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  • À Parakou et N’Dali, 3 696 femmes dépistées en cinq jours : la proximité change la donne contre les cancers féminins

    À Parakou et N’Dali, 3 696 femmes dépistées en cinq jours : la proximité change la donne contre les cancers féminins


    Reece-hermine ADANWENON | 28/10/2026

    Du 05 au 10 octobre , la campagne intégrée de dépistage des cancers féminins et de planification familiale organisée à Parakou et à N'Dali a permis à 3 696 femmes de bénéficier d'un dépistage gratuit du cancer du sein ou du col de l'utérus. Portée par le ministère de la Santé, avec l'appui d'Enabel, cette initiative a également permis d'identifier 33 cas suspects orientés vers des structures spécialisées et d'enregistrer 1603 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Des résultats qui illustrent l'importance des services de proximité pour améliorer l'accès des femmes à la prévention et aux soins. En Afrique, les cancers du sein et du col de l'utérus pèsent lourdement sur la santé des femmes. Selon les estimations de GLOBOCAN pour 2022, le continent a enregistré environ 198 553 nouveaux cas de cancer du sein et 125 699 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus. Au Bénin, ces deux cancers figurent parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Les estimations pour 2022 font état de 1329 nouveaux cas de cancer du sein et de 701 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus. Le dépistage précoce, l'information des populations et l'accès à des services de santé adaptés constituent donc des leviers essentiels pour favoriser une prise en charge à temps. C'est dans cette perspective que le ministère de la Santé, à travers la Direction départementale de la Santé du Borgou, avec l'appui technique et financier d'Enabel, a organisé une campagne intégrée de dépistage des cancers féminins et de planification familiale dans les communes de Parakou et de N'Dali, à l'occasion d'Octobre Rose 2026.3 696 femmes dépistées en cinq joursFace à cet enjeu, rapprocher les services de santé des femmes n'est pas un simple choix logistique : c'est une action concrète pour faciliter l'accès à la prévention et favoriser une prise en charge précoce.  Les résultats de la campagne témoignent de la mobilisation des communautés et de l'importance de rapprocher les services de santé des populations. Au total, 3 696 femmes ont bénéficié d'un dépistage , réparties comme suit :2 535 femmes dépistées pour le cancer du sein ;1 161 femmes dépistées pour le cancer du col de l'utérus.Au-delà du dépistage, les équipes ont identifié 33 cas suspects : 26 concernant le cancer du sein et 7 concernant le cancer du col de l'utérus. Ces femmes ont été orientées vers des structures spécialisées pour des examens complémentaires et une prise en charge adaptée. Ces orientations constituent une étape importante du parcours de soins. Elles permettent de ne pas limiter l'intervention au dépistage, mais de faciliter la poursuite des démarches nécessaires lorsque des anomalies sont détectées. Pour certaines lésions précancéreuses du col de l'utérus, une prise en charge par thermocoagulation a pu être réalisée directement sur les sites de prestation, conformément à l'éligibilité des patientes.La planification familiale, un autre levier pour la santé des femmesLa campagne a également intégré des services de planification familiale afin de répondre à plusieurs besoins de santé au cours d'une même intervention. En cinq jours, 1 603 femmes ont adopté une méthode contraceptive moderne : 824 à Parakou et 779 à N'Dali. Parmi elles, 783 femmes, soit 48,8 % des nouvelles utilisatrices, ont choisi une méthode contraceptive de longue durée, telle que l'implant ou le dispositif intra-utérin. En rapprochant ces prestations des communautés, la campagne a facilité l'accès aux services qui contribuent à l'autonomie des femmes, à la planification des grossesses et à l'amélioration de la santé maternelle et infantile.Le succès de cette campagne repose notamment sur une stratégie qui associe proximité, mobilisation sociale et renforcement de l'offre de soins. Des équipes mobiles ont été déployées dans les villages et les localités éloignées, en complément des prestations proposées dans les centres de santé. Cette approche permet de réduire certaines barrières liées à la distance et de rapprocher les services des femmes qui rencontrent des difficultés pour se rendre dans les structures sanitaires. Les relais communautaires et les crieurs publics ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation. En relayant les messages en langues locales, ils ont contribué à informer les populations, à lever certaines réticences et à encourager la fréquentation des sites de prestation. La campagne a également retenu l'utilisation de kits intégrés de dépistage, communément appelés « Antoukit ». Ces kits permettent aux prestataires de disposer du matériel nécessaire au dépistage, facilitant l'organisation des interventions, la disponibilité des consommables et le déroulement des prestations.Des services plus proches, des résultats concretsAu-delà des chiffres, les résultats obtenus à Parakou et à N'Dali illustrent l'intérêt d'une approche intégrée qui associe les autorités sanitaires, les communautés et les partenaires techniques et financiers. En rapprochant les services de dépistage et de planification familiale des populations, cette campagne contribue à réduire les inégalités d'accès aux soins et à renforcer la capacité du système de santé à répondre aux besoins des femmes. Pour Enabel, à travers son appui au secteur de la santé au Bénin, l'enjeu est de soutenir des services accessibles, intégrés et de qualité, qui tiennent compte des besoins spécifiques des femmes et des obstacles auxquels elles peuvent être confrontées. Octobre Rose est un temps fort de mobilisation, mais la prévention des cancers féminins doit se poursuivre tout au long de l'année. L'expérience de Parakou et de N'Dali rappelle qu'en rapprochant les services des communautés et en organisant la continuité des soins, il est possible de transformer la sensibilisation en résultats concrets pour la santé des femmes.


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    Benín BEN23006

  • Au Bénin, la Police républicaine accélère sa transformation technologique grâce à des experts drones certifiés

    Au Bénin, la Police républicaine accélère sa transformation technologique grâce à des experts drones certifiés


