Avec le soutien technique et financier d’Enabel, à
travers le Portefeuille Thématique Climat Sahel – volet Burkina Faso
(PTCS-BFA), le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans
l’opérationnalisation de ses engagements climatiques. Réunis le 4 août 2026 à
Ouagadougou, les acteurs publics, les collectivités territoriales, la société
civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers ont
examiné et validé les plans sectoriels ainsi que le plan de partenariat de la
Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0), destinée à guider
l’action climatique du pays sur la période 2026-2030.
L’objectif de l’atelier était de
disposer de plans sectoriels et d’un plan de partenariat adaptés au contexte
institutionnel national et alignés sur les orientations de la CDN 3.0. Il
s’agissait également de permettre aux parties prenantes de mieux comprendre le
processus de révision et de mise en œuvre de la CDN, d’examiner les différents
projets de plans et de contribuer à leur validation.
Présidée par le Secrétariat Général du
ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques,
représenté par son Chargé d’Études, Sylvain KABORE, la rencontre a réuni
une diversité d’acteurs engagés dans l’action climatique. Ministères
sectoriels, collectivités territoriales, organisations de la société civile,
partenaires techniques et financiers et secteur privé ont ainsi confronté leurs
analyses et formulé des propositions d’amélioration.
Cette diversité d’acteurs traduit une
conviction essentielle : la mise en œuvre des engagements climatiques ne
peut être portée par un seul secteur ou une seule institution. Elle
nécessite une coordination renforcée, une clarification des responsabilités,
une mobilisation des ressources et une appropriation des instruments par
l’ensemble des acteurs concernés.
Une approche
participative pour renforcer la qualité des plans
Cet atelier de validation est le
couronnement d’un processus débuté depuis avril 2026 par des séances de travaux
de révisions et de pré-validation des plans sectoriels et du plan de partenariat.
Ce processus a été conduit de façon participative par les points focaux des
différents ministères sectoriels.
Les travaux de l’atelier ont porté sur
la présentation des plans sectoriels et du plan de partenariat, suivie
d’échanges et d’amendements. Cette démarche participative devait permettre de
confronter les propositions aux réalités et priorités des différents secteurs,
tout en renforçant leur cohérence avec les politiques nationales de
développement. L’activité a connu la participation des acteurs ministériels,
des organisations de la société civile, des partenaires techniques et
financiers et du secteur privé.
Les échanges ont notamment porté sur
la pertinence des actions proposées, les responsabilités institutionnelles, les
mécanismes de coordination, les besoins en financement ainsi que le dispositif
de suivi-évaluation. Les contributions formulées au cours de la rencontre ont
permis d’enrichir les documents soumis à validation et de renforcer leur
caractère opérationnel.
À l’issue des travaux, les
participants ont validé les plans sectoriels et le plan de partenariat, sous
réserve de l’intégration des observations retenues. Ils ont également
recommandé de finaliser les documents amendés, de renforcer leur appropriation
par les structures sectorielles concernées et de consolider la coordination
interinstitutionnelle.
Enabel,
partenaire de l’opérationnalisation de l’action climatique
Ce processus de révision des plans
sectoriels et du plan de partenariat de la CDN 3.0 entièrement financé par le royaume
de Belgique à travers Enabel, marque l’effectivité de la mise en œuvre des
engagements climatiques du Burkina pour la période 2026-2030.
Pour Enabel, l’appui à ce processus
traduit sa volonté de contribuer au renforcement des capacités
institutionnelles et des mécanismes permettant au Burkina Faso de mieux
répondre aux défis climatiques.
Au-delà de la validation technique de
documents, cette démarche contribue à créer les conditions d’une action
climatique davantage coordonnée et articulée autour des priorités nationales.
Elle doit notamment faciliter la mobilisation des partenaires et l’identification
des leviers nécessaires à la réalisation des objectifs d’atténuation,
d’adaptation et de résilience.
Avec cette étape franchie, le Burkina
Faso dispose ainsi d’une base consolidée pour poursuivre la mise en œuvre de sa
CDN 2026-2030. Le défi est désormais de transformer ces cadres de référence en
actions concrètes, financées, coordonnées et suivies, afin que les engagements
climatiques se traduisent durablement en résultats au bénéfice des populations
et des territoires.
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