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Du 6 au 8 octobre 2026, le Dr Mamadou Lamine Dia, Expert en santé animale du PRADEP-AOS Couloir Ouest, a participé à Lomé à la 11e réunion annuelle des Réseaux de santé animale de la CEDEAO (RAHN11). Cette rencontre, organisée par le Centre Régional de Santé Animale de la CEDEAO, a réuni les services vétérinaires de plusieurs pays, ainsi que la FAO, l’OMSA, l’UA-BIRA, la GIZ et d’autres partenaires.Ce qui a été discutéSurveillance : les participants ont fait le point sur la situation de l’influenza aviaire et de la fièvre de la Vallée du Rift, et insisté sur le partage d’informations et l’approche « Une seule santé ».Commerce du bétail : une étude comparative a montré que les réglementations nationales sont parfois vétustes et très différentes d’un pays à l’autre, ce qui freine les échanges. Une directive CEDEAO sur le commerce du bétail est recommandée.Information sanitaire : les États ont été invités à désigner leurs points focaux pour le Système régional d’information en santé animale (RAHIS). Une feuille de route de déploiement court de novembre 2026 à juin 2027.La contribution du PRADEP-AOSLe Dr Dia a présenté les priorités du programme en santé animale : surveillance et alerte précoce, contrôle vétérinaire aux frontières, vaccination transfrontalière, lutte contre les faux médicaments et coordination « Une seule santé ». En marge de la réunion, il a échangé avec les services vétérinaires du Sénégal et du Mali sur l’harmonisation des campagnes de vaccination et les mandataires sanitaires.
Fin septembre 2026, l’équipe du PRADEP-AOS Couloir Ouest s’est réunie à Dakar pour un atelier interne de consolidation des indicateurs et de programmation des activités, avec les partenaires techniques IRAM et AVSF. Enabel, l’Agence belge de coopération internationale, met en œuvre ce Couloir en Mauritanie, au Mali, au Sénégal et en Guinée.Trois temps fortsLes indicateurs : le cadre logique a été passé en revue résultat par résultat. Certains indicateurs ont été maintenus, d’autres reformulés pour être mieux renseignés, d’autres retirés.L’étude de contexte : les participants ont examiné les enjeux et les priorités de chaque zone de concentration. En santé animale, ils ont insisté sur la prévention des maladies transfrontalières et des zoonoses, le renforcement des postes vétérinaires frontaliers, la sécurisation des mouvements de bétail et la lutte contre les médicaments falsifiés.La planification : pour chaque activité, l’équipe a précisé la formulation, les indicateurs, les partenaires, les zones d’intervention, les livrables et le calendrier. Cette feuille de route servira de base au premier Comité technique de suivi et de gouvernance, en novembre en Guinée.Des rencontres institutionnellesEn marge de l’atelier, l’équipe a présenté le programme au nouveau Directeur pays d’Enabel au Sénégal, au Hub régional de l’Union européenne à Dakar et à Madame l’Ambassadrice de Belgique. Tous ont souligné l’importance du pastoralisme pour l’économie, l’environnement et la stabilité de la sous-région.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet AMIS (Accompagnement, Mobilité, Insertion et Sensibilisation), financé par l’Union européenne, Enabel a réuni ses partenaires, le mercredi 14 octobre 2026, pour des échanges consacrés à la contribution de la diaspora guinéenne au développement socioéconomique des collectivités locales. Cette rencontre a mobilisé un large éventail d'acteurs institutionnels et territoriaux, notamment la Direction Générale des Guinéens Établis à l'Étranger (DGGE) du Ministère des Affaires étrangères, la Direction Nationale des Collectivités Décentralisées du Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, les directeurs de cabinet des gouvernorats de Conakry, Kindia et Mamou, ainsi que des cadres préfectoraux, des représentants des collectivités décentralisées et plusieurs départements ministériels sectoriels. Les participants ont partagé leurs expériences, analysé les initiatives déjà menées et identifié les opportunités permettant de renforcer l'implication des Guinéens établis à l'étranger dans la transformation économique et sociale de leurs territoires d'origine. Au-delà des transferts financiers, les participants ont souligné l'importance de valoriser les compétences, l'expertise professionnelle, les réseaux d'influence et les capacités d'innovation dont disposent la diaspora guinéenne. L'ambition est double : d'une part, accompagner les collectivités afin qu'elles développent des mécanismes durables de dialogue et de collaboration avec leurs ressortissants à l'étranger ; d'autre part, encourager la diaspora à investir, selon ses moyens et ses domaines d'expertise, dans des initiatives porteuses de développement pour les communautés locales. La dynamique devrait aboutir à la formulation et à la mise en œuvre de projets structurants dans les différentes collectivités couvertes par le projet AMIS. À travers cette initiative, Enabel et ses partenaires réaffirment leur conviction que la diaspora constitue un acteur stratégique du développement territorial, capable de contribuer durablement à la création d'opportunités économiques, au renforcement des capacités locales et à l'amélioration des conditions de vie des populations.
