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Un nouvel espace au service de l'innovation pédagogique La Province éducative du Haut-Katanga franchit une nouvelle étape dans sa transition numérique. Grâce à l'appui d'Enabel, la Direction Provinciale de l'Éducation et Nouvelle Citoyenneté dispose désormais d'une salle numérique moderne installée à l'Institut Kiwele de Lubumbashi. Inaugurée le 19 juin 2026 par le Ministre provincial de l'Éducation, en présence du Directeur Pays d'Enabel en RDC, Danny Denolf, des inspecteurs et des représentants des enseignants, cette infrastructure marque une avancée importante dans le renforcement des compétences numériques des acteurs du système éducatif. « La digitalisation de l'éducation en RDC n'est plus une perspective lointaine, mais une réalité en marche », a souligné Danny Denolf lors de la cérémonie. Un levier pour renforcer les compétences des acteurs éducatifs Conçu comme un centre de ressources numériques, cette véritable salle permettra aux inspecteurs, enseignants et cadres éducatifs de bénéficier d'un accès élargi aux outils et contenus pédagogiques modernes. Les utilisateurs pourront notamment : Participer à des formations pédagogiques et numériques, en présentiel ou à distance ; Accéder à des ressources pédagogiques digitalisées ; Utiliser la plateforme d'apprentissage en ligne du programme IFADEM ; Développer des communautés de pratique favorisant l'apprentissage entre paires ; Obtention des certifications de base en informatique grâce au programme ABC, mis en œuvre en partenariat avec la STMicroelectronics Foundation. Accélérer la digitalisation du système éducatif Cette initiative s'inscrit dans la volonté du gouvernement congolais et de ses partenaires de moderniser l'éducation en intégrant davantage les technologies numériques dans les pratiques d'enseignement et de gestion scolaire. Au-delà de l'équipement, l'ambition est de renforcer durablement les capacités des professionnels de l'éducation afin qu'ils puissent mieux répondre aux défis d'un monde en constante évolution et préparer les apprenants aux compétences du XXIᵉ siècle. À travers cette réalisation, Enabel réaffirme son engagement à accompagner la coopération entre la Belgique et la RDC en faveur d'une éducation de qualité, inclusive et innovante. La nouvelle salle numérique de l'Institut Kiwele constitue ainsi un investissement concret dans le capital humain, offrant aux acteurs éducatifs du Haut-Katanga les outils nécessaires pour faire du numérique un moteur de transformation et d'amélioration des apprentissages au bénéfice des générations futures.
Lubumbashi, du 17 au 19 juin 2026, à l'occasion de la DRC Mining Week 2026, Enabel a réaffirmé son engagement en faveur de l'emploi des jeunes, de la formation professionnelle et du développement économique local en mettant l'accent sur un enjeu clé : rapprocher les compétences des opportunités offertes par la croissance économique et les investissements stratégiques en République démocratique du Congo. Pendant trois jours, le stand d'Enabel a accueilli de nombreux visiteurs, partenaires institutionnels, acteurs du secteur privé, jeunes entrepreneurs et chercheurs d'emploi venus découvrir les initiatives mises en œuvre pour renforcer l'employabilité et soutenir l'entrepreneuriat. Mettre les jeunes au cœur des opportunités économiques La première journée a été marquée par la participation de Mme Sonia Masangu, entrepreneure accompagnée dans le cadre du programme SOPA+, au Programme Jeunes Entrepreneurs. Cette initiative a permis de mettre en lumière le potentiel entrepreneurial de la jeunesse congolaise et l'importance d'un accompagnement adapté pour transformer des idées innovantes en projets viables. À travers ses interventions, Enabel a rappelé que l'accès à l'emploi passe également par le renforcement des compétences entrepreneuriales et la création d'un environnement favorable au développement des petites et moyennes entreprises. Transformer les investissements en emplois locaux Le point culminant de cette édition a été l'organisation, le 18 juin, d'un dialogue stratégique multi-acteurs intitulé : « Du cuivre aux carrières : transformer les investissements du Corridor de Lobito en emplois locaux » Organisé par Enabel et le programme Team Europe Initiative Opportunity-driven Vocational Education and Training (TEI OP-VET), cet atelier a réuni des représentants des pouvoirs publics, du secteur privé, des institutions de formation et des partenaires techniques et financiers. Les échanges ont mis en évidence la nécessité de mieux aligner les besoins du marché du travail avec l'offre de formation afin de permettre aux jeunes Congolais de bénéficier davantage des opportunités générées par les investissements liés au Corridor de Lobito. Les participants ont également souligné l'importance d'une approche orientée vers les opportunités économiques, permettant d'anticiper les besoins en compétences et de préparer une main-d'œuvre qualifiée pour les secteurs porteurs. Des partenariats pour accélérer l'insertion professionnelle L'atelier s'est conclu par la signature de deux protocoles d'accord entre Enabel et deux acteurs majeurs du secteur privé : le Club BTP et Rawbank. Ces partenariats visent à renforcer les synergies entre les secteurs de la formation et de l'entreprise autour de deux axes prioritaires : L’accompagnement, le financement et l'accélération des PME ; La formation, la certification et l'insertion professionnelle des jeunes, des femmes et des groupes vulnérables. Cette collaboration traduit une volonté commune de créer des parcours plus fluides entre l'apprentissage, l'acquisition de compétences et l'accès à l'emploi. La dernière journée de la DRC Mining Week a permis à dix jeunes accompagnés par le projet Formation, Emploi et Entrepreneuriat (FEE) de participer au Programme Jeunes Entrepreneurs (YEP), consacré à l'intégration de la nouvelle génération dans le secteur minier. Leur participation illustre l'ambition portée par Enabel : permettre aux jeunes de devenir des acteurs du développement économique de leur pays en leur donnant accès aux compétences, aux réseaux et aux opportunités nécessaires à leur réussite. Présent à Lubumbashi durant l'événement, le Directeur Pays d'Enabel en RDC, Danny Denolf, a encouragé la jeunesse congolaise à croire en son potentiel et à saisir les opportunités offertes par les transformations économiques en cours. Construire des opportunités durables La DRC Mining Week 2026 a confirmé l'importance du dialogue entre pouvoirs publics, entreprises, centres de formation et partenaires du développement pour répondre aux défis de l'emploi et des compétences. À travers ses projets, notamment Formation, Emploi et Entrepreneuriat (FEE), Travail Décent et Protection Sociale (TDPS) et son implication dans la Team Europe Initiative OP-VET, Enabel poursuit son action pour faire en sorte que les investissements économiques contribuent concrètement à la création d'emplois décents, au développement des compétences et à l'émergence d'une croissance plus inclusive au bénéfice des populations congolaises.
À Lubumbashi, huit jeunes talents donnent naissance au collectif « Nzuri Za Kongo » « Nzuri Za Kongo », un projet collectif né de la formation L’un des principaux résultats de cette expérience est la création du collectif culturel « Nzuri Za Kongo », porté par les huit bénéficiaires de la cohorte. Cette initiative a pour ambition de promouvoir les arts, les langues et les expressions culturelles congolaises à travers des activités de formation, de diffusion artistique et d’entrepreneuriat culturel. Le collectif entend également offrir un espace de collaboration et d’échanges permettant aux artistes de renforcer leurs compétences, leur visibilité et leurs opportunités professionnelles. En cours de structuration, le collectif prévoit de se formaliser afin d’élargir son champ d’action et de développer de nouveaux partenariats au service de la culture congolaise.Une nouvelle génération d’entrepreneurs culturelsLa clôture de la formation a été marquée par la remise de brevets aux participants, en reconnaissance de leur engagement et des compétences acquises tout au long du parcours.Au-delà de la certification, les bénéficiaires repartent avec un réseau professionnel renforcé, une vision plus structurée de leurs projets et une meilleure compréhension des opportunités offertes par les Industries Culturelles et Créatives.La création de « Nzuri Za Kongo » illustre le potentiel de la jeunesse congolaise à transformer sa créativité en initiatives concrètes, contribuant ainsi à la valorisation du patrimoine culturel national et au développement de l’économie créative en RDC.
