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In February, Enabel teamed up with the European Training Foundation to host a week-long peer-to-peer exchange at ETF’s headquarters in Turin.The tour under Enabel's BE-Relieve Ukraine programme centered around Centers of Vocational Excellence (CoVEs) – an EU approach that connects VET providers, employers, local authorities, and other partners to deliver high-quality skills and drive regional development.35 participants – including representatives from Ukraine’s Ministry of Education and Science, vocational school directors, regional and city administrations – explored how to tailor these practices to the Ukrainian context.The programme, designed by the ETF, featured hands-on workshops and visits to Italian CoVEs, covering governance, entrepreneurship, digital and green skills integration, and performance evaluation tools like ISATCOVE.At Enabel's request, three participants shared what stood out to them and which practices they felt were worth taking back home. Through our partnership with the Ministry of Education and Science, we continue to support Ukraine’s VET system, helping schools align with EU standards, respond to regional labour market needs, and contribute to the country’s reconstruction. Thank you to our partners at ETF for their invaluable expertise and hospitality._____Insights from Italian CoVEsOleksandra Khomyk Director, Department of Economic Development, Chernihiv Regional Military AdministrationOur visit to ITS Academy highlighted the critical role of innovation. What this institution is doing goes beyond the typical scope of vocational education in Ukraine, focusing on high-tech industries and collaboration between academia and the private sector. ENGIM emphasizes business involvement in training, Piazza dei Mestieri cultivates excellence through creativity and practical skills, and Cometa Formazione promotes an inclusive, human-centered learning environment – also with a strong focus on creativity.The main takeaway: in vocational education, people are central – both learners and educators.Learning with heartLiudmyla PanasiukDirector, Kolky Vocational Education CenterThe visit to Cometa Formazione left the strongest impression on me. The institution truly has a soul – everything it does is designed for the students.Their model of individualized learning, which adapts to each student’s abilities and needs, stood out. This student-centered approach, emphasizing support and holistic development, is a model worth replicating in Ukraine’s Centers of Excellence.From theory to practiceOleksandr SavchukDirector, Kvasyliv Engineering and Technology Vocational CollegeIn Turin, I gained a clearer understanding of how a Center of Vocational Excellence can operate as a skills hub, engage effectively with businesses and communities, and integrate education with entrepreneurial and social initiatives.Key insights include:A CoVE succeeds only through systematic collaboration with employers, shifting from a traditional “training institution” to an active regional partner.ISATCOVE self-assessment should be continuous, forming the basis for management decisions and strategic planning.The training on the international self-assessment tool ISATCOVE was particularly valuable. It was highly practical and clarified how self-assessment can become a genuine tool for institutional development, rather than a formal procedure.Group work analyzing real-life cases provided concrete insights and ideas for improving institutional operations.Win-win partnershipsOleksandra Khomyk Director, Department of Economic Development, Chernihiv Regional Military AdministrationMy vision for Ukraine’s Centers of Vocational Excellence has been reinforced and enriched through concrete examples. The system should be built on sustainable partnerships, aligned with business needs and community priorities. Centers should play a pivotal role in regional socio-economic ecosystems, driving innovation and professional excellence. Businesses must actively participate in workforce development – not just providing technical support, but sharing the experience, skills, and knowledge they require. I hope that the Chernihiv Regional Council on Employment and Skills Development, established with the support of Enabel, will foster productive dialogue and partnerships, help define the mission and values of the Centers of Excellence, and identify key priorities for workforce training. We need to ensure that vocational education actively strengthens the region’s economic potential. At the same time, we must break the stereotype that vocational education is less prestigious. What we observed in Turin provides a clear understanding of how this can be achieved.Next steps following the study visitLiudmyla PanasiukDirector, Kolky Vocational Education CenterImplement ISATCOVE self-assessment toolsUse for internal quality monitoring, evaluating management processes, and preparing for certification according to excellence standards.Develop CoVEs through public-private partnershipsStrengthen collaboration with businesses to update facilities and equipment, co-create training programs, and expand dual-education opportunities.Promote equity and social inclusionIncrease access for vulnerable groups, enhance barrier-free environments, and provide tailored support for individual learners.
Dans de nombreuses communes rurales, des infrastructures pourtant coûteuses se dégradent prématurément, faute d’appropriation locale. Dans la région des Koulsé, ex Centre-Nord du Burkina Faso, le projet OKD, cofinancé par l’Union européenne et l’Allemagne et mis en œuvre par Enabel et la GIZ, expérimente une réponse concrète : impliquer directement les communautés dans la gouvernance et l’entretien des pistes rurales, à travers des comités villageois structurés et outillés.Des « éléphants blancs » à une gouvernance partagéeL’échec silencieux des infrastructures a donné le nom « d’éléphants blancs » pour désigner des infrastructures financées à grands frais mais qui, quelques années après leur réception, deviennent inutilisables ou peu exploitées. Marchés, gares routières, boutiques de rue ou pistes rurales : les exemples abondent dans de nombreuses communes. Cette situation, rarement liée à un manque de ressources financières, trouve plutôt son origine dans une déconnexion entre la conception des infrastructures et les réalités locales. Pensés de manière descendante, souvent loin du terrain, ces équipements souffrent d’un déficit d’appropriation communautaire et d’un manque de mécanismes locaux d’entretien. Les conséquences sont visibles : dégradations rapides, abandon progressif et gaspillage d’investissements publics.Miser sur l’intelligence collective pour des infrastructures durablesC’est pour répondre à ce défi qu’Enabel, à travers le projet « Renforcement de la résilience socio-économique dans la région du Centre-Nord (axe OKD) », a fait le choix d’une approche fondée sur une gouvernance communautaire. Cette approche s’est voulue une démarche de mobilisation de l’intelligence collective de toutes les forces vives pour co-construire le développement des territoires. Elle était fondée sur une implication des communautés, les titulaires de droits, à toutes les phases du processus de réalisation des infrastructures. Le processus a débuté par une cartographie des acteurs, qui s’est poursuivi par des rencontre d’identification des besoins puis de planification entre les municipalités et les populations. Le processus s’est poursuivi par la réalisation des infrastructures avec la méthode Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO). Cette technologie de construction maximise les possibilités d’emploi de la main-d’œuvre (qualifiée et non qualifiée) avec le soutien d’équipements légers et l’utilisation de matériaux disponibles localement, tout en maintenant la compétitivité de coûts et des normes de qualité. À la suite de la réalisation des pistes, pour permettre une meilleure appariation des pistes don’t elle a contribué à réaliser et pour assurer leur durabilité, les communautés ont été appuyer à la mise en place de comités