    Osée DOSSOU-HOUEGBE | 28/10/2026

    La Police républicaine du Bénin franchit une nouvelle étape dans le développement de ses capacités opérationnelles en matière d'utilisation des drones. À l'issue d'une session de formation des formateurs organisée à Porto-Novo avec l'appui d'Enabel et de l'Union européenne, une quinzaine d'opérateurs expérimentés sont désormais habilités à assurer la formation de futurs télépilotes au sein de leur institution. Ce nouveau pool de formateurs constitue un levier important pour diffuser les compétences acquises et répondre progressivement aux besoins croissants en personnel qualifié dans le domaine des opérations de drones.   Animée par un expert de la Police fédérale belge, cette formation s'inscrit dans une dynamique de consolidation des compétences déjà acquises par les participants. En effet, ces derniers avaient bénéficié en 2025 d'une formation spécialisée en pilotage et exploitation de drones avant d'être engagés dans diverses missions et opérations de terrain. Au fil de leurs interventions, ils ont développé une expérience pratique significative dans l'utilisation de ces outils au service de leurs activités professionnelles. Cette nouvelle étape visait à renforcer leurs compétences pédagogiques afin de leur permettre de transmettre efficacement leur expertise à d'autres agents de la Police républicaine. Les échanges ont notamment porté sur les méthodes de formation pour adultes, la préparation et l'animation de séquences d'apprentissage, l'encadrement des exercices pratiques, l'évaluation des acquis ainsi que l'accompagnement des apprenants vers une maîtrise progressive des opérations de vol. Au-delà du transfert de connaissances techniques, cette approche contribue à l'institutionnalisation des compétences au sein de la Police républicaine. La création d'un noyau de formateurs internes constitue en effet un levier essentiel pour assurer la continuité des formations, accompagner l'évolution des besoins opérationnels et favoriser l'appropriation durable des technologies de drones par les services concernés. Les drones représentent aujourd'hui un outil complémentaire à forte valeur ajoutée pour les forces de sécurité. Ils permettent notamment d'améliorer l'observation des zones d'intervention, la collecte d'informations, la surveillance de grands espaces, l'évaluation de situations complexes ainsi que l'appui à la planification et à la conduite des opérations. Dans le domaine de la gestion des crises et des catastrophes, ces technologies contribuent également au renforcement de la sécurité humaine. Grâce à leur capacité d'observation aérienne, elles peuvent appuyer les opérations de secours, faciliter l'évaluation rapide des zones affectées et contribuer à la détection ou à la localisation de personnes victimes d'accidents, de catastrophes ou de situations d'urgence. Elles offrent ainsi aux acteurs de terrain une meilleure connaissance de la situation et favorisent une prise de décision plus rapide et plus efficace. Au-delà de leur utilisation en situation d'intervention, les drones jouent également un rôle croissant dans la prévention et l'anticipation des risques. Leur capacité à fournir une visibilité aérienne en temps réel permet d'identifier plus rapidement certaines vulnérabilités, de surveiller des zones étendues ou difficiles d'accès et de détecter des situations susceptibles d'évoluer vers des incidents plus graves. Utilisés dans le respect des cadres légaux et opérationnels en vigueur, ils constituent ainsi un outil stratégique d'aide à la décision et de prévention au service de la sécurité des populations. Les participants à cette session provenaient des différents départements d'intervention couverts par les projets PAOP II et PRONORD-PAOP, soutenus par la Belgique et l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel au Bénin. Leur présence témoigne de la volonté commune de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs de la sécurité tout en favorisant le développement d'une expertise nationale durable. À travers cette initiative, l'accent est mis non seulement sur le renforcement des compétences individuelles, mais également sur la capacité de l'institution à former ses propres ressources humaines et à faire rayonner les savoir-faire acquis auprès d'un nombre croissant d'agents. Une démarche qui contribue à inscrire l'utilisation des drones dans une logique de professionnalisation, de transmission des connaissances et de pérennisation des acquis. En renforçant l'expertise nationale en matière de drones, la Police républicaine se dote progressivement de ressources humaines qualifiées capables de mettre ces technologies au service de la prévention, de la gestion des crises et de la protection des populations. Une évolution qui s'inscrit pleinement dans les efforts de modernisation de l'institution et dans l'ambition de promouvoir une sécurité toujours plus efficace, anticipative et centrée sur l'humain.


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    Benín BEN23007

  • SAFEB 2026 : à Parakou, les femmes entrepreneures rurales font valoir leur savoir-faire et leurs produits

    SAFEB 2026 : à Parakou, les femmes entrepreneures rurales font valoir leur savoir-faire et leurs produits


    Reece-hermine ADANWENON | 20/10/2026

    Du 15 au 17 octobre 2026, le Salon de l'autonomisation de la femme entrepreneure rurale du Bénin (SAFEB) offre aux femmes entrepreneures un espace de promotion commerciale, de partage d'expériences et de mise en relation. À l'issue de cette première édition, les ventes réalisées par plusieurs exposantes et les distinctions obtenues par des bénéficiaires de projets d'Enabel illustrent l'importance de renforcer les opportunités économiques des femmes rurales. Des produits locaux qui trouvent leur marché EIles sont venus à Parakou avec leurs produits et sont reparties avec des cartons presque vides. Pour une dizaine de femmes entrepreneures actives dans l'agroécologie et la transformation agroalimentaire, le SAFEB 2026 a été une occasion de faire découvrir leurs produits, de rencontrer de nouveaux clients et d'écouler, pour la majorité, l'essentiel de leurs marchandises. Du 15 au 17 octobre, l'esplanade située en face du marché de Zongo, à Parakou, a accueilli des exposants de différentes régions du Bénin. À travers leurs produits et leurs savoir-faire, ces femmes ont mis en lumière la diversité des initiatives entrepreneuriales rurales et leur contribution à la valorisation des productions locales. Organisé par PLURI MÉDIA GROUPE, avec l'accompagnement d'Enabel, le SAFEB s'inscrit dans la dynamique de commémoration de la Journée internationale des femmes rurales et de promotion des consommations locales au Bénin. Placée sous le thème « Femmes rurales, innovations et transformation locale : moteurs d'une économie béninoise résiliente et inclusive », cette édition a mis en lumière les conditions nécessaires pour transformer le potentiel entrepreneurial des femmes rurales en activités économiques durables et créatrices de valeur. Leur contribution à la production agricole, à la transformation et à la commercialisation des produits locaux, les femmes rurales restent confrontées à plusieurs contraintes : accès limité au financement, difficultés d'accès à la terre et aux marchés, insuffisance des opportunités de formation et poids des normes sociales. Durant les trois jours du salon, neuf panels ont permis d'aborder ces enjeux, notamment les politiques publiques en faveur de l'autonomisation des femmes, les mécanismes de financement des entreprises féminines rurales, l'innovation agricole, la transformation agroalimentaire, l'intelligence artificielle et le numérique. Les échanges ont également porté sur les partenariats public-privé, l'économie verte et bleue, la résilience climatique ainsi que la santé des femmes rurales, notamment la santé sexuelle et reproductive, l'accès aux soins et la prévention des cancers féminins. Au-delà de la promotion commerciale, le SAFEB a ainsi contribué à mettre en discussion les leviers nécessaires pour améliorer la compétitivité des entreprises féminines et renforcer leur accès aux opportunités économiques. Trois lauréates bénéficiaires de projets d'Enabel La soirée de gala a constitué un autre temps fort de cette première édition, avec la distinction de plusieurs personnalités et femmes entrepreneures dans différentes catégories. Trois des huit lauréats sont bénéficiaires de projets mis en œuvre par Enabel. Elles ont notamment remporté le Grand Prix du SAFEB, le Prix de l'excellence dans les filières agricoles et le Prix de l'innovation en agroalimentaire. Enabel a également été distinguée pour son engagement en faveur de l'autonomisation des femmes entrepreneures rurales. Cette reconnaissance souligne l'importance des partenariats qui accompagnent les femmes dans leurs activités, depuis la production agricole jusqu'à la transformation et la commercialisation. À travers ses interventions, notamment dans le cadre du projet PARSAD financé par la Coopération belge, Enabel contribue au renforcement des capacités, à la création d'opportunités économiques et à la promotion de pratiques plus inclusives. Faire de l'autonomisation économique une responsabilité collective Les résultats observés au SAFEB 2026 rappellent que l'entrepreneuriat féminin rural ne peut reposer uniquement sur la détermination individuelle des femmes. Son développement exige un environnement favorable, des mécanismes de financement adaptés, des débouchés commerciaux et des partenariats capables de soutenir durablement les initiatives locales. Les pouvoirs publics, les institutions financières, le secteur privé, les structures d'accompagnement et les partenaires techniques et financiers ont un rôle déterminant à jouer pour faciliter l'accès aux ressources, aux marchés et aux opportunités d'investissement. Investir dans les femmes entrepreneures rurales, c'est soutenir la création de richesse, valoriser les produits locaux et contribuer à une économie béninoise plus résiliente et inclusive.


