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  • Burundi : l’accès à l’eau potable, une condition essentielle pour améliorer la qualité des soins à Kirundo

    Burundi : l’accès à l’eau potable, une condition essentielle pour améliorer la qualité des soins à Kirundo


    Jonas Eric UWIZERA | 29/10/2026

     Au Burundi, disposer d’une eau potable en quantité suffisante et de manière régulière est indispensable pour garantir de bonnes conditions d’hygiène et des soins de santé de qualité. Dans le cadre du projet santé bilatéral Ntusigare Inyuma, financé par le Royaume de Belgique et mis en œuvre par Enabel, des travaux d’extension et de réhabilitation des réseaux d’alimentation en eau potable ont été réalisés au bénéfice de six centres de santé et des communautés environnantes à Kirundo. Ces investissements contribuent à améliorer l’accès aux services essentiels pour une population potentiellement desservie estimée à 75 000 personnes. L’eau potable, une condition essentielle à la qualité des soins  Dans les centres de santé, l’eau potable est indispensable au quotidien : hygiène des mains, nettoyage et désinfection des locaux, entretien du matériel et prévention des infections associées aux soins (IAS). Pourtant, plusieurs centres de santé de Kirundo étaient confrontés à des difficultés d’approvisionnement liées à l’insuffisance ou au dysfonctionnement des réseaux existants. Certains devaient recourir à la récupération des eaux de pluie ou à l'achat d'eau pour répondre à leurs besoins. Ces contraintes affectaient les conditions de fonctionnement des structures sanitaires et rendaient plus difficile le maintien d'un environnement de soins répondant aux exigences d'hygiène. Six centres de santé bénéficient d'infrastructures améliorées Pour répondre à ces difficultés, le projet Ntusigare Inyuma a soutenu des travaux d'extension et de réhabilitation des systèmes d'alimentation en eau potable au bénéfice des centres de santé de Vyanzo, Kigari, Bishisha, Kabuyenge, Rusara et Mugina. Les réalisations comprennent : -       Près de 26 kilomètres de réseaux aménagés ou réhabilités ; -       Deux stations de pompage solaire ; -       Dix nouveaux réservoirs construits ; -       Neuf réservoirs réhabilités. Les réseaux sont désormais opérationnels. Ces investissements visent à renforcer la disponibilité de l'eau potable dans les structures sanitaires et à améliorer les conditions d'exercice des professionnels de santé, au bénéfice des patients. Des bénéfices qui dépassent les centres de santé L'intervention ne se limite pas aux établissements sanitaires. Les réseaux d'alimentation en eau potable desservent également les communautés environnantes, avec une population potentiellement bénéficiaire estimée à 75 000 personnes. En améliorant les infrastructures d'approvisionnement en eau, le projet contribue ainsi à répondre à des besoins essentiels des structures de santé et des populations riveraines. Cette approche illustre l'importance d'investissements qui associent le renforcement des services de santé à l'amélioration des infrastructures de base. Le pompage solaire au service d'un approvisionnement plus durable Deux stations de pompage alimentées par l'énergie solaire ont été installées dans le cadre des travaux. L'utilisation de cette énergie renouvelable permet de mobiliser une source d'énergie pour assurer le pompage de l'eau, tout en réduisant la dépendance aux sources d'énergie conventionnelles. Au-delà de la réalisation des ouvrages, leur durabilité dépendra de leur exploitation régulière, de leur entretien et de leur maintenance, sous la responsabilité des communes concernées. Investir dans les infrastructures pour renforcer le système de santé À travers le projet Ntusigare Inyuma, Enabel accompagne les efforts du ministère de la Santé du Burundi pour renforcer le système de santé et améliorer les conditions de prestation des services. L'accès à une eau potable fiable constitue une composante essentielle de cette démarche. Il contribue à créer les conditions nécessaires à des soins plus sûrs et de meilleure qualité, tout en répondant aux besoins des communautés. Renforcer le système de santé, c'est aussi investir dans les infrastructures essentielles qui permettent aux professionnels de santé de travailler dans de bonnes conditions et aux populations de bénéficier de services de qualité.  


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    Burundi BDI23005

  • Gouvernance locale : retour sur un été de coordination, de diagnostic et de formation

    Gouvernance locale : retour sur un été de coordination, de diagnostic et de formation


    Hélène Lasoeur BUSIME | 29/10/2026

    Entre juin et juillet 2026, trois rendez-vous ont posé les bases de la nouvelle gouvernance communale au Burundi. Retour sur une séquence qui relie les acteurs, les priorités et les outils.Avec le nouveau découpage territorial, qui fait passer le pays de 18 à 5 provinces et de 119 à 42 communes, les communes deviennent le pivot du développement local. Encore faut-il que leurs acteurs se coordonnent, partagent une lecture commune du territoire et disposent des bons outils. Trois activités ont répondu à ces trois besoins.Se coordonner : les partenaires s'alignent sur les priorités communalesDu 23 juin au 3 juillet 2026, les communes de Bukinanyana, Busoni, Cibitoke, Kirundo et Mugina ont réuni leurs Groupes Sectoriels et leurs Bureaux Communaux de Coordination des Partenaires au Développement (BCCPAD). Au total, 406 participants ont adopté les règlements d'ordre intérieur, examiné les PTBA 2026-2027 et confronté les programmations des partenaires aux priorités communales. Les acteurs ont convenu d'intégrer les activités des partenaires dans les PTBA et de renforcer le suivi conjoint.Diagnostiquer : une lecture partagée du territoireDu 7 au 17 juillet, la mission d'Animation territoriale et d'Identification de projets pilotes (ATI) a mobilisé les cinq communes, leurs Groupes Sectoriels, 11 départements communaux et une vingtaine de partenaires. Au programme : l'analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces, la hiérarchisation des enjeux prioritaires et la préparation du choix de projets pilotes, selon leur pertinence, leur faisabilité, leur impact, leur inclusion et leur durabilité.S'outiller : le Guide pratique de l'élu local mis entre les mains des décideursLes 23 et 24 juillet à Ngozi, l'atelier de vulgarisation du Guide pratique de l'élu local (GPEL) a formé 47 leaders opérationnels. Les échanges ont porté sur les réformes de la gouvernance locale, le leadership, la gestion financière, la transparence et la redevabilité, avec des travaux de groupe sur les défis et bonnes pratiques de chaque commune.Trois démarches qui avancent dans la même direction : des communes mieux coordonnées, mieux informées et mieux outillées pour porter leur développement.


