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Une avancée majeure contre l’impunité Une avancée concrète a été réalisée dans la lutte contre l’impunité des violences basées sur le genre avec l’installation officielle de la Cellule de Lutte contre les Violences Sexuelles (CLVS) à Mbujimayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Cette initiative marque une étape importante vers un système judiciaire plus efficace et plus protecteur des droits des survivantes. Des acteurs judiciaires renforcés La mise en place de la CLVS fait suite à une formation organisée du 18 au 21 mars 2026, qui a réuni 28 magistrats et personnels judiciaires. L’objectif est de renforcer les capacités du système judiciaire pour traiter avec plus d’efficacité les dossiers sensibles liés aux violences sexuelles et aux avortements clandestins. Les acteurs judiciaires sont désormais mieux outillés pour réduire les délais de traitement, améliorer la qualité des décisions rendues et renforcer la répression des auteurs. Répondre à un besoin urgent Les défis restent importants. En 2025, sur 80 cas documentés par les juridictions locales, seuls 50 % ont abouti à un jugement. Dans le même temps, la Division provinciale du Genre a enregistré près de 2 400 cas de violences basées sur le genre. Face à cette réalité, la CLVS vise à combler cet écart en augmentant le taux de dossiers jugés et en luttant activement contre l’impunité. Une approche intégrée de protection Au-delà du traitement judiciaire, cette initiative intègre également la vulgarisation du Protocole de Maputo, qui établit un lien entre les violences sexuelles et les risques sanitaires. Cette approche permet de mieux protéger les droits des femmes et de prévenir des conséquences graves, notamment en matière de santé reproductive et de mortalité maternelle. Un accompagnement renforcé des survivantes En parallèle, l’accompagnement global des victimes se consolide. Depuis août 2025, une centaine de survivantes ont déjà bénéficié d’un accompagnement juridique. La mise en place de cette cellule spécialisée contribue ainsi à améliorer l’accès à la justice pour les victimes, tout en renforçant leur protection. Vers une justice plus efficace et dissuasive La CLVS représente un changement systémique vers une justice plus rapide, plus efficace et plus dissuasive. Elle envoie un signal fort aux auteurs de violences et participe à la consolidation des mécanismes de protection des droits humains dans la province du Kasaï-Oriental.
Une passerelle entre formation et emploi Ils ont été formés, et ils sont désormais prêts à franchir le cap de l’emploi. Plus de 400 jeunes kinois et une dizaine d’entreprises se sont réunis à l’occasion du Rallye de l’emploi, lancé officiellement le 16 mars 2026 à Silikin Village par le Directeur Général de l’ONEM RDC, Me Fanon Beya Ngombe. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Formation Entrepreneuriat et Emploi (FEE), en partenariat avec l’ONEM et ITM SARL, avec pour objectif de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes formés. Un espace d’échange direct avec les entreprises Organisé à Silikin Village en collaboration avec Sodeico Development, l’ONEM RDC et ITM SARL, le Rallye de l’emploi a offert un cadre dynamique de rencontres entre candidats et recruteurs. Ce dispositif a permis aux jeunes de présenter leurs profils, d’échanger directement avec les entreprises et de saisir des opportunités concrètes de stages et d’emplois. Des résultats encourageants À l’issue de l’événement, clôturé le 17 mars 2026, les résultats témoignent de son impact : Plus de 300 jeunes formés ont rencontré une dizaine d’entreprises ; 179 entretiens ont été réalisés, donnant accès à une deuxième phase en entreprise ; Des intentions concrètes ont été enregistrées pour 15 stages professionnels et un emploi direct ; Une masterclass inspirante a réuni plus de 40 jeunes femmes autour des enjeux d’insertion professionnelle. Un parcours complet vers l’emploiAu-delà des chiffres, le Rallye de l’emploi a proposé un accompagnement structuré, allant de la formation à la mise en relation directe avec les employeurs. Cette approche intégrée renforce les passerelles entre le monde de la formation et celui de l’entreprise, contribuant ainsi à améliorer durablement l’employabilité des jeunes à Kinshasa.