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    Benín BEN23004

  • 90 nouveaux spécialistes au service de la santé des Béninois, dont 19 boursiers du projet EQUITE

    90 nouveaux spécialistes au service de la santé des Béninois, dont 19 boursiers du projet EQUITE


    Reece-hermine ADANWENON | 13/10/2026

    Le vendredi 9 octobre 2026, l'Institut National Médico-Sanitaire (INMeS) de l'Université d'Abomey-Calavi a remis ses diplômes de Master à 90 professionnels de santé de la promotion 2024-2026 : 45 femmes et 45 hommes. Parmi eux, 19 ont été formés grâce aux bourses du projet EQUITE 2, mis en œuvre par Enabel et financé par l'Agence Française de Développement (AFD). « Derrière chaque diplôme que nous célébrons aujourd'hui, il y a un patient qui sera mieux soigné, un enfant mieux accompagné, une famille mieux soutenue aux heures les plus difficiles. » C'est par ces mots qu'Olivier Krins, Directeur d'Enabel au Bénin, a salué les lauréats réunis dans la salle de conférence de la Mairie de Cotonou.La cérémonie s'est déroulée en présence du Dr Hermine Zounon Mama, représentante la Vice-Présidente de la République, Mariam Chabi Talata. Étaient également présents le Dr Michel Agounkpé, représentant le Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le Dr Francis Dossou, représentant le Ministre de la Santé. Mme Arlette Bello Saïzonou, 1ère Adjointe au Maire de Cotonou, était la marraine de la promotion. L'AFD était représentée par Mme Sylvie Gomez. Cinq spécialités pour rapprocher les soins spécialisés des populationsLes 90 lauréats sont issus de cinq filières du Master en Sciences infirmières et obstétricales : • Anesthésie-réanimation (8e promotion) ; • Néphrologie-dialyse (4e promotion) ; • Soins palliatifs (4e promotion) ; •  Pédiatrie-puériculture (4e promotion) ; •  Ophtalmologie (2e promotion). Ces compétences répondent à des besoins concrets du système de santé béninois : accompagner les malades en fin de vie, prendre en charge l'insuffisance rénale, sécuriser les interventions chirurgicales, soigner les plus jeunes et préserver la vue. Pour la Professeure Lisette Odoulami, Directrice de l'INMeS, ces diplômés sont désormais « les professionnels de première ligne » d'un système de santé qui attendent beaucoup d'eux. Elle les a invités à être des références, à partager leurs connaissances et à contribuer à la qualité et à la sécurité des soins. Avec le projet EQUITE dans sa deuxième phase, Enabel et l'AFD ont accompagné la mise en place des Masters en Soins palliatifs et en Néphrologie-dialyse à l'INMeS. Dans sa deuxième phase, le projet a financé les études de 19 lauréats de cette promotion. Ils s'ajoutent aux 39 boursiers de Master financés lors de la première phase. « Nous sommes convaincus que c'est le talent, et non les moyens, qui doit décider de qui peut se former », a souligné Olivier Krins. Il a remercié l'AFD pour la confiance et l'engagement qui ont rendu ce résultat possible. Pour Mme Sylvie Gomez, qui représentait la Directrice de l'AFD au Bénin, ces 90 diplômés sont « 90 nouvelles ressources pour le système de santé béninois ». Elle a rappelé la conviction qui guide EQUITE depuis le départ : on ne peut améliorer durablement la qualité des soins sans investir dans celles et ceux qui les dispensent. La Directrice de l'INMeS a, elle aussi, salue le soutien du projet : bourses d'études, matériel pédagogique et de simulation, et appui à la démarche d'assurance qualité en vue de l'accréditation de six offres de Master et de deux offres de Licence.Au-delà des bourses : former mieux, protéger, valoriserFormer des spécialistes ne suffit pas. Il faut aussi des formations de qualité et durables, un environnement d'études et un système de santé sûr capable d'accueillir ces compétences. Aux côtés du Gouvernement du Bénin, Enabel et l'AFD agissent autour de trois priorités. 1. La qualité et la pérennité des formations. EQUITE 2 soutient l'accréditation prochaine des offres de formation des instituts, dont l'INMeS. Le projet accompagne également les enseignants en pédagogie universitaire et développe la simulation et la digitalisation de l'apprentissage. 2. L'équité et la sécurité des études. Avec les partenaires académiques, le projet porte une politique contre l'exploitation, les abus et le harcèlement sexuels. Objectif : que chaque étudiante et chaque étudiant apprenne dans un environnement sain. 3. Un système de santé qui valorise ces compétences. EQUITE 2 accompagne la mise en place d'une plateforme digitalisée de gestion des ressources humaines en santé et l'élaboration du plan national de développement des ressources humaines en santé.« 45 Femmes, 45 Modèles » : une promotion parfaitement paritaireCette promotion compte autant de femmes que d'hommes. Les lauréats ont voulu en faire un message : à travers l'initiative « 45 Femmes, 45 Modèles », ils souhaitent inspirer les jeunes filles et les encourager à oser les sciences et les métiers de santé. « Une réussite prend toute sa valeur lorsqu'elle ouvre la voie à d'autres », a déclaré Arielle N'Dah, diplômée en Soins palliatifs et porte-parole des lauréats. Elle a rappelé deux années passées à concilier cours, stages, gardes, recherches et mémoires avec des responsabilités professionnelles et familiales. Au nom de la Vice-Présidente de la République, Dr Hermine Zounon Mama a, elle aussi, salue cette présence féminine comme un encouragement pour toutes les jeunes filles qui visent des carrières exigeantes. Elle a appelé les lauréats à offrir la même qualité de soins à chaque patient, quels que soient son origine, son lieu de résidence, son âge ou ses moyens. « Le Bénin a besoin de votre compétence. Il a besoin de votre sens du devoir. Il a surtout besoin de votre humanité. »Allez, soignez, transmettezCe succès est collectif. Il associe l'INMeS, son corps enseignant et ses encadreurs, les hôpitaux qui accueillent les stagiaires, les ministères de tutelle, l'AFD, Enabel et tous les partenaires. Il doit aussi beaucoup aux familles des lauréats. Olivier Krins a conclu par un message simple aux nouveaux diplômés : « Allez, soignez, transmettez. Que vos compétences soient au service de vos communautés, avec exigence et avec humanité. »


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  • Agriculture au Bénin : consolider les acquis et accélérer la transformation du secteur

    Agriculture au Bénin : consolider les acquis et accélérer la transformation du secteur


