A
Dédougou, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Lasso WASH, financé par
l'Union européenne et mis en œuvre par Enabel, les principaux acteurs du
secteur de l'Eau, de l'Hygiène et de l'Assainissement (EHA) ont engagé un
processus concerté visant à développer un outil digital innovant pour le suivi
des gaps sectoriels. Cette initiative trouve son origine dans une expérience
pilote menée dans deux communes de la région du Bankuià travers l'utilisation
d'indicateurs de suivi EHA développés par la Direction Régionale de
l'Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (DRAERAH). Les
résultats encourageants de cette expérimentation partagé avec Enabel ont
suscité l'intérêt d’aller au-delà de ce cadre circonscrit afin de mettre en
place un accessible à plus grande échelle, au service de l'ensemble des acteurs
du secteur. L'ambition est de renforcer la gouvernance de l'EHA à travers une
meilleure exploitation des données et une prise de décision fondée sur des
informations fiables et actualisées.
La démarche a connu une
étape importante avec l'organisation, les 20 et 21 mai 2026 à Dédougou, d'un
atelier de consolidation de... ayant réuni les représentants de la Direction
Générale des Ressources en Eau et de l'Hydraulique (DGREH), de la Direction des
Systèmes d'Information (DSI), des DRAERAH, ainsi que les services techniques
EHA des six communes d’interventions du projet Lasso WASH.
Au cours de cette
rencontre, les participants ont identifié une série d’indicateurs pertinents
pour le suivi des écarts observés dans le secteur EHA et élaboré une feuille de
route devant conduire à la création d’un outil digital dédiée au
monitoring de ces gaps. Cette réflexion collective a permis de poser les bases
d’un système capable de centraliser et de valoriser les données produites par
les différentes institutions intervenant dans le secteur.
A la suite de cet atelier,
une séance d’échange en ligne a permis de partager les expériences existantes
en matière de collecte, de gestion et d’exploitation des données sectorielles
d’une part et d’avoir les orientations institutionnelles d’autre part. Ces
discussions ont également porté sur les possibilités d’intégration du futur
outil aux systèmes nationaux déjà en place, avec pour objectif de garantir
l’interopérabilité des plateformes et la cohérence des mécanismes de suivi. Les
participant·es ont alors recommandé l’organisation d’une session technique
dédiée à la définition des spécifications techniques et fonctionnelles de la
future application et à l’élaboration de son cahier des charges.
Dans cette dynamique, un
atelier a réuni du 03 au 07 août 2026 à Koudougou
les acteurs clés du secteur autour d’une ambition commune : concevoir un outil
digital simple, efficace et durable au service d’une meilleure gouvernance du
secteur EHA. Guidés par une approche participative, les représentant(e-s de la
Direction Générale des Ressources en Eau et de l'Hydraulique (DGREH), de la
Direction des Systèmes d'Information (DSI), de la DRAERAH Bankui , de la Direction Générale des Études et des
Connaissances sur les Vulnérabilités (DGECV) et de la Direction régionale l’Office National de l’Eau et de
l’Assainissement (ONEA) Koudougou ont travaillé
à l’identification des besoins des utilisateurs, à la sélection des données
prioritaires, à la description des fonctionnalités essentielles de l’application et à la définition d’une
architecture garantissant la qualité, la fiabilité et l’accessibilité de
l’information.
Pour les parties
prenantes, l’innovation digitale représente désormais un levier incontournable
pour améliorer l’efficacité des politiques publiques dans le secteur de l’eau
et de l’assainissement. L’enjeu de la
création d’une application numérique vise. Avant tout la mise à disposition d’un
véritable outil d’aide à la décision permettant aux décideurs, aux services
techniques, aux collectivités territoriales et aux partenaires de disposer
d’informations actualisées pour orienter les investissements, suivre les
performances du secteur, identifier les zones les plus vulnérables et anticiper
les besoins futurs.
Selon les participants,
les données existent déjà au sein des structures. Le défi consiste désormais à
les connecter, à les harmoniser et à les rendre accessibles dans un système
intégré capable de produire des analyses utiles à tous les niveaux de décision.
Cette étape préparatoire
intervient avant le démarrage effectif du développement de la solution
numérique et le renforcement de l’environnement infrastructurel du ministère en
charge de l’eau. À travers cette initiative, Enabel et ses partenaires
réaffirment leur engagement en faveur d’une gouvernance fondée sur l’évidence
et l’exploitation intelligente des données. Le futur outil digital devrait
ainsi contribuer à améliorer la planification, le suivi des performances et la
redevabilité des acteurs, tout en renforçant l’efficacité des interventions au
bénéfice des populations.
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