Les 12 et 13 octobre 2026, une mission de concertation institutionnelle et de plaidoyer du CILSS s’est tenue à Nouakchott, dans le cadre du démarrage opérationnel du Programme Régional d’Appui au Développement de l’Économie Pastorale en Afrique de l’Ouest et au Sahel (PRADEP-AOS). La délégation était conduite par le Dr Sylvain Ouédraogo, Secrétaire Exécutif Adjoint du CILSS, avec M. Dieudonné Sanou, Coordonnateur de l’Unité Régionale de Coordination du programme. Enabel, l’Agence belge de coopération internationale, met en œuvre le Couloir Ouest du programme.Un dialogue renforcé avec les autoritésLe 12 octobre, la délégation a échangé avec le Secrétaire général du Ministère de l’Élevage, le Dr Ahmed Ould Allal, sur les priorités nationales : développement de l’élevage, mobilité pastorale et chaînes de valeur pastorales. La désignation de l’Institution Focale Territoriale (IFT) de la Mauritanie a été au cœur des discussions. Cette institution fera le lien entre le PRADEP-AOS, les services publics et les acteurs territoriaux.Le 13 octobre, la délégation a été reçue par le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Ahmed Baba, qui a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le CILSS en Mauritanie.Une séance de travail avec EnabelLa délégation a aussi examiné avec Enabel les activités prévues en Mauritanie, les mécanismes de collaboration avec l’Unité Régionale de Coordination et la préparation du Comité Régional de Pilotage, prévu en novembre en Guinée. Le Couloir Ouest réunit la Mauritanie, le Mali, le Sénégal et la Guinée. Ses zones prioritaires en Mauritanie sont le Guidimakha, le Hodh El Chargui et le Trarza.Un programme régional soutenu par l’Union européenneLe PRADEP est financé par l’Union européenne à hauteur de 60 millions d’euros sur 60 mois, dans 13 pays. Son ambition est de rendre les systèmes pastoraux plus résilients, mieux coordonnés et mieux intégrés aux dynamiques de développement régional.
La mise en place de crèches au sein des centres de formation publics franchit une nouvelle étape en Guinée. Réunis les 7 et 8 octobre à Conakry, les acteurs de la petite enfance, de l'enseignement technique et de la formation professionnelle ont validé les sites retenus à l'issue d'une étude conduite avec leur participation active. Cette initiative, portée par la Direction nationale de la Petite Enfance en collaboration avec la Direction nationale de l'Enseignement technique, les écoles de formation technique et professionnelle ainsi que les Centres d'autonomisation et d'entrepreneuriat des femmes (CAEF) de Conakry, Kindia et Mamou, bénéficie de l'appui d'Enabel à travers le projet AMIS grâce au financement de l'Union européenne.Au-delà de l'identification des sites, l'étude a permis d'explorer avec les différentes parties prenantes des modèles de gestion durables adaptés aux réalités locales. Les travaux de l'atelier ont ainsi abouti à l'élaboration de plans d'action et de stratégies de durabilité pour chacun des sites sélectionnés.Au total, neuf sites ont été retenus, dont trois au sein des CAEF et six dans des écoles de formation professionnelle. L'ambition affichée est de faire des futures crèches des structures autonomes, capables de fonctionner durablement sans dépendre exclusivement des financements des partenaires techniques et financiers. Une approche qui entend rompre avec le modèle de crèches créées grâce aux appuis extérieurs mais qui cessent souvent leurs activités faute de mécanismes de pérennisation. Les participants ont réaffirmé leur engagement à faire aboutir ce projet. Prochaine étape : l'appui d'Enabel, à travers le projet AMIS, à la phase opérationnelle de mise en place des crèches. Parallèlement, les acteurs concernés s'organisent pour mettre en place les comités de gestion chargés d'assurer le bon fonctionnement et la viabilité de ces infrastructures.