Un déficit en ressources éducatives préoccupant Dans la province du Sud-Ubangi, de nombreuses écoles font face à un manque important de manuels scolaires et de matériels didactiques. Pour l’année scolaire 2024-2025, les données indiquaient qu’en moyenne six élèves partageaient un seul manuel en langues nationales et en français, et cinq en mathématiques. Cette insuffisance impacte directement la qualité de l’enseignement, comme en témoigne le fait que seuls 60 % des enseignants et directeurs se déclaraient satisfaits des ressources disponibles. Un appui concret pour les écoles Pour répondre à ce défi, Enabel a équipé une vingtaine d’écoles avec plus de 25 000 manuels scolaires, ainsi que du matériel didactique essentiel, notamment des globes terrestres, des cartes géographiques et des outils de mesure. Cet appui vise à renforcer les conditions d’apprentissage et à offrir aux enseignants les moyens nécessaires pour améliorer leurs pratiques pédagogiques. L’importance des supports dans l’apprentissage Cette initiative s’appuie sur des fondements scientifiques solides. Comme l’explique François Piema, expert en qualité de l’éducation au sein du projet EduBase : « L’association des supports visuels et verbaux favorise la mémorisation et l’apprentissage chez les jeunes élèves. » L’introduction de ces outils permet ainsi de rendre les cours plus interactifs et plus accessibles pour les apprenants. Des enseignants mieux outillés Sur le terrain, les effets se font déjà ressentir. Jérémie Yongo Kesangana, enseignant à l’EP Boboto III, témoigne : « Les enseignants peuvent désormais diversifier leurs pratiques pédagogiques et rehausser progressivement la qualité générale de l’enseignement dans le Sud-Ubangi. » Vers une amélioration durable de l’éducation En améliorant l’accès aux ressources pédagogiques, cette action contribue à renforcer durablement le système éducatif local. Elle permet non seulement d’améliorer les performances scolaires, mais aussi de créer un environnement d’apprentissage plus équitable et propice à la réussite des élèves.
Des infrastructures intégrées au service de la jeunesse L’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse et de la durabilité des investissements dans le secteur de l’employabilité. Le 16 mars 2026, une délégation conduite par son Président, Willy Muya Mukendi, a effectué une visite des chantiers en cours à Bonzola, à Mbujimayi. Parmi les infrastructures visitées figurent le Centre de Ressources de Mbujimayi, les écoles primaires Bonzola 1 et 2, ainsi que l’Institut Technique Professionnel Makala. Développés avec l’appui d’Enabel, ces projets s’inscrivent dans une approche intégrée reliant éducation de base, formation professionnelle et entrepreneuriat. Vers une plateforme multiservice innovante Une fois achevé, le site de construction fonctionnera comme une plateforme provinciale multiservice. Il centralisera la formation professionnelle, l’incubation entrepreneuriale, l’orientation ainsi que l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Ce dispositif moderne reposera sur un partenariat stratégique avec plusieurs acteurs clés, notamment la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), l’Office National de l’Emploi (ONEM), l’Incubateur du Kasaï-Oriental ainsi que d’autres institutions publiques. Un pas décisif pour la durabilité À l’occasion de cette visite, le Président de l’Assemblée provinciale a annoncé l’initiation d’un édit visant à doter le futur Centre de Ressources d’un budget de fonctionnement dédié. Cette initiative constitue une avancée majeure pour garantir la pérennité des investissements réalisés dans le domaine de l’employabilité des jeunes et renforcer la gouvernance du dispositif. Des résultats déjà tangibles Depuis 2023, l’appui d’Enabel a permis d’accompagner 1 750 jeunes en formation professionnelle et plus de 300 jeunes entrepreneurs dans des processus d’incubation dans la province. Ces chiffres témoignent de l’impact concret des actions menées en faveur de l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Améliorer l’apprentissage et les compétences de demain Parallèlement, la construction des écoles primaires contribuera à désengorger des établissements existants souvent confrontés à la surpopulation des classes. L’intégration d’une salle numérique permettra également de renforcer l’acquisition des compétences digitales, essentielles pour répondre aux exigences du marché de l’emploi actuel et futur.
