Affichage de 1 à 15 sur 145 actualités
Dans le cadre du projet ASYPON/GMV, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, des cérémonies officielles de remise de kits ont été organisées au profit des Sociétés Coopératives (SCOOPS) appuyées dans plusieurs communes de la région de Tillabéri. Ce projet, inscrit dans le programme Nexus Trois Frontières dans la région de Tillabéri avec pour objectif de renforcer la résilience des populations vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes, à travers la relance d’une vie économique inclusive et durable, en cohérence avec les objectifs de la Grande Muraille Verte. Les kits remis comprennent notamment des motopompes, tricycles, charrettes asines, équipements de transformation (décortiqueuses, extracteurs d’huile, torréfacteurs, broyeurs) destinés à améliorer la production, la transformation et la commercialisation des produits agro-sylvo-pastoraux.Les autorités administratives et les partenaires ont salué cette initiative, soulignant son impact sur le renforcement de la résilience et de l’autosuffisance alimentaire des communautés. Pour les bénéficiaires, cet appui arrive à point nommé. « Ce matériel vient alléger nos difficultés. Avant, nous entendions seulement parler de ces machines, aujourd’hui elles sont à nous. Grâce à cet appui, nos conditions de travail vont s’améliorer et nos activités vont se développer », témoigne une membre d’une coopérative bénéficiaire. À travers cette action, Enabel réaffirme son engagement à soutenir l’autonomisation économique des femmes, le développement local et la gestion durable des ressources naturelles au profit des communautés de la zone des Trois Frontières.
Ce mardi 19 janvier, le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, en visite au Niger, a rencontré la Directrice pays d’Enabel, le Directeur général de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV) ainsi que l’équipe du projet ASYPON/GMV. Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel en partenariat avec l’ANGMV, le projet ASYPON/GMV contribue au renforcement de la résilience des communautés à travers des actions concrètes sur le terrain. Cette rencontre a permis de présenter les principaux résultats obtenus, illustrés par une projection vidéo et une exposition photo mettant en lumière l’impact des activités réalisées au bénéfice des populations et des écosystèmes.
L’éducation, un droit fondamental encore inégal L’éducation est un droit humain fondamental et un levier essentiel du développement, conformément à l’Objectif de Développement Durable n°4. Au Niger, l’accès à une éducation inclusive et de qualité reste un défi majeur, en particulier pour les filles. L’éloignement des écoles, les mariages précoces, la pauvreté et le manque d’infrastructures scolaires adaptées favorisent les inégalités et les abandons scolaires.Sarraounia 2 : des collèges transformés en « écoles centres de vie » Face à ces défis, le projet Sarraounia 2, mis en œuvre par Enabel en partenariat avec les ministères en charge de l’Éducation et de la Protection, agit dans la région de Dosso. Il transforme les collèges ruraux en véritables écoles centres de vie, où l’apprentissage dépasse le cadre de la salle de classe.La jeunesse, actrice de la co-création de l’éducation Placée sous le thème « Le pouvoir de la jeunesse dans la co-création de l’éducation », la Journée internationale de l’éducation 2026 met en lumière une approche au cœur de Sarraounia 2 : les élèves sont des acteurs et actrices du changement, aux côtés des enseignants, des parents et des communautés.Promouvoir l’égalité filles-garçons à l’école Le projet encourage l’égalité entre les filles et les garçons grâce à des clubs mixtes d’écoute et de dialogue. Les élèves y apprennent à connaître leurs droits, à identifier les violences et à devenir des alliés contre le harcèlement, les discriminations et les mariages précoces.Le numérique et la solidarité pour lutter contre le décrochage Sarraounia 2 renforce l’accès au numérique avec des salles informatiques connectées, permettant notamment la production du bulletin scolaire Sarraounia Info. Le mentorat entre élèves favorise la solidarité, l’entraide et la réussite collective, contribuant à prévenir le décrochage scolaire.Des activités extrascolaires pour une école plus attractive Sport, jardinage, reboisement, élevage ou activités génératrices de revenus dynamisent la vie scolaire et renforcent l’ancrage de l’école dans sa communauté.Construire une école plus juste, équitable et inclusive En plaçant la jeunesse au cœur de l’action, Sarraounia 2 contribue à bâtir une école équitable, protectrice et inclusive, où filles et garçons participent pleinement à la construction de leur avenir.
