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Enabel – au travers du projet TEI Cacao Durable en Côte d’Ivoire et le Trade for Development Center - a lancé 2 projets pilotes pour ouvrir un nouveau segment dans la filière cacao ivoirienne : le « cacao fine saveur », un cacao premium capable de se mesurer aux meilleures origines au monde. C’est dans ce cadre que notre présence à des salons internationaux comme Chocoa Amsterdam, référence internationale du cacao de qualité, Eurobean en Allemagne ou encore Showcolat à Bordeaux,est essentielle pour présenter ces avancées et positionner la Côte d’Ivoire sur ce marché en pleine expansion. En février 2026, la présence de producteurs ivoiriens au salon Chocoa Amsterdam a marqué un tournant majeur dans la reconnaissance internationale du cacao fine saveur produit dans le cadre des initiatives soutenues par Enabel, Rikolto, le TDC et leurs coopératives partenaires. Depuis, nous nous sommes rendus également à Showcolat, le salon bean-to-bar à Bordeaux en Mai 2026. Toujours avec le même engouement pour les échantillons présentés.La Côte d’Ivoire, méconnue dans le segment Fine Saveur / Bean-to-bar Longtemps associée au cacao de masse, la Côte d’Ivoire démontre désormais, preuves à l’appui, qu’elle peut aussi être une origine crédible, compétitive et innovante sur les segments à plus forte valeur ajoutée. Elle exporte chaque année +/- 1.8 millions de Tonnes de cacao de qualité standard. Jusqu’à présent, le cadre de réglementation ne différencie pas la qualité premium et le marché de la fine saveur peine donc à émerger. Pourtant, cette niche représente 3 à 5% de la production mondiale (selon le laboratoire Cacao of Excellence) mais encore seulement 1% de la demande au niveau des marchés internationaux. Cela pourrait quand même signifier un potentiel de 18.000T/an pour un cacao à haute valeur ajoutée (au moins 2x le prix conventionnel), dont le surcoût pourrait revenir plus directement aux producteurs. Un projet pilote pour saisir une nouvelle opportunité pour les producteurs Voilà pourquoi Enabel a initié ce pilote, le projet Fine Saveur, mené avec des coopératives pionnières : SCAMED Vavoua, ECAM Méagui, Cafugo Sassandra (en partenariat avec l’ONG Rikolto dans le cadre du projet TEI Cacao Durable) ou encore Yeyasso Man (dans le cadre des projets soutenus par le TDC/Enabel). L’approche est simple, mais profondément structurante : améliorer les pratiques post récolte, maîtriser les fermentations, objectiver la qualité tant physique qu’organoleptique, et connecter les producteurs avec les attentes réelles du marché premium. Cette démarche, ancrée dans le terrain, a permis l’émergence de fèves aux profils aromatiques identifiés, discutés et reconnus par des chocolatiers et acheteurs internationaux. Cette approche amorce aussi un cercle vertueux car elle sensibilise le producteur de cacao à la lutte contre le changement climatique, à éviter la déforestation via la promotion de l’agroforesterie et à soutenir la traçabilité (important dans le contexte actuel de l’implémentation de la RDUE et norme ARS 1000) - ces éléments étant aussi très importants dans une logique de ‘Fine Saveur’ où le marché est d’autant plus exigeant. À Chocoa Amsterdam, ces résultats ont suscité une forte attention. Le stand a attiré un flux continu d’acteurs de la filière en quête de nouvelles origines capables de conjuguer qualité, volumes et structuration. Les démonstrations sensorielles, les dégustations de chocolats issus de ces fèves ivoiriennes et les présentations techniques ont renforcé un message central : oui, la Côte d’Ivoire peut produire du cacao fine saveur, et elle peut le faire de manière fiable, traçable et durable. L’un des temps forts de cette édition fut la présence de producteurs ivoiriens. Pour eux, il s’agissait de leur première immersion dans l’univers du chocolat de spécialité. Leur participation a rappelé une vérité essentielle : derrière chaque chocolat dégusté, il y a un travail patient, exigeant et passionné réalisé dans les villages.Les échanges avec les chocolatiers et les visites de stands ont permis de créer un pont concret entre production et transformation, entre terroir et marché. Le side event organisé par l'équipe du projet a, lui aussi, fait salle comble. Les discussions ont montré que l’initiative Fine Saveur interroge les pratiques habituelles de la filière cacao en Côte d’Ivoire et ouvre des perspectives nouvelles. Les professionnels présents ont salué la cohérence de la démarche : renforcer la qualité, travailler sur la transparence, structurer un dialogue constructif entre acheteurs, producteurs, techniciens, coopératives et institutions. Les distinctions remportées cette année au concours organisé par Cacao of Excellence, le laboratoire qui fixe les standards de qualité à l’échelon international pour le cacao premium, par plusieurs producteurs ivoiriens ont renforcé cette dynamique. Elles témoignent du chemin parcouru et du potentiel qui se dessine. Au‑delà de la reconnaissance, elles montrent que le changement est déjà à l’œuvre : une partie croissante de la production ivoirienne peut se positionner sur des créneaux différenciés, mieux valorisés, plus stables et plus rémunérateurs pour les producteurs. Le projet Fine Saveur ne prétend pas