Une transition vers la digitalisation des archives Les institutions d’enseignement technique et agricole de la province de la Tshopo, partenaires du projet GIFT, amorcent une transformation majeure de leurs pratiques de gestion documentaire. Avec l’appui du projet et de son partenaire Dhabu Solution, elles passent progressivement d’un système d’archivage physique à une Gestion Électronique des Documents (GED), plus moderne et efficace. Cette évolution vise à améliorer l’organisation, la conservation et l’accessibilité des informations, essentielles au bon fonctionnement des structures éducatives. Des pratiques structurées pour une meilleure organisation L’accompagnement s’est concrisé par l’introduction de méthodes rigoureuses de gestion documentaire. Les équipes ont été formées aux techniques de tri, de classement, de conditionnement et de conservation des documents. Des plans de classement adaptés à chaque institution ont également été élaborés, permettant une organisation plus cohérente et harmonisée des archives. Du 3 au 14 avril 2026, des sessions de formation ont renforcé les compétences des équipes administratives et des responsables d’archives. Elles ont notamment été initiées à une gestion méthodique des documents ainsi qu’aux principes fondamentaux de la GED. Des outils concrets pour accompagner le changementPour soutenir cette transition, du matériel essentiel a été mis à disposition des institutions partenaires. Ces équipements contribuent à instaurer une discipline documentaire durable et à faciliter l’appropriation des nouvelles pratiques. Parmi les structures bénéficiaires figurent l’IFA Yangambi, les PROVED Tshopo 1 et 2, plusieurs instituts techniques agricoles de Yangambi, Yanonge et Kisangani/Simi-Simi, ainsi que l’Institut Maendeleo. Un impact visible sur le terrain Les effets de cet appui sont déjà perceptibles. Des espaces autrefois encombrés sont désormais organisés, les documents mieux répertoriés et l’accès à l’information considérablement amélioré au quotidien. Cette modernisation favorise une meilleure qualité des données et une traçabilité accrue, éléments essentiels pour une gouvernance efficace de l’information agricole et éducative. Vers une prise de décision plus efficace En renforçant les capacités des institutions et en améliorant la gestion de l’information, cette initiative contribue directement à une prise de décision plus éclairée. Elle soutient ainsi le développement du secteur agricole et éducatif dans la province de la Tshopo, en posant les bases d’un système plus performant et durable.
Kinshasa au cœur de l’innovation africaine Du 2 au 4 mars 2026, Kinshasa a accueilli une nouvelle édition de l’AfricArena Summit, un rendez-vous majeur dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat en Afrique. Pendant trois jours, entrepreneurs, investisseurs et experts se sont réunis pour échanger autour des perspectives du secteur technologique sur le continent. Au programme : des sessions de networking, des échanges stratégiques et surtout des sessions de pitch au cours desquelles 16 startups ont présenté leurs solutions innovantes. Ces initiatives couvrent des secteurs clés et témoignent du dynamisme croissant de l’écosystème entrepreneurial en République démocratique du Congo. Deux startups accompagnées primées Parmi les projets présentés, deux startups accompagnées par le projet Formation Entrepreneuriat et Emploi (FEE) se sont particulièrement distinguées en remportant des distinctions majeures. BENTECH, portée par Monsieur Beny Ben Lotomo, a été récompensée du prix de la meilleure startup en phase de pré-amorçage (Best Pre-Seed Startup). De son côté, TANDAH, fondée par Madame Grâce Rubambura, a décroché le titre de meilleure Des opportunités à l’international Au-delà de la reconnaissance, ces distinctions ouvrent de nouvelles perspectives pour les startups lauréates. Elles bénéficieront notamment d’opportunités de participation aux prochaines éditions de l’AfricArena Summit, de sessions de pitch à l’international ainsi que de mises en relation avec des investisseurs. Cette dynamique confirme l’intérêt croissant pour les startups congolaises et renforce leur visibilité sur les scènes africaine et internationale. Une initiative collaborative L’AfricArena Summit 2026 a été organisé grâce à une collaboration entre plusieurs acteurs clés, notamment Silikin Village / Texaf et l’International Trade Centre, avec l’appui de UK International Development et Enabel. Cette synergie d’acteurs publics et privés illustre l’importance des partenariats pour soutenir l’innovation et accompagner l’émergence d’un écosystème entrepreneurial solide en RDC.