    Reece-hermine ADANWENON | 24/09/2026

    La revue de performance du secteur agricole au titre de l'année 2025 met en évidence des avancées importantes pour l'agriculture béninoise, tout en faisant ressortir les défis à relever pour renforcer la productivité, la transformation et la résilience du secteur. Depuis 26 ans, Enabel accompagne cette dynamique aux côtés du Gouvernement et de l'ensemble des acteurs. Réunis pour la revue de performance du secteur agricole, les représentants du Gouvernement, des organisations professionnelles agricoles, du secteur privé, de la recherche et les Partenaires techniques et financiers ont porté un regard commun sur les résultats enregistrés en 2025 et sur les priorités à venir. Cette revue constitue un moment important de dialogue sectoriel. Elle permet de mesurer les progrès réalisés, d'identifier les difficultés persistantes et de mieux aligner les interventions autour des priorités du secteur.Des résultats qui témoignent d'une dynamiqueLes données du rapport de performance 2025 montrent la place stratégique de l'agriculture dans l'économie béninoise. En 2025, le secteur agricole représente 25,35 % du PIB . Les dépenses publiques réalisées dans le secteur ont atteint 313,7 milliards de FCFA , soit une progression de 14,9 % par rapport à 2024 . La part des dépenses publiques consacrées à l'agriculture s'établit ainsi à 10,93 % , dépassant l'engagement de 10 % pris dans le cadre de la Déclaration de Malabo. Ces efforts d'investissement s'accompagnent de résultats en matière de sécurité alimentaire et de cohésion dans les territoires. 69 communes présentent une couverture satisfaisante de leurs besoins alimentaires, tandis que les conflits meurtriers entre agriculteurs et éleveurs ont diminué de 42,8 % . La performance du secteur est également reconnue à l'échelle continentale. Lors de la cinquième revue biennale du Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA), le Bénin s'est classé premier de la CEDEAO et cinquième en Afrique , avec une note de 7,15 sur 10 .De la production à la création de valeurAu-delà des volumes produits, la transformation des chaînes de valeur constitue désormais un enjeu majeur. Le développement progressif de la transformation locale concerne notamment le coton, l'anacarde, l'ananas, le soja, le karité et le riz. Des initiatives de valorisation de l'origine et de la qualité des produits béninois progressent également. En 2025, les certificats d'enregistrement des indications géographiques du Gari Sohoui de Missè et de l'Agonlinmi ont notamment été délivrés par l'OAPI. Dans la filière ananas, par exemple, 74 445 tonnes ont été transformées en 2025 en jus, découpes et ananas séchés par 247 unités de transformation, contre 67 822 tonnes en 2024. Ces évolutions illustrent une ambition qui dépasse la seule augmentation de la production : créer davantage de valeur localement, développer les chaînes de valeur et renforcer les opportunités économiques pour les acteurs du secteur.Des défis qui restent à releverLa performance du secteur doit être appréciée à la lumière cependant des défis persistants. Avec une croissance de 5,7 % en 2025 , le PIB agricole progresse mais reste en dessous du seuil de 6 % retenu dans les engagements de Malabo et de la cible de 10 % fixée par le PNIASAN. Le rapport identifie plusieurs priorités : renforcer la recherche et l'innovation agricole, améliorer l'accès aux entrants, au financement et au conseil agricole, accélérer la mécanisation et la transformation agro-industrielle, renforcer la qualité des produits et la résilience des systèmes de production face aux changements climatiques. La sécurisation foncière demeure également un enjeu important. Selon les données du rapport, moins de 1 % des exploitants disposant d'un titre ou certificat foncier officiel, ce qui peut limiter leur capacité à investir et à accéder au crédit. La recherche et l'innovation constituent un autre point d'attention. En 2025, les dépenses consacrées à la recherche agricole représentaient 0,39 % du PIB agricole, encore loin de l'objectif de 1 % fixé dans les engagements de Malabo.Une transformation qui repose sur le partenariatFace à ces défis, la coordination entre les différents acteurs apparaît comme un levier essentiel. Dans son intervention, Olivier KRINS, Directeur d'Enabel au Bénin et chef de fichier des Partenaires techniques et financiers du secteur, a réaffirmé la disponibilité des PTF pour accompagner les ambitions du Gouvernement pour le secteur agricole. Cet engagement repose notamment sur trois principes : l'alignement des interventions sur les priorités nationales, le renforcement de la coordination et la redevabilité ainsi que l'inclusion des acteurs du secteur dans le dialogue, notamment les producteurs, les organisations paysannes, le secteur privé, les femmes et les jeunes. Le Président de la Chambre Nationale d'Agriculture du Bénin, Monsieur Imali DJETTA a, de son côté, a rappelé l'importance de renforcer la structuration des filières et des interprofessions et de poursuivre l'accompagnement des acteurs agricoles. En 2025, le Bénin comptait 10 interprofessions couvrant notamment le coton, l'anacarde, le karité, le riz, l'ananas, l'aviculture, le poisson d'élevage, le soja, le palmier à huile et les cultures maraîchères.Pour Enabel, poursuivre l'engagement aux côtés du secteurDepuis 26 ans, Enabel est fière de contribuer, aux côtés du Gouvernement et de ses partenaires, à la transformation du secteur agricole béninois. Cet engagement s'inscrit dans une approche fondée sur le partenariat, la proximité avec les acteurs et la recherche de solutions durables répondant aux réalités des territoires. Les résultats de 2025 constituent un point d’appui important. Ils rappellent également que la transformation du secteur agricole est un processus de long terme, qui nécessite de poursuivre les investissements, de renforcer les capacités des acteurs et de favoriser une meilleure articulation entre politiques publiques, innovation, financement, production et marchés. Consolider les acquis. Accélérer la transformation. Renforcer la résilience. Et faire en sorte que la performance du secteur se traduise toujours davantage en opportunités, en revenus et en emplois. C'est autour de cette ambition collective que doivent se poursuivre les efforts pour une agriculture béninoise plus productive, plus compétitive et plus résiliente.


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  • Cap sur le meilleur, ensemble !

    Cap sur le meilleur, ensemble !


    Reece-hermine ADANWENON | 22/09/2026

    Le vendredi 18 septembre 2026, les équipes d'Enabel au Bénin se sont réunies à Cotonou pour une matinée consacrée au bilan, au dialogue et à la co-construction des prochaines étapes. Une rencontre placée sous le signe de l'authenticité, de la redevabilité et de la dynamique « One Team ». Venues de différentes régions du pays, les équipes d'Enabel au Bénin ont pris le temps de se retrouver et d'échanger autour d'un objectif commun : faire le point sur le chemin parcouru et définir ensemble les priorités pour les mois à venir. Dans son mot d'ouverture, Olivier KRINS, Directeur d'Enabel au Bénin, a salué la vision et l'accompagnement de la Direction d'Enabel tout au long de ce processus. Il a également rappelé deux repères essentiels pour la suite : l'espoir et la redevabilité , comme leviers pour continuer à avancer collectivement et à renforcer l'impact de l'action d'Enabel au Bénin. Danny VERSPREET, Directeur des Finances d'Enabel , a pour sa part partagé la fierté de l'équipe face aux résultats obtenus et à la maturité des partenariats développés au fil des années. Il a également souligné l'importance de poursuivre les efforts collectifs pour atteindre les objectifs communs. La rencontre a également été marquée par la présence de Khady THIAM NDEYE, la Directrice People & Talent d'Enabel , en mission au Bénin. Les échanges avec les équipes ont permis d'aborder, dans un esprit d'écoute et de dialogue, les enjeux liés à la dynamique collective et à l'évolution de l'organisation.Un bilan partagé, une feuille de route construite ensembleAu-delà du bilan, cette matinée a surtout constitué un espace de dialogue. Les résultats, les défis rencontrés et les perspectives ont été abordés avec transparence, tandis que les dix étapes ont été discutées et co-construites avec les équipes. Cette démarche traduit concrètement l'esprit « One Team » qui guide la dynamique d'Enabel au Bénin : chaque expertise, chaque équipe et chaque contribution comptent pour atteindre nos objectifs communs. La rencontre s'est poursuivie autour d'un repas partagé, offrant un moment plus informel pour prolonger les échanges et renforcer les liens entre collègues venus des différentes régions du pays. Cette journée marque ainsi une nouvelle étape dans la dynamique collective d'Enabel au Bénin : regarder le chemin parcouru avec lucidité, partager le même cap et avancer ensemble vers davantage d'impact.


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  • Cancer du sein : à Cotonou, des chiens domestiques entraînés ouvrent une piste de détection précoce

    Cancer du sein : à Cotonou, des chiens domestiques entraînés ouvrent une piste de détection précoce


