Les résultats préliminaires du suivi post-récolte (Post-Harvest Monitoring, PHM), réalisé par l'équipe du projet MIRECAM avec l'appui des techniciens prestataires chargés de l'encadrement de proximité des Champs Écoles Paysans Intégrés (CEPI), confirment les premières retombées positives de cette approche sur les 20 sites d'intervention du projet.
Des rendements encourageants sur 38 hectares
À partir de mesures réalisées à l'aide de carrés de rendement, les équipes ont estimé la production sur une superficie totale de 38 hectares cultivés dans le cadre des CEPI. Les résultats font état de 95 tonnes de gombo, 237,5 tonnes de pastèque, 190 tonnes de melon et 1 425 tonnes de fourrage vert (Maralfalfa), soit une production globale estimée à 1 947,5 tonnes.
Le fourrage vert représente à lui seul plus de 73 % de cette production. Une proportion qui illustre le double objectif de l'approche CEPI : renforcer la sécurité alimentaire des ménages tout en soutenant l'alimentation du cheptel, un enjeu central pour les communautés pastorales et agropastorales de la zone d'intervention.
Un impact qui dépasse les chiffres de production
Au-delà des volumes récoltés, les CEPI démontrent leur efficacité comme outil de transfert de connaissances. Après avoir suivi des sessions de renforcement de leurs capacités techniques, les facilitateurs ont chacun déjà partagé les compétences acquises avec au moins dix personnes, issues à la fois des populations déplacées et des communautés hôtes.
Une approche qui renforce la résilience rurale
Ces premiers résultats confirment que l'approche des Champs Écoles Paysans Intégrés ne se limite pas à l'amélioration des rendements agricoles. En favorisant l'apprentissage collectif et la diffusion des bonnes pratiques entre populations déplacées et communautés hôtes, les CEPI contribuent également au renforcement de la cohésion sociale et de la résilience des communautés rurales face aux crises.
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