Le 18 mars 2026, la ville de Boromo a accueilli un atelier régional consacré à la restitution de trois études réalisées dans le cadre des projets Lasso Santé et Lasso WASH, financés par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de coopération internationale. Pour la région du Bankui, cette rencontre marque un tournant stratégique dans la planification des actions à mener au bénéfice des populations.
Ces deux projets, qui couvrent la période 2024–2027, visent à améliorer durablement la qualité et l’accessibilité des services de santé, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, tout en renforçant la résilience des communautés les plus vulnérables en particulier les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées. Lasso Santé dispose d’un budget de 6,1 millions d’euros et intervient dans 17 communes, tandis que Lasso WASH est doté de 5 millions d’euros avec 6 communes d’intervention, preuve de l’engagement fort de l’Union européenne dans le développement humain et social du Burkina Faso.
Des études structurantes pour une mise en œuvre efficace
Au cours de l’année 2025, trois études clés ont été conduites par des institutions spécialisées. Ces études sont :
- une étude de base et d’identification des besoins prioritaires,
- une recherche mixte (quantitative et qualitative),
- et, une étude sur les déterminants comportementaux.
Ces travaux constituent un socle d’informations fiables, essentielles pour orienter les décisions opérationnelles. Le recours à des données probantes permet d’ajuster les interventions aux réalités du terrain, notamment dans un contexte marqué par des défis humanitaires et socio-économiques persistants.
Lors de l’atelier, les équipes du
Centre Muraz, de KENEA Impact et du cabinet 3IR ont présenté les résultats détaillés, suscitant des échanges nourris avec les parties prenantes notamment ; autorités régionales, services techniques déconcentrés, organisations de la société civile et représentants des communautés locales.
Un engagement fort des autorités régionales
Présidant les travaux, le Gouverneur des régions du Bankui et du Sourou, Babo Pierre BASSINGA a souligné l’importance stratégique de ces études pour la réussite des projets. Il a rappelé que la région fait face à des besoins importants en matière de santé, d’eau potable et d’assainissement, notamment pour les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées internes.
Dans son allocution, il a déclaré que les analyses présentées «
permettent désormais d’avoir une vision claire des réalités du terrain et des priorités d’intervention ». Il a insisté sur la nécessité de fonder les décisions publiques sur des données fiables, particulièrement dans un contexte de ressources limitées et de besoins croissants.
Le Gouverneur Babo Pierre BASSINGA a également salué l’engagement d’Enabel et de l’Union européenne, avant d’appeler à une mobilisation collective :
«
Nous nous engageons, avec l’ensemble de nos services techniques et de nos communautés, à accompagner pleinement Enabel dans la mise en œuvre des recommandations issues de ces études. Notre collaboration est essentielle pour améliorer durablement les conditions de vie des populations. »
La vision d’Enabel : des interventions ancrées dans les réalités locales
Julie VAN DER SMISSEN, Programme Manager à Enabel a réaffirmé l’importance de cette étape dans le cycle de mise en œuvre des projets. Elle a rappelé que l’approche adoptée par Enabel repose sur la co-construction, le partenariat et la prise en compte des spécificités locales.
Elle a indiqué que les résultats des études «
constituent une base solide pour renforcer la pertinence et l’efficacité des interventions », soulignant que les recommandations formulées permettront d’ajuster les stratégies au plus près des besoins identifiés.
Julie a également mis en avant le rôle central des autorités locales et des communautés : «
La réussite des projets Lasso repose sur une collaboration étroite entre les collectivités territoriales, les services techniques, les partenaires et les populations. Les échanges d’aujourd’hui renforcent notre conviction que cet engagement collectif est réel et porteur d’impact. »
Elle a conclu en remerciant les institutions ayant conduit les études pour «
la qualité et la rigueur du travail fourni », ainsi que l’ensemble des participants pour leurs contributions.
Des perspectives prometteuses pour les populations La validation des résultats et recommandations ouvre la voie à une phase opérationnelle mieux ciblée. Les futures activités des projets Lasso Santé et WASH intégreront les éléments issus des études afin de maximiser leur impact. Cela concerne notamment :
l’amélioration de l’accès aux services de santé,
l’amélioration des conditions d’accès aux services d’eau potable,
le renforcement des infrastructures d’assainissement d’une part et, les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement d’autre part,
et la mise en place d’approches comportementales adaptées.
Pour les populations des zones d’intervention, ces avancées représentent l’espoir de services sociaux de base plus accessibles, plus inclusifs et plus résilients.
Cette journée de restitution démontre l’importance du dialogue, du partage d’informations et du travail collaboratif pour améliorer la qualité des interventions. Elle illustre également la dynamique constructive entre Enabel, l’Union européenne, les autorités régionales et les communautés locales.