    Reece-hermine ADANWENON | 20/08/2026

    Et si l'odorat canin pouvait contribuer, demain, à améliorer la détection précoce du cancer du sein ? Au Bénin, une collaboration entre recherche scientifique, expertise médicale et innovation explore cette piste avec une exigence centrale : partir des réalités du terrain et construire une solution scientifiquement validée.  Le 11 juillet, à Cotonou, l'Association African Medical Detection Dogs (AfriMeDD) a réuni chercheurs, professionnels de santé, patients et partenaires institutionnels pour son Assemblée Générale et sa Journée Portes Ouvertes. Objectif : faire le point sur une piste de recherche inédite au Bénin   la détection précoce du cancer du sein grâce à l'odorat canin.  Enabel accompagne cette dynamique d'innovation aux côtés de la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi (FSS-UAC), notamment à travers un financement conjoint de la Belgique (Agence belge de coopération internationale) et de la France à travers le Fonds d'innovation pour le développement (FID). Enjeu : améliorer le diagnostic précoce d'une maladie où chaque mois compte, et renforcer durablement le système de santé béninois.  Au Bénin, le diagnostic tardif du cancer du sein reste un frein majeur : retards de consultation, obstacles financiers, accès limité aux soins palliatifs. Ce sont ces réalités que les visiteurs ont pu découvrir en premier lieu, à travers les parcours de patients présentés lors de la journée. Le parcours s'est ensuite prolongé vers la formation des chiens détecteurs : sélection rigoureuse, méthodes d'éducation positive, garanties de bien-être animal, en collaboration avec l'organisation Nosaïs. Puis vers le protocole scientifique lui-même, l'identification des composés organiques volatils liés au cancer du sein, et les étapes de validation menant, à terme, à une méthode de dépistage fiable.  Une démonstration canine en conditions réelles a permis au public de voir concrètement le travail des chiens en action, avant une clôture officielle réunissant représentants institutionnels et partenaires.   Au-delà du symbole, cette rencontre a permis de valider les rapports statutaires d'AfriMeDD, de renforcer l'engagement de ses membres et bénévoles, et surtout de rapprocher trois mondes qui se croisent rarement : les patients, les chercheurs et les partenaires techniques et financiers.  « Derrière chaque chiffre, une vie ». C'est le message porté par le stand consacré aux parcours des patients, rappelant que la recherche scientifique part toujours d'un vécu humain. Le projet poursuit ses travaux de validation scientifique en vue d'une application clinique.   À travers cette dynamique, Enabel contribue, aux côtés de ses partenaires, à renforcer un écosystème dans lequel la recherche et l'innovation peuvent répondre aux défis concrets du système de santé.L'objectif est clair : encourager les collaborations scientifiques, valoriser les compétences béninoises et créer les conditions permettant aux innovations prometteuses d'être rigoureusement testées, validées et, si leur efficacité est démontrée, envisagées pour un changement d'échelle. Parce que l'innovation en santé ne commence pas par une solution toute faite. Elle commence par une question, une réalité à améliorer et la volonté collective de chercher des réponses fondées sur la science.


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    Benín BEN23008

  • Au Bénin, la Police républicaine se dote de  sa première stratégie genre et installe sa cellule genre

    Au Bénin, la Police républicaine se dote de sa première stratégie genre et installe sa cellule genre


    Reece-hermine ADANWENON | 07/08/2026

    La Police républicaine du Bénin a franchi une étape majeure dans son processus de modernisation institutionnelle avec la validation officielle de sa toute première Stratégie Genre. La cérémonie, organisée le jeudi 6 août 2026 à Cotonou, a également été marquée par l'installation officielle de la Cellule Genre de la Police républicaine, un mécanisme appelé à piloter et coordonner la mise en œuvre de cette nouvelle vision. L'atelier s'est déroulé en présence du représentant du Secrétaire Général du Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, de la Présidente de l'Institut National de la Femme, du Directeur d'Enabel au Bénin, du Directeur des Ressources Humaines représentant le Directeur Général de la Police républicaine, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Fruit d'un processus participatif associant les cadres de la Police républicaine, des experts nationaux et les partenaires institutionnels, cette stratégie vise à intégrer durablement la dimension genre dans la gouvernance, les ressources humaines et les services rendus aux populations. Le point de départ de la démarche remonte à 2021, lorsqu'Enabel a été sollicitée pour réaliser un diagnostic institutionnel du genre au sein de la Police républicaine, dans le cadre du Projet d'appui à l'opérationnalisation de l'institution. Le constat est clair et sans équivoque : malgré les réformes engagées depuis la création de la Police républicaine, les femmes ne représentent encore qu'environ 4,5 % des effectifs . Une proportion qui a peu évolué depuis 2018 (4,10 %), malgré plusieurs vagues de recrutement même si le dernier recrutement de 2025 marque une notable, avec 113 femmes sur 715 recrues, soit près de 16 %.   Au-delà de cet enjeu de représentativité, la stratégie entend faire évoluer les pratiques professionnelles, les mécanismes de gouvernance et les conditions de travail afin de construire une institution plus inclusive, plus efficace et davantage à l'écoute des besoins des populations. Quatre axes stratégiques pour transformer l'institution Le Plan d'actions Stratégique du Genre de la Police républicaine (PASGPR) repose sur une vision claire : faire de la Police républicaine, à l'horizon 2030, une institution moderne et inclusive , où le genre est intégré dans les normes et les pratiques, où l'égalité professionnelle guide la gestion des ressources humaines, et où les services répondent aux besoins différenciés des populations.Gouvernance du genre : instituer les règles, les responsabilités et les mécanismes de pilotage ;Capacités et transformation : renforcer les compétences et faire évoluer les pratiques professionnelles ;Égalité et qualité des services : améliorer l'égalité professionnelle et les services rendus aux populations ;Suivi-évaluation et données : mettre en place un dispositif de données sensibles au genre.Dans son allocution, Monsieur Olivier KRINS, Directeur d'Enabel au Bénin a rappelé que l'intégration du genre dépasse largement les considérations d'équité. « Le genre n'est ni un slogan, ni une exigence administrative. Il s'agit d'un choix institutionnel assumé. Une institution plus inclusive est une institution plus efficace, mieux outillée pour comprendre les besoins des citoyens, renforcer leur confiance et offrir des réponses adaptées aux réalités du terrain. » Il a réaffirmé l'engagement d'Enabel et de l'Union Européenne à accompagner la Police républicaine dans la mise en œuvre de cette stratégie, désormais transmise au Directeur Général de la Police républicaine pour adoption.   Le Contrôleur Général de Police, Mathias Achédémèssi, Directeur des Ressources Humaines représentant le Directeur Général de la Police Républicaine a salué le caractère participatif de la démarche ayant conduit à l'élaboration du PASGPR, gage selon lui de son appropriation par l'ensemble de l'institution. Il a également souligné que cette stratégie ne constitue pas une finalité mais bien le point de départ d'un engagement collectif en faveur d'une Police républicaine plus représentative, plus performante et plus proche des citoyens. Des déjà perceptibles  Prenant la parole, Maître Huguette Gnacadja Bokpe, Présidente de l'Institut National de la Femme a salué les progrès déjà enregistrés au sein de la Police républicaine, notamment l'amélioration de l'accueil dans les commissariats et les réalisations dans la prise en charge des victimes et survivantes de violences adaptées au genre. Elle a insisté sur l'importance de poursuivre et de renforcer la collaboration entre l'Institut National de la Femme et la Direction Générale de la Police républicaine afin de consolider ces avancées et de garantir une meilleure protection des droits des femmes et des filles. Par ailleurs, l'installation officielle de la Cellule Genre traduit la volonté de la Police républicaine de disposer d'un dispositif permanent chargé d'accompagner la mise en œuvre de cette stratégie et de suivre les progrès réalisés. Préidée par le Commissaire principal de police Ismatou CHABI, Cheffe du service de la politique des ressources humaines et de la gestion du personnel, l'installation de la cellule constitue la première traduction institutionnelle concrète de cette stratégie. Placée sous l'autorité du Directeur général, la Cellule est appuyée par un réseau de 12 points focaux départementaux , chargés de relayer les orientations du genre politique et de faire remonter les besoins observés sur le terrain.À travers son appui technique au processus d'élaboration de cette stratégie, la Coopération belge et l'Union Européenne réaffirment leur engagement aux côtés du Gouvernement du Bénin pour accompagner la modernisation du secteur de la sécurité, promouvoir une gouvernance inclusive et contribuer à la construction d'institutions plus performantes au service des populations. Cette validation ouvre désormais une nouvelle phase : celle de la mise en œuvre, afin que les ambitions portées par cette stratégie se traduisent en résultats concrets pour les femmes, les hommes et l'ensemble des citoyens béninois.