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    Burundi BDI23009

  • Modernisation de l'état civil au Burundi : Session test pour les formateurs nationaux à Gitega

    Modernisation de l'état civil au Burundi : Session test pour les formateurs nationaux à Gitega


    Hélène Lasoeur BUSIME | 29/10/2026

    Dans le cadre du projet Gouvernance et Participation Citoyenne, une étape majeure se déroule actuellement à Gitega. Du 26 au 29 octobre 2026, 13 formateurs nationaux sont réunis pour une session de formation test portant sur les nouveaux modules relatifs aux questions d’état civil. L'enjeu de cette activité est crucial pour le renforcement des capacités de l'administration locale.Cette session, menée par Biefor et animée par le consultant expert indépendant Léonidas Ntirampeba, suit une méthodologie rigoureuse structurée autour de l’exploitation approfondie de trois manuels de formation. Le programme de la semaine alterne de manière dynamique entre des sessions modèles animées par le consultant et des sessions tests prises en charge directement par les formateurs nationaux.L'accent est mis sur la pratique et l'amélioration continue des outils pédagogiques. Chaque simulation donne lieu à un feedback immédiat afin d’affiner les postures d'animation des participants, parallèlement à une évaluation critique des manuels, des guides du formateur et des supports de présentation PPT.Cette synergie intersectorielle, enrichie par l’implication forte des ministères de l’Intérieur, de la Santé, de la Justice, et l'INSBU, garantit la production d’outils finalisés et performants. Cette consolidation technique est indispensable avant le déploiement officiel de la formation à l’échelle nationale.


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    Burundi BDI23009

  • Burundi : forte mobilisation pour faire entendre la voix des personnes concernées par les problèmes de santé mentale

    Burundi : forte mobilisation pour faire entendre la voix des personnes concernées par les problèmes de santé mentale


    Jean BIRONKWA | 27/10/2026

     À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale 2026, le Burundi a organisé, le 26 octobre à Kibimba, dans la province de Gitega, la célébration nationale officielle placée sous le haut patronage de la Première Dame. Soutenue par Enabel, cette mobilisation a rappelé l’importance de lutter contre la stigmatisation, de faciliter l’accès aux soins et de donner une véritable place aux personnes concernées dans l’évolution des services de santé mentale. Une mobilisation citoyenne et institutionnelle pour la santé mentale Plus de 300 personnes ont participé à une marche pour la santé mentale organisée dans le cadre de la célébration nationale de la Journée mondiale de la santé mentale 2026. Cette mobilisation a rassemblé citoyens, professionnels de santé, autorités publiques et partenaires autour d’un message commun : « les vraies expériences vécues et entendues : de vraies voix, un vrai changement » Organisée par le ministère de la Santé publique, avec l'appui d'Enabel, la célébration s’est déroulée en présence de la Première Dame du Burundi, du Ministre de la Santé Publique, de parlementaires, de représentants d’autres ministères, plusieurs Gouverneurs et des autorités locales. La participation des hautes autorités a donné une visibilité particulière à la santé mentale et à la nécessité d’une mobilisation collective pour améliorer l’accès aux soins et combattre les préjugés. Écouter les personnes concernées pour faire évoluer les pratiques Le thème international de cette édition, « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement », invite à reconnaître les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale comme des acteurs essentiels de l’amélioration des politiques et des services. Porté par la Fédération mondiale pour la santé mentale et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce message souligne que les expériences vécues constituent une expertise précieuse. Écouter les personnes concernées ne suffit pas : leur participation aux décisions, à la conception et à l’évaluation des services est indispensable pour construire des soins plus accessibles, respectueux des droits et adaptés aux besoins réels. Lors de la cérémonie, le ministre de la Santé publique a notamment souligné l’importance de valoriser ces expériences pour renforcer la prévention et améliorer la prise en charge des troubles mentaux. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur de la santé mentale. Contribuer au développement de soins de santé mentale accessibles, équitables et de qualité au Burundi Au Burundi, Enabel accompagne le ministère de la Santé publique, notamment à travers le projet bilatéral Ntusigare Inyuma, dans le renforcement de l’intégration des soins de santé mentale dans soins de santé primaires afin de rapprocher les services des populations et de favoriser une prise en charge plus accessible et intégrée. La mobilisation du 26 octobre s’inscrit également dans une campagne de sensibilisation numérique menée durant le mois d’octobre par le ministère de la Santé publique, avec l’appui d’Enabel et en collaboration avec le média Yaga. Diffusés quotidiennement en kirundi, les messages visent à déconstruire les idées reçues, encourager l’écoute sans jugement et promouvoir le recours aux soins. Au-delà de cette journée, le défi reste de transformer la sensibilisation en changements durables : réduire la stigmatisation, renforcer les services de proximité et associer davantage les personnes concernées aux décisions qui touchent leur santé et leur vie quotidienne. Parce qu’écouter les personnes concernées, c’est aussi agir avec elles pour construire des services de santé mentale plus inclusifs.