villageois de pistes (CVP). Ces CVP sont des organisations de gouvernance communautaire qui réunissent tous les habitants des villages/secteurs traversés par les pistes sans distinction d’âge, de genre ou de statut social. Au sein de ces CVP un bureau opérationnel de 10 membres représentatif des toutes les couches (femmes, hommes, jeunes, personnes en situation de handicaps, etc.) organise, sensibilise motive et suit régulièrement l’état des pistes et mobilise les membres pour l’entretien régulier des pistes.Des formations pratiques et des équipements, directement sur le terrainPour faire des CVP de véritables acteurs opérationnels, leurs membres ont bénéficié de formations pratiques, organisées directement sur les pistes. Ces formations ont porté sur trois volets essentiels de l’entretien routier communautaire.Le premier concerne la construction de murets et de diguettes, destinés à canaliser et ralentir les eaux de ruissellement, principales causes de formation de rigoles et de coupures de pistes. Des gestes simples, mais déterminants pour prévenir les dégradations prématurées.Le deuxième volet porte sur la mise en place et l’entretien des cordons pierreux. Les participants ont appris à repositionner correctement les moellons déplacés par les pluies, contribuant ainsi à la protection de la couche de roulement et à la stabilisation des flancs des pistes.Enfin, les CVP ont été formés au traitement des nids-de-poule, une opération clé pour maintenir la praticabilité des voies. Les exercices pratiques ont couvert toutes les étapes techniques : épandage du matériau, étalage, arrosage et compactage, jusqu’à l’obtention d’une surface robuste et durable.Au-delà du transfert de compétences, les CVP ont également reçu une dotation en équipements d’entretien : pelles, brouettes, râteaux, haches, gilets de visibilité et autres outils. Cette dotation permet aux communautés d’agir de manière autonome, sans dépendre systématiquement d’une intervention extérieure des services techniques communaux.Une approche appréciée par les acteursPour les communautés, cette démarche participative n’est pas seulement un transfert de compétences : c’est un symbole fort de responsabilisation locale.Pour les bénéficiaires, cette démarche va bien au-delà d’un simple appui technique. « C’est la première fois qu’on nous implique directement dans l’entretien des pistes. Ces actions d’Enabel nous donnent confiance et nous permettent d’agir nous-mêmes pour préserver notre piste », confie Ouédraogo Zenbao, membre du CVP du village de Sabouri-Natenga, commune de Korsimoro. Le même sentiment est partagé à Boussouma. « Avant, nous pensions que l’entretien des pistes relevait uniquement des techniciens. Nous observions impuissants leur dégradation. Aujourd’hui, nous avons les outils, les techniques et l’organisation nécessaires pour intervenir et donner plus de chances de survie à nos pistes », explique Gango Hamado, membre du CVP de Lougouma.Un Modèle possiblement réplicable L’accompagnement des CVP illustre une dynamique de gouvernance locale participative portée par le projet OKD. En impliquant directement les communautés dans l’entretien des infrastructures, les communes renforcent ainsi l’appropriation et la responsabilisation citoyenne, la protection des investissements publics et accroissent la résilience de leur territoire.Ce modèle, basé sur l’engagement communautaire et l’approche par les compétences, pourrait inspirer d’autres collectivités des Koulsé et au-delà.
Four high-capacity generators for Kyiv's heat supply infrastructure were procured and delivered within just two weeks of a request from the Ministry of Energy of Ukraine. With a total capacity of 1.62 MW, the generators have been handed over to the municipal utility company Kyivteploenergo. This assistance will also be vital in the upcoming heating seasons, as restoring damaged critical infrastructure will require sustained time and effort. The generators, along with mobile and modular boiler units and the restoration of CHPP turbines, are part of comprehensive assistance provided by Enabel. To date, more than €28 million has been allocated to support these initiatives through the BE-Relieve Ukraine programme. These investments in new equipment and repairs result in a total power output of 190 MW of electricity and 123 MW of heat. Deputy Minister of Energy of Ukraine Valentyna Moskalenko: “This is more than just equipment. It is timely support that strengthens the resilience of Ukraine’s energy system at a time when our critical infrastructure continues to face relentless attacks. We sincerely thank our Belgian partners for their solidarity with Ukraine, for their trust, and for their commitment not only to express support, but to back it up with concrete action.”
For many years, education systems have largely measured success through grades, exams, and pass rates. While academic results matter, this strong focus can leave little room for teaching the practical life skills young people need to handle real pressures such as stress, peer influence, conflict among others. Without these skills, some learners struggle to cope, lose motivation, miss school, perform poorly, and in some cases drop out before completing their studies. To address this gap, Enabel, in partnership with the Ministry of Education and Sports (MoES) and the Private Education Development Network (PEDN), successfully implemented the first phase of a major life skills education initiative. Launched in In June 2024, the initiative aimed at integrating life skills into the school environment using the life skills toolkit of the Ministry of Education and Sports. Through this approach, 10,000 learners across 43 schools in the Rwenzori and Busoga regions were empowered to develop the competencies needed to navigate adolescence and contribute positively to their communities. The completion of this first phase was marked the Life Skills Convention held on February 14th2025, at the National ICT Innovation Hub Nakawa-Kampala. The event brought together education stakeholders to reflect on progress, share lessons, and reaffirm their commitment to strengthening adolescent well-being and school completion.Speaking at the convention Nicolas Oebel, the Country Director of Enabel in Uganda, commended stakeholders noting that life skills are as vital as academics because they build the resilience young people need to thrive. "By completing this first phase, we are not just celebrating numbers, but the 10,000 learners who now possess the skills to make informed decisions, stay in school, and shape their own destinies. This achievement is a testament to the collective power of our 250 facilitators, 43 headteachers, and dedicated district leaders who are transforming the educational landscape of Uganda." Oebel explained that the programme supports education reforms aimed at giving learners quality opportunities that prepare them for school, work, and life. He noted that the life skills programme empowers learners with 10 key competencies, including communication and self-expression, leadership and influence, problem-solving and conflict management, creativity and innovation, among others. He added that these competencies help learners become agile and adaptive citizens able to face personal, academic, economic, social, and environmental challenges. He added that the first phase provided valuable lessons, and the next target is to reach 20,000 new learners with life skills education this year an expansion that will require even stronger commitment from all stakeholders. Michel Dewez, the Belgium head of Cooperation emphasised the need for continued teamwork and the key role teachers play in developing learners beyond academics. “Life skills education allows us to contribute to the holistic development of young people, and teachers play a central role in nurturing these skills preparing learners to navigate the personal, social and academic challenges they will face,” he said. Enabel remains committed to working closely with the Ministries of Education and Health to ensure that young people are equipped to stay in school and thrive.
