Boromo, 26 mars 2026 – Enabel et ses partenaires institutionnels,
notamment la Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources
Animales et Halieutiques (DRAERAH) de la région du Bankui, ont célébré le jeudi
26 mars la Journée Mondiale de l’Eau (JME) en différé à Boromo. Placée sous le
thème international « L’eau, source d’égalité », la commémoration a
rassemblé autorités régionales, acteurs·ices locaux, organisations partenaires
et populations venues réfléchir et s’engager pour un accès plus juste à l’eau
potable, à l’hygiène et à l’assainissement.
Une mobilisation forte autour d’un enjeu vital
Accueillant les participants, le Président de la Délégation Spéciale
(PDS) de Boromo, Isaïe
Bamogo,
a rappelé la portée symbolique mais aussi stratégique de cette journée. Selon
lui, « l’eau n’est pas seulement une ressource vitale, mais un véritable
levier de développement économique et social ». Il a insisté sur la
nécessité de promouvoir une gestion inclusive et équitable, mettant
particulièrement en lumière le rôle crucial des femmes et des filles dans la
gouvernance locale de l’eau.
La cérémonie a été ponctuée de visites guidées des infrastructures
financées par l’Union européenne à travers les projets Lasso WASH et Lasso
Santé, mis en œuvre par Enabel. Ces visites ont permis aux autorités et à
la population d’apprécier l’étendue des investissements : réhabilitation et
extension du réseau d’eau potable de Boromo, construction de bornes fontaines,
amélioration des infrastructures sanitaires et promotion de pratiques d’hygiène
innovantes, notamment via une approche Nudge dans les établissements
scolaires et les formations Sanitaires.
Des actions concrètes pour réduire les inégalités
Dans son allocution, Julie VAN DER SMISSEN, Programme Manager d’Enabel
au Burkina Faso, a réaffirmé l’engagement de l’Agence belge à œuvrer pour un
accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement. Elle a rappelé que là
où l’eau manque, les inégalités se creusent : « entre zones urbaines et
rurales, entre hommes et femmes, entre les plus favorisés et les plus
vulnérables ».
Grâce au financement du Royaume de Belgique et de l’Union européenne,
Enabel mène des actions structurantes, allant de la réalisation
d’infrastructures d’eau potable à l’amélioration des services d’assainissement,
en passant par le renforcement des capacités des acteurs locaux et la promotion
des bonnes pratiques d’hygiène.
La responsable a par ailleurs insisté sur l’importance de la gouvernance
locale dans la pérennisation des acquis : associations d’usagers, comités de
gestion, clubs scolaires, et surtout une participation active des femmes dans
les instances décisionnelles.
Ces efforts s’inscrivent dans les objectifs fixés par les projets Lasso,
qui ambitionnent d’améliorer durablement la résilience, la qualité et
l’inclusivité des services de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans
la région du Bankui. Ces projets ciblent particulièrement les populations
vulnérables, notamment les femmes, les jeunes filles et les personnes déplacées
internes.
Un engagement partagé pour une gestion durable
Au nom du Gouverneur de la région du Bankui, le Haut-commissaire du
Mouhoun, Bassouleymane
OUATTARA, a rappelé l'ambition du gouvernement : permettre à tous les Burkinabè
d'accéder équitablement à l’eau potable. Il a salué les réformes conduites au
sein de l’ONEA pour renforcer l’efficacité du service public de l’eau et
encouragé chaque acteur à devenir un « VDP de l’eau », militant pour une
ressource disponible en quantité et en qualité suffisante.
Au nom du Gouverneur, il s’est par ailleurs engagé à garantir une
gouvernance efficace et inclusive des infrastructures réalisées grâce aux
partenaires. Il a promis la mise en place de mécanismes adéquats d’entretien et
de suivi afin d'assurer la durabilité des ouvrages et leur contribution
continue au bien-être des populations.
De son côté, Enabel a renouvelé son engagement à poursuivre la mise en
œuvre d’actions structurantes visant à réduire les inégalités d’accès à l’eau
et à améliorer durablement les conditions de vie des communautés locales.
Une journée d’apprentissage, de plaidoyer et de
sensibilisation
La commémoration a également été marquée par des animations culturelles,
des mises en scène pédagogiques d’élèves sur le thème de l’eau et de l’égalité,
ainsi que par l'installation de stands informatifs animés par la DRAERAH,
l’ONEA, WaterAid. Ces activités ont permis de sensibiliser la population sur
les liens entre eau, santé, sécurité, opportunités et dignité humaine.
Les résultats attendus de cette journée étaient multiples : renforcer la
sensibilisation sur les enjeux de l’eau, promouvoir l’égalité de genre,
consolider la coordination entre acteurs et susciter des engagements concrets.
La forte mobilisation observée à Boromo a démontré la pertinence de cette
démarche collective et participative.
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