2355 - 2370 van 341 nieuws bekijken
C’est l’une des salles de conférence du Ministère de la Santé qui a accueilli, ce 21 septembre 2016, la cinquantaine d’acteurs du domaine de la santé venus procéder à la validation de la nouvelle édition du volume 1 du document de normes et standards pour la construction et l’équipement des formations sanitaires : centres de santé et hôpitaux de zone du Bénin. Fidèle à son objectif d’accompagner l’état béninois dans son désir de garantir à la population du pays des soins de qualité, l’Agence belge de développement (CTB), à travers son Programme d’Appui au Secteur de la Santé (PASS Sourou), a appuyé la Direction des Infrastructures, Equipements et Maintenance (DIEM) dans la réalisation de cet ouvrage.Présidée par le Ministre de la Santé, monsieur Alassane SEIDOU, qui a d’ailleurs préfacé le document, la cérémonie de validation de ce dernier, fort simple, revêt un cachet spécial pour le Bénin. Ceci, dans la mesure où elle permet de valider un référentiel en matière d’équipements et d’infrastructures pour les centres de santé et hôpitaux, un document qui, dès lors qu’il sera disséminé et utilisé, aura un impact positif et prépondérant sur la santé des populations béninoises. Car, comme l’a si bien noté le Conseiller technique juridique au Ministre de la Santé, monsieur Alassane AMADOU SANNI, «L’environnement sanitaire est un tissu où tout s’accorde. Même s’il est bien formé, le médecin ne peut bien travailler s’il n’a pas le bon matériel». De plus, selon monsieur Mohamed Lamine DRAME, Co-responsable du Programme d’Appui au Secteur de la Santé (PASS Sourou) de la CTB Bénin, «ce document permettra d’éviter de se retrouver dans la situation actuelle où l’on note la présence, dans les formations sanitaires, d’équipements de marques diverses, fournies par le financement de partenaires différents, ce qui a un impact négatif sur la formation des personnes devant utiliser ces matériels, de même que sur l’achat des pièces de rechange et la maintenance.»La nouvelle édition du volume 1 du document de normes et standards pour la construction et l’équipement des formations sanitaires : centres de santé et hôpitaux de zone du Bénin, apporte des évolutions majeures par rapport à la version antérieure datant de 2000, qui s’est révélée caduque au vue des progrès de la médecine et des technologies biomédicales enregistrées ces dernières années, des nouvelles orientations dans la pratique de soins, et des nouvelles pratiques dans les structures sanitaires. L’ouvrage est le fruit d’un travail participatif et inclusif, à la conception duquel ont participé des ingénieurs, des architectes béninois, les gestionnaires de centres de santé, les médecins, les personnels de services paramédicaux. Le Ministre de la Santé, monsieur Alassane SEIDOU, lors de son intervention a présenté à l’Agence belge de développement (CTB), « les vifs remerciements du gouvernement et du peuple béninois pour cette générosité renouvelée ».La directrice des Infrastructures, Madame Adjaratou MALIKI SEIDOU a tenu, quant à elle, à saluer la disponibilité et la détermination de tous les acteurs impliqués dans l’actualisation du volume 1 du document de normes et standards pour la construction et l’équipement des formations sanitaires : centres de santé et hôpitaux de zone du Bénin et particulièrement des cadres de son département. Lors de la cérémonie, une présentation du document a été faite aux participants qui ont pu y apporter leurs corrections et amendements. Le présentateur, monsieur Marius AGOSSOU, analyste biomédical en poste à la DIEM, a tenu à noter les innovations contenues dans cette nouvelle édition. Il a, notamment, insisté sur le fait que pour pouvoir prendre en compte les fièvres hémorragiques/virales, comme Ebola, Lassa ou Zika, le document prévoit l’installation de salles d’isolement pour les malades dans tous les hôpitaux de zone. De même, dans ce même type d’hôpital, le document préconise que la pédiatrie soit séparée de la médecine générale, et que les installations pour la prise en charge de la césarienne soient renforcées. Selon le Docteur DRAME, ce document «est un outil très précieux permettant de voir où se situe le gap entre ce que nous avons et ce qui devrait être et ce qu’il faut faire pour mieux équiper nos hôpitaux. Ceci afin de concevoir des Plans d’investissements pour l’équipement et les infrastructures de nos centres de santé et hôpitaux de zone. Le document ainsi conçu pourra également servir d’outil de plaidoyer auprès du Ministère des Finances, de l’Assemblée Nationale, du Secteur Privé pour le financement des acquisitions des équipements biomédicaux ainsi que pour la construction des infrastructures des centres de santé et hôpitaux de zone. »Notons que le volume 2 du présent document a également été validé au cours de la semaine. Il concerne les Centres Nationaux Hospitaliers Universitaires et les Centres Hospitaliers Départementaux et est réalisé sous financement de la Banque Mondiale. Il ne reste donc plus qu’à souhaiter que les acteurs du secteur de la santé s’approprient ces ouvrages afin que les populations bénéficient d’une meilleure prise en charge médicale, en partant du diagnostic jusqu’au traitement. Communiqué de presse sur Relief Web