Enabel has strengthened its winterisation efforts in the Chernihiv region by donating 28 mobile boiler units to support social infrastructure. 20 units were procured and delivered in response to an urgent request of Ukraine’s Ministry of Development of Communities and Territories to support the region following the escalation of Russian attacks on critical infrastructure. "At the start of winter, support from the Belgian agency for international cooperation made a real difference. This equipment helped us launch the heating season on time, despite the critical situation caused by Russian strikes." – explained Governor Viacheslav Chaus. Belgium's Ambassador to Ukraine Luc Jacobs, Deputy Minister for Development Kostiantyn Kovalchuk, Head of the Chernihiv Regional Military Administration Viacheslav Chaus, and Enabel Country Director Dirk Deprez got a firsthand look at one of the boiler units on-site. "For the Chernihiv region, backup heating is a matter of public safety. These boilers will enable communities to respond quickly in emergencies and ensure heating for hospitals, other social infrastructure facilities, and residential buildings. We are grateful to the Belgian government and Enabel for their sustained support." – shared Deputy Minister Kostiantyn Kovalchuk. The mobile boilers are part of Belgium's broader energy support package for the Chernihiv region. Two healthcare facilities in the region have already received solid-fuel modular boilers, while work on the thermal modernisation of a Kyinka lyceum is drawing to a close.
Entre Octobre et Décembre2025, les communautés des zones d’intervention du Programme d’Appui à la santé Sexuelle et Reproductive et à l’Information Sanitaire (P@SRIS II) ont été pleinement mobilisées pour stimuler la créativité locale à coût maîtrisé et accélérer des résultats en matière de santé. Initié par le Ministère de la Santé avec l’appui d’Enabel à travers le P@SRISII, l’édition 2025 du Challenge Innov4Health a transformé un besoin en opportunité: un défi lancé, des solutions concrètes et immédiatement applicable ont émergé du terrain. Et si les réponses les plus pertinentes et les plus adaptées aux défis de santé sexuelle et reproductive venaient, avant tout, des communautés elles-mêmes ?Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires croissantes et des défis persistants en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR), Enabel Bénin en Partenariat avec le Ministère de la Santé, a fait un choix stratégique : innover pour accroître l’impact.C’est dans cette dynamique qu’a été lancé le Challenge Inno4Health 2025. À l’issue d’un atelier bilan du programme, les besoins prioritaires ont été identifiés puis transformés en opportunité d’innovation ouverte. Sur plus de 100 dossiers reçus, huit projets ont été sélectionnés et accompagnés dans une phase pilote.Les résultats sont tangibles et dépassent les attentes:plus de 1000 personnes sensibilisées directement dans les communes de Parakou, N’Dali, Aplahoué, Lokossa, Kpomassè et Zè.60 pères champions formés et engagés pour la promotion des droits sexuels et reproductifs et la lutte contre les violences basées sur le genre.20 ambassadrices communautaires et 15 pairs leaders inclusifs formées et mobilisées.50 jeunes mères ont été accompagnées pour une meilleure prise en charge de leur santé post natale.des infrastructures durables installées et des outils numériques accessibles à tous developpés.Huit projets, une même ambition : accélérer le changementDes fresques murales à Parakou aux clubs d'adolescents à Aplahoué, des Pères Champions à N'Dali aux soins post-nataux à Zè, chaque projet a apporté une réponse innovante, ancrée dans sa réalité locale, à des défis partagés: l'accès à l'information en santé sexuelle et reproductive, la prévention des violences basées sur le genre et l'autonomisation des jeunes.Les projets lauréats ont exploré des dimensions complémentaires de la SSR notamment:les approches artistiques et culturelles pour sensibiliser les jeunes,les clubs de jeunes et entrepeneuriat communautaire pour renforcer l’autonomisation la mobilisation des hommes dans la santé maternellel’innovation numérique inclusive avec un chatbot accessible aux jeunes en situation de handicapl’autonomisation économique come levier de la santéles soins post-nataux intégrés, associant prise en charge plysique et soutien psychologique.Ensemble, ces innovations démontrent qu’en créant un cadre propice et en stimulant la créativité locale, il est possible d’identifier des solutions concrètes, adaptés et immédiatement appiclables pour accélérer les résultats en matière de santé. Retour sur les huit initiatives qui ont marqué cette première éditionÀ Parakou, l’Association Belle et Forte (ABF) a mobilisé la musique, le slam, les clips vidéo et les fresques murales pour sensibiliser à la santé sexuelle et reproductive et prévenir les violences basées sur le genre. Vingt ambassadrices communautaires ont été formées et des milliers de jeunes ont été touchés via les réseaux sociaux. L’art est devenu un puissant vecteur de santé.À Aplahoué, l’Association Atelier Ouverture Azo, avec son projet EKPLAXOXU, a installé trois clubs Ados/Jeunes dans des collèges pilotes, formé 31 jeunes animateurs et initié 25 jeunes à l’entrepreneuriat. Trois soirées cinéma-débats en milieu rural ont permis de briser les tabous intergénérationnels. Un modèle intégré combinant santé, culture et économie.À N’Dali, l’ONG AWAD, à travers son initiative « Pères Champions pour la Santé Maternelle », a formé 60 hommes et sensibilisé 600 autres. Un réseau actif de relais masculins émerge progressivement, transformant le rôle des pères : de décideurs distants à partenaires engagés dans la santé familiale.