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Le programme de coopération bilatérale Niger-Belgique 2022-2026 opère dans un contexte sahélien fragilisé par de multiples chocs climatiques, sécuritaires et politiques survenus depuis 2020. Doté d'un budget de près de 53 millions d'euros par la Belgique, il bénéficie également de cofinancements de l'Union Européenne, des Pays-Bas et de la Fondation Gates portant le budget total a environ 89M euros. Sa mise en œuvre est assurée par Enabel en collaboration avec les institutions nigériennes. Son objectif spécifique vise à soutenir la gouvernance du pays en améliorant l'accès décentralisé aux services sociaux de base. Les résultats attendus se structurent autour de deux piliers majeurs. Le premier cible la promotion de la sécurité sociale à travers le renforcement du système de santé et l'accès à l'éducation. Le second axe favorise le développement agropastoral et l'insertion professionnelle, ciblant particulièrement les jeunes et les femmes. Le cadre de cette évaluation poursuit une finalité d'apprentissage et d'orientation stratégique, visant à guider la conception du futur cycle de coopération. Portant sur une période d'analyse s'étendant de 2022 à décembre 2025, la méthodologie s'appuie sur l'ensemble des critères du CAD pour structurer sa démarche. En complément de ce standard, l'examen explore plusieurs axes analytiques spécifiques, incluant les dynamiques de partenariat entre les parties prenantes, les synergies mobilisées avec les autres bailleurs, et le positionnement adopté lors du maintien de l'engagement ("stay engaged"). L'évaluation intègre également des problématiques inhérentes à l'environnement du projet. comme la place de la digitalisation, les enjeux d'inclusion et de genre, ainsi que la préservation des ressources naturelles face au changement climatique.
Le projet de Recherche et Innovation pour des Systèmes agro-pastoraux productifs, résilients et sains en Afrique de l'Ouest (PRISMA) s'inscrit dans le contexte sahélien (Burkina Faso, Mali, Niger) où les systèmes d'élevage agropastoraux sont confrontés à des défis climatiques et environnementaux croissants. Financé par l'Union Européenne et l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) pour un budget total de 6,495 millions d'euros, le projet est mis en œuvre par Enabel, LuxDev et l'AECID. L'objectif spécifique global est de contribuer à une transformation agroécologique des systèmes agropastoraux. Cet objectif se décline en quatre axes : l'amélioration de la gestion des ressources pastorales, la sécurisation de l'accès à un aliment bétail de qualité, la réduction des risques sanitaires liés aux zoonoses et la contribution aux politiques sectorielles. Les résultats attendus incluent l'identification de bonnes pratiques, l'élaboration d'outils d'aide à la décision et le renforcement des acteurs.L'évaluation finale du projet a été conduite pour répondre à une double finalité de redevabilité, à travers l'analyse de la performance, et d'apprentissage, en examinant notamment le potentiel d'innovation et la collaboration inter-agences. La période couverte par l'analyse s'étend du 1er janvier 2022 au deuxième trimestre 2025. L'évaluation s'est appuyée sur l'ensemble des critères du CAD. En complément, l'analyse s'est également concentrée sur l'efficacité de l'approche partenariale multi-niveaux, la mise en œuvre des synergies et complémentarités entre les différents acteurs, ainsi que sur la manière dont le projet a concrètement intégré les thèmes transversaux du genre et de l'environnement dans sa stratégie et ses activités.
L'évaluation porte sur le projet d'Appui au Système de Santé (PASS Sutura). Il constitue le premier pilier du Programme bilatéral Niger-Belgique pour la période 2022-2026. Financé par une contribution de la Belgique s'élevant à 14,5 millions d'euros, complétée par un cofinancement des Pays-Bas à hauteur de 3,2 millions d'euros, portant le budget total à 17,7 millions d'euros, le projet a pour contexte d'intervention un environnement complexe au Niger, marqué par des défis sécuritaires, migratoires et un sous-financement chronique du secteur de la santé. Son objectif spécifique est de faire des districts sanitaires ciblés (Gaya, Dioundiou et Gothèye) des pôles de formation pour améliorer l'offre de soins au niveau national. Les principaux résultats attendus s'articulent autour du renforcement de l'accessibilité et de la qualité des soins, du développement d'un modèle assurantiel adapté au monde rural (Assurance Maladie Départementale - AMD) et de l'amélioration de la gouvernance du système de santé par le Ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales (MSP/P/AS).L'évaluation a été menée dans le but d'analyser la performance de la mise en œuvre du projet et d'étudier les synergies et la pertinence de l'approche dans le contexte d'insécurité. Elle couvre la période allant de mars 2022 jusqu'au quatrième trimestre 2024. Le cadre d'analyse s'est appuyé sur les critères du CAD de l'OCDE, avec une attention particulière portée à la pertinence, la cohérence, l'efficacité, l'efficience et la durabilité. L'évaluation a été complétée par l'analyse de l'intégration de l'enjeu du genre (en particulier la Santé et les Droits Sexuels et Reproductifs - SDSR) et l'analyse de la digitalisation dans l'offre de soins et la gestion de l'assurance maladie. L'évaluation a également exploré les complémentarités avec les autres composantes de la coopération bilatérale, comme le volet éducation, et les effets non intentionnels observés sur le terrain.