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    Burundi BDI23005

  • Enabel : Cap sur une gouvernance inclusive avec les mentors du projet PG&PC

    Enabel : Cap sur une gouvernance inclusive avec les mentors du projet PG&PC


    Hélène Lasoeur BUSIME | 14/10/2026

    Du 5 au 9 octobre 2026, 14 mentors territoriaux du projet Gouvernance et Participation Citoyenne (PG&PC) d’Enabel se sont réunis à Bujumbura pour une première session de formation. Venus de Kirundo, Cibitoke, Mugina, Bukinanyana et Busoni, ils ont renforcé leurs compétences en vue d’accompagner 92 Organisations Communautaires de Base (OCB) vers une gouvernance plus efficace, inclusive et participative au service du développement local.Pourquoi des mentors ?Face aux besoins identifiés auprès des 92 OCB en matière de gouvernance, de gestion organisationnelle, de plaidoyer, de participation citoyenne, de genre et d’inclusion, Enabel a fait le choix d’un accompagnement de proximité. Les 14 mentors territoriaux soutiendront ces organisations dans le renforcement de leurs capacités et de leur contribution aux mécanismes de gouvernance locale.Une semaine pour préparer l’accompagnement des OCBLes mentors ont renforcé leurs compétences en représentativité, dialogue citoyen et plaidoyer, tout en clarifiant leur rôle d’accompagnateur de proximité. A travers des études de cas, des mises en situation et des échanges d’expériences, ils ont également contribué à enrichir le curriculum de formation. La semaine s’est conclue par l’adoption d’une feuille de route commune définissant les modalités d’accompagnement et de suivi des 92 OCB.« On ne peut donner que ce que l’on a », a souligné Josélyne Habarugira, présidente de la coopérative DUKOREREHAMWE KIZIBANYUNDO à Mugina, illustrant ainsi l’approche participative et coconstruite du dispositif.La formation a été animée par les consultants d’IRAM-CIEDEL, Ana Maria Oliveira et Wenceslas Nahimana, avec l’appui de l’équipe du projet PG&PC.


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    Burundi BDI23009

  • Au Burundi, l’INSP mobilise ses partenaires autour de la recherche scientifique en santé

    Au Burundi, l’INSP mobilise ses partenaires autour de la recherche scientifique en santé


    Jean BIRONKWA | 02/10/2026

    Le ministère de la Santé publique, à travers l'Institut national de santé publique (INSP), et ses partenaires, dont Enabel, à travers le projet d'appui à l'INSP financé par l'Union européenne, ont organisé, du 24 au 25 septembre 2026, une conférence scientifique. Cette rencontre, qui a réuni des chercheurs, des décideurs, des enseignants ainsi que d'autres acteurs du secteur de la santé, était consacrée à un enjeu stratégique : faire des évidences scientifiques et des données probantes des leviers pour une prise de décision éclairée et la transformation du système de santé. La recherche scientifique au service de la décision Durant ces deux jours, plusieurs tables rondes ont été organisées autour de thématiques liées notamment à la couverture sanitaire universelle, à la kinésithérapie et à la réadaptation innovantes, à la prévention des épidémies, à la sécurité sanitaire, à l'innovation et à la transformation numérique du secteur de la santé. « Aucun pays ne peut se développer sans la recherche », a déclaré le professeur Joseph Nyandwi, directeur général de l'Institut national de santé publique (INSP), lors de l'ouverture de la conférence. Il a rappelé l'importance de la recherche scientifique dans l'élaboration de politiques publiques adaptées aux réalités du pays. Il a également souligné la nécessité de s'appuyer sur des preuves scientifiques et des données probantes pour éclairer les décisions et contribuer à l'atteinte de la couverture sanitaire universelle au Burundi. Des recommandations attendues pour orienter les politiques publiques De son côté, Fidèle Nkezabahizi, ministre de la Santé publique, a présenté cette rencontre scientifique comme une « boussole décisionnelle », un outil de planification et un instrument de transformation des politiques publiques. Le gouvernement attend des travaux présentés ainsi que des recommandations qui en découleront qu'ils pourront contribuer à l'élaboration et à l'amélioration des politiques publiques, « afin de les traduire dans les politiques publiques », a t-il indiqué. L'importance des données fiables dans l'action publique Le représentant de l'Union européenne, ainsi que les partenaires ayant soutenu cette initiative, notamment l'Agence belge de coopération internationale (Enabel), ont également insisté sur l'importance des données dans l'action publique. Ignacio Gallardo a notamment rappelé : « Il n'y a pas de politique publique efficace sans données fiables. » Cette intervention souligne l'importance d'une meilleure utilisation des données et des résultats de la recherche pour accompagner les décisions et renforcer l'efficacité des interventions dans le secteur de la santé. Renforcer le lien entre recherche et prise de décision À travers cette conférence, l'INSP entend ainsi renforcer le lien entre la production de connaissances scientifiques et la prise de décision. Cette démarche intervient dans un contexte où le Burundi cherche à améliorer son système de santé et à inscrire ses politiques publiques dans la perspective de sa vision de développement à l'horizon 2040-2060. La conférence constitue ainsi un espace d'échange entre chercheurs, décideurs, enseignants et partenaires, avec l'objectif de rapprocher davantage les connaissances produites par la recherche des besoins et des décisions liées au développement du système de santé burundais.