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  • Bénin : une nouvelle loi sur l'environnement, fruit d'un partenariat durable entre le Gouvernement et Enabel

    Bénin : une nouvelle loi sur l'environnement, fruit d'un partenariat durable entre le Gouvernement et Enabel


    Reece-hermine ADANWENON | 17/07/2026

    Le Bénin vient de franchir une étape majeure dans le renforcement de sa gouvernance environnementale. Le 13 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la loi n°2026-15 portant loi sur l'environnement, remplaçant ainsi la loi-cadre de 1999 après vingt-sept années d'application. Cette réforme offre au pays un cadre juridique modernisé, adapté aux nouveaux défis liés au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles, à la lutte contre les pollutions, à l'évaluation environnementale et au développement durable. Le nouveau texte comprend 145 articles répartis en huit titres et vingt-quatre chapitres, incluant notamment un rôle renforcé des collectivités territoriales dans la gestion environnementale. À travers le projet PASPort dans sa phase I, mise en œuvre entre 2019 et 2023, Enabel a accompagné ce processus en mobilisant une approche fondée sur l'expertise nationale, le dialogue interinstitutionnel et la co-construction.Un cadre juridique à bout de souffleLa précédente loi-cadre, la n° 98-030 du 12 février 1999, avait fini par montrer ses limites face à l'évolution des enjeux écologiques. Or, dès la Constitution du 11 décembre 1990, le Bénin avait pourtant inscrit la protection de l'environnement parmi ses priorités : son article 27 reconnaît à toute personne le droit à un environnement sain et en fait un devoir partagé entre citoyens et État. Après vingt-sept ans d'application de la loi de 1999, un texte à la hauteur des défis actuels s'imposait. Le nouveau texte, structuré en 145 articles répartis en 24 chapitres et 8 titres, couvre désormais l'ensemble des dimensions de la politique environnementale : protection des ressources naturelles, préservation du milieu humain, lutte contre les pollutions, évaluation environnementale, mesures incitatives et dispositions pénales. Il accorde également une place renforcée aux collectivités territoriales décentralisées dans la gestion écologique, une avancée avantageuse par la Commission du Plan, de l'Équipement et de la Production (C3), présidée par l'honorable Joseph Anani, qui a porté le projet devant les députés. Une expertise collective au service de la réformeLe travail a reposé sur la constitution d'un groupe pluridisciplinaire d'experts couvrant les différents domaines de l'environnement.Entre 2020 et 2023, près d'une vingtaine d'ateliers d'écriture, de relecture et de validation ont été organisés avec l'appui financier du projet PASPort. Le premier atelier s'est tenu à Lokossa en novembre 2020 et a marqué le lancement d'un important travail de réécriture. Cette dynamique collaborative a permis de produire un avant-projet de loi enrichi par les contributions d'un expert du Service public fédéral belge chargé de l'Environnement, avant sa transmission au Gouvernement pour la poursuite du processus législatif. Parallèlement, le même dispositif de concertation a permis d'élaborer huit projets de décrets d'application portant notamment sur :la gestion des déchets ;la qualité de l'air ;les normes relatives aux eaux résiduaires ;la gestion du bruit ;les huiles usagées ;les déchets dangereux ;ainsi que d'autres domaines essentiels à la mise en œuvre de la future loi.Renforcer durablement les politiques publiquesPour Enabel, cette réforme illustre pleinement sa mission d'accompagnement des politiques publiques au service d'un développement durable et inclusif. Au-delà de l'appui technique, l'ambition est de renforcer durablement les capacités des institutions nationales afin qu'elles puissent élaborer et mettre en œuvre des cadres répondant réglementairement aux besoins du pays et aux engagements internationaux du Bénin. L'adoption de cette loi démontre également que les effets d'un projet de coopération peuvent se prolonger bien au-delà de sa période de mise en œuvre. Bien que le projet PASPort soit clôturé, les investissements réalisés dans le renforcement institutionnel continuant aujourd'hui de produire des résultats structurants. L'engagement d'Enabel ne s'arrête pas à l'adoption de la loi. Des ressources sont déjà prévues afin d'accompagner l'élaboration des textes réglementaires complémentaires ainsi que les actions de vulgarisation de la nouvelle législation. L'objectif est de permettre une appropriation effective de cette réforme par l'ensemble des acteurs concernés et de contribuer à une mise en œuvre efficace sur l'ensemble du territoire. À travers cette collaboration avec le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Bénin dans le renforcement de ses institutions et la construction de politiques publiques au service d'un développement durable, résilient et inclusif. 


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  • Renouvellement de la flotte poids lourds au Bénin : les partenaires du transport se coordonnent

    Renouvellement de la flotte poids lourds au Bénin : les partenaires du transport se coordonnent


    Reece-hermine ADANWENON | 17/07/2026

    Cotonou, le 10 juillet 2026 Les bureaux Enabel Bénin ont accueilli ce matin l'Atelier des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) du secteur transport. Une trentaine de représentants issus de 12 organisations internationales se sont réunis pour faire le point sur leurs interventions respectives et travailler à une approche commune sur le renouvellement de la flotte de véhicules poids lourds au Bénin. Créé en décembre 2024 à l'initiative du MCA-Bénin, le groupe PTF Transport rassemble chaque trimestre les acteurs de la coopération internationale intervenant dans le transport routier béninois. Il offre un espace de dialogue structuré pour partager les avancées, éviter les doublons et identifier les complémentarités entre programmes. Cette session du 10 juillet 2026, organisée par Enabel dans le cadre de ses projets COTONI et PROPORT, a réuni près de 30 participants représentant : le MCA-Bénin, le MCC, la Banque mondiale Bénin, Enabel, l'Union européenne, la BAD, l'UEMOA, TMA, la CNUCED, la CEDEAO, SCANIA et la Banque mondiale Togo. Le transport routier béninois : entre avancées et défis persistants Au Bénin, e transport routier constitue l'épine dorsale de l'économie. Sa position géographique stratégique sur le Golfe de Guinée fait du Bénin un carrefour logistique régional incontournable pour les échanges avec les pays enclavés de la sous-région, Niger et Burkina Faso en tête. Si des progrès notables ont été enregistrés ces dernières années, des contraintes structurelles persistantes : infrastructures dégradées sur certains tronçons, barrières non tarifaires, numérisation partielle des procédures, et vieillissement du parc de véhicules de transport de marchandises. Le cœur de cet atelier portait sur le renouvellement de la flotte de véhicules poids lourds , enjeu critique pour la compétitivité du corridor, la sécurité routière et la réduction de l'empreinte carbone du secteur. MCA-Bénin, Enabel et la Banque mondiale Bénin ont chacun présenté leurs approches et mécanismes de financement. SCANIA et la Banque mondiale Togo ont apporté des éclairages précieux à travers le partage d'expériences concrètes et de leçons apprises dans des contextes similaires. Les échanges ont permis de cartographier les modèles existants, d'analyser les défis spécifiques au contexte béninois (accès au crédit, coût des entrants, normes techniques) et d'identifier les leviers d'action communs. À l'issue de la matinée de travail, les participants sont répartis avec :une vision partagée des interventions de chaque PTF dans le secteur du transport routier au Béninune analyse commune des défis liés au renouvellement de flotte et des modèles de financement envisageablesdes synergies identifiées et un accord de principe sur une approche harmonisée entre partenaires pour les prochaines annéesEnabel anime deux projets structurants dans le secteur du transport au Bénin :COTONI (Corridor Cotonou-Niamey) : financé par l'Union européenne à hauteur de 18 millions d'euros, ce projet vise à améliorer la gouvernance, la sécurité et la facilitation des échanges sur le corridor Cotonou-Niamey (2025-2029).PROPORT : projet complémentaire axé sur le développement du Port Autonome de Cotonou et de la zone portuaire logistique.En organisant et animant ce cadre de coordination PTF, Enabel joue son rôle de facilitateur de la coopération multi-acteurs, condition indispensable pour transformer les investissements en résultats durables pour les populations béninoises.