À Parakou, le Centre de Synergie d’Actions Paysannes (CSAP ONG) a déployé le projet « Arts et Jeunesse pour une SSR inclusive et sans VBG », combinant théâtre participatif, graffiti, conte et engagement écocitoyen. Vingt Jeunes Ambassadeurs Communautaires ont été formés, tandis que des espaces publics ont été embellis et reboisés. Santé, culture et citoyenneté ne font plus qu’un.Avec HELLO AMAZONE, la Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement (FJAD-ONG) a développé un chatbot et une plateforme numérique inclusifs, intégrant des capsules en langue des signes, sous-titrées et adaptées en langues locales. Quinze pairs leaders, dont 30 % en situation de handicap, ont été formés. L’innovation technologique devient ici un levier d’équité.À Kpomassè, le Centre MAJICS (Maison d’Apprentissage, d’Information sur la Culture et la Santé) a combiné agroalimentaire, couture et santé sexuelle pour former 25 jeunes, dont 60 % de filles, à des métiers productifs tout en intégrant des modules de SSR. L’autonomisation économique devient un rempart contre la vulnérabilité.À Zè, l’association MOTHERS HEALTH a créé le premier espace intégré communautaire de soins post-nataux : 50 jeunes mères ont bénéficié d’un accompagnement physique et psychologique, et plus de 100 femmes ont été sensibilisées. La santé mentale post-partum sort progressivement du silence.Les enseignements clés du Challenge Inno4Health 2025La principale leçon de cette expérience est claire : stimuler la créativité des innovateurs locaux permet d’identifier des solutions d’accélération concrètes, adaptées aux réalités du terrain et rapidement opérationnelles.L’organisation du Challenge Inno4Health 2025 a permis de tirer deux enseignements majeurs. Premièrement, même avec un budget maîtrisé, il est possible d’expérimenter avec succès des innovations locales en matière de droits et santé sexuelle et reproductive (DSSR). Portées par des structures ancrées dans les communautés, ces initiatives ont permis d’identifier des solutions inédites à fort potentiel d’accélération pour l’atteinte des résultats du programme. Deuxièmement, cette démarche a mis en lumière la complémentarité stratégique entre les acteurs locaux et les partenaires du projet. Les initiatives développées, notamment dans la zone sanitaire Parakou/N’Dali, constituent désormais de véritables leviers opérationnels pour faciliter et renforcer l’implémentation du programme dans cette nouvelle zone d’intervention.Au-delà des projets pilotes, Inno4Health a démontré qu’un dispositif d’innovation ouverte peut devenir un outil structurant pour renforcer l’efficacité, la pertinence et la durabilité des interventions en santé.Une dynamique d’innovation appelée à s’élargirEn seulement trois mois de phase pilote, le Challenge Inno4Health 2025 a démontré qu’il est possible de stimuler la créativité locale à coût maîtrisé pour accélérer des résultats concrets en santé. Les projets expérimentés ont d’ores et déjà été intégrés dans la planification 2026 du programme P@SRIS2.Pour Enabel, innover signifie accroître l’impact, faire mieux avec moins, explorer de nouveaux partenariats, saisir les opportunités technologiques et renforcer la résilience des interventions.Fort de ces résultats, la démarche se poursuivra en 2026 avec une nouvelle édition du Challenge Inno4Health dans le cadre de P@SRIS2, ainsi que des initiatives similaires au sein des projets Sécurité, Port et EQUITÉ.Car l’innovation ne naît pas uniquement dans les grands centres urbains ou les laboratoires. Elle émerge aussi et souvent avec plus de pertinence au cœur des communautés qui vivent les défis au quotidien.Parce que l’innovation n’est pas une option. C’est une responsabilité.
Au Burkina Faso, dans l’ex-région de la Boucle du Mouhoun, l’accès à des services de santé de qualité franchit une nouvelle étape. Les Centres Médicaux (CM) de Tchériba et Fara disposent désormais de laboratoires entièrement fonctionnels, grâce à une dotation importante en équipements biomédicaux dans le cadre du Projet Lasso Santé, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de coopération internationale. Cette initiative répond directement aux besoins exprimés par les autorités sanitaires locales et reflète leur volonté d’améliorer l’accès à des diagnostics fiables et rapides pour les populations. La remise du matériel comprend un ensemble complet d’équipements permettant de réaliser sur place des examens essentiels : microscope binoculaire, automate d’hématologie, semi-automate de biochimie, centrifugeuse, matériel de prélèvement, réfrigération, pipettes, verrerie et consommables divers. Ces dispositifs, conformes aux normes nationales, viennent combler un important déficit qui limitait jusque-là les capacités diagnostiques des deux structures. Seydou Paré, Chargé de projet à Enabel, rappelle que l’installation d’un laboratoire fonctionnel est indispensable au fonctionnement d’un Centre Médical, et que Tchériba et Fara présentaient un besoin urgent en la matière. Il souligne que cette dotation répond directement aux sollicitations des équipes des districts sanitaires, soucieuses de renforcer l’offre de soins locale. Pour Stéphane Sanou, Responsable du CM de Tchériba, l’arrivée du matériel marque un tournant décisif : les patients pourront désormais bénéficier d’examens jusqu’alors indisponibles, comme la goutte épaisse, indispensable pour le diagnostic du paludisme. Ces avancées permettront non seulement d'améliorer la qualité du suivi médical, notamment pour les maladies chroniques comme le diabète, mais aussi de réduire sensiblement les déplacements des patients vers d’autres localités.Quant à Béatrice Tassembedo, Technologiste Biomédical, elle exprime sa satisfaction et son impatience de pouvoir travailler avec un équipement moderne, apte à offrir des résultats précis et rapides, améliorant ainsi la prise en charge globale des populations. Avec ces nouveaux équipements des laboratoires, Tchériba et Fara deviennent des pôles renforcés de diagnostic, capables d’offrir aux communautés locales une prise en charge plus complète, plus rapide et plus sûre. Une avancée majeure pour la santé publique dans l’ex-région de la Boucle du Mouhoun, rendue possible grâce au partenariat entre l’Union européenne et Enabel.