80 acteurs éducatifs formés à Mbujimayi Du 20 au 23 février 2026, une séance de renforcement des capacités s'est tenue à l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) de Mbujimayi. Cette activité, soutenue par le projet Éducation de base, a permis de 80 anciens opérateurs pédagogiques ainsi que des responsables de l'orientation scolaire et professionnelle. L'objectif principal était d'améliorer la qualité des décisions d'orientation proposées aux élèves. Pour y parvenir, les participants ont été outilslés sur plusieurs aspects clés : la gestion des dossiers scolaires, l'utilisation harmonisée des outils méthodologiques et les techniques de sensibilisation adaptées aux jeunes. Comme l'a souligné le conseiller Théo Muya : « Pour formuler une orientation pertinente, plusieurs paramètres doivent être analysés. Il fallait renforcer les capacités des opérateurs ces pédagogiques afin que les choix proposés aux élèves soient réellement judicieux et réalistes. » Dans la continuité de cette formation, une campagne de sensibilisation de février a été déployée du 25 au 7 mars 2026. Elle a touché plus de 20 000 élèves répartis dans huit sous-divisions. Cette initiative place l'élève au cœur du processus d'orientation, en favorisant des choix éclairés basés sur ses intérêts, ses aptitudes et ses aspirations personnelles. Des premiers résultats concrets Les impacts de cette action sont déjà visibles sur le terrain. Plusieurs élèves témoignent d'une meilleure compréhension de leur parcours : « Grâce à la sensibilisation, j'ai choisi la mécanique. Cela m'a aidé à décider ce que je veux vraiment faire dans l'avenir », confie l'élève Mbuyi Beya. Un autre élève, Kabeya, ajoute : « Après la sensibilisation, j'ai choisi la pédagogie pour devenir enseignant. » Un système éducatif renforcé durablement Au-delà des résultats immédiats, cette initiative contribue à renforcer durablement le système éducatif provincial. Les opérateurs pédagogiques disposant désormais de compétences accumulées pour accompagner efficacement les élèves, tandis que ces derniers bénéficient d'un encadrement plus structuré dans leurs choix d'avenir.
