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Au Niger, le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) démontre qu’un changement durable peut naître de gestes simples du quotidien. À travers la diffusion de foyers améliorés, les ménages réduisent jusqu’à 60 % leur consommation de bois, limitant ainsi la déforestation, tout en allégeant les tâches domestiques et les dépenses. Au-delà de ces innovations pratiques, le programme introduit également un mécanisme de Paiement pour Services Environnementaux (PSE), qui récompense les communautés engagées dans la préservation de leur environnement. À ce jour, 1 452 ménages, 85 groupements féminins et 3 villages en bénéficient. Une approche concrète et incitative qui, si elle est étendue, pourrait contribuer à transformer durablement les politiques environnementales du pays.
Dans les régions de Dosso et Tahoua, les Champs Écoles Agro-Pastoraux (CEAP) accompagnent les producteurs vers des techniques agricoles durables, telles que le compostage, la microdose ou le zaï amélioré. Soutenue par le Portefeuille Thématique Climat Sahel – Volet Niger, cette initiative vise à renforcer la fertilité des terres et la résilience des exploitations. En 2025, 22 CEAP sont opérationnels, contribuant à diffuser des solutions locales face aux défis climatiques.
Au Niger, une initiative innovante rapproche les soins oculaires des élèves. En dépistant précocement les troubles de la vision en milieu scolaire, cette approche améliore à la fois la santé des enfants et leurs chances de réussite, tout en contribuant à l’objectif de couverture sanitaire universelle. Imaginez un enfant assis en classe, les yeux plissés, qui tente désespérément de déchiffrer ce que l'enseignant écrit au tableau. Il ne comprend pas pourquoi les lettres se brouillent. Ses parents non plus. Et pourtant, une simple paire de lunettes suffirait. Cette réalité, des milliers d'élèves nigériens la vivent sans le savoir.Un accès aux soins encore trop limité Au Niger, les problèmes oculaires restent fréquents. La cécité touche 8,2 % des personnes de plus de 50 ans, causée principalement par des troubles de la réfraction et la cataracte, deux affections souvent traitables. Pourtant, dans les zones rurales, consulter un spécialiste ou obtenir des lunettes implique des heures de route et des dépenses que beaucoup ne peuvent pas assumer.Des soins qui vont vers les patients C'est face à cette réalité que le projet PASS-Sutura, porté par Enabel en partenariat avec le Programme national de santé oculaire du Niger et l’inspection départementale de l’éducation, a décidé de changer d'approche : plutôt que d'attendre que les patients viennent aux soins, ce sont les soins qui iront vers les patients. Entre 2022 et 2025, des campagnes de dépistage et des opérations de la cataracte ont été menées à Gaya, Gothèye et Dioundiou, permettant à de nombreux patients de retrouver la vue. En 2026, une nouvelle étape est franchie : des techniciens nigériens ont été formés à la clinique Saint-Joseph de Likasi pour gérer des unités de lunetterie. Pour la première fois au Niger, ces services seront disponibles directement dans les hôpitaux de district, en milieu rural, rendant les soins oculaires accessibles à tous.L'école, terrain de jeu de la vision Parmi les premières bénéficiaires de cette dynamique : les enfants. Et c'est peut-être là que l'impact est le plus immédiat, le plus tangible. Un élève myope ou avec d’autres troubles de réfraction (astigmatisme ou hypermétropie) qui ne voit pas le tableau, un enfant qui fatigue rapidement à la lecture, ces situations, banales dans leur apparence, peuvent avoir des conséquences profondes sur la trajectoire scolaire d'un enfant. Des notes qui chutent, une démotivation qui s'installe, parfois même un abandon précoce de la scolarité. Tout cela, pour un problème qui se règle avec une paire de lunettes. Conscients de cet enjeu, les équipes du projet ont décidé de mener une campagne de dépistage au cœur des écoles des districts de Gaya et Gothèye, en accord avec les recommandations de l'OMS.Une mobilisation pour la santé visuelle des élèves Du 14 avril au 12 juin 2026, des équipes composées de techniciens ophtalmologiques, d’agents lunetiers et d’acteurs de l’éducation ont mené une campagne de dépistage dans sept écoles. Enseignants, élèves et parents ont été pleinement impliqués, garantissant une organisation efficace et un suivi rigoureux. Le dépistage s’est déroulé en deux étapes : une première évaluation par les enseignants formés, suivie d’un examen approfondi par des spécialistes. Les données ont été collectées de manière fiable, combinant supports papier et outils numériques.Des résultats révélateurs Sur 4 414 élèves, 2 119 ont été dépistés : 7 % présentent des troubles visuels nécessitant des