Congo. « Il n'y a pas de chocolat belge sans cacao de qualité provenant des pays producteurs. Aujourd'hui, avec un prix atteignant 6 000 euros la tonne , la RDC dispose d'une opportunité unique qu'elle doit impérativement saisir », a-t-il souligné. Des résultats prometteurs pour un cacao de fine saveur La dégustation des variétés issues des parcelles expérimentales de la Tshopo a révélé des profils aromatiques fruités, floraux et légèrement boisés , caractéristiques des fins cacaos. Ces résultats partiels confirment le fort potentiel de la région à produire un cacao de haute qualité, à condition de : renforcer la formation des producteurs , structurer durablement les organisations paysannes , et améliorer l' accès aux marchés . Une collaboration scientifique pour repositionner la Tshopo Depuis novembre 2023 , Enabel collabore avec l'Université de Gand afin de renforcer l'ensemble de la chaîne de valeur du cacao dans le paysage de la Tshopo . Cette coopération scientifique vise à repositionner la province comme une région productrice de cacao de fine saveur , capable de se distinguer sur le marché international. À travers la science, la recherche et l'innovation , cette dynamique ouvre la voie à une Tshopo reconnue comme pôle de référence en cacao de qualité et en transformation chocolatière compétitive , au bénéfice des producteurs, de l'économie locale et du développement durable.
Le Gouvernement provincial de la Lomami a procédé, le 26 novembre , à l'installation officielle du Conseil Consultatif Provincial de l'Agriculture (CCPA) , sous la présidence du Vice-Gouverneur et Gouverneur ad intérim, Célestin Kayembe Tshiaj Tshibola . La cérémonie s'est tenue en présence des ministres provinciaux du Plan , de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire , ainsi que de l' Agriculture , témoignant de l'importance stratégique accordée au secteur agricole. Le CCPA constitue un cadre de concertation et de coordination visant à décentraliser la réflexion, la prise de décision et le suivi des politiques agricoles au niveau des entités territoriales. Il promet une gouvernance participative et inclusive , fondée sur l'implication active des autorités locales, des services techniques, des producteurs et des autres parties prenantes du secteur agricole.Cette initiative s'inscrit dans le processus d'élaboration d'une stratégie provinciale de développement agricole , destinée à renforcer les mécanismes d'échanges, à stimuler la production et à contribuer durablement à la sécurité alimentaire de la population lomamienne, confrontée aux défis de la famine et de l'insécurité alimentaire. Des actions concrètes traduisent déjà cette dynamique, notamment le lancement récent de la campagne agricole de la saison B , accompagné de la distribution d'engrais et de matériels agricoles . Ces interventions devraient avoir un impact direct sur l'amélioration des rendements et des conditions de vie des ménages agricoles de la province.
Améliorer la qualité de la gouvernance scolaire constitue un levier essentiel pour renforcer l'accès à une éducation de base de qualité dans la province du Sud-Ubangui. Cet objectif figure au cœur des priorités du projet Edubase , qui a organisé, au début du mois de novembre 2025 , une session de formation à l'intention des chefs d'établissements du primaire et du secondaire . Cette formation visait à harmoniser la compréhension des procédures administratives et pédagogiques, tout en renforçant les capacités des responsables scolaires en matière de gestion. Les échanges ont notamment porté sur la clarification des rôles et responsabilités des acteurs éducatifs , la mise en œuvre de mécanismes efficaces de suivi-évaluation , ainsi que l'intégration d'approches participatives dans la gouvernance des établissements. Pour les participants, cette session a permis de lever de nombreuses incompréhensions. « Avant, certaines notions étaient confuses. Aujourd'hui, j'ai compris qu'une bonne gestion scolaire implique aussi une culture de transparence et de redevabilité, ainsi qu'une collaboration franche avec les parents, la communauté et les instances administratives, notamment l'inspection », témoigne Rose Sawi , directrice de l'École primaire III. En renforçant les compétences des chefs d'établissements, cette initiative contribue à la consolidation d'un système éducatif inclusif et performant dans la province du Sud-Ubangui. Elle ouvre également la voie à une gestion scolaire moderne, centrée sur l'intérêt supérieur de l'élève et l'amélioration durable de la qualité des apprentissages.