Ce jeudi 15 janvier 2026, un atelier de capitalisation sur le système d’information hospitalier (SIH) s’est tenu à Niamey. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du projet d’Appui au Système de Santé PASS Sutura, financé par la Belgique et mis en œuvre par Enabel, ainsi que du projet de lutte contre le paludisme (Paludisme GF), financé par la Fondation Gates et également exécuté par Enabel. L’atelier a réuni l’ensemble des parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre des projets, notamment les équipes d’Enabel, les représentants du niveau central du système de santé, ainsi que les responsables des hôpitaux et des Centres de Santé Intégrés (CSI).La mise en place du Système d’Information Hospitalier OpenClinic GA dans plusieurs formations sanitaires marque une avancée importante pour le système de santé. Appuyée par Enabel et ses partenaires, cette initiative vise à améliorer la gestion des hôpitaux, le suivi des patients et la qualité des soins.Déployé dans dix hôpitaux et centres de santé à Gaya, Gothèye, Dosso, Doutchi, Boboye et Dioundiou, le système permet de centraliser les dossiers des patients, la facturation, la pharmacie, le laboratoire et les statistiques sanitaires. Les agents de santé disposent ainsi d’informations fiables, accessibles et mieux organisées.Grâce à la digitalisation et à l’installation d’équipements durables (énergie solaire, réseaux informatiques, assistance à distance), les résultats sont déjà visibles. Les responsables des formations sanitaires indiquent une hausse significative des recettes, parfois multipliées par deux à quatre, ainsi qu’une meilleure traçabilité des soins et des prestations.En capitalisant sur ces résultats encourageants, l’expérience du SIH démontre que la santé numérique constitue une solution pertinente et adaptée au contexte nigérien. Elle ouvre ainsi des perspectives prometteuses pour une extension progressive du système à l’échelle nationale, au service d’un système de santé plus performant, transparent et centré sur les patients.
Les maladies non transmissibles (MNT) hypertension, diabète, maladies respiratoires ou cancers représentent aujourd’hui 75 % de la mortalité mondiale et devraient devenir, d’ici 2030, la première cause de décès en Afrique. Au Niger, leur prise en charge reste fragile : repérage tardif des signes d’alerte, accès limité aux soins spécialisés et système de référence encore insuffisant. Les troubles visuels constituent un autre défi majeur. Plus d’un milliard de personnes souffrent de déficiences visuelles dans le monde, et plus de 8 % des Nigériens de plus de 50 ans sont touchés par la cécité bilatérale, principalement due à la cataracte. Pour y répondre, l’OMS recommande de renforcer les soins oculaires primaires au niveau des centres de santé. La réponse d’Enabel Pour améliorer la détection et la prise en charge de ces pathologies, Enabel, en collaboration avec les Programmes nationaux des MNT et des Soins Oculaires, a formé 63 prestataires des districts de Gaya, Gothèye et Dioundiou du 25 au 28 novembre 2025 à Niamey. Les modules ont porté sur les principales MNT, les soins oculaires primaires, la référence/contre-référence, ainsi que des exercices pratiques. Les résultats sont encourageants : les scores moyens sont passés de 13 à 17 pour les MNT et de 11 à 16 pour les soins oculaires. Le taux de satisfaction des participants atteint 90 à 100 %. Perspectives Dans le cadre du projet PASS-Sutura, plusieurs actions renforceront ces acquis :diffusion des connaissances dans chaque centre de santé ;mise à disposition d’équipements essentiels d’ici fin 2025 ;affichage d’ordinogrammes actualisés ;intégration durable des soins oculaires, incluant la chirurgie programmée de la cataracte et la création d’unités de lunetterie à Gaya et Gothèye en 2026.En résumé, ces efforts contribuent à un accès renforcé à des soins intégrés et spécialisés, rapprochant les populations de la couverture sanitaire universelle et garantissant que personne ne soit laissé de côté.