transformer tout le cacao ivoirien. Mais il démontre, de manière concrète, qu’avec un accompagnement technique ciblé, des incitations adaptées et un véritable dialogue avec le marché, une nouvelle voie est possible. Celle d’un cacao ivoirien diversifié, mieux valorisé, plus rémunérateur, plus durable et porté par des coopératives renforcées, capables de répondre aux exigences d’un secteur en pleine mutation. Dr Tahi, directeur de la recherche au CCC, invité par le projet à Chocoa, en fut convaincu et soutient le développement de la filière auprès de son institution. Les portes sont ouvertes. Le salon Chocoa 2026 a été une vitrine : une Côte d’Ivoire qui innove, qui écoute, qui s’adapte et qui prouve. Une Côte d’Ivoire qui peut ouvrir de nouveaux horizons pour le cacao fine saveur en s’organisant aussi structurellement au niveau de son cadre commercial à l’exportation pour permettre l’émergence de cette filière avec ses contraintes et spécificités propres.Un projet qui cherche sa suite, pour pouvoir continuer les efforts démarrés et aboutir à la construction d’une filière porteuse de valeur et de sens pour les producteurs, les chocolatiers et consommateurs fins gourmets.Découvrez à travers ces 3 vidéos, notre expérience au salon Chocoa 2026 et le projet Fine saveur d'Enabel en Côte d'Ivoire: Vidéo 1 - Enabel à Chocoa 2026: https://youtu.be/y36BXwDF89QVidéo 2 - Le projet fine saveur : https://youtu.be/avkb0FQhmvU Vidéo 3 - Les enjeuxliés à l'exportation du cacao ivoirien : https://youtu.be/Q60dub4I53Q
Avec un budget total de 4,8 millions d’euros financé par l’Union européenne, le projet PEM N’Zassa, mis en œuvre par Enabel, fait la preuve qu’un appui stratégique et ciblé peut déclencher des investissements tangibles du secteur privé. En moins de deux ans de mise en œuvre, ce projet a en effet contribué à générer près de 2 millions d’euros d’investissements directs étrangers (IDE) au profit de 5 coopératives cacaoyères ivoiriennes, un acquis remarquable qui témoigne de la pertinence d’un modèle centré sur la mise en relation d’affaires entre opérateurs économiques africains et européens. LE PEM N’Zassa, qui vise à renforcer le capital humain ivoirien en dynamisant l’environnement des affaires de la Côte d’Ivoire, travaille constamment à améliorer la connexion des écosystèmes entrepreneuriaux ivoiriens et européens. Ainsi, Enabel soutient la création de partenariats d’affaires mutuellement bénéfiques entre opérateurs économiques de Côte d'Ivoire et d'Europe, en particulier belges, en favorisant la mise en relation et les voyages d’affaire d’entrepreneurs ivoiriens en Europe. C’est dans ce cadre que cinq coopératives ivoiriennes – UPAS, SCAMED, SCOOPANAB, YEYASSO et CAYAT – ont signé des accords avec des partenaires belges pour la réalisation de projets structurants : Des accords financiers entre Kampani, un fonds d’investissement belge à impact social, et quatre coopératives, qui leur permettront d'améliorer dans leur chaîne logistique via l’acquisition d’équipements pour la collecte et le transport des fèves de cacao, ou la construction d’entrepôts de stockage et la transformation locale du cacao. Les engagements se déclinent comme suit : - UPAS, 412 000€ pour les équipéments de collecte et de transport ; - SCAMED, 330 000€ pour les équipéments de collecte et de transport ; - SCOOPANAB, 458.000€ pour les équipéments de collecte et de transport ; - YEYASSO, 150 000€ pour l’installation d’une unité de production de chocolat.De partenariat industriel et d’approvisionnement pour le Groupe Belge Puratos NV, à travers sa filiale Puratos Cacao West Africa SA, qui a décidé d’investir plus de 550 000 € dans la construction d’un centre de fermentation et de séchage des fèves de cacao d’une capacité de 1000 tonnes par an, à travers un contrat de collaboration avec la coopérative CAYAT. Ce contrat permettra ainsi d’améliorer de façon significative la qualité des fèves et permettra la création d’une centaine d’emplois directs dans la région d’Adzopé (La ME). Ces différents partenariats sont le fruit de mises en relation facilitées par Enabel, d’un suivi étroit des négociations entre CAYAT et Puratos, de la collaboration continue sur le terrain entre les projets PEM N’Zassa et Cacao durable, tous deux financés par l’Union européenne, et également d’un partenariat formel sous la forme d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre Enabel et Kampani, signé en mars 2024. Avec le soutien financier de l’UE, Enabel démontre ainsi la capacité du financement public à stimuler de l’investissement privé pour des projets structurants. En créant des ponts entre les économies européennes et africaines, Enabel et ses partenaires contribuent à créer un cadre pour la création de partenariats à forte valeur ajoutée et mutuellement bénéfiques. Pour Enabel, ce type projet est parfaitement aligné avec l’ambition 5 de la Stratégie 2030 Au-delà de l’aide. De plus, il vient confirmer la pertinence de la stratégie Global Gateways de l’Union européenne, qui ambitionne de développer des liens intelligents, propres et sûrs avec les pays tiers. Cette stratégie, à travers une approche Team Europe, entend mobiliser le « secteur privé pour stimuler des investissements permettant de produire des effets générateurs de changements ».