Enabel, à travers son notre projet Appui institutionnel au niveau central ,accompagne le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire (MINAGRISA) dans une démarche essentielle pour l’avenir du monde rural congolais : transformer les diagnostics de l’appui-conseil agricole en stratégies concrètes, adaptées aux réalités provinciales. À travers son appui institutionnel au niveau central, Enabel soutient la production de connaissances, le dialogue entre acteurs et la construction de réponses durables pour renforcer l’encadrement des producteurs. Le 13 mai 2026, le MINAGRISA et Enabel ont ainsi ouvert une séance de travail réunissant une soixantaine de cadres, décideurs, représentants des organisations paysannes et partenaires techniques. Six provinces étaient au cœur des échanges : le Sud-Ubangi, la Tshopo, le Kasaï-Oriental, la Lomami, le Haut-Katanga et le Lualaba. Un objectif commun guidait les travaux : faire de l’appui-conseil agricole un levier de productivité, de dignité paysanne et de sécurité alimentaire. Cette rencontre s’appuie sur les diagnostics réalisés en 2025 dans ces six provinces, puis validés avec les acteurs locaux. Ces travaux ont permis de dresser un état des lieux précis des services d’encadrement agricole, aujourd’hui encore marqués par de fortes fragilités. Depuis les années 1990, l’offre publique de conseil agricole s’est affaiblie, tandis que les initiatives portées par les ONG, les Églises ou le secteur privé restent souvent dispersées et insuffisantes face à l’ampleur des besoins. Les constats sont clairs : les producteurs familiaux, en particulier les femmes et les jeunes, accèdent encore trop difficilement à un accompagnement technique régulier, de qualité et proche de leurs réalités. Or, sans appui-conseil moderne, les exploitations familiales peinent à améliorer leurs rendements, à renforcer leurs revenus et à contribuer pleinement à la sécurité alimentaire du pays. L’atelier vise donc moins à valider des rapports qu’à ouvrir une phase de transformation. Les participants partagent une synthèse transversale des diagnostics, analysent les priorités provinciales et échangent autour d’approches participatives telles que les « champs écoles paysans ». Il s’agit de dégager des orientations concrètes pour reconstruire un service de conseil agricole performant, inclusif et durable. La cheffe de programmes Kinshasa, Lies Vanmullem, ainsi que plusieurs collègues et experts d’Enabel, ont pris part à cette session aux côtés du MINAGRISA et des partenaires. Ensemble, ils contribuent à poser les bases d’un processus qui se poursuivra en 2026 par l’élaboration de stratégies provinciales, avant la finalisation d’une stratégie nationale en 2027. Enabel réaffirme à travers cette activité son engagement à appuyer les institutions congolaises et les acteurs du secteur agricole dans la construction de solutions utiles aux producteurs. Une ambition guide ce travail collectif : permettre au sol de prendre sa revanche sur le sous-sol, en faisant de l’agriculture familiale un moteur de prospérité pour la République démocratique du Congo.Les rapports complets sur la bibliothèque numérique: www.mashamba.org.
Une étape importante dans la modernisation de l’administration congolaise vient d’être franchie avec l’accompagnement de l’Agence belge de coopération internationale, Enabel. Le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers (MFPM) a clôturé, ce jeudi 16 avril, une formation intensive sur l’Approche par Compétences (APC) qui a équipé 200 agents de l’administration centrale en méthodologies contemporaines de conception et d’évaluation des formations. La cérémonie de remise des certificats à ces agents a eu lieu en présence du Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers, de la Représentante de Mme l’ambassadeur du Royaume de Belgique et de la Directrice pays d’Enabel, Krista Verstraelen. Cette initiative, menée en collaboration avec le Centre de Développement des Ressources Humaines (CDRH) a doté les cadres du ministère d’outils pratiques pour concevoir des curricula alignés sur les besoins réels du marché du travail, piloter la qualité des dispositifs de formation de manière systématique et garantir que l’offre de formation professionnelle débouche sur l’acquisition de compétences directement opérationnelles. Au-delà de la cérémonie de remise des certificats, cette formation incarne une action concrète de réforme administrative. Elle traduit la volonté du MFPM de professionnaliser ses ressources humaines et d’améliorer la qualité de ses services publics. La formation en APC constitue une réponse opérationnelle à un objectif majeur du projet Appui institutionnel d’Enabel qui consiste à améliorer le pilotage et l’application des politiques publiques au sein de l’administration centrale. En renforçant les compétences des cadres centraux du MFPM, la formation trace la voie à : · Une meilleure conception des politiques de formation ; · Une meilleure application des réformes engagées ; · Une adéquation renforcée entre la formation dispensée et les besoins socio-économiques du pays. Les 200 agents formés sont désormais des relais essentiels pour déployer une offre de formation professionnelle performante, créatrice d’emplois et véritable levier de développement pour la République Démocratique du Congo.