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    Burundi BDI24001

  • Dix années d’appui pour améliorer l’accès aux soins

    Dix années d’appui pour améliorer l’accès aux soins


    Jean BIRONKWA | 24/09/2026

    Mis en œuvre en trois phases, le programme « Amagara mu muryango » a accompagné d’importantes évolutions du système de santé burundais. L’Union européenne a consacré près de 120 millions d’euros à cet appui, notamment pour contribuer au financement de la gratuité des soins en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans. La première phase, mise en œuvre par Enabel de juin 2016 à novembre 2019, a bénéficié d’un financement européen de 42,5 millions d’euros. Cette contribution a notamment permis de participer au paiement de la facture globale liée à la gratuité des soins et services de santé pour les femmes enceintes, les femmes qui accouchent dans les structures de santé et les enfants de moins de cinq ans. La deuxième phase, lancée en décembre 2019 et clôturée en mai 2022, a été soutenue par un financement de l’Union européenne de plus de 28 millions d’euros. Depuis 2022, la troisième phase du programme, qui s’étend jusqu’en 2026, dispose d’une enveloppe de 48,5 millions d’euros destinée au Financement Basé sur la Performance couplé à la gratuité des soins.   Concrètement, environ 800 000 euros sont mobilisés chaque mois pour cofinancer la gratuité des soins destinés aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans. Avec un taux d’exécution financière de 99 %, le programme revendique aujourd’hui environ 4,5 millions de bénéficiaires directs. Des résultats qui dépassent le seul financement Au-delà du financement de la gratuité des soins, le programme a également soutenu plusieurs initiatives visant à améliorer la qualité des services de santé, en étroite collaboration avec le ministère de la Santé publique. Parmi les principales réalisations figurent notamment : L’amélioration de la qualité des soins, grâce à des évaluations inopinées réalisées dans 1 124 centres de santé. Alors que certains établissements obtenaient initialement des scores inférieurs à 30 %, voire nuls, plusieurs dépassent aujourd’hui les 70 %. Le renforcement des compétences et des infrastructures, avec la réalisation d’audits cliniques dans les 48 hôpitaux de district. Le renforcement de l’offre chirurgicale, à travers la formation et le déploiement de 65 équipes chirurgicales, avec l’appui de la coopération bilatérale belge. La modernisation de la transfusion sanguine, avec la numérisation de quatre centres régionaux de transfusion sanguine. Le renforcement du contrôle et de la vérification des données, grâce à la mise à disposition de 350 tablettes numériques destinées à optimiser une approche fondée sur les risques. Ces différentes interventions témoignent d’une volonté de faire du FBP non seulement un mécanisme de financement, mais également un levier d’amélioration de la qualité et de la performance du système de santé.Des défis encore à relever Si les résultats enregistrés au cours de ces dix années constituent des acquis importants, les discussions de l’atelier mettent également en évidence plusieurs défis qui nécessitent une attention particulière. Les participants soulignent notamment l’insuffisance des financements pour certains investissements indispensables à l’amélioration durable de la qualité des soins. Ils relèvent également que les constats issus des audits, contrôles et évaluations ne donnent pas toujours lieu, de manière systématique, aux mesures correctives attendues aux niveaux des districts et des provinces. La progression de certains indicateurs de santé demeure par ailleurs relativement lente, notamment en ce qui concerne la consultation prénatale recentrée, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts pour améliorer la couverture et la qualité des services essentiels. De la capitalisation à une nouvelle feuille de route L’atelier ne se limite donc pas à dresser un bilan. Il vise également à dégager des pistes concrètes pour la prochaine étape. Les échanges réunissent un large éventail d’acteurs du système de santé : responsables du ministère de la Santé publique, médecins provinciaux et de district, directeurs d’hôpitaux, responsables de centres de santé, chercheurs ainsi que partenaires techniques et financiers. Des experts internationaux venus du Niger et du siège d’Enabel apportent également leurs expériences sur le Financement Basé sur la Performance et l’assurance maladie. Les travaux s’appuient en outre sur plusieurs études réalisées avec l’appui de l’Institut National de Santé Publique du Burundi (INSP) et de l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT). Ces recherches portent notamment sur le coût des soins, l’accessibilité financière, la capacité contributive du secteur informel et l’identification unique des patients. Autant de données destinées à alimenter la réflexion sur la mobilisation durable des ressources et à accompagner les efforts du Burundi vers une assurance maladie universelle à caisse unique. Après dix années d’investissement et d’expérimentation autour du Financement Basé sur la Performance et de la gratuité des soins, l’heure est donc à la capitalisation des acquis et à la préparation de la prochaine étape. L’enjeu est désormais de transformer les enseignements tirés de cette décennie en orientations permettant de consolider les progrès réalisés et de répondre aux défis encore présents dans l’accès à des soins de qualité pour la population burundaise.  