La cause de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle a réuni le vendredi 21 octobre 2016, dans la salle de conférence du Centre d’Action Régional pour le Développement Rural (CARDER), l’ensemble des acteurs intervenant dans ce domaine dans l’Atacora. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation, instituée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en novembre 1979, et dont le monde entier marquait cette année la 36ième édition. Le thème retenu cette année « Le climat change, l’agriculture et l’alimentation aussi », a fait l’objet de plusieurs communications et échanges qui ont permis aux participants de reconnaître l’importance de développer des synergies d’actions afin d’avoir un impact significatif sur l’amélioration du niveau de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l’Atacora en particulier et au Bénin en général. Les changements climatiques, une réalité certes, mais pas une fatalité !Pas moins de 80 personnes, parmi lesquelles on peut noter, outre les maires et leurs collaborateurs, les représentants des services techniques déconcentrés, mais aussi une délégation du Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), sans parler des représentants des coopérations bilatérale et multilatérale, étaient présentes à la cérémonie. Le caractère officiel de la rencontre a été marqué par la présence de Madame Nah Béré CHABI, Préfet du département de l’Atacora, de Monsieur Gabriel AHOUANDOGBO, Directeur Général de la Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée (DANA) et du Directeur Général du Centre d’Action Régional pour le développement Rural (CARDER), Monsieur Amadou BARASSOUNON ALI. Ce dernier, dans son mot de bienvenue a souligné la dynamique de concertation existante entre son institution et les Partenaires Techniques et Financiers. Le Préfet de l’Atacora a, quant à elle, rappelé que le changement climatique « ne saurait être une fatalité ». Elle a précisé « nos actions, nos décisions et nos comportements quotidiens ont, en effet, tous, un impact direct ou indirect sur le climat. La multiplication des catastrophes naturelles et des problèmes environnementaux compliquent la vie des populations en général et des petits agriculteurs, éleveurs et pêcheurs en particulier dont beaucoup souffrent de la sous-alimentation chronique et restent les premières victimes des conséquences du changement climatique. »Les trois communications projetées au cours de la rencontre ont toutes portées sur la relation entre l’agriculture et les changements climatiques d’une part, et la relation entre ces derniers et l’alimentation d’autre part. A la suite de la projection du film documentaire, sur les causes et conséquences des changements climatiques dans l’Atacora, commandité par le Projet d’Adaptation au Changement Climatique (PACC), c’est avec force détails que Monsieur Marius AÏNA du Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) et Madame Estelle ADJOVI du Projet de Sécurité Alimentaire et Renforcement de la Résilience (ProSAR), ont démontré l’impact négatif des changements climatiques et proposé des voies et moyens pour y faire face. En ce qui concerne l’agriculture, ces bouleversements devraient conduire les producteurs à changer leurs pratiques agricoles notamment en choisissant de nouvelles variétés de semences mais aussi en prenant en compte le développement ou l’émergence de nouvelles maladies et ravageurs. Pour ce qui est de l’alimentation, les modifications ont un impact aussi bien sur les choix alimentaires qui provoquent la dénutrition aux seins des communautés rurales, que sur la détérioration de la qualité nutritionnelle des aliments consommés. Nécessité d’une synergie des actions des acteurs de la Sécurité Alimentaire et NutritionnelleAu-delà des différentes allocutions et communications de cette journée, c’est la thématique de l’unité et de la synergie d’actions qui a été, le plus, défendue par les participants. Ainsi, Madame le Préfet a déclaré « Sans une action concertée visant à renforcer la résilience, il est difficile pour une grande partie des populations, notamment les plus pauvres et les plus vulnérables, de produire des aliments et de générer des revenus suffisants pour nourrir leurs familles. Il est également impossible de parvenir à un développement social et économique durable sans sécurité alimentaire et nutritionnelle. » Pour monsieur Rûdiger BEHRENS, Chargé de projet ProSAR, de la coopération allemande, « La synergie d’actions des différents acteurs impliqués dans le secteur de la nutrition dans l’Atacora est importante. Si chacun fait ce qu’il veut sans qu’il y ait concertation, cela ne marchera pas. C’est ensemble que nous pouvons avoir un impact. Ce qui est important, c’est l’union. Si nous développons une synergie dans la mise en œuvre de nos activités, nous pourrons alors réussir à aider les populations à atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle. » Quant à monsieur Jacques CHABBERT, coordinateur du programme AMSANA, pour l’Agence belge de développement (CTB), il déclare : « les différents acteurs impliqués et responsables de la mise en œuvre des actions de développement, ne doivent pas avoir peur de la concurrence entre institutions et services. Au contraire c’est la mise en commun des capacités et savoir-faire respectifs, qui permettront d’être plus efficace pour relever en semble les défis existants afin d’améliorer durablement les niveaux de sécurité alimentaires et nutritionnelles des populations ». Pour le Directeur Général de la Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée (DANA), monsieur Gabriel AHOUANDOGBO, cette synergie d’actions se constate déjà au niveau des acteurs de l’Atacora : « L’organisation de la journée mondiale de l’alimentation au niveau départemental dans l’Atacora est une première nationale. Au niveau régional, on observe autour de la Préfecture, l’engouement et l’union des Partenaires Techniques et Financiers, mais aussi du CARDER pour célébrer cette journée. Dans les autres départements nous n’avons pas eu ce même mouvement. C’est pour cela que nous saluons l’initiative. C’est une manière de réveiller les autorités locales et de leur montrer que la question de l’alimentation et de la nutrition concerne tous les niveaux. L’identification et la mise en œuvre des actions de lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle concerne aussi bien les acteurs gouvernementaux, que les acteurs locaux. »Enfin, monsieur Rodrigue ELEGBE, coordonnateur régional Atacora-Donga du Secrétariat Permanent du Conseil de l’Alimentation et de la Nutrition (CAN), affirme : « Une synergie d’actions dans le domaine de l’Agriculture et de la Nutrition au Bénin est fondamentale. En effet depuis 1960, les nombreux programmes et projets qui interviennent dans ces secteurs de façon isolé, n’ont pas permis d’améliorer les indicateurs, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle surtout ceux de la région de l’Atacora. »Il ne reste qu’à souhaiter que cette synergie d’actions entre les acteurs de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de l’Atacora se développe afin d’avoir un impact significatif, pour l’amélioration du bien-être des populations. Communiqué de presse sur Relief Web
Résumé des interviews de Monsieur Paul Sahgui, maire de la commune de Tanguiéta (assisté par le Chef Service Planification et Développement Local de la commune, Monsieur Feysal Pogo), du 2ième adjoint au Maire de Cobly, Monsieur Yves Kaucley et de Monsieur Sorikoua Sambiéni, Maire de la commune de Matéri.La malnutrition, un problème global dans les communes de Matéri, Tanguiéta et CoblySelon les personnes interviewées, la malnutrition est un problème général dans les trois communes de Matéri, Tanguiéta et Cobly. Son taux varie entre 30% et 44%, selon les mairies concernées. Ce sont surtout les zones rurales qui sont les plus touchées, les zones urbaines étant plus ou moins préservées. Dans les zones rurales, les effets de la malnutrition sont criants et décelables à l’œil nu chez les enfants de 0 à 5 ans. Plusieurs causes sont relevées par les responsables des communes pour expliquer la malnutrition dans leurs localités. A Matéri, par exemple, le Maire insiste sur le fait que « malgré la disponibilité des produits riches en protéines et autres nutriments indispensables à une bonne santé, les populations continuent de faire face à la malnutrition parce qu’elles ne se nourrissent pas selon les normes alimentaires. C’est plus une question de prise de conscience et d’habitude alimentaire au fil des générations qui fait que cet état de choses perdure ». Monsieur Sambiéni insiste aussi sur les habitudes sanitaires qui ne sont pas adaptées pour favoriser une bonne nutrition. Ainsi, les populations se rendent à l’hôpital uniquement quand elles sont malades et ne procèdent à aucun déparasitage ou autre suivi sanitaire de prévention. Pour le Maire de Tanguiéta et son collaborateur, leur commune fait face à un grave problème de malnutrition du fait de l’indisponibilité de terres cultivables dans certaines de leurs localités : « Quand on prend le village de Tanongou et Cotiakou où le relief est rude, montagneux et très accidenté, il n’y a pas suffisamment de terres cultivables et le problème de malnutrition s’y pose en terme de disponibilité et en termes d’accessibilité. » affirment – ils. Les Maires de Tanguiéta, Matéri, et Cobly expliquent aussi la malnutrition dans leurs communes par le fait que « les parents, lorsqu’ils produisent, bradent les produits au lieu de les utiliser pour nourrir leur famille et particulièrement les enfants ». Dans sa démarche pour faire face à ce dernier facteur déterminant Monsieur le Maire de Tanguiéta est entrain de prendre des mesures pour « sensibiliser les populations sur le fait qu’à la production, il y a une part qui doit être réservée pour la vente et l’autre, la plus grande partie, pour la consommation et doit suffire pour toute l’année. »Mais de l’avis général, un autre