Quatre cents (400) jeunes Kinois ont franchi une étape décisive vers l’insertion professionnelle. Le Rallye de l’emploi, lancé sous l’égide du Directeur général de l’Office national de l’emploi (ONEM RDC), a réuni une quinzaine d’entreprises autour d’un objectif commun : transformer l’accompagnement en opportunités concrètes. Porté par un partenariat entre la SODEICO Development et l’ONEM RDC, cet événement organisé du 16 au 17 mars 2026 a offert un cadre privilégié pour des échanges directs entre candidats et recruteurs. Au programme : des perspectives de stage, des entretiens ciblés et des ateliers inspirants, couronnant ainsi le parcours du projet Formation, Emploi et Entrepreneuriat (FEE). Un dispositif complet, allant de la formation intensive au coaching personnalisé, jusqu’à la mise en relation avec les acteurs clés du marché. Malgré les défis logistiques, plus de trois cents (300) jeunes ont répondu présent. Les résultats parlent d’eux-mêmes : • Plus de 170 entretiens ont débouché sur une seconde phase de sélection en entreprise ; • 15 stages professionnels ont été actés, et un emploi confirmé ; • Plus de 40 jeunes femmes ont participé à une masterclass animée par des figures inspirantes, renforçant leur confiance et leur réseau. Un bilan qui témoigne de la pertinence d’une approche alliant formation, mentorat et mise en relation. Et qui rappelle, s’il en était besoin, que l’emploi se construit aussi par l’audace et la rencontre.
L’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa (ABA) dispose désormais d’une salle de formation entièrement équipée dédiée au cinéma d’animation. Inaugurée officiellement le 25 mars 2026, cette infrastructure est le fruit d’un partenariat entre le projet Jeunesse Créative d’Enabel, Wallonie-Bruxelles International (WBI) et l’Ambassade de France en République Démocratique du Congo. Elle marque une étape concrète dans le renforcement des industries culturelles et créatives (ICC) du pays. Un appui technique pour combler un besoin essentiel Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un accompagnement plus large initié il y a un an par le projet Jeunesse Créative d’Enabel auprès de l’ABA. Après une analyse approfondie des besoins, l’appui s’est concrétisé par la fourniture d’équipements techniques de pointe – ordinateurs, tablettes graphiques, logiciels spécialisés – permettant de transformer un espace académique en un véritable atelier de production. « L’objectif était de passer de la théorie à la pratique, explique un responsable du projet. Les étudiants avaient un besoin criant d’accéder à des outils professionnels pour expérimenter, créer et concrétiser leurs projets. Cette salle répond à cette exigence fondamentale. » De la formation à l’entrepreneuriat Au-delà de l’équipement, l’initiative vise un impact transformationnel sur le parcours des étudiants. La salle devient un laboratoire où les apprentissages techniques rencontrent la créativité et l’innovation. Elle sert de plateforme pour : Acquérir une expérience pratique ; Développer une culture entrepreneuriale ; S’ouvrir sur des secteurs porteurs comme le cinéma d’animation qui est un marché en croissance mondiale. Une synergie de partenaires pour un écosystème durable La réussite de ce projet repose sur une collaboration triangulaire efficace. Chaque partenaire a apporté sa pierre à l’édifice :Enabel, via le projet Jeunesse Créative, a assuré le financement et la coordination technique de l’équipement ; Wallonie Bruxelles International et l’Ambassade de France ont mis à profit leur expertise et leurs réseaux dans le domaine de la formation artistique et culturelle. Cette complémentarité illustre la volonté de créer un écosystème pérenne autour des ICC en RDC. La salle inaugurée s’intègre dans une vision plus large incluant, à terme, un accompagnement en incubation de projets et un appui à l’insertion professionnelle. Former les pionniers de l’économie créative congolaise À moyen terme, cette initiative contribue à un objectif ambitieux : faire émerger une nouvelle génération de professionnels qui ne seront pas seulement des demandeurs d’emploi, mais des créateurs d’activités économiques. En dotant les jeunes de compétences techniques solides et d’un esprit d’entreprise, le projet participe à la structuration de filières créatives compétitives en RDC. L’inauguration de cette salle symbolise ainsi bien plus qu’un simple transfert de matériel. Elle incarne un investissement dans le capital humain et créatif du Congo, ouvrant la voie à des réalisations artistiques et entrepreneuriales qui porteront l’identité culturelle congolaise sur les scènes régionales et internationales.
