Kinshasa,
30 septembre 2026. Les
membres du Comité de pilotage du projet Lutte contre les Violences Sexuelles
et l’Impunité (LVSI) se sont réunis à Kinshasa pour dresser le bilan des résultats
obtenus et officialiser la clôture administrative du projet. Une étape
importante qui marque également la transition vers une nouvelle configuration
des interventions au sein du SPSS-LVSI (Santé et Protection Sociale en Santé et Lutte contre les Violences Sexuelles et l'Impunité).
La réunion
était placée sous la présidence du Ministre provincial en charge du Genre et
Famille, TSHITENGA KABUYA Thierry, représenté par son Directeur de cabinet.
Les échanges
ont surtout permis de revenir sur ce que le projet LVSI a permis de construire
au fil de sa mise en œuvre. Les chiffres donnent une idée de l’ampleur du
travail réalisé pendant les deux dernières années : 1.536 cas de violences sexuelles détectés, 461 procès
remportés par les survivantes, 97 % de réinsertion scolaire et 104 % de
réinsertion sociale. À cela s’ajoutent les actions menées auprès des
communautés, des structures de santé, des acteurs judiciaires et des
institutions publiques. 79 % des groupes de protection communautaire sont
notamment restés opérationnels, tandis que des Centres intégrés de services
multisectoriels (CISM) ont été mis en place pour renforcer la prise en charge
des survivantes.
Mais la
clôture de LVSI ne signifie pas l’arrêt de ces interventions. Elle correspond à
une nouvelle organisation du programme. Dans le cadre de la révision
stratégique de la coopération bilatérale belgo-congolaise, les résultats et les
activités de LVSI sont désormais intégrés aux projets SPSS-LVSI de Kinshasa,
de la Tshopo et du Sud-Ubangi. Cette évolution doit permettre de préserver
les acquis et de poursuivre les interventions dans une configuration
renouvelée. Le Comité de pilotage a notamment validé les modalités de cette
fusion ainsi que le transfert des actifs et l’intégration du rapportage des
activités LVSI dans le projet fusionné.
La réunion a
également permis de regarder au-delà des résultats déjà obtenus. Plusieurs
défis restent présents : faciliter l’accès des survivantes aux soins dans les
72 heures, renforcer la prise en charge holistique, développer davantage la
réinsertion professionnelle et améliorer la coordination entre les différents
acteurs. Le COPIL a aussi insisté sur la nécessité de mieux capitaliser les
pratiques développées par le projet et de renforcer l’implication des
institutions provinciales dans la suite des actions.
Ainsi, le
30 septembre n’a pas marqué la fin d’un engagement, mais le passage à une
nouvelle étape. Les
acquis du LVSI, les expériences accumulées sur le terrain et les enseignements
tirés de sa mise en œuvre constituent désormais un socle pour le SPSS-LVSI.
Doudou Kajangu
Pas d'actualité