Dans les zones pastorales et agropastorales, la santé du bétail n'est jamais une question isolée : elle conditionne directement le revenu des familles, la sécurité alimentaire des communautés et, à travers les maladies zoonotiques, la santé humaine elle-même. C'est tout l'enjeu du Résultat 2 du PRADEP : faire de la prévention une stratégie à part entière, et de la coopération transfrontalière un réflexe.Un fléau silencieux pour l'élevage pastoralLes maladies animales transfrontalières comptent parmi les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur la santé animale, la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des populations pastorales et agropastorales. Leurs conséquences se mesurent d'abord en pertes économiques directes : mortalité du cheptel, baisse de la production de lait et de viande, recul des performances zootechniques et de la force de travail des animaux. Elles se traduisent aussi par des restrictions imposées aux échanges commerciaux d'animaux et de produits d'origine animale — un coup dur supplémentaire pour des économies rurales déjà fragiles.Ces impacts ne restent jamais confinés à l'étable ou au troupeau : ils affectent directement les revenus des ménages pastoraux et, à plus grande échelle, les économies nationales tout entières.Une seule santé : quand l'animal, l'humain et l'environnement se répondentUne attention particulière doit être portée aux maladies zoonotiques — ces maladies naturellement transmissibles entre l'animal et l'être humain. Leurs conséquences dépassent largement le seul secteur de l'élevage : elles touchent la santé publique, l'économie, la sécurité alimentaire et l'environnement tout à la fois. C'est précisément ce qui justifie une approche intégrée, connue sous le nom de « Une seule santé » (One Health), qui pense ensemble la santé animale, la santé humaine et la santé des écosystèmes plutôt que de les traiter séparément.Prévenir plutôt que subir : surveillance et alerte précoceFace à ces risques, la mise en place et le renforcement de systèmes efficaces de surveillance et d'alerte précoce constituent des maillons essentiels de la prévention et du contrôle des maladies. Concrètement, cela suppose une collecte régulière et fiable de données épidémiologiques, une bonne connaissance des espèces animales prioritaires, des systèmes d'élevage et des mouvements du bétail, une lecture fine des facteurs environnementaux, et surtout une collaboration permanente entre l'ensemble des acteurs concernés — services vétérinaires, éleveurs, autorités sanitaires.La prévention doit ainsi être comprise comme une véritable stratégie scientifique et opérationnelle : anticiper l'apparition des foyers, réduire les risques sanitaires et, lorsque la maladie survient malgré tout, disposer rapidement des moyens nécessaires pour en limiter la propagation et organiser une réponse efficace.Le Résultat 2 du PRADEP : une réponse à l'échelle transfrontalièreC'est dans cette perspective que le Résultat 2 du PRADEP vise à renforcer les services de santé animale et à mieux protéger les ménages pastoraux et leurs troupeaux de ruminants domestiques contre les maladies animales et zoonotiques transfrontalières, en s'appuyant sur l'approche « Une seule santé ». Il s'agit, très concrètement, de renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités de prévention et de réponse, ainsi que la coordination entre les acteurs de la santé animale et ceux de la santé publique.Une attention particulière est accordée à la mise en place et au renforcement de cadres de dialogue et de coopération transfrontaliers entre les services vétérinaires des pays concernés. L'objectif : améliorer le partage de l'information épidémiologique, mieux coordonner les interventions, gérer plus efficacement les mouvements transfrontaliers du bétail, et organiser une réponse collective face aux alertes sanitaires.Et la suite ?Cette première synthèse s'appuie sur la contribution technique de Mamadou Lamine DIA, Expert Santé animale du PRADEP. Elle a vocation à servir de base à d'autres formats de communication sur la santé animale, au fil de l'avancement du Résultat 2 du programme.
Lomé / Bruxelles — Le 9 juillet 2026, à Lomé, le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) lançait officiellement le Programme Régional d'Appui au Développement de l'Économie Pastorale en Afrique de l'Ouest et au Sahel (PRADEP-AOS). Sept jours plus tôt, à Bruxelles, le réseau Elles du Sahel et la Plateforme de Coopération Sahel, sous la présidence de l’OCDE SWAC, réunissaient chercheurs, diplomates et praticiens autour d'une question simple en apparence, forte dans ses implications : que devient le pastoralisme sahélien lorsqu'on le regarde enfin à travers le prisme du genre et de l'inclusion ? Entre ces deux rendez-vous, un même fil : la conviction qu'un secteur longtemps traité avec trop de nostalgie ou comme un seul défi sécuritaire doit devenir un moteur de développement, et que cela ne se fera pas sans les femmes et les jeunes aux postes de décision ni sans l’ancrage au sein des corridors en Afrique de l’Ouest. Un programme à la hauteur des enjeux Doté de 60 