Du 16 au 18 juin 2026, à l'Hôtel Baraka de Néma, s'est tenu un atelier de trois jours consacré aux problématiques de la transhumance et de la sécurisation du bétail. Le coup d'envoi de cette rencontre a été donné par le Conseiller juridique du Ministère de l'Élevage, en présence des autorités administratives et communales, des représentants des organisations socioprofessionnelles d'éleveurs et des producteurs laitiers, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Quatre régions, une ambition commune
L'atelier a réuni les acteurs pastoraux des régions du Hodh El Chargui, du Hodh El Gharbi, de l'Assaba et du Guidimakha — quatre régions d'élevage dont les dynamiques de transhumance sont étroitement liées et dont la résilience appelle des réponses coordonnées. Cette dimension multi-régional est en elle-même un signal fort : les défis du pastoralisme mauritanien ne s'arrêtent pas aux frontières administratives.
Un cadre partenarial solide
Organisé à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Élevage (FNE) et du Réseau Billital Maroobé (RBM), réseau sous-régional des organisations d'éleveurs, l'atelier a bénéficié de l'appui conjoint du PRAPS-2-MR (État mauritanien / Banque mondiale) et du PRADEP, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel, en coordination avec le CILSS. La mobilisation de ces huit institutions autour d'une même table traduit la transversalité des enjeux pastoraux et la volonté partagée d'y apporter des réponses concertées et durables.
Des travaux orientés vers l'action
Pendant trois jours, participants et experts ont travaillé à identifier des réponses structurantes pour renforcer les politiques pastorales publiques, sécuriser les dynamiques de transhumance et consolider la résilience des territoires. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du PRADEP-AOS (Sécuriser la mobilité pastorale transfrontalière en Afrique de l'Ouest et au Sahel), financé par l'Union européenne à hauteur de 15,5 millions d'euros sur 60 mois, couvrant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali et la Guinée.
Dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles et de changement climatique, cet atelier marque une étape décisive vers un pastoralisme sahélien mieux gouverné, mieux protégé et pleinement reconnu dans les politiques publiques régionales.
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