lunettes ; 1 % souffrent d’autres affections oculaires. Les filles représentent plus de la moitié des cas détectés, un signal qui invite à réfléchir à la place des jeunes filles dans l'accès aux soins et à l'attention qui leur est portée. Ces chiffres montrent que de nombreux enfants apprennent avec des difficultés visuelles non corrigées.La prochaine étape : remettre les lunettes La prochaine étape est celle qui donnera tout son sens à ce travail de terrain : la remise des lunettes aux élèves qui en ont besoin. Un moment simple, mais chargé de symbole. Pour un enfant qui voit flou depuis des mois, enfiler une paire de lunettes adaptées, c'est parfois comme découvrir le monde pour la première fois. Cette phase sera conduite avec l’appui d’un expert de la clinique de Likasi, afin de renforcer les compétences des équipes locales en matière de fabrication de lunettes dans les lunetteries des hôpitaux de district de Gaya et de Gothèye, et d’assurer un ancrage durable de ce savoir-faire au Niger.Une initiative porteuse d’espoir Enseignants, parents et agents de santé s’accordent : cette expérience ouvre une nouvelle voie pour rapprocher des soins de qualité des populations. En intervenant dès l’école, au plus près des communautés, elle améliore la réussite scolaire et offre à chaque enfant de meilleures chances d’avenir et un meilleur accès aux soins pour tous.
Dans la région de Dosso, cinq collèges pilotes construits et équipés par Enabel dans le cadre du projet Sarraounia 2 ont mis en place des clubs de lecture pour stimuler l’apprentissage des élèves.Animés par l’Association Nigérienne des Éducateurs pour le Développement (ANED), ces clubs regroupent 100 élèves volontaires dans les CEG de Doula, Zoumbou, Goumandey Seyni, Yelou et Gawassa.Grâce aux bibliothèques installées dans chaque établissement, les élèves développent leur goût de la lecture, améliorent leurs compétences en français et renforcent leur esprit critique, contribuant ainsi à de meilleures performances scolaires.
Une avancée majeure pour la santé Dans les districts sanitaires de Gaya, Gothèye et Dioundiou, le projet PASS-Sutura renforce depuis 2022 la protection sociale en santé. Son objectif : réduire les dépenses de santé élevées pour les populations et améliorer l’accès à des soins de qualité. Pour y parvenir, plusieurs actions sont menées, notamment l’amélioration des équipements, le renforcement des compétences des soignants et la prise en charge des priorités de santé comme la santé maternelle et infantile, les maladies non transmissibles ou encore le paludisme. Le pari de la digitalisation Au cœur de cette dynamique, la digitalisation joue un rôle clé. Le logiciel open source OpenIMIS a été introduit pour gérer l’assurance maladie départementale. Progressivement, il a été amélioré et connecté à d’autres systèmes comme DHIS2 et OpenClinic, facilitant ainsi la gestion des données de santé et le suivi des patients. Un défi : mieux gérer les finances Malgré ces avancées, la gestion financière restait un défi majeur, notamment pour le suivi des cotisations et le paiement des prestataires de soins. L’absence d’interopérabilité avec les logiciels comptables existants compliquait la traçabilité et la transparence des opérations. Une solution innovante : OpenIMIS connecté à Odoo Pour répondre à ce défi, une solution innovante a été mise en place : l’intégration d’OpenIMIS avec Odoo, un logiciel comptable open source. Déployée entre novembre 2025 et mai 2026 avec l’appui de partenaires techniques, cette approche est une première en Afrique. Grâce à cette interconnexion, les paiements sont désormais enregistrés automatiquement et les écritures comptables générées après validation des prestations. Résultat : moins d’erreurs, plus de rapidité et une meilleure transparence dans la gestion des ressources. Former pour garantir la réussite Pour assurer le bon fonctionnement du système, une formation a été organisée en juin 2026 au profit des acteurs clés du système de santé. Elle a permis de renforcer les compétences en utilisation d’Odoo et en gestion de l’interopérabilité, garantissant ainsi une meilleure appropriation des outils. Une innovation au service des plus vulnérables Autre avancée importante : l’intégration de la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Désormais, ces bénéficiaires sont identifiés et suivis dans le système, permettant une meilleure traçabilité des services et des coûts. Vers plus de transparence et d’équité Avec l’intégration d’OpenIMIS et d’Odoo, le Niger franchit une étape importante vers une gestion plus transparente et efficace de l’assurance maladie. Cette innovation contribue non seulement à renforcer la confiance dans le système de santé, mais aussi à garantir un accès plus équitable aux soins pour les populations.