Des compétences renforcées au service de l’emploi À l’issue d’un cursus intensif entamé en février 2026, deux cents (200) agents de l’administration publique sont désormais outillés pour contribuer à une formation professionnelle plus performante et créatrice d’emplois en République démocratique du Congo. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités de l’État pour mieux répondre aux enjeux d’employabilité des jeunes. Une cérémonie officielle de remise des certificats Les certificats ont été remis le 26 avril 2026, en présence de plusieurs autorités et partenaires, notamment S.E.M. Marc Ekila Likombe, la Secrétaire générale du ministère de la Formation Professionnelle, Gisèle Kendelu Mwamini, Evelyne Schroé, Représentante de l’Ambassade du Royaume de Belgique à Kinshasa, ainsi que Krista Verstraelen, Directrice Pays d’Enabel en RDC. Cette cérémonie marque l’aboutissement d’un parcours de formation exigeant et structurant. Vers une formation plus efficace et adaptée Grâce à cet appui, les agents formés sont désormais mieux préparés pour concevoir et déployer des programmes de formation plus pertinents et efficaces. L’objectif est clair : améliorer l’adéquation entre les offres de formation et les besoins du marché du travail, afin de favoriser une insertion professionnelle durable. Un levier pour des politiques publiques renforcéesAu-delà des compétences techniques, cette initiative contribue également à une meilleure mise en œuvre des politiques publiques en matière de formation professionnelle. Elle permet de structurer davantage le secteur, en renforçant les capacités des institutions et en améliorant la coordination des actions.Une contribution durable au développement Soutenu par le projet Appui Institutionnel, ce programme participe à une transformation durable du système de formation professionnelle en RDC. En investissant dans les ressources humaines de l’administration publique, il contribue à bâtir un dispositif plus efficace, capable de soutenir le développement économique et social du pays.
Un programme ambitieux pour protéger les forêts Le Programme Intégré de Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts (PIREDD) a été officiellement lancé le 3 avril 2026 à Gemena, dans la province du Sud-Ubangi. La cérémonie, présidée par le Gouverneur a.i., Jean-René Galekwavundawe, a réuni une soixantaine de partenaires et parties prenantes mobilisés autour d’un objectif commun : construire un avenir durable pour la province. Un financement stratégique pour un impact durable Doté d’un financement de 25 millions USD de l’initiative Central African Forest Initiative (CAFI), via le Fonds National REDD RDC, ce programme est exécuté par Enabel. Le PIREDD vise à renforcer la gouvernance locale, protéger plus de 76 000 hectares de forêts, promouvoir une agriculture durable et améliorer les moyens de subsistance des communautés. Répondre à un défi environnemental majeur Cette initiative s’inscrit dans un contexte préoccupant. Entre 2000 et 2019, plus de 620 000 hectares de forêts ont été perdus dans la région, mettant en péril les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations locales. Face à cette situation, le PIREDD ambitionne d’inverser la tendance en proposant des solutions intégrées et durables. Vers une transition écologique et inclusive En combinant protection de l’environnement et développement économique, le programme soutient une transition vers des pratiques plus respectueuses des ressources naturelles. Il contribue également à renforcer la résilience des communautés locales en leur offrant des alternatives durables pour améliorer leurs conditions de vie. Une dynamique collective pour l’avenir Le lancement du PIREDD marque le début d’une dynamique collective impliquant institutions publiques, partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales. Ensemble, ils œuvrent pour un modèle de développement plus équilibré, conciliant préservation des forêts et progrès socio-économique dans le Sud-Ubangi.