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  • Des solutions locales pour des défis locaux : une dynamique collective des PTFs engagés dans le secteur privé au service de l’entrepreneuriat béninois

    Des solutions locales pour des défis locaux : une dynamique collective des PTFs engagés dans le secteur privé au service de l’entrepreneuriat béninois


    Reece-hermine ADANWENON | 10/06/2026

    Le jeudi 4 juin 2026, les Partenaires Techniques et Financiers engagés dans la promotion du secteur privé ont organisé une visite de terrain pour aller à la rencontre des entreprises qu'ils accompagnent. En tant que chef de file des PTF actifs dans ce domaine, Enabel a facilité cette immersion afin de renforcer le dialogue entre partenaires, mieux comprendre les réalités des entreprises accompagnées et mettre en lumière les initiatives qui contribuent au développement économique durable du pays. De Zè à Tori-Bossito, en passant par Allada, la délégation est allée à la rencontre de trois entreprises béninoises porteuses d'innovation et de transformation : ZOE ROHI Sarl, Blophyto et GABS . Ces visites ont permis de découvrir des entrepreneurs qui, chaque jour, développent des solutions adaptées aux besoins des communautés : transformation agroalimentaire, valorisation des ressources locales, innovation agricole et création d'opportunités économiques. Au-delà des infrastructures et des produits présentés, ce sont surtout des parcours humains qui ont marqué cette journée : des femmes et des hommes engagés, qui démontrent que l'entrepreneuriat local est un véritable moteur de changement. Cette initiative a également offert un espace d'échanges entre les différents partenaires impliqués dans l'accompagnement du secteur privé béninois, parmi lesquels l'Union européenne, la GIZ, l'Agence Française de Développement, l'Ambassade du Canada, l'Ambassade des Pays-Bas, la Banque Ouest Africaine de Développement et l'APEFE. Car le développement durable se construit dans la complémentarité des expertises et des engagements. À travers ces collaborations, Enabel continue de soutenir un secteur privé plus résilient, innovant et créateur de valeur pour le Bénin.


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  • Éduquer pour prévenir : la stratégie innovante portée par la Police républicaine du Bénin et ses partenaires

    Éduquer pour prévenir : la stratégie innovante portée par la Police républicaine du Bénin et ses partenaires


    Osée DOSSOU-HOUEGBE | 09/06/2026

    Face à la persistance des accidents de la route qui touchent particulièrement les usagers vulnérables comme les enfants, la prévention passe désormais par des approches plus pratiques et immersives. Au Bénin, la Police républicaine, avec l’appui d’Enabel et de l’Union européenne, mise sur une stratégie innovante : le circuit d’éducation à la sécurité routière. Ce dispositif pédagogique plonge les élèves de 8 à 14 ans dans des situations concrètes de circulation, leur permettant d’apprendre les règles du Code de la route par l’expérience. Contrairement aux méthodes classiques, cette approche interactive favorise une meilleure compréhension des règles par le jeu et une adoption durable des bons comportements. Au-delà de l’apprentissage individuel, l’initiative s’inscrit dans une logique de changement social et comportemental. Les enfants, une fois sensibilisés, deviennent des relais au sein de leurs familles et de leurs communautés, contribuant à diffuser une culture de sécurité routière. Soutenu par Enabel dans le cadre des projets PAOP II et PRONORD‑PAOP financé par l’Union européenne, ce dispositif traduit une évolution des stratégies de communication : passer de la sensibilisation théorique à l’apprentissage et la vulgarisation par la pratique. Son déploiement progressif dans les écoles du pays vise à ancrer durablement les bons réflexes dès le plus jeune âge. En investissant dans l’éducation routière des enfants, cette initiative pose les bases d’une réduction durable des accidents et d’une responsabilisation collective des usagers de la route.


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  • Au Bénin, Enabel ouvre les portes du secteur maritime et portuaire à 500 jeunes filles dans le département du  Mono

    Au Bénin, Enabel ouvre les portes du secteur maritime et portuaire à 500 jeunes filles dans le département du Mono


    Reece-hermine ADANWENON | 05/06/2026

    Elles rêvaient de devenir géographes, historiennes, médecins ou philosophes. Elles ignoraient que des centaines d'emplois porteurs les attendaient à quelques encablures de leur quotidien, dans les ports, sur les chaînes logistiques, au cœur de l'économie maritime. À Lokossa, Enabel et ses partenaires ont décidé de changer cela.Les 28 et 29 mai 2026, la ville de Lokossa, chef-lieu du département du Mono, a accueilli une grande journée de sensibilisation destinée aux jeunes filles des lycées et collèges de la région. Près de 500 élèves issus de 12 établissements scolaires ont participé à cet événement organisé dans le cadre du Programme de Promotion des Filles et Femmes dans les Métiers Maritimes et Portuaires Perçus comme Masculins (PPFFMMPM).Un constat qui appelle à l'actionAvant de sensibiliser, il fallait écouter. Les organisateurs ont commencé par recueillir la parole de ces jeunes filles sur leurs aspirations professionnelles et leur représentation du travail. Résultat : leurs horizons étaient réels, mais étroits conditionnés par les filières traditionnelles que l'école et la famille leur avaient présentées.  Ce constat illustre une problématique plus large : les cursus de formation peinent à s'adapter aux nouvelles réalités du marché de l'emploi. Des milliers de diplômés quittent les universités béninoises chaque année pour des secteurs saturés, ignorant des filières d'avenir qui, elles, manquent de candidats qualifiés.Une action inscrite dans la duréeCette initiative s'inscrit dans un engagement d'Enabel qui remonte au portefeuille 2019-2023, lorsque le projet PASPort dans sa phase 1 avait accompagné l'Amicale des Femmes du Port Autonome de Cotonou (AFPAC) et le réseau WIMA BENIN dans les premières séances de sensibilisation à Cotonou.Depuis, l’ambition s’est élargie. En 2025, c'est Parakou qui avait accueilli plus de 400 lycéennes. En 2026, c'est au tour de Lokossa. L'objectif reste le même, décliné à chaque étape : faire en sorte que chaque jeune fille du Bénin sache que les métiers portuaires et maritimes lui sont ouverts et qu'elle peut y exceller. Parmi les participants aux éditions précédentes, 10 ont obtenu des bourses d'études dans des filières maritimes et logistiques au Bénin et au Maroc, des domaines dont ils ignoraient totalement l'existence au moment de leur première sensibilisation.Des femmes professionnelles comme modèlesL'une des forces de cette initiative réside dans son approche : plutôt que de présenter des chiffres ou des statistiques abstraites, l'événement donne la parole à des femmes déjà actives dans le secteur portuaire. Elles partagent leur parcours, leurs doutes, leurs réussites et prouvent, par leur présence seule, que l'accès à ces métiers est possible. Par ailleurs, la journée a également permis de mettre à jour la base de données des jeunes filles et femmes désireuses de poursuivre des formations dans l'univers maritime et portuaire, un outil précieux pour orienter les futures bourses et opportunités de formation.Vers une économie bleue inclusiveCes deux journées à Lokossa s'inscrivent dans une vision plus large portée conjointement par les projets PASPort II (financement du Royaume de Belgique) et ProPORT (financement de l'Union européenne) : construire un secteur portuaire béninois plus compétitif, plus durable, et profondément inclusif. L'objectif chiffré est clair : porter la représentativité des femmes dans les métiers portuaires dits « masculins » à 30 % d'ici l'horizon 2030. Ce n'est pas une déclaration d'intention,  c'est un plan d'action, déployé ville après ville, lycée après lycée.