millions d'euros financés par l'Union européenne pour la période 2025-2030, PRADEP-AOS n'est pas un projet de plus. Déployé dans treize pays — du Sénégal au Tchad, en passant par le Bénin, le Cameroun ou le Nigeria — il s'organise autour de trois grands couloirs de mobilité et de commerce du bétail : le couloir Central (Bénin, Burkina Faso, Ghana, Togo, Côte d'Ivoire, Mali, Niger), le couloir Lac Tchad (Niger, Nigeria, Cameroun) et le couloir Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Guinée). Selon Niccolo Maracchi, chef de coopération de l'Union européenne à Lomé, ces couloirs ne sont pas des programmes cloisonnés mais les composantes d'une même ambition régionale, dans une dynamique Global Gateway, appelant à l'harmonisation des pratiques et à une coopération renforcée entre États. C'est précisément sur le couloir Ouest — 15,5 millions d'euros, piloté depuis Nouakchott dans les zones transfrontalières de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali et de la Guinée — qu'Enabel a été désignée maître d'œuvre. Deux relais de l'agence belge défendent ce dossier : Régine Debrabandere, Directrice Régional Afrique de l'Ouest, et Laurent Delouvroy, Directeur Pays d'Enabel en Mauritanie. Ce dernier présent au lancement de Lomé le 9 juillet était engagé, aux côtés du ministère mauritanien de l'Élevage, dans les discussions opérationnelles autour du programme. C'est sur ce couloir Ouest, précisément, que se joue la capacité de PRADEP à traduire en résultats concrets les principes actés une semaine plus tôt à Bruxelles. Bruxelles, laboratoire d'une nouvelle doctrine Le 2 juillet, lors de la table ronde « Dynamiques Pastorales au Sahel, Genre, Inclusion et Réponses Adaptées », organisée par le réseau Elles du Sahel et la Plateforme de Coopération Sahel, Régine Debrabandere siégeait au premier panel, consacré aux dynamiques pastorales actuelles au Sahel sous l'angle du genre et de l'inclusion. Les conclusions de cette rencontre guidée par Mme Nana Touré que nous remercions pour son leadership, résumées dans la synthèse publiée à l'issue des échanges, dessinent une approche que PRADEP semble avoir anticipée point par point. Premier constat : le pastoralisme doit cesser d'être perçu par le seul prisme de la vulnérabilité ou de la crise sécuritaire au Sahel pour être reconnu comme un pilier économique à part entière — créateur d'emplois, de revenus et de stabilité territoriale dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Deuxième constat, plus tranchant : les femmes et les jeunes ne peuvent plus être de simples « bénéficiaires » des programmes pastoraux ; ils doivent devenir des acteurs à part entière de la gouvernance, associés dès les phases de diagnostic jusqu'au suivi des interventions, avec un accompagnement spécifique — préconsultations, horaires adaptés, renforcement des capacités de prise de parole et suivi de la participation réelle. Troisième constat : la mobilité pastorale ne se gère pas à coups de frontières administratives, mais appelle une gouvernance territoriale intégrée des couloirs de mobilité et commerce du bétail. Quatrième et cinquième constats : les données désagrégées par sexe et par âge doivent devenir des biens publics au service de la décision, et les bailleurs doivent enfin abandonner la logique de projets ponctuels pour investir dans des systèmes pérennes, ancrés dans l'appropriation nationale. La synergie à l'œuvre C'est là que la boucle se referme. PRADEP-AOS, par sa conception même, répond à chacune de ces recommandations : une architecture pensée par corridors plutôt que par pays, un investissement dans les chaînes de valeur (lait, bétail-viande, fourrages) et la santé animale (One Health) plutôt que dans la seule gestion de crise, et — sur le couloir Ouest confié à Enabel — un mandat qui ne peut se déployer sans les cadres de concertation inclusifs et les diagnostics de genre réclamés favorisant une transformation durable des normes sociales. L’équipe Enabel à Nouakchott, en est le relais opérationnel direct auprès des ministères et des communautés pastorales du couloir Ouest. Entre le diagnostic partagé à Bruxelles et son exécution à Lomé puis sur les pistes transfrontalières du Sahel, c'est la même chaîne de conviction qui se déploie : le pastoralisme n'est pas un problème à contenir, mais un système productif à faire grandir — avec les femmes et les jeunes au centre de la décision. Une vision à consolider Les recommandations issues du réseau Elles du Sahel insistent sur un dernier point, qui pourrait bien devenir le test de vérité de PRADEP avec les corridors du Global Gateway dans les cinq années à venir : passer d'une logique de projet à une logique de système durable, en investissant dans les institutions nationales plutôt que dans des dispositifs parallèles voués à s'éteindre avec le financement. Le pari est ambitieux. Mais le lancement de Lomé, porté par des acteurs qui ont contribué à façonner la doctrine autant qu'à l'exécuter, donne à ce couloir Ouest une longueur d'avance : celle d'un programme qui sait, dès son premier jour, ce que ses propres bailleurs de fonds intellectuels attendent de lui.