Une initiative au service de l’éducation des filles Le 25 mars 2026, trois associations féminines de Kisangani, Yangambi et Yanonge ont été équipées pour produire des serviettes hygiéniques réutilisables, avec l’appui du projet GIFT. Cette initiative vise à lever un obstacle majeur à la scolarisation et au maintien des filles dans les écoles agricoles, en facilitant leur accès à des protections hygiéniques adaptées. Des associations locales engagées Les organisations bénéficiaires GRAPFF (Groupe de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de la Femme et de la Jeune Fille) à Kisangani, AKILI NI MALI à Yanonge et AMAJELA à Yangambi sont désormais en mesure de produire et de commercialiser des serviettes à un coût abordable. En rendant ces produits accessibles, elles contribuent à réduire les inégalités liées à l’hygiène menstruelle.Répondre à un enjeu de santé et de dignité Jusqu’à présent, le coût élevé des serviettes hygiéniques limitait leur accès pour de nombreuses jeunes filles. Cette situation entraînait des absences répétées à l’école, voire l’abandon scolaire, et exposait certaines adolescentes à l’utilisation d’alternatives risquées pour leur santé. Comme l’explique Albertine Likoke, coordinatrice du GRAPFF : « Le problème que nous cherchons à résoudre est celui de faciliter l’accès des élèves filles à des serviettes hygiéniques adaptées. Au-delà de l’enjeu sanitaire, il s’agit d’une question de dignité et de confiance en soi, car le manque d’accès à des protections appropriées peut causer de la honte et entraîner l’absentéisme ou l’abandon scolaire. »Vers un approvisionnement durable dans les écoles Les associations envisagent désormais de développer des partenariats avec les établissements scolaires afin d’assurer un approvisionnement régulier en serviettes réutilisables, notamment dans les écoles agricoles. Cette approche permettra d’ancrer durablement cette solution dans les communautés et de garantir un accès continu à ces produits essentiels. Un levier pour un environnement scolaire inclusif En combinant autonomisation économique des femmes et amélioration des conditions de scolarisation des filles, cette initiative contribue à construire un environnement éducatif plus inclusif et équitable. Elle représente également une avancée concrète vers la réduction des inégalités de genre et le renforcement du droit à l’éducation pour toutes.
Une dynamique agricole en pleine transformation À Kabinda et à Ngandajika, les membres des Champs Écoles Paysans (CEP) s’engagent résolument dans une agriculture durable. Dans cette zone de savane, cette approche contribue progressivement à transformer les pratiques agricoles en un modèle plus résilient et respectueux de l’environnement. Soutenus par le projet Agriculture, les producteurs commencent aujourd’hui à récolter les fruits d’une année de préparation rigoureuse. Des capacités renforcées sur toute la chaîne de production Les bénéficiaires ont suivi un cycle complet de formation, allant de la théorie en salle à la mise en pratique sur le terrain. Ils ont notamment été formés à la gestion technique des pré-pépinières et des pépinières, jusqu’à la mise en place définitive de leurs palmeraies familiales. Cette approche progressive a permis une meilleure appropriation des techniques agricoles et une montée en compétences durable des producteurs.Une approche centrée sur l’agroécologie Le projet met un accent particulier sur l’appropriation paysanne et les principes de l’agroécologie. Chaque membre a reçu en moyenne 38 palmiers, couvrant une superficie d’environ 2 650 m² par exploitation. Au total, 1 250 noix prégermées ont été distribuées par CEP, constituant une dotation stratégique pour amorcer cette transition vers des pratiques agricoles durables. Cette approche individuelle favorise l’engagement à long terme des producteurs, tout en contribuant à réduire la pression sur les massifs forestiers et à préserver la fertilité des sols. Un impact direct sur les moyens de subsistance Au-delà des aspects techniques, cette initiative répond aux défis économiques des ménages ruraux. En améliorant la productivité agricole et en stabilisant les équilibres écologiques locaux, le projet contribue directement au renforcement de la sécurité alimentaire dans la province de Lomami.Vers une agriculture résiliente et durable En combinant formation, accompagnement technique et dotation en intrants, les Champs Écoles Paysans s’imposent comme un levier efficace pour promouvoir une agriculture durable. Cette dynamique ouvre la voie à un développement rural plus résilient, capable de répondre aux enjeux environnementaux et économiques de la région.