Du 1er au 3 juillet 2026, Niamey accueille, à la salle de réunion du CCRAOS–AGRHYMET (Centre Climatique Régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Sahel), un atelier régional dédié à l’élaboration d’un plan opérationnel de partage de données et d’informations sur la gestion durable des terres et le changement climatique.Organisé par le Portefeuille thématique climat – volet régional (PTCS -VR) , cet atelier rassemble des acteurs clés de la région afin de renforcer la coordination, améliorer l’accès aux données et soutenir la prise de décision en faveur de la résilience environnementale.Les échanges portent notamment sur l’adoption d’une plateforme régionale de gestion des connaissances, la définition de son mécanisme d’animation ainsi que la validation d’un protocole de partage de données structurant pour le réseau régional en construction.
Dans les districts de Gaya, Gothèye et Dioundiou, l’accès aux soins spécialisés franchit une étape décisive. Grâce à l’appui du projet PASS-Sutura, les structures de santé de première ligne sont progressivement renforcées pour mieux prévenir, détecter et prendre en charge les maladies chroniques et les troubles sensoriels.Des maladies silencieuses, un défi majeur de santé publiqueLes maladies non transmissibles, comme l’hypertension, le diabète ou les maladies respiratoires, représentent aujourd’hui la principale cause de mortalité dans le monde. À cela s’ajoutent les troubles de la vision et de l’audition, très répandus mais encore insuffisamment pris en charge au Niger. Face à cette situation, l’intégration de ces services au niveau des soins de santé primaire apparaît comme une solution essentielle.Des équipements et une formation structurée des soignantsPour répondre à ce défi, 63 formations sanitaires ont été équipées en matériel de diagnostic et de suivi, notamment des ECG, audiomètres, ophtalmoscopes ou encore spiromètres.En complément, Enabel, en collaboration avec les programmes nationaux de santé et plusieurs partenaires, a organisé en mai et juin 2026 des sessions de formation au profit de 69 prestataires de santé issus des centres de santé intégrés et des hôpitaux de district de Gaya, Gothèye et Dioundiou. Ces formations, tenues à Gaya et Gothèye, ont permis de renforcer les compétences des participants sur l’utilisation des équipements, la réalisation des tests et l’interprétation des résultats.Pour la première fois, certains hôpitaux de district disposent ainsi d’outils comme l’électrocardiogramme pour diagnostiquer les troubles du rythme cardiaque ou l’audiomètre pour détecter la perte d’audition. D’autres examens permettent désormais d’évaluer les troubles de la vision, les affections ORL ainsi que les complications du diabète et des maladies respiratoires, y compris les séquelles de la tuberculose.Des résultats encourageants vers un meilleur accès aux soinsÀ l’issue des formations, les résultats montrent une amélioration notable des connaissances des participants, avec une progression significative entre les prétests et les post-tests. La formation a été globalement bien appréciée, même si sa durée a été jugée insuffisante par une partie des participants.Cette initiative marque une avancée importante vers une offre de soins plus accessible et plus complète au niveau local. Elle contribue ainsi à rapprocher les services spécialisés des populations et à faire progresser la couverture sanitaire universelle, afin que personne ne soit laissée de côté.