Dans le cadre des activités mises en œuvre par le comité mixte AGUIPE-E/CIOJE, les jeunes bénéficiaires identifiés dans les préfectures de Kindia, Mamou et Dubréka ont entamé leur phase de formation théorique en vue de leur insertion durable à travers des activités génératrices de revenus. À Kindia, deux groupes sont actuellement en formation : Premier groupe : accompagné par la Fédération des Planteurs des Filières Fruits de la Basse Guinée, il regroupe 250 jeunes, dont 67 femmes, 11 jeunes femmes ayant des enfants à charge et 7 personnes en situation de handicap. Les bénéficiaires sont formés aux filières ananas-papaye, banane et courgette dans la commune rurale de Friguiagbé.Deuxième groupe : encadré par la FOPMA (Fédération des Organisations Paysannes Maraîchères de la Basse Guinée), il compte 100 jeunes, dont 6 femmes, avec une mère ayant un enfant à charge. Cette cohorte bénéficie d’une formation spécialisée dans la filière maraîchère. À Mamou, dans la sous-préfecture de Porédaka, 100 bénéficiaires, dont 28 femmes et 4 nourrices, suivent une formation dans la filière apicole. Cette activité est conduite avec l’appui de la CODEP (Coopérative pour le Développement de Porédaka). À Dubréka, 198 participants, parmi lesquels 54 femmes, dont 26 nourrices sont formés dans les filières riz et maïs, afin de renforcer leurs capacités techniques et entrepreneuriales dans ces secteurs porteurs. Ils sont encadrés par la Fédération des Organisations Paysannes des Vivriers et Saliculteurs. Cette phase théorique sera suivie de formations pratiques, qui marqueront le début de la phase d’expérimentation sur le terrain. Les jeunes bénéficieront ensuite d’un accompagnement pour la structuration de leurs activités génératrices de revenus, avec l’appui des incubateurs, en vue de favoriser leur autonomisation économique et leur insertion durable. Ces activités sont mises en œuvre avec l’accompagnement technique d’Enabel, l’Agence belge de développement, et grâce à l’appui financier de l’Union européenne, engagés aux côtés des acteurs nationaux pour promouvoir l’emploi, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques des jeunes en Guinée.
Lomé a accueilli, le 9 juillet 2026, le lancement officiel du Programme régional d'appui au développement de l'économie pastorale en Afrique de l'Ouest et au Sahel (PRADEP-AOS). Porté par un financement de l'Union européenne de 60 millions d'euros sur la période 2025-2030, le programme couvre 13 pays et mobilise plusieurs opérateurs de mise en œuvre. Parmi eux, Enabel, l'agence belge de coopération internationale, occupe une place stratégique : elle pilote la composante territoriale Ouest, l'un des trois corridors pastoraux structurant l'ensemble du programme.Un corridor Ouest confié à EnabelLe PRADEP-AOS s'organise autour de six composantes coordonnées par le Secrétariat exécutif du CILSS. Trois d'entre elles correspondent à des couloirs géographiques transfrontaliers : le couloir du Lac Tchad, mis en œuvre par la GIZ ; le couloir central, dont l'opérateur est encore en cours de sélection ; et le couloir Ouest, confié à Enabel.Ce corridor Ouest couvre les zones transfrontalières partagées par le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, des espaces où la mobilité du bétail, l'accès aux pâturages et aux points d'eau, et la gestion des ressources naturelles partagées sont des enjeux quotidiens pour les ménages pastoraux et agropastoraux. Les activités de la composante Ouest ont démarré dès septembre 2025, en avance sur plusieurs autres volets du programme.Une contribution à un objectif régional communLe PRADEP-AOS vise à renforcer la contribution de l'élevage à la transformation des systèmes alimentaires durables et à une croissance verte, inclusive et résiliente en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Son objectif spécifique est de renforcer la résilience économique des ménages pastoraux et agropastoraux, un enjeu de taille dans une région où l'élevage pèse en moyenne 36 % du PIB agricole des pays sahéliens et 15 % de celui des pays côtiers.Le programme s'articule autour de quatre axes que la composante Ouest, comme les autres corridors, décline sur son territoire :le renforcement de la gouvernance responsable des ressources naturelles transfrontalières ;la protection des ménages pastoraux et des troupeaux contre les maladies animales et zoonotiques transfrontalières ;l'amélioration durable de la compétitivité des chaînes de valeur de l'élevage et des conditions de vie des ménages pastoraux et agropastoraux ;la promotion d'un cadre politique et réglementaire favorable à la transhumance, au commerce du bétail et à la circulation d'intrants de qualité.Enabel, partenaire de longue date du pastoralisme ouest-africainEn prenant la responsabilité du corridor Ouest, Enabel confirme son ancrage dans les problématiques pastorales de la bande sahélo-saharienne, une zone où la mobilité transfrontalière du bétail reste à la fois une source de tensions et un moteur économique majeur pour des millions de familles. Aux côtés du CILSS (coordination globale), de la GIZ (corridor Lac Tchad), du Centre régional AGRHYMET (composante technique transversale) et de la CEDEAO (appui politique et réglementaire), Enabel contribue à faire du PRADEP-AOS un dispositif réellement intégré, où chaque opérateur apporte son expertise territoriale au service d'une gouvernance régionale plus cohérente du pastoralisme.Le regard de notre expert pastoralismeAbder Benderdouche, Expert pastoralisme d'Enabel, revient sur ces cinq journées à Lomé :« Les cinq journées organisées à Lomé autour de l'atelier préparatoire d'harmonisation, du lancement régional et des panels du PRADEP-AOS ont constitué une étape déterminante pour le démarrage opérationnel du Programme. Fortement mobilisés dans la préparation, l'organisation, les communications et les débats, les staffs Enabel de la coordination du Couloir Ouest et des quatre pays d'intervention ont contribué à clarifier la configuration institutionnelle et opérationnelle, les responsabilités des différents opérateurs et les modalités de collaboration avec le CILSS et les autres partenaires. Au-delà des résultats techniques, les échanges ont créé une réelle valeur ajoutée relationnelle en rapprochant les équipes, les institutions régionales, les organisations pastorales et les partenaires, tout en faisant émerger un consensus sur la nécessité d'accompagner les transformations de la mobilité pastorale dans un contexte sécuritaire, climatique et économique troublé. Les discussions ont également mis en lumière les difficultés persistantes des organisations sous-régionales à faire appliquer les directives communautaires relatives à la mobilité et au commerce pastoral, ainsi que le besoin d'une approche transversale forte et synergique permettant à l'ensemble des acteurs institutionnels, techniques et socio-professionnels de s'impliquer pleinement dans le renforcement durable et viable de l'économie pastorale ».Le lancement officiel du 9 juillet à Lomé, marqué par les allocutions des autorités togolaises, de l'Union européenne et du CILSS, a permis de clarifier les rôles de chaque composante et les mécanismes de coordination avec l'Unité régionale de coordination du programme. Pour la zone Mali-Mauritanie-Sénégal-Guinée, cela signifie une feuille de route désormais commune, avec un partenaire de terrain identifié : Enabel.