Une avancée majeure contre l’impunité Une avancée concrète a été réalisée dans la lutte contre l’impunité des violences basées sur le genre avec l’installation officielle de la Cellule de Lutte contre les Violences Sexuelles (CLVS) à Mbujimayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Cette initiative marque une étape importante vers un système judiciaire plus efficace et plus protecteur des droits des survivantes. La mise en place de la CLVS fait suite à une formation organisée du 18 au 21 mars 2026, qui a réuni 28 magistrats et personnels judiciaires. L’objectif est de renforcer les capacités du système judiciaire pour traiter avec plus d’efficacité les dossiers sensibles liés aux violences sexuelles et aux avortements clandestins. Les acteurs judiciaires sont désormais mieux outillés pour réduire les délais de traitement, améliorer la qualité des décisions rendues et renforcer la répression des auteurs. Répondre à un besoin urgent Les défis restent importants. En 2025, sur 80 cas documentés par les juridictions locales, seuls 50 % ont abouti à un jugement. Dans le même temps, la Division provinciale du Genre a enregistré près de 2 400 cas de violences basées sur le genre. Face à cette réalité, la CLVS vise à combler cet écart en augmentant le taux de dossiers jugés et en luttant activement contre l’impunité. Au-delà du traitement judiciaire, cette initiative intègre également la vulgarisation du Protocole de Maputo, qui établit un lien entre les violences sexuelles et les risques sanitaires. Cette approche permet de mieux protéger les droits des femmes et de prévenir des conséquences graves, notamment en matière de santé reproductive et de mortalité maternelle. Un accompagnement renforcé des survivantes En parallèle, l’accompagnement global des victimes se consolide. Depuis août 2025, une centaine de survivantes ont déjà bénéficié d’un accompagnement juridique. La mise en place de cette cellule spécialisée contribue ainsi à améliorer l’accès à la justice pour les victimes, tout en renforçant leur protection.La CLVS représente un changement systémique vers une justice plus rapide, plus efficace et plus dissuasive. Elle envoie un signal fort aux auteurs de violences et participe à la consolidation des mécanismes de protection des droits humains dans la province du Kasaï-Oriental.
Un déficit en ressources éducatives préoccupant Dans la province du Sud-Ubangi, de nombreuses écoles font face à un manque important de manuels scolaires et de matériels didactiques. Pour l’année scolaire 2024-2025, les données indiquaient qu’en moyenne six élèves partageaient un seul manuel en langues nationales et en français, et cinq en mathématiques. Cette insuffisance impacte directement la qualité de l’enseignement, comme en témoigne le fait que seuls 60 % des enseignants et directeurs se déclaraient satisfaits des ressources disponibles. Un appui concret pour les écoles Pour répondre à ce défi, Enabel a équipé une vingtaine d’écoles avec plus de 25 000 manuels scolaires, ainsi que du matériel didactique essentiel, notamment des globes terrestres, des cartes géographiques et des outils de mesure. Cet appui vise à renforcer les conditions d’apprentissage et à offrir aux enseignants les moyens nécessaires pour améliorer leurs pratiques pédagogiques. L’importance des supports dans l’apprentissage Cette initiative s’appuie sur des fondements scientifiques solides. Comme l’explique François Piema, expert en qualité de l’éducation au sein du projet EduBase : « L’association des supports visuels et verbaux favorise la mémorisation et l’apprentissage chez les jeunes élèves. » L’introduction de ces outils permet ainsi de rendre les cours plus interactifs et plus accessibles pour les apprenants. Des enseignants mieux outillés Sur le terrain, les effets se font déjà ressentir. Jérémie Yongo Kesangana, enseignant à l’EP Boboto III, témoigne : « Les enseignants peuvent désormais diversifier leurs pratiques pédagogiques et rehausser progressivement la qualité générale de l’enseignement dans le Sud-Ubangi. » Vers une amélioration durable de l’éducation En améliorant l’accès aux ressources pédagogiques, cette action contribue à renforcer durablement le système éducatif local. Elle permet non seulement d’améliorer les performances scolaires, mais aussi de créer un environnement d’apprentissage plus équitable et propice à la réussite des élèves.