facteur, insoupçonnable et pourtant bien réel, affecte directement ou indirectement, la nutrition chez les petits et les adultes dans les communes de Matéri, Cobly et Tanguiéta. Il s’agit de l’alcoolisme. L’alcoolisme, facteur favorisant la malnutrition chez les enfants et les adultesPour étayer cette affirmation des autorités interviewées, le 2ième adjoint au maire de Cobly, monsieur Yves Kaucley, évoque l’étude réalisée par le directeur de l’Hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, dans laquelle ce dernier tire la sonnette d’alarme en estimant que si rien n’est fait d’ici 10 ans, la jeunesse des trois municipalités sera détruite par l’alcool et donc incapable de contribuer à la production agricole locale. Monsieur Kaucley s’appuie également sur des mémoires d’étudiants portant sur l’alcool et ses effets négatifs dans les communes concernées. Pour lui « chez les adultes, la malnutrition est liée à la consommation d’alcool frelaté dans nos régions, surtout le SODABI que les femmes fabriquent sur place et dont on ne sait avec quel produit il est fabriqué. La population en consomme beaucoup. On peut parler de malnutrition parce que la personne qui s’adonne à ces boissons n’arrive plus à manger correctement et investit tout son argent dans l’achat de boissons alcoolisées frelatées ».Monsieur Sambiéni, Maire de Matéri, insiste quant à lui sur l’impact de ces boissons sur les enfants : « Vous verrez par exemple une dame censée préparer à manger et qui n’arrive pas à le faire, à cause de la consommation excessive d’alcool. Ce qui fait que les enfants ne mangent pas à temps ou pas du tout, parce que leur mère est saoule. Ou vous pouvez voir le père qui vend une partie de ses récoltes pour prendre de l’alcool, ce qui fait que la famille se retrouve sans aliments ».Monsieur Yves Kaucley décrit la situation comme très alarmante et préjudiciable à la lutte contre la malnutrition dans les communes de Matéri, Tanguiéta et Cobly : « Aujourd’hui, si on n’arrête pas ce phénomène de consommation excessive d’alcool frelaté, on aura la volonté de promouvoir la sécurité alimentaire mais on n’aura même plus de bras valides pour intervenir dans les champs afin que la production soit massive ».Face à cette menace, les Maires des trois communes ont décidé mutualiser leurs efforts pour lutter contre ce fléau, car, en allant en rangs dispersés, ils se retrouvent confrontés à de nombreuses difficultés, comme le souligne le 2ième adjoint au maire de Cobly : « On a vraiment à cœur ce problème. Mais face à certains paramètres, chaque Maire pris séparément se retrouve dans l’incapacité d’arrêter ce fléau. Nous nous sommes joints aux Maires de Matéri et de Tanguiéta pour mener la lutte ensemble. Parce qu’aujourd’hui, ces dames [fabricantes de boissons frelatées] ont des maisons dans la localité mais personne n’a accès à ces maisons. Et au jour le jour, elles continuent de produire ces boissons ».Le Programme AMSANA, un programme de qualité pour lequel tous les Maires sont engagésPour le Maire de Matéri, AMSANA leur a permis de « prendre conscience du fait que la sécurité alimentaire et nutritionnelle est une question importante, de l’intégrer dans notre jargon et dans nos politiques. ». Le maire de Tanguiéta souligne aussi comme force du programme le fait que « AMSANA a choisi comme porte d’entrée la commune. Donc tout passe par la commune qui doit jouer un rôle de coordination et de suivi des activités sur le terrain ». Quant au 2ième adjoint au maire de Cobly, il estime que « si ce que déclare AMSANA sur le plan théorique, le programme le met effectivement en pratique, il ne faudra même pas attendre la fin des quatre ans d’exécution pour obtenir des résultats concrets ».Les Maires démontrent donc un grand intérêt pour le Programme auquel ils ont été associés dès les premières phases. Et pour l’accompagner, ils se disent prêts à intégrer la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans les prochains Plans de Développement Communaux (PDC). Ils sont conscients qu’il y va d’abord et avant tout de l’intérêt de leurs administrés, des populations dont ils ont la charge. Comme le dit si bien le Maire de Matéri, qui résume l’avis général des Maires impliqués dans le Programme AMSANA, « notre rôle c’est d’abord de prendre en compte les aspects de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans nos politiques et documents de planification et d’accorder les ressources qu’il faut pour mener à bien cela. Car le rôle de la mairie n’est pas juste de construire des infrastructures mais aussi de faire en sorte que la population mange à sa faim et qu’elle puisse améliorer ses revenus pour réaliser le développement ».Il ne reste donc plus qu’à formuler, comme le Maire de Tanguiéta, le vœu que « tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme réalisent le rôle central de la Mairie dans le programme, pour que d’ici 20 ans, le relai soit vraiment assuré. Parce que nous parlons de pérennisation des acquis. C’est vrai que le programme n’est là que pour cinq ans, mais la commune, elle est toujours là ».