Du 25 novembre au 10 décembre 2025, Enabel et ses partenaires se sont pleinement mobilisés dans les provinces d’intervention du Projet LVSI (Lutte contre les Violences Sexuelles et l’Impunité) en RDC pour marquer la campagne annuelle des 16 jours d’activisme contre les violences faites à l’égard des femmes et des filles. Dans les écoles, les communautés, et les milieux professionnels, les activités ont permis de renforcer la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation collective autour d’un objectif commun : mettre fin aux violences basées sur le genre (VBG). Kinshasa : vers une meilleure prise en charge des survivantesÀ Kinshasa, la campagne a été l’occasion de consolider la réponse institutionnelle aux violences sexuelles. Un atelier d’échanges a été organisé à l’hôpital Bondeko à l’intention des prestataires de soins, axé sur la prise en charge psycho-médicale des survivantes et l’utilisation des outils de collecte et de rapportage des données VBG. Cette activité s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre plusieurs acteurs, dont le Bureau Central de la Zone de Santé de Limeté, l'Hôpital Saint-Joseph, l'Hôpital Bondeko, EUP FASS KC (Etablissement d’Utilité Publique, Fonds d’Achats de services de santé) la Division urbaine des affaires sociales et celle du Genre ainsi que le Cabinet d'Avocats KS, dans le cadre du projet BOBATELEMI, pour renforcer la coordination multisectorielle. En parallèle, plus de 20 écoles partenaires du projet LVSI à Kinshasa ont bénéficié d’activités de mise à niveau des membres des comités des clubs ADODEV (Adolescents pour le Développement), à travers l’Association Nationale des Ecoles Privées Agréées (ASSONEPA), afin de sensibiliser les élèves sur les VBG et les droits sexuels et reproductifs.À Isangi (Tshopo), les femmes professionnelles en première ligneSous le thème local « Les VBG et les inégalités à Isangi à l'ère du Numérique : S’unir pour la Protection, la lutte contre les VBG et la promotion des droits des Femmes en milieu professionnel », une séance de renforcement des capacités a réuni 40 femmes issues de divers milieux professionnels du Territoire d’Isangi. L’objectif : comprendre les enjeux liés à la violence numérique, initier des actions de plaidoyer collectif et promouvoir les bonnes pratiques liées à l’utilisation du numérique. À l’issue de la session, une conférence multipartite a permis de structurer les réflexions en trois axes majeurs : un plaidoyer pour le renforcement juridique, la protection des femmes au travail et l’engagement collectif des femmes elles-mêmes. « Depuis toujours, on ne nous parle que de nos devoirs : la femme doit faire ci, doit faire ça... Mais on oublie trop souvent que la femme a aussi des droits, notamment dans le milieu professionnel » a lancé une des participantes au sortir de l’atelier. Kisangani (Tshopo) : jeunes et experts réunis contre les VBG numériquesÀ Kisangani, une conférence a rassemblé des jeunes, organisations de la Société civile et autorités sur la prévention des violences numériques et lutte contre les VBG autour du thème : « Accès à la justice pour les victimes : défis, opportunités et innovations ». L’événement a été marqué par la forte implication des jeunes, notamment ceux du réseau U-Report, une plate-forme sociale développée par UNICEF, et par la présence d’experts du ministère du Genre, d’Enabel et de l’ONG des droits humains ACAT (Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture). Les discussions basées également sur le thème de la Journée Internationale des droits de l’Homme, ont mis en lumière les obstacles persistants à l’accès à la justice pour les victimes de violences, tout en explorant les solutions innovantes, notamment en lien avec le numérique. Une dynamique collective qui se renforcePartout où le Projet LVSI intervient, ces 16 jours ont été l’occasion de fédérer énergies et compétences pour faire avancer les droits des femmes et promouvoir l’égalité des sexes. La diversité des approches, des cibles (autour de 1500 personnes sensibilisées) et des espaces d’intervention témoigne d’une volonté partagée d’agir durablement contre toutes les formes de violences, y compris celles qui émergent dans les sphères numériques. Enabel poursuit cet engagement à travers tous ses projets, en collaboration avec les autorités locales, les partenaires sociaux et les communautés.Doudou Kajangu