Une dynamique collective retrouvéeAu Sud-Ubangi, le Comité Communal/Local de Développement (CCD/CLD) de Mugila a insufflé une nouvelle dynamique aux travaux communautaires d'assainissement, grâce à l'appui technique du projet Participation citoyenne. Là où la mobilisation était autrefois quasi inexistante, les habitants se réapproprient désormais ces initiatives collectives. « Rassembler les habitants pour les travaux communautaires était un véritable défi avant. Aujourd'hui, chaque quartier mobilise environ 25 personnes lors des séances de salongo, organisées deux fois par semaine », témoigne Demongawi Swange, chef du quartier Sukya.Une gouvernance locale renforcéeCet engagement collectif illustre l'émergence d'une gouvernance locale participative, portée par le comité. En favorisant l'implication directe des citoyens, le CCD/CLD renforce l'appropriation des actions de développement par la communauté elle-même. Au-delà de l'assainissement, un mieux-être partagé La mobilisation ne se limite plus à l'assainissement. Elle s'étend à des actions concrètes touchant au bien-être collectif, notamment le dégagement des voies et l'amélioration du cadre de vie. « Au-delà de l'assainissement, notre mobilisation s'étend à des actions concrètes qui améliorent le bien-être collectif, comme le dégagement des voies dans notre commune de Mugila » , explique Mireille Molenge, présidente du comité. Une communauté actrice de son développement À travers cette dynamique, Mugila s'engage résolument sur une voie de développement portée et construite par ses propres habitants. Une transformation qui illustre le potentiel de la participation citoyenne comme moteur de changement durable au niveau local.
Former les jeunes pour une gouvernance participative Le projet Café Jazz Kwetu a permis de former plus de 60 jeunes de la Commune Annexe de Lubumbashi à la gestion participative. Ces participants ont appris à identifier les défis locaux et à les transformer en outils artistiques pour sensibiliser la population aux enjeux de leur communauté. L'arbre à problème :un outil d'analyse et de créativité Les jeunes ont utilisé l'arbre à problème , une méthode d'analyse qui facilite la compréhension des défis communautaires. En s'appuyant sur ces problèmes à des récits locaux, ils ont pu concevoir des œuvres artistiques et pédagogiques efficaces pour promouvoir la gouvernance et la participation citoyenne . Les points focaux formés en janvier 2026 disposent désormais des compétences nécessaires pour mobiliser la communauté et gérer des projets culturels, garantissant la continuité et la pérennité de l'action. Renforcement du lien social et éducation citoyenne Portée par le projet Participation Citoyenne et Gouvernance Locale et l'ASBL Manus, cette initiative a renforcé le dialogue inclusif et le lien social. Elle a également permis de sensibiliser les enfants dans les écoles à la citoyenneté responsable, contribuant ainsi à une gouvernance participative tangible au niveau local.