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    Burundi BDI21002

  • Barrage d'irrigation  : la remise en eau ouvre une nouvelle campagne agricole

    Barrage d'irrigation : la remise en eau ouvre une nouvelle campagne agricole


    Jonas Eric UWIZERA | 16/09/2026

    Le 14 septembre 2026, le barrage de Nyamagana à l'ouest du Burundi, a été officiellement rouvert après plusieurs semaines de travaux d’entretien des infrastructures d’irrigation. Cette remise en eau marque la fin de la campagne d’entretien du réseau d'irrigation et ouvre une nouvelle phase pour les producteurs agricoles qui peuvent désormais reprendre pleinement leurs activités sur les périmètres irrigués. Organisée par le Ministère de l'Environnment, Agriculture et Elevage en partenariat avec Enabel, la cérémonie s’est tenue dans la commune de Cibitoke, en province de Bujumbura.Le retour de l’eau pour trois saisons agricoles par anRéalisées dans le cadre du programme PAIOSA puis consolidées par l'actuel projet SySAD, deux initiatives de financement belge, les barrages d'irrigation construits sur les rivières Nyamagana et Muhira jouent un rôle majeur dans le développement agricole et économique de la région. Ces prises d'eau permettent d’irriguer une superficie d’environ 3 500 hectares et de pratiquer trois saisons rizicoles. Plus de 60 000 personnes bénéficient de ces infrastructures, qui contribuent à améliorer les revenus des ménages et à renforcer la sécurité alimentaire. Avant sa réouverture, plusieurs travaux ont été réalisés afin de garantir le bon fonctionnement du réseau d’irrigation, notamment l’entretien des ouvrages et la réhabilitation de canaux endommagés par les intempéries et l’usure. Une mobilisation collective pour la durabilité des infrastructures La campagne d’entretien a également mis en évidence l’engagement croissant des usagers dans la gestion de l’infrastructure. Regroupés au sein des Associations des usagers de l’eau et de leur fédération, les bénéficiaires ont mobilisé plus de 164 millions de francs burundais sur leurs propres ressources pour contribuer au financement des travaux. Cette forte participation témoigne de l’appropriation progressive de l’ouvrage par les communautés bénéficiaires et de leur volonté d’en assurer la pérennité. L’administration communale et le BPEAE ont également accompagné cette dynamique en apportant leur soutien technique et institutionnel. Avec cette remise en eau du réseau d'irrigation, les communautés partenaires entament ainsi une nouvelle campagne agricole sous le signe de la responsabilité partagée, de la durabilité des infrastructures et du renforcement de la production agricole.


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    Burundi BDI23008

  • Assurance Santé Universelle : le Burundi élabore un plan opérationnel de communication pour renforcer l'adhésion de la population

    Assurance Santé Universelle : le Burundi élabore un plan opérationnel de communication pour renforcer l'adhésion de la population


    Jean BIRONKWA | 05/08/2026

     Le Ministère de la Santé Publique (MSP), avec l’appui d’Enabel, à travers le projet d’appui au système de santé AMAGARA MU MURYANGO, financé par l’Union européenne, a organisé à Gitega un atelier consacré à l’élaboration du plan opérationnel de communication du Programme d ’Assurance Santé Universelle (PASU). Cette initiative vise à renforcer la sensibilisation et l’adhésion de toute la population à l’Assurance Santé Universelle, un levier essentiel pour garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les Burundais. Cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie de communication du ministère de la Santé Publique 2026-2030, récemment élaborée pour servir de cadre de référence à l’ensemble des interventions de communication du secteur sanitaire. Le futur plan opérationnel de communication de l’ASU permettra de transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, en précisant les activités à réaliser, les responsabilités des acteurs, les échéances ainsi que les ressources nécessaires à leur mise en œuvre. L’initiative intervient dans un contexte où le Burundi poursuit ses efforts pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) et concrétiser sa vision d’un système de santé plus inclusif et plus performant. La Politique et Stratégie Sectorielle de Santé 2023-2027, inspirée de la Vision Burundi 2040-2060, place la santé, le bien-être des populations et l’équité sociale au cœur du développement national. Le Gouvernement du Burundi a également réaffirmé son engagement en faveur de la Couverture Sanitaire Universelle lors du Dialogue national de haut niveau sur le financement de la santé tenu en février 2024. Cet engagement accorde une priorité à la mobilisation des ressources internes afin de garantir la durabilité du financement du système de santé et d’accélérer l’accès aux soins pour tous. Malgré l’existence de plusieurs mécanismes d’assurance maladie et d’initiatives communautaires à travers le pays, l’adhésion de la population demeure encore limitée. Parmi les principaux défis figurent le manque d’informations adaptées, la faible connaissance des avantages des systèmes d’assurance santé et certaines perceptions négatives liées au prépaiement des soins. C’est pour répondre à ces enjeux que le MSP mise sur une communication mieux structurée, harmonisée et proche des communautés. Le plan opérationnel devra définir des approches innovantes et des messages ciblés capables de renforcer la confiance des citoyens burundais et de promouvoir une meilleure compréhension des mécanismes de l’ASU.  Une trentaine de participants issus du ministère de la Santé Publique, des organismes d’assurance et de la société civile ont pris part à cet atelier. Leur contribution permettra de bâtir un dispositif de communication coordonné, mesurable et inclusif, au service de l’ambition nationale de garantir à chaque Burundais un accès durable à des soins de santé de qualité.