Des infrastructures intégrées au service de la jeunesse L’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse et de la durabilité des investissements dans le secteur de l’employabilité. Le 16 mars 2026, une délégation conduite par son Président, Willy Muya Mukendi, a effectué une visite des chantiers en cours à Bonzola, à Mbujimayi. Parmi les infrastructures visitées figurent le Centre de Ressources de Mbujimayi, les écoles primaires Bonzola 1 et 2, ainsi que l’Institut Technique Professionnel Makala. Développés avec l’appui d’Enabel, ces projets s’inscrivent dans une approche intégrée reliant éducation de base, formation professionnelle et entrepreneuriat. Vers une plateforme multiservice innovante Une fois achevé, le site de construction fonctionnera comme une plateforme provinciale multiservice. Il centralisera la formation professionnelle, l’incubation entrepreneuriale, l’orientation ainsi que l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Ce dispositif moderne reposera sur un partenariat stratégique avec plusieurs acteurs clés, notamment la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), l’Office National de l’Emploi (ONEM), l’Incubateur du Kasaï-Oriental ainsi que d’autres institutions publiques. Un pas décisif pour la durabilité À l’occasion de cette visite, le Président de l’Assemblée provinciale a annoncé l’initiation d’un édit visant à doter le futur Centre de Ressources d’un budget de fonctionnement dédié. Cette initiative constitue une avancée majeure pour garantir la pérennité des investissements réalisés dans le domaine de l’employabilité des jeunes et renforcer la gouvernance du dispositif. Des résultats déjà tangibles Depuis 2023, l’appui d’Enabel a permis d’accompagner 1 750 jeunes en formation professionnelle et plus de 300 jeunes entrepreneurs dans des processus d’incubation dans la province. Ces chiffres témoignent de l’impact concret des actions menées en faveur de l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Améliorer l’apprentissage et les compétences de demain Parallèlement, la construction des écoles primaires contribuera à désengorger des établissements existants souvent confrontés à la surpopulation des classes. L’intégration d’une salle numérique permettra également de renforcer l’acquisition des compétences digitales, essentielles pour répondre aux exigences du marché de l’emploi actuel et futur.
Une transition vers la digitalisation des archives Les institutions d’enseignement technique et agricole de la province de la Tshopo, partenaires du projet GIFT, amorcent une transformation majeure de leurs pratiques de gestion documentaire. Avec l’appui du projet et de son partenaire Dhabu Solution, elles passent progressivement d’un système d’archivage physique à une Gestion Électronique des Documents (GED), plus moderne et efficace. Cette évolution vise à améliorer l’organisation, la conservation et l’accessibilité des informations, essentielles au bon fonctionnement des structures éducatives. Des pratiques structurées pour une meilleure organisation L’accompagnement s’est concrisé par l’introduction de méthodes rigoureuses de gestion documentaire. Les équipes ont été formées aux techniques de tri, de classement, de conditionnement et de conservation des documents. Des plans de classement adaptés à chaque institution ont également été élaborés, permettant une organisation plus cohérente et harmonisée des archives. Du 3 au 14 avril 2026, des sessions de formation ont renforcé les compétences des équipes administratives et des responsables d’archives. Elles ont notamment été initiées à une gestion méthodique des documents ainsi qu’aux principes fondamentaux de la GED. Des outils concrets pour accompagner le changementPour soutenir cette transition, du matériel essentiel a été mis à disposition des institutions partenaires. Ces équipements contribuent à instaurer une discipline documentaire durable et à faciliter l’appropriation des nouvelles pratiques. Parmi les structures bénéficiaires figurent l’IFA Yangambi, les PROVED Tshopo 1 et 2, plusieurs instituts techniques agricoles de Yangambi, Yanonge et Kisangani/Simi-Simi, ainsi que l’Institut Maendeleo. Un impact visible sur le terrain Les effets de cet appui sont déjà perceptibles. Des espaces autrefois encombrés sont désormais organisés, les documents mieux répertoriés et l’accès à l’information considérablement amélioré au quotidien. Cette modernisation favorise une meilleure qualité des données et une traçabilité accrue, éléments essentiels pour une gouvernance efficace de l’information agricole et éducative. Vers une prise de décision plus efficace En renforçant les capacités des institutions et en améliorant la gestion de l’information, cette initiative contribue directement à une prise de décision plus éclairée. Elle soutient ainsi le développement du secteur agricole et éducatif dans la province de la Tshopo, en posant les bases d’un système plus performant et durable.