Grâce à des chambres froides hybrides fonctionnant à 98 % à l’énergie solaire et seulement 2 % au thermique, les producteurs disposent d’une solution fiable de stockage, même dans les zones isolées sans accès au réseau électrique. Cette technologie permet de réduire les pertes post-récolte, de garantir la disponibilité des semences et des pommes de terre toute l’année, d’augmenter les revenus des producteurs et de stabiliser les prix sur les marchés. Une réussite portée par les communautés elles-mêmes, qui témoigne du potentiel d’un modèle durable, rentable et réplicable
Boghé (Brakna), 20–21 juin 2026 – Face aux défis climatiques et économiques croissants, la Fédération Nationale de l’Élevage (FNE), en partenariat avec le Ministère de l’Élevage et Enabel grâce au financement de l'Union européenne, a réuni à Boghé les principaux acteurs du secteur des wilayas du Brakna, du Trarza, du Gorgol et du Guidimakha. Cet atelier régional stratégique marque un tournant vers la transformation et la résilience de l’élevage mauritanien.Une mobilisation multisectorielle d’envergure Placée sous la présidence du Conseiller juridique du Ministre de l’Élevage et en présence des autorités locales, cette rencontre a matérialisé une forte synergie interinstitutionnelle. Elle a rassemblé les ministères de l’Élevage, de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, Enabel, les projets sectoriels majeurs (PDCF, PRAPS 2, SYSALIM) et l'ONARDEP, aux côtés des organisations professionnelles d’éleveurs. En marge des discussions, une exposition du PDCF a mis en valeur les équipements et semences indispensables au renforcement de la production fourragère.L’approche Enabel : Intensification et Durabilité Au cœur des échanges techniques alignés sur la Stratégie décennale du secteur de l’élevage (2026–2035), Enabel a partagé son expertise sur les systèmes d’élevage intensif et semi-intensif. Présentés comme des alternatives indispensables et complémentaires au pastoralisme traditionnel, ces modèles ouvrent la voie à une meilleure maîtrise des ressources, à la structuration de la filière lait et à la réduction de la vulnérabilité des éleveurs face aux aléas climatiques.Des solutions structurelles et une feuille de route claire Pour assurer la sécurité alimentaire du cheptel, les participants ont formulé plusieurs recommandations clés :Développer l’autonomie alimentaire : Étendre les cultures fourragères dans les zones à fort potentiel et valoriser les résidus agricoles.Moderniser et financer : Faciliter l’accès aux financements, aux équipements de mécanisation et renforcer les modèles d’élevage semi-intensif.Accompagner les acteurs : Consolider les capacités des organisations professionnelles et renforcer les services vétérinaires de proximité.Cet atelier de Boghé pose les jalons d'un engagement collectif fort pour moderniser la filière, augmenter durablement la production animale et adapter le secteur aux enjeux environnementaux actuels.