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    Burundi BDI21002

  • Mieux comprendre le recours aux services de santé dans les zones d’action d’Enabel au Burundi

    Mieux comprendre le recours aux services de santé dans les zones d’action d’Enabel au Burundi


    Jean BIRONKWA | 24/07/2026

    Pourquoi certains services de santé sont-ils largement utilisés alors que d’autres restent peu connus ou peu fréquentés ? Une étude menée dans les zones d’action de Enabel au Burundi apporte des éléments de réponse à partir des connaissances, des pratiques et des expériences des communautés. Réalisée dans 13 communes de sept districts sanitaires des anciennes provinces de Cibitoke et Kirundo, l’étude a combiné une enquête auprès de 1590 ménages, 14 discussions de groupe et 45 entretiens avec des prestataires de soins, des agents de santé communautaires, des responsables institutionnels, des leaders religieux et des partenaires du secteur de la santé. L'objectif n'était pas seulement de mesurer l'utilisation des services, mais surtout de comprendre pourquoi certaines actions fonctionnent mieux que d'autres. Les centres de santé, premier recours face à la maladie Dans les trois mois précédant l’enquête, 71,1 % des ménages avaient compté au moins une personne malade. Le paludisme était la maladie la plus fréquemment citée (52,9 %). Face à la maladie, 65,1 % des ménages ayant signalé au moins une personne malade avaient consulté un centre de santé, tandis que plus d’un ménage sur trois n’y avait pas eu recours. L’automédication arrivait en deuxième position parmi les types de recours, avec des proportions variant de 11,7 % à 23,4 % selon les situations analysées. Ces résultats varient selon les districts : à Cibitoke, par exemple, 76,5 % des ménages avaient connu un épisode de maladie, mais seulement 51,1 % avaient consulté un centre de santé, ce qui montre qu’un besoin de soins ne se traduit pas toujours par un recours effectif aux services. Des obstacles économiques, organisationnels et socioculturels Plusieurs obstacles influencent le recours aux soins sont rapportés : la pauvreté (73,8 %), le manque d’argent ou le coût des soins (43,8 %), les ruptures de médicaments (29,2 %) et l’influence des croyances traditionnelles ou religieuses (21,4 %). Les frais de transport, les délais d’attente et la qualité de l’accueil jouent aussi un rôle important. Le recours aux soins dépend ainsi à la fois des conditions économiques, du fonctionnement des services, des normes socioculturelles et de l’expérience vécue par les communautés. Une expérience des soins globalement positive, mais fragilisée Parmi les personnes ayant utilisé les services, 78,4 % se déclaraient satisfaites ou très satisfaites. Cette appréciation coexistait avec des motifs d’insatisfaction : manque de médicaments, délais d’attente, attitude de certains membres du personnel, insuffisance des examens disponibles et qualité perçue des soins. Les communautés ont également souligné les dépenses liées au transport ou à l'achat de médicaments en pharmacie privée, ainsi que l'importance de l'accueil et du respect dans leur décision de revenir vers un service de santé. Des écarts importants entre connaissance et utilisation L’étude révèle des situations très différentes selon les domaines de santé. Certains services sont bien intégrés : 85,9% des femmes avaient effectué au moins quatre consultations prénatales et 92,4% avaient accouché dans une formation sanitaire. D’autres étapes du parcours de soins restent fragiles : seules 25 % des femmes avaient bénéficié d’une consultation postnatale, et 9,5 % des répondants seulement pouvaient citer au moins cinq signes de danger pendant la grossesse. La planification familiale illustre aussi cet écart : 96,8 % des répondants en connaissaient l’existence, mais seulement 37,3 % des répondants mariés utilisaient une méthode de contraception (29,5 % à Cibitoke contre 44,5 % à Kirundo), freinées par la crainte des effets secondaires, les convictions religieuses, l’opposition du conjoint. Les services de santé sexuelle et reproductive pour adolescents et aux jeunes restaient peu visibles : seuls 40,1 % des répondants en connaissaient l’existence. La santé mentale, un besoin visible mais des services encore peu identifiés Près d’une personne sur deux déclarait connaître dans son entourage une personne souffrant d’un trouble mental. Pourtant, seuls 8,3 % savaient qu’une prise en charge existait dans leur centre de santé, et 4,7 % avaient déjà consulté un professionnel. Les représentations traditionnelles restent présentes : 37,8 % associent les troubles mentaux à la sorcellerie, 16,6 % aux mauvais esprits, même si 56,3 % savaient qu’un traitement médical existe. Des agents de santé communautaires reconnus Les agents de santé communautaires sont un point d’appui essentiel du système de santé : 91 % des répondants connaissaient leur rôle et 89,2 % se déclaraient satisfaits de leur travail. Pourtant, 61,5 % n’avaient participé à aucune séance de sensibilisation au cours des trois mois précédents. À travers ces résultats, l’enquête documente les écarts entre les services proposés, leur connaissance par la population et leur utilisation effective. Elle apporte ainsi au ministère de la Santé publique, à ses partenaires et à Enabel une base concrète pour adapter les actions aux réalités vécues par les communautés. Contacts : Dr Jacques NAHIMANA : jacques.nahimana@enabel.be Dr Joséphine NKUADIO TULANDA : josephine.nkuadio@enabel.be


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    Burundi BDI23005

  • Renforcer les nouvelles équipes cadres de province pour accompagner la réforme administrative du système de santé

    Renforcer les nouvelles équipes cadres de province pour accompagner la réforme administrative du système de santé