Enabel welcomed senior public-sector energy delegations from Moldova, Ukraine and Palestine to Belgium for an intensive study tour from 2 to 6 February 2026.The programme combined site visits and targeted exchanges with leading Belgian public and private actors to explore energy efficiency in buildings, ESCO mechanisms, EU grid integration, battery energy storage systems (BESS) and battery circularity.The week featured engagements with a wide range of Belgian stakeholders across the energy ecosystem, including Elia, Brussels Environment, Engie, Umicore, Sortbat, Sibelga, Deplasse, Vlaams Energiebedrijf (VEB), Homegrade, Yuso, Ampacimon, Octave and Coopeos.These interactions enabled peer-to-peer learning on policy, regulation and operations, as well as hands-on exposure to Belgian innovations and project execution models.At Enabel's request, the participants from Ukraine's Ministry of Energy and Ministry of Development shared what stood out to them and which practices from their Belgian colleagues they felt were worth taking back home.● Liubava Radiychuk, Deputy Director (Municipal Infrastructure), Recovery and Reform Support Team at the Ministry for Development of Communities and Territories in UkraineGiving batteries a second life“The visit to Bebat and Sortbat offered a full picture of battery waste management – from collection and logistics to advanced sorting. Their strong focus on research, safety in storage and transport, and the use of AI and X-ray technologies for sorting were especially noteworthy.For Ukraine, where widespread battery use has become a necessity due to power outages, developing a comprehensive management strategy – including second-life applications – is now an urgent task.”Lessons from Belgium “From my perspective, the most relevant example for Ukraine is the integrated climate policy approach of Bruxelles Environnement, which demonstrates effective cooperation between public authorities and the private sector.In the near term, Ukraine should prioritise collecting and structuring reliable data – particularly on the condition of its building stock – to support evidence-based decisions.Over time, scaling up energy efficiency will require financial incentives, grant programs, circular economy standards, and consistent long-term planning.”● Roman Polishchuk, State Expert of the Expert Group on Renewable Energy Development, Ministry of Energy of UkraineInsights from the grid control room“Our visit to the control center of Belgium’s transmission system operator, Elia Group, left the strongest impression. Alongside the tour, we received a clear and practical overview of how their system is designed to manage balancing and integrate renewable energy.It was particularly insightful to watch, in real time, how a power system with a high share of renewables maintains stability – using market-based tools, ancillary services, and cross-border electricity flows.A powerful moment came when we saw Ukraine’s unified power system marked in red on the map, reflecting its forced isolated operation after the largest attack on energy infrastructure at that time. It was a stark reminder of how critical grid resilience and deeper integration with the European energy system are for Ukraine.Circularity as a strategy“One solution that stood out was presented by Ampacimon. The company develops transmission line sensors that monitor vibration, temperature, sag, and other indicators to determine real-time line capacity, with updates every five minutes.For Ukraine, where infrastructure damage has led to persistent transmission bottlenecks, such tools could help dispatchers at Ukrenergo make better use of available grid capacity and operate the system more flexibly.In the short term, battery energy storage systems (BESS) – especially when paired with solar power plants – are a priority. They would make it possible to shift generation from peak production hours to peak demand periods, reduce imbalances, and strengthen system flexibility.Looking further ahead, I was impressed by the model presented by Bebat, Sortbat, and Umicore. Their integrated system for collecting, sorting, and recycling batteries returns valuable materials back into production.This approach is increasingly relevant for Ukraine, given the rapid growth in power banks, backup storage systems, and the expected expansion of BESS and electric mobility.Establishing a single, vertically integrated operator with a closed-loop cycle – from collection to recycling – could help Ukraine prepare for rising volumes of used batteries.”
Le ministère de la Santé Publique (MSP), avec l'appui d'Enabel à travers le projet NTUSIGARINYUMA – Volet Santé , a organisé le 12 février 2026 une réunion nationale de coordination réunissant une trentaine de partenaires techniques et financiers, organisations nationales et internationales intervenant dans le domaine de la santé mentale au Burundi.Cette rencontre s'inscrit dans une dynamique de consolidation de la gouvernance sectorielle et visait à renforcer la complémentarité des interventions, prévenir la dispersion des efforts et promouvoir une meilleure harmonisation des approches dans un contexte de montée en puissance de l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d'améliorer la cartographie des interventions afin de limiter les duplications ; d'adopter un langage commun dans les activités de sensibilisation et de communication ; d'harmoniser les outils, méthodes et protocoles d'intervention afin de garantir la qualité et la cohérence des messages définis aux communautés et de renforcer les mécanismes de coordination technique sous le leadership du MSP. Les participants ont souligné que l'alignement stratégique constitue une condition essentielle pour optimiser les ressources disponibles et renforcer l'impact des actions menées sur le terrain. Accès aux médicaments psychotropes : un enjeu prioritaire La disponibilité et l'accessibilité des médicaments psychotropes ont constitué un point central des discussions. Les participants ont exprimé leurs préoccupations face aux ruptures d'approvisionnement et aux coûts supportés par les patients nécessitant un traitement prolongé. « La disponibilité et l'accessibilité de ces médicaments essentiels restent une priorité pour assurer une prise en charge continue et de qualité » a souligné le délégué du Ministre de la Santé. L'amélioration du circuit d'approvisionnement et le renforcement du cadre normatif apparaissent comme des leviers structurants pour consolider l'intégration de la santé mentale dans le système de santé. Des données probantes pour orienter les politiques. Les participants ont également abordé la validation prochaine des résultats de l'enquête nationale sur la santé mentale. Cette étude, première du genre au Burundi, fournira des données probantes essentielles pour orienter la planification stratégique, le plaidoyer et l'allocation des ressources dans les années à venir. Une mobilisation élargie pour la Journée mondiale de la santé mentale Les résultats de la célébration de la Journée mondiale de la Santé Mentale 2026 ont été évoqués. Ce moment a été l'occasion de rappeler la nécessité d'une mobilisation intense des partenaires lors de la prochaine célébration de la Journée mondiale de la santé mentale en 2026 afin d'amplifier la sensibilisation du public et d'assurer la visibilité des actions menées au niveau national. Un engagement collectif pour une santé mentale intégrée et durable Cette réunion marque une étape importante dans le renforcement du dialogue sectoriel et de la collaboration entre acteurs activant dans le domaine de la santé mentale. Elle réaffirme l'engagement du MSP, des partenaires et des organisations présentes en faveur d'une approche coordonnée, intégrée et durable de la santé mentale au Burundi.