Du 27 Nov au 1er Dec 2025, un atelier de formation en confection de serviettes hygiéniques lavables s’est tenu à Dosso au profit de 24 femmes :Les Associations des Mères Éducatrices (AME), structures composées de mères d’élèves engagées dans l’appui à la vie scolaire, la protection des filles et le suivi de leur réussite,et les points focaux de la Scolarisation des Filles (SCOFI), responsables au niveau départemental de la promotion, du suivi et de la coordination des actions en faveur de la scolarisation et du maintien des filles à l’école.Les participantes provenaient des huit collèges d’action du projet Sarraounia 2/Enabel et des départements de Dioundiou, Tibiri, Gaya et Dosso.Cette formation visait à renforcer leurs capacités techniques afin de maîtriser la fabrication de serviettes hygiéniques lavables, une solution durable, économique et adaptée pour améliorer la gestion de l’hygiène menstruelle en milieu scolaire. Elle ambitionnait également de consolider le rôle essentiel des AME et des SCOFI dans la protection et le bien-être des filles, tout en favorisant l’autonomie des femmes et la mise en place de dispositifs de production dans les collèges.Au terme des cinq jours d’apprentissage intensif, les participantes ont réussi à produire 300 serviettes hygiéniques lavables entièrement finalisées, atteignant ainsi l’objectif fixé. Elles ont témoigné de l’importance de cette formation, bénéfique tant pour leur propre autonomisation que pour les milliers de jeunes filles qu’elles accompagnent. Elles se sont engagées à transmettre les compétences acquises dans leurs établissements respectifs.Les points focaux SCOFI assureront un suivi rapproché afin de soutenir l’apprentissage des filles et d’assurer la durabilité de l’initiative.À travers cette action, le projet Sarraounia2/Enabel renforce son engagement en faveur d’un environnement scolaire inclusif, sensible au genre et propice à la réussite des filles.
Les 25 et 26 novembre 2025, le PTCS–Niger a organisé à Niamey un atelier de restitution sur l’approche « HIMO pastorale », une méthode de restauration des terres dégradées testée par le Projet REPO/Enabel. Cette technique utilise le pacage et le parcage nocturne du bétail pour ameublir et fertiliser naturellement les sols, offrant une alternative moins coûteuse et mieux appropriée par les communautés.Le suivi scientifique, mené par l’Université Abdou Moumouni, a porté sur les apports en fumure organique, l’alimentation du bétail, les types de sols favorables et la perception des éleveurs. L’atelier a réuni chercheurs, autorités locales, services techniques et acteurs pastoraux pour analyser les résultats préliminaires et formuler des recommandations en vue d’une mise à l’échelle.Cette initiative, soutenue par Enabel à travers le PTCS, constitue une étape importante pour renforcer la gestion durable des terres pastorales et la résilience des communautés au Sahel.
Enabel, à travers le projet ASYPON GMV financé par l’ Union européenne , a procédé à la réception provisoire des travaux d' améngement du bois village de 25 ha à Bolhi (commune de Simiri) Ces actions incluent la réalisation de demi-lunes, la plantation d’arbres, une clôture grillagée et la construction d’une case pour le gardien. La réception a également concerné l'aménagement de 201 ml de koris à Ouallam. Ces aménagements auront des impacts positifs pour les communautés : Amélioration de la fertilité des solsAugmentation de la production fourragèreMeilleure infiltration de l’eau et réduction de l’érosionRenforcement des moyens de subsistance agropastorauxProtection durable des plantationsValorisation de la gestion communautaire des ressources naturelles.La cérémonie s’est tenue en présence des autorités locales, des services techniques déconcentrés et des représentants coutumiers, engagés ensemble pour la restauration des terres et la résilience des communautés.