Du 7 au 17 juin 2026, l'expert en santé animale d'Enabel, le Dr Mamadou Lamine Dia, a conduit à Conakry une mission de prise de contact avec les acteurs guinéens de l'élevage. Objectif : ancrer sur le terrain le volet santé animale (Résultat 2) du Programme Régional d'Appui au Développement de l'Économie Pastorale en Afrique de l'Ouest et au Sahel (PRADEP-AOS, Couloir Ouest), qui couvre quatre pays — la Guinée, la Mauritanie, le Sénégal et le Mali. Après le Mali et le Sénégal, la Guinée est la troisième étape de cette série de missions nationales.En dix jours, la mission a réuni l'essentiel des parties prenantes nationales : la Secrétaire générale du Ministère de l'Élevage, la Direction Nationale des Services Vétérinaires, le Laboratoire Central Vétérinaire de Diagnostics, la FAO, les Directions de la Santé et de l'Environnement, ainsi que des vétérinaires et importateurs privés. Au total, plus de 30 interlocuteurs mobilisés autour d'un même enjeu.Un projet jugé pertinent et bien alignéLes échanges ont confirmé que les activités du Résultat 2 répondent aux besoins réels des services vétérinaires guinéens. Le PRADEP apportera un appui technique et financier à leurs missions régaliennes : réglementation, surveillance sanitaire et police sanitaire. Le programme est en phase avec les maladies prioritaires du pays (PPR, PPCB, fièvre aphteuse, peste porcine africaine, Newcastle) et les zoonoses majeures (rage, brucellose, grippe aviaire, anthrax, tuberculose).La force du transfrontalier et du « One Health »Tous les acteurs ont salué la valeur ajoutée de l'approche transfrontalière face à la mobilité du bétail et au risque d'épizooties. Le système national d'alerte (REMAGUI), qui fait remonter l'information sanitaire de l'éleveur jusqu'aux instances centrales, épouse parfaitement la logique du PRADEP. La Guinée illustre aussi un « One Health » efficace : l'alerte des services de l'environnement sur les mortalités d'oiseaux aux îles de Kapatchez a permis de confirmer un foyer de grippe aviaire. Santé humaine, animale et environnementale : « tout se tient ».Des défis identifiés, des pistes d'action La circulation de faux médicaments vétérinaires via des circuits informels reste un problème de fond. La mission a plaidé pour un renforcement des contrôles aux frontières, une traçabilité des produits et la formation des distributeurs. Une enveloppe dédiée à la Fièvre de la Vallée du Rift pourrait par ailleurs financer un état des lieux de la maladie en Guinée.La mission a posé les fondations techniques, institutionnelles et partenariales du Résultat 2. Prochaine étape : l'atelier de Lomé, qui assurera la coordination régionale entre les quatre pays du Couloir Ouest — Guinée, Mauritanie, Sénégal et Mali.
Du 16 au 18 juin 2026, à l'Hôtel Baraka de Néma, s'est tenu un atelier de trois jours consacré aux problématiques de la transhumance et de la sécurisation du bétail. Le coup d'envoi de cette rencontre a été donné par le Conseiller juridique du Ministère de l'Élevage, en présence des autorités administratives et communales, des représentants des organisations socioprofessionnelles d'éleveurs et des producteurs laitiers, ainsi que des partenaires techniques et financiers.Quatre régions, une ambition communeL'atelier a réuni les acteurs pastoraux des régions du Hodh El Chargui, du Hodh El Gharbi, de l'Assaba et du Guidimakha — quatre régions d'élevage dont les dynamiques de transhumance sont étroitement liées et dont la résilience appelle des réponses coordonnées. Cette dimension multi-régional est en elle-même un signal fort : les défis du pastoralisme mauritanien ne s'arrêtent pas aux frontières administratives.Un cadre partenarial solideOrganisé à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Élevage (FNE) et du Réseau Billital Maroobé (RBM), réseau sous-régional des organisations d'éleveurs, l'atelier a bénéficié de l'appui conjoint du PRAPS-2-MR (État mauritanien / Banque mondiale) et du PRADEP, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel, en coordination avec le CILSS. La mobilisation de ces huit institutions autour d'une même table traduit la transversalité des enjeux pastoraux et la volonté partagée d'y apporter des réponses concertées et durables.Des travaux orientés vers l'actionPendant trois jours, participants et experts ont travaillé à identifier des réponses structurantes pour renforcer les politiques pastorales publiques, sécuriser les dynamiques de transhumance et consolider la résilience des territoires. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du PRADEP-AOS (Sécuriser la mobilité pastorale transfrontalière en Afrique de l'Ouest et au Sahel), financé par l'Union européenne à hauteur de 15,5 millions d'euros sur 60 mois, couvrant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali et la Guinée.Dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles et de changement climatique, cet atelier marque une étape décisive vers un pastoralisme sahélien mieux gouverné, mieux protégé et pleinement reconnu dans les politiques publiques régionales.