Ce mardi 3 février, le Ministère de la Santé a tenu la première réunion annuelle 2026 avec les partenaires techniques et financiers du secteur, sous la présidence de Son Excellence le Ministre de la Santé, en présence du Chef de la Délégation de l’Union européenne en Mauritanie.Cette rencontre stratégique marque une étape clé dans l’alignement des appuis au secteur de la santé sur les priorités nationales, en cohérence avec le programme de Son Excellence le Président de la République et la feuille de route du Gouvernement.Dans ce cadre, le programme AIPASS3, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, s’inscrit pleinement dans cette dynamique de coordination renforcée et d’impact mesurable.AIPASS3 contribue notamment à :l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé,le renforcement de l’accès équitable à des services de santé de qualité,l’appui à la couverture santé et à la modernisation des systèmes, en lien avec les priorités nationales.En soutenant la plateforme nationale de coordination du financement et du suivi du Plan national de développement sanitaire, AIPASS3 participe à une meilleure harmonisation des interventions, à la transparence et à l’efficacité de l’action publique.L’Union européenne et Enabel réaffirment ainsi leur engagement aux côtés des autorités mauritaniennes pour bâtir un système de santé plus performant, plus résilient et centré sur les besoins des populations.
Dans le cadre du dialogue politique entre la République Islamique de Mauritanie et l’Union européenne, la Caisse Nationale de Solidarité en Santé (CNASS) a accueilli une mission conjointe du Service européen pour l’action extérieurec(SEAE) et de la Direction générale des partenariats internationaux (INTPA). Cette visite s’inscrit dans une dynamique de consolidation du partenariat stratégique dans le secteur de la santé, en cohérence avec les priorités nationales.Les échanges ont permis de faire le point sur l’avancement du Programme d’Appui au Secteur de la Santé (PASS), financé par l’Union européenne depuis 2017 à hauteur d’environ 80 millions d’euros, avec un cofinancement de l’État mauritanien. Ce programme structurant accompagne les réformes majeures du système de santé, notamment en matière de gouvernance, d’accès aux soins et de couverture sanitaire universelle.La mission s’est tenue en présence de Monsieur Stefano Signore, Directeur Afrique à la DG INTPA, de Monsieur Wim Vandenbroucke, Chef de la Coopération de l’Union européenne en Mauritanie, ainsi que des représentants des autorités nationales. Laurent Delouvroy, Directeur pays d’Enabel, a pris part aux échanges, aux côtés de Elhadji Malick Ndiaye, Expert en Économie de la Santé, et de Maria Amparo Fernandez del Rio, Experte en Santé Digitale. Leur participation a permis de mettre en lumière les avancées techniques réalisées dans les domaines du financement de la santé et de la digitalisation des services.La mission a également souligné les progrès de la CNASS, notamment à travers les plateformes CNASSI et MIADI, ainsi que les perspectives liées au programme DIGISANTÉ et au développement du dossier patient électronique. Ces initiatives traduisent une volonté commune d’améliorer la qualité des services, la transparence et l’accessibilité pour les bénéficiaires.Inscrite dans le cadre de l’initiative européenne Global Gateway, cette mission confirme la solidité du partenariat entre la Mauritanie et l’Union européenne, avec l’appui technique stratégique d’Enabel, au service d’un système de santé plus inclusif, performant et durable.
Première session du Comité d’Orientation et de Concertation Régional du Portefeuille Thématique Climat SahelLes représentants des pays partenaires (Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal) et d’Organisations régionales telles que l’Agence Panafricaine de la Grande muraille Verte (APGMV), AGRHYMET et le Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) se sont réunis pour une session ordinaire du Comité d’Orientation et de Concertation Régional (COC/R) du Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS). Le PTCS est un programme régional financé par le Royaume de Belgique et mis en œuvre par l’Agence belge de coopération internationale (Enabel). Cette rencontre stratégique marque une étape clé dans la gouvernance du portefeuille et dans la coordination des actions régionales en faveur de la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique. Un cadre régional enfin opérationnelAprès plus de trois années de mise en œuvre du PTCS, la tenue de cette première session du COC/R était fortement attendue. L’instance réunit 18 membres issus des agences nationales de la Grande Muraille Verte (ANGMV) et des ministères sectoriels des pays partenaires, des organisations régionales (CILSS/AGRHYMET, APGMV, ROPPA) ainsi que les cinq chefs de projets PTCS Enabel. Coprésidée par le Programme Manager de Enabel en charge du PTCS et le représentant de l’APGMV, elle a pour mission de renforcer le pilotage stratégique du PTCS, d’assurer la cohérence des interventions à l’échelle régionale, de proposer des actions transversales et de définir une stratégie de sortie durable. Pour le Dr Oblé NEYA Coordonnateur régional du PTCS, cette première rencontre constitue une « grande réussite au regard de la forte mobilisation des membres avec 16 présents sur 18 attendus et de la qualité des contributions ». Deux jours d’échanges intenses sur les acquis, défis et perspectivesLe premier jour, marqué par le début des travaux a connu la validation du Règlement d’Ordre Intérieur du COC/R, étape essentielle pour structurer le fonctionnement du comité. Les participants ont ensuite passé en revue : l’état d’avancement global du PTCS ; les acquis majeurs, notamment 26 140 hectares restaurés, 458 536 bénéficiaires du programme, des progrès significatifs dans la gestion durable des terres, l’agroécologie, la gouvernance foncière et l’accès à l’eau ; les défis rencontrés dans un contexte sahélien marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et la réduction de financements externes.La deuxième journée a permis de : (i) formuler des recommandations pour la capitalisation et la pérennisation des acquis ; (ii) identifier les actions prioritaires pour 2026 et une sortie réussie du programme ; (iii) identifier des actions pour renforcer la synergie entre pays et organisations régionales ; (iv) valider la feuille de route régionale du programme pour la période 2026–2027. Des appréciations positives et un engagement renouvelé des acteursLes participants ont unanimement salué : la pertinence du cadre régional, indispensable pour renforcer la complémentarité des actions entre les pays ; la qualité des résultats déjà obtenus dans les quatre volets nationaux ; et la vision stratégique du programme, alignée sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV).Des témoignages forts des représentants de pays et d’institutions :ROPPA (Ousséni Ouedraogo) : « Les résultats sont importants, variés, et démontrent que le PTCS est un levier pour mutualiser les approches, capitaliser les innovations