Une journée d’engagement sous le soleil de Mbuji-MayiCe matin-là, sous un soleil éclatant à Mbuji-Mayi, Rachel NGALULA, jeune pair éducatrice, s’apprête à remplir une mission qui lui tient à cœur. Formée par le Programme National pour la Santé de l’Adolescent (PNSA), elle fait partie de cette jeunesse congolaise consciente et engagée, décidée à agir pour informer et protéger ses pairs. Membre active du réseau de pairs éducateurs soutenu par le projet LVSI (Lutte contre les Violences Sexuelles et l’Impunité) de Enabel, Rachel s’est donné une mission ambitieuse : sensibiliser le plus grand nombre de jeunes élèves à l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Une campagne qu’elle transforme en véritable levier d’action, en animant des séances de sensibilisation dans les écoles de Mbuji-Mayi.Des écoles comme terrain d’actionAccompagnée de ses cinq coéquipiers et de leur encadreur du PNSA, Rachel a visité une dizaine d’écoles sur l’axe Kanshi. Dans les cours et les salles de classe de l’Institut MBUJIMAYI et de l’IPRO MAKALA 2, Rachel trouve des regards curieux, attentifs et parfois des visages familiers. Elle sait que le fait d’avoir presque le même âge que les élèves lui donne un avantage : elle parle leur langage. Avec assurance, elle aborde des sujets parfois sensibles qu’elle tire de sa boite à images et des flyers qu’elle distribue : les violences basées sur le genre et la santé sexuelle et reproductive. Mais en ce mois de décembre, sa mission prend une dimension nouvelle.Lever le voile sur les violences numériquesRachel aborde avec pédagogie des formes de violences peu visibles mais profondément destructrices : le cyberharcèlement, la diffusion non consentie de contenus intimes, l’usurpation d’identité, la propagation de rumeurs en ligne et l’exclusion numérique. Face à elle, les élèves écoutent, s’interrogent et réagissent. Certains partagent leurs expériences, d'autres posent des questions pertinentes. À l’Institut MBUJIMAYI 1 & 2, plusieurs filles ont exprimé leur inquiétude face à des situations vécues, tandis qu’à IPRO MAKALA 2, des garçons se sont montrés curieux et engagés dans la discussion à bâtons rompus.Quand les témoignages révèlent la gravité du phénomèneAu cours d’une des séances, un élève a raconté une histoire bouleversante : celle de sa voisine contrainte de quitter Mbuji-Mayi par honte après que son ex-petit ami a diffusé en ligne ses photos intimes. Il la faisait chanter pour qu’elle rembourse une somme d’argent, et après son refus, il a mis les images en ligne. Rachel et ses co-équipiers ont saisi ce témoignage comme une alerte sérieuse. Ils ont expliqué les recours possibles pour ce type de violence et l’importance d’en parler à un adulte de confiance ou à un service compétent.Une jeunesse informée, une génération protégéeEn fin de journée, Rachel ressent la fatigue, mais surtout la satisfaction du devoir accompli. Elle sait que les 300 jeunes qu'elle a réussi à sensibiliser dans les salles de classe est une victoire contre l’ignorance, la peur ou le silence. Grâce au soutien du projet LVSI, ces élèves comprennent mieux leurs droits, savent identifier les violences, y compris en ligne, et surtout, où et comment dénoncer et chercher de l’aide. Pour Rachel, cette journée n’est qu’une étape dans son engagement continu pour une société où les filles et les garçons grandissent en sécurité, informés et libres.Doudou Kajangu
Gemena, Budjala et Mbuji-Mayi, RDC - Dans les couloirs parfois silencieux des services de l’Etat congolais, certaines violences ne laissent pas de traces visibles, mais détruisent des carrières, des vies et le climat de travail. Pour briser ce silence, plus de 100 agents et cadres des services publics de l'État viennent d’être formés à devenir des relais de sensibilisation contre les violences basées sur le genre (VBG) au sein de leurs services. Pendant plusieurs jours, ces fonctionnaires de l’Etat issus des provinces du Sud-Ubangi et du Kasaï Oriental ont pris part à une série d’ateliers intensifs. Au programme : des modules couvrant les fondements du genre, les formes spécifiques de VBG en milieu professionnel (comme le harcèlement sexuel ou l’abus de pouvoir), les conséquences pour les victimes, ainsi que le cadre juridique national et international protégeant les droits des agents publics. Des cas pratiques et des exercices d’auto-évaluation ont permis à chacun d’identifier des comportements sexistes souvent banalisés dans leur environnement de travail.Mais au-delà des apprentissages théoriques, chaque participant a été invité à prendre position et à s’engager personnellement. À travers une réflexion personnelle, chacun a identifié deux actions concrètes, réalistes et adaptées à mener dans son service, à court, moyen ou long terme pour enrayer la banalisation des violences de genre. Certains ont proposé d’organiser des séances de sensibilisation entre collègues, d’autres de mettre en place des mécanismes internes de dénonciation simples et sécurisés. À Gemena et Budjala, plusieurs de ces actions seront d’ailleurs lancées pendant cette campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Ces ateliers, fruit d’une collaboration entre le ministère du Genre, Famille et Enfant, la Fonction publique via l’Observatoire Genre de l’Administration publique (OGAP) et le Réseau des Dames Enarques (RDE) avec l’appui d’Enabel à travers son projet Lutte contre les Violences Sexuelles et l’Impunité (LVSI), ont permis de faire naître une nouvelle génération de relais de sensibilisation. Dans une administration marquée par une culture de silence, où la crainte de représailles ou de perdre son emploi empêche toute dénonciation, cette initiative ouvre la voie à une transformation durable des rapports de travail et à faire de l’administration congolaise un espace plus sûr, plus équitable et respectueux de l’égalité des genres.Doudou Kajangu