Kinshasa au cœur de l’innovation africaine Du 2 au 4 mars 2026, Kinshasa a accueilli une nouvelle édition de l’AfricArena Summit, un rendez-vous majeur dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat en Afrique. Pendant trois jours, entrepreneurs, investisseurs et experts se sont réunis pour échanger autour des perspectives du secteur technologique sur le continent. Au programme : des sessions de networking, des échanges stratégiques et surtout des sessions de pitch au cours desquelles 16 startups ont présenté leurs solutions innovantes. Ces initiatives couvrent des secteurs clés et témoignent du dynamisme croissant de l’écosystème entrepreneurial en République démocratique du Congo. Deux startups accompagnées primées Parmi les projets présentés, deux startups accompagnées par le projet Formation Entrepreneuriat et Emploi (FEE) se sont particulièrement distinguées en remportant des distinctions majeures. BENTECH, portée par Monsieur Beny Ben Lotomo, a été récompensée du prix de la meilleure startup en phase de pré-amorçage (Best Pre-Seed Startup). De son côté, TANDAH, fondée par Madame Grâce Rubambura, a décroché le titre de meilleure Des opportunités à l’international Au-delà de la reconnaissance, ces distinctions ouvrent de nouvelles perspectives pour les startups lauréates. Elles bénéficieront notamment d’opportunités de participation aux prochaines éditions de l’AfricArena Summit, de sessions de pitch à l’international ainsi que de mises en relation avec des investisseurs. Cette dynamique confirme l’intérêt croissant pour les startups congolaises et renforce leur visibilité sur les scènes africaine et internationale. Une initiative collaborative L’AfricArena Summit 2026 a été organisé grâce à une collaboration entre plusieurs acteurs clés, notamment Silikin Village / Texaf et l’International Trade Centre, avec l’appui de UK International Development et Enabel. Cette synergie d’acteurs publics et privés illustre l’importance des partenariats pour soutenir l’innovation et accompagner l’émergence d’un écosystème entrepreneurial solide en RDC.
80 acteurs éducatifs formés à Mbujimayi Du 20 au 23 février 2026, une séance de renforcement des capacités s'est tenue à l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) de Mbujimayi. Cette activité, soutenue par le projet Éducation de base, a permis de 80 anciens opérateurs pédagogiques ainsi que des responsables de l'orientation scolaire et professionnelle. L'objectif principal était d'améliorer la qualité des décisions d'orientation proposées aux élèves. Pour y parvenir, les participants ont été outilslés sur plusieurs aspects clés : la gestion des dossiers scolaires, l'utilisation harmonisée des outils méthodologiques et les techniques de sensibilisation adaptées aux jeunes. Comme l'a souligné le conseiller Théo Muya : « Pour formuler une orientation pertinente, plusieurs paramètres doivent être analysés. Il fallait renforcer les capacités des opérateurs ces pédagogiques afin que les choix proposés aux élèves soient réellement judicieux et réalistes. » Dans la continuité de cette formation, une campagne de sensibilisation de février a été déployée du 25 au 7 mars 2026. Elle a touché plus de 20 000 élèves répartis dans huit sous-divisions. Cette initiative place l'élève au cœur du processus d'orientation, en favorisant des choix éclairés basés sur ses intérêts, ses aptitudes et ses aspirations personnelles. Des premiers résultats concrets Les impacts de cette action sont déjà visibles sur le terrain. Plusieurs élèves témoignent d'une meilleure compréhension de leur parcours : « Grâce à la sensibilisation, j'ai choisi la mécanique. Cela m'a aidé à décider ce que je veux vraiment faire dans l'avenir », confie l'élève Mbuyi Beya. Un autre élève, Kabeya, ajoute : « Après la sensibilisation, j'ai choisi la pédagogie pour devenir enseignant. » Un système éducatif renforcé durablement Au-delà des résultats immédiats, cette initiative contribue à renforcer durablement le système éducatif provincial. Les opérateurs pédagogiques disposant désormais de compétences accumulées pour accompagner efficacement les élèves, tandis que ces derniers bénéficient d'un encadrement plus structuré dans leurs choix d'avenir.