Le 23 mars 2026, à Niamey, l’Agence belge de coopération internationale Enabel et la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) ont signé un accord visant à renforcer leur collaboration au Niger et dans l’ensemble du Sahel.Ce partenariat a pour objectif de mutualiser les efforts pour faire face aux défis du changement climatique et promouvoir un développement durable. Il prévoit la mise en œuvre d’actions concrètes, notamment en matière d’adaptation et d’atténuation, de recherche et innovation, d’appui aux politiques publiques, de mobilisation de financements, ainsi que de formation et de partage de connaissances.La signature de cet accord, marquée par la présence du Directeur des Opérations d’Enabel basé à Bruxelles, témoigne de l’importance stratégique de cette collaboration, soutenue par le Royaume de Belgique.Ce partenariat constitue une étape importante pour renforcer la résilience des populations et construire un avenir plus durable au Sahel.
Enabel Niger a récemment organisé sa fête annuelle du personnel dans une ambiance conviviale marquée par le partage, les échanges et la bonne humeur.Cet événement a rassemblé les équipes autour de moments de détente et de célébration, contribuant à renforcer les liens professionnels et humains. Au-delà du cadre festif, cette initiative vise à consolider la cohésion interne et à insuffler une nouvelle dynamique pour poursuivre les actions au service du développement.La cérémonie a également été l’occasion de mettre en valeur le savoir-faire local, avec des tenues réalisées par une entreprise nigérienne de teinture, illustrant l’engagement d’Enabel en faveur de la promotion des initiatives locales.À travers cette célébration, Enabel réaffirme l’importance du capital humain comme moteur essentiel de son action au Niger.
Le 23 avril 2026, cinq collèges pilotes du projet Sarraounia 2 ont célébré, dans plusieurs communes, la remise des prix d’excellence et d’encouragement au titre de l’année scolaire 2024-2025.Organisée sous le leadership des administrateurs délégués des communes de Koremairoua, Doumega, Yelou, Karguibangou et Dioundiou, la cérémonie a distingué 110 élèves de la 6ème à la 3ème, dont 60 filles, illustrant les progrès réalisés en faveur de la scolarisation des jeunes filles.Au-delà des élèves, plusieurs acteurs du système éducatif ont également été honorés, notamment des directeurs d’établissement, des enseignants, des comités de gestion scolaire, des mères éducatrices, ainsi que des tuteurs et des filles leaders.À travers ces distinctions, c’est l’ensemble de la communauté éducative qui est valorisée, dans une dynamique de promotion de l’excellence, de l’engagement et de l’égalité des chances au Niger.
Le 26 mai 2026, à Dosso, Enabel, à travers le projet de Renforcement de l’Entrepreneuriat en Élevage (REEL Mahita), a appuyé l’organisation d’un exercice pratique (drill) sur l’enfouissement sécurisé de cadavres suspects de charbon bactéridien. Cette simulation visait à améliorer la coordination et la réactivité des acteurs locaux face aux risques sanitaires liés aux zoonoses, ces maladies transmissibles entre les animaux et les humains. L’activité a mobilisé les huit chefs de services départementaux de la Santé, de l’Élevage et de l’Environnement, illustrant concrètement l’approche « One Health », qui promeut une vision intégrée de la santé humaine, animale et environnementale. Grâce à cette initiative, les capacités locales sont renforcées pour mieux prévenir et gérer les maladies à risque, contribuant ainsi à la protection des populations et des moyens de subsistance au Niger.
Ce mardi 16 juin, l’ONG initiative pour l'arbre a été accueillie dans les locaux d’Enabel au Niger pour un échange avec les équipes managériales d’Enabel et du projet ASYPON GMV. À cette occasion, l’organisation a remis un témoignage de satisfaction au projet ASYPON GMV, saluant son engagement remarquable dans l’organisation de la 3ᵉ édition du Forum National de l’Arbre 2025. Ce rendez-vous majeur constitue une plateforme essentielle dédiée à la restauration des terres et à la lutte contre la désertification au Niger.Cette reconnaissance met également en exergue la solidité des partenariats développés autour du projet, au service du développement durable et du renforcement de la résilience des communautés. Mis en œuvre dans le cadre de la Grande Muraille Verte, le projet ASYPON GMV est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel.