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Résultat 2 du PRADEP-AOS (Couloir Ouest), une mission technique de concertation et de capitalisation a été menée au Mali et au Sénégal afin de renforcer les bases opérationnelles de la coopération transfrontalière en matière de santé animale.Cette mission stratégique a permis de mobiliser les principales parties prenantes nationales et régionales autour d’un objectif commun : harmoniser les dispositifs d’alerte, de surveillance et de contrôle des maladies animales et des zoonoses dans les zones frontalières, un enjeu majeur pour la résilience pastorale et la sécurité sanitaire régionale.Une dynamique saluée par les autoritésAu Mali, la mission a bénéficié d’un fort appui institutionnel, avec une audience accordée par le Ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a instruit les services techniques à accompagner pleinement cette initiative. Au Sénégal, les échanges avec les services vétérinaires, les structures régionales et les partenaires techniques ont confirmé la pertinence de l’approche portée par le PRADEP. Les acteurs rencontrés ont unanimement salué l’approche transfrontalière du programme, soulignant qu’une meilleure coordination entre pays est indispensable pour limiter la propagation des maladies animales et zoonotiques. Cette vision partagée marque une étape importante vers une gouvernance sanitaire plus cohérente à l’échelle régionale.Des priorités techniques clairement identifiéesLes échanges ont permis de préciser plusieurs axes d’action prioritaires :le renforcement et l’harmonisation des systèmes de surveillance sanitaire ;l’amélioration du contrôle vétérinaire aux postes frontaliers ;la lutte contre la circulation de faux médicaments vétérinaires ;le renforcement des campagnes de vaccination ;une meilleure coordination entre services de santé animale et humaine dans une approche One Health. La mission a également mis en lumière les importantes synergies possibles avec l’expertise technique mobilisée par la FAO, notamment à travers des outils innovants, des bases de données régionales et des dispositifs de formation adaptés aux réalités sahéliennes.Du dialogue à l’actionAu-delà des rencontres institutionnelles, cette mission constitue une étape structurante dans le passage de la concertation à l’opérationnalisation du Résultat 2 du PRADEP. Elle confirme la volonté des partenaires de construire une réponse concertée, durable et efficace face aux défis sanitaires qui affectent les systèmes pastoraux transfrontaliers.Le PRADEP, financé par l'Union européenne et mis en oeuvre par Enabel, poursuit ainsi son engagement pour renforcer la résilience des territoires pastoraux d’Afrique de l’Ouest, au service de la sécurité alimentaire, de la mobilité pastorale et de la santé publique.
Comment transformer un potentiel de 5 milliards de litres de lait annuel en une véritable souveraineté alimentaire ? C’est le défi qu’a relevé la 5ème édition des Rencontres Internationales « Lait, Vecteur de Développement » (LVD5), tenue à Saly du 12 au 14 mai 2026. Entre sessions scientifiques de haut niveau et visites de terrain, Enabel et ses partenaires ont tracé les contours d'une filière laitière durable et inclusive.L'urgence d'un changement d'échelleLe constat partagé dès l'ouverture des travaux est frappant : si l'Afrique de l'Ouest produit des volumes massifs, moins de 2% de ce lait est transformé par les laiteries locales. Face à une demande urbaine qui explose, la région importe l'équivalent de 7 milliards de litres par an.Pour le PRADEP-AOS (Programme Régional de Développement de l’Économie Pastorale) mis en œuvre par Enabel sur financement de l'Union Européenne, cette rencontre n'était pas un simple colloque scientifique, mais une plateforme d'action pour briser ce déséquilibre structurel.Une synergie d'expertise sans précédentL'effervescence dans les salles de conférence témoignait d'une union sacrée entre les acteurs. Sous la co-présidence d’Abder Benderdouche, expert pastoral chez Enabel, et de l'ISRA, les sessions ont permis de confronter les regards :Adaptation climatique : Comment sécuriser la production face aux chocs environnementaux ?Marchés et inclusion : Quelle place pour l'éleveur face aux dynamiques globales ?Santé et nutrition : Valoriser la qualité exceptionnelle des laits locaux.Cette édition 2026 a brillamment illustré la force du partenariat technique et financier unissant le MASAE (via le PNDIES), le Cniel, l'AFD, la CEDEAO (via le PAOLAO) et le dispositif de recherche PPZS (CIRAD, INRAE, ISRA).De la théorie à la pratique : l’immersion terrainParce que le changement se mesure au pied des troupeaux, le symposium s'est clôturé par une visite inspirante d'une ferme laitière et d'une fromagerie. Cette immersion a permis de palper la réalité de la transformation locale : des gestes techniques maîtrisés, une hygiène rigoureuse et une passion évidente pour le produit terroir. C'est ici, dans ces unités de transformation, que se construit la résilience économique des ménages pastoraux.Enabel Mauritanie : Vers un nouveau chapitre ?Enabel a profité de cette tribune pour valoriser ses acquis opérationnels, notamment la structuration des noyaux laitiers et le renforcement de la gouvernance sectorielle à travers le Bureau du Lait.Alors que les rideaux tombent sur le Sénégal, l'élan collectif créé à Saly laisse entrevoir une suite ambitieuse. La Mauritanie, terre de pastoralisme par excellence, pourrait bien être le prochain carrefour de cette dynamique. L'idée d'accueillir la LVD6 à Nouakchott circule déjà comme une promesse de poursuivre ce combat commun pour un lait local fort, créateur d'emplois et fier de ses racines.