La salle de réunion du Réseau National des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) a abrité, du 5 au 7 novembre 2025, l’atelier de capitalisation de la convention de subside RECA / REEL Mahita/Enabel.Cette rencontre a permis de faire le point sur les résultats obtenus dans le cadre de ce partenariat, qui a contribué de manière significative à la modernisation du conseil agricole et pastoral au Niger. Grâce à l’appui du projet REEL Mahita, financé par Eanbel, le RECA a mis en place un système digital d’appui-conseil en élevage facilitant l’accès à des informations et conseils pratiques pour 2 691 producteurs et productrices actifs dans les chaînes de valeur lait, aviculture et bétail-viande. Parmi les principales réalisations figurent : La production de 28 fiches techniques de conseil en élevage disponibles sur le site web du RECA ; la diffusion de 70 émissions radio sur les thématiques liées aux filières cibles ; la production de 174 notes vocales en langues locales pour un meilleur accès à l’information; et la conception d’une application mobile gratuite, RECAEL, téléchargeable sur Playstore, offrant un accompagnement numérique de proximitéCes résultats témoignent de l’impact concret de l’appui du projet REEL Mahita, mis en œuvre par Enabel avec l’appui du Royaume de Belgique, en faveur de la digitalisation des services de conseil agricole et de la professionnalisation des acteurs du secteur de l’élevage au Niger.
Face aux effets du changement climatique, les femmes rurales du Niger se mobilisent pour construire un avenir plus résilient. À travers le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS), mis en œuvre par Enabel, plus de 200 groupements féminins bénéficient d’un accompagnement technique et organisationnel visant à renforcer leur autonomie économique et leur participation à la gestion durable des ressources naturelles. Ces groupements, appuyés dans la mise en place de mécanismes d’épargne-crédit internes, deviennent de véritables leviers de développement local. Grâce à cet appui, de nombreuses femmes ont pu lancer ou consolider leurs activités génératrices de revenus telles que la transformation d’arachides, la production de lait de soja ou encore l’embouche.Au-delà des gains économiques, ces initiatives favorisent également une meilleure cohésion sociale et une reconnaissance accrue du rôle des femmes au sein des communautés. Leur implication dans la gouvernance des ressources naturelles témoigne d’un changement profond des mentalités et des pratiques locales.En soutenant ces dynamiques collectives, le PTCS contribue à faire des femmes rurales de véritables actrices du changement climatique, capables de concilier développement, équité et durabilité.
Autrefois source d’inondations récurrentes et d’insécurité (difficulté d'accès au site), le koris de Ouallam, situé dans la région de Tillabéri au Niger, a été entièrement transformé en un espace maraîcher sécurisé et productif. Ce changement est le fruit du projet ASYPON-GMV, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel. Grâce à des travaux d’aménagement comme le remblaiement du terrain et l’installation de seuils pour contrôler l’eau, les agriculteurs locaux disposent désormais de nouvelles parcelles cultivables. Ils peuvent y faire pousser des légumes dans de meilleures conditions, avec un accès facilité et une protection contre les inondations. Ce projet ne profite pas seulement aux agriculteurs : il offre aussi des opportunités aux personnes déplacées et aux communautés locales, en leur garantissant des moyens de production durables.C’est un bel exemple de résilience locale, qui montre qu’avec des solutions simples et bien pensées, on peut améliorer concrètement la vie des gens. Pour Enabel et ses partenaires, cette réussite démontre que la résilience locale est possible lorsqu’on investit dans des solutions durables et inclusives.
Face aux défis grandissants du changement climatique, le volet régional du Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) mise sur l’innovation locale pour renforcer la résilience des communautés rurales. Au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal, quatre Plateformes d’Innovation (PI) ont été mises en place afin de diffuser les meilleures pratiques agroécologiques adaptées aux réalités sahéliennes. L’objectif de ces plateformes est de mettre à la disposition des communautés les innovations existantes en matière d’agriculture durable, de gestion des ressources naturelles et de lutte contre la dégradation des écosystèmes. À travers cette initiative, le PTCS entend promouvoir une agriculture écologique, résiliente et porteuse de sécurité alimentaire.Chaque PI s’appuie sur un réseau de points focaux agroécologie (PFA), choisis par les communautés elles-mêmes. Ces 86 relais (30 au Burkina Faso, 18 au Mali, 18 au Niger et 20 au Sénégal) accompagnent les producteurs dans la mise en œuvre et la diffusion des techniques testées sur le terrain. Ces plateformes fonctionnent comme de véritables laboratoires à ciel ouvert. Sur les parcelles de démonstration et les Champs Écoles Paysans (CEP), producteurs, autorités locales et services techniques expérimentent des solutions concrètes : compostage autonome, cordons pierreux, zaï, demi-lunes antiérosives, RNA, association des cultures, semences améliorées, bio-intrants, ou encore production de champignons comestibles et cultures fourragères.En valorisant les savoirs endogènes et en favorisant l’expérimentation collective, ces plateformes d’innovation ouvrent la voie à une agriculture sahélienne plus durable, inclusive et tournée vers l’avenir.
