Dans les districts de Gaya, Gothèye et Dioundiou, l’accès aux soins spécialisés franchit une étape décisive. Grâce à l’appui du projet PASS-Sutura, les structures de santé de première ligne sont progressivement renforcées pour mieux prévenir, détecter et prendre en charge les maladies chroniques et les troubles sensoriels.
Des maladies silencieuses, un défi majeur de santé publique
Les maladies non transmissibles, comme l’hypertension, le diabète ou les maladies respiratoires, représentent aujourd’hui la principale cause de mortalité dans le monde. À cela s’ajoutent les troubles de la vision et de l’audition, très répandus mais encore insuffisamment pris en charge au Niger. Face à cette situation, l’intégration de ces services au niveau des soins de santé primaire apparaît comme une solution essentielle.
Des équipements et une formation structurée des soignants
Pour répondre à ce défi, 63 formations sanitaires ont été équipées en matériel de diagnostic et de suivi, notamment des ECG, audiomètres, ophtalmoscopes ou encore spiromètres.
En complément, Enabel, en collaboration avec les programmes nationaux de santé et plusieurs partenaires, a organisé en mai et juin 2026 des sessions de formation au profit de 69 prestataires de santé issus des centres de santé intégrés et des hôpitaux de district de Gaya, Gothèye et Dioundiou. Ces formations, tenues à Gaya et Gothèye, ont permis de renforcer les compétences des participants sur l’utilisation des équipements, la réalisation des tests et l’interprétation des résultats.
Pour la première fois, certains hôpitaux de district disposent ainsi d’outils comme l’électrocardiogramme pour diagnostiquer les troubles du rythme cardiaque ou l’audiomètre pour détecter la perte d’audition. D’autres examens permettent désormais d’évaluer les troubles de la vision, les affections ORL ainsi que les complications du diabète et des maladies respiratoires, y compris les séquelles de la tuberculose.
Des résultats encourageants vers un meilleur accès aux soins
À l’issue des formations, les résultats montrent une amélioration notable des connaissances des participants, avec une progression significative entre les prétests et les post-tests. La formation a été globalement bien appréciée, même si sa durée a été jugée insuffisante par une partie des participants.
Cette initiative marque une avancée importante vers une offre de soins plus accessible et plus complète au niveau local. Elle contribue ainsi à rapprocher les services spécialisés des populations et à faire progresser la couverture sanitaire universelle, afin que personne ne soit laissée de côté.
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