Un accompagnement qui transforme les trajectoires Les séances d'encadrement du projet de mentorat des jeunes filles, mises en œuvre dans le cadre du projet GIFT, ont profondément transformé le quotidien de 150 adolescentes issues de quatre écoles techniques et agricoles de la Tshopo. Grâce à l'engagement volontaire de plus de 30 mentors, un espace de confiance unique s'est construit. Les échanges ont progressivement dépassé les seules questions de résultats scolaires pour aborder l'ambition personnelle, le leadership et la projection professionnelle. L'impact immédiat se reflète dans la nouvelle assurance et la détermination affichées par ces jeunes filles. L'accompagnement personnalisé, assuré sous différentes formes en présentiel, en proximité et en ligne a suscité de véritables déclics. Les participants ont pu bénéficier de conseils, de partage d'expériences et d'orientations concrètes pour construire leur avenir. « Aujourd'hui, je sais que je peux devenir une grande entrepreneure agricole », témoigne l'élève Selemani, illustrant l'effet transformateur de cette initiative. S'identifier à des modèles pour tracer son propre chemin Au-delà d'un simple accompagnement ponctuel, le mentorat a permis aux jeunes filles de s'identifier à des modèles inspirants et d'imaginer de nouvelles trajectoires professionnelles. Cette dynamique a renforcé leur confiance en elles et leur capacité à envisager un avenir ambitieux dans des secteurs porteurs. Un héritage durable pour la promotion du leadership féminin Porté par le ministère provincial de l'Éducation et la Division provinciale du Genre, la capitalisation du projet a débouché sur des résultats structurants. Deux réseaux ont ainsi été créés : un réseau de mentorat , placé sous la direction du ministère en charge de l'Éducation ; un réseau de promotion du leadership féminin , coordonné par la Division provinciale du Genre. Ces mécanismes institutionnels permettent de pérenniser la dynamique engagée et de continuer à accompagner les jeunes filles de la région vers l'autonomisation et le leadership.
Des Champs Écoles Paysans pour apprendre en pratiquant À Gwaka, dans le territoire de Budjala, un groupe de formateurs locaux formés au sein des Champs Écoles Paysans (CEP) vient d'enregistrer une première récolte encourageante de manioc. Appuyés par le projet Agriculture et Sécurité Alimentaire mis en œuvre par Enabel, les CEP reposent sur une approche d'apprentissage participatif fondée sur la pratique, l'observation et l'expérimentation directe au champ. Durant les deux cultures de 2025, les moniteurs agricoles se sont concentrés sur l'étude du manioc, aliment de base largement consommé dans la région mais fortement affecté par la mosaïque, une maladie virale responsable d'importantes pertes de rendement. Un dispositif expérimental a été mis en place afin de comparer trois variétés : Wilimowande (variété locale), ainsi qu'Obama et Ilona , deux variétés améliorées. L'objectif était d'identifier la variété la plus résistante et la plus productive dans les conditions agroclimatiques locales. La variété Ilona se démarque Les résultats se sont révélés particulièrement encourageants. La variété Ilona a démontré une forte tolérance à la mosaïque et une performance productive remarquable, avec plus d'une demi-tonne réalisée sur 160 m² — soit l'équivalent de plus de 30 tonnes à l'hectare en neuf mois. À titre comparatif, la variété locale Wilimowande n'a un produit qu'environ 300 kg sur la même surface. « Ilona nous a impressionnés par la densité de son feuillage, même en saison sèche. Dès neuf mois, ses racines tubéreuses mûrissent. Sa capacité à occuper l'espace réduit également les besoins en sarclage », explique Jean-Pierre Lipesu, l'un des agriculteurs impliqués dans l'apprentissage. Un effet multiplicateur au service des producteurs À la suite de cette expérimentation réussie, une vingtaine de moniteurs agricoles formés au CEP de Gwaka ont entamé la transmission de ces nouvelles connaissances à plus de 4 600 producteurs de manioc, dont une majorité de femmes, dans les territoires de Budjala et Gemena. Cette dynamique vise à améliorer durablement la production locale, à renforcer la résilience face aux maladies des cultures et à soutenir l'augmentation des revenus agricoles dans le Sud-Ubangui.