Enabel, à travers son notre projet Appui institutionnel au niveau central ,accompagne le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire (MINAGRISA) dans une démarche essentielle pour l’avenir du monde rural congolais : transformer les diagnostics de l’appui-conseil agricole en stratégies concrètes, adaptées aux réalités provinciales. À travers son appui institutionnel au niveau central, Enabel soutient la production de connaissances, le dialogue entre acteurs et la construction de réponses durables pour renforcer l’encadrement des producteurs. Le 13 mai 2026, le MINAGRISA et Enabel ont ainsi ouvert une séance de travail réunissant une soixantaine de cadres, décideurs, représentants des organisations paysannes et partenaires techniques. Six provinces étaient au cœur des échanges : le Sud-Ubangi, la Tshopo, le Kasaï-Oriental, la Lomami, le Haut-Katanga et le Lualaba. Un objectif commun guidait les travaux : faire de l’appui-conseil agricole un levier de productivité, de dignité paysanne et de sécurité alimentaire. Cette rencontre s’appuie sur les diagnostics réalisés en 2025 dans ces six provinces, puis validés avec les acteurs locaux. Ces travaux ont permis de dresser un état des lieux précis des services d’encadrement agricole, aujourd’hui encore marqués par de fortes fragilités. Depuis les années 1990, l’offre publique de conseil agricole s’est affaiblie, tandis que les initiatives portées par les ONG, les Églises ou le secteur privé restent souvent dispersées et insuffisantes face à l’ampleur des besoins. Les constats sont clairs : les producteurs familiaux, en particulier les femmes et les jeunes, accèdent encore trop difficilement à un accompagnement technique régulier, de qualité et proche de leurs réalités. Or, sans appui-conseil moderne, les exploitations familiales peinent à améliorer leurs rendements, à renforcer leurs revenus et à contribuer pleinement à la sécurité alimentaire du pays. L’atelier vise donc moins à valider des rapports qu’à ouvrir une phase de transformation. Les participants partagent une synthèse transversale des diagnostics, analysent les priorités provinciales et échangent autour d’approches participatives telles que les « champs écoles paysans ». Il s’agit de dégager des orientations concrètes pour reconstruire un service de conseil agricole performant, inclusif et durable. La cheffe de programmes Kinshasa, Lies Vanmullem, ainsi que plusieurs collègues et experts d’Enabel, ont pris part à cette session aux côtés du MINAGRISA et des partenaires. Ensemble, ils contribuent à poser les bases d’un processus qui se poursuivra en 2026 par l’élaboration de stratégies provinciales, avant la finalisation d’une stratégie nationale en 2027. Enabel réaffirme à travers cette activité son engagement à appuyer les institutions congolaises et les acteurs du secteur agricole dans la construction de solutions utiles aux producteurs. Une ambition guide ce travail collectif : permettre au sol de prendre sa revanche sur le sous-sol, en faisant de l’agriculture familiale un moteur de prospérité pour la République démocratique du Congo.Les rapports complets sur la bibliothèque numérique: www.mashamba.org.
Une étape importante dans la modernisation de l’administration congolaise vient d’être franchie avec l’accompagnement de l’Agence belge de coopération internationale, Enabel. Le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers (MFPM) a clôturé, ce jeudi 16 avril, une formation intensive sur l’Approche par Compétences (APC) qui a équipé 200 agents de l’administration centrale en méthodologies contemporaines de conception et d’évaluation des formations. La cérémonie de remise des certificats à ces agents a eu lieu en présence du Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers, de la Représentante de Mme l’ambassadeur du Royaume de Belgique et de la Directrice pays d’Enabel, Krista Verstraelen. Cette initiative, menée en collaboration avec le Centre de Développement des Ressources Humaines (CDRH) a doté les cadres du ministère d’outils pratiques pour concevoir des curricula alignés sur les besoins réels du marché du travail, piloter la qualité des dispositifs de formation de manière systématique et garantir que l’offre de formation professionnelle débouche sur l’acquisition de compétences directement opérationnelles. Au-delà de la cérémonie de remise des certificats, cette formation incarne une action concrète de réforme administrative. Elle traduit la volonté du MFPM de professionnaliser ses ressources humaines et d’améliorer la qualité de ses services publics. La formation en APC constitue une réponse opérationnelle à un objectif majeur du projet Appui institutionnel d’Enabel qui consiste à améliorer le pilotage et l’application des politiques publiques au sein de l’administration centrale. En renforçant les compétences des cadres centraux du MFPM, la formation trace la voie à : · Une meilleure conception des politiques de formation ; · Une meilleure application des réformes engagées ; · Une adéquation renforcée entre la formation dispensée et les besoins socio-économiques du pays. Les 200 agents formés sont désormais des relais essentiels pour déployer une offre de formation professionnelle performante, créatrice d’emplois et véritable levier de développement pour la République Démocratique du Congo.