L'Union européenne et Enabel unissent leurs forces pour
soutenir la Division genre, famille et enfant dans la lutte contre les VBG.
Plus de 130 acteurs se sont réunis à Bunia, en février 2025, pour renforcer la
lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) en Ituri, une province de
la République démocratique du Congo. Cet événement, soutenu par Enabel et
financé par l'Union européenne, visait à prioriser l'accompagnement juridique
et judiciaire des victimes dans le cadre du Plan de travail annuel (PTA) 2025
de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant.
La rencontre s'est déroulée en deux phases : d'abord, une présentation
des réalisations de 2024 et une analyse des politiques locales pour identifier
les lacunes et les progrès. Ensuite, une présentation détaillée et validation
collective du PTA 2025, qui s'articule autour de six axes stratégiques :
coordination et leadership, environnement favorable et engagement politique,
participation et protection de l'enfant, agenda femme et sécurité, renforcement
des mécanismes juridiques, et plaidoyer pour la mobilisation des ressources.
Jean-Marc Mazio, expert à la Division provinciale, a souligné l'urgence
d'agir face à un système judiciaire fragilisé, avec seulement 340 des 13 000
cas de violences sexuelles ayant reçu un soutien juridique. Les participants à
l'atelier ont insisté sur l'importance de la pacification de l'Ituri et de la
mobilisation de fonds dédiés, affirmant que la paix est essentielle pour le
succès de leurs efforts.
Enabel et l’Union européenne apportent un soutien financier et
technique pour renforcer les capacités de coordination et de plaidoyer des
institutions provinciales. Les recommandations incluent la création de cellules
d'accompagnement juridique dans les zones rurales, la formation de juges et
policiers, une campagne de sensibilisation, et un plaidoyer pour un fonds dédié
à la justice genre-sensitive.
Avec le soutien financier
de l’Union européenne, Enabel à travers son
projet Unis pour l'égalité de genre s'engage à promouvoir la coordination institutionnelle,
l'accès à la justice, et l'autonomisation socio-économique des survivantes de
VBG, en vue de construire un avenir où la justice et l'égalité de genre sont
une réalité pour tous et toutes.