Les 12 et 13 juillet 2016, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Programme Appui Multisectoriel à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l’Atacora (AMSANA) se sont retrouvés en conclave à Parakou. Le but de la rencontre était d’amener les parties prenantes du programme à dégager une compréhension harmonisée du concept de sécurité alimentaire, de la logique d’intervention du programme, et de leurs rôles de façon à ce qu’ils contribuent tous d’une manière efficiente à l’atteinte des résultats et au suivi du programme. Rappelons qu’AMSANA est un Programme multi-acteurs d’un montant de 12 592 080 d’euros financé par le Fonds Belge pour la Sécurité Alimentaire (FBSA), qui a pour objectif d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables des Communes de Boukoumbé, Cobly, Matéri et Tanguiéta. Il est mis en œuvre par un consortium de Cinq (05) acteurs belges que sont Iles de Paix, Louvain Coopération pour le Développement, la Croix Rouge de Belgique, Protos et la CTB avec chacune, une valeur ajoutée spécifique.Animée par la consultante Hannelore Beerlandt, venue de Belgique pour la cause, cette rencontre a connu la présence de cadres des services techniques des mairies impliqués dans la mise en œuvre du projet, de cadres du Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) et du Centre d’Action Régional pour le Développement Rural (CARDER), des équipes des différentes institutions associées mais aussi des maires des communes de Tanguieta, Matéri et du 2ème adjoint au maire de Cobly.
L’hôtel Azalaï de Cotonou a servi de cadre à la cérémonie de restitution de l’enquête nationale STEPS sur les Maladies Non Transmissibles au Bénin, enquête menée d’octobre à décembre 2015, par le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (PNLMNT), structure du Ministère de la Santé, avec l’appui financier et technique de l’Agence belge de développement (CTB) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L'enquête STEPS du Bénin est une enquête portant sur la population générale, ciblant les adultes âgés de 18 à 69 ans. Un total de 5127 adultes a participé à l'enquête dont 54,6% de femmes. Le taux de réponse global a été de 98,6%. Les quatre principaux types de maladies non transmissibles sont les maladies cardiovasculaires (accidents vasculaires cardiaques ou cérébraux), les cancers, les maladies respiratoires chroniques (comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive ou l’asthme) et le diabète. Selon le Représentant Résident de l’Agence belge de développement (CTB), « Bien plus qu’un problème de santé publique, l’ampleur des Maladies Non Transmissibles ces dernières années constitue une problématique de développement. C’est pourquoi la Coopération Belge, a décidé de soutenir l’état béninois dans la lutte contre les Maladies Non Transmissibles, en offrant un appui financier de plus de Soixante-treize millions de francs CFA pour la réalisation de la deuxième enquête nationale STEPS sur les facteurs de risques des maladies chroniques non transmissibles. » Les résultats révélés par l’enquête sur le plan national sont alarmants. Ainsi, il ressort de l’enquête que 98% de la population adulte du Bénin présente un risque de contracter une maladie non transmissible. Plus de 71% des adultes ne pratiquent aucune activité physique modérée et régulière. La situation est plus criarde chez les femmes que chez les hommes. En effet, plus de 85% des femmes ne pratiquent pas d’activité physique modérée tandis que 56,5% des hommes sont concernés. Plus de 23 % des adultes sont en surpoids et 7,4 % sont carrément obèses. La surcharge pondérale et le surpoids sont plus criards chez les femmes que chez les hommes. 25% des adultes présentent une tension artérielle élevée, et 96 % d’entre eux ne suivent aucun traitement. En ce qui concerne la consommation de fruits et légumes, l’une des mesures importantes pour la prévention des maladies non transmissibles, on note que plus de 93% d’adultes consomment moins de 5 portions de fruits et légumes par jour, ce qui est la norme. Dans les départements spécifiques couverts par l’Agence belge de développement (CTB), en l’occurrence la Donga, le Mono et le Couffo, il a été démontré que ceux qui fument, consomment abusivement de l’alcool ou sont inactifs sont très exposés à développer l’une ou l’autre ou plusieurs des maladies non transmissibles. Dans le département de la Donga, l’obésité abdominale touche 1 femme sur trois et est presque 8 à 9 fois plus élevée chez la femme que chez l’homme. Ces résultats donnent à réfléchir et doivent inciter à l’action. Comme l’a déclaré le Directeur de Cabinet du Ministre de la santé, « l’enquête STEPS est un instrument indispensable de prise de décision pour une amélioration des interventions à tous les niveaux de la pyramide sanitaire de notre pays aussi bien dans le public que dans le privé ». Abondant dans le même sens, Dr Eléonore GANDJETO, Directrice Nationale de la Santé Publique a déclaré : « Nous devons tout mettre en œuvre pour que le béninois sache ce qu’il faut faire pour éviter les facteurs de risque des Maladies Non Transmissibles. Les populations doivent être informées des nouvelles données disponibles sur ces facteurs de risque afin de changer de comportement et de mode de vie ». Le Dr Pierre MPELE KILEBOU, Représentant Résident de l’OMS au Bénin en a profité pour annoncer la mise à disposition par son institution d’un important lot de matériels pour soutenir la prise en charge des Maladies Non Transmissibles (MNT) au Bénin. Les participants ont convenu que seule une réponse globale et intégrée, prenant en compte les communautés et tous les niveaux de soins, sera à même d’infléchir la tendance actuelle. Sa conception et sa mise en œuvre sont annoncées pour les tous prochains mois. Dans ce même cadre, il est proposé que 2017 soit une année de lutte contre les maladies non transmissibles, ce qui aura comme conséquence la mobilisation de toutes les énergies pour combattre ce fléaux qui tuent plus de 35 millions annuellement dans le monde. L’appel est donc lancé aux populations, aux autorités à divers niveaux, aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils s’unissent dans la lutte contre les Maladies Non Transmissibles au Bénin.