et influencer les politiques publiques. » APGMV (Dr Sakhoudia Thiam) : « La session a permis de dégager des recommandations fortes pour renforcer les capacités, la collecte de données et l’implication des collectivités locales. » ANGMV-Mali (Toumany Diallo) : « Cette rencontre est logique et nécessaire pour harmoniser les actions après quatre ans d’exécution. Le PTCS fait partie des rares programmes encore actifs dans les pays de l’AES. » ANGMV-Niger (Tomo Nakaka Abdoulaye) : « L’atelier nous permet de poser les bases d’une stratégie de sortie garantissant la pérennité des acquis et une meilleure mise en synergie entre pays. » ANGMV-Sénégal (Commandant Djibril Thioye) : « L’une des forces du PTCS est son focus sur la capitalisation et la durabilité, trop souvent négligées dans les projets précédents. » Principales orientations et recommandationsLes travaux ont permis d’adopter plusieurs recommandations majeures pour renforcer la résilience climatique dans la région sahélienne : 1. Assurer une sortie réussie du PTCS (2027) : une appropriation des acquis par les États partenaires, une mise en place de dispositifs nationaux et locaux durables et une pérennisation des actions de restauration, agroécologie et hydrauliques. 2. Intensifier la capitalisation et la mise à l’échelle à travers : le partage systématique des expériences réussies entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal et le renforcement du rôle du ROPPA et du CILSS dans la diffusion des innovations. 3. Renforcer les capacités des acteurs en appuyant davantage les agences nationales de la Grande Muraille Verte, en formant et équipant les acteurs locaux pour un suivi ultérieur autonome des acquis des interventions. 4. Mobiliser de nouvelles ressources à travers des recherches de cofinancements et des financements innovants pour une phase 2 potentielle du PTCS et la consolidation des partenariats régionaux et continentaux.Un Sahel plus résilient grâce à l’action collectiveLe Portefeuille Thématique Climat Sahel confirme son rôle de levier régional majeur pour la restauration des écosystèmes, l’amélioration des moyens de subsistance et le renforcement de la résilience climatique des populations dans les quatre pays concernés. Cette première session du COC/R a non seulement validé le cadre de gouvernance du programme au niveau régional, mais aussi et surtout renouvelé la dynamique de collaboration entre les quatre pays sahéliens, les organisations régionales et Enabel dans un contexte où la solidarité régionale et la coopération internationale sont plus que jamais essentielles.
Portée par une initiative de l’Union européenne, cette mission conjointe d’ambassadeurs — S.E.M. l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Mauritanie Florian Reindel, S.E.M. l’Ambassadeur du Royaume d’Espagne Pablo Bárbara Gómez, S.E.M. l’Ambassadeur de France en Mauritanie Emmanuel Besnier, S.E.M. l’Ambassadeur de l’Union européenne en Mauritanie Joaquín Tasso Vilallonga, et M. Heikki Vandermander, Conseiller aux affaires politiques et économiques qui représente l’Ambassade du Royaume de Belgique — s’est inscrite dans la dynamique Team Europe visant à mieux coordonner les actions des États membres et des institutions européennes sur le terrain. En rassemblant plusieurs représentations diplomatiques autour d’un même itinéraire et de visites de projets phares, l’Union européenne a voulu envoyer un signal fort de partenariat avec les autorités mauritaniennes et de soutien aux populations des régions les plus vulnérables.Au total, 10 sites ont été visités dans quatre wilayas, illustrant la diversité et la complémentarité des interventions européennes :3 sites mis en œuvre par la coopération belge à travers Enabel,2 projets portés par la Agence Française de Développement,1 intervention de la AECID (Espagne),1 infrastructure de formation soutenue par la KfW (Allemagne),1 action relevant de l’instrument européen de stabilité mise en œuvre par la FIIAPP avec les unités GAR-SI Sahel,ainsi que des initiatives de résilience et de gouvernance locale financées par l’Union européenne et la visite du chantier du pont de Rosso, ouvrage structurant pour l’intégration sous-régionale.Une forte visibilité pour la coopération belge et l’action d’EnabelLa visite conjointe des ambassadeurs européens dans le sud de la Mauritanie a offert une vitrine majeure aux actions menées par Enabel en faveur de la sécurité alimentaire, de la résilience et de l’accès à la santé. Cette mission de l’Équipe Europe, qui a rassemblé plusieurs représentations diplomatiques, a permis de démontrer concrètement la contribution de la coopération belge aux priorités nationales mauritaniennes.Trois sites soutenus par Enabel ont constitué des temps forts du programme : Ajar Sarakolé – Jardins maraîchers circulairesCe site illustre une approche intégrée combinant maraîchage, élevage et cultures fourragères, appuyée par des systèmes d’irrigation performants et une production destinée à la fois à l’autoconsommation et aux marchés locaux. Il démontre comment l’appui d’Enabel renforce durablement la résilience économique et alimentaire des ménages ruraux. Yadjende – Périmètre fourragerLe développement des cultures fourragères, associé à la formation des producteurs et à la valorisation commerciale du fourrage, soutient l’embouche, améliore les revenus et renforce le rôle des femmes dans les filières agropastorales.Boghé – Centre de santé et antenne de la CNASSCette visite a mis en lumière l’engagement d’Enabel, aux côtés des autorités sanitaires, pour améliorer l’accès aux soins de santé primaires, renforcer la couverture santé et accompagner la mise en place d’un système de protection sociale plus équitable.Des résultats concrets au bénéfice des populationsCes visites ont permis aux ambassadeurs de constater des résultats tangibles :des infrastructures fonctionnelles,des organisations locales pleinement impliquées,des innovations techniques adaptées aux réalités territoriales,et surtout des bénéficiaires — femmes, jeunes et producteurs — placés au cœur des dispositifs.La complémentarité de l’approche Team EuropeLa mission a également mis en évidence la cohérence et la complémentarité des interventions européennes dans le sud du pays :agriculture et agropastoral, décentralisation, éducation, formation professionnelle, santé, sécurité et grands ouvrages structurants.Dans cet ensemble, Enabel apparaît comme un acteur clé de la mise en œuvre de l’agenda européen, capable de relier les investissements aux dynamiques locales et d’agir au plus près des communautés.Une dynamique porteuse pour la coopération belgePour la Belgique, cette visite :renforce la visibilité de sa coopération,confirme la pertinence des orientations stratégiques,témoigne d’un intérêt croissant pour la Mauritanie.Pour Enabel, elle ouvre de nouvelles perspectives de dialogue stratégique avec les ambassades et les institutions européennes afin de :consolider les synergies,amplifier l’impact des programmes,positionner la coopération belge comme un pilier central de l’Équipe Europe en Mauritanie.