    Jean BIRONKWA | 23/07/2026

    À la suite de la réforme administrative de 2025, le Burundi a engagé une profonde réorganisation de son système de santé afin d'améliorer sa gouvernance et de rapprocher davantage les services de santé des populations. Pour accompagner cette transition, le Ministère de la Santé publique (MSP), en partenariat avec Enabel à travers le projet UE-PASS-FBP3 « AMAGARA MU MURYANGO », financé par l'Union européenne, a organisé du 13 au 17 juillet à Gitega un atelier de renforcement des capacités destiné aux nouvelles équipes cadres de district. Cette initiative s'inscrit dans les efforts visant à assurer une mise en œuvre efficace de la réforme et à renforcer les capacités de pilotage du système de santé aux niveaux intermédiaire et décentralisé. Accompagner une réforme majeure du système de santé La réforme administrative a redessiné l'organisation territoriale du Burundi et conduit à la mise en place de cinq provinces sanitaires et de 56 districts sanitaires. Cette nouvelle architecture s'est accompagnée de la nomination de nouvelles équipes responsables de la gestion des services de santé au niveau déconcentré et décentralisé. Ces nouveaux responsables sont appelés à assurer le pilotage du système de santé au plus près des communautés, avec pour mission de garantir l'accès de la population à des soins de qualité, de coordonner les interventions sanitaires et d'accompagner les formations sanitaires dans la mise en œuvre des politiques nationales. Cette évolution constitue une étape importante dans le renforcement de la décentralisation du système de santé. Elle implique toutefois que les nouveaux responsables s'approprient rapidement leurs rôles, leurs responsabilités et les outils de gestion nécessaires à l'exercice de leurs fonctions. Renforcer les compétences des nouveaux responsables Afin d'accompagner cette évolution institutionnelle, le ministère de la Santé publique et Enabel ont réuni les nouvelles équipes cadres dans un atelier combinant présentations techniques, échanges d'expériences et réflexion collective sur les défis liés à la mise en œuvre de la réforme. L'objectif de cette formation était de permettre aux participants de mieux maîtriser leurs nouvelles fonctions, de clarifier leurs responsabilités et de disposer des outils techniques et managériaux nécessaires pour assurer une gouvernance efficace des districts sanitaires. L'atelier a réuni les médecins directeurs provinciaux ainsi que les principaux chefs de service des nouvelles directions provinciales de santé.       Un programme de formation complet pour le pilotage des provinces et districts sanitaires Animées par des experts du Ministère et d'Enabel, les différentes sessions ont couvert l'ensemble des fonctions stratégiques attendues des équipes cadres. Les participants ont notamment renforcé leurs compétences en matière d'organisation des directions provinciales de santé, de gestion des ressources humaines, de leadership, de gouvernance et de redevabilité.  Les échanges ont également porté sur la gestion des infrastructures, de la chaîne d'approvisionnement en médicaments et autres intrants de santé, des ressources financières, du système d'information sanitaire ainsi que sur les approches de planification, de suivi -évaluation et de supervision formative. Le programme a également intégré des modules consacrés à la qualité des soins, à la santé communautaire, au financement basé sur la performance et à l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Au-delà des contenus techniques, la formation a permis aux participants d'échanger sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la réforme, d'harmoniser leurs pratiques et de renforcer la collaboration entre les différents niveaux de gouvernance du système de santé.


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    Burundi BDI21002

  • Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi

    Santé numérique : Enabel renforce les capacités pour une intelligence artificielle responsable au Burundi


    Jean BIRONKWA | 10/07/2026

    Dans le cadre de l'appui au Burundi pour la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU), Enabel à travers le projet d'appui à l'Institut National de Santé Publique (INSP), financé par l'Union européenne accompagne la transformation numérique du système de santé burundais. Pour renforcer les compétences des professionnels et promouvoir une utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA), un atelier consacré à la santé numérique et à l'intelligence artificielle a été organisé à Bujumbura du 02 au 03 juillet 2026. Organisée en partenariat avec l'Association Burundaise d'Informatique Médicale (ABIM) et l'Institut National de Santé Publique (INSP), cette rencontre a réuni des enseignants, des chercheurs ainsi que des professionnels issus du ministère de la Santé publique, des facultés de médecine et le ministère en charge du numérique . À travers cet atelier, Enabel a contribué au renforcement des capacités des acteurs du secteur en favorisant une meilleure compréhension des politiques, des stratégies et du cadre réglementaire de la santé numérique au Burundi. Les échanges ont également permis d'approfondir les enjeux juridiques, éthiques et techniques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les services de santé. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où le Burundi enregistre des avancées importantes dans la numérisation de son système de santé. Grâce aux efforts conjoints du Gouvernement du Burundi, de l'Union européenne, d'Enabel et d'autres partenaires techniques et financiers, plus de 80 % des hôpitaux publics du pays sont aujourd'hui informatisés dans le cadre du plan national de développement de l'informatique sanitaire. Cette transformation ouvre de nouvelles perspectives pour améliorer la qualité des soins  et avancer vers la Couverture de Santé Universelle , tout en renforçant les exigences en matière de protection des données de santé, de cybersécurité et de gouvernance des technologies numériques.Le président de l'ABIM, le Dr Franck Nziza, a salué cette initiative comme un espace de dialogue, de partage d'expériences et de renforcement des capacités, permettant aux différents acteurs de construire une vision commune de la santé numérique et de l'intelligence artificielle adaptée au contexte burundais. Le responsable du Projet d'appui à l'INSP chez Enabel, le Dr Révérien Niyongabo, a rappelé que l'innovation technologique doit toujours rester au service des professionnels de santé et des patients. « L'intelligence artificielle et les logiciels médicaux sont des assistants, des outils d'aide à la décision. Rien ne pourra remplacer l'intuition, l'empathie, l'expérience et le jugement clinique d'un médecin ou d'un infirmier burundais au chevet de son patient », a-t-il souligné". En soutenant ce type d'initiatives, Enabel réaffirme son engagement à accompagner le Burundi dans le développement d'un système de santé moderne, innovant et résilient, où la transformation numérique et l'intelligence artificielle contribuent à améliorer durablement la qualité des soins au bénéfice de toute la population


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    Burundi BDI24001

  • Réunion de préclôture du PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO : des résultats palpables pour la santé au Burundi