Du 25 au 29 Juillet 2016 se sont tenus les travaux de relecture et de validation du rapport d’évaluation du Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA). Placé sous la présidence effective du Ministre en charge de l’Agriculture, ces travaux, ont été organisés avec l’appui du volet institutionnel du Programme d'Appui au développement des Filières Agricoles (PROFI). Ils ont enregistré la participation de diverses catégories d’acteurs clés de la mise en œuvre du PSRSA que sont le Ministère en charge de l’Agriculture, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère en charge du Plan et du Développement, les Partenaires Techniques et Financiers et les Acteurs Non Étatiques. A l’issue de ces travaux qui ont consisté en des échanges en plénière sur les communications animées par la Direction de la Planification et de la Prospective du MAEP et des travaux de groupe sur la version provisoire du rapport d’évaluation produite par la Direction du Plan et de la Prospective/MAEP, le draft du document d’évaluation du PSRSA a été amendé et validé par l’ensemble des participants. Cette version du rapport d’évaluation du PSRSA a ensuite fait l’objet d’un travail de finalisation par le comité technique en charge de l’évaluation et de l’actualisation du PSRSA, du 16 au 19 Août 2016 à Bohicon avec l’appui de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA). La finalisation du rapport d’évaluation du PSRSA ouvre la voie à l’élaboration du nouveau cadre stratégique de développement du secteur agricole qui sera arrimé aux orientations contenues dans les Plans Régionaux et Nationaux d’investissements agricoles (PRIA/PNIA) de deuxième génération, à la politique agricole de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et aux Objectifs du développement Durable (ODD). Article rédigé par Romuald Quenum (Point Focal Communication AIMAEP)
Le parcours fut laborieux et les efforts consentis furent énormes tant sur le plan humain, matériel que financier. Mais le résultat obtenu vient largement couronner les investissements réalisés. Depuis le 07 Juillet 2016, les Chambres d’Agriculture du Bénin issues des anciennes chambres d’agriculture et d’industrie du Bénin viennent enfin de se doter d’une Loi à l’image de leur sœur du Commerce. Ce texte très important pour les Chambres, qui vient renforcer leur légitimité et leur crédibilité de même que leur statut d’utilité publique, a été voté à l’unanimité par les députés de notre Assemblée Nationale lors de la dernière session ordinaire parlementaire. Le vote de la loi des Chambres d’Agriculture vient combler un grand vide puisque depuis leur scission en 1989 avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, les Chambres d’Agriculture n’étaient régies que par un décret. Par ailleurs, en tant que membre du Réseau Ouest Africain des Chambres d’Agriculture, celle du Bénin était la seule à ne pas être régie par une loi. On peut donc dire que « justice est finalement rendue » à ces structures. Toutefois, cette loi ne constitue pas une fin en soi. La chambre d’agriculture doit redoubler d’efforts pour rapidement faire prendre les décrets d’application de la loi en vue d’une bonne appropriation de ces nouveaux textes, mais aussi mieux jouer son rôle d’interlocuteur du monde agricole afin de mieux se positionner sur l’échiquier institutionnel national. Article rédigé par Romuald Quenum (Point Focal Communication AIMAEP)
Du 27 au 29 juillet, tous les responsables sanitaires des départements du Mono et du Couffo (Sud bénin) se sont réunis à Grand-Popo pour l’atelier de revue du Financement Basé sur les Résultats (FBR) et l’évaluation à mi-parcours du Plan Intégré de Travail Annuel (PITA). Ce fut donc l’occasion d’analyser et de commenter les performances des 6 derniers mois pour chaque structure sanitaire. Cet atelier, d’une grande importance, avait également pour but d’actualiser le PITA pour la seconde partie de 2016. En ce début de second semestre 2016, il est important que tous les partenaires se retrouvent afin de faire le point sur la première partie de l’année 2016, d’en tirer des leçons et d’adapter son programme pour la suite de l’année si nécessaire. Cet atelier de trois jours, appuyé techniquement et financièrement par le Programme d'Appui au Secteur de la Santé (PASS Sourou), est donc crucial pour la coordination et l’intégration des différentes structures sanitaires du Mono-Couffo. Le premier jour de cet atelier s’est concentré sur le PITA 2016 et sur l’exécution des différentes activités prévues. Force a été de constater que plusieurs activités planifiées n’ont pu être menées et que plusieurs indicateurs sanitaires sont en baisse par rapport à la même période en 2015. Cela peut notamment s’expliquer par la période électorale, connue par le Bénin en début 2016, qui