Lancée le 03 février 2026 dans les communes de Tillabéry, Kourthèye et Gothèye, l’opération de lutte contre les plantes aquatiques envahissantes s’est déroulée sur une période de trois mois dans les bras du fleuve Niger et les aménagements hydro-agricoles fortement impactés.Cette intervention a permis de contenir la prolifération de ces végétaux, reconnus comme une menace majeure pour les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations riveraines. En entravant la circulation de l’eau, en perturbant la biodiversité aquatique, en gênant la navigation et en affectant des activités essentielles telles que l’agriculture et la pêche, ces plantes compromettaient l’équilibre environnemental.Portée par le projet ASYPON GMV, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, cette initiative a contribué à restaurer l’équilibre écologique, à améliorer la qualité de l’environnement aquatique et à préserver durablement les ressources naturelles.Au-delà des résultats environnementaux, l’action a également renforcé la résilience des communautés riveraines et soutenu la sécurité alimentaire dans les zones concernées. Une initiative concrète qui illustre l’impact des actions coordonnées en faveur d’écosystèmes plus sains et de communautés plus résilientes.
Première session du Comité d’Orientation et de Concertation Régional du Portefeuille Thématique Climat SahelLes représentants des pays partenaires (Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal) et d’Organisations régionales telles que l’Agence Panafricaine de la Grande muraille Verte (APGMV), AGRHYMET et le Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) se sont réunis pour une session ordinaire du Comité d’Orientation et de Concertation Régional (COC/R) du Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS). Le PTCS est un programme régional financé par le Royaume de Belgique et mis en œuvre par l’Agence belge de coopération internationale (Enabel). Cette rencontre stratégique marque une étape clé dans la gouvernance du portefeuille et dans la coordination des actions régionales en faveur de la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique. Un cadre régional enfin opérationnelAprès plus de trois années de mise en œuvre du PTCS, la tenue de cette première session du COC/R était fortement attendue. L’instance réunit 18 membres issus des agences nationales de la Grande Muraille Verte (ANGMV) et des ministères sectoriels des pays partenaires, des organisations régionales (CILSS/AGRHYMET, APGMV, ROPPA) ainsi que les cinq chefs de projets PTCS Enabel. Coprésidée par le Programme Manager de Enabel en charge du PTCS et le représentant de l’APGMV, elle a pour mission de renforcer le pilotage stratégique du PTCS, d’assurer la cohérence des interventions à l’échelle régionale, de proposer des actions transversales et de définir une stratégie de sortie durable. Pour le Dr Oblé NEYA Coordonnateur régional du PTCS, cette première rencontre constitue une « grande réussite au regard de la forte mobilisation des membres avec 16 présents sur 18 attendus et de la qualité des contributions ». Deux jours d’échanges intenses sur les acquis, défis et perspectivesLe premier jour, marqué par le début des travaux a connu la validation du Règlement d’Ordre Intérieur du COC/R, étape essentielle pour structurer le fonctionnement du comité. Les participants ont ensuite passé en revue : l’état d’avancement global du PTCS ; les acquis majeurs, notamment 26 140 hectares restaurés, 458 536 bénéficiaires du programme, des progrès significatifs dans la gestion durable des terres, l’agroécologie, la gouvernance foncière et l’accès à l’eau ; les défis rencontrés dans un contexte sahélien marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et la réduction de financements externes.La deuxième journée a permis de : (i) formuler des recommandations pour la capitalisation et la pérennisation des acquis ; (ii) identifier les actions prioritaires pour 2026 et une sortie réussie du programme ; (iii) identifier des actions pour renforcer la synergie entre pays et organisations régionales ; (iv) valider la feuille de route régionale du programme pour la période 2026–2027. Des appréciations positives et un engagement renouvelé des acteursLes participants ont unanimement salué : la pertinence du cadre régional, indispensable pour renforcer la complémentarité des actions entre les pays ; la qualité des résultats déjà obtenus dans les quatre volets nationaux ; et la vision stratégique du programme, alignée sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV).Des témoignages forts des représentants de pays et d’institutions :ROPPA (Ousséni Ouedraogo) : « Les résultats sont importants, variés, et démontrent que le PTCS est un levier pour mutualiser les approches, capitaliser les innovations et influencer les politiques publiques. » APGMV (Dr Sakhoudia Thiam) : « La session a permis de dégager des recommandations fortes pour renforcer les capacités, la collecte de données et l’implication des collectivités locales. » ANGMV-Mali (Toumany Diallo) : « Cette rencontre est logique et nécessaire pour harmoniser les actions après quatre ans d’exécution. Le PTCS fait partie des rares programmes encore actifs dans les pays de l’AES. » ANGMV-Niger (Tomo Nakaka Abdoulaye) : « L’atelier nous permet de poser les bases d’une stratégie de sortie garantissant la pérennité des acquis et une meilleure mise en synergie entre pays. » ANGMV-Sénégal (Commandant Djibril Thioye) : « L’une des forces du PTCS est son focus sur la capitalisation et la durabilité, trop souvent négligées dans les projets précédents. » Principales orientations et recommandationsLes travaux ont permis d’adopter plusieurs recommandations majeures pour renforcer la résilience climatique dans la région sahélienne : 1. Assurer une sortie réussie du PTCS (2027) : une appropriation des acquis par les États partenaires, une mise en place de dispositifs nationaux et locaux durables et une pérennisation des actions de restauration, agroécologie et hydrauliques. 2. Intensifier la capitalisation et la mise à l’échelle à travers : le partage systématique des expériences réussies entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal et le renforcement du rôle du ROPPA et du CILSS dans la diffusion des innovations. 3. Renforcer les capacités des acteurs en appuyant davantage les agences nationales de la Grande Muraille Verte, en formant et équipant les acteurs locaux pour un suivi ultérieur autonome des acquis des interventions. 4. Mobiliser de nouvelles ressources à travers des recherches de cofinancements et des financements innovants pour une phase 2 potentielle du PTCS et la consolidation des partenariats régionaux et continentaux.Un Sahel plus résilient grâce à l’action collectiveLe Portefeuille Thématique Climat Sahel confirme son rôle de levier régional majeur pour la restauration des écosystèmes, l’amélioration des moyens de subsistance et le renforcement de la résilience climatique des populations dans les quatre pays concernés. Cette première session du COC/R a non seulement validé le cadre de gouvernance du programme au niveau régional, mais aussi et surtout renouvelé la dynamique de collaboration entre les quatre pays sahéliens, les organisations régionales et Enabel dans un contexte où la solidarité régionale et la coopération internationale sont plus que jamais essentielles.
Dans le cadre du projet ASYPON/GMV, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, des cérémonies officielles de remise de kits de production et de transformation ont été organisées au profit des Sociétés Coopératives (SCOOPS) appuyées dans plusieurs communes de la région de Tillabéri. Ce projet, inscrit dans le programme Nexus Trois Frontières dans la région de Tillabéri a pour objectif de renforcer la résilience des populations vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes, à travers la relance d’une vie économique inclusive et durable, en cohérence avec les objectifs de la Grande Muraille Verte. Les kits remis comprennent notamment des motopompes, tricycles, charrettes asines, équipements de transformation (décortiqueuses, extracteurs d’huile, torréfacteurs, broyeurs) destinés à améliorer la production, la transformation et la commercialisation des produits agro-sylvo-pastoraux.Les autorités administratives et les partenaires ont salué cette initiative, soulignant son impact sur le renforcement de la résilience et de l’autosuffisance alimentaire des communautés. Pour les bénéficiaires, cet appui arrive à point nommé. « Ce matériel vient alléger nos difficultés. Avant, nous entendions seulement parler de ces machines, aujourd’hui elles sont à nous. Grâce à cet appui, nos conditions de travail vont s’améliorer et nos activités vont se développer », témoigne une membre d’une coopérative bénéficiaire. À travers cette action, Enabel réaffirme son engagement à soutenir l’autonomisation économique des femmes, le développement local et la gestion durable des ressources naturelles au profit des communautés de la zone des Trois Frontières.