    Réunion de préclôture du PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO : des résultats palpables pour la santé au Burundi


    Jean BIRONKWA | 21/05/2026

    À quelques mois de clôture du programme d’appui au système de santé « PASS-FBP3 AMAGARA MU MURYANGO », le comité de pilotage s’est réuni le 12 mai 2026 au cabinet du ministère de la Santé publique. La rencontre a permis d’échanger sur l’atteinte des résultats, de valider le plan de clôture et les recommandations de l’évaluation externe. Les membres du comité de pilotage reconnaissent et saluent l'impact du programme qui est remarquable. Les membres du comité de pilotage ont salué à l'unanimité l'impact du programme sur les indicateurs de santé publique au Burundi. Les efforts conjoints ont permis des avancées spectaculaires, notamment sur le plan de la santé maternelle et infantile ainsi que de la formation médicale : ·       Réduction de la mortalité maternelle de 40 %  ·       Baisse de la mortalité infanto-juvénile de 49 % ·       Renforcer l’accès aux actes chirurgicaux dans les coins les plus reculés : Formation qualifiante en chirurgie de district pour 19 médecins généralistes, 17 techniciens anesthésistes et 17 infirmiers de bloc opératoire. ·       Informatisation : Accompagnement de trois hôpitaux (MUSEMA, Musongati et Ruyigi) dans leur processus de digitalisation afin d'améliorer la qualité des services offerts à la population. Au-delà des compétences humaines, le PASS-FBP3 a contribué au paiement de la facture mensuelle FBP gratuité pour assurer le fonctionnement quotidien et la modernisation des structures de soins au profit de 975 formations sanitaires. Le Dr Oscar Ntihabose, délégué du ministère de la Santé publique, qui présidait la réunion, a souligné que ce projet a contribué de manière significative à l’amélioration de la qualité des soins. Il a rappelé que les objectifs du programme étaient en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement du Burundi dans le secteur de la santé. Sa mise en œuvre s’est distinguée par une collaboration étroite entre le ministère de la Santé Publique, Enabel et l’Union européenne. Il a également mis en avant le rôle historique de l’Union européenne, partenaire important du ministère, dont l’appui a renforcé la politique nationale du financement basé sur la performance (FBP) ainsi que la politique de gratuité des soins mise en œuvre depuis plusieurs années. Du côté de l’Union européenne, qui finance ce programme, la satisfaction est manifeste. Mr Ivo Hoefkens, chef de coopération, a exprimé la fierté de l’Union européenne de constater que le PASS-FBP a répondu aux besoins réels de la population burundaise.  


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    Burundi BDI21002

  • Makamba-Burundi :  RE2CLID engage les autorités et partenaires pour une mise en œuvre concertée sur le terrain

    Makamba-Burundi : RE2CLID engage les autorités et partenaires pour une mise en œuvre concertée sur le terrain


    Jonas Eric UWIZERA | 15/05/2026

    Les équipes du projet RE2CLID de Enabel et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont organisé à Makamba un atelier réunissant les autorités provinciales, communales ainsi que les partenaires de terrain. L'atelier a permis de partager les objectifs stratégiques et les modalités opérationnelles du projet avec les acteurs locaux, de recueillir leurs priorités et besoins spécifiques pour un ciblage pertinent des interventions, et de mettre en place les mécanismes de coordination et de suivi qui structureront le déploiement des activités. Les autorités provinciales et communales ont formellement exprimé leur engagement à accompagner la mise en œuvre du projet sur le terrain.Les échanges ont également permis de mettre en lumière les enjeux auxquels RE2CLID entend répondre dans la zone d’intervention. Le Gouverneur de la province Burunga, le Directeur Général de la Protection Civile et Président de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes ainsi que les partenaires communaux ont salué la pertinence de l’approche du projet. Ils ont particulièrement apprécié le fait que RE2CLID apporte des réponses à deux défis majeurs de la région : la mobilité humaine dans une zone caractérisée par une forte mobilité transfrontalière et la gouvernance des ressources naturelles de plus en plus menacées.  


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    Burundi BDI25002

  • Première réunion du Comité de Pilotage du projet d’appui à l’INSP : de la vision stratégique à l’action concrète

    Première réunion du Comité de Pilotage du projet d’appui à l’INSP : de la vision stratégique à l’action concrète


    Jean BIRONKWA | 07/05/2026

    La mise en œuvre du projet d’appui à l’Institut National de Santé Publique (INSP) a franchi une étape décisive avec la tenue de son premier Comité de Pilotage (COPIL) en date du 29 avril 2026. Placée sous la coprésidence du Ministère de la Santé Publique (MSP) et de l’Union européenne, cette réunion inaugurale a réuni l'ensemble des membres officiellement nommés par leurs institutions respectives. Au-delà de la prise de contact, cette session a permis de dresser un premier état des lieux. Lancé en septembre 2025 pour une durée de quatre ans, le projet est actuellement en phase de structuration : lancement officiel, premières planifications financières et opérationnelles, études préparatoires, accords spécifiques de coopération avec l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) et investissements initiaux. Après le passage en revue de ces réalisations, les planifications opérationnelles et financières futures ont été analysées et validées, assurant ainsi une cohérence entre les actions de terrain et les objectifs stratégiques.Enfin, le projet de Règlement d’Ordre Intérieur du COPIL a été examiné ; un délai d’une semaine a été accordé aux membres pour transmettre leurs observations par écrit. Les discussions constructives ont abouti à une série de recommandations stratégiques, encourageant l’équipe technique à une mise en œuvre diligente de la planification validée.


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    Burundi BDI24001