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  • Le Projet COTONI prend son envol : un corridor de développement pour le Bénin et la sous-région

    Le Projet COTONI prend son envol : un corridor de développement pour le Bénin et la sous-région


    Reece-hermine ADANWENON | 21/05/2026

    Cotonou, le 20 mai 2026  La salle de la Direction Générale du Financement du Développement (DGFD) du Ministère de l'Économie et des Finances a accueilli la réunion d'information officielle marquant le démarrage du Projet GGSP COTONI  (Appui au développement du Corridor Cotonou-Niamey (segment béninois). Une vingtaine de représentants des institutions béninoises, de la Délégation de l'Union européenne et des partenaires de mise en œuvre étaient réunis pour cette étape. fondatrice. Un projet stratégique pour le Bénin Financé par l'Union européenne à hauteur de 18 millions d'euros dans le cadre de l'initiative Global Gateway, le Projet COTONI est mis en œuvre par un consortium de trois organisations : Enabel (Agence belge de coopération internationale), chef de file, TradeMark Africa (TMA) et la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) . corridor Cotonou-Niamey, matérialisé par la Route Nationale Inter-État n°2 (RNIE 2) sur 729 km, est l'artère économique du Bénin. Il constitue l'axe le plus court d'accès aux ports maritimes pour le Niger, traverse cinq des sept pôles de développement agricole du pays et relève le Port Autonome de Cotonou à des hubs logistiques majeurs : la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), les ports secs d'Allada et de Parakou, le carrefour stratégique de Kandi et le poste frontalier de Malanville. Les voix de la réunion Ouvrant les travaux, Serge DOSSOU-YOVO, Directeur Général du Financement du Développement, a souligné l'importance capitale de ce projet pour le Bénin, ses ambitions en matière d'intégration régionale et son potentiel comme levier de développement économique durable. Christian RASMUSSEN, Chef de section Investissements et Pacte Vert à la Délégation de l'Union européenne au Bénin, a remplacé le projet dans son contexte : issu d'un processus d'identification engagé dès 2021, COTONI s'inscrit parmi les corridors stratégiques prioritaires identifiés entre l'UE et l'Afrique dans le cadre de l'initiative Global Gateway. Denis DUBUISSON, Expert Stratégie Corridors chez Enabel, a mis en lumière les enjeux de fond : renforcer la gouvernance du corridor, améliorer la fluidité et la sécurité des échanges, et permettre au Bénin de prendre pleinement sa place dans l'espace économique régional ouest-africain. Zoé ALLADO ANKA, Chef de projet du projet chez Enabel, a présenté en détail les objectifs, les neuf résultats attendus et les priorités pour 2026. Le COPIL (Comité de Pilotage) de démarrage est prévu en juin 2026, première étape opérationnelle du projet. Quatre volets, neuf résultats Sur 48 mois (décembre 2025 - novembre 2029),le Projet COTONI interviendra sur quatre axes complémentaires : Volet 1 : Gouvernance et Infrastructures mis en œuvre par  Enabel qui contribuera au renforcement des capacités de planification et de gestion des autorités béninoises en charge du corridor, et mobilisation d'un portefeuille d'investissements stratégiques. Volet 2 : Sûreté du corridor mis en œuvre par Enabel avec pour objectif l'amélioration de la couverture et de la rapidité d'intervention des forces de sécurité dans les zones sensibles, notamment dans le département de l'Alibori au nord du pays. Volet 3 : Facilitation des échanges mis en œuvre par TMA & CNUCED permettra d'opérer des réformes des cadres réglementaires, de renforcer le Comité National de Facilitation des Échanges (CNFE) et d'accompagner le développement des guichets uniques intégrés (GUI). Volet 4 : Performance douanière mise en œuvre par TMA & CNUCED vise à améliorer le poste douanier de Ségbana, renforcer  la gestion des risques douaniers Bénin-Nigeria et mettre en place de la Garantie Unique de Transit Douanier (GUTD). Une approche durable et inclusive Le projet est conçu pour éviter les écueils classiques des projets de développement. Plutôt que de créer des structures parallèles, il s'appuie sur le renforcement des institutions béninoises existantes. Il intègre dès sa conception des thèmes transversaux essentiels : l'égalité de genre notamment l'inclusion des femmes dans le secteur formel des transports et de la logistique, la digitalisation des procédures, et la durabilité environnementale. La gouvernance du projet repose sur un mécanisme à trois niveaux : un Comité de Pilotage stratégique, un niveau opérationnel animé par Enabel en coordination interministérielle, et des points focaux institutionnels dans chaque partenaire (SIRAT, ANaTT, CNFE, Douanes). Le Projet COTONI ouvre une nouvelle page pour la compétitivité du Bénin et l'intégration de l'Afrique de l'Ouest. Enabel, aux côtés de TMA, de la CNUCED et de l'ensemble des partenaires béninois, s'engage à en faire un succès au service des populations et des acteurs économiques de la sous-région.


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  • Renforcer la sécurité des dockers : un pas décisif vers un travail portuaire plus décent au Bénin

    Renforcer la sécurité des dockers : un pas décisif vers un travail portuaire plus décent au Bénin


    Reece-hermine ADANWENON | 15/05/2026

    Le 12 mai 2026, une cérémonie officielle de remise d'équipements de Protection Individuelle (EPI) s'est tenue au Bureau d'Embauche Unique (BEU) au profit des dockers du Port de Cotonou . Organisée dans le cadre du projet PASPort 2, cette initiative marque une avancée majeure pour l'amélioration des conditions de travail et de sécurité des travailleurs portuaires au Bénin. L'événement a réuni les représentants du Bureau d'Embauche Unique, du Port Autonome de Cotonou , du Port d'Anvers-Bruges International, de Enabel ainsi que les délégués du Collectif des Syndicats des dockers des Manutentions Portuaires du Bénin. Répondre à un enjeu majeur de sécurité au travail Chaque jour, les dockers sont exposés à de nombreux risques professionnels : manutention de charges lourdes, risques de coupures, de chutes ou d'accidents liés aux opérations portuaires. Pendant longtemps, l'accès à des équipements de protection adaptés est resté l'une des préoccupations majeures du secteur. Grâce à cette nouvelle dotation financée par Enabel dans le cadre du projet PASPort 2, ce défi connaît aujourd'hui une réponse concrète et structurante. L'appui représente un investissement de plus de 326 000 euros, soit plus de 214 millions de FCFA, et comprend notamment : 5 700 casques de sécurité ; 3 500 paires de bottes de sécurité ; 2 200 paires de sandales de sécurité ; 2 700 paires de gants antichocs ; 21 480 paires de gants anti-coupure. Tous les équipements fournis répondent aux normes strictes de qualité et de sécurité. Une dynamique collective en faveur du travail décent Cette action s'inscrit dans une dynamique collective portée par plusieurs partenaires engagés dans la modernisation et l'humanisation du secteur portuaire béninois. En complément de cette dotation, le Port Autonome de Cotonou avait déjà fourni en 2025 des gilets réfléchissants et des combinaisons de sécurité, tandis que la Centrale des Employeurs du Port d'Anvers avait également contribué à renforcer les équipements prévus aux dockers. Au-delà de la remise du matériel, des séances de sensibilisation ont été organisées afin de rappeler les bonnes pratiques d'utilisation et d'entretien des équipements, mais aussi l'importance du respect des consignes de sécurité sur les postes de travail. Lors des différentes allocutions, les responsables institutionnels ont insisté sur un point essentiel : ces équipements ne sont pas symboliques. Leur utilisation systématique constitue une responsabilité individuelle et collective indispensable pour prévenir les accidents et protéger les travailleurs. Une réforme qui place l'humain au cœur du développement portuaire Cette initiative dépasse largement le cadre d'une simple dotation matérielle. Elle s'inscrit dans la réforme portée par le projet PASPort 2, qui promet le travail décent à travers plusieurs axes : la sécurité au travail, la protection sociale, le dialogue social et le respect des droits des travailleurs. Le projet accompagne également la réforme du Bureau d'Embauche Unique, l'une des réformes structurelles engagées par le gouvernement béninois dans le secteur des transports pour la période 2021-2026. À travers cette action, le partenariat entre Enabel, le Port Autonome de Cotonou , le Port d'Anvers-Bruges International et le BEU réaffirme une conviction forte : investir dans la sécurité des travailleurs, c'est investir dans la dignité humaine, la performance durable et le développement inclusif.


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