a impacté la bonne tenue desdites activités. Cela étant, tout le monde s’est engagé à redoubler d’efforts au second semestre afin d’atteindre nos objectifs communs. Le PITA 2016 a ainsi été actualisé par chaque structure sanitaire. Le second jour a été consacré à une revue du Financement Basé sur les Résultats (FBR) au niveau départemental afin de présenter les performances 2016, les défis à relever et les solutions d’amélioration possibles. Dans l’ensemble, les résultats issus des évaluations FBR sont positifs et tendent vers l’amélioration. Par ailleurs, les nouvelles grilles d’évaluation FBR harmonisées dans le cadre du processus engagés au niveau national avec le gouvernement béninois et différents Partenaires Techniques et Financiers (PASS Sourou, Banque Mondiale, Fonds Mondial et Gavi) ont été présentés aux participants de l’atelier. Cela afin que tous les acteurs concernés par les nouvelles grilles puissent s’y familiariser et s’organiser en vue des prochaines évaluations. Enfin, le troisième jour de l’atelier s’est concentré sur des activités de suivi-évaluation à mener dans le cadre du PASS Sourou. En effet, l’occasion a été saisie pour finaliser les indicateurs agrégés du PASS Sourou avec les partenaires et de réaliser l’auto-évaluation du journal de changements de la Direction Départementale de la Santé. On peut donc dire sans hésiter que ces trois jours d’atelier furent chargés et particulièrement productifs pour les structures sanitaires du Mono-Couffo.Article rédigé par Raphaël Maldague (Point Focal Communication PASS Sourou)
Ça y est, ça fait trois ans qu’on vous en parle presque toutes les semaines, qu’on vous écrit de merveilleux clins d’œil à ce propos et enfin après trois ans… nos chères PME ayant fait preuve de ténacité, arrivent enfin vers la certification HACCP. Les audits de B&A conseils sont en route, c’est donc l’occasion pour nous de faire témoigner les PME … Commençons par une entreprise de jus d’ananas : Alachac. Que pense Charlotte Alao, gérante de Alachac, de cette expérience ? Votre humble reporter en herbe que je suis est partie le lui demander. Je vous livre ici la première partie de ses impressions. Alors Charlotte dis-nous, quelles sont les premières impressions après l’audit HACCP ? « Les premières impressions sont très bonnes, l’auditeur a fait preuve vraiment d’une rigueur sans pareille. Et il n’a occulté aucune étape, dans le système HACCP nous avons 12 étapes et il a été pointu sur chaque étape. On était à l’aise, mais on se demandait un peu aussi si on pouvait vraiment être à la hauteur. On a essayé de répondre aux questions et il nous a félicité surtout d’avoir pu éliminer les non-conformités majeures. Il a relevé quelques non-conformités mineures, surtout liées à la documentation. On a pêché dans ce domaine. Système veut dire systématique donc dès qu’il demandait quelque chose ça devait sortir, mais on a mis quelque temps à chercher. On était à l’aise grâce à l’accompagnement de ASPS. D’abord les ateliers de janvier et puis le suivi qui a fait en sorte qu’on a commencé à nous familiariser avec le manuel et surtout avec les fiches[…] Nous disons merci à Asps pour l’accompagnement. » Charlotte et moi-même avons ensuite échangé sur le travail mis en œuvre pour arriver à ce jour tant convoité d’audit. « On pensait que cela pouvait passer comme une lettre à la poste, mais on s’est vite rendu compte qu’ il fallait mettre les choses au sérieux. Tout d’abord on voulait montrer à ASPS qu’on voulait être l’un des meilleurs élèves […] Les semaines avant (N.D.L.R. avant audit) comme on a vu venir les messages répétés d’Andrea et de Petia on était sur le quai vive. On a essayé de voir de façon pointue ce qui n’était pas au point. Ça a demandé du travail et de l’investissement personnel. Fallait travailler très souvent sur le manuel , faire le tour de chaque salle pour voir si on est au point, ça nous a permis de passer souvent à chaque étape voir si les choses sont en places […]Ça a permis aussi de dormir très tard, de se lever très tôt et de penser si on n’avait pas oublié quelque chose. Mais à la fin on est très content de cet accompagnement. N’eût été l’accompagnement de ASPS, je crois que l’auditeur n’aurait pas été très satisfait. […] Aujourd’hui on peut dire qu’on est fière… mais… moi je suis perfectionniste donc je disais à l’auditeur qu’on peut faire mieux. Comme on est dans une démarche d’amélioration continue, il faut qu’à n’importe quel moment tout rentre comme un réflexe… » Et Charlotte la perfectionniste se projette aisément dans l’avenir. « Déjà avec HACCP on peut se glorifier un peu, mais on ne va pas dormir sur nos lauriers et continuer à améliorer le jus ». Souhaitons-lui que la qualité sanitaire de son produit maintenant reconnue, son entreprise puisse prospérer.