Des Champs Écoles Paysans pour apprendre en pratiquant À Gwaka, dans le territoire de Budjala, un groupe de formateurs locaux formés au sein des Champs Écoles Paysans (CEP) vient d'enregistrer une première récolte encourageante de manioc. Appuyés par le projet Agriculture et Sécurité Alimentaire mis en œuvre par Enabel, les CEP reposent sur une approche d'apprentissage participatif fondée sur la pratique, l'observation et l'expérimentation directe au champ. Durant les deux cultures de 2025, les moniteurs agricoles se sont concentrés sur l'étude du manioc, aliment de base largement consommé dans la région mais fortement affecté par la mosaïque, une maladie virale responsable d'importantes pertes de rendement. Un dispositif expérimental a été mis en place afin de comparer trois variétés : Wilimowande (variété locale), ainsi qu'Obama et Ilona , deux variétés améliorées. L'objectif était d'identifier la variété la plus résistante et la plus productive dans les conditions agroclimatiques locales. La variété Ilona se démarque Les résultats se sont révélés particulièrement encourageants. La variété Ilona a démontré une forte tolérance à la mosaïque et une performance productive remarquable, avec plus d'une demi-tonne réalisée sur 160 m² — soit l'équivalent de plus de 30 tonnes à l'hectare en neuf mois. À titre comparatif, la variété locale Wilimowande n'a un produit qu'environ 300 kg sur la même surface. « Ilona nous a impressionnés par la densité de son feuillage, même en saison sèche. Dès neuf mois, ses racines tubéreuses mûrissent. Sa capacité à occuper l'espace réduit également les besoins en sarclage », explique Jean-Pierre Lipesu, l'un des agriculteurs impliqués dans l'apprentissage. Un effet multiplicateur au service des producteurs À la suite de cette expérimentation réussie, une vingtaine de moniteurs agricoles formés au CEP de Gwaka ont entamé la transmission de ces nouvelles connaissances à plus de 4 600 producteurs de manioc, dont une majorité de femmes, dans les territoires de Budjala et Gemena. Cette dynamique vise à améliorer durablement la production locale, à renforcer la résilience face aux maladies des cultures et à soutenir l'augmentation des revenus agricoles dans le Sud-Ubangui.
The Uganda Tourism Association (UTA) has officially launched its Strategic Plan 2026–2030, a landmark step toward strengthening Uganda’s tourism private sector and positioning it for sustainable, inclusive growth. Developed in close collaboration with Enabel, the Strategic Plan sets out a bold roadmap for the next five years. It prioritises institutional strengthening, sustainable financing, improved service delivery, enhanced communication, and the promotion of professionalism, standards, and responsible tourism practices. For Enabel, this launch is the natural progression of years of investment in Uganda’s tourism sector. From strengthening associations and governance systems to promoting training for youth and women, Enabel has consistently worked to build a resilient industry that balances competitiveness with sustainability and inclusion. Enabel has championed Fair Trade Tourism certification, inclusive business models, and occupational safety campaigns in hospitality workplaces. These efforts have contributed to positioning Uganda as a regional leader in responsible tourism. “Tourism today is not only about numbers, but about quality experiences, sustainability, and strong collaboration,” said Nicolas Oebel, Enabel Country Director. “This Strategic Plan reflects that shift, ensuring that Uganda’s tourism growth translates into competitiveness, decent jobs, and tangible benefits for communities.” UTA President Yewagnesh (Yogi) Biriggwa noted that the Strategic Plan provides a clear framework for the private sector to speak with one voice: “This Plan strengthens our ability to represent the industry, coordinate effectively, and ensure that tourism growth benefits not only enterprises but also communities across Uganda.” The Plan also reinforces UTA’s role as the apex body representing Uganda’s tourism private sector. Over the next five years, UTA will strengthen its institutional capacity and expand its membership base, bringing more community-based enterprises under one unified voice to improve coordination and advocacy across the industry. The launch comes at a pivotal moment, following the unveiling of the Uganda Tourism Policy and coinciding with renewed European Union investments worth €20 million, including projects implemented with Enabel and UNESCO to market and brand Uganda globally. In addition, Enabel recently signed a new project with the European Union that will further position Uganda as an attractive tourist destination while empowering communities in and around tourism sites. This initiative will ensure that local people benefit directly from tourism growth through skills development, enterprise opportunities, and inclusive business models. H.E. Jan Sadek, European Union Ambassador to Uganda, welcomed the launch, noting: “Our objective is to support tourism growth that is inclusive and sustainable — marketing and branding Uganda as an attractive destination while ensuring that communities around tourism sites benefit.” The government reaffirmed their commitment to working closely with the private sector, citing ongoing infrastructure investments in destinations such as Bwindi and Kidepo as critical enablers for competitiveness. Enabel continues to strengthen institutions, enhance competitiveness, and promotes green and decent jobs for youth. The UTA Strategic Plan 2026–2030 aligns seamlessly with this vision, offering a structured pathway toward a more professional, resilient, and coordinated tourism ecosystem. As implementation begins, the shared ambition is clear: to build a tourism industry that delivers quality experiences, drives sustainable economic growth, and creates meaningful opportunities for Ugandans across regions.