Enabel, à travers le projet Sarraounia 2, poursuit son engagement pour améliorer l’accès à une éducation de qualité dans la région de Dosso. Après la construction et l’équipement de cinq collèges modernes à Doula, Gawassa, Yelou, Zoumbou et Goumandey, l’agence met actuellement en place trois nouveaux établissements scolaires afin de répondre aux besoins croissants des communautés locales. Ces nouveaux collèges offrent bien plus que des salles de classe. Ils intègrent : des blocs administratifs, des cases d’études équipées (bibliothèque, salle polyvalente, salle informatique et laboratoire), des logements pour le directeur et le gardien, des clôtures vertes sécurisées, une adduction d’eau potable, des toilettes séparées filles-garçons, des terrains de sport (basketball et football), ainsi qu’une électrification solaire garantissant un fonctionnement durable. À travers ces investissements, Enabel, en partenariat avec le ministère de l’Éducation, vise à créer des environnements d’apprentissage inclusifs, sûrs et stimulants. L’objectif est clair : donner à chaque enfant la possibilité d’apprendre, de s’épanouir et de construire son avenir dans les meilleures conditions.
Du Sommet d’Addis au Forum de Ouagadougou : le Sahel en action face à la crise climatiqueQuelques jours seulement après le Deuxième Sommet Africain sur le Climat à Addis-Abeba, la mobilisation pour l’avenir du Sahel s’est poursuivie à Ouagadougou. Du 15 au 17 septembre 2025, plus d’une centaine d’acteurs venus de huit pays se sont réunis au Forum sur la gestion durable des ressources naturelles, un rendez-vous majeur organisé par le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) et ses partenaires. L’événement a démontré comment les engagements pris à Addis se traduisent déjà en actions concrètes sur le terrain.À Addis-Abeba, le PTCS avait mis en lumière des innovations communautaires telles que le Biochar ou encore le HIMO pastoral, et participé à un panel de haut niveau sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte. Cette dynamique s’est confirmée à Ouagadougou, où le Secrétaire général du Ministère burkinabè de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a rappelé : « Aucun État, aucune organisation, aucune communauté ne peut relever seul les défis climatiques ».Les résultats déjà obtenus montrent l’ampleur du changement en cours :Plus de 10 000 hectares de terres restaurées ;2 000 producteurs formés aux pratiques agroécologiques ;Des centaines de structures locales renforcées pour une gouvernance durable ;Des femmes et des jeunes accompagnés dans des activités génératrices de revenus ;Des solutions innovantes diffusées, telles que le Biochar ou les foyers améliorés.Mais l’ambition du PTCS va bien au-delà des projets pilotes : il s’agit de soutenir de véritables transformations structurelles dans la gouvernance des terres, la gestion durable des ressources et la résilience des communautés. Le message est clair : le Sahel n’est pas un simple spectateur de la crise climatique. Il agit, innove et inspire.
Dans la commune de Doutchi, région de Dosso, un modèle collaboratif redonne espoir aux producteurs et productrices laitiers : le Groupement d’Entreprises Intégrées et Collaboratives (GEIC) Lait de Doutchi.Soutenu par Enabel à travers le projet de Renforcement de l' Entrepreneuriat en Elevage (REEL Mahita), ce regroupement organise toute la chaîne de valeur :Production : du lait frais collecté chaque matin auprès des éleveursTransformation : en yaourt, fromage, beurre… avec des normes d’hygiène renforcéesCommercialisation : accès à des marchés fiables, paiement sur place, revenus sécurisésGrâce à cette organisation, les femmes n’ont plus à parcourir les villages pour vendre leur lait. Chaque litre est collecté et payé sur place, permettant à de nombreuses familles d’investir, de nourrir leurs animaux et de répondre aux besoins quotidiens.