En marge de la validation de l’annuaire des statistiques sanitaires 2015 de l’Atacora-Donga, une session a regroupé autour du Directeur Départemental de la Santé, l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et ONG présents à cette rencontre, tenue dans la salle de réunion du PASS Sourou. La session dont les objectifs étaient d'élaborer un calendrier de rencontre, de connaître le domaine d’intervention de chaque PTF et de partager de l'information, a été menée sous le lead du Conseiller Technique International du PASS dans l'Atacora-Donga. A la fin de cette rencontre un calendrier périodique (trimestriel) a été retenu. La prochaine réunion est ainsi prévue pour le 24 Juin 2016.
Le programme d’appui au développement des filières agricoles (PROFI) a été mis en place par la Belgique, à travers l’Agence belge de développement (CTB), en partenariat avec le gouvernement béninois, pour soutenir ce dernier dans son désir de rendre le secteur agricole du pays fort et prospère. Il est destiné à mettre en oeuvre les politiques nationales dans des territoires définis, en l’occurrence le Mono-Couffo et l’Atacora–Donga, pour la promotion des filières maraichage, riz et anacarde. Ce programme se base sur les expériences des interventions antérieures de coopération belge dans le domaine agricole au Bénin. En effet, plusieurs interventions ont été financées et mises en oeuvre par la CTB, par le passé, en vue d’accompagner le Bénin pour atteindre et garantir sa sécurité alimentaire et nutritionnelle. On peut ainsi noter la Facilité d’Appui aux Filières Agricoles dans les départements du Mono et du Couffo (FAFA MC), la Facilité d’Appui aux Filières Agricoles dans les départements de l’Atacora et de la Donga(FAFA AD), l’Appui Institutionnel au MAEP (AIMAEP) et la Facilité d’Appui aux Investissements Agricoles (FAIA), aujourd’hui clôturés.Articulé autour de deux volets, l’un institutionnel et l’autre opérationnel, le programme d’appui au déve-loppement des filières agricoles (PROFI) prend en compte la promotion du filières agricoles de manière intégrée, afin de participer efficacement à la construction d’un monde équitable pour les producteurs et transformateurs agricoles du Bénin. Le volet institutionnel du programme, démarré en octobre 2014, porte sur l’appui au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) pour le renforcer dans l’exercice de ses fonctions et faciliter la promotion des filières agricoles, tandis que le volet opérationnel soutient l’initiative agricole locale. Ceci en subventionnant les coopératives agricoles, les groupements et petites entreprises dans la production et la transformation, et en développant les investissements publics structurants au niveau des communes au bénéfice des populations locales.Selon le Représentant Résident de la CTB, Michel FRANCOYS, la mise en oeuvre du volet opérationnel du programme permettra de « participer à la résolution du défi du financement de l’agriculture au Bénin. De par notre expérience passée, nous avons constaté que certains des microprojets ou producteurs que nous avons soutenus, ont réussi, en un an, à faire progresser de manière significative leur production. Il est donc clair que le secteur agricole béninois possède des atouts indéniables et qu’en y investissant, on peut aider les populations à atteindre l’autonomie financière et l’autosuffisance alimentaire ».La cérémonie de lancement ayant eu lieu à l’hôtel Azalaï, le jeudi 16 juin 2016, concerne uniquement le volet opérationnel, dont la durée de mise en oeuvre est de 4 ans. La rencontre avait pour but de présen-ter à l’ensemble des acteurs du secteur agricole au Bénin les objectifs, résultats attendus et principales activités. La cérémonie a connu la présence effective du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Kouzande, des membres de son ca-binet, du Secrétaire Général du Ministère, Abdoulaye Toko, de la représentante de l’ambassade de Belgique, du préfet de l’Atacora–Donga, des Partenaires Techniques et Financiers et d’autres structures du secteur de l’agriculture au Bénin. C’était également l’occasion de présenter au public des notes de capitalisation montrant des expériences intéressantes et la valeur ajoutée des interventions de la CTB Bénin dans le domaine de l’agriculture.Selon le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche, « En visant la promotion des filières maraîchage, riz et anacarde par la professionnalisation des exploitations familiales, la fourniture des services de qualité par les entreprises rurales aux exploitations familiales, la réalisation d’investissements communaux dans les bassins de production et l’amélioration de l’organisation et de la gouvernance des organisations professionnelles agricoles ce programme s’intègre parfaitement dans la politique agricole du Gouvernement du Bénin ».En marge de la cérémonie, plusieurs promoteursagricoles soutenus par la CTB Bénin ont exposé leurs produits. Les participants pouvaient donc s’offrir des jus de fruits, des noix d’acajou en bouteille, du riz produit au Bénin etc. L’une des exposantes, Madame Thérèse Orou Ali, a tenu à donner ses impressions sur le programme agriculture de l’Agence belge de développement (CTB). « Ça m’a vraiment beaucoup aidé. Je travaillais à l’étape artisanale. Mais aujourd’hui j’ai un grand bâtiment,18 femmes qui travaillent pour moi et j’en ai initié aussi d’autres groupements ».Communiqué de presse sur Relief Web